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Kaze & Ikue Mori – Sand Storm

Ajouter de la matière au vent, et il va vous giffler le visage. Ajoutez de la matière au vent, et il va assécher votre voix. Ajoutez de la matière au vent, et il va se densifier.Le vent, ici, on le connaît : c'est Kaze, le vent en japonais, qui a [...]

Réflexion Post Sentencielle…..

 



Samedi 21 novembre 2020, Monsieur Jonathan D À été condamné à une peine de 25 ans de réclusion criminelle pour le meurtre de son épouse.

Ce procès aura été l’objet d’une médiatisation aussi outrancière que tapageuse...

Dès aujourd’hui, lundi 23 novembre 2020, à partir du moment où Monsieur D. a annoncé qu’il ne ferait pas appel de cette décision, un silence de tombe va retomber sur lui, seulement brisé, à intervalles réguliers, par la reviviscence de son affaire au travers d’émissions racoleuses qui entretiendront soigneusement dans l’esprit du public le souvenir des faits, tout à fait atroces par ailleurs.... compromettant ainsi ses chances de réinsertion....

Que va devenir Monsieur D ?

Quel va être son parcours pénal, à partir du moment où sa condamnation va devenir définitive ?
Qui s’en soucie, d’ailleurs ?

D’aucuns pourront dire que la justice est passée (certes), que le châtiment va s’accomplir et qu’il n’a eu que ce qu’il mérite...

Mais, au-delà de ça, au-delà de la notion de châtiment, une des composantes de la peine, concomitamment avec la réinsertion, il est fondamental de préciser quel va être le parcours de Monsieur D, ne serait-ce que pour souligner que la « chaîne pénale » ne s’arrête pas au seul procès mais se poursuit, bien au-delà, jusqu’à sa libération effective, en fin de peine ou dans le cadre d’un aménagement de peine, qui est le lot de tout condamné, quelque soit la gravité des faits pour lesquels il a été condamné.

Pour commencer, si l’on considère que celui-ci est détenu depuis trois ans, soit depuis l’année 2017, sa fin de peine, avant toute remise de peine, interviendra durant l’année 2042. (Le rédacteur de ces lignes, n’ayant bien évidemment pas eu accès au dossier, ne connaît pas sa date d’incarcération exacte)

Toutefois, comme cela est le cas pour tous les condamnés à temps (exception faite des condamnés à la réclusion criminelle à perpétuité donc), un crédit de remise de peine s’imputera sur sa fin de peine, équivalent à 51 mois, (trois mois pour la première année, deux mois pour les années suivantes), ramenant ainsi sa fin de peine à l’année 2038.

Il est important de préciser que ce crédit de remise de peine est conditionné par une conduite exemplaire en détention sur le plan disciplinaire c’est-à-dire, qu’au moindre incident disciplinaire, sanctionné par une sanction disciplinaire, le juge de l’application des peines peut retirer une partie du crédit de remise de peine ce qui a pour effet de reculer la date de fin de peine.
Il ne s’agit donc pas d’un cadeau fait aux condamnés, sans aucune contrepartie.

Enfin, au crédit de remises de peine, s'ajoutent des remises de peine supplémentaire, qui peuvent s'élever jusqu'à trois mois par an mais sont fonction des efforts de réadaptation sociale qui sont examinés annuellement par le juge de l'application des peines qui vérifie, d'une part, si le condamné indemnise ses parties civiles, a mis en place des soins sur le plan psychologique et/ou psychiatrique, travaille en détention etc. etc...

Là encore, l'absence d'effort de réinsertion est sanctionnée par le juge de l'application des peines qui peut aller jusqu'à refuser les remises de peine supplémentaire ou les réduire drastiquement.

Enfin, il est important de préciser que, compte tenu de l’infraction pour laquelle il a été condamné, Monsieur D Devra purger une période de sûreté, équivalent à la moitié de sa peine, soit 12 ans et 6 mois, avant de prétendre à quelque aménagement de peine que ce soit, ne serait-ce qu’une simple permission de sortir, sachant que le relèvement de la période de sûreté, que tout condamné peut bien évidemment demander, n’est accordé qu’à titre tout à fait exceptionnel.

Monsieur D va attendre, en maison d’arrêt, durant de nombreux mois, voire, plus d’une année, son affectation dans un établissement pour peine, qui passera, très certainement, compte tenu du quantum de la peine, par une admission au centre national d’évaluation afin de déterminer, selon les critères de l’administration pénitentiaire (bien obscurs, au demeurant), l’établissement pénitentiaire le plus adapté à sa personnalité, sachant, qu’il lui sera demandé d’émettre des vœux quant à l’établissement dans lequel il souhaite être affecté.... l’administration pénitentiaire, le plus souvent, se dépêchant de l’affecter dans un autre établissement, en application d’une politique relevant plus de la gestion des flux que d’une véritable personnalisation de la peine.

Une fois affecté en établissement pour peine, commencera pour le condamné un parcours carcéral particulièrement long jusqu’à l’expiration de la période de sûreté postérieurement à laquelle il sera effectivement en mesure de solliciter un aménagement de peine.

Toutefois, celui-ci ne coule pas de source et ne tombe pas du ciel comme par magie.

En effet, une fois encore, compte tenu, à la fois du quantum de la peine et de l’infraction pour laquelle il a été condamné, Monsieur D. devra subir, une fois encore, au sein d’un centre national d’évaluation, une procédure dite « d’examen du dangerosité », durant laquelle il sera examiné sous tous les angles : psychologique, psychiatrique, qualité du projet de réinsertion, évaluation du sentiment de culpabilité et d’empathie vis-à-vis de sa victime etc. etc...

Le but de toute aménagement de peine, et de permettre à tout condamné, fut-il condamné à la réclusion criminelle à perpétuité, de réintégrer la société ; toutefois, cette réintégration ne s’opère qu’après que les juridictions de l’application des peines aient obtenu la certitude ou la quasi certitude de l’absence de risque de récidive.

Tel est le but de cette procédure d’examen de dangerosité qui constitue, en réalité, un véritable parcours du combattant pour le condamné....

Autant dire que Monsieur D, lorsque la période de sûreté assortissant sa peine sera achevée, n’est pas sorti de détention pour autant.....











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Le couvent des pénitents de Saint Valery en Caux

Que savez vous concernant ce lieu rempli d'histoire ? Histoire du lieu, mais aussi histoire des hommes et des bienfaiteurs qui ont œuvré depuis sa construction jusqu'au XXème siècle.

Derrière la maison Henri-IV, une ruelle pavée nous emmène sur une colline pour une promenade dans les quartiers anciens et tranquilles de Saint Léger à l'écart du port, vers le couvent des Pénitents. Fondé en 1623, situé dans le centre historique de la ville, ce couvent franciscain était appelé à l'origine Couvent de Notre-Dame-de-Bon-Secours.

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Les moines avaient pour mission essentielle de mettre dans le droit chemin les marins turbulents de St Valéry-en-Caux. Depuis sa fondation au XVIIème siècle, le couvent des Pénitents fut successivement cloître, prison, hôpital, évoluant avec l'histoire de la commune. Une première période religieuse qui dura plus d'un siècle et demi, de 1623 à 1790, où le couvent fut habité par les moines franciscains. En 1790, la Révolution ferma le couvent qui devint une caserne et un arsenal militaire jusqu'en 1866. L'ensemble fut racheté par la commune en 1870 qui en fit un hôpital puis un hospice jusqu'à la fin du XXème siècle. Les bâtiments furent, pendant un temps, inoccupés.

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L'origine du couvent :

Une pieuse légende entoure l'origine de ce couvent. Un vieux prêtre anglais nommé Guillaume Languedon, avait prédit depuis fort longtemps l'installation de moines dans le bourg. L'historien de l'ordre Saint François, Marie De Vernon, cite une attestation datant de 1660, par laquelle les habitants de cette petite ville, certifient avoir entendu la prédiction du prêtre. Celle-ci fut signée par d'anciens bourgeois nommés : Mathieu Bertrand, Jean Pelé, Jean Raud et Jacques Cavelier.

Depuis de longues années, dès 1558, les franciscains venaient avec la permission de l'abbé de Fécamp, prêcher à Saint Valery en Caux. A l'époque de la pêche aux harengs, faisant la quête du poisson dans ce bourg et à Veules les Roses, ces moines s'étaient attirés le respect des populations maritimes.

En 1617, suivant la volonté des habitants de Veules les Roses et d'Adrien Lepicard, lieutenant en l'amirauté de Saint Valery et Veules, ils s'étaient établis dans le modeste asile de la chapelle Saint Vandrille. Ce lieu fut converti en hospice pour les personnes malades. Par la suite, grâce à de nombreuses donations, ils purent fonder un véritable couvent.

Une jalousie s'empara des habitants de Saint Valery en Caux, qui réclamèrent l'introduction des pénitents franciscains dans leur bourg. Le premier intéressé par leurs vœux fut le capitaine et gouverneur du lieu, Adrien De Bréauté. Celui-ci était entre-autre, seigneur de Néville et de Cailleville. Un document fut établi pour l'installation des moines, le 10 novembre 1620, par Adrien, Son épouse Françoise De Roncherolles et noble homme Jean Baptiste De Joves, lieutenant. Par ailleurs, Françoise a fait sa profession de foi dans le couvent de Veules entre les mains de P.Oronce, provincial de l'ordre.

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Quelques jours après le 19 novembre 1620, suite à l'accord passé entre le clergé, la noblesse et la bourgeoisie, les cinq premiers moines s'installèrent à Saint Valery en Caux, à la chapelle Notre Dame du bon port. Ils logèrent dans l'habitation d'une dame Du Pré, qui malgré la modicité de ses ressources, pourvut à leur nourriture et à leur entretien pendant deux ans. Par contre, il leur fallut l'autorisation de l'archevêque de Rouen et des abbés de Fécamp, qui possédaient tous les ports et hâvres de la côte depuis Veules les Roses et Etretat, pour leurs permettre de pouvoir administrer les sacrements.

