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La FlexiMalle à la conquête du transport fluvial de bois

FlexiMalle, c’est la petite sœur des containers maritimes, spécialement étudiée pour le transport fluvial de panneaux de bois jusqu’au cœur des villes. Testée en février, la solution de transport multimodale développée par Sogestran, basée au Havre, était en démonstration le 16 juillet à Paris, à l’occasion du Forum bois construction, en partenariat avec l’entreprise normande Poulingue. La FM400 dédiée au bois Modulable et pesant seulement 2 tonnes, ce container nouvelle génération transporte des panneaux de bois jusqu’à 8 mètres de long. Avec la possibilité d’atteindre les zones urbaines en utilisant les Zulu pour le transport fluvial. En effet, ces barges automotrices, développées pour la Blue Line Logistics, filiale de Sogestran, se glissent partout grâce à leurs 50 mètres de long et leurs 6 mètres de large. « La filière bois avait un besoin de transport sur des grands panneaux assez lourds, nous avons donc développé un prototype de FM400, pour FlexiMalle 40 pieds (12 mètres de long, ndlr) » résume Céline Mantoux, directrice développement transport combiné chez Sogestran. Lors de la phase de déchargement. (© Sogestran) Le test réalisé en février conjointement avec VNF, Haropa et Cuiller Frères se déroule entre Rouen et Gennevilliers, via Zulu et camion. Et le concept, développé par le bureau d’étude du groupe, séduit. « Maintenant que nous avons des commandes régulières, nous avons trois autres FlexiMalles en commandes pour servir ce marché spécifique » complète Céline Mantoux. La FM400 semble tout particulièrement adaptée aux chantiers inhérents aux jeux olympiques 2024 dans la capitale. Mais Sogestran développe une stratégie plus large : « Nous nous sommes dit que si la FlexiMalle fonctionnait, nous pouvions dupliquer, avec un modèle un peu plus petit, un contenant urbain plus léger, plutôt de 6 mètres. » Avec un poids de marchandises transporté réduit par rapport à la FM400, il devient possible d’utiliser la grue embarquée sur les Zulu. Retail et e-commerce Et Céline Mantoux de poursuivre : « Depuis maintenant un an, nous menons de véritables expérimentations, aussi bien dans le domaine du retail dans lequel nous souhaitons nous développer, que du e-commerce, ou de la construction ». La grue embarquée devenant un atout de taille en ville où il n’est pas toujours autorisé de laisser, sur les quais, les équipements nécessaires. « Nous voulons massifier le chargement-déchargement et penser, si possible, le dernier kilomètre ». Pour livrer des particuliers, des supérettes, des établissements de restaurations, ces contenants d’un nouveau type pourraient donc être, par exemple, transportables par des véhicules de petits gabarits tels que des fourgonnettes ou même des triporteurs. « Nous étudions différentes pistes et nous avons d’autres prototypes en cours de fabrication ». L’entreprise veut également mutualiser les navettes fluviales. « Nous voulons tendre vers une notion d’économie circulaire, par exemple, en transportant d’un point à un autre des marchandises puis repartir avec des déchets » expose Céline Mantoux. En parallèle, une cinquième barge Zulu (55 mètres de long et 8 mètres de large), avec la particularité d’utiliser l’hydrogène, devrait être mise en service en 2022. De quoi donner une dimension inédite au transport fluvial. Pour Aletheia Press, Laetitia Brémont

Avec l’application Klaxit, la Métropole Rouen Normandie propose de gagner de l’argent en covoiturant

L’application Klaxit, testée depuis un an sur le territoire rouennais, vient d'être ouvert au grand public, depuis le 13 septembre. La Métropole Rouen Normandie a noué un partenariat avec le leader européen du covoiturage domicile-travail.  Cette application permet aux passagers de voyager gratuitement et aux conducteurs d’être rémunérés entre 2 et 4 euros pour chaque passager transporté. Pour pouvoir en profiter, il suffit de réaliser un trajet au départ ou à l’arrivée du territoire de la Métropole de Rouen. En cas d’annulation du retour, Klaxit propose une garantie retour en partenariat avec Maif. Des avantages économiques et écologiques Selon Nicolas Mayer-Rossignol, président de la Métropole Rouen Normandie et Cyrille Moreau, vice-président de la Métropole en charge des transports, des mobilités d’avenir et des modes actifs de déplacement, l’objectif est de promouvoir le covoiturage en proposant une alternative à l’autosolisme et de renforcer davantage la mutualisation des trajets sur le territoire. Cette solution intervient également en complément de l’offre de transports en commun pour limiter le nombre de véhicules qui circulent et pour réduire les risques de congestion. L’amélioration de la qualité de l’air et l’empreinte carbone sur le territoire font également partie des avantages. A noter que jusqu’en décembre 2021, l’indemnisation des conducteurs sera prise en charge par la Métropole pour l’ensemble des trajets réalisés via l’application.

Immersion dans le monde des fake news

« Des hélicoptères vont répandre des produits chimiques dans les rues, pour éradiquer le nouveau coronavirus ». Le 15 mars 2020, la rumeur point au Guatemala. Cinq jours plus tard, après être passée par plusieurs pays, dont l'Espagne, l'Inde et l'Argentine, elle rejoint l'Allemagne. Et enfin, le 2 avril, au terme de ses pérégrinations à travers la planète, elle termine sa course en Colombie... Sur la carte du monde affichée au mur, des points s'allument successivement, retraçant le parcours de « cinq fake news autour de la pandémie ». C'est le résultat d'une étude réalisée par Poynter Institute de Saint Petersburg, Floride, et présentée dans le cadre de l' exposition « Fake news, Art, Fiction, Mensonge », qui se tient à l'Espace Fondation EDF, à Paris, jusqu'au 30 janvier prochain. Plusieurs autres œuvres y sont exposées, qui témoignent de combien la pandémie a constitué un terrain favorable au phénomène des fake news. Comme les saynètes de Pierre Kroll, dessinateur belge, qui en illustrent une vingtaine : « Les éoliennes propagent le virus », « La banane protège du virus », « La CIA a lancé l'épidémie pour isoler la Chine »... Mais les fake news sont loin d'avoir attendu la pandémie pour proliférer. Et elles constituent un enjeu complexe et crucial pour nos sociétés, montre l'exposition. Laquelle fait intervenir artistes et chercheurs du monde entier pour explorer les diverses facettes du phénomène. Comment fabrique-t-on une fake news ? Pourquoi se diffusent-elles si vite? Quel rôle jouent les réseaux sociaux ? Quelles sont leurs conséquences et comment s'en prémunir ?... C'est à la fin des années 90 que l'expression fake news (fausse nouvelle, en Français) est apparue aux États-Unis. Une pratique qui fait appel à des techniques de falsification de plus en plus sophistiquées, aboutissant à des résultats où la tromperie est de moins en moins décelable. Exemple avec « Big data » (2019), une vidéo réalisée par Bill Posters et David Howe, deux Américains : plusieurs personnages publics y professent leur adhésion au système de surveillance des data numériques mis en place outre-Atlantique. « J'ai fait le plus gros casse du siècle et personne n'en a aucune idée », déclare notamment Donald Trump. En réalité, l'ex-président américain n'a jamais tenu ces propos : la vidéo a été manipulée. Il s'agit d'un deepfake, ou hyper truquage, réalisé grâce à l'Intelligence artificielle. Toutefois, si la sophistication croissante des technologies a de quoi inquiéter, des moyens très simples peuvent suffire, rappelle un extrait de « Le mystificateur », film de Billy Ray (2003). Il relate l'histoire véridique de Stephen Glass, journaliste américain des années 90, qui a contribué au succès du journal New Republic, avant de déclencher un scandale : il avait tout simplement inventé ses scoops ! Ravages sociétaux et liberté Si le phénomène des fake news suscite autant d'inquiétudes, c'est parce ses conséquences peuvent être dramatiques. Un deepfake, comme celui imaginé par Bill Posters et David Howe, peut avoir des effets dévastateurs dans le monde politique, économique, ou, tout simplement, sur la réputation d'un individu. Pis, en 2016, une fake news a failli déclencher une tuerie de masse, rappelle une vidéo de l'exposition consacrée à l'épisode du « Pizza gate ». Celui-ci se déroule lors de la campagne présidentielle américaine de 2016. Sur le darknet, des rumeurs courent alors selon lesquelles Hillary Clinton, candidate, serait à la tête d'un réseau pédophile. Et lorsque les mails de son directeur de campagne sont rendus publics par Wikileaks, ils sont interprétés suivant ce prisme : la pizzeria de Washington où se réunissent les Démocrates est propulsée quartier général du soi-disant réseau pédophile. La rumeur remonte du darknet pour se diffuser sur les réseaux sociaux. Et le 4 décembre, c'est le drame : un homme, qui a cru à cette fake news, s 'engouffre dans la pizzeria, armé d'un fusil d'assaut et ouvre le feu (sans faire de victime). Au delà de cet exemple extrême, plusieurs artistes alertent sur les dangers psychiques des fake news, et, plus généralement, de l'addiction aux réseaux sociaux. Comme Kevin Lau, artiste singapourien, qui réalise des dessins numériques imprimés inspirés du Pop Art. Un « like » fait office d'appât positionné dans un piège à souris, dans son œuvre « Piégé » (2017)... De fait, fake news et réseaux sociaux, (qui sont utilisés par plus de la moitié de la planète) sont indissociablement liés. C'est ce qu'explique Laurent Bigot, directeur de l’École publique de Journalisme de Tours, dans une vidéo : à la base, les réseaux sociaux se fondent sur le partage d'informations, « qu'elles soient fausses ou qu'elles soient vraies », précise Laurent Bigot. Il est vrai que les divers Facebook ou Twitter ont mis en place des dispositifs pour lutter contre les fake news (vérification des données, suppression de comptes, comme celui de Donald Trump). Toutefois, pour Laurent Bigot, il s'agit d'un « double jeu » : ces garde-fous sont d'une ampleur insuffisante. Et surtout, le cœur du dispositif, les fonctions de partage et de commentaires, ne sont pas remises en cause... Mais est-ce réellement souhaitable ? Ne serait-ce pas un retour de la censure ? Dans les années 2010, la démocratisation des réseaux sociaux s'est aussi révélée un outil de la libération de la parole sans précédents, notamment lors des printemps arabes... « #NotiTweety 2.0 »(2020), une œuvre poétique de « Encoreunestp » souligne cette dimension : 14 « oiseaux » de Twitter y sont enfermés dans des cages... A quelques pas de là, le visiteur est invité à rentrer dans une pièce obscure, pour participer à un karaoké aux accents ironiques, « le Poinçonneur de l'IA », de Filipe Vilas-Boas (2020). Cette parodie de la célèbre chanson de Serge Gainsbourg, « Le poinçonneur des Lilas », pointe une autre réalité : celle du micro-travail indispensable au fonctionnement économique des réseaux sociaux. « Des petits clics, des petits clics, toujours des petits clics. Il y a de quoi devenir dingue... » . Un refrain qui acquiert un double sens...

Les tiers-lieux, outil d’un développement localisé ?

