Catégorie dans Politique

Un 1er mai honnête et tranquille au Havre

Après un rassemblement ( 500 personnes) devant Franklin traditionnel, regroupant les drapeaux CGT et Solidaires et luttes actuelles (occupant-e-s du Volcan), une marche jusqu’à l’hôtel de Ville a été faite. L’après-midi des stands, peu nombreux, d’associations et de mouvements sur la place de l’hôtel de Ville car les barnums n’étaient pas autorisés par les autorités, mais des performances culturelles ont ravi les passants. A côté un petit groupe « Bas les masques » (voir à ce sujet l'article de John Barzman dans notre rubrique "libres paroles").



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[Région havraise] Un 1er mai honnête et tranquille au Havre

Après un rassemblement (500 personnes) devant Franklin, traditionnel, regroupant les drapeaux CGT et Solidaires et luttes actuelles (occupant-e-s du Volcan), une marche jusqu’à l’Hôtel de Ville a été faite dans la bonne humeur.

L’après-midi des stands, peu nombreux, d’associations et de mouvements sur la place de l’Hôtel de Ville car les "barnums" n’étaient pas autorisés par les autorités, mais des performances culturelles ont ravi les passants. A côté un petit groupe « Bas les masques » (voir à ce sujet l'article de John Barzman dans notre rubrique "libres paroles").



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1er mai après une année de covid – Impressions d’un manifestant sur des dérives à la marge

[Les textes publiés dans Libres Paroles n'engagent que le, la ou les signataires.]

Beau 1er mai de la renaissance ! Mais certaines activités en marge soulèvent des questions. "Bas les masques" et "RéinfoCovid" ne diffusent-ils pas des valeurs très ambigües qui peuvent alimenter l’extrême-droite, le Rassemblement national et les groupuscules cagoulés qui attaquent le service d’ordre de la CGT ?



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Normandie nucléaire

Des militants anti-nucléaires se sont rassemblés au Havre le 26 avril pour marquer l’anniversaire de Tchernobyl (1986). Cet accident nucléaire, comme ceux qui l’ont précédé (Three Mile Island) ou suivi (Fukushima) nous rappelle qu’aucune centrale nucléaire n’est sûre. “Un accident nucléaire majeur ne peut être exclu nulle part“, affirmait le président de l’Autorité de Sûreté Nucléaire française (ASN) Pierre-Franck Chevet en 2016. Le dérèglement climatique, avec des ouragans, inondations, sécheresse et tsunamis moins prévisibles, rend leur fonctionnement encore plus risqué. Et la protection contre ces risques augmentés fait monter la facture.

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Régionales, départementales : avancer malgré les tractations d’appareils !

 Battre le néolibéralisme (les  macronistes, la droite), l’extrême droite et les généraux !

Dans une situation sanitaire, écologique et sociale extrêmement détériorée le PS, EELV et le PCF, malheureusement suivis par LFI, n’ont pas donné la priorité aux réponses politiques mais à la préservation des places et à la survie de leurs appareils. Ils ont choisi d’oublier la dynamique unitaire qui s’était instaurée à l’occasion des municipales dans certaines villes comme Le Havre ou Sotteville.

La gauche continue de payer le bilan catastrophique du quinquennat Hollande, au cours duquel ils ont  perdu la plupart des régions, des départements, des communes, la majorité au Sénat , à l'Assemblée nationale, et surtout la présidence, prise par un homme directement au service de la finance



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Chômeurs, précaires, pauvres, au Havre

Chômeurs, précaires, pauvres, au HavreCet article est issu d’expériences personnelles, de conversations avec des associations de chômeurs et précaires du Havre ; il tente d’exprimer leurs sentiments et leurs revendications, et de faciliter le soutien à leurs luttes. Ensemble ! Le Havre se réjouit d’avoir invité à sa réunion du 19 février 2021, écouté et discuté avec un des animateurs des chômeurs et précaires CGT d’Harfleur.

CHÔMEURS, PRÉCAIRES, PAUVRES AU HAVRE

 Ensemble ! Le Havre soutient les luttes des SANS

 La plupart des médias masquent souvent la situation des chômeurs par des taux, des chiffres, des réformes, des « raccourci » de type « fainéant » ou « ne savent pas gérer leur argent », « cas sociaux », « assisté » ou autre insulte.



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Islamo-gauchisme, Unef : des attaques graves et inacceptables

 

Le contexte : une gestion de crise sanitaire désastreuse.

Comme la plupart d’entre nous, le gouvernement ne sait strictement rien sur le virus et prend des décisions à tâtons, au jour le jour, en suivant les directives hasardeuses d’un « conseil de défense », sans jamais prendre l’avis du parlement, des élus, des citoyen-ne-s.

Son seul fil conducteur est de préserver l’ordre économique capitaliste : hors de question de libérer les brevets des vaccins pour en faire un bien public ; Les grandes envolées lyriques du premier confinement sont oubliées, la promesse des 10 000 lits pérennes de réanimation envolée, on commence tout juste aujourd’hui, dans l’urgence, à former des soignants à la réanimation en deux jours ! Quant à la promesse de « recouvrer l’indépendance » on voit ce que cela donne : jamais la France et l’Europe n’ont été aussi dépendantes au niveau des vaccins !

Pour naviguer ainsi à vue en préservant les intérêts capitalistes tout en n’exaspérant pas trop Billancourt, le gouvernement utilise deux expédients :

 



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1871 : Le Havre et la Commune

150e anniversaire de la Commune de Paris

L’événement est commémoré dans les média et dans les livres. « Quai du rassemblement » voudrait contribuer à cet intérêt pour l’histoire du mouvement d’émancipation en ouvrant ses colonnes aux réflexions. Ci-dessous, un article sur les répercussions de l’insurrection dans notre région. Commentez, complétez sans réserve.

Quai du rassemblement



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Ensemble ! Le Havre 2021-04-02 20:17:05

150e anniversaire de la Commune de Paris

L’événement est commémoré dans les média et dans les livres. « Quai du rassemblement » voudrait contribuer à cet intérêt pour l’histoire du mouvement d’émancipation en ouvrant ses colonnes aux réflexions. Ci-dessous, un article sur les répercussions de l’insurrection dans notre région. Commentez, complétez sans réserve.