Les frères Bénédictins exigèrent de la noblesse locale de les doter suffisamment, afin de ne pas être exposés un jour, de les voir à leur charge. Le 28 août 1621, les sires de Néville et Cailleville, firent donation de terres et de la chapelle Saint Georges de Clémencé et ses dépendances. Le 14 juillet 1623, Adrien Pierre De Bréauté et son épouse, Suzanne De Monceaux, firent don aux religieux, d'une pièce de terre et masure située au bourg de Saint Valery. Il faut noter au passage, l'importance de ses fondateurs et protecteurs des religieux, que sont les sires De Bréauté. Les ruines de la chapelle de Clémencé, restes d'une célèbre maladrerie du moyen âge, subsistaient encore il y a quelques années dans le vallon de Manneville ès Plains, au milieu d'un superbe bouquet d'arbres. Une demoiselle De Bréauté y était inhumée (voir histoire du miracle des roses).

C'est donc le 1 mai 1623, que l'abbé de Fécamp, permit l'établissement des religieux pénitents, dans le faubourg de Saint Valery en Caux. Ceux-ci choisirent pour y bâtir leur couvent, une colline qui domine la ville, appartenant à l'abbaye de Fécamp. Cette colline se situe pas très loin des hautes falaises de craie bordant le Pays de Caux. Ses falaises vertigineuses peuvent atteindre 120 mètres par endroit. Les moines avaient une vue magnifique sur la mer et la campagne environnante.

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Le couvent :

L'ensemble de l'édifice, lors de la construction au début du XVII ème siècle, formait un carré parfait. Les murs sont construits avec des pierres en grès. La toiture est faite en ardoise. L'église en occupe le côté nord sous le nom de Notre Dame du bon port. A l'intérieur de la cour se trouvait un puits. Les extérieurs du couvent, au nord et au sud, étaient bordés de jardins dont un potager qui procurait de la nourriture aux moines. Une cloche sonnait les heures et rythmait le travail et la vie quotidienne des habitants du lieu.

L'autel était dédié à la très Sainte Trinité. Le chœur était formé par d'élégantes boiseries à colonnes torses, de style Louis XIII. Cette église n'avait qu'une nef septentrionale. La voûte était entièrement revêtue de lambris de bois qui subsiste en partie. Les ornements et objets de culte PNG - 271 kodevaient être fort riches. On notait la présence d'un remarquable encensoir en or et d'une croix argentée très travaillée. Marie De Fiesque, épouse de Pierre II De Bréauté en l'an 1633, Dame d'honneur de la Reine Anne d'Autriche, fit présent d'une magnifique garniture d'autel et d'une belle chasuble. Pierre II De Bréauté était Maître de camp depuis 1638 au régiment de Picardie. Il fut sergent de bataille en 1640 lorsqu'il fut tué au siège d'Arras, à l'âge de 28 ans.

Quelques années plus tard furent accolées trois autres chapelles qui dépendaient de l'église. Trois belles portes en permettaient l'accès entre-elles. Au dessus de l'une d'elle était inscrit la date de 1639 (chapelle Saint Nicolas). A une certaine époque, un chiffre ayant disparu, PNG - 257.8 koon a remplacé le 6 par un 7 , de sorte qu'on peut lire 1739 au lieu de 1639. (celles-ci ne sont plus visibles à cause de changements successifs dans la construction, sauf une , celle de la chapelle de la vierge)

En 1766, l'archevêque de Rouen, Monseigneur de la Rochefoucaud, note la présence de six religieux et deux frères lais dans ce couvent. Un des derniers prieurs, d'après une dame Canu, était le frère de messire Vulfran Jean François Rigoult de Fennemare, conseiller du Roi maître de sa cour des comptes aides et finances de Normandie, qui fit construire le château de Bertheauville. Concernant le titre de Fennemare, celui-ci provenait de ce petit fief qu'avait acquis son père, le 19 avril 1752. Une partie de la plaine de Bertheauville, sur le plan cadastral comme sur la matrice, porte le nom de plaine de Fennemare. C'est la partie importante du domaine située entre le château de Bertheauville et celui de Conteville.

Enfin, le dernier moine ou frère-lai du tiers ordre de ce couvent fut Antoine Dubourg, Antoine est né le 11 février 1747 à Incarville dans l'Eure. Il était le fils de Cyprien et de Marie Grandhomme mariés à Incarville le 27 novembre 1731. Il était l'avant dernier fils du couple qui comptait 7 enfants (5 frères et une sœur). Son père, laboureur, est décédé le 10 janvier 1760 à Incarville laissant 5 enfants (deux étant décédés) . Quand arriva t-il à Saint Valéry en Caux et pourquoi ?

Pendant la révolution, les chapelles furent dépouillées de leurs richesses artistiques comme tous les édifices religieux.

Après la révolution, Antoine resta dans ce lieu comme gardien. Il passa un bail le 30 octobre 1792 devant le directoire de Cany pour avoir le droit de vivre et mourir en ce couvent et de prier sur les tombes de ses frères pour la somme de 160 livres. Un procès verbal du conseil général de Saint Valéry du mois d'avril 1793, nous le dépeint de haute stature, le front large, les yeux bleus et les cheveux blonds.

Il eut une vie bien agitée suite à l'installation des jacobins à la chapelle du couvent. L'hymne de la marseillaise succéda au chant des psaumes. Il fut obligé de prêter le serment civique et promit d'être fidèle à la Nation. Il fut par la suite nommé concierge de la prison militaire établie en ses lieux et finit sa vie comme jardinier.

Antoine, le bon moine qui passait pour prophète, est décédé le 15 avril 1816 dans son domicile au N°9 de la rue Houllegatte à Saint Valéry en Caux. Un portrait d'Antoine se trouvait chez Mr Dupéroux, marchand de meubles et parent de ce dernier.

Les chapelles :

Je pense que beaucoup de personnes, dont les Valériquais, connaissent la chapelle Notre Dame du Bonsecours où il y avait des expositions l'été. Celle-ci se trouve du côté du cloître et des jardins. Par contre, je suis moins sûr que vous connaissiez les trois autres chapelles qui bordent la chapelle Notre Dame du Bon Secours. Il s'agit des chapelles de la vierge, de Saint Adrien et Saint Nicolas qui sont elles aussi, riches en histoire pour qui veut prendre la peine de chercher.

Dans trois de ces chapelles furent inhumées cinq personnes honorables dont l'histoire est aujourd'hui oubliée des Valériquais ; enfin pas de tous.

La chapelle de la vierge était placé à droite de l'autel de la Sainte Trinité et renfermait une statue de Notre Dame faite avec du bois miraculeux de Notre Dame de Boulogne, trésor vénéré donné à l'ordre des Franciscains par la marquise d'Aumont, veuve du gouverneur de Boulogne et au couvent, par le père Oroncle de Honfleur, en 1639. Trois inhumations eurent lieu dans cette chapelle. Il s'agit de Dame Guéroult, son mari et son fils. Celle ci était professe du Tiers Ordre Séculier.

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On trouvait sculpté sur l'embase d'une colonne de la contre retable de cette chapelle, côté épitre, le blason de Jean Dyel, époux de Marguerite De Pardieu. Seigneur de Clermont et d'Enneval, il fut nommé par le Roi en 1662 gouverneur et lieutenant de la Martinique, après la mort de Adrien Dyel de Vaudrocques ,son cousin. Son père, Adrien Dyel, fut lieutenant du seigneur de Bréauté, au port de Saint Valéry et à la côte du Pays de Caux de 1636 à 1641.

Un autre blason inconnu était peint sur le tableau de l'autel de la chapelle de la vierge.

La chapelle du milieu était consacrée à Saint Adrien. Ce saint était le patron des sires de Bréauté, Chevalier des ordres du Roi Louis XIV, bienfaiteurs des religieux et fondateurs de ce couvent. Leur blason brillait autrefois sur les vitraux, sur le contre-retable et sur la grande porte grille de la chapelle.

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Dans ce lieu fut inhumé, François De Ricarville, Gentilhomme de Bois Robert, gendre d'Adrien De Bréauté. C'est Jean Marie de Vernon (de Cernot), historien et religieux pénitent du tiers ordre qui apporta cette précision lors de sa visite en 1667. D'après mes recherches, cette inhumation eut lieu fin décembre 1647. On trouve son acte d'inhumation sur la paroisse de Bois Robert. Le prêtre mentionne son décès à Beuzeville la Guérard, le 26 décembre et son inhumation au couvent des religieux pénitents. Son épouse, Catherine De Bréauté, sera inhumée dans le choeur de l'église de Bois Robert en début d'année 1654.

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Au XVII ème siècle, la chapelle Saint Nicolas se trouvait à droite de la porte principale dont l'accès se trouvait sur l'esplanade. De nos jours, cette porte est murée par des grès ; l'accès se trouvant dans la cour du cloître.

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Nicolas Vasse, conseiller du Roi Louis XIV, premier maire perpétuel de Saint Valéry en Caux, fondateur du premier hôpital et marchand bourgeois, y fut inhumé, suivant son désir, le 26 décembre 1698. Sur son testament, établi en octobre 1698, Nicolas Vasse légua une belle somme aux pénitents ainsi qu'aux pauvres et aux dames de la charité de la paroisse de Saint Valéry en Caux. C'est grâce à lui et à ses dons personnels que fut créé le premier hôpital en 1690. Celui-ci possédait six lits . Des messes y furent souvent dites suivant l'intention de ce dernier. Une somme de 300 livres fut donné aux moines à cet effet. Nicolas Vasse est né le 15 décembre 1627 à Saint Valéry et fut marié à Marguerite Fauconnet. Ses parents étaient Nicolas Vasse, receveur des tailles de Caudebec en Caux et Jeanne Lebreton. Ses ancêtres furent Lieutenant général de la vicomté de Tancarville, écuyer et seigneur du Val et de Pierremare. Nicolas et Marguerite Fauconnet n'eurent pas de descendance. Deux de ses frères étaient établis à Saint Valéry en Caux : Adrien était apothicaire et Jean capitaine de navire.