Durant la pandémie, ils se sont mis à fabriquer des respirateurs grâce à leurs imprimantes 3D...Les Fablab sont l'une des multiples formes que prennent les « tiers-lieux », ces structures nouvelles qui émergent sur le territoire depuis quelques années, où des individus ou des groupes se rendent pour développer leurs activités. Ce mois de septembre, France Tiers-Lieux, association qui depuis 2019, est chargé de leur développement et de leur promotion, a publié un rapport « Nos territoires en action ». D'après celui-ci, en 2021, il existe 2 500 tiers-lieux en France. Et leur nombre pourrait atteindre 3 500 d'ici la fin de l'année. Environ 2 millions de personnes les fréquentent annuellement, pour exercer une palette large d'activités : télétravail, recyclage, réparation, jardins partagés, épiceries solidaires, fabrication.... « Ce sont de véritables pôles de coopération économiques, jouant un rôle moteur pour le développement d’une économie sociale, solidaire et responsable », explique le rapport. De fait, ces initiatives répondent à des problématiques très actuelles : utilité sociale, environnement, alimentation saine et durable pour tous, diffusion des savoirs et monté en compétences, insertion professionnelle, relocalisation de la production... Si la palette des activités est large, le coworking arrive très largement en tête : 75% de ces lieux le pratiquent. Suivent l'activité de fabrication numérique ( 30%), la culture (27%), l'artisanat (19%), l'innovation sociale (17%), les cuisines partagées (14%) et les terres agricoles et jardins partagés (9%)... Dans cette période de fort développement du télétravail, le coworking a donc le vent en poupe : entrepreneurs, porteurs de projets ou travailleurs indépendants trouvent dans les tiers-lieux des services ( Internet, imprimantes, bureaux...) qu'ils partagent avec d'autres, ce qui favorise des échanges potentiellement fructueux, sur le plan humain et économique. Par exemple, le réseau La Cordée propose une dizaine d’espaces de travail partagés sur le territoire, où se retrouvent 800 membres, dont des télétravailleurs. Et les entreprises s'intéressent de plus en plus au phénomène. Elles s'ajoutent aux individus, collectivités et associations, qui sont aussi parties prenantes dans ces projets à très forte dimension territoriale. Les tiers-lieux « naissent d’une volonté d’entreprendre localement autour de l’entraide et d’une mutualisation entre pairs », décrit France Tiers-Lieux. Relancer les TPE en partageant des machines Durant la crise, ils « ont permis de faire émerger des réponses concrètes pour faire face à la pandémie et à ses conséquences », note le rapport. Les tiers-lieux ont ainsi produit des millions de visières, masques, pousse-seringues et pièces de respirateurs, ensuite distribués à des structures de proximité, comme des hôpitaux, des EHPAD, ou des commerçants. Le fonds « Makers contre le Covid-19 », soutenu par la Fondation de France, a financé 43 projets, à hauteur de 240 000 euros : des collectifs de makers ont pu prototyper, fabriquer et organiser la distribution de matériel médical en urgence. Mais les tiers-lieux lieux ont aussi mené des actions de solidarité dans d'autres domaines, comme l'inclusion numérique ou la distribution alimentaire aux personnes vulnérables. Pour l'avenir, ils ont aussi un rôle à jouer, d'après France Tiers-Lieux. L'association porte un nouveau programme « Manufactures de Proximité ». Objectif : « relancer l’activité économique locale en offrant aux artisans, indépendants, TPE/PME, un espace de travail partagé, un accès à un parc machines mutualisé, un écosystème de compétences et un environnement dynamique, propice à la création et au développement de leurs activités ». Le programme est soutenu par le ministère de la Cohésion des territoires et des Relations avec les collectivités territoriales. Plus largement, les tiers-lieux participent aussi au plan de relance, via des dispositifs proposés par différents ministères. Comme les « Quartiers culturels créatifs », portés par le ministère de la Culture ou le déploiement de nouveaux projets alimentaires territoriaux, conçus par le ministère de l'Agriculture et de l'Alimentation. Soutenus par l’Agence nationale de la cohésion des territoires, les tiers-lieux bénéficient de financements mixtes. La moitié provient de ressources propres, l'autre de subventions, pour l'essentiel fournies par les Régions, les EPCI et les communes. En 2019, 21% des tiers-lieux étaient bénéficiaires, 49% à l'équilibre, et 30% en déficit. Mais leur développement dépasse de l'enjeu de leur seul exercice comptable, tant ces structures représentent des laboratoires de nouveaux modèles de croissance qui répondent aux enjeux actuels sociétaux et environnementaux de localisation de l'économie.

Le Parc des expositions de Rouen accueille le salon Auto Moto Retro, ce week-end

Organisé en partenariat avec l'Automobile Club de l'Ouest (ACO), l'événement est le plus grand rassemblement de l’Ouest. Pendant deux jours, le salon Auto Moto Retro proposera à ses visiteurs des animations inédites ainsi qu’une large diversité de produits automobiles et de véhicules de collection. Sur un périmètre de 33 000 m², la manifestation se déroulera à l’esplanade extérieure et à l’intérieur des cinq halls. L’intégralité du Hall 1 sera consacrée à l’invité d’honneur Mercedes-Benz. 240 exposants Au rendez-vous, 240 exposants dont 80 clubs et particuliers vont présenter les plus beaux spécimens anciens et de collection. Plusieurs animations seront également proposées. Ainsi, pour annoncer le salon, les organisateurs ont planifié une parade de 12 à 15 véhicules de collection, le vendredi 17 septembre. Les visiteurs pourront aussi assister à la vente aux enchères des véhicules de collection, le dimanche 19 septembre dans la Verrière. 

Le centre de formation continue Ceppic s’installe sur la Plaine de la Ronce à Isneauville

C'est une rentrée pleine de nouveautés pour le Ceppic ! Auparavant situé au sein de Neoma Business School, le centre de formation continue de la CCI Rouen Métropole a pris place au cœur de la zone d'activité de la Plaine de la Ronce à Isneauville depuis le 5 juillet. Dans un bâtiment de 1 325 m2, l'établissement compte désormais 22 salles de formation, modulables et équipées, dont une salle multimédia et une salle de conférences. Un « lieu rêvé » pour Olivier Gontier, directeur du Ceppic et Eric Barat, président de Ceppic Association, qui a coûté 4 millions d'euros. Au cœur de la zone d'activité de la Plaine de la Ronce, « le Ceppic est proche des entreprises et bénéficie d'une plus grande visibilité ». Côté pratique, le parking et les transports en commun permettent un accès facilité au centre de formation. « Ici, le développement des compétences se fait dans des conditions optimales », lance Eric Barat. Les salles ont été pensées pour s'adapter aux différentes formations proposées (avec du mobilier modulable), mais aussi à la situation sanitaire actuelle. « Nous avons tous les outils pour permettre des enseignements en présentiel, à distance ou en simultané », précise Béatrice Lemarchand, responsable commerciale et communication du Ceppic. Des enseignements adaptés aux besoins des entreprises Depuis 50 ans, le Ceppic intervient auprès des entreprises du territoire de Rouen, Dieppe et Elbeuf, et a pour mission de faire évoluer les compétences des salariés pour améliorer la performance économique de ces entreprises. « Nous formons les collaborateurs de nos entreprises tout au long de leur vie professionnelle, c'est un élément de motivation pour eux et cela permet de maintenir leurs compétences au plus haut dans les entreprises », explique Vincent Laudat, président de la CCI Rouen Métropole. C'est aussi un enjeu pour les entreprises qui doivent s'adapter aux évolutions des outils, notamment liés au digital. « Les formations du Ceppic s'adresse à tous les secteurs d'activités, que ce soit le tertiaire, l'industrie, le commerce », précise Eric Barat. Environ 250 formateurs vont permettre d'enseigner 350 formations interentreprises et plus de 30 formations certifiantes dans quinze filières différentes : entrepreneuriat, culture digitale, management, communication, ressources humaines, droit, commercial et marketing, développement à l'international, logistique, comptabilité, informatique, développement durable, santé et social, sécurité et langues. Les entreprises peuvent faire appel au Ceppic pour des formations sur-mesure ou déjà proposées, et les salariés peuvent participer à certaines d'entre elles grâce à leur compte formation (CPF). Une formation d'agent de sûreté dispensée Récemment, le Ceppic a remporté un appel d'offres de la Région Normandie pour proposer une formation d'agents de sûreté. « Nous avons reconstitué un portique de sécurité pour que les apprentis puissent mettre en pratique et passer leurs examens », présente Béatrice Lemarchand en montrant la salle dédiée avec écrans de surveillance et talkie walkie posés sur une table. Prochainement, c'est l'autre structure de formation de la CCI Rouen Métropole, l'IFA, qui viendra enseigner deux formations (bachelor Ressources humaines et diplôme supérieur de comptabilité/gestion) au sein de ces nouveaux locaux.

Le groupe CIC lance la 2e édition du concours Start Innovation CIC Business Award

En 2020, la première édition du concours Start innovation CIC Business Awards avait attiré 200 candidats pour le CIC Nord Ouest, qui couvre les régions Hauts-de-France et Normandie (900 candidats au total). Le groupe CIC a décidé de réitérer l'événement avec une seconde édition, organisé en partenariat avec les incubateurs Euratechnologies, Evident !, Eurasanté et Normandie Incubations.  Ce concours national, décliné au sein des cinq banques régionales dont le CIC Nord Ouest, vise à mettre en lumière et à donner un coup de pouce aux start-up et aux entreprises innovantes. L'objectif final est de sélectionner trois entrepreneurs par banque qui accéderont à la finale nationale le 15 décembre à Station F à Paris. Les inscriptions sont ouvertes jusqu’au 15 octobre. Trois prix en jeu Avant la finale nationale, les porteurs de projets présélectionnés pourront concourir pour trois prix : le prix Start (entreprise en phase de démarrage), le prix Scale (entreprise en phase de développement), le prix Impact (entreprise à impact RSE fort).  Le jury, composé de dirigeants de La Redoute, Baudelet Environnement, Tricots Saint James, Hodefi, Réseau Entreprendre Nord, Euratechnologies, Evident !, Eurasanté, Normandie Incubation, Hauts-de-France Innovation Développement, sera chargé de départager les candidats sélectionnés lors de la finale régionale.  Lors de la première édition, trois sociétés issus de la banque régionale CIC Nord Ouest ont été récompensées (Lattice Médical, Constructions 3D et Stirrup).

