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Le renouveau du cinéma Normandy au Havre

 

Il y a des moments où l'on n'y croit plus. Il y a des moments où l'on pense que la fin est proche. C'était le cas de l'ancien cinéma Normandy au Havre. Et puis vient le réveil, le retour, le renouveau.


On pourrait citer le dynamique Jessy Spahija, copropriétaire de ce bâtiment, et Christopher Vimare, charismatique président de l'association de sauvegarde du patrimoine havrais, qui ont œuvré afin de permettre cette renaissance. Évidemment toutes leurs équipes sont associées à cette réussite.

L'aspect collectif de ce succès marque les esprits. Bien sûr, ils ne sont que quelques-uns à avoir agi "sur le terrain" mais ils ont réussi à communiquer sur leurs réalisations et l'avancement des travaux de manière remarquable. Les réseaux sociaux, souvent décriés, permettent aussi de partager l'enthousiasme. On suit le feuilleton du Normandy avec des moments longs, des moments forts.

On souhaite le meilleur avenir à cette salle. C'est une aventure et cela plaît. 

On sait bien que certains points peuvent paraître un handicap : éloignement du centre-ville et difficultés de stationnement. Des solutions sont envisageables afin d'améliorer ceci.

La place géographique de la salle du Normandy est originale. Il faut en faire un avantage. Cela demande réflexion et fait penser au vélodrome, équipement oublié et périphérique mais aussi aux anciens abattoirs, excentrés. Ces derniers méritent mieux que leur utilisation actuelle.

Pour terminer, on dira un seul mot à ceux qui le méritent largement : bravo.

 


La semaine de la Généalogie du 2 au 9 octobre 2021

La Fédération Française de Généalogie organise, du samedi 2 au samedi 9 octobre 2021, un salon virtuel de la Généalogie.
Notre cercle participe à cet événement. Chantal, Nadine, Gilles et Patrick seront sur le stand pour vous répondre.
Au 15/09/2021, 58 Cercles de Généalogie et de nombreux partenaires sont inscrits pour participer à ce salon.
Vous pouvez déjà découvrir le salon 2021.
Pour ceux qui n'auraient pas participé au salon virtuel de 2020, inscrivez vous dès maintenant à l'adresse ci dessous, c'est gratuit.
https://france-genealogie.org
Bon salon à tous

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Hidal-go home !

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Le déplacement de la candidate socialiste à la présidentielle à Rouen se justifie par le mauvais état de notre ville dont le maire actuel parle en ses termes : "ici, nous sommes au cœur d'une France populaire où les problématiques de délocalisation industrielle, de services publics en mauvaise santé sont présents." Bref, tout va mal !

C'est une véritable insulte à Rouen et à la Normandie. Si notre industrie a souffert, elle reste puissante et incontournable, comme nos ports. L'insulte aux services publics et à ses agents qui remplissent au quotidien leurs missions est incompréhensible.

Oui, le maire de Rouen s'occupe mal de sa ville. Oui le contournement Est profiterait à nos industries alors que les socialistes veulent l'abandonner. S'il veut s'engager dans la campagne du maire de Paris, qu'il démissionne de son poste !

Alors Anne Hidalgo : go home ! Nous n'avons besoin ni de vous ni de vos insultes !

Permis de démolition – Rue Dumont d »Urville Le Havre

 





 
C'est un beau bâtiment qui est, hélas, promis à la destruction. Il en existe peu du même genre au Havre. On en trouve un, de mémoire,  au bout de la rue Ernest Renan. Cette construction est, en théorie,  faite pour durer très longtemps.  J'invite les amoureux du Havre à voir ce long mur devant lequel se garent les voitures de la clinique des Ormeaux. La façade, rue Dumont d'Urville, reste très discrète, recouverte d'un affreux revêtement en bois. Un historien local nous en dira peut-être un peu plus sur l'utilisation ancienne de ce vieux bâtiment. Décidément ce secteur change à une très grande vitesse. 