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Le cloître :

En face de la chapelle Notre Dame de Bonsecours, se trouve le cloître. Tous les moines, selon la coutume, y étaient ensevelis, sous les pieds de leurs frères. Quand on se promène sous les arceaux, on remarque sur le mur des têtes de mort indiquant la sépulture d'un pénitent. Parmi ces inscriptions, on peut encore lire deux noms : « V.P Candidus Nicole, obiit die 20 decembris 1667 » et « V.P Juvenalis, visitator ordinarius, obiit die martis 787 ». L'histoire n'a pas conservé les noms de ces moines. Il y eut un certain Calixte Bénuvent qui fit l'inhumation de Pierre Ridel, le 2 mai 1786, à Saint Valery en Caux, en remplacement du prêtre ordinaire.

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Le couvent après la révolution :

Après cette période où le couvent était géré par les moines, vint la révolution. En 1790, ce lieu devint une caserne composée d'une prison militaire et la chapelle un petit arsenal d'artillerie jusqu'en 1815. On y trouvait le siège du club des jacobins. Profané autrefois par les déclamations des jacobins et les chants des soldats, on prétendait que la chapelle était hantée par les âmes des pénitents, qui venaient visiter toutes les nuits ces lieux.

En 1866, le 3 décembre, l'ensemble fut racheté par la commune. En 1870, le lieu fut transformé en hôpital, puis en hospice, jusqu'à la fin du XX ème siècle.

Les chapelles sont laissées à l'abandon depuis quelques années. Les herbes folles s'en donnent à cœur joie dans le jardin du cloître. Enfin, abandonnées en partie, car quelques personnes veuillent encore sur ce lieu, témoin du passé de Saint Valery en Caux.

F.Renout
(Administrateur cgpcsm)
R

Sources :
Augustin Bernard (Fragments d'histoire locale-1884)
Philippe Leloutre
Jean Marie de Vernon, historien
Archives de Seine Maritime

Nos ancêtres et les loups

Aussi loin que l'on remonte dans le temps, le loup a toujours fasciné les hommes. C'est une longue histoire de passion et de peur.

https://www.ferus.fr/loup/le-loup-biologie-et-presence-en-france

Des bandes de loups ravageaient autrefois le pays de Caux. Notre région était couverte de bois et de forêts. Actuellement, on nous parle du retour d'un loup en Seine Maritime, qui aurait été observé près de Londinières, près de la forêt d'Eawy !

https://france3-regions.francetvinfo.fr/normandie/loups-normandie-histoire-ancienne-1818058.html

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Autrefois, jusqu'au XVIII ème siècle, loin d'être une légende destinée à effrayer les enfants, le loup fut une menace quotidienne pour les normands. C'était l'animal le plus répandu sur la planète. En témoignage, il nous reste les noms de villes, villages ou lieux dits comme Chanteloup ou Cantelou (Ecrainville), Louvetot, la mare aux loups (Croixdalle), Val aux loups (Criquetot le Mauconduit), la chambre aux loups (Nesle en Bray), « la fosse aux loups » ou « la cavée aux loups ».

https://www.ferus.fr/wp-content/uploads/2019/04/monographie-loup-roger-mathieu.pdf

« Or, vers le milieu de l'hiver de cette année 1764, les froids furent excessifs et les loups devinrent féroces. Ils attaquaient même les paysans attardés, rôdaient la nuit autour des maisons, hurlaient du coucher du soleil à son lever et dépeuplaient les étables. Et bientôt une rumeur circula. On parlait d'un loup colossal, au pelage gris, presque blanc, qui avait mangé deux enfants, dévoré le bras d'une femme, étranglé tous les chiens de garde du pays et qui pénétrait sans peur dans les enclos pour venir flairer sous les portes. »

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En 1882, Guy De Maupassant nous relate cette histoire familiale racontée par le marquis d'Arville lors d'un dîner.

http://maupassant.free.fr/textes/loup.html

Le loup à travers les époques :

Au moyen-âge, l'image du loup va se modifier. Les guerres, les famines, les épidémies vont se succéder durant ces siècles troublés. Les loups au même titre que les renards, vautours, aigles, chacals vont se nourrir des cadavres laissés sur les champs de bataille. Au cours des hivers très rigoureux, ceux-ci vont se rapprocher des villes et des villages, d'où les craintes des habitants. Certains, pendant la nuit, entendaient leur souffle derrière la porte. Il devient un animal terrifiant , dévoreurs d'êtres humains, que l'église s'empresse de dénoncer comme le symbole du péché. Il est associé au mal, à la sorcellerie et aux loups garous. Desservi par une si mauvaise réputation, le loup est traqué et chassé pendant des siècles. Chassant en meute, il est capable d'emmener un mouton.

Le 27 mai 1454, un laboureur de Quevillon, Jehan Vaquelin, demeurant en l'hôtel de la Rivière-Bourdet, reçut du vicomte de Rouen, Guillaume Gombault, 45 sols tournois dus en vertu d'une ordonnance royale. On le récompensait d'avoir "prins et desniché de dessoubz dune vielle souche dun gros arbre estant en une halte et espesse touffe de genetz, en la forest de Roumare, environ dessus Dieppe Dalle, en la garde Jehan Briffault, sergent de la dite forest de Roumare, cinq leups et deux leupves, petits, jeunes, de ceste anne présente. Lesquelz il a apportez a justice et exhibez ainsi quil appartient (...) Devant Guillaume Duval, clerc, tabellion a Rouen (...) present Pierre Vincent et Colin Le Conte. (Annale de Normandie)

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Avant la révolution, en dehors des animaux (chevreuils, cerfs, chamois, petits mammifères et moutons), les victimes étaient souvent des femmes et des enfants. Ceux-ci, très jeunes, devaient emmener et garder les troupeaux de moutons à l'orée des bois. Ils étaient des proies faciles, isolées et très exposées. A cette époque, il n'y avait que les nobles qui bénéficiaient de port d'armes et de meutes de chiens qui pouvaient donc tuer les loups. Entre 1684 et 1711, sous l'effet des grandes chasses royales, on assiste à une forte baisse.

Entre 1764 et 1767, dans l'actuelle Lozère, sévit un monstre velu et griffu qui se serait rendu coupable d'attaques répétées à l'encontre des troupeaux, des bergers, des femmes et des enfants. Nommé la bête du Gévaudan, ce loup féroce sema la terreur dans la région. Il y eut 119 morts et 52 blessés. Louis XV fit organiser des battues menées par ses meilleurs louvetiers. A l'issu de ses actions, plusieurs énormes loups furent tués. Cette étrange histoire, qui fit de nombreuses victimes en trois ans, ne fut jamais complétement élucidée.

On attribue généralement l'institution de la louveterie à Charlemagne, même si c'est François I qui établit le premier lieutenant de louveterie du royaume. Supprimée brièvement pendant la révolution, cette institution est rétablie sous l'empire.

Après la révolution, le loup eut plus de difficultés à lutter face à l'homme. Le port d'armes s'était démocratisé et les fusils, plus précis et plus rapides, firent mouche plus souvent.

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Une politique d'éradication des loups au XIX ème siècle :

Face aux multiples dangers que représente le loup, les élus de la IIIème République ou les préfets mettent en place une stratégie pour éradiquer le loup des territoires normands.

Des battues sont organisées, des primes aux loups sont versées à ceux qui tuent les bêtes responsables de la mort ou de la mutilation d'êtres humains et d'animaux. En Normandie, ces primes sont fortement augmentées pour inciter les habitants à partir à la chasse aux loups. A cela s'ajoute une nouvelle législation qui augmente le nombre de chasseurs et l'évolution technologique du fusil. Deux coups peuvent être désormais tirés. Ces facteurs réunis ont entrainé la disparition du loup en Normandie. La dernière prime aux loups dans la région a été octroyée en 1888. Pour toucher le pactole, le chasseur devait avoir coupé les deux oreilles de l'animal et les avoir ramenées aux autorités.

La nationalisation des primes pour éradiquer les loups (1789/1928) :

http://www.unicaen.fr/homme_et_loup/primeseradication.php

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Le loup dans notre région attesté par les registres paroissiaux :

Dans un temps où notre région était couverte de loups affamés, le vicaire de Vibeuf avait refusé de desservir les églises de la Fontenaye et de Thibermesnil. En 1684, année du grand hiver très froid, Raulin le Carpentier, curé de Néville, nous relate l'histoire de chasse aux renards et aux loups.

« A Saint Vaast Dieppedalle, le 17 juin 1700, a été inhumé dans le cimetière, le corps de Jacques le Carpentier, âgé de 3 ans et 3 mois, fils de Pierre Carpentier et de Jeanne Estienne, lequel a été estranglé par un loup, d'heure après midi.... »

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« A Oherville, le 23 ème jour d'août 1700, a été inhumé dans le cimetière, le corps de Claude Hamel, âgé de trois ans et quatre mois, dévoré par la bête puissante, mangé dans les bois..... »

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« A Tonneville, le 28 novembre 1707, a été trouvé le corps de Charles Depaul, mangé à moitié par des bestes dans le creux d'un focé après plusieurs jours de recherches, en son vivant bon catholique et inhumé le même jour dans le cimetière du lieu »

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« A Petit Couronne, le 10 août 1730, a été inhumée le corps d'une fille dénommée Marguerite, fille de …., originaire de la paroisse de Houlbec en Roumois, demeurante chez Nicolas Drouart depuis huit mois, morte de la morsure d'un loup dans la forêt selon le rapport de plusieurs habitants de la paroisse. Le corps rapporté chez Jean Drouart, beau-père du dit Drouart ; la dite Marguerite âgée d'environ douze ans. »

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Cet acte nous instruit sur les conditions de vie de nos ancêtres au XVIII ème siècle. Il atteste la présence des loups dans la forêt du Rouvray. L'identité de la victime, âgée d'environ douze ans, n'est pas mentionnée. Cela laisse supposer qu'elle n'était pas une parente de la famille Drouart mais une domestique. Sous l'ancien régime, le temps de l'enfance n'existait pas sauf dans les classes privilégiées. L'enfant était d'abord considéré comme une force de travail. Une lente évolution améliore sa condition avec notamment la création des premières lois sociales au XIX ème siècle.