Entreprises artisanales : une rentrée sous le signe de l’optimisme et de la vigilance

La reprise s’amorce aussi pour les artisans. Malgré la pénurie de main d’œuvre et la hausse du coût des matières premières, ces derniers semblent avoir retrouvé le moral et se montrent prêts à dépasser les répercussions liées à la pandémie.C’est ce qui ressort d’ une étude Qualitest réalisée par CMA France, le réseau national des chambres des métiers et de l’artisanat. Portant sur l’état de santé économique des entreprises artisanales, celle-ci a été menée du 22 juillet au 23 août auprès de 2 083 artisans. Un secteur résilient À la fin de la saison estivale, les indicateurs de l’artisanat sont positifs, mais le secteur reste toutefois vigilant. Dans ce sens, environ 36% des artisans interrogés jugent leur situation économique bonne ou excellente, soit +7,3 points comparé à mai 2021. Mais les situations divergent selon le secteur d’activité : l’alimentation, les services et la fabrication se portent généralement bien et se projettent dans l’avenir, tandis que la situation du bâtiment demeure fragile. Confirmant la résilience du secteur, et grâce aux différentes mesures de soutien mises en place par le gouvernement, le nombre de radiations d’entreprises artisanales en 2020 (90 000) est resté inférieur de 5% à 10% par rapport à celles constatés en 2018 et 2019. Mais la tendance commence à s’inverser, due notamment à un effet de rattrapage : sur le seul premier semestre 2021, l’enquête révèle autant de radiations que pendant toute l’année précédente. Sur la même période, le nombre d’immatriculations d’entreprises a affiché une nette progression comparativement à 2020. Quelque 31 500 entreprises artisanales ont été créées entre janvier et juin 2021. « Aujourd’hui l’heure est à la relance de notre économie et elle ne se fera pas sans l’artisanat. C’est notre mot d’ordre en cette rentrée. Un certain nombre d’indicateurs sont orientés positivement et c’est aussi ce que nous ressentons très directement sur le terrain, souligne Joël Fourny, président de CMA France. Et le réseau entend bien « faire de l’économie de proximité un pilier de la relance ». Développement du digital et formation Les chiffres dévoilés semblent plutôt rassurants. Néanmoins, les CMA font preuve de vigilance. Les entreprises artisanales se retrouvent confrontées à de nouveaux défis. Le numérique se classe en tête de liste : la crise sanitaire a accéléré la prise de conscience sur la nécessité d’intégration des outils digitaux, mais aussi sur l’usage pratique de ces derniers. Le développement durable bénéficie également d’un niveau d’intérêt élevé de la part des artisans qui s’orientent de plus en plus vers la transition écologique. A cela, s’ajoutent, deux préoccupations majeures : la formation et la transmission du métier aux nouvelles générations. « De nombreux métiers sont en tension, 8 % des entreprises, soit près de 130 000 entreprises sont à reprendre dans les deux prochaines années, une situation qui paralyse le développement de certaines entreprises », argumente CMA France. Pour assurer leur pérennité, un quart des structures artisanales sont prêtes à accueillir, dans les six prochains mois, un ou plusieurs apprentis, principalement dans les secteurs de l’alimentation et du bâtiment. L’objectif étant de pallier le manque de main d’œuvre qualifiée. La prolongation de six mois des aides à l’apprentissage de France relance ( jusqu’au 30 juin 2022), annoncée le 6 septembre, par le Premier ministre, Jean Castex, devrait contribuer à soutenir cette dynamique. Aicha BAGHDAD et B.L

Comment la loi « Climat et résilience » entend limiter l’implantation des grandes surfaces en périphérie des agglomérat…

Une autorisation délivrée au regard de nombreux critères En plus du permis de construire relatif au projet, la création ou l’extension d’une surface de vente supérieure à 1000 m², nécessite l’obtention préalable d’une autorisation administrative (autorisation d’exploitation commerciale) délivrée par la Commission départementale d’aménagement commercial (CDAC). Depuis 2015, une procédure de « guichet unique » permet au porteur de projet de déposer un seul dossier, portant à la fois sur la demande de permis de construire et sur la demande d’autorisation d’exploitation commerciale. Le principe, en matière d’urbanisme commercial, est que le permis de construire délivré par le maire tient lieu d’autorisation d’exploitation commerciale, dès lors que la demande de permis a fait l’objet d’un avis favorable de la CDAC au regard des conditions fixées par l’article L. 752-6 du Code de commerce. Pour rendre son avis, la CDAC prend notamment en compte un certain nombre de critères : la localisation du projet et son intégration urbaine ;la consommation économe de l'espace, notamment en termes de stationnement ;l'effet du projet sur l'animation de la vie urbaine et sur les flux de transports et son accessibilité par les transports collectifs ;la contribution du projet à la préservation ou à la revitalisation du tissu commercial du centre-ville ;la qualité environnementale du projet et son insertion paysagère et architecturale, ainsi que les nuisances de toute nature que le projet est susceptible de générer ;et la variété de l'offre proposée; En outre, le porteur du projet doit démontrer, dans son étude d’impact, « qu'aucune friche existante en centre-ville ne permet l'accueil du projet envisagé ». L’interdiction des projets entraînant une artificialisation des sols L’article 215 du texte adopté modifie l’article L. 752-6 du Code de commerce en y ajoutant un critère supplémentaire prenant la forme d’une interdiction de principe : « L’autorisation d’exploitation commerciale ne peut être délivrée pour une implantation ou une extension qui engendrerait une artificialisation des sols ». En clair, le pétitionnaire devra démontrer, dans son étude d’impact, que son projet n’entraîne aucune artificialisation du terrain d’assiette du projet. Et la notion « d’artificialisation d’un sol » reçoit une définition : « l’altération durable de tout ou partie des fonctions écologiques d’un sol, en particulier de ses fonctions biologiques, hydriques et climatiques, ainsi que de son potentiel agronomique par son occupation ou son usage ». La définition adoptée est large et permet facilement de regarder la totalité des implantations des surfaces commerciales, comme emportant une artificialisation des sols. Une large dérogation Une dérogation à ce principe d’interdiction est prévue dans ce même article 215 de la loi. Seuls sont concernés par cette dérogation, les projets ayant pour objet : la création d’un magasin de commerce de détail ou d’un ensemble commercial d’une surface de vente inférieure à 10 000 mètres carrés ; l’extension de la surface de vente d’un magasin de commerce de détail ou d’un ensemble commercial dès lors que la surface de vente totale du magasin ou ensemble commercial reste inférieure à 10 000 m²; l’extension de la surface de vente d’un magasin de commerce de détail ou d’un ensemble commercial ayant déjà atteint le seuil des 10 000 m² ou devant le dépasser par la réalisation du projet, dans la limite d’une seule extension par magasin ou ensemble commercial et sous réserve que l’extension soit inférieure à 1 000 m² Le texte précise enfin que pour tout projet d’une surface de vente supérieure à 3 000 m² et inférieure à 10 000 m², « la dérogation n’est accordée qu’après avis conforme du représentant de l’État » (le préfet). Lorsque le porteur de projet est « éligible » à la dérogation, il devra démontrer la réunion de trois critères cumulatifs : que son projet « s’insère en continuité avec les espaces urbanisés, dans un secteur au type d’urbanisation adéquat, qu’il répond aux besoins du territoire et qu’il obéit à l’un des critères suivants » : 1- Le projet s’insère dans le secteur d’intervention d’une opération de revitalisation de territoire ou dans un quartier prioritaire de la politique de la ville ; 2- il s’insère dans une opération d’aménagement au sein d’un espace déjà urbanisé, afin de favoriser notamment la mixité fonctionnelle du secteur concerné ; 3- Le porteur de projet compense la transformation d’un sol artificialisé en sol non artificialisé ; 4- Le projet s’insère au sein d’un secteur d’implantation périphérique ou d’une centralité urbaine identifiés dans le document d’orientation et d’objectifs du schéma de cohérence territoriale (SCOT) ou au sein d’une zone d’activité commerciale délimitée dans le règlement du plan local d’urbanisme intercommunal. Dans leur demande, les porteurs de projets devront précisément identifier en quoi leur projet répond à chacun de ces critères.

Un nouveau food-truck vintage s’installe à la gare de Rouen

Vincent Gouchet, ancien conducteur routier, a expérimenté le food-truck en 2018. Disposant d’un vieux camion Peugeot J9, il façonnait des porcs rôtis cuits au feu du bois pour les fêtes d’après-mariage. Récoltant un certain succès, le rôtisseur sillonne le pays de Bray et l’agglomération de Rouen. Pour cette nouvelle rentrée 2021, le couple a décidé d'acheter un nouveau camion, un Citroën Jumper. Totalement réaménagé, ce dernier se distingue par une peinture en mode vintage et une décoration de style après-guerre. Des burgers au nom de stars Avec le food-truck relooké, les Gouchets ont réussi à remporter un appel d’offre de la SNCF. Sur le parvis de la gare de Rouen, ils proposent, désormais, de délicieux burgers au nom de grandes stars de cinéma. Des frites faites maison et découpées à la main sont également disponibles sur place. Préparés avec des produits locaux, les burgers sont vendus avec des prix oscillant entre 9 et 17 euros.

Après deux ans d’absence, le NWX Summer Festival est de retour pour une nouvelle édition au théâtre Charles-Dullin

En 2019, c'est Lubrizol qui avait poussé l'association Normandie Web Xperts (NWX) à annuler son Summer Festival. En 2020, c'est le Covid qui avait eu raison de l'événement. Cette année, le NWX Summer Festival aura bien lieu, en présentiel, jeudi 16 septembre au théâtre Charles-Dullin à Grand-Quevilly. « Nous avons hâte de nous retrouver », s'enthousiasme Emmanuel Ratel, président de l'association NWX et CEO de Weem. Sur le thème "Conscience" Lancé en 2015, le NWX Summer Festival a pour ambition de « faire réfléchir les acteurs économiques » sur l'avenir et le numérique à partir de plusieurs thèmes. « On a fait une édition sur l'influence ou encore les intelligences par exemple », se souvient Emmanuel Ratel. Cette année, c'est autour du thème "Conscience" que les acteurs économiques vont se réunir. « On est pas là pour faire une prise de conscience, ce n'est pas notre mission », lance le président de NWX. C'est l'impact du numérique sur l'être humain et la société qui sera abordé, avec des sujets tels que "l'intelligence artificielle éthique", le "numérique responsable" ou encore "décarbonons le web". « Chez NWX, nous aimons inviter des intervenants qui ne sont pas d'accord », lance Emmanuel Ratel. Et de donner en exemple : « Quand vous avez Dominique Pon (responsable ministériel au numérique en santé et directeur général de la clinique Pasteur Toulouse) et Idriss Aberkhane (chercheur, essayiste et neuroscientifique), ce sont des avis opposés, en totale contradiction. » Libre donc à chaque participant de se faire son propre avis. Parmi les temps forts de cette 5e édition, Emmanuel Ratel met en avant la conférence de Tristan Nitot, « une figure du numérique » à l'origine du moteur de recherche Mozilla Firefox avant de rejoindre Qwant. « Je pense aussi à la conférence de Dominique Pon qui a un franc parler, mais aussi Idriss Aberkane qui a accepté de nous proposer une conférence sur-mesure et totalement inédite », annonce Emmanuel Ratel.  Un format hybride La journée se terminera avec une conférence de Fabien Ollicard, vidéaste, « qui promet de l'interaction avec le public », sourit le président de l'association. Les deux demi-journées seront introduites et clôturées par la philosophe Laura Lange, « qui a un certain talent dans l'éloquence ». Pour cette édition 2021, le format sera hybride avec une jauge de 300 participants, accueillis au théâtre Charles-Dullin de Grand-Quevilly en présentiel, qui pourront profiter des rendez-vous mais aussi du "village expériences". « On va proposer aux participants de vivre des expériences liées au numérique, de la réalité virtuelle à une cyber-escape room », présente-t-il.  Pour ceux qui n'auraient pas eu le temps de prendre leurs billets, les différents rendez-vous de la journée (sauf la conférence de Fabien Ollicard en soirée) pourront être visible via une plateforme digitale gratuitement. « Nous avons également des "lieux relais", comme la Filature à Louviers, qui vont retransmettre les interventions », précise le président de NWX. Le rendez-vous devrait donc réunir bien plus de 300 acteurs économiques de la région et d'ailleurs !

Le réseau des Transports de l’Agglomération d’Elbeuf se renouvelle

Le transport en commun de la Métropole Rouen Normandie est en plein développement grâce aux améliorations et aux changements caractérisant la rentrée 2021 des TAE. Il s’agit d’un programme de renouvellement et d’amélioration des véhicules et des prestations du réseau qui s’inscrit dans une logique de transition socio-écologique. En effet, pour cette rentrée, 8 nouveaux bus électriques supplémentaires vont intégrer le réseau, s’ajoutant aux 3 bus électriques en remplacement des bus diesel l’année précédente. Le nombre total des bus électriques s’élèvera ainsi à 12.  Dans le cadre du même projet, le service Allobus en transport à la demande par zone, connaîtra une évolution, le but étant de le rendre plus souple et plus proche de la demande des usagers en optimisant leurs déplacements. Les réservations sont possibles sur internet ou par téléphone. Le service est disponible du lundi au samedi de 07h à 19h30. Enfin, afin de répondre à l’augmentation de la demande résultant de la gratuité des transports en commun, le samedi, une augmentation des fréquences des lignes F et 32 est mise en place.