Des plantes à l’Espace Oscar Niemeyer









On sent le végétal avant même de le voir de près. Cette opération de verdir le Volcan est réussie. De gros moyens ont été employés. Cet espace en contrebas n'a jamais connu un succès durable. Quelques concerts ou événements( on se souvient de la fièvre de la tektonik ) l'ont animé. Le fait de végétaliser ne montre pas seulement que la ville devient "bobo" dans certains quartiers. Il s'agit d'une réflexion sur la place du végétal dans notre univers si minéral.  

Et tout ce mépris !

Je n'avais pas compris en 2018 de quoi le mouvement des Gilets Jaunes était le signal. Notre République est en train de dérailler et c'est eux qui, les premiers, ont tiré la sonnette d'alarme pour nous dire d'en finir avec ce mépris des classes moyennes et populaires.

La famille De Marguenat à travers les siècles (1ère partie)

L'énigme de la villa « De Saint Parre »

Une recherche généalogique a toujours un point de départ, qui bien sur peut-être différent, suivant la question que l'on se pose. Concernant la famille De Marguenat, le déclic me vint lors d'une visite sur des tombes familiales au cimetière de Saint Valery en Caux. En me promenant dans les allées gravillonnées, mon regard fut attiré par une tombe, adossée près du mur d'enceinte en briques, qui entoure le cimetière. Le nom gravé sur la pierre tombale était "Gérard Eugène Alix, comte De Marguenat", décédé le 5 février 1912. Sa fille et son gendre partageaient le même tombeau.

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Ce nom de famille n'est pas connu dans le Pays de Caux. Qui pouvaient-ils bien être ? De quelle région étaient-ils originaire ? Qu'elle était leur histoire familiale ? Pourquoi son épouse n'était-elle pas inhumée au même lieu ? La généalogie se transforme souvent en un véritable travail de détective, qui demande de la patience et de la persévérance.

« J'ai un profond respect des dates anniversaires,
Ces portes que le temps dispose autour de nous,
Pour ouvrir un instant nos cœurs à ses mystères,
Et permettre au passé de voyager vers nous. »
(Citation d'Yves Dueil)

De retour au domicile, impatient, je me mis à scruter la table annuelle des décès de 1912 sur les archives en ligne de Saint Valery en Caux. Malheureusement, il n'y avait rien ! Celui-ci avait dû décéder dans un autre lieu mais où ? Par contre, en parcourant notre base de données du cgpcsm, je trouvai la trace du décès de Juliette Marie Géraldine De Marguenat, en date du 29 mars 1883, dans ce bourg. Celle-ci, âgée de onze mois, fille naturelle d'Évelina Henriette, décèda au domicile de sa mère, sis rue de la grâce de Dieu. Ma curiosité fut encore plus grande, car c'est dans cette rue, que mon arrière grand-père paternel avait une entreprise de charpentes vers la fin du XIX ème siècle, et aussi l'endroit où habitait ma grande tante, sœur de mon grand-père, à qui j'allais souvent rendre visite pendant mon adolescence.

Où peut donc se trouver l'habitation d'Évelina Henriette, alors âgée de 23 ans ? Sur l'acte de décès était mentionné le lieu de naissance de Juliette Marie, en date du 29 avril 1882, à Dieppe. Malheureusement, en regardant cet acte, il était dit que cette dernière était née chez sa mère, rue de la barre. Par chance, il était mentionné que sa mère était née à Mézières, dans les Ardennes, le 28 janvier 1860. Cette fois, j'appris par cet acte de naissance que ses parents étaient Julius Richardson De Marguenat, comte, colonel et général de brigade, et Géraldine Anna Puget.