« A Saint Denis le Thiboult, le 9 septembre 1770, inhumation dans le cimetière par nous prêtres curés de cette paroisse, du corps de Denys Damas Joseph Basseleu, fils de Denys Basseleu et de Françoise Dubosc, estranglé du jour précédent et mangé en partie par une bête féroce, âgé de cinq ans et neuf mois... »

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Un dépouillements d'archives paroissiaux par Jean Marc Moriceau parvient à retrouver à partir des débuts de l'ancien régime jusqu'en 1918, plus de 1100 cas de prédations de l'homme par le loup, qu'il distingue des décès à la suite des morsures de loups enragés (plus de 400).

Epilogue :

Le loup a laissé son empreinte dans la culture française au travers de l'histoire de la bête du Gévaudan et par le biais de contes et légendes comme « le petit chaperon rouge » ou « le loup vert de Jumièges » . Religieuse native du Pas-de-Calais, sainte Austreberthe dirigea un monastère pour femmes en Seine-Maritime. La légende raconte qu'un loup vert dévora l'âne chargé d'apporter le linge des moines de Jumièges aux nonnes de Pavilly.

http://jumieges.free.fr/loup_legende.htm

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Le status et l'image du loup sont encore bien fragiles dans les mentalités. La peur du loup est un héritage du passé. Il faudra du temps pour que ces prédateurs cessent d'être victimes de persécutions et soient acceptés par les hommes. Espérons qu'un jour, celui-ci pourra vivre en bonne entente avec les hommes.

Livre de J.M Moriceau « sur les pas du loup » :

https://france3-regions.francetvinfo.fr/normandie/loups-normandie-histoire-ancienne-1818058.html

F.Renout
(Administrateur cgpcsm)
R

Sources :
Histoire pour tous (le loup et les hommes)
Registres paroissiaux de Seine Maritime

Nathalie Darche – 15 Berceuses

On avait aimé Pétrole, disque fin et puissant, véritable pas de côté qui nous emmenait dans l’univers rêveur de Nathalie Darche. Dans Pétrole, Nathalie n’était pas seule, mais son piano, et surtout son toucher Debussyen se reconnaissait entre mille. La [...]

[Bla bla drama #68] Retour sur le calendrier de l’avent drama 2019

Avant de m’atteler très prochainement à l’édition 2020 et après avoir enfin publié le récapitulatif de l’édition 2018, voici enfin mon billet sur l’édition 2019 du calendrier de l’avent drama, qui est je le rappelle [...]

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Comment customiser sa voiture soi-même ?

Le saviez-vous ? Il est tout à fait possible de customiser sa voiture, que l’on soit un grand fan des courses automobiles ou un simple amateur de belles carrosseries. Contrairement à ce que pensent certaines personnes, les stickers ne sont pas les seuls outils permettant d’ajouter une touche unique à sa voiture. En fonction de vos goûts, vous trouverez plusieurs idées pour donner le style qui vous convient à votre automobile.

Modifiez l’aspect de la carrosserie

Pour impressionner avec votre véhicule, pensez à soigner son aspect extérieur. En effet, la carrosserie d’une automobile est généralement ce qui frappe à l’œil. Pour cette raison, il est conseillé de lui accorder une attention singulière. Si vous voulez, vous pouvez faire un tour sur https://www.bombe-peinture.fr/ pour choisir une bombe peinture carrosserie afin de valoriser les belles courbes de bolide. Peu importe vos envies, vous trouverez les coloris adaptés pour créer l’effet souhaité.

Envie de donner une allure sportive à votre voiture ? Relookez ses phares. N’oubliez pas cependant de vous conformer aux exigences de votre pays en ce qui concerne l’éclairage d’un véhicule. En France par exemple, le Code de la route exige d’avoir des feux émettant une lumière rouge vers l’arrière, et une lumière blanche ou jaune vers l’avant. Vous ne pouvez donc pas mettre des matières sombres sur vos feux de freinage. Néanmoins, vous pouvez ajouter des phares auxiliaires comme un side marker raffiné pour donner un style plus profilé à votre voiture.

En ce qui concerne les jantes, il est possible de les changer. Précisons toutefois qu’il faut faire très attention à leur taille. Elles doivent être parfaitement adaptées à votre véhicule pour limiter les risques d’accident.

Soignez l’intérieur de votre voiture

Une customisation est avant tout pour se faire plaisir. Pensez donc à soigner l’intérieur de votre voiture, sachant que vous y passerez souvent beaucoup de temps. N’oubliez pas cependant qu’il n’y a pas que l’allure de la voiture qui compte. Outre cet aspect, vos travaux de personnalisation doivent vous permettre de profiter d’un confort optimal lorsque vous roulez. Pour ce faire, vous devez apporter quelques modifications à l’intérieur de votre voiture.

Selon vos envies, vous pouvez installer des enceintes à bord de votre véhicule pour vous informer ou diffuser vos morceaux favoris lors de vos déplacements. Si vous voulez, vous pouvez également modifier votre système GPS ou intégrer des radars de reculs à l’intérieur de votre voiture. Si vous voulez, vous pouvez teinter les vitres arrière de votre véhicule pour un peu plus d’intimité lors de vos trajets.

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Ce qu’il fallait retenir ces derniers jours

Les infos importantes de ces derniers jours :

Grève des enseignants et de tout le personnel des établissements scolaires le 10 novembre

Le mouvement a été plutôt important notamment sur Rouen avec plus de  800 manifestants , mais également sur Le Havre et Dieppe. L'enjeu de cette journée de mobilisation était le protocole sanitaire dans les établissements, un point sur lequel en tant qu'agent périscolaire en primaire et parent élu au collège, je ne peux qu'être d'accord et soutenir le mouvement.

 

En effet, le protocole est à la fois insuffisant et inapplicable en l'état dans beaucoup d'établissements !

Insuffisant, car le fait de garder des classes entières en collège et primaire notamment empêche tout respect des distanciations, la ou il faudrait que les élèves viennent par demi-journée par exemple comme dans les lycées, insuffisant également car avec le manque de personnel, il est impossible de nettoyer plus d'une fois par jour le matériel (tables et chaises compris..).

Inapplicable, toujours par manque de personnel, mais également par la disposition même des lieux dans de nombreux cas, ou le brassage se fait obligatoirement aux changements de classe ou dans la cantine.

 

 

Propos des manifestants pour 76actu :

« Le Covid a révélé tous les problèmes de l’école, comme ce fut le cas aussi pour les hôpitaux. Ce n’est pas grâce au ministère [de l’Éducation, NDLR] que l’on a obtenu des dédoublements de classes, c’est grâce aux profs, qui se sont battus pour obtenir des choses en urgence ». Les grévistes souhaiteraient que l’on propose aux plus jeunes élèves de venir « soit le matin, soit l’après-midi », mais qu’ils continuent à fréquenter l’établissement quotidiennement, « afin de ne pas en perdre de vue ». « Pour l’heure, on bricole des choses, mais on le pressent : le confinement plus strict n’est pas loin ».  Les syndicats présents appellent à « plus de moyens et du recrutement de tous les personnels, y compris des agents pour nettoyer et surveiller que la distanciation sociale est respectée ». Dès le 11 novembre, des assemblées générales devraient se tenir dans la plupart des structures scolaires, « pour discuter de la suite ».

 

Quelques statistiques : 8,58 % des personnels (tous confondus) des écoles ont participé. Chez les enseignants, le taux de participation a atteint les 9,47%. Dans le 1er degré, ils étaient 6,03% à faire grève, contre 12,66% dans le 2nd degré.

Vidéo générale pour comprendre le mouvement :

Le cortège à Rouen

Autre vidéo du cortège à Rouen :

Le post parle de 400 enseignants d'après la police, mais un simple comptage rapide sur place aura permis à tous les observateurs de dénombrer au moins 800 manifestants...


Panorama XXL, la fin d'un lieu controversé !

Ce projet aura finalement duré sept ans, sept ans de controverses pour cout phénoménal !

Ce qui aurait pu être une belle proposition, un nouveau lieu d'art et d'histoire au cœur de la ville, aura été surtout un un gouffre économique. Projet porté par Laurent Fabius puis par Frédéric Sanchez dans le but d'augmenter l’attractivité de Rouen, ce sera une déception en terme de nombre de visiteurs, et à cela plusieurs raisons :

 

D'une part un billet d'entré excessivement cher ( 9,5 euros) pour ce que le lieu propose, ce qui fait qu'un nombre très important de visiteurs l'ont été par le biais d'invitations etc... Ce qui nous amène au fond du problème économique, ce projet fut un véritable échec financier, avalant les subventions qui auraient pu servir de très nombreux lieux culturels déjà existants sur la Métropole Rouen Normandie.

 

D'autre part le contenu, qui n'aura mis en avant qu'un seul artiste, Yadegar Asisi, certes talentueux et original dans son approche des panoramas historiques ou géographiques, mais du coup aucune place pour des artistes locaux, ou à minima pour une alternance permettant de "s'ouvrir artistiquement"...

 

Et enfin il y a l'aspect visuel, la grande majorité des habitants du secteur, comme des visiteurs, n'aura de cesse de penser que ce grand volume gâche à la fois la perspective des bords de Seine, et qu'il fait vraiment battisse provisoire digne d'un chantier....