Koala ME, l’outil qui simplifie les démarches des micro-entrepreneurs

Créer sa micro-entreprise (ou auto-entreprise) peut paraître simple, notamment avec sa création en quelques clics, mais ce régime comprend des obligations qui peuvent coûter cher si elles sont négligées. Parmi ces obligations, la comptabilité, même si elle est allégée, doit être rigoureuse. « Avec Koala ME, le but est de rendre la compta sympa », s'enthousiasme Axel Dumalanède. Cet ancien travailleur social a eu l'idée de créer cet outil après avoir accompagné de nombreux micro-entrepreneurs face à cette problématique. Plus que la comptabilité, l'équipe de Koala ME, composée de 9 personnes, accompagne les entrepreneurs tout au long de leur activité, dès sa création.  Un accompagnement, notamment via des webinaires réguliers et gratuits, est également proposé. Cet outil sécurisé est disponible sur ordinateur, tablette et smartphone.  Deux formules disponibles Deux formules sont accessibles, l'une gratuite et l'autre payante. La formule gratuite possède toutes les fonctionnalités essentielles pour la gestion d'une micro-entreprise (devis, facture, fichier clients, livret de compte). L'offre payante (10€/mois) permet, quant à elle, de faire la déclaration automatisée, la personnalisation des documents, la gestion de la TVA ou encore un catalogue de produits ou services. La déclaration automatisée est possible grâce à un partenariat avec l'Urssaf, disponible en Rhône-Alpes, Ile de France et Champagne-Ardenne.  Depuis 2017, la jeune entreprise de Petit-Quevilly a accompagné 4 000 micro-entrepreneurs. 

Sortie de crise : Bercy restreint fortement les mesures de soutien

Après les mesures d'urgence généralisées, le ciblage sectoriel et géographique. Le 30 août, Bruno le Maire, ministre de l'Economie, a annoncé comment allaient évoluer les dispositifs de soutien aux entreprises touchées par les restrictions sanitaires déployés depuis mars 2020. Mesure phare, le Fonds de solidarité devrait disparaître fin septembre. Et les critères d'éligibilité deviennent plus restrictifs : il faut avoir réalisé 15% du chiffre d'affaires au minimum par rapport à septembre 2019. Une manière d'inciter les entreprises à reprendre leur activité. A contrario, le dispositif de remboursement des frais fixes est élargi à partir du 1er octobre : il bénéficie aussi aux entreprises réalisant moins de 1 million d’euros de chiffre d'affaires mensuel. La mesure prévoit l'indemnisation de 90 % des charges fixes, comme les loyers, non couvertes par les recettes. Le taux descend à 70% pour les entreprises de plus de 50 salariés. « Nous devons sortir du quoi qu'il en coûte mais pas abandonner du jour au lendemain certains secteurs » a déclaré Bruno Le Maire. A ce titre, les entreprises dont l'activité continue à être perturbée par la pandémie vont conserver le bénéficie de mesures de soutien spécifiques. C'est notamment le cas dans l'hôtellerie, la restauration, les bars, l'événementiel, ou encore le tourisme. Par exemple, Jean-Baptiste Lemoyne, secrétaire d’État en charge du Tourisme, a annoncé un projet de prêts spécifiques. Il est destiné à aider les agents de voyage, afin qu'ils puissent rembourser les à-valoir consentis l'an dernier à leurs clients qui n'ont pu partir, d'après le quotidien économique Les Échos. Inquiétude sur le remboursement des PGE Cas particulier, les départements d'outre-mer , encore très touchés par la pandémie : l'intégralité des dispositifs de soutien est maintenue en cas de fermeture administrative. Globalement, les annonces de Bruno Le Maire s'inscrivent dans un contexte de diminution du recours aux dispositifs de soutien par les entreprises. Ainsi, d'après Bercy, le nombre de dossiers instruits au titre du Fonds de solidarité a diminué, passant de 500 000 en mai à 50 000 en juillet. Quant au recours au chômage partiel, il a également baissé. D'après le ministère du Travail, il est passé de 1,4 million de salariés concernés en juin à 0,6 million en juillet. Les annonces de Bercy ont été diversement accueillies par les syndicats patronaux. Le 25 août dernier, lors de la Rencontre des entrepreneurs de France (Ref) du Medef, son président,Geoffroy Roux de Bézieux a approuvé la fin du « quoi qu'il en coûte » et le choix d'un soutien ciblé sur les secteurs encore touchés par la pandémie. Mais lors d'une interview sur France Info, le 30 août, Jean-Eudes du Mesnil du Buisson, secrétaire général de la CPME (Confédération des petites et moyennes entreprises), a exprimé son inquiétude quant aux capacités des petites entreprises de rembourser les PGE, prêts garantis par l’État. Pour lui, le délai devrait être étendu à cinq, voire, idéalement, 10 ans, sous peine de voir se multiplier les faillites. « Si on ne le fait pas, on risque d'avoir dépensé en pure perte l'effort massif, il faut le souligner, et efficace de l’État », a-t-il déclaré.

France Relance : la Normandie met en avant son fonds friches

Voilà un peu plus d'un an, l'Etat lançait son grand Plan de relance de l'économie. Un anniversaire qui a conduit les représentants de l'Etat en régions à réaliser, chacun, un petit bilan de ce qui devait être, la préparation de « l'après ». En Seine-Maritime, c'est par la signature de l'accompagnement de l'Etat à la construction de la nouvelle caserne de gendarmerie de Rives-en-Seine, le 8 septembre, qui a symbolisé cette première bougie soufflée. Près de 30 M€ pour la réhabilitation de friches Le projet est en effet, l'un des lauréats du premier appel à projets réalisé dans le cadre du fonds friches. Un fonds très prisé partout en France. « Cet appel à projets a connu un très vif succès dès le début, souligne Fabrice Rosay, secrétaire général de la préfecture. On sent qu'il y a un véritable besoin et une vraie prise de conscience. Et il était important que ce volet du plan de relance ait rapidement un "visage". » En Normandie, 68 projets ont été déposés. Vingt-huit ont été retenus et ont consommé l'enveloppe de 14 M€ attribuée à la région. Un second appel à projets est en cours, pour lequel une enveloppe de 15,5 M€ a été allouée. Sur la seule caserne de gendarmerie de Rives-en-Seine, 400 000 € ont été apportés par ce fonds, pour un projet de l'ordre de 5 M€. La caserne et les logements associés, qui accueilleront 20 gendarmes et leurs familles, seront implantés sur le site d'une ancienne entreprise de produits congelés. Le terrain, acquis par la mairie, a nécessité une dépollution préalable. Le permis de construire sera déposé d'ici la fin de l'année. Le chantier devrait débuter en 2022, pour une mise en service souhaitée en 2024. « Nous travaillons sur cette question des friches et du foncier depuis longtemps. C'était déjà dans les tiroirs quand j'ai été élu en 2008, souligne Bastien Coriton, le maire de Rives-en-Seine. Nous mettons aujourd'hui en lumière ce projet qui conclut la reconquête du site et l'aménagement du quartier ». Fabrice Rosay et Bastien Coriton, maire de Rives-en-Seine (à droite) lors de l'officialisation de l'engagement de l'Etat dans le projet, via le fonds friches de France Relance. (© Aletheia Press / B.Delabre) 231 M€ sur les appels à projets Contrairement à d'autres régions de France, la préfecture de Normandie ne préfère pas résumer le plan de relance à « de gros sous ». Quand certains annoncent une aide globale de plus d'un milliard à l'échelle de leur territoire, en Normandie, on préfère ne pas trop fanfaronner. Le principal chiffre avancé est de 231 M€ et concerne les aides réellement engagées durant l'année, en direction des lauréats des différents appels à projets, dont le fonds friche, territoire d'industrie ou le fonds résilience... Mais, « France Relance comporte des volets qui ne relèvent pas d'appels à projets », a ainsi rappelé Paul Bourgeois, sous-préfet à la relance. D'autres actions ont été engagées et sont plus difficilement mesurables : les baisses d'impôts aux entreprises (de l'ordre de 500 M€ à l'échelle de la Normandie), l'accompagnement des jeunes avec le programme « 1 jeune – 1 solution », ou la rénovation des logements avec "Ma Prime Rénov'" (26 000 ménages concernés pour 72 M€). Reste à faire l'addition... Pour Aletheia Press, Benoit Delabre

Le Havre : Drone XTR expérimente une nouvelle offre pour les sites industriels

La mission de la start-up havraise Drone XTR est de détecter, sur une zone définie, les drones habilités à voler et ceux qui ne le sont pas. Son système passif et indétectable est capable de détecter toute irruption d’un drone dans un espace aérien, dans un rayon de 10 km.  Pour les entreprises, cette solutions permet de faire face à des menaces multiples et de plus en plus nombreuses avec la démocratisation des drones : accident dû à une chute, acte terroriste, contrebande, espionnage, prise de vue illégale, atteinte à l’image... "Drone XTR a constaté de nombreuses infractions sur Rouen notamment où ont été recensés plus de 5 000 survols pour la plupart illégaux entre septembre 2020 et août 2021", indique Normandie AeroEspace, qui compte Drone XTR parmi ses membres. Ce système permet de savoir le nombre de survols sur les zones à risques et fournir aux forces de l’ordre des preuves de ces survols. Un système pour plusieurs entreprises Aujourd’hui, la solution Drone XTR est commercialisée à travers une location (abonnement) sur 24 mois. Mais, la jeune entreprise expérimente une nouvelle offre. Elle permettrait de mutualiser un ou plusieurs systèmes de détection pour un ensemble de sites clients se trouvant sur une même zone industrielle. Cette offre permet de répondre à la nécessité pour les industriels de surveiller les vols de drones au-dessus de leurs sites, en particulier Seveso, tout en proposant une offre économiquement intéressante. En effet, cette nouvelle solution aura pour effet de baisser le coût de location. Concrètement, avec cette offre mutualisée, Drone XTR pourra donner à chaque entreprise des informations de vol sur les opérations de drones qui sont réalisées sur leur site. En cas de drones non habilités, le système pourra envoyer une alerte et Drone XTR pourrait intervenir auprès de l’entreprise pour élaborer un nouveau plan de prévention.  L'expérimentation se déroule entre septembre et décembre "Cette solution doit passer par des travaux de développement et d’expérimentation afin de valider les technologies et le dimensionnement des équipements qui permettront de couvrir plusieurs sites", précise NAE. "Les démarches sont en cours avec le GPMH pour une première expérimentation sur la zone industrialo-portuaire du Havre." Les entreprises implantées dans une zone industrielle et pouvant être intéressées par un système de surveillance mutualisée sont invitées à prendre contact avec DRONE XTR afin de participer de manière gracieuse à cette expérimentation via un déploiement sur leur site.  Le déploiement des systèmes et l’expérimentation se déroulent entre septembre et décembre 2021, le projet devant s’achever en février 2022. Pour ce projet baptisé NOCEA, Drone XTR a reçu le soutien de BPI France qui lui a accordé un prêt de 120 000 euros.