Quai du rassemblement



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Mise en place d’un système d’alerte des populations par SMS

Intervention de Manuel Labbe pour le groupe des élu.e.s communistes sur la la mise en place du système d’alerte par SMS. La délibération sur la mise en place d’un système d’alerte de la population par SMS s’inscrit dans le contexte post-lubrizol et nous amène à une expression plus générale sur la question de la sécurité industrielle. Notre territoire a fait sa richesse et son développement …

La jeunesse se mobilise pour son avenir

Motion du groupe des elu.e.s communistes soutenue par les groupes « Fier.e.s de Rouen » et « Rouen – l’écologie en actes » adopté lors du conseil municipal du lundi 29 mars 2021 Le 16 mars dernier de nombreux/nombreuses jeunes se sont mobilisé.e.s dans toute la Francepour leur avenir. A Rouen se sont plus de 150 jeunes qui se sont réuni.e.s devant la facultéPasteur à …

INDUSTRIE NORMANDE: le Manoir hanté…par les Chinois!

Souvenirs, souvenirs…

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Il y a presque quatre ans maintenant, tout le monde s’enthousiasmait et nous les premiers sur l’idée de faire du très neuf avec du très ancien, en l’occurrence, une vieille fonderie fondée à Pîtres (Eure) sous Louis XVI qui, par miracle, a réussi à survivre jusqu’à notre époque et qui aurait pu sauter d’un coup d’un seul dans le XXIe siècle de l’industrie assistée par le numérique avec force imprimantes 3D et poudre de métal prête à fusionner sur mesure…

Le concept était génial et nous y avions cru. La Région Normandie aussi…

Archive de l’Etoile de Normandie:

http://normandie.canalblog.com/archives/2018/06/04/36459739.html

Mais…

https://www.francebleu.fr/infos/economie-social/redressement-judiciaire-chez-manoir-industries-avenir-incertain-pour-plus-de-300-salaries-manchois-1614702147

Redressement judiciaire chez Manoir Industries : avenir incertain pour plus de 300 salariés manchois

Le groupe métallurgique Manoir Industries a annoncé ce lundi 1er mars, le placement en redressement judiciaire de 5 de ses 6 filiales françaises, dont deux usines dans la Manche.

Les salariés du groupe métallurgique Manoir Industries ont exprimé ce mardi 2 mars leur amertume à l’égard du propriétaire chinois de l’entreprise qui vient d’annoncer Les redressements judiciaires  de 5 filiales du goupe. « On a _un actionnaire chinois qui n’a pas du tout honoré ses engagements, qui nous pénalise_. On peut l’avoir un peu mauvaise. On ne peut pas dire qu’il s’intéresse vraiment au groupe Manoir », a déclaré à l’AFP Loïc Frumin, secrétaire CFDT du comité de groupe.  De fait, le Chinois CAM SPC, actionnaire unique du groupe depuis juin 2020, n’a toujours pas versé les fonds qu’il s’était engagé à investir avant fin novembre 2020.

Recherche repreneurs en urgence

Selon les syndicats, le groupe est confronté à des problèmes de trésorerie et non de charge de travail.  La recherche de repreneurs est « urgente », estime dans un communiqué l’union intersyndicale de la plus grosse des usines, qui emploie 438 personnes à Pîtres dans l’Eure. Vu l’état de la trésorerie, le groupe en redressement pour une période de 6 mois, « ne pourra pas vivre plus de deux mois », estime Arnaud Vimot, le délégué syndical de l’usine ACPP de Diguleville dans la Hague.

Mobiliser élus et pouvoirs publics

Le site haguais compte 233 salariés auxquels s’ajoutent dans la Manche, les 93 salariés de l’entreprise ACDN basée à Agneaux. Au total, plus de 300 employés qui s’inquiètent aujourd’hui pour leur avenir. Selon la direction « un premier point d’étape sera fait fin avril » devant les tribunaux de commerce concernés à Paris et Rouen.  En espérant que d’ici là, des repreneurs se seront manifestés. « Nous comptons mener une action la semaine prochaine et rencontrer les élus locaux et la sous-préfète de Cherbourg pour les sensibiliser à notre sort », conclut Arnaud Vimot. 


 

Voir aussi:

https://www.francebleu.fr/infos/economie-social/le-groupe-manoir-industries-place-en-redressement-judiciaire-des-emplois-menaces-dans-l-eure-1614653775

« C’est un des seuls gros fondeurs en France » alertent les salariés de Manoir Industries en redressement

Mardi 2 mars 2021 à 4:17 – Mis à jour lemardi 2 mars 2021 à 17:33 –

Par , , France Bleu Normandie (Seine-Maritime – Eure)

Le groupe Manoir Industries, qui emploie près de 500 personnes dans l’Eure, confirme dans un communiqué son placement en redressement judiciaire. Les salariés du site de Pîtres, dans l’Eure demandent « la recherche urgente d’un repreneur ».

Après des salariés en fin de semaine dernière, c’est le groupe Manoir Industries qui annonce ce lundi le placement en redressement judiciaire de la plupart de ses filiales. Le groupe métallurgique, qui emploie près de 1 100 emplois en France et au Royaume-Uni, est notamment implanté dans l’Eure avec son site historique de Pîtres, qui compte 439 salariés, ainsi qu’avec sa chaudronnerie Agriandre de Conches-en-Ouche, qui emploie une quarantaine de personnes.

La rumeur du redressement enflait depuis des mois. Daniel Duché travaille sur le site depuis trente ans : « On a été pendant X temps avec un fonds de pension américain qui nous a pas mal pompés » dénonce le secrétaire du comité social et économique. Ensuite une entreprise chinoise a racheté Manoir Industries, « il a mis pas mal d’argent dans le groupe » reconnaît Daniel Duché. Mais depuis le nouvel actionnaire chinois CAM SCP qui lui a succédé n’aurait toujours pas versé les fonds promis, ce qui plombe la trésorerie du groupe. Les salariés l’assurent, le carnet de commandes est plein et le marché est là pour ce fleuron industriel français. 