Avec ces éléments supplémentaires, il fut plus facile d'aller faire quelques recherches dans les recensements de Saint Valery en Caux. Et là une surprise m'attendait ! Je retrouvai leurs traces sur les années 1872 et 1886. En 1872, étaient cités Géraldine Puget, veuve Marguenat, protestante, de l'église anglicane ; trois enfants : Julia Marie âgée de 18 ans, Évelina Caroline âgée de 12 ans et Gérald Eugène Alexis âgé de 8 ans, tous trois français ; Cora Wallace, anglaise, veuve Puget, mère de Géraldine âgée de 68 ans et une domestique nommée Ernestine Dorange âgée de 19 ans. En 1886, les enfants étaient partis du domicile ; leurs mère et grand-mère étaient mentionnées alors anglaises naturalisées.

Malgré ces nouvelles informations, je n' avais toujours pas le lieu exact où habitait cette famille dans la rue de la grâce de Dieu ! Vu la condition familiale aisée qui se dégageait de ses personnes, un seul lieu me vint à l'esprit. En haut de cette rue, il y a une villa de style anglais par son bow window placée à l'entrée. Le bow window, très populaire en Grande Bretagne, est une fenêtre en arc qui permet d'apporter de la lumière et de la chaleur et qui donne du cachet à l'habitation. Celui-ci était à la mode dans les stations de bains de mer. A l'intérieur, sont disposées quelques banquettes qui permettent de s'asseoir et de pouvoir admirer le parc avec ses grands arbres. Plus loin, auprès de la rue, longeant une allée gravillonnée, se trouve un puits en grès où on allait puiser de l'eau autrefois. La particularité de ce puits c'est qu'il fallait descendre un escalier.

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J'eus la chance de retrouver un faire part de mariage concernant Mademoiselle Julia Marie De Marguenat, fille de Madame la comtesse, veuve du général comte, avec Monsieur François Henri , marquis de la Haye Montbault où est mentionné le nom de la villa. Celle-ci se nomme la villa « de Saint Parre ». C'est bien le lieu que je pensais. Coïncidence, cette villa se trouve en face de l'habitation de ma grande tante ! Mais pourquoi ce nom concernant cette habitation ? C'est ce que je vais découvrir en continuant les recherches généalogiques et historiques sur cette famille.

D'avoir connu cette villa, non seulement parce que ma famille habitait cette rue, mais aussi parce que je l'empruntais chaque jour, pendant quelques années, pour me rendre à l'école primaire, éveilla ma curiosité concernant cette famille. Je n'étais pas au bout de mes surprises. Je me mis à collecter toutes les anecdotes et témoignages, les souvenirs des personnes originaires du lieu.

Les enfants furent orphelins assez jeunes quand leur père, le général Julius Richardson mourrut pendant le conflit de 1870, au début de la guerre franco-prussienne. N'oublions pas qu'en cette année 2020, on célèbra le 150 ème anniversaire !

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Biographie de Julius Richardson ou Julien Richard :

Il naît le 21 août 1812, à Morton, Gloucestershire, au Royaume Uni. Il se marie à Versailles, le 14 juillet 1847, avec Géraldine Anna Puget, née entre 1829 et 1832, à Londres, au Royaume Uni. Celle-ci est la fille de Richard Stracham Puget et de Cornelia Mary Emily Grace Wallace. Ces derniers se sont mariés le 24 novembre 1829, à Paris. Leur union est de courte durée car Richard Stracham décède en avril 1832 à Battle House, dans le comté de Wiltshire, au Royaume Uni, laissant une veuve et deux enfants. Sa belle mère, née aux Indes, le 7 mai 1805, fille de John Wallace et d'Annette Gertrude Von Der Graff, âgée de 82 ans, décède le 21 décembre 1887, à son domicile, sis rue de la grâce de Dieu, à Saint Valery en Caux. Sans être mentionné sur l'acte, tout laisse à penser que c'est à la villa « Saint Parre ».

https://archives.yvelines.fr/arkotheque ... em_zoom=67

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En 1830, il s'engage comme élève de l'école spéciale militaire de saint Cyr et il en sort avec la promotion du Firmament de 1832. Il est une dizaine d'années en Algérie où il est cité plusieurs fois ; alors qu'il sert au 17 ème régiment d'infanterie légère, il est blessé deux fois : à Miliana en novembre 1839 et Medeha avril 1841.

