Vers une prolongation de la concession des ponts de Normandie et de Tancarville

Les ponts de Tancarville et de Normandie sont la propriété de l’État qui définit les conditions de leur exploitation. La CCI Seine Estuaire assure la gestion de ces ponts depuis leur construction, en 1959 et 1995. Le rôle de la CCI est de favoriser le développement économique, en exploitant les ponts dans l’intérêt des acteurs du territoire et de ses usagers.  La Région Normandie et les Départements du Calvados, de l’Eure et de la Seine-Maritime ont garanti les emprunts ayant permis de construire les ponts et jouent donc également un rôle essentiel.. Une chute notable des recettes des péages des ponts de Tancarville et de Normandie, due à la baisse du trafic estimée à 20% en 2020 (soit 2,7 millions de voitures en moins par rapport à 2019) : c'est le constat de la préfecture de Normandie, représentant de l'Etat propriétaire des ouvrages, et de la Chambre de commerce et d'industrie Seine Estuaire, en charge de la concession des ponts. Cette situation perdure depuis le début de l'année en raison des mesures renforcées (couvre-feu, confinement) mises en place par le gouvernement. Parallèlement à ce bilan lié à la crise sanitaire, le programme de travaux d’entretien et de sécurité pour préserver ces ouvrages a été revu en 2020, pour un montant qui s’élève à 140 millions d’euros à réaliser dans les prochaines années. Cet équilibre économique fragilisé pousse l'Etat a envisagé une prolongation de la concession. "Parce que ces circonstances rendent plus difficiles pour la CCI l’exécution des charges qui pèsent sur elle en sa qualité de concessionnaire, l’État a donné son accord pour que soit envisagée une prolongation de la durée de la concession jusqu’en 2031 qui lui permettrait de mieux absorber les coûts auxquels elle doit faire face. Cette prolongation a été soumise à l’accord des autorités européennes", a indiqué la préfecture et la CCI Seine Estuaire dans un communiqué de presse commun. Les deux parties attendent désormais la position de la Commission européenne.  Préserver les usagers En plus de rétablir l'équilibre économique des ponts et réaliser les travaux nécessaires, cette prolongation des concessions a aussi pour objectif de préserver les usagers en évitant "une augmentation des tarifs dans les années à venir, au-delà de ce qui existe aujourd’hui (0,5 x l’inflation)". Pour Léa Lassarat, présidente de la CCI Seine-Estuaire, « cette décision est aussi le moyen de conserver une stratégie de modération tarifaire pour les abonnés et les entreprises comme le pratique la CCI depuis toujours dans l’intérêt du développement économique du territoire de l’Estuaire de la Seine. » Les ponts assurent une fonction vitale pour l’activité économique et les déplacements quotidiens domicile-travail des habitants du bassin de vie et d’emploi de l’estuaire de la Seine avec plus de 13 millions de véhicules par an.. Pour restaurer l'équilibre économique des ponts de Normandie et de Tancarville, fragilisé par la crise sanitaire, l'Etat a donné son accord pour une prolongation de la durée de la concession, confiée à la CCI Seine Estuaire…

Plan de relance : l’UNAPL appelle le gouvernement à ne pas « oublier » les professions libérales

« L’UNAPL a porté la voix des professions libérales depuis le début de la crise », a rappelé le président de l’Union nationale des professions libérales (UNAPL), Michel Picon, le 24 mars dernier lors d’une conférence de presse au cours de laquelle il a dressé un premier bilan de cette année de crise sans précédent. Les grands oubliés des premiers dispositifs d’aide « Les premiers projets du plan d’aide du gouvernement excluaient les professions libérales de l’ensemble des dispositifs », a-t-il rappelé. En cause, selon lui : « l’image d’Épinal des professionnels libéraux nantis », « de gens qui n’ont pas besoin de cette aide », alors que « beaucoup de professionnels libéraux étaient en grande difficulté ». Ainsi, selon les résultats d’une enquête réalisée en janvier 2021 par l’institut Xerfi pour l’Union des entreprises de proximité (U2P), « 49 % des professionnels libéraux de santé ont enregistré une baisse de leur chiffre d’affaires sur l’année 2020 » et « 75 % des professionnels du droit ont été affectés économiquement par la crise sanitaire, en 2020 ». De même, « les architectes se sont retrouvés dans de grandes difficultés », car dès lors que « les autorisations de voirie et les autorisations de travaux ne sortent pas, tout est paralysé ». Accès aux PGE, au fonds de solidarité, au chômage partiel… « Nous nous sommes mobilisés pour que les professionnels libéraux puissent bénéficier de l’ensemble des dispositifs d’aide » proposés par le gouvernement, y compris « les indemnités pour garde d’enfants à domicile, à titre exceptionnel », a poursuivi le président de l’UNAPL. En parallèle, « nous avons mis en place, avec l’U2P, un soutien psychologique aux professionnels libéraux, aux artisans et commerçants ». Or, les données fournies par Bercy attestent que les professionnels libéraux ont bel et bien eu recours à ces dispositifs. « Ils ont fait appel aux PGE [prêts garantis par l’État] pour maintenir leur entreprise à flot », « 30% d’entre eux ont utilisé le chômage partiel [pour leurs collaborateurs] », et « 380 000 professionnels de santé, du droit et de la technique ont bénéficié du fonds de solidarité, pour un montant total de 1,1 milliard d’euros », a-t-il précisé. Protection sociale : un nouveau régime d’indemnités journalières De plus, « nous nous sommes rendus compte que notre protection sociale n’était pas suffisante : nos régimes de retraite avaient mis en place des régimes d’indemnisation journalière, mais seulement après un délai de carence de 90 jours », a expliqué Michel Picon. En réponse aux « appels au secours que nous avons reçus », l’UNAPL a alors conçu un nouveau dispositif, géré par la Caisse nationale d’assurance vieillesse des professions libérales, qui s’appliquera pendant les 90 premiers jours d’arrêt maladie. Le gouvernement a entériné cette nouvelle mesure dans le budget de la Sécurité sociale pour 2021. Elle entrera en vigueur à partir de juillet prochain, et ne concernera pas les avocats qui disposent de leur propre régime d’indemnisation. « C’est maintenant qu’il faut aider les petites entreprises » « L’année 2021 sera cruciale pour l’avenir des professions libérales », a-t-il enfin déclaré. « Nous sommes résolument optimistes, nous allons trouver les moyens pour rebondir. » Mais pour ce faire, « nous souhaitons que l’on ne débranche pas les aides et les soutiens du jour au lendemain », et que « le gouvernement n’oublie pas les professionnels libéraux ». « C’est maintenant qu’il faut aider les petites entreprises », et « nous avons des propositions à faire au gouvernement » en ce sens. Il y a « 1,4 million de professionnels libéraux dans notre pays », qui apportent « 11% de la valeur ajoutée du pays », et « nos activités permettent de faire vivre les territoires : professionnels de proximité, professionnels du soin, professionnels du conseil, nous sommes partout sur les territoires », a conclu le président de l’UNAPL.. L’UNAPL, qui s’attache à défendre les intérêts des professionnels libéraux depuis le début de la crise sanitaire, se mobilise désormais pour que ces derniers ne soient pas exclus des dispositifs mis en place dans le cadre du plan de relance économique…

Les escroqueries financières prolifèrent avec la crise

Des pistes pour éviter le pire Avant toute prise en compte d'un changement de RIB par un fournisseur, contacter directement le demandeur et faire valider l'opération par la hiérarchie... C'est l'un des conseils que l'on peut trouver dans les « fiches réflexe du Medef »( https://www.medef.com), et les conseils de la Fédération Bancaire Française (http://www.fbf.fr).. Même les petites entreprises ne sont pas épargnées. En 2016, une PME des Deux-Sèvres (44 salariés) a fait faillite. En cause : une escroquerie qui lui a fait perdre 1,6 million d'euros. Face à ce phénomène, les organisations patronales se mobilisent, à l'image du Medef, qui a établi un protocole d'accord avec la Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ). En mars, il organisait un webinaire intitulé « La criminalité organisée financière : cela n’arrive pas qu’aux autres ». Avec plusieurs messages à la clé : tout d'abord, « le sujet, malheureusement, intéresse l'ensemble de nos entreprises », explique Patrick Martin, président délégué du Medef. En effet, les groupes criminels n'ont pas nécessairement de cible privilégiée, en termes de taille d'entreprise. « Le groupe criminel adapte sa stratégie à la surface financière de l'entreprise », par exemple, sur le montant du virement frauduleux demandé, explique Thomas de Ricolfis, contrôleur général, sous-directeur de la lutte contre la criminalité financière. Autre message, l'ennemi est redoutable : « la criminalité est une véritable entreprise qui cherche à faire des profits illicites et à les recycler ». L'expert décrit un écosystème économique sophistiqué, composé de professionnels compétents. Avec, en toile de fond, un contexte qui leur est favorable, fait de technologies d'anonymisation des individus et d'une multitude de possibilités de transferts de fonds vers des pays où ils deviennent impossibles à suivre. « La criminalité financière a beaucoup évolué depuis 2000 », ajoute Thierry Pezennec, commandant de police, chef du Sirasco financier, service d'information et d’analyse stratégique sur la criminalité organisée. « Ce sont des groupes internationaux, protéiformes, qui divisent leurs tâches. Ils travaillent comme une holding, avec une direction des ressources humaines, une direction financière qui s'occupe du blanchiment, et celle commerciale, des victimes », précise-t-il. Autre caractéristique, ces criminels font preuve d'une « imagination débordante ». Chaque crise représente pour eux une nouvelle opportunité. En 48 heures, l'argent volatilisé à l'étranger Ainsi, durant la pandémie, ils se sont organisés pour détourner les dispositifs d'aide de l’État. Exemple, le chômage partiel. Des numéros SIRET ont été usurpés et des sociétés radiées « ressuscitées », afin de créer de fausses entreprises. En parallèle, des milliers de comptes bancaires existants, « dormants », ont été activés pour l'occasion. Bilan : 225 millions d'euros détournés, dont la moitié a été récupérée. Des interpellations sont en cours. Et les entreprises ne sont pas épargnées : avec le Covid, les Fovi, fraudes par faux ordres de virement, ont explosé. Ils ont atteint 22,4 millions d'euros dérobés, en mars et avril 2020, contre 7,5 millions dans la même période, l'année précédente. Cette escroquerie, parmi les plus courantes, consiste à se faire passer pour un interlocuteur fiable ( le président de l'entreprise, un fournisseur…), afin de convaincre le comptable d'effectuer un virement bancaire en faveur du réseau criminel. Là aussi, la sophistication du circuit de déplacement des fonds, rapide, qui implique plusieurs pays et de nombreux intermédiaires, laisse peu de chances à l'entreprise de récupérer son bien. Au bout de 48h, « il n'y a plus aucune traçabilité (…), il ne faut pas penser que le monde judiciaire sera en mesure de récupérer des fonds assez vite», met en garde Thierry Pezennec. En cas de problème, la réactivité est indispensable : il faut prévenir sa hiérarchie, le chargé d'affaires de sa banque et déposer plainte. Mais avant tout, les autorités insistent sur la nécessité de la prévention. Pour Thierry Pezennec, les entreprises manquent de protocoles de sécurité, ou alors ces derniers ne sont pas assez sécurisés. Les dirigeants ne se rendent pas nécessairement compte de la facilité avec laquelle les escrocs peuvent obtenir des contacts et des informations dans l'entreprise. Pis, celle-ci les apporte parfois sur un plateau d'argent, sur les réseaux sociaux, et même dans les journaux. A l'image de la signature du PDG apposée sur une publicité... C'est sous-estimer de beaucoup l'ingéniosité des escrocs, capables de venir poser un micro dans une société, déguisés en prestataire informatique.. Les escroqueries peuvent coûter très cher aux entreprises et la crise accentue les risques. Face à des criminels aux méthodes sophistiquées et qui profitent de circuits internationaux qui les rendent difficilement saisissables, les autorités préconisent avant tout la prévention..…

Saint-Etienne-du-Rouvray : L’Esigelec signe une convention de partenariat avec l’entreprise Semeru