C’est un des seuls gros fondeurs qui reste en France, qui travaille pour le nucléaire et la pétrochimie. C’est tout un savoir-faire qui est dans les ateliers, on souhaiterait le conserver – Jérémy Grosdésir, délégué CFDT

Un mois pour trouver un repreneur

Avec ces procédures de redressement judiciaire, l’objectif de Manoir Industries est « de continuer les recherches de repreneurs et permettre, le cas échéant, les reprises des sociétés en plan de cession (…) Plusieurs visites ont pu avoir lieu et des discussions sont engagées (…) avec des repreneurs potentiels ayant formulé des marques d’intérêt », selon le communiqué du groupe, consulté par l’AFP. Les salariés du site de Pîtres ont bien entendu quelques noms  et avancent ceux d’une fonderie britannique qui fait partie d’un groupe néerlandais, un groupe chinois et le Français Fonderies de France.  

Également impacté dans la commune, le maire de Conches-en-Ouche a réagi sur Twitter. Jérôme Pasco annonce que « le conseil municipal prendra une motion lors de sa prochaine réunion. Pour défendre l’emploi, l’avenir d’un site, pour ne pas voir démanteler un savoir-faire, une expertise, une technicité reconnue »


Voir enfin dans l’édition du 1er mars 2021 de Paris-Normandie:

https://www.paris-normandie.fr/id169892/article/2021-03-01/info-pn-dans-leure-439-emplois-sur-la-sellette-chez-manoir-industries

.

INFO PN. Dans l’Eure, 439 emplois sur la sellette chez Manoir Industries

Le tribunal de commerce de Paris a placé en redressement judiciaire le groupe détenu pars des Chinois. Les syndicats de la fonderie euroise spécialisée dans les pièces pour les secteurs du nucléaire et de la pétrochimie craignent le pire.

C’est l’un des poumons économiques majeurs de l’Eure. L’entreprise Manoir Industries, à Pîtres, spécialisée dans la production de pièces pour les secteurs de la pétrochimie et du nucléaire, a été placée en redressement judiciaire pour six mois par le tribunal de commerce de Paris vendredi 26 février 2021, selon les représentants du personnel joint lundi 1er mars 2021 par Paris-Normandie.

Propriété d’un groupe chinois

Manoir Industries emploie 439 salariés sur son site eurois. « Ils sont potentiellement en péril », annoncent les syndicats. Manoir Industries était auparavant connue sous le nom des Forges et Aciéries de Pompey, qui avaient fourni l’acier de la Tour Eiffel.

Dans un communiqué de presse adressé à notre journal, l’union syndicale explique que « Manoir Industries appartenait à un groupe chinois depuis 2013, et ce jusqu’en 2020 où un nouvel actionnaire chinois également a pris le contrôle de la société. Force est de constater que ce nouvel actionnaire fait preuve de défaillances et n’honore pas ses engagements financiers vis-à-vis de Manoir Industries, laissant dériver la situation jusqu’au point critique que l’on connait aujourd’hui. »

Les représentants du personnel ne cachent pas leur inquiétude et leur étonnement : «  la trésorerie ne faisant que de se dégrader au fil des mois, Manoir Industries se voit dans l’obligation de mettre en vente ses différentes sociétés (six sites sont directement touchés en France, Ndlr). Ainsi l’usine de Pîtres connait de telles difficultés que les dirigeants ont décidé de placer l’entreprise en redressement judiciaire avec l’espoir d’un éventuel repreneur.  »

Trouver un repreneur avant avril

Différents groupes ont montré des marques d’intérêts pour le site et ses activités. «  Cependant, à ce jour, il n’y a malheureusement aucune offre ferme. Paradoxalement, en ce début d’année, le carnet de commande est plein avec une prévision de charge des ateliers jusqu’à mi-2022 », assurent les syndicats.

L’activité industrielle de cette fonderie est toujours en cours. Mais «  il faut trouver un repreneur dans les semaines à venir, fin avril au plus tard, car la trésorerie ne nous permettra pas de tenir au-delà », selon Daniel Duché, secrétaire du comité social et économique de l’entreprise. «  Paradoxalement, le carnet de commande est plein alors qu’au sortir de l’été 2020, il n’y en avait quasiment plus. Mais c’est reparti sur les chapeaux de roues. Un bon signe pour un potentiel repreneur », fait-il savoir.

Ils en appelent aux élus et à l’Etat

Bien décidés une nouvelle fois à sauver le site eurois, les syndicats unis en appellent aux «  élus locaux et régionaux et aux représentants de l’Etat afin d’établir un dialogue et réunir un maximum de soutiens. Le président de la Région Normandie (Hervé Morin, Ndlr), le préfet de l’Eure (Jérôme Filippini, Ndlr) et la Dirrecte sont informés de la situation et des risques liés à l’ouverture de la procédure auprès du tribunal. Les syndicats se mobilisent, envisageant différentes actions pour également sensibiliser la population (…) »

D’ores et déjà, ils peuvent compter sur la solidarité de plusieurs commerçants du secteur qui fournissent une aide alimentaire aux salariés mis en difficulté, ainsi que sur la mairie d’Alizay – dirigée par le maire communiste Arnaud Levitre – qui a donné 500 € pour le personnel. Selon l’intersyndicale, les salariés ne devraient pas être payés avant le 8 mars.

«  Sauver un maximum d’emplois  »

En fin de journée, le groupe métallurgique Manoir Industries a précisé les coulisses de ce redressement judiciaire.

Il explique ainsi « n’avoir toujours pas perçu les fonds que le nouvel actionnaire chinois CAM SCP s’était engagé à verser avant fin novembre 2020 (…) Le groupe a tenu jusqu’ici notamment grâce au concours de l’État, via le prêt FDES (Fonds de développement économique et social) et des décalages accordés sur le paiement des charges fiscales et sociales », détaille Manoir Industries.

Des visites sur place

« Des contacts ont été pris avec différents acteurs financiers ou industriels, poursuit Manoir Industries. Plusieurs visites ont pu avoir lieu et des discussions sont engagées, à différents stades selon les sites, avec des repreneurs potentiels ayant formulé des marques d’intérêt. Ce processus de recherche entamé à l’été 2020, Manoir Industries est contraint de le poursuivre sous la protection du tribunal de commerce, faute de trésorerie », confirme le groupe.