Les « 20% », ces jeunes surdiplômés qui nous gouverneront

En 2011, à New York, le mouvement Occupy Wall Street vilipendait les « 1% » les plus riches, accusés d’amasser les ressources de la planète. Mais aussi puissants soient-ils, les ultra-riches peinent à susciter du désir. « Qui a envie de vivre comme Donald Trump, sorte de caricature d’une oligarchie, dont la limousine, la trophy wife et le penthouse paraissent tout droit sortis de Dallas ? », interrogent Jean-Laurent Cassely, journaliste et essayiste, et Monique Dagnaud, sociologue, auteurs de « Génération surdiplômée. Les 20% qui transforment la France » (Odile Jacob, 2021). En revanche, assurent ces auteurs, « ce qui fait rêver, ou du moins fournit un modèle, c’est la vie des habitants éduqués et mobiles des grandes villes ». Ainsi, les 20% les plus diplômés influenceraient au moins autant la société que les 1% les plus riches, honnis par les anticapitalistes. Pour leur enquête, la sociologue et le journaliste ont rassemblé des données démographiques, observé les modes de vie, et interrogé 17 femmes et 20 hommes de moins de 30 ans, qui vivent à Paris, Lyon, Marseille ou Lille, et exercent des activités telles que « consultant, start-uper, influenceur, cadre supérieur ». Les auteurs prennent comme point de départ l’extraordinaire progression du nombre de diplômés de l’enseignement supérieur depuis les années 1960. L’accès à l’université ou aux grandes écoles, autrefois réservé à une petite partie de la bourgeoisie, s’est amplement démocratisé. Cette population de « surdiplômés » constitue désormais une classe de consommateurs à part entière. Des livres, des spectacles, des émissions de radio, des séries, s’adressent à eux, et à eux seuls. Les « 20% » se reconnaissent entre eux « à mille signes », allant de « la fluidité oratoire, indispensable à l’exercice du pouvoir », à une alimentation choisie ou l’habitude de recourir à des services à domicile. « Ils sont omnivores de culture et de connaissances, l’anglais est leur espéranto, ils circulent sans encombre entre de multiples halos culturels et apprécient les métissages », résument les auteurs. Ces futurs dirigeants ne sont pas uniquement issus des quartiers riches de Paris et de sa banlieue ouest, mais également des familles plutôt aisées et cultivées, professions libérales ou enseignants, vivant dans les autres régions de France. Les parents déploient une stratégie assumée pour offrir le meilleur à leur progéniture. Ils « rectifient leur vocabulaire, les soumettent à de petits exercices de mémorisation et de logique », tout en les tenant éloignés, autant que possible, des écrans. Les enfants disposent chacun d’une petite bibliothèque, fréquentent les musées et effectuent des séjours linguistiques à l’étranger. Les études longues suivent naturellement, et les « 20% », même s’ils fournissent un effort important, « savent que leur réussite repose sur un ensemble d’atouts, accumulés au sein d’un univers culturellement privilégié », écrivent les auteurs. L’élite, la sous-élite et l’alter-élite Une fois installée dans la vie professionnelle, cette génération se répartit, affirme l’enquête, en trois catégories : « l’élite », « la sous-élite » et « l’alter-élite ». Chacune de ces trois classes occupe une fonction précise dans la société. « L’élite, à 30 ans, côtoie déjà de près les sphères du pouvoir, figure dans l’appareil de décision d’une entreprise et peut prétendre à une carrière ascendante », affirment Jean-Laurent Cassely et Monique Dagnaud. Accompagnant ce chemin vers le pouvoir, la « sous-élite » remplit des fonctions spécialisées indispensables au fonctionnement de l’économie contemporaine : ingénieurs, designers, juristes, consultants… Les petites structures qu’ils animent savent se montrer agiles et répondre rapidement aux demandes de « l’élite ». A côté des deux autres segments, « l’alter-élite » défend le changement social et environnemental, tout en cherchant à « renverser ou ébranler l’establishment ». Ils sont entrepreneurs dans l’épicerie bio ou le covoiturage, mais aussi enseignants ou cadres de la fonction publique. Les auteurs soulignent la fluidité entre ces trois catégories, qui partagent les mêmes codes, fréquentent les mêmes lieux et ont constitué le cœur de l’électorat d’Emmanuel Macron en 2017. Les start-upers et autres disrupters ont aussi le don d’exaspérer, comme l’illustra, en janvier 2020, une vidéo de Théobald de Bentzmann, fondateur d’une entreprise d’événementiel. En quelques minutes, sur un ton péremptoire, cet ancien de la London Scool of Economics et de la banque Barclays enfile, à 30 ans, tous les poncifs de l’insupportable créateur de start-up : « la culture de fight » de son entreprise, des collaborateurs « business focused », et surtout une « no asshole policy », qu’il traduit ainsi : « c’est pas parce qu’on est très bon qu’on a le droit d’être très con ». La vidéo a été abondamment partagée sur les réseaux sociaux, accompagnée de la mention : « ceci n’est pas une parodie ». La génération des surdiplômés finit par modifier la géographie des lieux où elle vit. Ses membres habitent, majoritairement, à un endroit différent de celui où ils ont grandi. Les quartiers centraux des grandes villes, massivement investis, se garnissent de salles de gym, boulangeries sans gluten, artisans chocolatiers, microbrasseries, etc. S’ils conduisent moins que la moyenne, ces jeunes se déplacent plus fréquemment en TGV ou en voiture avec chauffeur et se font apporter leurs repas par des livreurs payés à la tâche et circulant en scooter. Cela ne les empêche pas de partager davantage de valeurs écologiques que la moyenne. De ce portrait sans concession, on retient la puissance de cette génération, qui a la capacité de changer la destinée du pays, ou au contraire de perpétuer, avec de nouveaux codes, les travers de la société.

La 3e journée des Speed Banking est programmée le 12 octobre

Lors de ces rencontres, les chefs d’entreprises pourront présenter en visioconférence leur projet en toute confidentialité. La durée de chaque rendez-vous individuel s’élève à 45 minutes. Cette démarche, totalement gratuite, vise à assurer un échange entre les entrepreneurs et le comité d’experts. Elle leur permettra de mieux challenger leur projet et de bénéficier d’un accompagnement dans les différentes phases clés de son développement. Au rendez-vous, les experts mettront l’accent sur plusieurs points cruciaux pour la croissance des entreprises, tel que l’investissement, l’orientation à l’international et le choix du business plan. Trois comités Pour cette édition, trois comités d’experts seront répartis sur trois secteurs. Le premier concernera les départements de la Manche, l’Orne, l’Eure ainsi que l’agglomération de Rouen. Le deuxième impliquera la Somme et l’Aisne. Le dernier sera destiné, pour sa part, aux agglomérations de Valenciennes et Arras.

Mieux manager les usages numériques dans les entreprises

A l’heure où les entreprises cherchent à améliorer la qualité de vie de leurs collaborateurs via des pratiques numériques plus harmonieuses, plus de 70% des dirigeants envoient des e-mails au moins un week-end sur deux. C’est l’un des principaux enseignements du baromètre des usages numériques lancé par Mailoop*, spécialisée dans le benchmark et l’amélioration des pratiques digitales. Au-delà de constater simplement ces pratiques en donnant une photographie à un instant T, le baromètre met en avant leur fréquence et leur occurrence. « C’est le côté chronique et institutionnalisé de ces envois qui nous alerte », signale Arthur Vinson, fondateur de Mailoop et initiateur du Baromètre. Définir les modalités pratiques du droit à la déconnexion Avec un travail devenu hybride, les frontières entre vie privée et professionnelle semblent de plus en plus ténues. Déjà en 2018, une étude Ifop pour Cadremploi montrait que 60 % des cadres déclaraient travailler pendant leurs vacances et leurs week-ends. Du côté des dirigeants, le baromètre des usages numériques fait état de 75% d’entre eux qui travaillent régulièrement le week-end dans la pratique. Autre chiffre éloquent, 23 % des emails sont envoyés les matins, soirs et week-ends, en dehors des horaires dits « normaux ». « Si le collaborateur a l’impression de déconnecter, n’envoyant que quelques mails en dehors de ses heures de travail, il doit prendre conscience de l’impact négatif que cela peut avoir sur ses collaborateurs », commente Arthur Vinson. Le droit à la déconnexion, instauré par la loi Travail du 8 août 2016, en vigueur depuis le 1er janvier 2017 pour assurer le respect des temps de repos et de congés, garantir l'équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle et familiale et protéger la santé des salariés, serait souvent bafoué. Il semble donc nécessaire d’agir autant du côté du destinataire, en lui permettant d’exercer ce droit, que du côté de l’expéditeur. Le Code du travail ne définissant pas les modalités d'exercice du droit à la déconnexion, celles-ci doivent être déterminées au niveau de l'entreprise, par le biais d'un accord employeur-salariés, dans le cadre de la négociation annuelle sur la qualité de vie au travail ou de l’élaboration d’une « charte », après avis du Comité social et économique (CSE). Il s’agit de définir les modalités de l'exercice, soit les consignes pour ne pas répondre aux mails ou à des appels ; les dispositifs de mise en veille des serveurs informatiques, en dehors des heures de travail ; l’activation des messageries d'absence et de réorientation ; la détermination d'horaires fixes pour les salariés en télétravail ou la signature automatique indiquant le caractère non impératif d'une réponse immédiate… Démocratiser l’usage des outils collaboratifs Autre enseignement du baromètre, les nouveaux outils dits « collaboratifs » type Teams, OneDrive… ne seraient en réalité que très peu adoptés. Ainsi, 59 % des échanges numériques se font encore par emails et 57 % des collaborateurs n’ont même jamais partagé de fichier pour travailler en mode collaboratif. « Nous ne sommes qu’au début de la transformation digitale », constate Arthur Vinson. Ainsi, seulement 10% des salariés généreraient 99,5% des volumes d’échanges sur ces plateformes collaboratives. « Si l’on a tendance à croire que la transition digitale a eu lieu, en réalité, les chiffres de son adoption dans les entreprises prouvent le contraire avec 90% des salariés qui ne les utilisent pas. Il y a un véritable enjeu d’inclusion numérique.» A contrario, les mails fonctionnent toujours très bien voire trop bien, avec une trentaine reçus versus 11 envoyés, en moyenne, chaque jour, dont 27 % d’entre eux qui ne sont jamais lus. « Ces derniers sont d’une simplicité enfantine et utilisés également à titre personnel, ce qui facilite leur usage, justifie Arthur Vinson. Il faut accompagner les salariés sur les nouveaux outils collaboratifs qui sont plus complexes à utiliser, au risque sinon de scinder les entreprises en deux. Il faut mesurer comment les échanges vont se faire à l’ère post-covid. » Autre phénomène directement lié aux courriels, 54 % des réponses sont envoyées en moins d’une heure. « Cela permet de déconstruire certains mythes autour du mail : les collaborateurs sont tellement connectés qu’ils interrompent leur travail pour répondre. Cela pose la question de la qualité de leur concentration et du rapport synchrone au mail. ». Dernier chiffre qui fait état de problèmes de concentration : 2,8 emails seraient envoyés de manière globale pendant une heure de réunion. Un chiffre qui grimpe à près de 3,8 pour les dirigeants. Eviter les « faux pas » numériques Enfin, grâce aux plus de 15 000 feedbacks qualitatifs remontés par les outils Mailoop déployés dans les entreprises, la start-up rend compte des perceptions des collaborateurs face aux mails et aux réunions. Ils adressent notamment plusieurs griefs à l’égard de mails qui seraient envoyés à trop de destinataires et de demandes mal ciblées qui sont repartagées. Par ailleurs, certains manqueraient de politesse. « Il apparaît nécessaire de se former sur les enjeux d’empathie numérique et de prendre en compte l’état émotionnel des destinataires. » Autres doléances, qui concernent cette fois les réunions, le manque de ponctualité, un ordre du jour manquant ou pas assez précis, un timing glissant, un plan d’action peu clair ou non défini, et enfin un sentiment de ne pas être utile à la réunion en question. * Baromètre basé sur les pratiques de 3 075 personnes (2020 collaborateurs, 899 managers et 156 dirigeants), issues de trois grandes entreprises françaises, de janvier à juin 2021. Charlotte DE SAINTIGNON