Cette démarche, qui « apporte des éléments positifs aux deux parties » selon le directeur général de l’Esigelec, Étienne Craye, concerne différentes actions notamment le recrutement, la réalisation de projets d’ingénierie, l’organisation de programmes pédagogiques et la valorisation de l’approche collaborative. L’innovation, le socle principal Pour l’Esigelec, chargée de former des ingénieurs généralistes recherchés pour leurs compétences en Systèmes intelligents et connectés, ce partenariat vise en premier lieu l’innovation. Il portera ainsi sur « des sujets comme la Smart City », indique Étienne Craye. Ce dispositif permettra également à cet établissement, qui a formé plus de 12 000 diplômés depuis sa création en 1901 et qui accueille actuellement 2 000 étudiants dont 35 % internationaux, de faire évoluer davantage son offre. Il l’aidera, par ailleurs, à apporter de nouvelles compétences et à améliorer la formation de ses apprentis. La réalisation des projets innovants et le travail sur des sujets en recherches et développement, menés en collaboration avec l’Institut de recherche en systèmes electroniques embarqués (IRSEEM), sont également prévus. Un recrutement plutôt facile La filiale du groupe Fayat, leader mondial du matériel routier, Semeru, souhaite à travers cette initiative faciliter le recrutement de profils répondant le mieux à ses besoins. L’état d’esprit, la capacité à s’intégrer facilement, l’aptitude à proposer des offres idoines aux clients et à leur environnement, tels sont les critères recommandés par le spécialiste dans la conception et le développement des solutions de systèmes intelligents. Celui-ci recherche avant tout « la qualité du dialogue », souligne le directeur général de la succursale, Christophe Bellembois. . L’école d'ingénieurs généralistes Esigelec, basée à Saint-Etienne-du-Rouvray vient de signer une convention de partenariat avec la société Semeru-Fayat Energie Services…

Le Département de Seine-Maritime en soutien au secteur des travaux publics

Cette charte d'engagement complète les mesures de relance adoptées par le Conseil départemental lors de sa séance plénière, augmentant de 33 millions d’euros les dépenses d’investissements qui seront réalisées en 2021. Ces investissements supplémentaires concerneront notamment la rénovation énergétiques de bâtiments administratifs.. « Nous voulons être au rendez-vous de la relance », a annoncé Bertrand Bellanger. Ce lundi 12 avril, le président du Département de la Seine-Maritime a signé, conjointement avec les représentants de la Capeb (Confédération de l'artisanat et des petites entreprises du bâtiment), de la FRTP (fédération régionale des travaux publics) et de la FFB (fédération française du bâtiment) du territoire, une charte d'engagement sur les avances aux titulaires d'un marché de travaux publics. Ainsi, le Département s'est engagé à verser au titulaire une avance forfaitaire à hauteur de 30% du montant du marché, contre 10% auparavant. « C'est notre coup de pouce aux entreprises, dont certaines pourraient avoir des difficultés de trésorerie à cause de la crise », note Bertrand Bellanger. Une aide bienvenue pour Régis Binet, président de la FRTP Normandie, qui craint une fin d'année 2021 difficile : « À défaut de stabilité, nous avons de la visibilité. Nous pouvons voir venir, et nous en avons besoin. » Un soutien salué également par Paul-Henri Huvey, président de la Capeb de Seine-Maritime et Olivier Rousseille, président de la FFB Rouen Métropole. Une charte d'engagement a été signée par le Département, la Capeb, la FRTP et la FFB. (©Gazette Normandie/Chl.G.) « Deux tiers de l'activité du secteur, ce sont des commandes publiques », précise Paul-Henri Huvey. Mais avec la crise, le nombre d'appels d'offres publiés a chuté en 2020. Selon une étude de la CERC Normandie sortie en janvier 2021, une baisse de 29% des appels d'offres de marchés de travaux publics a été enregistrée entre le 1er janvier et le 22 novembre 2020 (par rapport à la même période en 2019). Plus de souplesse pour faire face à la crise À cette baisse de la commande publique s'ajoutent les nouvelles problématiques liées à la crise : la hausse du prix des matières premières et pénurie de certains matériaux. « Nous demandons aux collectivités de la souplesse concernant les prix fermes, mais aussi sur les pénalités de retard », a ajouté le président de la Capeb de Seine-Maritime. Le président du Département n'a pas manqué de souligner le vote favorable concernant la rallonge financière sur le projet de contournement Est de Rouen. « Toutes les conditions financières sont réunies pour réaliser ce projet indispensable au développement du territoire », a-t-il martelé. Et d'ajouter : « Nous ne pouvons pas prendre le risque de voir 880 millions d'euros, destinés à ruisseler sur notre territoire, investis ailleurs. » Une prise de position partagée par les différents représentants présents, la qualifiant même de « bouffée d'oxygène » par Olivier Rousseille, prêt à « apporter sa pierre à l'édifice de la relance ».. Lundi 12 avril, le Département de Seine-Maritime s'est engagé à porter l'avance au titulaire d'un marché de travaux publics de 10% à 30%, par une charte signée communément avec des représentants du secteur…

À Rouen, le Hall 24 lance son incubateur de start-up

En parallèle de ces projets, Le Hall 24 continue d'accueillir de travailleurs. Car, la structure est d'abord un espace de coworking. Sur ces 1 400m² de surface, on retrouve des espaces de travail bien sûr, mais aussi un coin cuisine ou encore un autre dédié au sport.. « Nous voulons faire du Hall 24, un véritable lieu de vie », s'exclame Manon Guilbert, chargée de développement et de communication de la structure, en déambulant dans le spacieux espace à la déco industrielle. Après un lancement de l'espace de coworking, en février 2020, perturbé par le Covid-19, l'équipe développe désormais la partie incubateur de son activité. « Ça pourrait devenir notre activité principale », s’enthousiasme la chargée de développement.  La structure a lancé officiellement son incubateur de start-up, vendredi 9 avril, sur les réseaux sociaux. Deux offres d'incubation sont proposées : la start-up academy, qui permettra aux porteurs de projets d'être accompagnés tout au long de l'incubation, et la start-up studio, qui permettra l'étude du projet. « L'incubation durera 18 mois et le Hall 24 proposera un prêt de 50 000 euros maximum », ajoute Manon Guilbert. L'équipe du Hall 24 veut faire de sa structure un "véritable lieu de vie". (©Gazette Normandie/Chl.G.) Pour cette nouvelle activité, le Hall 24 collabore avec Le Village by CA Rouen. « Nous sommes plutôt sur la partie incubation, qui est avant l'accélération que propose le Village by CA », précise-t-elle. En effet, au sein du Hall 24, les porteurs de projets seront accompagnés en cinq phases : l'étude du projet, la définition du business model, la création de la structure, le lancement du produit ou du service et enfin, la transition vers un accélérateur.  La structure veut orienter son accompagnement vers l'intelligence artificielle et les nouvelles technologies avec cinq grands domaines d'expertise : Green tech, BioTech santé, Chimie matériaux, Logiciel web et Électronique télécom. « Marc Liot, le co-fondateur, a un réseau très développé, qui peut être bénéfique pour les start-up. Il y a une dimension internationale avec des collaboration notamment avec la Chine et la Côte d'Ivoire », ajoute Manon Guilbert. Cinq projets accueillis Cinq projets pourront être incubés par le Hall 24 pendant un an et demi. « On en a déjà deux sur lesquels on aimerait communiquer dès septembre, dont un projet de conciergerie connectée », raconte Manon Guilbert. Difficile pour la structure de définir des critères. « Le projet doit avoir business plan viable, une idée qui répond à un besoin et correspond à un marché, précise-t-elle. C'est mieux si le projet a une dimension RSE, des nuances éco-responsables et des valeurs qui se basent sur l'humain. » La structure a lancé son premier appel à candidatures via les réseaux sociaux. Les porteurs de projets peuvent déposer un formulaire pour espérer passer devant le comité de sélection. « Nous ne voulons pas garder un projet que l'on ne pourra pas accompagner », affirme la chargée de développement. Les start-up incubées pourront bénéficier de services spécifiques comme des formations, des outils développés par le Hall 24 ou encore de coaching privés. Après un lancement virtuel, l'équipe du Hall 24 espère pouvoir inaugurer cette nouvelle activité dans ses locaux avec ses partenaires. . Après une ouverture en février 2020 perturbée par le premier confinement, le Hall 24 surmonte la crise grâce à ses nombreux projets. Vendredi 9 avril, la structure a lancé officiellement son incubateur de start-up…

Six millions d’euros pour un projet de rénovation thermique au Havre

Ce projet s’inscrit dans le cadre du plan France relance de l’État, qui consacre un volet pour la rénovation thermique et énergétique des bâtiments publics notamment les universités. Les bâtiments vieillissants vont subir, d’ici 2023, des réparations de toiture et de performance énergétique, des réhabilitations et des restaurations. Cet investissement contribuera alors à la modernisation du parc immobilier et permettra d’économiser l’énergie. Deux enveloppes pour réaliser différents travaux L’université, qui compte aujourd’hui 8 000 étudiants, a bénéficié d’une enveloppe de 4,47 millions d’euros. Cette somme sera consacrée à l’isolation et à l’étanchéité des toitures de certains bâtiments du site Lebon. Le centre régional des œuvres scolaires et universitaires (Crous) a, quant à lui, eu droit à 2 millions d’euros environ. Cette dotation permettra d’améliorer le confort des étudiants au sein de la résidence Labedoyère qui compte aujourd’hui 92 logements destinés aux boursiers et aux étudiants étrangers. 30 millions d’euros en faveur de 17 projets En Normandie, 17 projets dédiés aux étudiants seront financés par une enveloppe globale d’environ 30 millions d’euros. Offert au nom du contrat plan État-Région (CPER), ce budget concerne différents établissements. Il s’agit de l'Institut français de recherche pour l'exploitation de la mer (Ifremer) et les universités situées au Havre, à Rouen et à Caen. Les deux écoles d’ingénieurs, l’Ensi de Caen et l’Insa de Rouen y seront également impliqués. Le Crous de Normandie devra, quant à lui, bénéficier de ce soutien qui vise la rénovation de trois résidences, la création d’un espace santé au profit des étudiants et la réalisation d'espaces de vie au niveau du campus 1 à Caen.. L’État débloque six millions d’euros pour réaliser des travaux d’aménagement à l'université du Havre et au Centre régional des œuvres scolaires et universitaires (Crous)…

Contournement Est : le Département a voté pour une rallonge financière

En séance pleinière, jeudi 8 avril, le conseil départemental de la Seine-Maritime a voté pour l'augmentation de sa participation financière au projet de contournement Est de Rouen. La contribution du Département passe donc de 22 millions d'euros à 40 millions d'euros.  Ce vote fait suite au désengagement financier de la Métropole Rouen Normandie, qui a qualifié le projet comme trop incertain, notamment, sur ses conséquences bénéfiques sur la circulation et l’économie, trop coûteux, trop consommateur de terres.  La Région Normandie, présidée par Hervé Morin, a, elle aussi, voté une rallonge financière, en portant sa participation à 205 millions d'euros contre les 157 millions d'euros initialement prévus. Le Département et la Région compensent ainsi les 66 millions d'euros que la Métropole Rouen Normandie devait apporter au contournement Est. Ce projet, en discussion depuis 1972, est défendu par différents acteurs dont la Région, le Département, l’État, mais aussi le monde économique. LIRE AUSSI. Contournement Est : l’économie régionale en a besoin | La Gazette Normandie. Jeudi 8 avril, le Département de la Seine-Maritime a voté pour une augmentation de sa participation financière concernant le projet de contournement Est de Rouen. …