Manoir Industries a donc obtenu l’ouverture d’une procédure de redressement judiciaire au bénéfice de CTI Management et ses filiales, lors d’une audience du tribunal de commerce de Rouen le 23 février et d’une seconde, au bénéfice de Manoir Industries et ses filiales (à l’exception de Manoir Bouzonville), le 25 février, au tribunal de commerce de Paris. « L’objectif, pour toutes les sociétés du groupe, est d’assurer au mieux la continuité d’activité des entreprises et de sauvegarder un maximum d’emplois. »

G.Le avec E.B et correspondant.


Commentaire de Florestan:

Dure épreuve de vérité pour la région Normandie et sa politique d’intelligence économique territoriale qui a été précisémment conçue pour éviter ce genre de désastre.

Quel paradoxe! Un groupe industriel contraint de se mettre sous la protection du tribunal de commerce alors que son carnet de commandes est plein!

Une fois de plus, ce n’est pas l’industriel et ses salariés avec savoir-faire, machines et brevets qui est en cause. Le problème c’est la faiblesse financière de nos entreprises industrielles en France avec beaucoup de loups (Chinois lorsqu’ils ne sont pas Américains) dans nos bergeries faute d’avoir dans la banque d’affaires parisienne des bergers ayant un réel souci pour l’industrie nationale.

C’est la raison pour laquelle la région Normandie avait innové dès sa réunification en osant intervenir très en amont sur l’urgence de sécuriser financièrement le capital des entreprises industrielles normandes quitte à faire le boulot de ceux qui ne veulent pas le faire alors qu’on les paie assez chers pour qu’ils le fassent! (les banquiers).

La région Normandie était déjà intervenue financièrement pour garantir les activités du site de la fonderie de Pîtres. Mais dorénavant, c’est tout un groupe industriel avec des activités stratégiques pour l’indépendance voire la souveraineté nationale qu’il faut sauver: pas sûr que ceux qui sont à l’origine du problème soient porteurs de la solution… (On pense à la haute finance et à la haute administration parisiennes ce qui revient à nommer deux fois la même chose…)

Une fois de plus, le couple président de région / préfet de région va jouer un rôle décisif: l’avenir du groupe Manoir Industries et ses emplois normands va dépendre de l’action coordonnée des chefs d’orchestre Durand (préfecture) et Morin (région), autrement dit, le « bouclier social » des Normands.

Affaire à suivre!


Par ailleurs, l’inquiétude continue de planer sur l’avenir d’un autre grand site industriel normand d’intérêt national: la papeterie de la Chapelle Darblay:

Le Conseil Economique Social Environnemental Régional de Normandie rappelle qu’il se mobilise pour obtenir le redémarrage au plus vite de la papeterie…

10 mars 2021, 14h30 à Rouen
Mobilisation exceptionnelle autour de la papeterie Chapelle Darblay

A Grand-Couronne, près de Rouen, l’activité de la papeterie de la Chapelle Darblay est à l’arrêt, faute de repreneur. Si l’usine ferme définitivement, ce sont les papiers de 24 millions d’habitants trieurs (en Normandie et dans le Nord Ouest de la France principalement) qui devront être incinérés ou exportés… Une absurdité à la fois financière, sociale et environnementale. Avant qu’il ne soit trop tard, le CESER veut sensibiliser les intercommunalités autour de ce dossier et réfléchir avec elles à une solution.

Rendez-vous dès 14h30, le mercredi 10 mars, dans l’hémicycle de l’Hôtel de Région, ou suivez-nous en direct sur Youtube. Si nécessaire, vous pourrez également nous rejoindre en visioconférence. Pour toute question ou confirmation de présence, merci d’écrire à contact@ceser.normandie.fr


Enfin, d’après nos informations, on peut craindre aussi une sérieuse vague de licenciements dans l’industrie régionale du côté du Havre…

Quelques 600 emplois industriels seraient menacés sur le bassin d’emploi du Havre: plusieurs sites industriels seraient concernés, notamment celui de DRESSER-RAND qui fermerait définitivement ses portes après un premier plan de licenciements en septembre 2020:

https://www.tendanceouest.com/actualite-369770-le-havre-dresser-rand-300-emplois-supprimes.html

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Elections régionales 2021 en Normandie: un trou de souris derrière un édredon d’abstention…

En décembre 2015, pour mettre en oeuvre concrètement notre unité régionale normande enfin recouvrée, Hervé Morin et sa majorité « la Normandie conquérante » ont été élus à moins de 5000 voix près.

Depuis novembre dernier, les principales écuries partisanes en lice ont commandé des sondages qui donnent tous à peu près les éléments suivants:

1) Hervé Morin réélu mais avec le Rassemblement National pouvant virer en tête du premier tour.

2) La gauche même unie dans les choux…

3) Hervé Morin réélu mais avec très peu de voix, comme en 2015.

4) Ceux qui voudraient confondre notre élection régionale normande avec une autre sont, d’ores-et-déjà, au tapis!

Moralité: ce sont les citoyens normands informés et lucides sur la Normandie parce qu’ils s’y intéressent au quotidien tant pour des raisons professionnelles que militantes qui vont faire l’élection.

Lectrices et lecteurs de l’Etoile de Normandie, la Normandie compte sur vous!

https://france3-regions.francetvinfo.fr/normandie/regionales-2021-normandie-sondages-circulent-donnent-grandes-tendances-1896932.html

Publié le 20/11/2020 à 18h03Mis à jour le 21/11/2020 à 12h29

Régionales 2021 en Normandie: des sondages circulent et donnent les grandes tendances

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La Normandie, une région dans le vent…

Au moins trois sondages circulent entre bonnes mains en Normandie pour les Régionales à venir et font monter la pression. A leur lecture, quelques évidences apparaissent malgré l’extrême prudence de chacun dans un monde si changeant. 

