Jour : 19 mars 2025

Marine Rivière – La pionnière du poivre normand

Dans sa boutique à la ferme, Marine Rivière propose aussi des créations salées et sucrées telles que le café au poivre, les sels arrangés au poivres et aromates, les sucres arrangés. (© Plantation Petite Rivière).


Jean-Luc Péchinot

Extrait Patrimoine Normand n°133
Par Jean-Luc Péchinot.

 

Un poivre made in Normandie ? Si si ! Pionnière française de la « poivriculture », Marine Rivière a su acclimater ses poivriers à la terre et à l’air de la Manche. Une audace qui ne manque pas de sel.

Marine Rivière. Pas Indiana Jones, certes, mais quand même ! Il y a dans ce nom-là comme un parfum d’aventurière à la française. De l’influence de son patronyme sur son vécu : on en a tous connu, de ces gens qui ont pris leur nom au pied de la lettre. Cap dès lors sur la plantation poivrière de Marine Rivière, ancrée non à l’Amazonie, mais à la Manche, dans le Cotentin profond, à 5 minutes de Barneville-Carteret. Parcours atypique pour cette baroudeuse qui, diplômée en électrotechnique, commerce et management opérationnel, a d’abord servi au 68e régiment d’infanterie d’Afrique avant d’embrasser une carrière en technico-commerce en Haute-Savoie, sa soif de connaissance l’ayant reconduite sur les bancs de l’université de Caen pour étu…

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La ferme du Chastel – Des paysans fromagers en Cotentin

Départ pour la traite pour les chèvres poitevines de Margaux et Logan Duchâtel. (© Océane Pasturel).


Damien Bouet

Extrait Patrimoine Normand n°133
Par Damien Bouet.

 

Depuis 2022, la ferme du Chastel, située à Saint-Georges-de-Bohon, non loin de Carentan, produit du fromage de chèvre certifié biologique. Margaux et Logan Duchâtel ont réussi à se faire une place dans un terroir traditionnellement associé à l’élevage bovin et à l’industrie beurrière.

Un projet de longue haleine

Après des études en psychologie, Logan Duchâtel aspire davantage à une vie rurale qu’à une vie en cabinet. En 2014, sur les conseils d’un ami, il se rend sur l’exploitation de Franck Petit à la Ferme du bout du monde dans le Velay. Le jeune homme, havrais de naissance, y apprend le travail à la ferme et développe son intérêt pour l’élevage caprin. Le stage, qui devait initialement durer une semaine, se prolonge pendant près de trois mois et se transforme en projet de vie.

Le couple Petit lui fait également découvrir le WWOOFing, mouvement mondial créé pour mettre en lien les paysans avec les personnes désireuses de se former à l’agriculture. Toujours dans le Velay, il rencontre Simon-Pierre Giraud, éleveur de vaches laitières, qui transforme le lait en yaourts et faisselles. Logan songe alors à créer son exploitation en Normandie, non pas dans l’éle…

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Les méandres de l’Orne – En Suisse normande « ornaise »

Perché à près de 50 mètres au-dessus de l’Orne, sur un éperon barré, le site du « Haut du Château » domine un méandre resserré. (Photo Rodolphe Corbin © Patrimoine Normand)


Mireille Thiesse

Extrait Patrimoine Normand n°133
Par Mireille Thiesse.

 

L’Orne, qui serpente entre monts boisés et vallons, d’Écouché à Putanges, offre en spectacle, des rares ponts qui la traversent ou des chemins de randonnée, le dédale de ses premiers méandres. Leurs divagations entre Ménil-Glaise et Ménil-Jean annoncent son entrée en Suisse normande ornaise.