La Matmut met en avant son métier d’assureur et son modèle mutualiste

Une date anniversaire, un nouveau président et une nouvelle raison d'être, c'est tout cela qui a réuni les délégués généraux du groupe, jeudi 9 septembre à Rouen, ville de son siège social. À l'occasion de ses 60 ans, le groupe mutualiste a accueilli son nouveau président Christophe Bourret, succédant à Daniel Havis à la tête du groupe pendant 26 ans. Christophe Bourret, accompagné de Nicolas Gomart, directeur général de la Matmut, a profité de cet événement pour dévoiler la raison d'être de l'assureur. « Nous assurons, nous accompagnons, nous protégeons, nous nous engageons, c’est notre raison d’agir au quotidien pour aider chacun à construire et rêver demain ». Cette raison d'être a été construite pendant deux ans, avec l'aide d'un sondage à destination de ses sociétaires mis en place entre janvier et mars 2021. « 135 500 personnes ont répondu à cette enquête qui nous a permis de percevoir les enjeux et les attentes », précise Nicolas Gomart (environ 88 000 l'ont complété en intégralité). De cette enquête, plusieurs points ont été mis en avant par les participants. « Il y a de vraies préoccupations concernant l'accès aux soins et la protection des données personnelles, devant les préoccupations écologiques », souligne Nicolas Gomart. « Le modèle mutualiste est actuel » « Le modèle mutualiste est sollicité », s'enthousiasment Nicolas Gomart et Christophe Bourret. 95% des sociétaires qui ont participé à l'enquête estiment que le groupe Matmut doit préserver ce modèle. « C'est un modèle d'actualité, moderne », déclare Christophe Bourret qui met en avant ce retour aux sources. « Pour rappel, la Matmut a été créé pour tous les salariés du privé laissés-pour-compte », contextualise le troisième président du groupe. « Lors de la présidence de Paul Bennetot, c'était la conquête du mutualisme ; lors de la présidence de Daniel Havis, c'était plutôt le mutualisme d'ouverture ; aujourd'hui, c'est plutôt un mutualisme d'adhésion », a souligné Nicolas Gomart. Et Christophe Bourret de conclure : « Cette stratégie d'ouverture, initiée par Daniel Havis, va continuer pour que la Matmut devienne un assureur complet. » Si le groupe couvre déjà plusieurs domaines, Nicolas Gomart et Christophe Bourret ont à nouveau évoqué la volonté de se développer dans le domaine de la prévoyance, de l'épargne et sur le marché des professionnels.  Et pour cela, c'est la « croissance organique » qui sera privilégiée. Mais le nouveau président du groupe n'exclut pas de « rapprochements stratégiques et intelligents », deux ans après le rapprochement raté avec AG2R La Mondiale. LIRE AUSSI. Avec 4 millions de sociétaires, la Matmut mise sur la résilience et l'adaptabilité | La Gazette Normandie

Carrefour expérimente un abonnement mensuel dans ses magasins de l’agglomération rouennaise

L'enseigne Carrefour expérimente un système d'abonnement à 5,99€ par mois (4,83€ pour les détenteurs de la carte Pass), révèle le média LSA Conso. Intitulé "Carrefour +", cet abonnement mensuel permettrait aux clients de profiter de 15% de réduction à chaque passage en caisse, sans minimum d'achat, uniquement sur les produits des marques de l'enseigne (soit 20 marques et environ 7 000 références hors rayons frais, carburant et parapharmacie). "En sachant que cette offre restera cumulable avec les autres promotions et primes de fidélité proposées par l’enseigne", précise l'article de LSA Conso. Le géant de la grande distribution lance cette opération dans 21 magasins seino-marins*, dès le 20 septembre. Elle pourrait être étendue dès 2022. Des dispositifs similaires existent déjà chez Casino depuis 2019 et Monoprix depuis fin août.  *Les magasins (hypermarchés, supermarchés, commerces de proximité et drives) concernés sont : Barentin, Tourville-la-Rivière, Bois-Guillaume, Mont-Saint-Aignan, Le Petit-Quevilly, Sotteville-lès-Rouen, Déville-lès-Rouen, Mesnil-Enard et Rouen.

Les dépenses climatiques des entreprises progressent

Les entreprises du secteur industriel s’emparent de la transition écologique. En 2019, les établissements industriels français de 20 salariés et plus ont consacré un budget de 1,7 milliard d’euros au profit des investissements et des études pour la protection environnementale, revèle l’enquête de l’insee, publiée le 13 juillet dernier. Près de la moitié de cette enveloppe (48%) a été dédiée à la protection de l’air ou du climat. Selon les chiffres publiés, 71% des investissements ont été réalisés par quatre secteurs : la chimie, la métallurgie, l’agroalimentaire et l’énergie. Les résultats dévoilent également que les grands groupes sont les plus impliqués dans les dépenses climatiques. En effet, 88% des structures de 500 salariés ou plus ont engagé des dépenses antipollution, contre 24% pour celles qui comptent entre 20 et 49 salariés. Un tiers des dépenses se concentrent chez les grandes entreprises, alors que celles-ci ne représentent que 3% de l’ensemble des établissements, précise l’Insee. Les investissements constituent 80% de la dépense climatique globale, soit 1,3 milliard d’euros. Ce montant a enregistré une hausse de 12% en 2019 et de 10% en 2018, après cinq années de baisse. Et les moyens mobilisés pour les études (20 % de la dépense) atteignent 338 millions d’euros, ce qui constitue le niveau le plus élevé depuis 2004. Le budget dédié n’a pour sa part affiché qu’une une légère augmentation de 2%, après +15% en 2018. Près de la moitié des investissements visent à protéger l’air ou le climat Environ 48% des investissements antipollution réalisés en 2019 avaient pour objectif d’éviter ou de limiter les effets de l’activité de l’entreprise sur la qualité de l’air (328 millions d’euros) ou les émissions de gaz à effet de serre sur l’équilibre du climat (311 millions d’euros). «Les investissements pour limiter les gaz à effet de serre ont plus que doublé en deux ans» souligne l’Insee, sous l’effet, notamment, des évolutions de la réglementation et législation. Ainsi, depuis la loi «Energie et climat» de 2019, les entreprises de plus de 500 salariés sont tenues d’établir un bilan de leurs émissions de gaz à effet de serre et un plan d’action pour les réduire. Dans le détail, les investissements verts spécifiques, qui intègrent l’achat de matériel complètement dédié à la protection de l’environnement, ont représenté 88% des montants mobilisés, en 2019. La moitié était destinée à réduire l’impact négatif de l’activité des entreprises sur l’environnement, tandis que 38% avaient pour but de prévenir les pollutions, traduisant la volonté des entreprises d’agir en amont du processus de production. Par ailleurs, les investissements intégrés, incluant les surcoûts relatifs à l’intégration dans l’outil de production de produits ou procédés moins polluants que ceux disponibles sur le marché, correspondent à 12% de la somme totale investie. Ces derniers ont progressé de 15% en 2019, pour la première année depuis 2013. Les dépenses antipollution se concentrent dans quatre secteurs Près de 71% des dépenses engagées sont concentrées dans quatre secteurs principaux : l’énergie (660 millions d’euros), l’agroalimentaire (248 millions d’euros), la chimie (146 millions d’euros) et la métallurgie-produits métalliques (131 millions d’euros). À lui seul, le secteur de l’énergie rassemble 35% des investissements et 58% des dépenses d’études visant à protéger l’environnement. En un an, ses dépenses ont augmenté de 44% (+ 51 % pour les investissements et + 29 % pour les études). Pour la deuxième année consécutive, les dépenses vertes s’affichent aussi en hausse dans l’agroalimentaire, de 14%, après 17% en 2018. Par contre, l’industrie chimique fait figure de mauvais élève avec des montants qui ont fortement baissé (-42%), correspondant ainsi au plus bas niveau depuis l’année 2000. Hors secteur de l’énergie, 47% des dépenses visant à protéger l’environnement concernent la récupération et les traitements des déchets. En outre, un quart sont relatives au fonctionnement des équipements environnementaux. 16% sont consacrés au paiement de redevances, cotisations et taxes, tandis que 8% sont alloués à des achats de services et de frais liés au management environnemental. Les 4% restants sont affectés notamment aux primes d’assurance versées contre les risques de pollution et aux achats de produits destinés à la protection de l’environnement.                                                                                                                   Aicha BAGHDAD et B.L

France 2030 : un nouveau plan d’investissement

Lors de son allocution du 12 juillet dernier, Emmanuel Macron n’a pas seulement annoncé la mise en place d’un passe sanitaire, mais également un nouveau plan d’investissement dont l’objectif est de « bâtir la France de 2030 et faire émerger dans notre pays et en Europe les champions de demain ». La déclaration n’a pas manqué de surprendre, dans la mesure où le précédent plan (de relance) de 100 milliards d’euros sur deux ans devait lui aussi préparer la France pour 2030 ! De là à en déduire que le premier plan n’était pas suffisamment ambitieux ou que le deuxième n’est qu’une annonce politique de précampagne électorale, il n’y a qu’un pas… Des contours flous Alors qu’à peine plus de 50 % des fonds du plan de relance ont été dépensés, il est question d’un nouveau plan de 20 à 30 milliards d’euros sur cinq ans. Au vu des taux d’intérêt très bas, certains économistes — dont Olivier Blanchard et Jean Pisani-Ferry — plaidaient même pour 50 milliards d’euros. Mais, à quelques encablures des élections présidentielles, la question de la dépense publique va refaire son apparition dans le débat politique, tout comme celle de la dette publique — estimée à près de 120 % du PIB en France. Ce niveau n’est pas un danger en soi, contrairement à une idée reçue, mais peut avoir des conséquences politiques désastreuses lors d’une campagne. Emmanuel Macron avait déjà listé quelques filières clés comme le numérique, l’industrie verte, les biotechnologies ainsi que l’agriculture. Il semblerait que le nucléaire, l’hydrogène et l’espace y figureront aussi, les filières étant choisies sur la base de l’existence d’un marché porteur, d’une industrie existante et de compétences disponibles. D’après les premières informations, la sélection des investissements se ferait ensuite sur la base, notamment, d’un critère de décarbonation de l’économie. Et, afin d’éviter une approche descendante très souvent reprochée à Emmanuel Macron, les filières industrielles seraient associées à la sélection des projets, ce qui devrait en outre, selon le gouvernement, encourager les entreprises à s’engager dans des activités plus risquées. Ce dernier point est surprenant, dans la mesure où un entrepreneur n’engage que très rarement des fonds sur la base de subsides promis par l’État, mais plutôt sur les anticipations de profitabilité (cf. l’esprit d’entreprise, selon Schumpeter). Et ensuite, pour son développement, une entreprise a besoin de marchés de capitaux développés et de banques suffisamment capitalisées. En tout état de cause, le nombre de filières évoquées par l’exécutif est important, au point de laisser planer le traditionnel risque français d’un saupoudrage, qui permettrait certes de satisfaire tous les lobbies avant les élections, mais diluerait d’autant les sommes engagées dans chaque filière. La souveraineté industrielle Lors de ses déplacements, le ministre de l’Économie, Bruno Le Maire, n’a cessé de vanter le savoir-faire français et les possibilités d’industrialisation des procédés. Qu’il suffise de penser aux déclarations dithyrambiques faites lors de sa visite, le 29 juillet, à l’entreprise Carmat : « ce cœur artificiel va permettre de sauver des dizaines de milliers de vies ». Et d’ajouter : « le sujet clé maintenant, c’est comment on industrialise cette prouesse ». Affichant un tropisme technologique évident, le gouvernement reste persuadé que l’avenir de la France est de devenir leader dans certains secteurs clés et de s’engager dans des innovations de rupture. Mais cet objectif, qui fut peu ou prou celui de tous les gouvernements depuis 30 ans avec le succès que l’on sait, est-il encore plausible eu égard à l’avance incroyable prise par les États-Unis et la Chine ? En outre, en tant que membre de la zone euro, la France se devra de rendre ses objectifs de souveraineté industrielle compatibles avec ceux de ses partenaires. D’où l’idée de s’appuyer sur les projets importants d’intérêt européen commun, qui autorisent les États membres à financer des projets au-delà des limites habituellement fixées par la réglementation européenne. Bruno Le Maire affirme, du reste, que « l’ambition est de retrouver notre indépendance industrielle et technologique » et d’élever en parallèle le niveau de formation des salariés. Ce point est crucial, si l’on en juge par les dernières enquêtes sur le niveau en mathématiques et en sciences des élèves (TIMSS) qui placent la France en queue de peloton… En fin de compte, peut-être faudrait-il concentrer tous les efforts sur seulement un ou deux secteurs clés, à même d’offrir à la France un véritable avantage concurrentiel, d’autant que le « quoi qu’il en coûte » est désormais terminé ?