 

Toujours est-il que sa fin est annoncée pour 2021, avec déjà les appels d'offre pour sa destruction, et le repositionnement à venir des salariés sur les autres lieux culturels de Rouen.

Proxi Courses Librairies, le service de la Poste qui soutient les librairies indépendantes

En voila une bonne nouvelle ! Alors que la culture est vraiment mise à mal par ce deuxième confinement, tout comme les commerçants indépendants "non essentiels", la Poste à décider de mettre en place un système malin de collecte et livraison des livres à domicile.

 

Intitulé Proxi Courses Librairies, le principe est simple et vous évitera de passer par Amazon ou Fnac.com : le facteur vient chercher le ou les livres achetés au préalable chez le libraire pour les remettre ensuite à leur destinataire le lendemain ou le surlendemain.

Il est à noter que ce dispositif ne fonctionne qu'au sein d’une même agglomération, ce qui est aussi un atout, car vous ferez travailler les commerçants proches de chez vous. Et n'oubliez pas qu'en ce moment les  frais d’expédition sont à la charge  de l'état.

 

Alors entre ce système et le click and collect , il n'y a aucune excuse pour  se priver de lecture. 

Le Tout Normand, une plateforme pour acheter l'artisanat de la région

Vous l'aurez remarqué, avec le confinement les ventes en ligne explosent, malheureusement ce sont souvent les mêmes grosses plateformes qui en bénéficient, tout en ne proposant que trop peu de produits locaux, ce qui aggrave encore plus la situation de nos commerces indépendants et artisans. Mais au milieu de tout cela, des associations proposent des solutions alternatives et innovantes, c'est le cas notamment de l'association "I am normand" qui a décidé de rassembler sur un même site un maximum de producteurs, d'artisans, d'artistes etc... bref tout ce qui fait  la vie locale, évidement l'initiative n'en est qu'à ses débuts, et pour le moment on retrouve surtout de l'alimentaire, des vêtements et accessoires de mode, mais c'est déjà très bien, et le reste va forcément suivre. Il s'agit donc vous l'aurez compris d'une tentative locale de contrer les géants du web et de soutenir toutes celles et ceux qui pâtissent plus que jamais du confinement, une tentative que l'on espère vouée au succès et amener à perdurer bien après ce deuxième confinement.

N'hésitez pas à faire un tour sur le site et à le partager : https://letoutnormand.fr/

Voici la présentation du projet sur le site : Vous souhaitez consommer plus local, vous engager par vos achats après des entreprises de la région Normandie, vous êtes au bon endroit. Ces valeurs humaines et éthiques, les entreprises présentant leurs produits sur ce site les partagent pour redonner du sens à nos achats. Nos habitudes de consommation changent, évoluent et nous sommes de plus en plus nombreux à exprimer notre volonté de consommer différemment, en particulier des produits issus de notre région pour simultanément pouvoir nous engager pour l’emploi et contribuer à lutter contre l’impact environnemental généré par le transport ! Selon l’étude « Les Français, la consommation locale et le digital » menée par l’observatoire MesCoursespourlaPlanete  et réalisée en partenariat avec le groupe SoLocal, « plus de 8 Français sur 10 perçoivent le local comme une façon de répondre aux enjeux sociaux, économiques et environnementaux, car ce type de consommation serait bénéfique pour réduire son impact sur l’environnement, faciliter la proximité avec les producteurs, utiliser des ressources locales et embaucher ». Les pièces uniques ou en petites séries qui sortent des ateliers de ces passionnés du travail bien fait feront votre plaisir lorsque vous les découvrirez après les avoir choisies avec soin, bien tranquillement assis dans votre canapé ! Enfin achat en ligne peut rimer avec achat responsable. Nous mettons tout en œuvre pour vous présenter le meilleur des ateliers de Normandie et vous invitons à découvrir ces artisans, créateurs producteurs géniaux en faisant une petite balade normande sur ce site.

Covid-19, les dernières annonces du gouvernement

Notre premier ministre Jean Castex s'est exprimé ce jeudi pour faire un point sur la situation sanitaire et les mesures en place et à venir concernant la crise du Covid-19, voici ce qu'il faut en retenir :

• Le confinement se poursuit à l'identique jusqu'au 1er décembre (prochain bilan dans deux semaines).
• Des premières mesures d'allègement pourraient intervenir début décembre, uniquement pour certains commerces avec un protocole renforcé. Les bars, restaurants et salles de sport ne seront pas concernés.
• La circulation du virus ralentit depuis une semaine, mais les hospitalisations ne diminuent pas.
• Si la tendance à la baisse se poursuit, le pic de la 2ème vague pourrait être atteint en début de semaine prochaine. Sinon, des mesures supplémentaires seront prises.
• 40% des personnes admises en réanimation ont moins de 65 ans.
• Les contrôles vont être renforcés notamment en Ile-de-France et dans les grandes métropoles.
Une attestation pour se déplacer sera toujours nécessaire au-delà du 1er décembre
Prolongation « exceptionnelle » des droits à l’assurance-chômage pour les chômeurs en fin de droits « le temps du confinement »
Une incitation fiscale renforcée pour alléger les loyers des commerces. Les bailleurs qui renonceront à leur loyer du mois de novembre pour un commerçant bénéficieront d’un crédit d’impôt de 50 %, et non de 30 % comme prévu jusqu’ici
Lancement de campagnes de dépistage grâce aux nouveaux tests antigéniques, aux résultats plus rapides, dans les entreprises et pour le personnel des écoles.
• Environ 1600 étudiants recrutés pour aider « les étudiants de première année » et les étudiants « les plus en difficulté », soit deux référents étudiants dans chacune des 800 cités universitaires.

Report de l’AG 2020 !

Sachant :

  • Que le confinement avait amené la Mairie de Fontaine à décider de la fermeture des salles par la mairie
  • Que la prolongation de ce confinement ne permet pas de se projeter sur un avenir fiable à court terme.
  • Que l'ordonnance 2020-318 du 25 mars 2020 octroie un délai supplémentaire de 3 mois pour l'approbation des comptes annuels de certaines associations.

Après consultation des membres du CA, l'Assemblée Générale 2020 de notre association est reportée "a minima" au 16 janvier 2021.

Bien que nous préférons que cette AG se passe comme d'habitude en présence de nos adhérents, nous travaillons sur une alternative afin que cette dernière ait lieu et nous permette de clore cette année 2020 décidément hors du commun.
Nos comptons sur votre compréhension.

Thierry Houx.

Les citoyens du Pays de Caux toujours mobilisés pour le climat

Un collectif, plus  que jamais mobilisé !

Vous le savez, nous soutenons les mouvements citoyens, et nous relayons les appels et tribunes des divers collectifs engagés pour le climat comme pour la justice sociale. Il était donc normal que nous vous proposions la dernière tribune du Collectif Citoyen pour le Climat et la Justice Sociale –Pays de Caux, et ce d'autant plus qu'en ce moment il est très compliqué de faire entendre la voix des citoyens de part le confinement et les mesures liées à la crise sanitaire, et le sujet est d'importance directe pour les seinomarins, d'autant que le collectif s'exprime une fois de plus, notamment sur la catastrophe Lubrizol.

La Tribune du Collectif pour le Climat et la Justice Sociale du Pays de Caux

 

 

 

AH1, mère de 3 enfants, travaillant dans le domaine du service à la personne, décide, après plusieurs réunions d’information et formations, de participer à l'action organisée par Extinction Rebellion le 26 septembre, jour anniversaire de l'explosion de Lubrizol.

 

Elle nous dit pourquoi : « Quand dans quelques années mes enfants me demanderont "qu'est-ce que tu as fait maman pour que le changement climatique ne tue pas notre planète?”, je pourrais leur dire : je me suis engagée dans des actions non violentes de désobéissance civile pour tenter d'arrêter la folie des pollutions industrielles »

 

AH. s'est donc assise sur le pont Jeanne d'Arc avec de nombreuses autres personnes de tout âge.

 

Comme elle, 34 personnes dont 3 cauchois.es ont été mises en garde à vue alors qu'elles chantaient pacifiquement ; parmi elles, certains mineurs venus défendre une cause écologique et sociale au regard de leur propre avenir.

 

À travers son volet 'justice sociale', le Collectif souhaite soutenir les militant.es et exprimer son étonnement et son indignation face à la réponse que leur a opposé les forces de l'ordre. Certes en désobéissant, on s'expose en connaissance de cause ; nous sommes dans un état de droit, mais de nombreux médias alertent sur la mise en danger progressive du droit de manifester. Le collectif soulève donc la question du droit de manifester librement autour de causes justes dans une démocratie.

 

Ce 26 septembre, il y a eu disproportion entre la réaction des pouvoirs publics et l'action des militant.es venu.es exprimer leur inquiétude face aux nombreuses questions restées encore sans réponse un an après l'explosion et face aux différents scandales liés aux infractions des réglementations industrielles. Il n'est pas normal qu'à peine installé.es sur le lieu de l'action des manifestant.es toutes générations confondues aient été embarqué.es alors qu'ils/elles prennent part à une action citoyenne, familiale et surtout pacifiste afin d'être entendu.es et espérer vivre dans une société plus juste socialement et écologiquement. Plutôt qu'une réaction aussi catégorique, il suffisait de libérer la voie publique et de disperser les manifestant.es pacifistes.

 

Le collectif s'interroge : Qui sont les hors-la-loi ? Mères et pères de famille, lycéen.nes, personnes âgé.es, travailleur.euses indépendant.es, etc. venu.es manifester illégalement ? Ou bien les responsables de l'explosion?