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Il sert comme officier d'ordonnance du duc d'Aumale lors de la prise de la smalah d' Abd El Kader .

Il devient colonel du 1er régiment d'infanterie légère de 1848 à 1854. Il est créé officier de la Légion d'Honneur en 1850. Entre les années 1847 à 1849, il achète un bateau nommé « Le Margot » pour ses promenades personnelles. Ce premier modèle de bateau venu en France, de la construction des modernes clippers, appartenant à Mr Cor, gagne pendant deux années les courses du Havre. En 1851, il gagne le prix de la course des bateaux non pontés à voile.

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Il est nommé général de brigade en 1854 et il commande une brigade en Crimée durant 7 mois. Il est fait commandeur de la Légion d'Honneur le 16 mars 1860.

En 1870, il commande la brigade composée des 25 et 26 ème régiment d'infanterie dans le 6 ème corps d'armée du maréchal Canrobert.

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Lors de la bataille de Mars la Tour, le général Marguenat est tué lorsqu'il conduit sa brigade sur la gauche du village de Rezonville pour attaquer une batterie de 12 canons prussiens. Il meurt le 16 août 1870, en chargeant à la tête de sa brigade d'infanterie. (1ère de la 4 ème division du 6 ème corps)

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Revenons à cette triste journée ! L'ambulance de la 3 ème division (Général Metman) du 3 ème corps d'armée, s'est établie le 18 août dans la maison d'école de Châtel-saint-Germain et dans les maisons voisines. Vers 7h du soir, arrive l'ordre de suivre la retraite. Le manque de moyens de transport oblige d'abandonner les blessés ; le personnel et le matériel de l'ambulance se mettent à la suite des troupes qui se dirigent sur Metz. Ces troupes peuvent voir des flammes qui s'élevent au dessus de la ferme Moscou. Des blessés de la journée du 16, transportés dans cette ferme, n'ont pas encore été retirés. Ils périssent dans l'incendie. Le corps du général De Marguenat est consumé sans laisser de traces. Lorsqu'il décède le 16, il est transporté à l'ambulance de Flavigny. Remis aux avant-postes par l'ennemi, le 17, son corps est déposé dans cette ferme de Moscou, par Mr Goetz, de Nancy, et le comte Sponeck, gentilhomme danois, faisant volontairement le service de relèvement des blessés.

https://boowiki.info/art/guerre-en-1870/bataille-de-mars-la-tour.html

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Quelques temps plus tard, son épouse perçoit une pension dont le montant s'élève à 3000 fr de l'époque (bulletin des lois de la république). Dans les annales de l'église de France, l'élite de la noblesse nous dit qu'en la cathédrale de Rouen, le 17 mars 1877, un service religieux, à la mémoire de tous ces français de rang noble, morts pour leur pays fut célébré, et qu'il fut cité le nom de Julien de Marguenat.

Géraldine, née à Londres, entre 1830 et 1832, est vingt ans plus jeune que son époux. Quand décède brutalement Julius Richardson, ses enfants sont mineurs et son épouse est âgée de 38 ans. Ceux-ci eurent quatre enfants entre 1860 et 1865 :

Evelina Caroline Amélie :

Elle naît le 28 janvier 1860, à l'Hôtel du gouvernement, à Méziere, en Champagne Ardennes. Fille mère à 22 ans, elle met au monde une fille Juliette Marie, le 29 avril 1882, à Dieppe. Cette dernière décède à l'âge de dix mois, le 27 mars 1883, à Saint Valery en Caux. Neuf ans plus tard, elle se marie le 21 mai 1891, à Paris 8 ème, avec Maurice François Laulanie, ingénieur.