Axe Seine : en savoir plus, rétrospectivement, sur l’action de l’un des souffre-douleur de Florestan…

     A l’occasion d’une requête à large spectre sur le fret, votre serviteur a été confronté à un article accessible sur le site Cairn.info, article dont le signataire, qui s’exprimait en novembre 2015, n’est autre que l’occupant d’une soupente de bureau parisien, mouche du co… lloque à ses moments perdus, le haut-fonctionnaire François Philizot.

index

     C’est dans une revue très sérieuse que s’exprimait François Philizot :

https://www.cairn.info/revue-realites-industrielles-2015-4-page-10.htm

La délégation interministérielle au Développement de la vallée de la Seine

François Philizot

Dans Annales des Mines – Réalités industrielles 2015/4 (Novembre 2015), pages 10 à 13

Relancées en 2008 dans le cadre du projet du Grand Paris, les réflexions autour du développement de la vallée de la Seine en ont mis en évidence les enjeux logistique et portuaire. De longue date, en effet, la Seine, débouché naturel de l’agglomération parisienne, est un corridor de transport majeur. Du fait à la fois du poids intrinsèque de l’Île-de-France, première région économique française, et de l’importance des ports maritimes du Havre et de Rouen, de celle des Ports de Paris, mais aussi des aéroports de Roissy et, à un degré moindre, d’Orly, les fonctions logistiques y tiennent une place majeure. Mais dans une économie portuaire extrêmement concurrentielle à l’échelle de la « rangée Nord » allant du Havre à Hambourg, le long des côtes de la Manche et de la mer du Nord, l’ensemble portuaire séquanais se trouve placé dans une compétition directe avec les ports du Benelux, et celui d’Anvers en particulier. Un des objectifs majeurs de l’État et des régions concernées est donc d’améliorer l’offre tout au long de la vallée de la Seine pour être à même de saisir les opportunités de développement liées à l’évolution des trafics de manière générale, et maritimes en particulier.

Quelques éléments d’un état des lieux

L’Axe Seine constitue le premier ensemble portuaire français grâce à l’activité des grands ports maritimes du Havre et de Rouen et à celle des Ports de Paris, un axe qui est de très loin le premier ensemble portuaire fluvial de notre pays. Un tiers du tonnage global transitant par les ports français par voie maritime, fluviale et ferroviaire est en effet traité sur cet axe, soit l’équivalent de 125 à 130 millions de tonnes de fret chaque année. Les trafics maritimes traités par Le Havre et Rouen s’établissaient en 2014 à 89,2 millions de tonnes, soit une baisse d’une dizaine de millions de tonnes depuis 2008, du fait de la diminution du trafic pétrolier, laquelle affecte l’ensemble des ports français.

Le Havre est très nettement le premier port français pour le traitement des conteneurs, un segment de marché qui, au niveau mondial, connaît depuis la fin du siècle dernier un développement très rapide. Avec environ 2,7 millions d’équivalents vingt-pieds en 2015, le trafic de ce port est supérieur à celui de l’ensemble des autres grands ports maritimes français, et Le Havre est le seul port à figurer au nombre des ports d’importance moyenne aux échelles européenne et mondiale.

Depuis quatre ans (2011), son trafic connaît à nouveau une croissance régulière (après une chute brutale liée à la crise économique de 2008).

De son côté, le port de Rouen reste en particulier le premier port céréalier européen. Traitant plus de 7 millions de tonnes les années où le marché est le plus actif, il devance de loin celui de La Rochelle (4,7 millions de tonnes) et draine une part considérable de la production céréalière exportée depuis le Bassin parisien.

Sous l’angle de l’emploi, le poids des activités logistiques, et notamment portuaires, est tout aussi perceptible. La dernière étude sur ce secteur publiée par l’INSEE (en 2015) fait clairement apparaître la place de l’ensemble Paris-Seine-Normandie dans cette filière. Sur 900 000 emplois salariés de ce secteur recensés en métropole, plus du quart (soit 235 000) est concentré dans cet espace. La spécialisation de la région Haute-Normandie est encore plus forte, avec 41 000 emplois (soit 4,4 % des effectifs salariés de la filière), alors que cette région ne totalise que 2,7 % de l’emploi productif métropolitain.

En matière d’emploi logistique, la spécificité de l’Île-de-France réside, sans surprise, dans la place qu’y occupe le transport aérien. L’aéroport de Roissy, avec un trafic supérieur à 2 millions de tonnes, reste un des premiers aéroports de fret européen, ce qui explique que plus de 6 % des emplois de la logistique aérienne en France se situent dans l’espace Paris-Seine-Normandie. Avec un trafic supérieur à 20 millions de tonnes, Ports de Paris joue un rôle majeur dans les transports franciliens, notamment dans la filière bâtiment-travaux publics ou dans la logistique urbaine, et ce grâce à des implantations réparties dans l’ensemble de l’agglomération parisienne.

Du fait de ses activités portuaires, la Haute-Normandie est, pour sa part, la région française la plus spécialisée dans la logistique : cette filière y représente 6,5 % de l’emploi local total, contre 4,1 % au niveau national. La zone havraise, avec 16 000 salariés, se classe au premier rang national pour l’emploi lié aux transports maritimes, du fait, en particulier, du poids des activités correspondant directement à la logistique portuaire et maritime (4900 emplois) et de celles relevant de l’affrètement et de l’organisation des transports (4800 emplois).

Retour sur les enjeux stratégiques

L’Axe Seine figure depuis peu parmi les grands corridors du transport européen identifiés par la Commission européenne. Ce classement repose bien évidemment sur les enjeux de la desserte du Bassin parisien. Mais il correspond aussi au rôle qu’est appelé à jouer cet axe vis-à-vis d’un territoire plus vaste correspondant à un hinterland incluant une partie de l’Allemagne, de la Suisse et de l’Italie, et ce dans un contexte marqué par l’accroissement des phénomènes de saturation dans les grands ports du Benelux.

Pour autant, et aussi grande que soit l’importance des activités portuaires et logistiques, on mesure aisément que le potentiel de l’Axe Seine n’est pas pleinement exploité. L’illustration la plus frappante réside dans la dynamique des trafics conteneurisés.