Comm’une opportunité met en relation entrepreneurs et petites villes

Comment fonctionne Comm'une opportunité ? Comm'une opportunité est né en 2019. Il s'agit d'une plateforme où les personnes qui souhaitent changer de vie et de travail peuvent poster leur projet. De l'autre côté, c'est un outil facilement accessible - aussi financièrement -pour un village, qui entend travailler sur son image et l'attractivité de ses projets. Aujourd'hui, nous approchons les 1 200 communes de toute taille inscrites sur le site, directement ou via une communauté de communes. Les Mureaux (Yvelines), par exemple, viennent de recevoir une candidature à leur offre de berger urbain. Mais pour l'essentiel, les demandes des territoires concernent le commerce de proximité, de bouche, et aussi l'habillement, la reprise d'un fleuriste...En face, nous avons 836 porteurs de projets. Certains répondent à des annonces, d'autres en publient. Parmi eux, plusieurs boulangers, dont un couple de boulangers-pâtissiers bio qui quitte Paris. Il y a aussi des projets de supérettes, de librairies, de salons de thé... Pourquoi ouvrir Comm'une opportunité aux professions médicales, en nouant un partenariat avec le syndicat des jeunes médecins ? Le désir de « retour au vert », que l'on observe dans la société, concerne aussi les professionnels médicaux. C'est ce que confirme Emmanuel Loeb, président du syndicat des Jeunes Médecins, qui regroupe environ 3 000 praticiens, généralistes, et spécialisés, libéraux et hospitaliers de moins de 10 ans de pratique. A catégorie socioprofessionnelle égale, les professionnels médicaux ont les mêmes attentes que les autres Français. Ils souhaitent un travail et une vie de qualité. Et ils veulent en choisir le cadre, sans coercition. De l'autre côté, les déserts médicaux ont progressé de 50% en trois ans en France [entre 2015 et 2018], alors que la situation était déjà tendue. Aujourd'hui, de nombreux professionnels partent à la retraite et ne sont pas remplacés. Sur la plateforme, par exemple, nous avons un territoire qui chercher à remplacer un médecin parti à la retraite … en 2015. La crise est-elle propice ou au contraire, entrave-t-elle votre projet ? La pandémie ralentit la mise en œuvre des projets. Pour les porteurs de projet, il est par exemple difficile de réaliser les déplacements préalables, indispensables. Mais à l'inverse, l'année 2020 a aussi créé de nouvelles vocations et induit la mise en route d'autres projets. Du côté des territoires aussi, la pandémie a ralenti le rythme des adhésions au site. Toutefois, depuis le début de l'année, six nouveaux membres sont arrivés. Et suite à mon passage à l'émission de radio « Carnets de Campagne » [France Inter], 10 autres m'ont immédiatement contactée... Pour l'avenir, nous sommes très ouverts à travailler avec les régions, les départements ou les agences d'attractivité du territoire. Je suis optimiste, car nous répondons à un besoin. Les institutions publiques nous citent en exemple. Nous sommes, notamment, référencés dans l'annuaire Smart City de la Banque des Territoires et nous avons été cités comme « bonne pratique », dans la newsletter de Territoires cœur de ville.. Comm'une opportunité, site de mise en relation entre entrepreneurs qui veulent développer leur projet, et petites villes, qui veulent renforcer leur dynamisme, s'ouvre aux professions médicales. Trois questions à Julie Levêque, co-fondatrice de Comm'une opportunité…

La Trilogie du milieu de Fernando Di Leo Joyaux méconnus du polar italien

Si le western italien connut ses heures de gloire au cours des années 1960, le polar urbain («poliziottesco» dans la langue de Dante) fit florès dans la péninsule durant les années 1970. Influencés par French Connection de William Friedkin ou L’Inspecteur Harry de Don Siegel, quelques réalisateurs furent les artisans d'un cinéma noir italien extrêmement violent. Parmi ceux-ci, Fernando Di Leo dont on retrouve la trace – comme scénariste – au générique du diptyque de Sergio Leone Pour une poignée de dollars/Et pour quelques dollars de plus… A l'aube des années 1970, alors que la société italienne est en crise et connaît ses «années de plomb», Fernando Di Leo signe une trilogie qui va révolutionner le genre dans son pays natal. Celle-ci débute par Milan calibre 9 (1971) qui voit Ugo Piazza, malfrat notoire, sortir de prison après avoir purgé sa peine. Son ancien complice, Rocco, un dangereux homme de main au service de «l’Américain», lui rafraîchit la mémoire : une somme importante a été dérobée avant son incarcération et Ugo était le dernier à avoir accès au magot… Refusant toute idéalisation de la figure du gangster, le cinéaste plonge dans les bas-fonds de Milan pour brosser le portrait d'une société fracturée par les inégalités sociales. Fernando Di Leo réalise ensuite Passeport pour deux tueurs (1972) où il filme l'affrontement entre les mafias new-yorkaise et milanaise après qu'une cargaison de drogue envoyée en Italie ait été volée. Le parrain américain, Corso, décide d’employer la manière forte. Il envoie en Italie Dave Catania et Frank Webster, deux redoutables tueurs à gages afin de faire le ménage… Ponctué par une sidérante course-poursuite, ce film violent et sombre suit les pas d'un effrayant duo de tueurs dont s'inspirera Quentin Tarantino pour créer le sien avec les mémorables John Travolta et Samuel L. Jackson dans Pulp Fiction. Enfin, Le Boss (1973) suit les pas de Nick Lanzetta, homme de main de Don Giuseppe Daniello, qui profite que la famille ennemie soit réunie dans un cinéma pour la décimer dans un déluge de feu. Un événement qui s'avère être le détonateur d’une flambée de violence entre les deux familles… Classés par Quentin Tarantino, expert en la matière, parmi les «meilleurs thrillers italiens de tous les temps», ces films déclinent avec maestria la spirale infernale de la violence dans l'Italie d'alors. Une plongée unique dans les arcanes de la pègre transalpine magnifiée par un redoutable sens du cadre et de la narration. Elephant Films.. Longtemps cantonné au culte secret des adeptes de séries B, le polar italien des années 1970 retrouve des couleurs grâce à l'édition prestigieuse, en version restaurée, de la Trilogie du milieu de Fernando Di Leo…

CCI, fonds de solidarité : avis contrastés de la Cour des comptes

Louanges. Dans le cadre de son rapport annuel, publié le 18 mars, la Cour des comptes a dressé un bilan positif du fonds de solidarité, mis en œuvre depuis le début de la pandémie pour venir en aide aux entreprises. «Le succès du fonds de solidarité face à la crise sanitaire est réel », estiment les magistrats financiers. Au total, rappelle le rapport, ce dispositif, créé très rapidement, a permis de distribuer 11,8 milliards d'euros d'aides à 1,8 million d'entreprises et d'entrepreneurs individuels et indépendants, limitant ainsi l'impact de la crise. Originellement conçu en mars 2020 pour attribuer un « revenu de survie » aux dirigeants des petites entreprises, il a ensuite été élargi, devenant un outil destiné à « éviter la faillite d'entreprises de plus grande taille, en particulier dans les secteurs de la restauration, de l'hôtellerie, du tourisme, de l'événementiel, du sport et de la culture ». Une évolution qui génère plusieurs risques, estime la Cour des Comptes. En effet, l'élargissement du périmètre du fonds n'a pas été accompagné d'un changement des principes de son fonctionnement. Ce dernier demeure basé sur une quasi-automaticité de versement, reposant sur des informations essentiellement déclaratives. Or, d'après les magistrats financiers, cette évolution «accroît le risque d'un cumul des aides supérieur au préjudice subi et majore le risque de fraude ». Concernant le cumul des aides, la Cour note qu'une entreprise peut bénéficier, en plus du fonds de solidarité, d'un PGE, prêt garanti par l’État, du chômage partiel, de reports d'échéances fiscales et sociales, de fonds de soutien régionaux...Ainsi, par exemple, une entreprise fermée administrativement, qui cumule les aides du fonds de solidarité et du chômage partiel, pourrait améliorer son bénéfice par rapport à l'année précédente, son chiffre d'affaires demeurant stable, quand ses charges diminuent. Quant aux risques de fraude, toutefois, ils devraient être limités par les dispositifs mis en œuvre par Bercy : renforcement des filtres automatiques de contrôle et traitement sur mesure des dossiers à fort enjeu. Néanmoins, pour les magistrats, il sera nécessaire d'ajouter aux premières mesures, des contrôles à posteriori accrus, assortis de sanctions en cas de fraude. Des CCI inefficaces ? L'avis de la Cour des Comptes est beaucoup moins louangeur, au sujet des CCI, Chambres de commerce et d'industrie. Leur viabilité économique est mise en cause, tout comme leur efficacité globale. Et durant la pandémie « si les CCI et les CMA [chambres des métiers et de l’artisanat] ont été mobilisées dès le début de la pandémie de Covid-19, leur rôle apparaît relativement marginal aux yeux des entreprises », pointe le rapport. Ces organisations se seraient, en effet, cantonnées à diffuser gratuitement de l'information. L'affirmation a suscité une vive réaction de CCI France, pour qui la critique est « est perçue par les milliers de chefs d’entreprises élus et de collaborateurs des chambres qui se sont mobilisés sans relâche tout au long de l’année 2020, comme une profonde injustice ». Mais la critique de la Cour a également une portée beaucoup plus structurelle. En effet, d'après le rapport, les CCI seraient très loin de remplir l'objectif qui leur a été fixé il y a deux ans par la loi Pacte. Celle-ci prévoyait une moindre dépendance aux taxes et une restructuration de leur organisation nationale. Or, les actions menées ont été insuffisantes ou mal ciblées, d'après la Cour. En particulier, « les restructurations auraient dû se traduire par une refonte de la carte nationale des établissements. Depuis 2010, le législateur encourage les chambres consulaires à se regrouper en établissements régionaux. Si les progrès sont réels, ils restent insuffisants et surtout très hétérogènes d’une région à l’autre », estiment les magistrats financiers. Par ailleurs, « la pression financière a conduit les CCI à procéder à des diminutions de leurs effectifs de 28 %, entre 2012 et 2018. Mais les fonctions les plus touchées ont été les fonctions ‘emploi et formation’ et ‘appui aux entreprises’, domaines où les CCI souhaitent se développer ». Partant, d'après les les magistrats, les CCI n'ont qu'une connaissance « superficielle » des besoins des entreprises. Résultat : les services qu'elles proposent ne seraient pas assez adaptés et attractifs, par rapport à une offre privée qui se développe. Au total, près de deux ans après la publication de la loi Pacte, le pari est « loin d'être gagné ». Un état des lieux – qui concerne aussi les CMA- qui conduit la Cour à considérer comme logique, au nom de la « bonne utilisation des deniers publics », « leur transformation en prestataires de services, financés non plus par une taxe affectée, payée par les entreprises, mais par le produit de l’activité des chambres ».. Dans son dernier rapport, la Cour des comptes étrille les CCI et salue la gestion du fonds de solidarité destiné à soutenir les entreprises, mais prévient sur les risques que comporte l’extension du dispositif…

Orange déploie la 5G dans quatre communes de l’agglomération de Rouen

Après le port du Havre en mars, Orange a lancé, mercredi 7 avril, la 5G dans quatre communes de l'agglomération de Rouen : Mont-Saint-Aignan, Le Petit-Quevilly, Petit-Couronne et Le Houlme. Pourquoi ces villes ? Orange a fait le "choix de couvrir dans un premier temps les zones déjà fortement sollicitées afin d’éviter tout risque de saturation", indique l'opérateur par voie de communiqué. Selon Marc Maouche, délégué régional d'Orange Normandie, « ce sont quatre grandes villes qui concentrent une certaine densité de population, et avec de nombreux sites industriels et universitaires ». L'opérateur précise, dans son communiqué de presse, que le "déploiement se fera […] dans un dialogue constructif avec les collectivités locales". Quelle qualité de débit ? Les habitants et entreprises de ces quatre communes vont bénéficier de la "nouvelle technologie mobile 5G en 3,5 GHz". « C'est une fréquence qui nous a été accordée en décembre dernier », précise Marc Maouche. Elle permet une meilleure qualité de débit. « Nous avons fait le choix d'utiliser les sites existants pour la 4G et y ajouter des antennes 5G », explique Marc Maouche. Ainsi, neuf antennes ont été installées dans les quatre communes de l'agglomération de Rouen pour une couverture d'au moins 80% de ces territoires. Quels usages ? ''Une réponse à l'évolution des besoins de nos clients'', c'est l'objectif du déploiement de la 5G pour l'opérateur. « La consommation de data mobile a augmenté de 50% en 6 mois, depuis le premier confinement », expose Marc Maouche. Pour les particuliers, la 5G permet de télécharger des vidéos en très haute définition plus rapidement. Les amateurs de jeux en ligne peuvent bénéficier d'un meilleur temps de réaction de leur appareil par exemple.  « La 5G va booster l'économie et l'innovation, assure le délégué régional d'Orange Normandie. Chaque entreprise va s'approprier cette nouvelle technologie ». La 5G permet de nombreux cas d'usage : manipulations à distance, vidéosurveillance de meilleure qualité ou encore réalité augmentée...    Quel équipement ? Pour bénéficier de la 5G, il faut avoir une carte SIM, un forfait et un téléphone mobile compatible avec la 5G, sur un territoire couvert par cette nouvelle technologie. Si aujourd'hui la 5G se développe à l'échelle nationale et les nouveaux téléphones mobiles commencent à être équipés, son déploiement sur l'ensemble du territoire prendra du temps. « Nous avons un programme ambitieux avec un déploiement plus rapide que celui de la 4G, annonce Marc Maouche. Il faut savoir que 10 ans ont été nécessaires pour déployer la 4G en France. » . Les communes de Mont-Saint-Aignan, Le Petit-Quevilly, Petit-Couronne et Le Houlme sont couvertes par la 5G d'Orange depuis le 7 avril…