Géraldine Octavie Cora :

Elle naît le 19 décembre 1861, à l'Hôtel du gouvernement, à Méziere, en Champagne Ardennes. Celle-ci décède jeune.

Julia Marie :

Le lieu et la date de naissance me sont inconnus. Par contre, elle se marie le 28 avril 1878, à Paris, avec Marie François De la Haye Montbault, marquis, veuf, de quarante cinq ans son aîné.

Gérald Eugène Alix :

Seul fils, il nait le 24 juillet 1863, à Paris 8ème. Agé de 22 ans, il se marie le 12 janvier 1885, à Asnières, avec Cécile Caroline Pichard, née en 1862, à Paris 16ème. Il est professeur de manège. De tous ces ancêtres, il est le seul descendant à ne pas faire une carrière militaire. Orphelin à l'âge de sept ans, il a dut être marqué par le décès de son père lors de son adolescence ! Agé de 48 ans, il décède certainement à Paris, le 5 février 1912. En 1908, d'après les fiches électorales, il habite rue des cloys dans le 18 ème arrondissement. Il est inhumé au cimetière de Saint Valery en Caux.

Trois enfants sont nés de ce couple : une fille Christiane Julie en 1888 qui se marie trois fois à partir de 1905. Elle sera inhumée avec son troisième époux Jean Gabriel Genez décédé en 1969, dans le tombeau familial, avec son père, au cimetière de Saint Valery en Caux.

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Leur second enfant, un fils, Jean Richard André, nait le 2 mai 1893, à Paris 17 ème. Son père est en voyage et c'est la sage femme Amélie Lonzième qui fait la déclaration de naissance. Issu de milieu aisé, comte De Marguenat, il s'intéresse à la production cinématographique avant de devenir l'assistant de Marc Allégret sur "Attaque nocturne" et "Le Blanc et le Noir" au début du parlant. Il a son heure de gloire en tant que cinéaste, réalisateur et scénariste avec plusieurs films entre 1929 et 1949 où apparaissent Tino Rossi, Michel simon, Noël Noël,Fernand Ledoux, Ginette Leclerc, Susy Vernon et bien d'autres acteurs. Ses films lui confèrent une certaine importance dans le cinéma des années trente. Après guerre, il adapte Jean Aicard pour donner à Tino Rossi un de ses rôles importants dans "Le Gardian". Conscient du changement d'époque, il se retire du cinéma au début des années 50. Jean de Marguenat se marie trois fois au cours de sa vie et décède à Paris 7 ème, le 16 avril 1956.

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Le troisième enfant est Edouard Marie Julius. Il naît le 29 octobre 1896, à Asnières.

Le couple n'est apparemment pas très soudé ! Gérald est absent pour la naissance de ses enfants et semble avoir une activité professionnelle très irrégulière. Cécile Caroline est musicienne. Dès 1892, elle est mentionnée parmi les artistes se produisant dans un concert. Début 1905, professeur à Courbevoie, elle reçut les palmes académiques.

https://cinephilazr.pagesperso-orange.fr/fiche_MARGUENAT_Jeande.htm

Si j'ai eu quelques réponses à mes questions, certains points restent à approfondir ! Les hypothèses sont des pistes que l'on doit suivre pour résoudre les problèmes posés. Leur histoire familiale, celle d'un lointain passé oublié, dort dans les archives. A moi de la découvrir.
Je vous donne rendez-vous pour la suite de mes recherches

F.Renout
(Administrateur cgpcsm)
R

Sources :
Recensements Saint Valery en Caux (AD Seine Maritime)
Arthur Chuquet : « La jeunesse de Napoléon-Tome 1 »
Léon Hennet « Etre militaire de France pour l'année 1793 »
Liste des généraux de la révolution et du premier empire
Inventaire sommaire AD de l'aube, série E, titres féodaux et papiers de familles
Liste d'élèves de l'école spéciale militaire de saint Cyr
Henri de la Perrière, historien (Marguenat contre marguenat-1928)
Nobliaire universel (pages 285 et 286)
Gallica (bibliothèque nationale de France)

Moeurs d’un autre temps

Avant d'arriver aux histoires déconcertantes concernant cet article, il faut se placer dans le contexte historique de l'époque. C'est l'histoire de la conquête d'une colonie et du rôle de la famille Dyel à la Martinique. Cette famille Dyel est une très vieille famille du Pays de Caux. En effet, en 1148, Robert Dyel, seigneur de Cailleville et de Néville, partait en croisade avec le roi Louis VII.