 

Si le collectif s'exprime sur le sujet de l'incendie de Lubrizol c'est parce qu'il s'agit là d'une catastrophe industrielle majeure dont les conséquences au-delà de l'agglomération rouennaise ne sont toujours pas connues et semblent particulièrement inquiétantes pour les populations en droit de s'interroger et d'interpeller les pouvoirs publics. Aussi elles n'ont pas à être traitées comme de dangereux.ses délinquant.es.

 

Que les pouvoirs publics ne s’y méprennent pas. Ces hommes, ces femmes, ces enfants vont finalement jusqu'à mettre leur quotidien en danger parce qu'à travers leurs actions pacifiques (manifester en s'attachant à des mobiliers urbains, s’asseoir sur la voie publique dans le calme sans violence) ils souhaitent se faire entendre ! Les enjeux sont jugés importants, nous devons tous agir plutôt que de ne rien faire, ensemble et non les uns contre les autres !!

 

«ILS (LES ÉTATS) DOIVENT AGIR ENSEMBLE FACE À LA MENACE CLIMATIQUE, BIEN PLUS GRAVE QUE LA PANDÉMIEEN SOI -C'EST UNE MENACE EXISTENTIELLE POUR LA PLANÈTE ET NOS VIES MÊMES »

Antonio Guterres − Secrétaire Général de l'ONU − Le Point 08/09/20

 

1Seules les initiales sont utilisées afin de respecter l’anonymat des personnes concernées.

 

Notre liberté de manifester et de s'exprimer est mise en danger. Ne nous laissons pas décourager !

 

Quel que soit le moyen d’y arriver, la crise climatique nous impose toutes et tous de réagir et de progresser pour prendre les bonnes décisions. Une méthode s’est montrée efficace, c’est le travail effectué par la Convention Citoyenne dont le système démocratique de tirage au sort a fait ses preuves. C’est pourquoi nous souhaitons proposer aux Communautés de Communes la mise en place d'une convention citoyenne locale en faveur de l’écologie et des citoyens.

 

Nous prendrons contact avec celles-ci afin de proposer ce projet.

Le Collectif Citoyen pour le Climat et la Justice Sociale Pays de Caux

 

collectif_climat@riseup.net

 

Retrouvez nous sur les réseaux :

www.facebook.com/Collectif-citoyen-pour-le-climat-et-la-justice-sociale-Pays-de-Caux-www.youtube.com/channel/UCSA4UFTnTkslWmvXtxRSfLA

 

Soigner !

medecine-globaleAu moment où l'épidémie semble se stabiliser et atteindre un plateau dès cette semaine, je voudrai revenir sur la situation des autres. Les autres, ce sont toutes celles et tous ceux dont les soins ont été sacrifiés lors de la première vague Covid.

Il avait fallu déprogrammer en mars des milliers d'interventions, du jour au lendemain. Les malades hésitaient à se faire soigner et fuyaient les cabinets médicaux de crainte de contracter le virus. Le prix en a été une surmortalité en France de 13 % durant cette période. La directrice générale de l'offre de soins, au ministère de la santé, a reconnu que cette déprogrammation brutale avait été une des principales erreurs de cette gestion de crise sanitaire.

Aujourd'hui, la déprogrammation demandée était de 30 %, afin de dégager des moyens en personnel à réaffecter sur le front Covid. Mes collègues, chirurgiens et médecins, ont compris cette nécessité. Mais ils ont aussi mis en avant le fait que les patients qui devaient être pris en charge aujourd'hui en ophtalmologie, en chirurgie orthopédique, en gastroentérologie, par exemple, étaient ceux qui avaient déjà été reportés du printemps à l'automne. Pouvait-on accepter un nouveau retard diagnostic de cancer colique par une coloscopie, pouvait-on attendre la pose d'une prothèse de hanche chez un patient âgé devenu grabataire sous morphine du fait de ses douleurs, pouvait-on encore reporter une chirurgie cardiaque urgente par manque de place opératoire ? Je pourrai multiplier les exemples et la détresse des patients rapportée par leurs médecins.

A Saint-Hilaire, comme dans tous les établissements de soins, nous faisons tout pour maintenir au maximum cette activité opératoire, tout en mobilisant des moyens pour la Covid. Il faut assurer la sécurité des interventions et les suites opératoires, avec mille précautions pour éviter des contaminations du fait de l'importance de la présence du virus.

C'est pourquoi le respect des gestes barrières permettra non seulement d'éviter de nouveaux malades Covid mais aussi, par les moyens ainsi libérés, de poursuivre les soins de tous les autres patients en attente d'une prise en charge plus classique. C'est aussi important !

Auguste Bruno BRACQUEHAIS, premier photographe reporter de l’histoire de France

Méconnu du grand public, Auguste Bruno Bracquehais photographe Dieppois, réalise 150 clichés sur l'épisode insurrectionnel de la commune de 1871. Il est pratiquement le seul ,à réaliser de rares photos, pendant la période de la commune de Paris. La photographie n'en est qu'à ses débuts. En dépit des difficultés matérielles dus aux besoins de lumière et des longues poses des sujets statiques, il sort tout son matériel pour aller photographier les soldats.

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Auguste Bruno nait à Dieppe le 18 janvier 1823, à 16h, au N° 39 grande rue, près de la rue des cordonniers. Ses parents André Narcisse et Virginie Adèle Bourel se marient le 23 janvier 1818 à Rouen. C'est son grand-père paternel, André Bracquehais, âgé de 62 ans, qui est le témoin de sa naissance. Tout laisse à penser qu'il est issu d'une famille bourgeoise . Ses ancêtres, dont on retrouve la trace au début du XVII ème siècle, sont originaires d'Anceaumeville, petit village situé entre Clères, Fresquiennes et Montville. Ils sont négociants, cultivateurs et marchands de bois.

Second fils d'une famille de cinq enfants, Auguste Bruno est sourd muet dès la naissance. Quelques années plus tard, suite à cet handicap, ses parents l'envoient étudier et apprendre le métier de lithographe à l'institut royal des sourds muets de Paris ; école qu'il fréquente entre 9 et 12 ans. Le choix de l'enseignement professionnel est assez limité dans cet institut : jardinier, cordonnier, menuisier, lithographe, tourneur, relieur et sculpteur sur bois.

En 1850, après avoir été apprenti lithographe à Caen, il s'installe comme photographe à Paris. C'est là qu'il rencontre le photographe Alexis Gouin (1799/1855). Il l'assiste dans la réalisation de portraits et d'images érotiques, souvent en stéréoscopie et colorisées.

En 1851, il apparaît dans le bottin comme photographe. Un an plus tard, en 1852, il collabore avec la fille d'Alexis Gouin, Laure Mathilde, qui est aussi photographe et coloriste pour son père. C'est au cours de cette année qu'il installe son propre studio, au N° 110 rue de Richelieu.

En 1854, il commence à vendre ses photographies.

En 1856, il épouse Laure Mathilde. Son beau-père, âgé de 65 ans, vient de mourir quelques mois plus tôt d'une attaque cérébrale, le 25 février 1855. Exerçant le même métier que ce dernier, le couple reprend le studio de photographie, situé au N° 37 rue Louis Legrand. Auguste Bruno pratique le portrait et les nus féminins en daguerréotypes. Ceux-ci sont colorisés par son épouse.

En 1863, ils s'installent au N° 11, boulevard des italiens, à l'enseigne « la photographie parisienne », après le décès de Mme Marie Catherine Bellangé Gellé, mère et belle mère.

En 1864, avec le photographe Despaquis, ils montrent à la société française de photographie un nouveau procédé de tirage au charbon qui est bien accueilli. Par la suite, Auguste Bruno participe à différentes expositions , comme l'exposition universelle de 1867, où il obtient une mention honorable.

Arrive la guerre Franco-Allemande de 1870, entre le 19 juillet 1870 et le 28 janvier 1871, conflit qui opposa la France à une coalition d'états allemands dirigée par la Prusse et comprenant les vingt et un autres états membres de la confédération de l'Allemagne du nord ainsi que le royaume de Bavière, celui du Wurtemberg et le grand duché de Bade.

https://www.revueconflits.com/guerre-1870-jean-baptiste-blandenet/

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La commune de Paris débute juste après la guerre de 1870. L'insurrection dure deux mois, de mars à mai 1871 et fait suite à la défaite de la France contre la Prusse et au siège de Paris.ar une extrême misère, le peuple prend les armes et envahit les rues de Paris.

https://www.wdl.org/fr/item/1300/

Pendant cette période, la plupart des photographes sont partis de la capitale. Par contre, Auguste Bruno reste pour rapporter, au jour le jour, des reportages photos des événements. Sans le savoir au moment, il réalise les premiers photos reportages de l'histoire de France. Sur sa production de 150 clichés, 109 sont connus aujourd'hui. Grâce à sa présence sur le terrain, il est le seul à capter des moments historiques, comme les portraits des fédérés, posant fièrement devant les barricades.

Quelques photographies :

https://fr.wikibooks.org/wiki/Photographie/Personnalit%C3%A9s/B/Bruno_Braquehais

A cette époque, les journaux publient des gravures pour illustrer les articles. Ses photos ne seront connus qu'après les événements. De nos jours, celles-ci illustrent nos livres d'histoire.

Deux ans plus tard, en 1873, Auguste Bruno fait faillite et sera enfermé treize mois à la prison de Mazas pour abus de confiance. Le 21 octobre 1874, le jugement de séparation de corps et biens , à la demande de sa femme, est prononcé. Il décède peu après sa libération, le 13 février 1875, dans sa maison de campagne, à la Celle saint Cloud, à l'âge de 52 ans.

Longtemps oublié, son travail est redécouvert en 1971, lors des commémorations du centenaire de la commune.

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Biographie famille Bracquehais d'Anceaumeville à Dieppe :

On retrouve ce patronyme orthographié de vingt cinq façons différentes.