La CCI Seine Estuaire va lancer une nouvelle plateforme collaborative

Soutenu par l’État sur le Fonds national d'aménagement et de développement du territoire (FNADT), cet annuaire s’inscrit dans le cadre du programme national Territoires d’industrie. Sa première version a été validée en janvier 2021. Cette démarche vise à optimiser les contrôles d’accès aux sites industriels grâce à un système documentaire, partagé entre les entreprises utilisatrices et celles intervenantes. Elle proposera, par ailleurs, un service de préparation des interventions, renforcera le contrôle documentaire et assurera la promotion des compétences locales. Le site facilitera également le rattachement du personnel avec des sociétés de travail temporaire. Appel à participation pour l’expérimentation Pilotée par Cédric Le Coq, membre de la Commission Industrie Estuaire et Président de HISA Ingénierie, la plateforme sera expérimentée au cours du second semestre 2021. Dans ce sens, la CCI Seine Estuaire invite les entreprises industrielles à venir découvrir ses fonctionnalités avant sa mise en service. Pour s’informer ou participer au test, les industriels intéressés peuvent accéder à la page dédiée sur le site internet de la CCI.. La CCI Seine Estuaire prévoit de lancer prochainement une plateforme collaborative dénommée Apaise. Cette initiative est particulièrement destinée aux professionnels authentifiés de l’industrie et aux spécialistes des services aux entreprises…

Inoxyda rejoint le réseau NAE avec l’objectif de se développer à l’export

. L'entreprise Inoxyda, spécialisée dans le moulage sable de pièces techniques en alliages cupro-aluminium, a rejoint, en début d’année, NAE pour intégrer le plan Défense et sécurité du réseau. Ce plan doit permettre à ses industriels d'accélérer leur montée en puissance dans le secteur de la défense. L'objectif pour le directeur commercial d'Inoxyda, Olivier Gourou, est « d’accroître la part de l'export, qui représente 60% de notre activité sur les marchés civils, dans le secteur de la défense ».  Il ajoute : « Or le marché de la défense est particulièrement complexe dans la mesure où chaque pays veut rester autonome sur le plan technologique et protège sa propre base industrielle. Intégrer le réseau NAE nous donne la possibilité de nouer des relations avec les grands donneurs d’ordre français qui peuvent nous accompagner à l’export dans le cadre de compensations industrielles. » En effet, dans le cadre de ce plan Défense et sécurité, l'entreprise bénéficiera d'un accès facilité aux commandes publiques et aux appels d'offres RTI européens. Par cette adhésion à NAE, Inoxyda espère également nouer des partenariats avec des usineurs de grandes dimensions en Normandie, afin d’être en capacité de fournir à ses clients les pièces usinées, tout en réduisant le coût logistique associé au transport des pièces. L'entreprise, basée au Petit-Quevilly, est historiquement positionnée sur le secteur de la défense navale, en collaborant notamment avec la Marine nationale pour différents types d’applications militaires. Son savoir-faire lui a permis d'intégrer la BITD (Base industrielle et technologique défense) qui réunit les entreprises dont les compétences techniques permettent d’assurer l’indépendance stratégique de la France.  Aujourd’hui, Inoxyda est la seule fonderie cupro aluminium en France capable de fabriquer des pièces de très grandes dimensions dans son usine de 30 000 m², et ne compte qu’un concurrent dans chaque pays d’Europe. L'entreprise a réalisé, en 2020, un chiffre d'affaires de 9 millions d’euros. Son effectif se compose de 47 salariés en Normandie. . En début d'année, Inoxyda, entreprise spécialisée dans le moulage sable de pièces techniques en alliages cupro-aluminium, a intégré le réseau Normandie AeroEspace (NAE). L'objectif : se développer à l'export dans le secteur de la défense en rejoignant le plan Défense et sécurité de NAE…

La DREETS, nouvelle direction régionale de l’économie

La Direction régionale de l’économie, de l’emploi, du travail et des solidarités (DREETS) de Normandie regroupe la direction régionale de la cohésion sociale (DRCS) et la direction régionale des entreprises de la concurrence de la consommation du travail et de l’emploi (DIRECCTE). Cette organisation rassemble donc, dans une direction régionale unique, toutes les expertises et les missions des agents des DIRECCTE et des DRCS. La DREETS devient l’interlocuteur économique et social privilégié au niveau régional des entreprises, salariés, demandeurs d’emploi, partenaires sociaux et territoriaux, des consommateurs et acteurs des politiques de cohésion sociale en faveur des populations vulnérables. La DREETS a pour missions de protéger (les travailleurs, les entreprises, les consommateurs, les personnes vulnérables…) ; d'accompagner (les entreprises et les acteurs de l’insertion sociale et professionnelle, du dialogue social…) ; et de développer (des compétences professionnelles, de l’emploi, le développement économique, de l’accès à l’hébergement, au logement, à l’insertion, à l’emploi…).. Depuis le 1er avril, la DIRECCTE et la DRCS de Normandie se sont regroupées pour former la Direction régionale de l’économie, de l’emploi, du travail et des solidarités (DREETS…

Forêts, chéries, et mal connues…

Le 19 mars dernier, l'ONF, Office national des forêts, organisait un webinaire, intitulé « Parlons forêts » qui dévoilait les résultats d'un sondage Viavoice, réalisé auprès de 1 000 personnes, sur la perception que les Français ont de leurs forêts. En mai dernier, se souvient Françoise Le Failler, directrice de la communication de l'ONF, « il y a eu un afflux dans les forêts, tel que nous n'avions jamais connu (…). Nous avons dû être très prudents pour épargner la faune et la flore ». Le revers de la médaille, en effet, c'est que l'état actuel des forêts en France est « très inquiétant », poursuit Françoise Le Failler. Et ce, en raison du réchauffement climatique, qui favorise, notamment, les attaques de parasites. Quelque 300 000 hectares sont en voie de dépérissement. C'est sur la base de ce double constat que l'ONF a souhaité interroger les Français, dans une étude menée en février dernier, confiée à l'institut Viavoice. Le contexte, rappelle Arnaud Zegierman, directeur associé de l'institut, était alors particulièrement difficile : 42% des Français avouaient un état d'esprit négatif, fait d'incertitudes et d'ennui. Et les loisirs qu'ils citaient comme leur favoris avaient disparu, ou étaient fortement limités (aller au restaurant, voir ses amis, avoir des activités culturelles). Or, « aller en forêt apparaît en quatrième position, bien avant le shopping », pointe Arnaud Zegierman. Un sujet aussi consensuel que la cuisine En fait, « le sujet est très consensuel. A part la cuisine, peu de sujets le sont autant »,analyse le dirigeant. Plus de neuf Français sur dix estiment que les forêts leur apportent du bien-être, un sentiment d'apaisement, et les connectent avec la nature. Ils ne sont que très minoritaires à évoquer un sentiment d'inquiétude (13%) ou des peurs et des angoisses (8%). Sous l'effet des contraintes liées à la pandémie, « le désir de forêt s’accroît », note Françoise Le Failler. C'est le cas pour près de 60% des sondés. Et les trois quarts des Français jugent « intéressants », les sujets liés à la forêt. Pour 59% d'entre eux, les forêts évoquent la nature, les arbres, les animaux. 24% citent l'écologie,14% des bienfaits personnels que ces lieux apportent (calme, apaisement). Seuls 11% relient la forêt à une activité sportive, et 9% à la cueillette des champignons ou à la chasse. Résultat de cet attachement, 65 % des Français déclarent que la forêt constitue un sujet d'inquiétude à leurs yeux. Et parmi les menaces qu'ils jugent prioritaires à freiner figure la déforestation (46% des sondés ), la pollution (25%), la bétonisation (15%), et les incendies (14%). Or, il s'agit là d'une vision très approximative des risques réels encourus par la forêt en France, d'après l'ONF. Les feux constituent effectivement un fléau qui, auparavant circonscrit à la Provence-Alpes-Côte d’Azur (PACA) et l'Occitanie, s'étend aujourd'hui à d'autres régions. Mais la déforestation, elle, n'est pas à l'ordre du jour. D'après Françoise Le Failler « la surface de la forêt a doublé en deux siècles ».. À l'occasion des confinements, de nombreux Français ont retrouvé un peu de liberté dans les forêts. Mais s'ils les aiment, il leur reste beaucoup à découvrir sur le sujet..…