Si le port du Havre est bien dans ce domaine le premier port français, il se situe loin derrière ses principaux concurrents du Nord-ouest européen. Son trafic représente environ 30 % de ceux d’Anvers ou de Hambourg, et un quart de celui de Rotterdam (ce retard résultant d’un relatif décrochage du Havre intervenu à partir des années 1990). On estime que Le Havre traite environ la moitié des conteneurs destinés au Bassin parisien, Anvers et les ports belges détenant environ 40 % des parts de marché.

Ce constat est posé alors même que l’évolution des trafics maritimes et, en particulier, l’augmentation considérable de la taille des porte-conteneurs utilisés sur les grandes routes transocéaniques constituent un atout pour le port du Havre. Celui-ci bénéficie en effet d’accès nautiques aisés pour les grands navires et d’infrastructures de qualité, grâce à Port 2000, alors que Rotterdam et Anvers, en dépit de lourds travaux, sont handicapés par leurs faibles tirants d’eau et des phénomènes croissants de congestion liés à des flux de marchandises considérables. Les qualités du port du Havre et de Rouen pour les vrac secs, développées au sein d’HAROPA, justifient d’ailleurs aussi bien les récompenses internationales décernées à celui-ci depuis 2013 que les nombreuses dessertes assurées par les grandes alliances armatoriales, qui se sont reconfigurées en 2014 et 2015.

L’enjeu majeur est donc de saisir ces opportunités pour accroître les trafics sur l’Axe Seine à la fois pour desservir l’hinterland rapproché et pour conquérir des parts de marché sur des horizons plus larges aussi bien maritimes (sur la façade atlantique depuis l’Irlande jusqu’au nord-ouest de l’Espagne) que terrestres, principalement via des liaisons ferroviaires, en direction du Sud et de l’Est.

Au sein de la région Île-de-France, notamment en raison de considérations environnementales, le rôle de Ports de Paris est appelé à s’accroître. Il convient pour cela de préserver les espaces portuaires situés en cœur d’agglomérations et de développer des sites dans des zones moins densément urbanisées. Il est également nécessaire de valoriser les avantages environnementaux du fluvial de façon notamment à compenser le coût des ruptures de charges, et de renforcer les coopérations entre transporteurs et chargeurs.

La structuration de l’action publique

Un des handicaps spécifiques à notre pays en matière de transports est le cloisonnement entre les acteurs du secteur. Alors qu’en Europe du Nord, pour des raisons liées tant à l’histoire qu’au poids des fonctions commerciales et logistiques, des dynamiques très intégrées (pouvant aller jusqu’à la coopération avec les chargeurs) s’étaient mises en place de longue date, le quant à soi était la pratique la plus fréquente dans notre pays, l’Axe Seine n’échappant pas à cette règle.

La prise de conscience des enjeux et la nécessité de construire un effet de système pour profiter pleinement des atouts de l’Axe Seine ont conduit à des évolutions fortes au cours des années passées. La première étape fut franchie dans le cadre de la réforme portuaire de 2008 qui a débouché notamment sur la création d’un conseil de coordination interportuaire sur l’Axe Seine. L’objectif était de rapprocher les trois ports d’État du Havre, de Rouen et de Paris du point de vue stratégique et d’ouvrir un cadre d’échanges pérenne avec leurs partenaires gestionnaires d’infrastructures de transport ou avec les collectivités locales.

La création du groupement d’intérêt économique (GIE) HAROPA, réunissant les fonctions commerciales et de communication des trois ports précités, constitue une deuxième avancée essentielle. Opérationnel depuis le début 2013, HAROPA donne à cet ensemble portuaire multi-sites une visibilité beaucoup plus forte à l’international et a débouché sur la définition d’un projet stratégique commun à l’horizon 2030, qui a été décliné dans les plans propres à chacun des ports concernés.

Parallèlement, l’institution (par un décret du 22 avril 2013) d’un délégué interministériel au Développement de la vallée de la Seine, directement placé auprès du Premier ministre, a permis d’inscrire la stratégie portuaire dans une démarche plus globale portée par l’État et les régions. Cette fonction exprime la volonté politique forte qu’a l’État de mieux exploiter que ce n’est le cas aujourd’hui le potentiel de l’Axe Seine et d’en faire une priorité de la coopération conduite avec les régions.

Le dispositif d’animation mis en place repose sur un Comité directeur associant les représentants de l’État, le délégué interministériel, le préfet de Haute-Normandie (en qualité de préfet coordonnateur), les préfets d’Île-de-France et de Basse-Normandie et les présidents des conseils régionaux de l’Île-de-France, de la Haute et de la Basse-Normandie. Ce comité a pour vocation d’élaborer un schéma stratégique d’aménagement et de développement de la vallée de la Seine et de traduire celui-ci dans un contrat de plan interrégional spécifique. Il recueille à cette fin les avis des représentants des départements, des principales agglomérations, du monde socio-économique et des établissements publics de l’État directement intéressés.

Le cadre de travail ainsi défini a été mis en place au début de l’été 2013, deux des impératifs étant de s’intégrer au calendrier général de la contractualisation État-région et de respecter l’échéance du premier semestre 2015.

Les orientations retenues

Un schéma stratégique d’aménagement et de développement de la Seine a été approuvé par les régions et l’État en appui au contrat de plan interrégional. Après la signature de ce dernier (intervenue le 25 juin 2015), ce document a été diffusé dans le courant de l’été. Ses ambitions dépassent le cadre des seules fonctions logistiques, même si celles-ci constituent l’un de ses trois axes d’action.

L’idée force est de développer une approche qui marie un effort d’investissement adapté destiné à lever les goulets d’étranglement et à fluidifier les circulations avec une offre de services améliorée facilitant le suivi des marchandises et permettant de consolider les grandes plates-formes logistiques. Cette conjonction entre action sur les infrastructures et intervention sur les services est un impératif si l’on veut créer la dynamique globale qui est recherchée, laquelle se fonde sur un effet de système.

Dans le même esprit, l’approche retenue est délibérément intermodale, allant jusqu’à travailler les articulations entre fonctions portuaires et fonctions aéroportuaires, car il faut être à même de garantir l’offre logistique qui soit la plus diversifiée possible.