La plaine calcaire d’Écouché

L’Orne, qui prend sa source à Aunou au nord d’Alençon, serpente dans la plaine calcaire du pays d’Argentan ; elle reçoit les affluents de la Cance et de l’Udon pour offrir à Écouché les défenses naturelles qui enserrent son bourg sur trois côtés, entre Sérans et Méheudin. Retranché derrière ses fossés et ses cours d’eau, le bourg d’Écouché veille sur ses habitants en leur procurant de riches viviers en subsistance et le grain à moudre de la plaine. Outre le grand moulin à blé visible le long de l’Udon, les moulins à tan et à foulon sont liés à une intense activité artisanale. La réputation des cuirs ou du drap d’Écouché au sein de ses halles s’étendait jadis aux foires de Guibray ou d’Argentan. Insolite, l’ancien sanctuaire gothique oppose à l’église rivale, édifiée à la Renaissance, le charme de ses ruines à ciel ouvert. À proximité, l’ancienne motte castrale et les venelles médiévales ont vu constr…

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Château de Canteloup – Petit « bureau des champs » du XVIIe siècle

La visite du château de Canteloup est l’occasion d’une nouvelle étape à Amfreville-sous-les-Monts. (© Chantal et Jean-Noël de Combrugghe).


Virginie Michelland

Extrait Patrimoine Normand n°133
Par Virginie Michelland.

 

Blotti à Amfreville-sous-les-Monts, sur la rive droite de la Seine, le château de Canteloup se dévoile comme un précieux témoin de l’histoire normande. derrière ses façades élégantes et son architecture sobre, il raconte l’évolution d’une seigneurie du XVIIe siècle à nos jours.

Un site stratégiqUe depUis l’antiqUité

Dominant le château, la côte des Deux-Amants façonne un site de caractère, adouci par le parcours paisible de la Seine, dont le chemin de halage se dessine au fond du parc. Le site et ses abords possèdent un intérêt stratégique incontestable. Un ouvrage fortifié a dû défendre contre les incursions barbares, puis vikings, la puissante cité gallo-romaine et médiévale de Pîtres, au confluent de la Seine et de l’Andelle.

À l’époque féodale, Canteloup, plein-fief de haubert, appartient à la famille du même nom, puis aux Mansigny. En pleine guerre de Cent Ans, les Anglais en prennent possession en la personne de Sir Richard Nynne. L’épisode chaotique est suivi par l’installation de la famille d’Assy, représentée par Baudoin, qui fait construire la chapelle Sainte-Marguerite, inscrite au titre des monuments historiques. Le mariage de Jeanne d’Assy avec Antoine de Chaumont-Quitry, le confère ensuite à cette famille. Le château actuel sort qua…

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Le jardin botanique de Vauville

Chacune des allées permet de découvrir un savant assemblage de différentes plantes de l’hémisphère sud. (© Franck Boucourt).


Damien Bouet

Extrait Patrimoine Normand n°133
Par Damien Bouet.

 

Perdu au bout de la Hague, entre mer et bocage, le jardin botanique de Vauville surprend par son étonnante collection de plantes australes, faisant voyager le visiteur au-delà du tropique du Capricorne.

Une longue histoire

Le jardin botanique de Vauville s’est développé sur les parcelles avoisinant le château. Ce dernier a été construit à partir de 1163 par Richard de Vauville, seigneur de haubert de la baronnie de Bricquebec. Il est communément admis que le donjon et une partie du mur d’enceinte soient issus de cette première phase de construction. Au XIVe siècle, la seigneurie de Vauville devient une possession de la famille de La Haye, puis passe au XVIIe siècle aux Le Sauvage. Au fil du temps et des propriétaires, l’édifice est profondément remanié, en particulier entre les XVIe et XVIIe siècles. Le château que nous pouvons admirer aujourd’hui est composé de deux imposants corps de logis qui s’articulent à angle droit autour d’une grosse tour, intégrant un escalier à vis desservant les différents niveaux.
Au début du XVIIe siècle, le château entre dans les possessions du marquis de Tourville. L’imposant pigeonnier adossé au mur d’enceinte est éd…

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Histoire du textile à Bernay

L’exposition du musée de Bernay s’intéresse à l’activité textile, dont témoignent les cartes postales anciennes. Ici, un grand magasin de confection de la rue Thiers, au centre-ville. (© Coll. Gilles Marié).


Virginie Michelland

Extrait Patrimoine Normand n°133
Par Virginie Michelland.

 

Des frocs (draps de laine) aux toiles et aux rubans, la ville de Bernay a toujours cultivé un savoir-faire textile, partie prenante du développement d’une économie locale prospère. À l’occasion du millénaire de son marché, le musée des Beaux-Arts réalise, en partenariat avec le service du patrimoine, une exposition « Sapés comme Bernay ! Une histoire du vêtement », qui éclaire un pan méconnu de la vie quotidienne et économique.