Les entreprises à la recherche de compétences en technologies émergentes

Près de la moitié des professionnels (49%) estiment que leur entreprise ne dispose pas des compétences digitales requises pour 2025, selon l’Observatoire des métiers du futur*. « Les écoles et organismes de formation doivent s’adapter pour répondre à cette quête de compétences, en proposant des programmes ad hoc et en étant visionnaires », indique Anne Sultan, associée du cabinet Deloitte, lors du webinaire organisé par l’Institut Mines-Télécom Business School (IM-TBS). « Les bouleversements technologiques et l’accélération des innovations induisent une nécessité de se former tout au long de la vie », poursuit Romuald Gallet, directeur de la formation continue de l'Executive Education de l’IMT-BS. De nombreux métiers sont ainsi « en tension », dont plus de la moitié seraient issus du numérique, selon le baromètre France Compétences, et les compétences technologiques sont aujourd’hui très sollicitées. Sécurité des données et responsabilité numérique L’étude Future of Jobs 2020 du World Economic forum classe les métiers de l’intelligence artificielle et de la data en tête des métiers qui se développent le plus aujourd’hui. Anne Sultan le constate au quotidien dans les appels d’offres qu’elle reçoit : « des prestations de gouvernance ou de sécurité des données, notamment avec la réglementation RGPD, d’automatisation d’analyse et d’aide à la décision, via l’intelligence artificielle, sont de plus en plus demandées ». C’est le signe que les entreprises ont besoin de ces compétences et n’en disposent pas forcément en interne. Les compétences en technologies émergentes comme le cloud, l’automatisation robotisée des processus (RPA) se positionnent dans le top 5 des compétences IT les plus recherchées aujourd’hui, selon une étude de l’entreprise américaine de conseil et de recherche Gartner. L’enjeu pour les entreprises ? Trouver des collaborateurs agiles, formés sur les technologies émergentes qui soient capables d’associer leur stratégie aux défis technologiques. Soit « des profils hybrides qui maîtrisent la technologie, le secteur d’activité et comprennent les enjeux métier pour faire parler au mieux la donnée », explique Anne Sultan. Autre compétence en tension, particulièrement accentuée par la crise : la cybersécurité. « Les attaques cyber sont de plus en plus nombreuses, inventives et pernicieuses ». Selon l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d'information (Anssi), les attaques criminelles visant des opérateurs d’importance vitale ont quadruplé en France entre 2019 et 2020. « On constate une augmentation des demandes d’expertise sur ce sujet pour aider les entreprises à se protéger et pouvoir poursuivre leur activité », poursuit-elle. Le troisième besoin serait plutôt lié à la prise de conscience sur le développement durable et les enjeux sociétaux et environnementaux. La charte du numérique responsable a été signée par plus de cent entreprises, de tous secteurs et de toutes tailles. « Le niveau de maturité des entreprises françaises progresse, mais l’on constate un déficit de compétences dans ce domaine. Très peu d’écoles intègre un volet green IT, alors que c’est un sujet d’avenir majeur et qu’il faut instaurer un dialogue entre les expertises IT et RSE. Ce dialogue est nécessaire dans l’éco-conception de programmes, dans l’établissement du bilan carbone des infrastructures informatiques, par exemple, ou encore lors d’achats de matériel ou de logiciels. C’est un sujet nouveau, complexe, qui demande plusieurs expertises et se gère de manière transversale au sein des organisations », argue Anne Sultan. L'accélération de la transformation digitale fait ainsi apparaître de nouveaux métiers et émerger des enjeux éthiques et environnementaux inédits. La formation aux mains des salariés En face, les salariés doivent dorénavant être moteurs sur leurs formations, s’accordent à dire les experts, la réforme de la formation professionnelle ayant dérégulé le marché. « Les entreprises doivent concevoir l’action de formation comme un investissement. On est face à un paradoxe entre le développement des compétences attendues pour garantir l’employabilité ou l’insertion professionnelle et le fait que l’acte de formation soit désormais dans les seules mains du salarié », indique Elodie Cavigioli, consultante en stratégie et ingénierie de formation, qualité et certification, au sein du cabinet Lafayette Associés. Les individus sont dorénavant responsables de leur évolution professionnelle avec l’application myCPF. « On compte 38 millions de comptes ouverts où les salariés disposent en moyenne de 1 340euros », détaille Elodie Cavigioli. D’un autre côté, conformément au Code du travail (article L .6321-1), l’employeur est tenu d’organiser la formation de ses salariés en vue de leur adaptation à leur poste de travail et du « maintien de leur capacité à occuper un emploi, au regard notamment de l’évolution des emplois, des technologies et des organisations. ». « Même si la loi a, en quelque sorte, rompu les négociations entre entreprises et salariés, il faut qu’ils puissent s’accorder sur le projet de formation », conclut Elodie Cavigioli. Bonne nouvelle, près d’un actif sur deux souhaite suivre une formation professionnelle dans l’année à venir**. 49% des actifs souhaitent changer d’emploi à plus ou moins long terme et un tiers y pensent pour les deux années à venir, selon la deuxième édition du baromètre de la formation et de l’emploi de Centre Inffo***. De leur côté les organismes de formation doivent constituer de véritables business partners pour les entreprises. « De prestataires de formations, ils doivent devenir des opérateurs de compétences, avec un référentiel commun pour toutes les compétences et permettre aux actifs de construire des parcours de formation et professionnels sur mesure », résume Romuald Gallet. Charlotte DE SAINTIGNON *Enquête en ligne réalisée auprès de 302 participants, de novembre 2019 à mars 2020 **Enquête Web réalisée par l'Institut BVA, du 18 au 24 novembre 2020, auprès d'un échantillon représentatif de 1 000 actifs ***Baromètre réalisé en janvier 2021, auprès de 1 600 actifs français, en partenariat avec le CSA                                                                                                                         . Métiers pénuriques, compétences recherchées par les entreprises… Le webinaire de l'Institut Mines-Telecom Business School sur la thématique «Innovations, transformations, relance : l'impératif des compétences » a fait le point, en mars, sur les enjeux de la formation professionnelle…

ExxonMobil et Plastic Energy s’associent pour construire une usine de recyclage de plastique

Plastic Energy collabore avec ExxonMobil sur la construction d'une unité de recyclage des plastiques, à Port-Jérôme-sur-Seine. "Sur la base des plans actuels, le projet devrait être l'une des plus grandes usines de recyclage avancées d'Europe, avec une capacité initiale de 25 000 tonnes de déchets plastiques par an, et prévoit de passer à 33 000 tonnes dans un proche avenir", indique l'entreprise britannique. Une décision finale d'investissement est attendue mi-2021 avec un démarrage prévu en 2023. Ainsi, Plastic Energy devrait donc installer une usine de recyclage avancée, à proximité du complexe pétrochimique Notre-Dame-de-Gravenchon d'ExxonMobil. L'usine convertira les déchets plastiques mixtes difficiles à recycler en matières premières qui pourront être transformées en polymères de qualité vierge certifiés et en autres produits de grande valeur dans le complexe pétrochimique d'ExxonMobil. « Ce projet avec ExxonMobil est une autre étape importante vers une économie plus circulaire pour les plastiques », a déclaré Carlos Monreal, fondateur et PDG de Plastic Energy, leader mondial du recyclage avancé, spécialisé dans le recyclage des plastiques en fin de vie. Ce projet a reçu le soutien financier du gouvernement français dans le cadre du plan de relance et de son volet dédié à l'aménagement du territoire. LIRE AUSSI. France Relance : quel bilan en Normandie ? | La Gazette Normandie. ExxonMobil et Plastic Energy s’associent pour un projet d’usine de recyclage de plastique à Port-Jérôme-sur-Seine. "L'un des plus grands projets avancés de recyclage des déchets plastiques en Europe", annonce l'entreprise britannique…

Tremplin vers la transition écologique pour les TPE et PME

30 millions d’euros. C’est l’enveloppe nationale accordée au dispositif Tremplin géré par les Ademe régionales. Cette aide, issue du plan de relance, vise à accompagner les PME et TPE dans la transition écologique de façon simple et rapide. « Avec ce dispositif, nous voulons toucher le plus grand nombre d’entreprises », explique Eric Prud’homme, directeur régional délégué à l’Ademe Normandie. De 5 000 à 200 000 euros Pour autant, « il ne s’agit pas de faire un "one shot", poursuit le directeur délégué. Nous voulons montrer, par des actions simples, l’intérêt environnemental, mais aussi économique, de la démarche et conduire à un engagement pérenne. » Le dispositif, ouvert à toutes les formes de TPE et PME, à l’exclusion des auto-entrepreneurs, cible des demandes de subventions comprises entre 5 000 et 200 000 euros. Le dossier se fait simplement via la plateforme dédiée. Le chef d’entreprise sélectionne, dans une liste, les actions auxquelles il veut émarger et joint les devis. A chaque action correspond un montant forfaitaire de subvention. « Avec ce dispositif, nous voulons toucher le plus grand nombre d’entreprises », explique Eric Prud’homme, directeur régional délégué à l’Ademe Normandie. (© Aletheia Press / B.Delabre) « Notre objectif est de donner une réponse dans les quinze jours, complète Eric Prud’homme. Un acompte de 30 % est ensuite versé lors de la signature de la convention. » L’entrepreneur a 18 mois pour réaliser ses engagements et reçoit le solde de l’aide en remplissant une attestation simple certifiée sincère. « Bien sûr, l’Ademe réalisera des contrôles aléatoires sur les dossiers », précise le responsable régional. Une dizaine de demandes normandes Du côté des actions entrant dans le dispositif Tremplin, on trouve la réalisation de diagnostics et d’études évaluant la stratégie de réduction des émissions de gaz à effet de serre, des travaux pour installer un éclairage Led ou augmenter la luminosité naturelle. Mais on trouve aussi le remplacement d’armoires frigorifiques positives ou de tours réfrigérées, des travaux liés à l'isolation et la ventilation d’un bâtiment industriel existant… Cette liste comprend des actions simples à réaliser et synonymes d’économies concrètes pour l’entreprise. Et qui peuvent donner d’autres idées : « Au-delà de 200 000 euros, ou pour aller plus loin, par exemple sur l’écoconception, d’autres dispositifs existent » précise Eric Prud’homme. Les premières demandes ont été déposées autour du 20 février. « On comptait 200 dossiers au niveau national et une dizaine en Normandie au cours du premier mois », note Eric Prud’homme. Parmi les thématiques plébiscitées : la mobilité avec l’achat de véhicules (le remplacement d’un véhicule thermique par un véhicule électrique par exemple), les aménagements de bâtiments portant sur l’éclairage, « qui sont faciles à mettre en place » constate Eric Prud’homme. Le dispositif sera disponible jusqu’à épuisement de l’enveloppe nationale. Même si le budget est conséquent, il est recommandé de faire sa demande rapidement. Pour Aletheia Press, Lætitia Brémont. Avec le dispositif Tremplin, géré par l'Ademe, les TPE et les PME ont la possibilité de s’engager facilement et rapidement dans la transition écologique. Une occasion de découvrir les bénéfices économiques de cette démarche…

Haropa : Les Régions, les Ceser et Seine Port Union veulent participer à la gouvernance

La fusion des ports du Havre, de Rouen et de Paris sera effective au 1er juin 2021. Dans un communiqué de presse commun, les Régions Île-de-France et Normandie, les Ceser (conseil économique, social et environnemental régional) d’Île-de-France et de Normandie, et Seine Port Union, "demandent à l’Etat de participer pleinement et à la hauteur de leurs implications, à la gouvernance du futur établissement portuaire". Pour les Régions, "l’enjeu est majeur : les activités portuaires, et celles qui leur sont directement liées, comme l’industrie et la logistique, sont au cœur des compétences des Régions, en termes de développement économique, de formation, et de transition écologique, énergétique et numérique".  Les deux collectivités rappellent avoir déjà consacré près de 180 millions d’euros aux programmes d’investissement des ports de Haropa dans le cadre des contrats de plan 2015-2020, "auxquels pourraient s’ajouter 40 millions supplémentaires pour 2021-2022". Les Régions demandent donc "à disposer, chacune de deux sièges au conseil de surveillance du futur ensemble portuaire".  Pour le président de la Région Normandie, Hervé Morin : « Il n’est pas compréhensible que les deux Régions aient un poids plus faible que les trois agglomérations, alors que leur apport financier est dix fois supérieur. » Pour la Normandie, les zones industrialo-portuaires du Havre et de Rouen représentent près de 10% du PIB régional, et environ 50 000 emplois. Seine Port Union demande à disposer d’un siège de droit au conseil de surveillance. Les CESER d’Île-de-France et de Normandie demandent à être représentés au Conseil d’orientation de l’axe Seine, "dont les missions recoupent très largement celles des Ceser". . Alors que la fusion des ports du Havre, de Rouen et de Paris (Haropa) sera effective au 1er juin 2021, les Régions Normandie et Île-de-France, les Ceser Normandie et Île-de-France ainsi que Seine Port Union ont demandé, dans un communiqué de presse commun, d'être davantage associés à la gouvernance. …