Le schéma stratégique décline cette idée force en quatre orientations. La première est l’identification, en vue de leur engagement sur les quinze années qui viennent, des projets routiers, ferroviaires, portuaires, fluviaux, d’envergure nationale ou interrégionale. La seconde est la hiérarchisation et le développement des plates-formes logistiques d’échelle interrégionale, de façon à pouvoir offrir une couverture cohérente du territoire, dans sa profondeur. La troisième est le soutien de l’offre et de la demande, et ce pour les différents modes de transport, en s’appuyant tout spécialement sur l’action des gestionnaires d’infrastructures, d’une part, et sur les structures professionnelles collectives, d’autre part. La quatrième est l’observation du secteur et de ses évolutions, de façon à anticiper les changements et d’y ajuster les actions conduites.

L’on voit bien qu’à partir de l’analyse des forces et des faiblesses de notre système portuaire, qui est un atout majeur de l’Axe Seine, la volonté est d’intervenir sur un large spectre intégrant pleinement les services, même si les infrastructures demeurent l’élément à la fois le plus visible et le plus coûteux. C’est aussi la volonté de marier les interventions publiques et l’engagement des entreprises dans des cadres de préférence collectifs.

Le contrat de plan interrégional

Le contrat de plan interrégional décline les trois axes du schéma stratégique. Il comporte donc un important volet dédié aux infrastructures de transport permettant, pour la première fois, d’articuler dans un vecteur unifié les principaux projets d’investissement concourant au développement du système portuaire.

De ce fait, y ont été intégrés les projets relevant de chacun des trois ports d’HAROPA (les terminaux havrais et le lien fixe fluviomaritime, l’accès au port de Rouen et le développement des ports de l’aval francilien), ainsi que les travaux à réaliser sur les ouvrages gérés par Voies navigables de France et la création d’un deuxième axe ferroviaire pour le fret entre Paris et la Normandie. L’ensemble de ces opérations représente un programme d’investissement de 840 millions d’euros financé à hauteur de 265 millions d’euros par l’État, de 233 millions d’euros par les régions et de 106 millions d’euros par l’Union européenne. Des opérations complémentaires sont inscrites dans les contrats de plan régionaux.

Une des originalités du contrat de plan interrégional est le fait qu’il prend en considération les enjeux liés à l’exploitation des infrastructures. Cela se traduit par exemple par des engagements financiers relatifs à la gestion des ouvrages fluviaux. Cela est également illustré par la création d’une plate-forme de travail rassemblant l’État, les régions, le syndicat des transports d’Île-de-France, la SNCF Réseau et HAROPA afin de coordonner les perspectives d’exploitation et la gestion des sillons ferroviaires sur l’Axe Seine et dans ses abords. Dans le même esprit, les moyens disponibles sur les autres axes contractuels dédiés à la gestion de l’espace et au développement des filières économiques permettront d’intervenir pour répondre aux enjeux logistiques ou accompagner des coopérations interentreprises, conformément aux orientations du schéma stratégique.

Le contrat de plan fournit un cadre adapté pour inscrire dans la durée la coopération entre l’État et les régions, et plus largement avec les établissements publics porteurs des grands investissements. De façon plus globale, la relance des travaux du Conseil de coordination interportuaire (depuis septembre 2015) offre un espace d’échanges entre ces mêmes acteurs (à savoir les principales agglomérations et leurs représentants socio-économiques) contribuant à l’indispensable intégration de leur action. Même si cette architecture institutionnelle en cercles concentriques peut paraître un peu lourde, elle contribue à un effet de système qui confortera la dynamique portuaire et logistique de l’Axe Seine.

Mis en ligne sur Cairn.info le 10/12/2015

https://doi.org/10.3917/rindu1.154.0010

IL FAUT UNE AOC/AOP LAIT DE NORMANDIE!

L’actualité relatée ci-dessous dans cet article de Ouest-France rappelle l’intérêt de protéger la source même de l’excellence agro-alimentaire normande: le lait.

Un lait de Normandie AOC/AOP devait être celui produit par une vache de race normande broutant son herbe et son foin dans un pré ou une étable située dans l’un des cinq départements normands: le cahier des charges est simple et clair.

Si cela n’est pas mis en oeuvre c’est que des intérêts moins clairs et moins simples s’y opposent avec force.

Ce qui oblige les éleveurs laitiers normands à entrer seuls ou presque en résistance pour s’imposer sur le marché contre les gros industriels et contre la grande distribution qu’il est inutile de nommer ici puisque vous les connaissez tous…

https://www.ouest-france.fr/normandie/belforet-en-perche-61130/normandie-avec-leur-brique-pur-perche-ils-defient-les-industriels-du-lait-7169081

Normandie. Avec leur brique « Pur Perche », ils défient les industriels du lait

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Commercialisée depuis 2018, la brique de lait ornaise a fait du chemin. Sortie du carcan des industriels du secteur, l’entreprise va s’agrandir et espère enfin une rémunération du lait à sa juste valeur.

C’était en 2018. « On est arrivés dans les rayons et on n’a rien dit à personne », se souviennent Aurélie Suzanne et Samuel Sarciaux. Le couple d’agriculteurs commercialisait sa première brique de lait demi-écrémé fabriquée par leurs soins sous la marque Pur Perche.

Pourtant, rien n’était gagné lorsque Samuel Sarciaux a décidé de s’associer avec sa conjointe, en 2015, pour reprendre l’exploitation familiale dans la commune nouvelle de Belforêt-en-Perche (Orne). « J’ai connu les crises successives du prix du lait. Je ne voulais plus être dans un système où on ne contrôle plus les volumes et les prix. On travaille la tête dans le guidon et je me suis demandé si ma vie allait se résumer à ça », retrace l’éleveur, âgé de 40 ans.

Un quatrième producteur arrive en avril

Aujourd’hui, l’entreprise regroupe deux Gaec (Groupement agricole d’exploitation en commun) de l’Orne et une exploitation agricole à responsabilité limitée (EARL) d’Eure-et-Loir. « Un quatrième producteur de Boissy-Maugis nous rejoint le 1er avril », se réjouit le couple. En collaboration avec leurs homologues bretons de Lait’Sprit d’Éthique, les éleveurs font conditionner leurs 2 millions de litres de lait produits chaque année. Leurs briques côtoient les grandes marques dans les enseignes de grande distribution dans le Perche et en région parisienne.