Les hauts et les bas d’une activité textile

Le chartrier de l’abbaye de Fécamp, étudié par Mickaël Bloche, ancien directeur des Archives de Seine-Maritime, comporte la copie d’une charte de Richard II, duc de Normandie, autorisant en 1025 la tenue de marchés hebdomadaires et de foires annuelles à Bernay, au bénéfice des moines de l’abbaye bénédictine. Mille ans plus tard, le marché du samedi reste un rendez-vous incontournable. La foire fleurie, aux Rameaux, de retour au centre-ville depuis le printemps 2023, perpétue, elle aussi, cette tradition d’échanges et de rencontres.
Dès l’époque médiévale, Bernay se spécialise dans la fabrication de draps de laine de grande qualité, les frocs, étendus notamment contre les façades des maisons. La production décl…

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La collégiale Notre-Dame d’Auffay

Pendant les restaurations, le clocher sous échafaudages. L’entretien de notre patrimoine est essentiel pour le transmettre aux générations futures. (© Auffay « Art et Culture »)


Stéphane William Gondoin

Extrait Patrimoine Normand n°133
Par Stéphane William Gondoin.

 

Nichée aux cœur de la vallée de la Scie, aux confins du pays de Caux et du Talou, l’ancienne commune d’Auffay possède en son centre un joyau architectural, son église Notre-Dame, à dominante gothique. Son histoire remonte au XIe siècle, au temps où un certain Guillaume le Conquérant étendait sa domination de part et d’autre de la Manche.

Si l’on en croit le linguiste René Lepelley (Dictionnaire étymologique des noms de communes de Normandie), le nom « Auffay » provient du latin fagus, signifiant « hêtre », suivi du suffixe également latin -etus, indiquant la présence ; il est en outre précédé de l’adjectif latin altus, « haut ». Auffay serait donc littéralement « le haut endroit où il pousse des hêtres ». Orderic Vital, moine en l’abbaye Notre-Dame de Saint-Évroult (Orne), confirme cette explication toponymique dès le XIIe siècle, lorsqu’il écrit dans son Historia ecclesiastica qu’un certain Richard de Heugleville « bâtit sur la Scie un bourg dans le lieu que l’on appelait auparavant Isneauville, qu’il nomma Auffay en raison d’une montagne voisine couverte de hêtres très élevés ».

Dans l’entourage des ducs de Normandie

Richard de Heugleville descend de la puissante famille des avoués de Saint-Valery (-sur-Somme). Il a dans les veines du sang des ducs de Normandie et montre une fi…

 

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Marielle Olivier, dentellière en guipure d’Irlande

Marielle Olivier a obtenu le titre de Meilleure ouvrière de France en 2011. (© Marielle Olivier).


Virginie Michelland

Extrait Patrimoine Normand n°133
Par Virginie Michelland.

 

Quel plus bel hommage aux artisans d’art d’hier que la transmission et la diffusion de leur savoir-faire ? Dans son atelier rouennais, Marielle Olivier, Meilleure ouvrière de France 2011, se consacre, à travers son activité de dentellière, à la sauvegarde de l’artisanat d’excellence français.

Présidente depuis sept ans de la délégation de Seine-Maritime de la Société nationale des Meilleurs ouvriers de France et, depuis trois ans, présidente déléguée de Normandie, elle participe à l’exposition temporaire Le beau geste. Les artisans d’art s’invitent au musée, présentée du 26 avril au 28 septembre au Musée des traditions et arts normands – château de Martainville.

Les secrets de la guipure d’Irlande

Après une carrière dans le génie civil, Marielle choisit la dentelle au crochet pour mener à bien la reconversion professionnelle qu’elle appelle de ses vœux. Née dans le Loir-et-Cher, au mi…

 

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Intervention en séance dans le cadre du débat préalable au Conseil européen

Dans le cadre du débat préalable au prochain Conseil européen, qui s’est tenu le 17 mars 2025 en séance au Sénat, Catherine MORIN-DESAILLY est intervenue pour le groupe Union Centriste. Elle y a défendu la politique de réarmement de la France et de l’Europe au regard des circonstances géopolitiques actuelles et a insisté pour que …

Intervention en séance dans le cadre du débat préalable au Conseil européen Lire la suite »

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