Les premiers ancêtres d'Auguste Bruno, Nicolas Bracquehais et Marguerite Delahaye, se marient le 12 juillet 1672 à Anceaumeville, village où nait Nicolas le 20 janvier 1651. Ce village fait partie de la baronnie de Montville.En 1717, une visite pastorale est réalisée par Monseigneur Claude Maur d'Aubigné, qui dresse un état des lieux. On y constate qu'un enseignement pour les garçons et les filles y est octroyé dans le presbytère, sous l'égide du curé et d'une femme de la confrérie de la charité de Saint Gilles et Saint Martin.

De cette union nait Nicolas, le 25 mars 1683, à Anceaumeville. Celui-ci se marie à Rouen, à la paroisse Sainte Marie la Petite, avec Anne Leblond, un 10 février 1706. Par la suite, la famille part s'installer à Montville. Ce bourg de 600 habitants est situé à 3 ou 4 lieues au nord de Rouen, sur la petite rivière de Bapaume, où se fait la jonction des ruisseaux qui ont leurs sources au dessus des bourgs de Cailly et de Clères. Nicolas décède en ce village le 18 août 1733.

De ce couple nait Claude vers 1716. Il est mentionné originaire de Cordelleville à son mariage, à Montville, avec Marie Anne Luce Douillet, le 29 mai 1743. Celle-ci, mineure, n'est âgée que de dix sept ans. Cordeleville était autrefois une paroisse possédant une église et un cimetière, encore existants de nos jours. Celle-ci fut réuni à Clères en 1823. En 1794, Claude est cultivateur.

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De cette union nait André le 22 septembre 1751 à Montville. Le 7 juillet 1794 (19 messsidor an II), alors âgé de 42 ans, il se marie à Saint Hellier, avec Elizabeth Victoire Leporc, originaire de Rouen et âgée de 24 ans. Son beau-père, décédé à cette date, était fabricant de papier. Au cours de sa vie, André est cultivateur, marchand de bois et négociant. Ceux-ci s'installent à Saint Hellier, village de 300 habitants, située dans la vallée de la varenne, traversée par la rivière du même nom, en bordure de la forêt d'eawy. Puis, en 1826, on retrouve la famille à Dieppe où elle habite rue Béthancourt. Il décède à Dieppe, le 11 février 1837. Avant la révolution charbonnière, le seul moyen de chauffage était le bois. Le métier de marchand de bois était donc très important et rémunérateur.

Quelques mois après leur mariage nait André Narcisse, fils aîné du couple, le 21 mai 1795 (5 parairial an III), à Saint Hellier. Il se marie le 23 juin 1818, à Rouen, avec Virginie Adèle Bourel. Leur union sera de courte durée car André Narcisse décède à l'âge de 31 ans, le 5 décembre 1826, à Dieppe, au N° 73 grande rue. C'est son frère Louis qui est témoin. Comme son père, il est cultivateur et marchand de bois.

Et c'est de cette union que nait Auguste Bruno Bracquehais le 18 janvier 1823 à Dieppe.

Son frère aîné André Narcisse, né le 15 mai 1819, à Dieppe, se marie deux fois à l'étranger. Une première fois le 15 juin 1844, à Liverpool, dans le comté de Merseyside, avec Sarah Elizabeth Bowen. Celle ci est née le 10 février 1821, à Honfleur. Elle décède, deux ans plus tard, en 1846, à Dieppe.

Par la suite, André Narcisse se marie pour la seconde fois, le 26 février 1851, à Cartagène, en Espagne, avec Josefa Amalia Bienert Runggaldier, originaire de Malaga, en Andalousie, dont il aura cinq enfants. Les deux premiers naîtront à Cartagène ; quand aux trois derniers, ceux-ci naîtront à Palerme, en Italie.

André Narcisse décède à Cartagène, le 12 juillet 1886, âgé de 47 ans. Quand à son épouse, elle décède, au même lieu, le 29 février 1906, âgée de 86 ans.

F.Renout
(Administrateur cgpcsm)

Sources :
Laurent Gloasguen (notice 2014)
Recherches généalogiques personnelles (archives de Seine Maritime)

Les familles JOUENNE et SAMSON, bourreaux de père en fils

« La mort n'a pas d'amis » rappelle un vieux proverbe. Les exécuteurs sont des personnes que l'on préfère éviter. Le sang qu'ils font verser a tôt fait de souiller leur nom et leur réputation. Marginalisés, ils logent aux portes des villes ; souvent dans des masures humides ; partageant leurs quartiers avec des prostituées et des lépreux. Leur maison se distinguait par une porte rouge. Ils portaient un signe distinctif, aussi de cette couleur. Leurs vêtements étaient de couleur rouge comme le sang qu'ils faisaient couler. Leurs enfants n'avaient pas le droit d'être scolarisés.Tout contact avec eux est synonyme de mauvaise fortune. Même les marchands rechignaient à leur vendre de la marchandise. Un jour d'exécution, un boulanger ayant réservé une baguette pour le bourreau, la retourna. Cette tradition a muté par la suite en superstition, car présenter le pain à l'envers sur une table, attire le diable.

https://perso.helmo.be/jamin/euxaussi/justice/bourreau.html

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En arpentant les allées du cimetière de montmartre, il est possible de découvrir, l'un des plus anciens caveaux de la capitale : celui des Samson. Pendant six générations, cette dynastie de bourreaux, a eu à sa charge l'exécution des jugements criminels, ordonnés par les arrêts de justice de la ville de Paris, nommés « les hautes oeuvres » . Tortures, expositions au pilori, mises à mort, bannissements et châtiments corporels sont les lourdes responsabilités qui ont pesés sur cette lignée venue de Normandie.

L'origine du bourreau se perd dans la nuit des temps. Il faut se plonger dans l'histoire du moyen-âge, ses coutumes et ses pratiques, pour comprendre pourquoi de telles dynasties ont pu exister. C'est à partir du XIII ème siècle que l'on retrouve les premières traces officielles de la profession « d'exécuteur des hautes oeuvres ». Chaque grand bailliage en possédait un. Il accomplissait ainsi les hautes œuvres du seigneur local.

C'était d'ailleurs un métier qui demandait un certain apprentissage, car il fallait, suivant le texte d'une ancienne ordonnance que le bourreau sceut faire son office par le feu, l'espée, le fouet, l'écartelage, la roue, la fourche, le gibet, pour traîner, poindre ou piquer, couper oreilles, démembrer, flageller ou fustiger, par le pillory ou eschafaud, par le carcan et par telles autres peines semblables, selon la coutume, mœurs ou usages du pays, lesquels la loy ordonne pour la crainte des malfaiteurs.

Rapidement les bourreaux ont été obligés de se marier entre-eux et leurs enfants forcés de reprendre le flambeau de leurs parents. L'église consentait au mariage consanguin dans ces familles. D'où l'apparition au fil des siècles des familles Jouenne à Rouen, Larousse à Bourges, Roch à Nancy, Zelle à Soissons et Samson à Paris.

L'extraordinaire série de mariages consanguins entre les Jouenne, les Demorests, Les ferey rend quasi indémêlable leur arbre généalogique.

https://youtu.be/px3AtoV4-ac

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La dynastie des bourreaux Jouenne :

C'est une des plus anciennes dynasties de bourreaux. On cite, en 1202, un Nicolas Jouhanne, dit « la justice », comme bourreau dans le Pays de Caux.

En 1380, un Jouhanne Justice est bourreau à Caudebec en Caux. Concernant sa postérité, trois fils seront pendus en place publique. Plusieurs membres et descendants de cette famille seront bourreaux en différentes villes de France.

Qu'ont en commun ces « célébrités » que furent Cartouche, Louis XVI, Marie-Antoinette, Robespierre, Danton, Lavoisier ou Charlotte Corday ? D'être passées de vie à trépas en bénéficiant du savoir-faire de la famille Sanson ! Une « compétence » assez terrible que ces Normands se transmirent de père en fils, de la fin du XVIIe au milieu du XIXe siècle, aussi naturellement que l'auraient fait des charpentiers, des boulangers ou des fleuristes…

Charles Louis Samson :

Né à la fin du règne de Louis XIII, en 1635, en Normandie, Charles Louis Samson dit de Longval est marin et parcoure le monde jusqu'au Canada, après avoir connu un dramatique chagrin d'amour. Sa famille est installée à Abbeville depuis le XV ème siècle. De retour en France, d'autres aventures l'attendent !

En 1661, Lieutenant à Dieppe, il devient le premier Samson à devenir exécuteur malgré lui ! Charles Louis eût la mauvaise idée de prendre pour maîtresse une jeune femme prénommée Marguerite, dont il ne connaissais pas la famille. Le hasard fit qu'à la suite d'un grave accident de cheval, il avait été transporté par un inconnu dans une maison voisine. Il fut soigné par la fille de son sauveur, la ravissante Marguerite. Il tomba amoureux de sa jolie infirmière qui devint sa maîtresse. Guéri, il avait continué à la voir, à l'insu de son père, souvent absent de la maison. Celui-ci refusait de donner son nom et de dire qu'elles étaient ses occupations. Or, un jour qu'il traversait la place du puits salé, il vit le père de Marguerite attaché des bandits au pilori. Il apprit qu'il se nommait Pierre Jouenne et qu'il était bourreau. Il fut frappé d'horreur et essaya de rompre sa liaison avec Marguerite. Mais amoureux, il continua à la revoir et fut obligé de quitter la lieutenance, à cause de sa fréquentation !Un soir, il proposa à Marguerite de fuir avec lui ; mais le père venait d'apprendre leur liaison. Surpris par celui-ci, le malheureux dut l'épouser la même année. A cette époque, on ne badinait pas avec la virginité d'une fille. Pierre Jouenne était donc exécuteur des hautes œuvres de Rouen et du vicomté de Dieppe. Charles Louis Samson dut prendre le rôle conféré aux hommes de la famille, celui d'exécuteur. Il devient aide bourreau de son beau-père en 1663. Ainsi l'amour conduit à la mort.