Le Havre : Hipli propose un emballage réutilisable destiné à l’e-commerce

L'enseigne a vu le jour pendant l'été 2020 grâce à l'implication de deux entrepreneuses : Anne-Sophie Raoult et Léa Got. Engagées dans l’économie circulaire, elles visent à limiter l’empreinte environnementale. En neuf mois, leur emballage a réussi à attirer 130 e-commerçants du textile. Fabriqué à base de polypropylène par l'agence de design industriel Zebra, il se replie dans une boîte à fermeture éclair sécurisée par un collier de serrage. Eco-responsable, le produit a un impact environnemental plus faible que les emballages en carton et permet d’éviter jusqu'à 25 kg de déchets sur les 100 expéditions. Trois formats La structure propose trois formats de colis : petit (Minus), moyen (Hiplus) et grand (Magnus). Les deux premiers assurent l’expédition des petits articles de prêt à porter tandis que le dernier permet de transporter les objets les plus grands ou les commandes groupées. Les tarifs s’élèvent à 1,80 euro pour le petit colis, à 2 euros pour le moyen et à 2,30 euros pour le grand. Ils sont calculés en fonction de l’usage des emballages auquel s’ajoutent les frais de retour et de nettoyage. D’ici fin 2021, les deux entrepreneuses prévoient de commercialiser 150.000 colis. Pour s’ouvrir à d'autres marchés tels que le cosmétique, elles envisagent de fabriquer un emballage plus rigide.

La Banque des Territoires renforce les fonds propres d’Alcéane

14,55 millions d’euros... Placé entre les mains du directeur financier d’Alcéane, le chèque a de quoi impressionner. Il marque l’officialisation, réalisée le 6 septembre, de la souscription de la Banque des Territoires aux titres participatifs émis par le bailleur social normand. En clair, l’établissement bancaire vient ainsi renforcer directement les fonds propres d’Alcéane. « Ce dispositif des titres participatifs a été mis en place par le précédent gouvernement, a rappelé Olivier Sichel, directeur général de la Banque des Territoires, devant celui qui en était alors Premier ministre, Edouard Philippe, maire du Havre. C’est un mode de financement particulièrement innovant du logement social ». « Cela permet aux bailleurs sociaux d’investir, de prendre des risques et de devenir des acteurs plus agiles et moins contraints » a détaillé Edouard Philippe. Constructions et réhabilitations Et il vient en complément des traditionnels prêts, qui, jusqu’alors, ont marqué les relations entre la banque et les bailleurs sociaux. « Nous aurions pu, à quelques jours près, fêter le centenaire du premier prêt souscrit par Alcéane auprès de la Caisse des dépôts, sourit Florent Saint Martin, président d’Alcéane. Depuis 1922, ce sont 0,5 Mds d’euros de prêts qui ont été souscrits. Vous pesez aujourd’hui les trois quarts des encours d’Alcéane. » Encours de 250 M€ au total, garantis à 100 % par la ville du Havre. Pour Alcéane, troisième bailleur social de Seine-Maritime avec 16 000 logements à son patrimoine, cet argent « frais », apporté sur ses fonds propres, doit permettre d’accompagner le programme stratégique Cap 2035. Celui est ambitieux : il prévoit la construction de 3 000 logements et la rénovation de 6 000 autres (dont 2 000 réhabilitations thermiques) à cet horizon 2035. La caserne Dumé d’Aplemont, emblématique bâtiment du quartier Danton, accueillera 121 logements et une galerie d’art. (© Aletheia Press / B.Delabre) La réhabilitation de l’ancienne caserne de pompiers Dumé d’Aplemont, dans le quartier Danton, est un exemple particulièrement symbolique des ambitions de ce programme. « C’est le lieu idéal pour la réhabilitation d’un patrimoine historique », a insisté Florent Saint Martin. Il symbolise aussi la volonté de proposer des logements de qualité remarquable, bien isolés, et de créer du lien social, par l’accueil et la mixité. 425 M€ engagés d’ici 2028 En parallèle à ce programme « bâtisseur », des démolitions sont aussi prévues, dans la lignée de celle de Graville la Vallée, réalisée cet été. « Une ville ce n’est pas figé, cela doit continuer à vivre », a insisté Edouard Philippe, justifiant les choix faits de démolir ou de réhabiliter certains bâtiments d’une ville toujours sous le traumatisme de la destruction. Au total, le bailleur normand engagera ainsi 425 M€ d’investissements d’ici 2028. L’engagement de la Banque des Territoires fait donc office de sérieux coup de pouce. Un privilège qui n’est pas réservé à Alcéane. A l’échelle nationale, l’établissement bancaire prévoit de souscrire plus d’un milliard d’euros de titres participatifs sur la période 2020-2022. Pour Aletheia Press, Benoit Delabre

Barentin : La CCI Rouen Métropole organise le carrefour des e-mobilités le 16 septembre

Déjà engagés dans la mobilité verte avec le projet Smart mobility, la CCI Rouen Métropole et l'Ecosystem Cléon 4.0, en partenariat avec la Communauté de communes Caux Austreberthe et la Ville de Barentin, organisent le Carrefour des e-mobilités, jeudi 16 septembre à Barentin. Ce salon réunira les professionnels de la mobilité électrique et intelligente.  L'événement a pour objectif d'amener les chefs d'entreprises, artisans, agriculteurs ou encore les professions libérales à repenser leurs solutions de mobilité pour leur entreprise et leurs collaborateurs.  Portes ouvertes, expositions, conférences, ateliers thématiques et démonstrations, de nombreuses animations sont au programme. Quarante exposants et partenaires seront au rendez-vous pour présenter les véhicules hybrides et électriques mais aussi les engins de bâtiment et travaux publics, les vélos, scooters, trottinettes. Des solutions clé en main pour l'installation de bornes ou de co-voiturage et autopartage seront également exposés lors de ce salon. Le programme et les inscriptions sont disponibles sur le site de l'Ecosystem Cléon 4.0. LIRE AUSSI. La performance énergétique au cœur d'une expérimentation de la CCI Rouen Métropole | La Gazette Normandie

L’Industrie Havraise étoffe sa gamme de produits

Chapeautée par les deux entrepreneurs, Charles-Victor Tasserie et Matthias Defresne, l’enseigne a ajouté à sa gamme trois nouveaux articles. Le premier correspond à un drap de bain, tissé Jacquard et fabriqué avec du coton très résistant. De grande taille (1 sur 1,5 mètre), il est disponible en deux couleurs : bleu marine et corail. De couleur bleu foncé, le parapluie constitue le deuxième produit de la nouvelle collection. Il se caractérise par une finition fine et un design extérieur minimaliste. Le dernier article est une bouteille isotherme en acier inoxydable conservant les boissons chaudes 12 heures et les boissons froides 24 heures. Par ailleurs, les deux amis envisagent de proposer d’autres éléments à l’occasion des fêtes de Noël, tels que des boules lumineuses, des papiers cadeau et d’autres objets décoratifs. Favoriser l’identité havraise À l’instar des autres produits de la marque, l’identité havraise apparaît clairement sur les illustrations de la nouvelle collection. Ainsi, le drap affiche le nom de la ville et la date de sa fondation (1517). Les parapluies dévoilent, quant à eux, des sites emblématiques de la Cité océane, notamment la Catène, le Volcan et le palais de justice. Signalons enfin que ces créations sur-mesure sont vendues sur Internet via le site de l'entreprise ou commercialisées directement à l’agence Naeli.

Emploi : quels métiers exercent les 2,7 millions de travailleurs immigrés ?