Covid-19 : Difficile perspective de reprise des activités culturelles

À Madrid, au Teatro Real, se joue actuellement la "Norma" de Vincenzo Bellini. En France, une soixantaine de théâtres sont occupés par des intermittents et des étudiants... Depuis un an, le monde de la culture est à l'arrêt. Le 4 mars, le Sénat organisait une table-ronde : « Quelles sont les perspectives pour les salles de spectacles et de cinéma ? ». Plusieurs professionnels du secteur y ont exprimé leur désarroi, témoigné des effets désastreux des confinements successifs sur leur activité et de leurs inquiétudes face à une reprise qui demeure floue. Pour tous, l'année 2020 a été catastrophique. C'est notamment le cas du secteur du spectacle musical, composé à 90% de TPE et PME et dont l'essentiel des revenus proviennent de la billetterie. En temps normal, il accueille 30 millions de visiteurs. En 2020, « les pertes sont importantes », explique Malika Séguineau, directrice générale du Prodiss, Syndicat national du spectacle musical et de variété. Estimation de la perte : 84% du chiffre d'affaires annuel, soit 1,8 milliard d'euros. « A terme, une entreprise sur deux est menacée de faillite », prévient-elle. Les théâtres privés ne sont pas mieux lotis. Ils emploient 6 000 salariés et de nombreux intermittents du spectacle sur une très longue durée. Leur chiffre d'affaires annuel s'élève à 250 millions d'euros. D'après leur syndicat national, l'impact du premier confinement, par exemple, a induit une perte de recettes de 60 millions d'euros. Et la reprise partielle, en septembre, s'est faite dans une situation dégradée, avec des jauges limitées et des surcoûts liés aux contraintes sanitaires (gel, nettoyage...). Pire, « ce dispositif a trouvé sa limite avec le couvre feu (…). Il a rendu impossible de programmer plus de quatre spectacles par semaine, contre six à sept nécessaires pour amortir les coûts », explique Isabelle Gentilhomme, déléguée générale du Syndicat national du théâtre privé (SNDTP). Au total, « le stop and go est dramatique pour les entreprises », ajoute-t-elle. Et enfin, le secteur public du spectacle vivant (qui regroupe opéras, scènes nationales...) a subi, au premier confinement, l'annulation de 19 000 représentations, soit une perte de 90 millions d'euros de recettes. Une nécessaire anticipation de la reprise d'activité Au bout d'une année de crise, le secteur de la culture est dans un état critique, s'inquiètent ses représentants. « Hors PGE [Prêt garanti par l’Etat], les entreprises ont quasiment toutes une trésorerie négative. Elles ne pourront pas rembourser le PGE », témoigne, par exemple, Isabelle Gentilhomme. Ces professionnels reconnaissent l'importance des aides mises en place par l’État, qu'elles soient transverses ou spécifiques à leur secteur. Mais dans un contexte où l'activité tarde à reprendre, ils s'inquiètent et demandent la pérennisation et le renforcement de ces dispositifs. A l'image de celui concernant l'activité partielle, prévu jusqu'au 30 juin. Toutefois, au delà de ces difficultés, le sujet majeur d'inquiétude, c'est le retour à l'activité. « La situation est particulièrement difficile car nous n'avons pas de perspective de reprise », pointe Malika Séguineau. Or, les professionnels le rappellent, il existe des délais « incompressibles » pour remettre en route un spectacle. « Les entreprises doivent reprendre leur activité bien en amont. Il est nécessaire de connaître les dates trois à cinq semaines avant l'échéance », explique Isabelle Gentilhomme.Pour les spectacles musicaux, les délais peuvent aller de trois à quatre mois pour un petit événement, et jusqu'à 24 mois dans le cas des grandes tournées. Certains festivals devraient démarrer dès le mois de mai, à l'image du Printemps de Bourges....« Il nous faut de l'anticipation et de la visibilité, c'est pourquoi nous demandons un calendrier de reprise », insiste Malika Séguineau. Et le mécontentement est général, face au ministère de la Culture. Par exemple, le 18 février, Roselyne Bachelot avait annoncé aux professionnels des festivals que ceux-ci pourraient se tenir en version assise, en plein-air et accueillir 5 000 spectateurs maximum. « Il ne s'agit pas d'une vraie date de reprise », estime Malika Séguineau. Et Bruno Lobé, directeur du Manège de Reims et vice-président du Syndicat national des entreprises artistiques et culturelles (Syndeac), de renchérir : « Il est vraiment urgent que le plan de réouverture progressive s'applique ». Ouvrir, c'est possible sur le plan sanitaire Les impératifs sanitaires s'y opposent-ils ? Il n'y a pas de fatalité à garder les lieux culturels fermés, estime Antoine Flahault, médecin en santé publique et épidémiologiste à l'Université de Genève. Il est vrai, reconnaît-il que « les grands rassemblements, comme des répétitions ou des spectacles peuvent être à l'origine de clusters. Y en a-t-il eu ? La réponse est oui, dans le monde, et même en France », explique le spécialiste. Les exemples ne manquent pas : les karaokés au Japon, des représentations théâtrales en Russie, aux États-Unis, et aussi à Amsterdam et Berlin. Un décès a même été déploré dans un chœur, la pratique du chant s’avérant particulièrement potentiellement contaminante. Par ailleurs, « les lieux de contamination ne sont pas seulement dans la salle. Cela peut aussi être les vestiaires ou le bar », ajoute Antoine Flahault. Toutefois, « il existe des mesures de prévention, afin de réduire les risques », qui rendent la tenue des spectacles possible, poursuit le médecin. L'Espagne donne l'exemple : depuis septembre dernier, elle a fait preuve d'un «fort volontarisme politique » pour préserver la vie culturelle. Une batterie de mesures a été mise en place, qui, pour beaucoup, rappellent celles déployées en France à l'automne : jauge réduite, port du masque obligatoire pour tous les spectateurs, écart entre les groupes, vestiaires et bars fermés. Mais aussi, « elle a investi sur l'aération et la ventilation », ajoute Antoine Flahault. Le facteur est déterminant. Pour l’épidémiologiste, il fait des avions ou des TGV « les endroits les plus sûrs, parmi les endroits clos ». Les contaminations constatées y sont extrêmement rares, car l'air est régénéré toutes les trois à cinq minutes. « C'est irréalisable dans les locaux des salles de spectacles, mais on peut grandement améliorer la ventilation », précise Antoine Flahault. Et la durée du spectacle peut être ajustée en fonction de la qualité de la ventilation. D'autres outils peuvent être déployés : un traçage – potentiellement obligatoire- des spectateurs avec un QR code, afin de détecter d'éventuels clusters. Et aussi, la vaccination, ou, du moins, le testing régulier des troupes d'artistes. Au total, juge Antoine Flahault, « les mesures de prévention sont possibles. On peut être ambitieux pour la culture ».. À l'arrêt depuis un an, le monde culturel s'inquiète des conditions de la reprise. Les échéances demeurent floues, alors que l'organisation d'un festival prend plusieurs mois…

Grand-Quevilly : Urby va utiliser des vélos cargo pour livrer les marchandises

Ce centre de mutualisation se charge de concentrer et de distribuer les marchandises (pallettes et colis) aux entreprises et aux commerçants. Il assure également la gestion des flux retours. Son concept repose sur la libération de la surface commerciale afin de permettre aux commerçants de bénéficier de services similaires à ceux proposés en commerce électronique. Une flotte éco-responsable Urby assure la livraison à vélos ou grâce à des véhicules à faible émission de gaz à effet de serre, dont les taux de chargement sont optimisés au maximum. « Les flux sont ainsi massifiés et permettent de servir le cœur de métropole avec des véhicules pleins à 90-95% avec tout type de marchandises », souligne Sylvain Chedeville, directeur d’Urby. Positionnée en entrée de ville, la structure évite l’entrée des camions partiellement remplis, réduit le nombre des véhicules de livraison et optimise leur chargement. Elle déploie, par ailleurs, des Établissements de Logistique Urbaine ou de proximité (ELU). Ces derniers disposent d'une capacité d’entreposage de 200 à 400 m2 et sont destinés aux commerçants, aux collectivités et aux entreprises. Cette solution logistique offre de nombreuses prestations, à savoir le stockage, la livraison des clients particuliers et la récupération des recyclables.. Urby, filiale du groupe La Poste et leader de la livraison de colis à domicile, a posé récemment ses valises au Grand-Quevilly. Spécialiste dans la logistique urbaine, l’enseigne compte utiliser des vélos cargo pour contribuer à la limitation de la décongestion de la métropole de Rouen…

À contrecœur, les Européens s’adaptent à une vie sans contact

« Le "sans contact" est devenu une réalité quotidienne pour l'écrasante majorité des Européens », explique Flavien Neuvy, directeur de l'Observatoire Cetelem. En mars, lors d'une conférence de presse en ligne, il présentait l'étude annuelle sur la consommation intitulée Le "sans contact" prend la main sur nos vies. Avant tout, les chiffres confirment que « le moral des Européens baisse fortement, par rapport au début de l'an dernier », précise Flavien Neuvy. Ils attribuent une note de 5,4/10 à l'état de leur pays, en baisse de 0,7 point par rapport à 2020. Dans ce contexte morose, les intentions de dépenser diminuent : les Européens ne sont que 34% à vouloir augmenter leurs dépenses dans les mois qui viennent, contre 40% l'an dernier. En 2012, au lendemain de la crise financière, ces intentions étaient beaucoup plus élevées ( 50%). Mais ce différentiel s'explique aussi par l'évolution des pays de l'Est, qui ont, depuis, comblé en partie leur retard en matière de consommation. En France, cette année la chute est de 6 points, passant de 35 à 29%. A contrario, « les intentions d'épargne des Européens augmentent », constate Flavien Neuvy : 54% d’entre eux entendent l’accroître, contre 51% l'an dernier, et environ 30% dans les années 2012. De fait, la Banque de France estime que les ménages ont épargné 200 milliards d'euros entre 2020 et 2021. Difficile, dans ce contexte, de prédire l'avenir. Toutefois, « l'hypothèse la plus probable, c'est qu'une envie de consommer va revenir, mais une partie de l'épargne se transformera en épargne de précaution », estime l'analyste. Parmi les paramètres qui impactent potentiellement la consommation, la perception de la hausse des prix. Au terme d'une année où l'inflation a été très faible, 70% des Européens estiment que les prix ont augmenté. En cause : l'augmentation de prix de certains produits, comme le carburant, sujet sensible. Or, cette tendance à la hausse pourrait se poursuivre les mois qui viennent, induisant des arbitrages vers l'épargne. Les Européens se sont adaptés à contrecœur Impact majeur de la pandémie, le développement d'une vie « sans contact », au sens large, « est plutôt mal vécu (... ), elle génère une fatigue psychologique chez les Européens », constate Flavien Neuvy. Le jugement est assez tranché : 73% estiment que les aspects négatifs l'emportent, un score qui grimpe à 81% chez les Français. Partant, les trois premiers termes associés à cette vie sont la solitude, la tristesse et la difficulté. Ce n'est qu'au quatrième rang que l'on trouve un terme positif : la praticité. Toutefois, « l'Europe est fragmentée sur ces questions. C'est une question culturelle, de mode de vie, avec des interactions sociales différentes », note l’expert. Les Portugais ne sont que 39% à trouver des aspects positifs à cette vie sans contact, un score qui monte à 72% chez des Anglais. Parmi les Européens, 60% se disent « contraints » à cette nouvelle vie. L'absence de contact n'est jugé positive qu'en ce qui concerne la sécurité sanitaire. Pour le reste, les liens familiaux, la solidarité entre générations, la confiance, les relations amoureuses... « le négatif l'emporte », pointe Flavien Neuvy. Mais en dépit de ces aspects négatifs, « les Européens ont eu une faculté d'adaptation plutôt bonne », constate-t-il : 66% d'entre eux ont trouvé facile de s'adapter. Parmi les pratiques jugées simples, figure, en premier lieu, le shopping en ligne, par près de huit Européens sur 10. « c'est le grand gagnant de la crise », analyse Flavien Neuvy. Suivent le fait de s'informer via des écrans, au lieu de médias papier, pour plus de 7 Européens sur dix, et le paiement sans contact. Les scores sont beaucoup plus bas, concernant le fait de ne pas se serrer la main ou sur les rencontres amoureuses. Au total, à la question de savoir si les innovations techniques permettent de compenser l'absence physique, « la réponse est non », tranche Flavien Neuvy. Pour les trois quarts des répondants, l'absence de contact dégrade les relations humaines. Et si nombre d'Européens ont découvert l'usage de réseaux sociaux pour maintenir le lien avec leurs proches à l'occasion des confinements, la même proportion estime que cela n'a pas compensé les contacts physiques. Des lendemains numériques inéluctables ? Que restera-t-il de tous ces nouveaux usages, de cette vie sans contact, largement investie par les Européens, mais peu appréciée ? 80% d'entre eux jugent probable que le « monde d'après » comportera plus de « sans contact » qu'avant. « La crise sanitaire nous a fait adopter des pratiques sur lesquelles nous ne reviendront pas », estime Flavien Neuvy. Parmi ces nouvelles pratiques, certaines constituent de véritables enjeux socio-économiques pour l'avenir, au premier chef duquel le télétravail. « Nous n'en mesurons pas encore toutes les conséquences, à moyen et à long terme », considère Flavien Neuvy. Dans la majorité des cas, (67%), les Européens estiment qu'il « fonctionne bien », un score qui grimpe à 79% en Suède, mais descend à 61% en France. Et il est probable que la réponse comporte un jugement technique, les réseaux numériques ayant été à la hauteur. Mais pour la suite, 41% des Européens précisent préférer une solution « mixte » (bureau et maison) au télétravail à temps complet. Cette potentielle évolution peut avoir des conséquences sur plusieurs secteurs. En particulier, travailler deux jours par semaine en entreprise, par exemple, « implique une relation avec son domicile, et une relation domicile-lieu de travail complètement différente », analyse Flavien Neuvy. Immobilier, décoration et aménagement d'intérieur... Autant de secteurs qui vont être durablement impactés. Parmi les autres pratiques qui se sont déployées avec la crise, figure également la télémédecine, au sens large, qui inclut, par exemple, la prise de rendez-vous en ligne. «Il s'agit d'un sujet majeur qui est devant nous », estime l’expert. 45% des Européens trouvent que cela fonctionne bien, un score qui grimpe à 53% en France. En dépit du lien fort entre les Français et leur médecin traitant, les pratiques développées durant la crise pourraient ouvrir la voie à des nouveautés, dans ce domaine. . Malgré eux, les Européens se sont pliés à une vie « sans contact » imposée par la pandémie, d'après l'Observatoire Cetelem. Une partie au moins de ces pratiques devraient perdurer, dont le télétravail, engendrant des changements pour plusieurs secteurs…