Le procès verbal d'une exécution à Rouen, mentionne que, ayant à rompre un condamné sous les ordres de son beau-père Pierre Jouenne, en lui donnant un coup de barre, le dit gendre tomba en pâmoisson et fut couvert de huées par la foule.

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Marguerite donnera naissance à un fils Charles. Elle meurt en couches en 1681. Fin 1685, veuf, Charles quitte Rouen pour Paris.

En 1687, Charles connaîtra finalement une belle carrière dans la capitale. Il remplace Nicolas Levasseur, bourreau de Paris qui vient d'être destitué. Ce dernier est un cousin par alliance de la famille Jouenne. Il lui faudra moins d'un an pour obtenir le poste de grand bourreau de la capitale. Le 24 septembre 1688, Charles Samson prend la succession de son beau-père et sera le premier représentant de la dynastie des bourreaux Samson ; fonction qu'il pratiqué sans entrain. En 1699, il démissionne et se marie, à Paris, avec Jeanne Renée Dubut, la sœur du bourreau de Melun. En 1703, le couple se retire à Condé en Brie, où Charles Décède en 1707.

Il fut inhumé dans l'église de la commune qu'il habitait depuis quatre ans comme le prouve l'acte de décès.

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Son fils Charles, son petit fils Charles Jean Baptiste, son arrière petit fils Charles Henri, le plus connu d'entre-eux malgré son aversion pour la profession familiale, prendront le relai au pied de l'échafaud.

Charles Samson :

Fils de Charles et de marguerite Jouenne, né en 1681, il assiste son père en tant qu'aide bourreau en 1696. Il n'a alors que 16 ans ! Le 19 juin 1699, il procède à sa première décapitation sur la personne d'Angélique Nicolle Carlier. Il n'accède à la fonction qu'à sa majorité en 1701. Il devient bourreau officiel de Paris, en 1707, après le décès de son père. La même année, il épouse à Paris la sœur de sa belle mère : Anne Marthe Dubut.

En 1720, il est chargé de rouer à vif le comte de Horn, cousin du duc d'Orléans, pour cause d'assassinat.L'année suivante en 1721, il exécute Cartouche le célèbre bandit. Il décède à Paris en 1726 et est inhumé sous le banc d'oeuvre de l'église Saint Laurent de Paris. Il eut trois enfants Anne René (bourreau de Soissons), Nicolas Charles (bourreau de Reims) et Charles Jean Baptiste, âgé de 7 ans, qui lui succédera à Paris.

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Sa veuve se marie en secondes noces avec François Prudhomme, bourreau spécialiste de la torture, qui devient « régent » de son fils, en attendant que celui-ci ait 20 ans, pour pouvoir devenir bourreau à son tour.

Charles Jean Baptiste Samson :

Il Nait vers 1719. C'est à l'âge de sept ans, que Charles Jean Baptiste assiste à toutes les formes de tortures et procède à sa première exécution à l'âge de 18 ans. En 1739, âgé de 20 ans, il se voit restituer la charge officielle de bourreau en tant qu'exécuteur de la ville, par le second époux de sa mère : François Prudhomme.

En 1737, Charles Jean Baptiste se marie à Paris avec Madeleine Tronson. Plus tard, en 1741, il épouse en secondes noces, Jeanne Gabrielle Berger, fille du bourreau de Sens et petite fille du bourreau d'Etampes.

En 1754, frappé par une attaque le laissant à demi paralysé, il doit passer le fmanbeau à son fils Charles Henri qui n'a alors que quinze ans. Il s'installe ensuite à Brie comte robert. Bien qu'invalide, il n'obtient pas du parlement son remplacement officiel par son fils. Veuf en 1767, il revient habîter Paris et y meurt en 1778, peu après avoir démissionner en bonne et due forme en faveur de son fils, Charles Henri, issu de son premier mariage.

Entre ses deux mariages, Jean Baptiste eut une douzaine d'enfants. Quatre furent bourreaux et deux filles épousèrent des bourreaux.

Charles Henri dit le « Grand Samson » :

Il nait le 15 février 1739 du premier mariage de son père. Il a été élevé dans l'école du couvent à Rouen jusqu'en 1753. Il dut quitter l'école quand le père d'un autre élève reconnu son père comme le bourreau. Il n'a que quinze ans quand il succède à son père.

En 1766, à Paris, il épouse Marie Anne Jugier, laquelle lui donnera deux fils : Henri né en 1767, qui succédera à son père en 1795 et Gabriel né en 1769, aide bourreau en 1790, qui mourra accidentellement en 1792, en tombant de l'échafaud, alors qu'il voulait exiber la tête d'un supplicié à la foule.

En 1766, il rate la décapitation de Thomas Lally Tolendal du premier coup. Son père se devant d'assister à chaque exécution, en tant que chef bourreau, finit de trancher le cou du condamné.

En 1778, il devient officiellement bourreau de la ville de Paris et bourreau de la cour du Roi à Versailles ; charge alors exécuté par son oncle Nicolas Charles Gabriel Samson.

Malgré sa fonction, c'était quelqu'un de très humain qui se rendait auprès de son futur « patient » avant de l'exécuter. Avec lui, les exécutions ne se terminaient pas en boucherie. C'est par ses égards qu'il gagna sa réputation d'humanité et de décence.

Au printemps de 1789, aux prémices de la révolution, Charles Henri Samson tient le poste de maître exécuteur depuis déjà 30 ans. Il jouera un rôle essentiel dans la création d'une machine qui symbolisera la mise à mort légale en France : la guillotine. Le 25 septembre 1791, l'assemblée signe un décret imposant que « tout condamné aura la tête tranchée ». Jusqu'à cette date, les condamnations capitales prenaient différentes formes selon la nature du crime et le statut du condamné. A cette époque, toute décapitation de noble était faite au sabre ; un privilège qui leur était réservé.

Charles fit part de son dépit à l'assemblée générale envers cette décision. En effet, celui-ci considérait que les décapitions au sabre était une source de fatigue et de risque d'échecs. Les exécutions allaient bon train en cette période révolutionnaire !Il fallait une machine apte à suivre le rythme effréné des condamnations. Cette machine proposée par le célèbre médecin et homme politique Guillotin vit donc le jour. Elle fut réalisé par le mécanicien Schmidt et le charpentier Guidon. Et c'est le 25 avril 1792, que la guillotine sera manoeuvrée pour la première fois par Charles Henri Samson. En moins de trois ans, plus de 2700 têtes vont tomber ; dont certaines très célèbres. Charles fut réticent à exécuter Louis XVI, mais refuser cette obligation aurait déshonorer son nom et aurait été un danger pour lui même et sa famille.

En mai 1795, las de ce métier, Charles Henri offrit à son fils Henri la succession. Officiellement, il restait bourreau mais n'exercera plus juqu'à sa mort.

Charles Henri dit le « Grand Samson » meurt le 4 juillet 1806 et donnera au patronyme son billet pour la postérité.

Henri Samson :

Henri Samson nait en 1767. En 1795, las de ce métier qu'il n'avait pas choisi, Charles Henri laisse son poste à son fils Henri. Celui-ci est sergent, puis capitaine de la garde nationale de Paris. Devenu bourreau à son tour, Le 7 mai de cette année là, Henri coupe la tête de celui qui restera l'une des personnalités les plus virulentes de la terreur, Antoine Fouquier Trinville.

Il décède le 20 août 1840. Il eut quatre enfants.

Henri Clément Samson :

Il nait en 1799. En 1817, il épouse Virginie Emilie Lefebure.

Moins de cinquante ans plus tard, Henri Clément sera licencié de son poste pour dettes.Entre 1840 et 1847, il n'aura que dix huit exécutions à son actif. Il s'ennuie et fréquente assidument les casinos. En 1847, pour régler ses dettes, il met en gages la guillotine. Après cet événement, il fut démis de ses fonctions. Henri Clément sera le dernier Samson d'une dynastie de six générations de bourreaux. Henri Clément décède le 25 janvier 1889.

De ses trois enfants, dont un décède en bas âge, Marie Emilie Samson épouse en 1837, Jean Nicolas Jouenne, chirurgien, fils de Nicolas Jouenne, bourreau de Melun. Ironie du sort ! Le premier Samson prend pour épouse une fille Jouenne et la fille du dernier bourreau Samson, prend pour époux un fils Jouenne.

L'arbre généalogique de la dynastie Samson :

http://racineshistoire.free.fr/DOC/PDF/Dynasties-de-Bourreaux.pdf

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Les derniers bourreaux :

Le premier projet de loi abolissant la peine de mort fut discuté à la Chambre des députés en 1908. Aristide Bruand, alors Ministre de la justice, était partisan de l'abolition, ainsi que Jean Jaurès. Mais Maurice Barrès étant pour le maintien, la peine de mort, et son exécuteur furent maintenus. A partir du 24 juin 1939, le public n'eut plus le droit d'assister aux exécutions, puis la presse se vit interdire tout commentaire relatif aux exécutions et dut s'en tenir aux procès-verbaux (1951). La loi d'abolition de la peine de mort fut votée le 9 octobre 1981, et le dernier bourreau fut discrètement mis à la retraite.

http://pasteur.net/dossiers/carnifex/dictionnaire-historique-et-anecdotique-des-bourreaux/

https://www.tombes-sepultures.com/crbst_2053.html

F.Renout
(Administrateur cgpcsm)

Sources :
Etienne Pattou (2017)
Marie Christine Pénin
Le fil de l'histoire
Michel et Danielle Demorest (dictionnaire historique et anecdotique des bourreaux)

Yves Rousseau – Fragments

Les souvenirs du lycée en musique sont primordiaux. Quels seraient les miens ? Beaucoup de choses, de découvertes. Beaucoup de musiques dans le rétroviseur, le crépuscule de Zappa et l'arrivée à maturité pop de la musique électronique. C'est le malheur [...]