Des siècles plus tard, un descendant, Jacques Dyel du Parquet, de vieille noblesse cauchoise, capitaine de régiment et lieutenant général, devint gouverneur de la Martinique. Il rachèta cette île en 1651 après avoir été gouverneur pour le compte de la Compagnie des îles d'Amérique (voir l'article à son sujet).

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Histoire de Marie Bonnard :

L'histoire d'aujourd'hui concerne son épouse Marie Bonnard. Celle-ci, originaire de la région parisienne, fit annuler son précédent mariage avec un certain Chesneau de Saint André, commis général de la Martinique, par un jésuite de l'ile, pour pouvoir se marier avec Jacques Dyel. Ils furent mariés secrètement le 21 novembre 1645 par Guillaume Tournemire. La cérémonie solennelle fut célébrée par le père Techenel, dans la chapelle Saint Jacques, au Carbet, le 30 avril 1647.

Marie devint régente de la Martinique à partir de janvier 1658, après le décès de son mari, ayant la tutelle de ses deux enfants. Celle ci eut quelques difficultés à faire valoir les droits de ces derniers Jean Jacques Dyel d'Esnambuc (8 ans) et Louis Dyel du Parquet (5 ans) à la succession de leur père. Le 15 septembre 1658,le roi nomma Adrien Dyel du Vaudrocques gouverneur avec sa belle-soeur Marie Bonnard jusqu'à la majorité de l'aîné de ses fils.

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Déjà en 1657, les colons, surtout les plus modestes, avaient exprimé leur mauvaise humeur. En effet, Du Parquet avait établi un droit exceptionnel (cinquante livres de tabac) pour renforcer la défense de la zone française contre les Caraïbes. A Case-Pilote, en novembre 1657, Bourlet déclarait à Du Parquet, au nom des colons du quartier, qu'ils ne paieraient pas le nouveau droit. Ces rebelles essayèrent d'étendre l'agitation au Prêcheur où il y avait beaucoup de petit colons. Il avait fallu que Du Parquet, malade, se rendît lui-même à Fort-Royal et au Carbet pour en assurer le paiement.

Dans un premier temps, Marie Du Parquet (Bonnard) accepta les revendications des rebelles. mais le bruit courut qu'elle complotait avec l'anglais Jacques de Maubray pour livrer l'île aux Anglais. Accusée de trahison, elle fut traduite devant le Conseil Souverain de l'île. Le 6 août 1658, le Conseil décida de la destituer et de la mettre en résidence surveillée dans un magasin du quartier de la Place d'Armes au Prêcheur.

Les colons désignèrent alors M. de Gourselas pour assurer l'intérim de Gouverneur. Mais l'intervention du roi devait mettre les choses au point. En effet , le 15 septembre 1658, il nomma le fils aîné de du Parquet Gouverneur et Lieutenant Général de la Martinique. Mais l'enfant étant en bas âge, c'est son oncle Adrien de Vaudroque qui reçut la mission de veiller à la conservation de ses biens jusqu'à ce qu'il ait atteint l'âge de 20 ans. La désignation de De Vaudroque comme Gouverneur ne fit pas l'unanimité chez les colons et provoqua une sédition des partisans de Marie.