Caligo, un pince-nez anti-buée, produit phare de Skriver 3D

Etienne Rossi et Alexandre De Belloy sont étudiants en école d'ingénieurs et, depuis peu, chefs d'entreprise. Et leur société Skriver 3D, créée en début d'année, connaît un succès fulgurant, grâce à Caligo : un pince-nez anti-buée pratique pour les porteurs de masques et de lunettes. C'est dans leurs nouveaux locaux de 300m² à Petit-Quevilly que les deux jeunes hommes confectionnent désormais leur produit phare. « On vient de déménager, on est encore en travaux », s'exclament-ils en présence des ouvriers de chantier. Car avant de s'installer près d'Alstom, c'est au sous-sol du domicile des parents d'Alexandre que les deux jeunes hommes produisaient Caligo. « On a commencé avec 6 imprimantes 3D, puis on en a racheté 4, puis 15... À la fin, j'en ai pris aussi chez moi. Et puis, c'est devenu trop petit », souffle Etienne Rossi. « C'était la zizanie », ajoute Alexandre De Belloy. Désormais, ce n'est plus la place qui manque pour les deux copains, qui se sont rencontrés au lycée Jean-Baptiste de la Salle à Rouen. Ils ont pu installer leurs 62 machines, qui tournent 24h/24 et 7j/7 pour produire le petit objet. « Nous n'avons rien inventé, affirment-ils. Tout est disponible en open source, nous avons juste travaillé la pièce et sauté le pas de l'entrepreneuriat. » Aujourd'hui, ils en sont à la 23e version de leur pince-nez. Et le petit objet a déjà conquis des pharmacies, des collectivités mais aussi des entreprises comme Eiffage. « Les entreprises apprécient car c'est personnalisable, on ajoute leur logo sur le pince-nez », précise Etienne. Les particuliers aussi passent commande à la jeune société. Fabrication locale avec des matériaux naturels Désormais, 8 000 Caligo peuvent être confectionnés chaque jour. Le pince-nez de la société Skriver 3D est fabriqué localement avec des matériaux naturels. « Nous utilisons un plastique à base d'amidon de maïs qui est produit par Francofil à Mannevil-la-Goupil », explique Etienne Rossi. Alors que leur pince-nez anti-buée connaît un franc succès, les deux jeunes entrepreneurs voient déjà plus loin. « Caligo, on le voit comme un bon starter », affirme Alexandre De Belloy. « On sait qu'une fois que la crise sanitaire sera terminée... », souffle Etienne Rossi. Alors, les deux copains ont construit une machine CNC, pour graver du bois. « On aimerait, pourquoi pas, acquérir des imprimantes 3D pour des gros volumes », pense Etienne. Les idées ne manquent pas, et ils peuvent compter sur leurs amis proches et leurs tout premiers stagiaires pour avancer sur ces nouveaux projets. . Avec Caligo, un pince-nez anti-buée pour les porteurs de masques et de lunettes, la jeune entreprise Skriver 3D connaît un succès fulgurant. Une jolie success-story qui permet à Etienne Rossi et Alexandre De Belloy, les créateurs, de voir plus loin. …

Sotteville-lès-Rouen : Segafredo Zanetti France lance un emballage de café 100% recyclable

Après les capsules compostables commercialisées dans les grandes surfaces, Segafredo Zanetti France, implanté à Sotteville-lès-Rouen, a lancé le premier emballage de café 100% recyclable, sans aluminium. Une première dans le monde du café et une nouvelle étape dans la démarche RSE de l'entreprise.  Auparavant les sachets de dosettes et de café moulu et en grains étaient constitués de triplex polyéthylène téréphtalate (PET)/aluminium/polyéthylène (PE). Aujourd'hui, le torréfacteur italien utilise du polyéthylène, un matériau recyclable, qui contient 0 % d’aluminium. "Deux ans ont été nécessaires pour adapter les lignes de production à l’utilisation de ce matériau", indique la marque. « En passant sur ce nouveau film, nous réduisons les émissions de CO2 liées à la partie emballages du cycle de vie de nos produits de 23 % », a indiqué Florent Souliac, directeur industriel de Segafredo Zanetti France dans une interview accordée à Process Alimentaire. Dans un premier temps, il sera utilisé pour les références bio Intermezzo et San Marco.  Cet engagement en faveur de l'environnement a également conduit le groupe à proposer des nouveautés bio depuis 2020. Cela a valu à la marque une position de pionnière dans la production de café bio et éco-responsable.. Segafredo Zanetti France, implanté à Sotteville-lès-Rouen, vient de lancer le premier emballage 100% recyclable, sans aluminium. Cet emballage sera utilisé dans un premier temps pour ses références bio Intermezzo et San Marco…

Télétravail : les bonnes pratiques de Qobuz

Chez Qobuz, qui commercialise un service de streaming et de téléchargement de musique, la mise en place du télétravail s’est faite assez naturellement, avec des collaborateurs orientés digital et une architecture informatique hébergée sur le cloud. Néanmoins, pour permettre à ses 70 collaborateurs de se former aux bonnes pratiques du télétravail, l’entreprise leur a donné accès à Udemy, une plateforme qui fourmille de contenus, de conseils et de formations type Moocs. « Nous leur avons poussé plein de formations et de conseils pratiques », notamment, sur la nécessité d’avoir un espace de travail dédié, sur comment s’organiser, la nécessité de se relaxer, le droit de se déconnecter etc, explique Céline Gallon, Chief People Officer/DRH de Qobuz. Des rendez-vous équipes quotidiens L’entreprise, qui avait noué un partenariat avec Gymlib pour proposer des cours de sport à un tarif préférentiel à ses salariés, a d’ailleurs mis à disposition des sessions en ligne pour leur permettre de partager des moments conviviaux et de détente ensemble.« Régulièrement, à raison de deux à trois fois par mois, des groupes se sont retrouvés. L’occasion de maintenir le contact de manière plus informelle pour que les liens ne se distendent pas. » D’autres initiatives plus spontanées, émanant des salariés, ont vu le jour, comme des apéros virtuels entre équipes ou des concours de jeux vidéos. S’appuyant sur sa précédente expérience chez BNP Paribas où elle gérait une équipe au Portugal depuis la France, la DRH a briefé les collaborateurs sur les bonnes pratiques à tenir pour gérer des équipes en mode virtuel. « La règle est que plus on est loin physiquement, plus il faut proposer des temps courts. » L’entreprise a ainsi instauré des meetings systématiques de quelques minutes, tous les matins, dans les équipes, pour définir les objectifs du jour. « Un contact quotidien, même bref, permet de maintenir les relations et d’éviter l’isolement », insiste-t-elle. Ayant pris le temps, à son arrivée, en juin dernier, de rencontrer personnellement chaque collaborateur, la DRH reste disponible pour échanger et guider ceux qui en exprimeraient le besoin. Au-delà d’informer et de communiquer régulièrement aux équipes sur l’évolution de la situation sanitaire, elle répond à leurs interrogations et les guide sur les protocoles sanitaires. « On me contacte sur n’importe quel sujet, souvent via Slack, et je réponds dans l’immédiat ou leur propose un rendez-vous, dans les deux jours qui suivent. Nous devons nous montrer plus réactifs et disponibles qu’en temps normal. » Pour faire passer les informations, l’entreprise a instauré un meeting avec l’ensemble des collaborateurs, tous les lundi matin, et double les informations communiquées à l’oral par des messages écrits. Coup de pouce financier Sur un aspect plus pratique, l’entreprise soutient financièrement ses collaborateurs grâce à la mise en place un forfait télétravail, qui prend la forme d’une indemnité mensuelle pour contribuer aux frais engagés par les salariés du fait du télétravail, notamment d’électricité et d’Internet. « Cela représente quelques euros par jour de télétravail, soit environ 30€ par mois », détaille Céline Gallon. Une étude, menée par le cabinet de conseil en ressources humaines Convictions RH, ayant mis en lumière le coût lié au travail à distance pour les salariés : en fonction des profils, le surcoût irait ainsi de 13 à 174 € par mois, pour un télétravail à temps plein. Outre le stress, les dépenses supplémentaires qu'engendrent le télétravail – eau, gaz, électricité, mobilier et matériel informatique– risquent de dégrader la qualité du télétravail des salariés. En plus de cette indemnité mensuelle, l’entreprise alloue à chaque collaborateur un budget d'achat de matériel professionnel pour la maison, de l’ordre d’une centaine d’euros, afin de leur permettre de s'équiper selon leurs besoins et la configuration de leur espace de télétravail. Ils peuvent, par exemple, acheter des meubles de bureau, comme une chaise ergonomique ou du matériel informatique –souris, écran d'ordinateur... « On laisse le salarié libre de choisir ». Pour mesurer les sources de satisfaction et d’insatisfaction au travail et collecter d’éventuels besoins supplémentaires liés au télétravail, l’entreprise a mené, en juillet et en septembre 2020, des enquêtes collaborateurs. Forte des leçons qu’elle a pu tirer des résultats et de son expérience de télétravail forcé, lors du premier confinement, elle vient de mettre en place une charte de télétravail pour encadrer ses bonnes pratiques et s’organiser au mieux en interne. Avec, à terme, un retour à un équilibre de deux jours au bureau et trois à la maison, ainsi qu’un planning tournant des présences au bureau. Dès que les conditions sanitaires le permettront, la DRH espère que les salariés pourront être présents sur site par équipe et travailler de façon plus rapprochée. Et pour mieux les accueillir, l’entreprise s’est mis en quête de nouveau bureaux qui favoriseraient le lien social et les échanges. « Nous avons actuellement des bureaux standards à Pantin, avec un seul espace d’échanges, la cafétéria, et aucun endroit pour profiter du service de musique de haute qualité que nous proposons à nos clients. Nous cherchons des locaux avec des espaces de convivialité, situés dans un quartier plus festif. » Charlotte DE SAINTIGNON. L’entreprise Qobuz créée en 2007 a mis en place plusieurs avantages pour ses salariés en télétravail. Objectif : leur permettre de mieux vivre le travail à distance…