Combien la France compte-t-elle de travailleurs immigrés et dans quels secteurs exercent-ils principalement leur activité ? En juillet, la Dares, Direction de l'animation de la recherche, des études et des statistiques, rattachée au ministère du travail, a publié une analyse consacrée aux «métiers des immigrés ». Sur le plan quantitatif, tout d'abord, les travailleurs immigrés, c’est-à-dire résidents en France et nés étrangers à l’étranger (certains ayant pu par la suite être naturalisés Français) étaient 2,7 millions, en 2017. Cela représente, un emploi sur dix. Les origines géographiques de ces travailleurs sont très diverses. Les plus nombreux proviennent d' Afrique : ils représentent 45% des travailleurs immigrés. Et au sein de cette population, Algériens, Marocains et Tunisiens sont les plus représentés. Deuxième zone géographique de provenance en importance, l'Asie (16% des immigrés en emploi). En troisième position, l'Afrique subsaharienne fournit 13% des travailleurs immigrés. Viennent ensuite les Portugais : à eux seuls, ils représentent 12% de ces travailleurs. Quant aux natifs d'Espagne et d'Italie, ils ne fournissent que 5% de la population étrangère active dans le monde du travail. Toutes origines confondues, l'implantation des travailleurs immigrés en France est loin d'être homogène : pour l'essentiel, ils se concentrent en milieu urbain. Et sur le plan territorial, ils sont surtout présents dans le Sud et l'Est du territoire : ils occupent 22 % de l’ensemble des emplois franciliens et 10 % dans la région Provence-Alpes Côtes d’Azur, contre 4 % en Bretagne ou dans les Pays de la Loire. Une répartition qui explique pour partie leur sur-représentation dans certains métiers, comme ceux du numérique (où quatre emplois sur dix se situent en Île-de-France). Ingénieurs informatiques et ouvriers non qualifiés du gros œuvre du BTP Sur le plan professionnel, les travailleurs immigrés sont particulièrement présents dans 35 des 87 métiers recensés par la Dares. Ils y représentent une part dans l'emploi supérieure à la moyenne nationale (10,2 %). Ces métiers concentrent 57,5 % de l’ensemble des postes occupés par les immigrés. Ils sont très éclectiques : il s'agit par exemple d'employés de maison, agents de gardiennage et de sécurité, ouvriers non qualifiés du gros œuvre du BTP, du béton et de l'extraction, ouvriers qualifiés du gros œuvre du bâtiment... Les travailleurs immigrés sont également très représentés dans les métiers de l'hôtellerie, restauration et alimentation, et du transport et de la logistique. Mais au delà de cette diversité de secteurs, ces métiers présentent des points communs. Tout d'abord, ils « se caractérisent globalement par des conditions de travail plus contraignantes que la moyenne », constate la Dares. Ils impliquent, notamment, des contraintes physiques, de rythme, une répétitivité des taches ou encore, des périodes de travail durant les jours non ouvrables ou en dehors des plages de travail habituelles. Autre caractéristique fréquente des métiers exercés par les travailleurs immigrés – qui se cumule dans certains cas avec la première - , celle d'être « en tension », c'est à dire que les offres d'emplois y sont supérieures aux demandes, ou que l'écart entre les deux est faible. C'est en particulier le cas des aides à domicile et aides ménagères, des assistantes maternelles, cuisiniers et cadres du bâtiment et des travaux publics, ou encore des ouvriers qualifiés de l’électricité et de l’électronique. Mais ce tableau très général doit être affiné : un peu plus de deux travailleurs immigrés sur dix accède à des postes plus qualifiés (ingénieurs informatiques, personnels d’études et de recherche ou des médecins ou assimilés...). Des métiers fonction de l'origine géographie et de l'âge Autre particularité, les métiers exercés par les travailleurs immigrés en France diffèrent selon l’origine géographie de ces derniers, et, pour une même provenance, de la date de leur arrivée en France. Globalement, un quart de ces travailleurs sont arrivés avant 1967 et un autre quart après 2011. Par nationalité, ceux nés au Portugal sont sur-représentés parmi les employés de maison et les ouvriers du bâtiment. C’est également le cas des natifs du Maghreb, qui sont aussi particulièrement nombreux chez les agents de gardiennage et de sécurité. Les Tunisiens, eux, sont sur représentés parmi les ouvriers qualifiés et non qualifiés du bâtiment. Les natifs d’Afrique subsaharienne sont davantage présents chez les agents de sécurité, ainsi que chez les employés du care et de la restauration.. Quant aux immigrés venant d’Asie, ils sont spécialisés dans la restauration et le textile, mais aussi dans des métiers très qualifiés. Et les natifs d’Espagne ou d’Italie, davantage diplômés que les autres, occupent fréquemment des postes très qualifiés, par exemple cadre du BTP,ou encore patron dans l'hôtellerie-restauration. Mais la date d'arrivée influe aussi sur le type de métier exercé. Par exemple, parmi les 113 000 travailleurs tunisiens présents en France -une population globalement sur-représentés dans les métiers du bâtiment- la moitié est arrivée après 2001. Or, les étudiants tunisiens sont très tournés vers les filières du numérique. Cette orientation vaut aux travailleurs immigrés provenant de ce pays d'être également sur-représentés dans les métiers du numérique.

Les jeunes accompagnés grâce à « un jeune, un mentor »

Avec l’initiative « 1 jeune, 1 mentor » lancée le 25 mai dernier, les jeunes de moins de 30 ans, qu’ils soient encore étudiants ou fassent leur entrée sur le marché du travail, peuvent être suivis pendant au moins six mois par un mentor bénévole. Objectif ? Les aider pendant leur parcours scolaire, dans leurs choix d'orientation ou en phase d'insertion professionnelle, à définir leur projet ou à décrocher leur premier emploi. L’ambition de ce programme lancé par le ministère du Travail, dans la continuité du plan du gouvernement « 1 jeune, 1 solution », est d'augmenter le nombre de mentorés de 30 000 à 100 000 fin 2021, puis à 200 000 en 2022, et tripler ainsi le nombre de bénéficiaires. Pour ce « passage à l’échelle », l’Etat s’apprête à investir 30 millions d’euros cette année auprès des acteurs du mentorat. Accompagné dans ses difficultés ou sa recherche d’emploi Les critères pour intégrer ce dispositif ? Avoir moins de 30 ans. Concrètement, il faut se rendre sur la plateforme « 1 jeune, 1 mentor » pour y remplir un formulaire de demande en décrivant, en quelques minutes, sa situation. En retour, le jeune sera contacté par l’une des 22 associations labellisées par le Comité Mentorat, le 25 mai dernier. Charge à ces associations spécialistes du mentorat et partenaires du programme, telles que l’Afev (mentorat étudiant), l’association Socrate (mentorat lycéen), l’Anaf (apprentis), ARPEJEH, Article 1, Capital filles, Chemins d’avenir, Collectif Powa, C Possible, Duo for a job, Ecti-EGEE-OTECI, Agir Abdc, etc, de les mettre en relation avec un mentor, étudiant, salarié ou retraité. Ce mentorat, qui est un engagement personnel pour le mentor comme pour le jeune mentoré, basé sur le volontariat de chaque côté, la confiance, la bienveillance et le respect mutuel, s'inscrit dans la durée : le « binôme » se rencontre ainsi pendant au moins six mois, souvent toute une année, voire pendant plusieurs, à raison d’une à deux heures par mois. Le jeune est suivi à distance ou en présentiel, soit à son domicile, au sein de son établissement, dans les locaux de l’association ou ceux de l'entreprise de son mentor. « Une relation d’égal à égal » Le mentor va l’accompagner en cas de difficultés à l'école ; s’il ne sait pas quelle orientation choisir après le bac, ou encore s’il est à la recherche d'un stage, d'une alternance, ou d'un premier emploi. « La spécificité du mentorat, c’est que la relation qui se construit dans le temps est une relation d‘égal à égal. Le mentor se place au côté du mentoré et c’est le mentoré qui guide la relation et ouvre un accès privilégié à son entourage social et familial. Tous ces aspects sont déterminants pour la réussite du jeune », a expliqué Christophe Paris, directeur général de l’Afev et président du Collectif Mentorat, association qui fédère les principaux acteurs du mentorat en France au Comité Mentorat, lors de la réunion du 25 mai dernier. Le binôme est encadré par une structure, le plus souvent une association, qui offre un cadre sécurisé pour chacun. Ainsi, l’association concernée contacte régulièrement le jeune pour vérifier que l’accompagnement se passe bien. Et celui-ci pourra également, à tout moment, joindre l'association en question. De leur côté aussi les mentors bénéficient d’un suivi durant l'accompagnement leur permettant de transmettre leurs besoins, leurs interrogations, leurs réussites ou toutes informations utiles à l'accompagnement. L’association se charge enfin de les former, afin de leur préciser leur rôle et la posture à adopter. Plus de 100 chefs d’entreprise s’engagent Pour l’heure, une centaine de dirigeants de grands groupes ont répondu à l'initiative « 1 jeune, 1 mentor », en s’engageant et impliquant ainsi leur Comex (comité exécutif) à devenir les mentors de jeunes et à développer le mentorat dans leurs entreprises. On retrouve notamment Emmanuel Besnier (Lactalis), Alexandre Bompard (Carrefour), Jean-Pierre Farandou (SNCF), Jean-Bernard Lévy (EDF), Xavier Niel (Free), Anna Notarianni (Sodexo), Stéphane Richard (Orange), Olivier Bogillot (Sanofi), Nicolas Hieronimus (L'Oréal), Frédéric Oudéa (Société Générale)... Tous ces dirigeants ont signé une tribune publiée sur le site du Journal du Dimanche pour soutenir le dispositif. « Devenir mentor, c'est discuter de tout et de rien, des différents horizons de vie possibles et transmettre des conseils sur leurs études ou dans l'accès à un emploi. Parfois également, nous ouvrons nos réseaux, pour les offrir à ceux qui n'en ont pas. Et bien souvent, nous tissons des relations pour la vie », détaillent les dirigeants dans la tribune en question. Comme l’a rappelé Thibaut Guilluy, Haut-commissaire à l'emploi et à l'engagement des entreprises, le mentorat constitue « un outil puissant d’égalité des chances ». « Il permet de lutter contre les causes de l'inégalité des chances qui provoquent l'autocensure, la pire des discriminations : défaut d'information, absence de réseau et de ‘rôle modèle’. J'invite tous les chefs d'entreprise à s'engager pour changer le destin d'une partie de notre jeunesse ! », a commenté sur le réseau social Linkedin, Eric Delannoy, président fondateur de Tenzing Conseil, cabinet de conseil en stratégie managériale. Charlotte DE SAINTIGNON

Le Havre : SeaFrigo voit les choses en grand

Boostée par la crise sanitaire qui a accentué les flux de produits alimentaires, l’entreprise havraise SeaFrigo est en pleine expansion, et ça se voit ! De grands chantiers sont ainsi engagés au Havre, avec la construction d’un siège social près de l’ENSM, et celle de deux bâtiments logistiques de 60 000 m2... Sortis de terre en janvier, ces deux bâtiments dotés chacun de 5 cellules de 6 000 m2 et armées de 11 quais chacune, devraient être livrés en septembre et en octobre. Un investissement de 30 M€ porté par le promoteur AG Real Estate. Outre de l’espace supplémentaire, ces bâtiments ouvrent aussi des opportunités à SeaFrigo, en proposant un espace « dry » en plus de ses stockages réfrigérés de 16 000 m2 existants. Gestion de stocks pour les industriels Un moyen de répondre à une demande croissante. « De plus en plus de gros industriels font le pari de nous confier la gestion de leurs stocks », se félicite Thomas Costantin, directeur marketing et communication du groupe. Parmi les derniers en date, le groupe Bel, qui depuis juin 2021 a confié à SeaFrigo le pilotage de ses stocks, la préparation de ses commandes et leur expédition. Le site havrais est ainsi devenu la principale plateforme logistique française du Groupe pour ses 72 destinations export, notamment en Asie, en Afrique et en Amérique. « Le Havre, qui bénéficie d’une situation géographique stratégique pour l’export alimentaire et l’entreposage, dispose aujourd’hui de terminaux maritimes parmi les plus importants d’Europe », explique Eric Barbé, président directeur général du groupe SeaFrigo. Situé au cœur des infrastructures portuaires, le parc logistique SeaFrigo offre un accès rapide à Rungis. Nos partenariats privilégiés avec de grandes compagnies maritimes nous permettent également les expéditions vers toutes les destinations au départ et à l’arrivée du Havre ». 85 % de l’activité de SeaFrigo sont en effet tournés vers l’export, avec une grosse activité en direction des Antilles notamment. Un nouveau bâtiment en 2023 Mais outre l’ouverture sur les océans du monde, la place havraise séduit avec d’autres arguments qui justifient aussi les agrandissements programmés par l’entreprise. « L’aspect RSE devient un critère de choix majeur pour les industriels », note Thomas Costantin. Proposer une logistique multimodale est donc aujourd’hui un atout concurrentiel réel. Cela tombe bien. La plateforme logistique SeaFrigo du Pont 7 borde la voie de chemin de fer... Et si l’accès au fluvial est pour l’instant restreint, un nouveau bâtiment de 18 000 m2 et proposant un bord à quai à la porte du pont Rouge, devrait voir le jour à l’horizon 2023... Spécialisé depuis plus de quarante ans, dans la logistique alimentaire sous température dirigée, le groupe détient aujourd’hui des infrastructures en propre dans 19 pays et a construit un réseau de partenaires à dimension mondiale. Il génère 480 M€ de chiffre d’affaires et compte 1 200 collaborateurs qui organisent au quotidien le transport international de marchandises sur les 5 continents. Pour Aletheia Press, Benoit Delabre

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