Quelques lettres du XVII ème siècles :

https://www.persee.fr/doc/outre_0300-9513_1961_num_48_170_1331

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(Lettre de Marie Bonnard, le 2 mai 1659)

En 1659, le 23 juin, Marie Bonnard, donne son habitation du fonds Saint Jacques, aux religieux de l'Ordre de Saint-Dominique, alors sous la direction du Père Boulogne. Cette donation venait en récompense des efforts de ces religieux dans la guerre contre les Caraïbes de la Capesterre, en 1658. En hommage à son époux, le sieur Jacques Dyel Du Parquet (mort le 3 janvier 1658), gouverneur de la Martinique, et propriétaire de cette île comme de Sainte-Lucie, de Grenades et des Grenadines depuis le 27 Septembre 1650, Mme veuve Du Parquet offrit ce domaine et son nom.

Volet d'histoire de la Martinique :

http://www.martinique.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/Pages_de_03_Histoire_13-03-29-_normal1partief-red_cle0d1112.pdf

Moeurs d'un autre temps :

Suite à une insurrection des colons, Marie Bonnard, alors malade, souffrant de rhumatismes, s'embarque pour la France en août 1659, sur un bateau en route vers Saint Mâlo. Elle meurt en mer, pendant la traversée de l'Atlantique, en septembre 1659, un mois après son départ. Ses parents et ses amis supplièrent le capitaine de conserver son corps afin qu'on puisse l'enterrer en terre sainte. Il fut alors dépecé, salé et hermétiquement enfermé dans un tonneau. Mais il fallut quand même le jeter à la mer après une cérémonie ; les matelots s'étant imaginés que ce funèbre colis était la cause d'une interminable tempête. Pourtant cette région des Antilles est connue pour ses ouragans, ses tempêtes tropicales et ses cyclones. Le père Dutertre, chroniqueur scrupuleux, en parle dans son histoire générale des îles.

C'est dans des circonstances similaires qu'une aventure arriva à l'une des plus anciennes femmes de la Martinique, Mme Roche, originaire de Dieppe, ou plutôt des environs, car elle parlait patois comme si elle était encore dans le Pays de Caux.

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Son mari avait été tué, dans un combat, sur la montagne pelée. Trois mois après, les morts étaient encore sans sépultures. Mme Roche voulut faire enterrer le corps de son mari à l'église sainte Anne de Macouba, sa paroisse, située au nord de la Martinique.

Elle alla donc le chercher avec l'aide de deux de ses esclaves, croyant ne trouver que des os ; mais le froid qui sévissait sur la montagne, l'avait conservé. Cela rendait le transport du corps impossible à cause de l'étroitesse et de l'escarpement des chemins.

Cet incident aurait embarrassé tout autre personne que Mme Roche ; mais comme elle était une femme d'exécution, elle fit couper son mari en morceaux par ses deux esclaves. Ces derniers emportèrent les restes humains jusqu'à Macouba où ils furent inhumées.

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Ces mœurs nous étonnent et nous choquent. En ces temps là, on n'était pas aussi sensible et le désir d'assurer une sépulture chrétienne aux défunts, primait sur les répugnances de la nature.

F.Renout
(Administrateur cgpcsm)
R

Sources :
La Vigie de Dieppe du 28 février 1936
La noblesse de Haute Normandie (la Chesnaye des bois)

Le retour de l’agent Smith

Dans la vraie vie, l'agent Smith a, en fait, tué Néo et nous parle d'une monde meilleur. Nous sommes quelques uns à croire que nous vivons un véritable enfer. D'ailleurs, l'objectif de nos dirigeants serait de nous pourrir la vie en cherchant à nous soumettre. Le résultat dépasse leurs espérances.

Et maintenant, Dieu avant la culture !

Sauf à se faire curer le nez tous les 3 jours, les non vaccinés, de fait, n'ont plus le droit d'accéder aux lieux de culture que sont nos bibliothèques et nos médiathèques. Et il y a bien peu de gens pour s'en émouvoir. Or les églises, mosquées et synagogues sont dispensées de pass sanitaire.

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