Comment UniLaSalle aide les entreprises à répondre aux enjeux environnementaux

Des emballages durables à base de lin pour la Maison de parfum Berry ou encore la gamme Parnatur (isolants à base de chanvre) pour le groupe Parex... Tels sont les projets sur lesquels travaillent les scientifiques de l'unité de recherche Vam2in (Valorisation des agro-ressources en molécules et matériaux innovants) d'UniLaSalle, école supérieure d'ingénieurs à Mont-Saint-Aignan. Ces différents projets répondent au même objectif : la valorisation des matières premières issues de l'agriculture, les agromatériaux.  Pour cela, l'équipe constituée d'une vingtaine de personnes, dont cinq enseignants-chercheurs répondent aux demandes des entreprises ou agriculteurs. « Les porteurs de projets nous sollicitent, viennent parfois avec leur propre matière », précise Feriel Bacoup, chargée de recherche dans cette unité. Ensuite, les chercheurs sont chargés d'établir la « carte d'identité » des matières en identifiant leurs propriétés et en établissant des formules permettant leur utilisation. « À partir de moelle de tournesol, nous avons obtenu un sachet de matière qui ressemble à du polystyrène, ou encore un bloc, qui peut servir d'isolant dans le bâtiment », affirme Feriel Bacoup, en montrant les différentes transformations exposées dans une vitrine du laboratoire. Mais avant d'obtenir cette matière innovante, les recherches sont longues et les manipulations nombreuses. Car, il faut trouver la bonne formule qui répondent aux résultats souhaités. Feriel Bacoup, chargée de recherche, montre les différentes transformations effectuées. (©Gazette Normandie/Chl.G.) L'emballage et le bâtiment comme thématiques principales Aujourd’hui, les entreprises sont incitées à développer des matériaux innovants, notamment pour répondre aux enjeux environnementaux. L’utilisation de coproduits de l’agriculture comme matières premières constitue une alternative intéressante par leurs propriétés. L'unité de recherche Vam2in est très sollicitée, avec deux thématiques particulières : l'emballage et le bâtiment. « Comme vous le voyez, on ne s'ennuie pas », s'enthousiasme Feriel Bacoup, accueillant actuellement dans son unité dix stagiaires, du DUT au master. Malgré cette prise de conscience de la part des industriels et des PME, certains freins sont toujours présents. « Il y a tout d'abord un frein technique. Un industriel souhaite des substitutions qui permettent la même cadence que le matériau qu'il emploie déjà, mais c'est très compliqué, car il faut prendre en compte la variabilité des matériaux durables, qui peut ne pas être compatible avec une cadence industrielle », constate Feriel Bacoup. Le frein peut être aussi réglementaire, mais les lois évoluent - notamment avec la loi du 10 février 2020 relative à la lutte contre le gaspillage et à l'économie circulaire. « Malgré la volonté de certaines entreprises, elles ne s'engageaient peut-être pas dans cette démarche par rapport au coût que cela engendre de changer une production. Mais avec les nouvelles réglementations, notamment celle excluant certains plastiques à usage unique, elles sont obligées de changer », note la scientifique. Et d'ajouter : « Et avec ces réglementations, l’État accorde davantage de subventions, ce qui peut aider ces entreprises. » Chaque filière est différente. Alors pour les chercheurs, il faut également prendre en compte les différents paramètres des secteurs. « La filière du lin est très organisée, contrairement à celle du tournesol », raconte Feriel Bacoup. Ainsi, les questions logistiques et de conditionnement rentrent aussi en jeu. Des projets de recherche collaboratifs L'unité de recherche Vam2in travaille notamment en collaboration avec NaturePlast sur le projet AgriPlast, qui a pour but de développer des nouveaux matériaux et produits finis plastiques biodégradables en valorisant des dérivés et coproduits issus des productions agroalimentaires. Un projet avec le Centre technique industriel IPC est également en cours. Il a pour objectif de développer des emballages barrière recyclables et compostables en substitution des films multicouches actuels qui sont incinérés ou enfouis. Ces projets peuvent voir le jour grâce à la collaboration des entreprises partenaires mais aussi aux collectivités. « Nous sommes très soutenus par la Région Normandie et la Métropole Rouen Normandie », se félicite Feriel Bacoup. Les subventions ont permis l'acquisition de plusieurs machines, dont une imprimante 3D ou encore une machine qui permet d'étudier la durabilité des matériaux par les UV. Cet équipement et ces savoirs pourraient également permettre de construire un parcours d'enseignements dédié à la valorisation des agroressources, d'ici 5 ans. . Au sein de l'école d'ingénieurs UniLaSalle, l'unité de recherches Vam2in travaille sur les agromatériaux. Leurs propriétés peuvent être utiles pour les entreprises, notamment des secteurs du bâtiment et des emballages, de plus en plus incitées à développer des matériaux innovants pour répondre aux enjeux environnementaux…

Cerfrance Seine Normandie organise un job-dating alternance, mardi 13 avril

Cerfrance Seine Normandie, entreprise leader dans le domaine du conseil et de l’expertise comptable de la région, lance une campagne de recrutement d'alternants pour la rentrée de septembre 2021. Un job-dating spécial aura lieu en ligne, mardi 13 avril de 10h à 20h. 17 postes, dans les domaines de la comptabilité, du conseil agricole et des ressources humaines sont proposés. Ces offres sont à pourvoir en Seine-Maritime, dans l'Eure, les Yvelines et le Val d'Oise. Lors d’un entretien en visio, les candidats échangeront avec les recruteurs sur leur parcours, leurs ambitions et leurs motivations. Les candidats peuvent s'inscrire via un formulaire en ligne. Plus d'informations sur le site internet de Cerfrance Seine Normandie.  . Cerfrance Seine Normandie organise un job-dating spécial alternance 100% virtuel, mardi 13 avril de 10h à 20h. La structure recrute 17 alternants pour la rentrée de septembre 2021. …

L’entreprise et les salariés

CDD : requalification La cour d’appel avait fait ressortir qu’à la date de conclusion du contrat à durée déterminée (CDD) litigieux, le surcroît d'activité allégué s'inscrivait dans le cadre de l'activité normale et permanente de l'employeur et n'était pas temporaire : elle en a exactement déduit que le contrat du salarié devait être requalifié en contrat à durée indéterminée. (Cass. soc., 3 février 2021, pourvoi n° 19-15977). Cadres dirigeants : critères Sont considérés comme ayant la qualité de cadre dirigeant, les cadres auxquels sont confiées des responsabilités dont l'importance implique une grande indépendance dans l'organisation de leur emploi du temps, qui sont habilités à prendre des décisions de façon largement autonome et qui perçoivent une rémunération se situant dans les niveaux les plus élevés des systèmes de rémunération pratiqués dans leur entreprise ou établissement. Ayant constaté, après avoir examiné les fonctions réellement exercées par la salariée, que cette dernière ne jouissait pas d’une réelle autonomie de son emploi du temps, étant tenue d’être présente au siège de l’association aux heures de présence des autres salariés, la cour d’appel a pu déduire, de cette seule constatation, qu’elle n’avait pas la qualité de cadre dirigeant. (Cass. soc., 3 février 2021, pourvoi n° 18-20812). Rémunération : heures supplémentaires Le versement de primes ne peut pas tenir lieu de paiement d'heures supplémentaires qui ne donnent pas lieu uniquement à un salaire majoré, mais, d'une part, doivent s'exécuter dans le cadre d'un contingent annuel et, d'autre part, ouvrent droit à un repos compensateur. (Cass. Soc.,3 février 2021, pourvoi n° 19-12193). Rémunération : convention de forfait L’existence d’une convention de forfait ne peut résulter que d’un accord entre les parties et ne saurait se déduire de la seule mention sur le bulletin de paie d’une rémunération forfaitaire d’heures supplémentaires. (Cass. soc., 10 février 2021, pourvoi n° 19-14882). Temps partiel : requalification Lorsque le recours à des heures complémentaires a pour effet de porter la durée du travail d'un salarié à temps partiel au niveau de la durée légale ou conventionnelle, le contrat de travail à temps partiel doit, à compter de la première irrégularité, être requalifié en contrat de travail à temps plein. (Cass. soc., 3 février 2021, pourvoi n° 19-13339). Santé au travail : inaptitude Le Code du travail n'impose pas que la constatation de l'inaptitude physique du salarié soit faite lors d'un examen médical de reprise, consécutif à une suspension du contrat de travail. Le médecin du travail peut la constater après tout examen médical qu'il pratique, au cours de l'exécution du contrat de travail. (Cass. soc., 3 février 2021, pourvoi n° 19-24933). Santé au travail : obligation de loyauté Pendant la période de suspension du contrat de travail consécutive à un accident du travail ou une maladie professionnelle, l'employeur peut, seulement dans le cas d'une rupture pour faute grave, reprocher au salarié des manquements à l'obligation de loyauté. (Cass. soc., 3 février 202, n° 18-25129). Sanction disciplinaire : courrier Constitue une sanction disciplinaire la lettre adressée à un salarié, stigmatisant son comportement considéré comme fautif (le courrier lui rappelait sa présence non autorisée et fautive, à plusieurs reprises, dans un local électrique et l’invitait, de manière impérative, à respecter les règles régissant l’accès à un tel local), et alors que l’employeur se référait à cet écrit dans un avertissement prononcé ultérieurement. (Cass. soc., 10 février 2021, pourvois n°s 19-18903, 19-18904 et 19-18905). Rétrogradation : refus Une modification du contrat de travail ne pouvant être imposée au salarié, l'employeur qui se heurte au refus d'une mesure de rétrogradation impliquant une modification du contrat de travail, peut, dans l'exercice de son pouvoir disciplinaire, prononcer une autre sanction, y compris un licenciement pour faute grave, aux lieu et place de la sanction refusée. (Cass. soc., 10 février 2021, pourvoi n° 19-20918).. Revue de récentes décisions de la Cour de cassation en matière de droit du travail. …

Le recyclable, obligation ou source d’économies ?

Entre conviction, réputation, obligation légale et intérêt économique, aujourd'hui, aucune entreprise ne peut faire l'économie d'une démarche de recyclage. Ce 18 mars, se tenait la quatrième journée mondiale du recyclage, créé par le BIR, Bureau of International Recycling, dont l'objectif consiste à promouvoir le recyclage auprès du grand public, ainsi que de présenter ses enjeux. A cette occasion, plusieurs entreprises ont choisi de communiquer pour présenter leur démarche dans ce domaine. Certaines d'entre elles, nées au XXIe siècle, sont basées sur un business model qui s'inscrit dans la tendance de la consommation éthique, durable, du ré-emploi. Chez ces sociétés, le recyclage est au cœur de leur fonctionnement. C'est le cas d'Easy Cash, spécialiste de l’achat-vente de produits d’occasion et reconditionnés, fondé en 2001. Il vient de lancer l’opération spéciale «Du Co2 en moins, c’est des euros en plus», qui se déroule dans ses magasins jusqu’au 31 mars. Les clients qui viennent revendre leurs smartphones, tablettes ou ordinateurs usagés se voient délivrer des bons d’achat. Le montant est déterminé par l’économie de CO2 émis évaluée. Par exemple, un PC représente environ 39 kg de CO2 en moins, soit 15 euros. L'enseigne, qui propose des produits d'occasion sélectionnés et testés dans plusieurs domaines , compte 120 points de vente, lesquels rachètent plus de 9 millions de produits chaque année. Les rouge à lèvres aussi ? Et le recyclage permet aussi de réaliser des économies, montre l'exemple de La Fourche, - une vingtaine de salariés-, épicerie bio en ligne qui fonctionne par abonnement, née en 2018. Les colis de livraison sont réalisés sans plastique, avec des matériaux 100% recyclés et recyclables. La société possède une broyeuse à carton. Elle récupère celui de ses fournisseurs et des entreprises installées à proximité de leur entrepôt, ensuite réutilisé pour réaliser le « papier de calage » qui protège les colis, dans les cartons de livraison. D'après la Fourche, cette broyeuse, qui a représenté 12 000 euros d'investissement, permet une économie de 4 000 euros chaque mois. En 2020, 130 000 commandes ont été délivrées, ce qui représente 91 000 kg de cartons recyclés. Par ailleurs la Fourche collabore avec Lemon Tri, une entreprise d'insertion qui collecte, trie puis conditionne les déchets dans ses entrepôts, avant de les envoyer dans des filières de recyclage françaises, en circuits courts. A côté de ces entreprises récentes, nées dans un contexte où l'économie circulaire faisait déjà partie du paysage, d'autres, fondées alors que les déchets ne constituaient pas encore un enjeu, effectuent leur mue. Dans le domaine de l'hygiène beauté, L'Oréal, géant du secteur, a ainsi annoncé, le 18 mars, une opération pour accélérer le recyclage des emballages cosmétiques, en collaboration avec le distributeur Carrefour et TerraCycle, entreprise de recyclage spécialisée dans les déchets difficiles à recycler. En effet, 20% des emballages cosmétiques – déodorants sticks, produits de maquillage...- ne disposent pas de filière de recyclage. Les trois entreprises se sont associées pour les trier, les valoriser et leur donner une seconde vie.. A l'occasion de la journée internationale du recyclage, qui avait lieu le 18 mars, des entreprises ont communiqué sur leur démarche en ce sens. Laquelle diffère, selon leur modèle économique de départ…

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