Alors que les agriculteurs bataillent avec la grande distribution pour fixer les prix encadrés par la loi Alimentation, l’entreprise ornaise a acquis l’autonomie financière. « Le projet monte en puissance. On espère emmener le plus de producteurs possible pour qu’ils vivent mieux de leur métier et préservent notre environnement. »

Avec quelques mois de retard, les exploitants envisagent de financer un outil de transformation pour produire une gamme de crème fraîche à la fin d’année. « L’objectif est d’avoir une rémunération du lait à sa juste valeur, c’est-à-dire à 400 € la tonne », indique l’agriculteur.

« Récupérer l’outil et le fruit de notre travail »

Aurélie Suzanne et Samuel Sarciaux se montrent encore réticents à basculer en agriculture biologique. « Il faut défendre toutes les démarches qui favorisent l’environnement mais je trouve que le bio reste entre les mains des industriels. »

Pur Perche démontre que les alternatives sont possibles. Mais la bataille se joue dans le panier du consommateur. « Il faut récupérer notre outil et le fruit de notre travail, appelle Aurélie Suzanne. Le consommateur est prêt à changer ses habitudes. Consommer autrement, c’est aujourd’hui possible. Il y a une porte de sortie mais ce n’est pas nous qui maîtrisons. » Selon le couple, une brèche dans la citerne laitière est ouverte, il ne reste plus qu’à la fendre.

Les bulots ubuesques du Brexit!

De l’autre côté du « channel » la Reine Elizabeth II règne toujours et dans les îles elle est toujours notre duc… Mais de ce côté-ci du « channel » règne Ubu Roi. Et visiblement, le roi Ubu n’aime pas les fruits de mer surtout lorsqu’ils viennent de Jersey!

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Edifiante coupure de presse à lire ci-dessous (Ouest-France, 26/02/21):

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PATRIMOINE NORMAND EN PERIL/21 : Il faut STOPPER LE PROJET HERCULE de démantèlement d’EDF!

Dans notre inexorable série sur le patrimoine normand en péril, nous intégrons aussi le patrimoine industriel énergétique qui a permis la reconstruction de la France après la ruine et les malheurs de la Seconde Guerre mondiale.

Pourquoi?

Parce que sur le territoire normand nous trouvons ces grandes cathédrales de béton et d’ingénierie qui permettent à la France d’avoir, malgré notre déclin relatif sur tous les tableaux ou presque, le SEUL avantage comparatif décisif, au niveau mondial, pour entrer dans l’indispensable transition énergétique pour nous adapter au changement climatique:

La France produit l’électricité la moins chère du monde, pour tout le monde et sans aucune émission de gaz à effet de serre!

Et la Normandie qui est encore aujourd’hui la 3ème région française pour la production d’énergie joue un rôle d’intérêt national avec trois centrales nucléaires sur son littoral (Flamanville, Penly, Paluel) et le site de retraitement des déchets nucléaires Orano de la Hague.

Mais ce patrimoine industriel hérité de la volonté d’assurer l’indépendance de la France à la Libération est aujourd’hui menacé par une collusion entre des idéologues et des affairistes issus d’une haute fonction publique d’Etat livrée à elle-même.

Si le prix de l’électricité devait augmenter massivement pour du vent (celui des éoliennes et de l’idéologie affairiste qui les fait tourner) au risque aussi de fragiliser l’approvisionnement électrique, sa continuité et sa sécurité notamment en hiver par grand froid ou en été par canicule, comment alors garder encore des industries en France?

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Sur le blog de Loïk Le Floch-Prigent qui fut le grand dirigeant d’EDF GDF que nous savons, on trouvera l’analyse suivante, celle d’un lanceur d’alerte!

https://www.loikleflochprigent.fr/pourquoi-cette-envie-dabattre-edf/

Pourquoi cette envie d’abattre EDF ?

9 octobre 2019 / Loïk Le Floch- Prigent

Cette réussite est loin d’avoir satisfait tout le monde en France et les critiques fusent de toutes parts depuis des années, en particulier de la part des technocrates de l’Europe qui accusent les monopoles d’État de ne pas permettre une concurrence loyale. EDF, avec un passé de puissance interne du syndicat majoritaire CGT alors très proche du Parti Communiste est ainsi montré du doigt comme un résidu du monde ancien.

Après des dizaines d’années de fonctionnement on peut dire que les résultats sont probants. On souhaitait une indépendance nationale, une compétitivité du prix de l’électricité, une sécurité d’approvisionnement, et EDF a réussi une autre performance remarquable, non prévue et non désirée à l’époque, celle d’être l’entreprise mondiale la plus performante en émission de gaz à effet de serre, grâce à 75 % d’électricité d’origine nucléaire et 11% d’origine hydraulique.

Un tel succès méritait une punition exemplaire, elle est arrivée avec l’écologie politique débouchant sur les lois de « transition énergétique » dont le seul résultat, à ce jour, est la fragilisation d’EDF en attendant son démantèlement annoncé tandis que l’on attaque délibérément une autre réussite nationale, son industrie automobile en commençant par le diesel en attendant le moteur thermique ostracisé par une loi qui le fait disparaitre en 2040.

La première salve réussie contre EDF a été anti-nucléaire avec l’arrêt du programme Super-Phénix en 1997 sous la pression des ministres écologistes appartenant au gouvernement de la « gauche plurielle ». Comme les 58 réacteurs fonctionnent et alimentent correctement le pays le maintien des compétences scientifiques mais surtout techniques et industrielles passait par la poursuite d’un programme comme celui-là, c’est de cette année là que date la baisse de niveau des praticiens du nucléaire, et donc les difficultés vécues dans le programme de l’EPR de Flamanville qui se voulait la construction du renouveau nucléaire du pays.

Mais les attaques contre le nucléaire continuent et c’est le parc existant qui est mis en péril avec la centrale de Fessenheim en Alsace qui devient l’enjeu de l’élection du Président de la République en 2012. Pour obtenir le vote écologiste le nouveau venu doit concéder la centrale alsacienne à la raison qu’elle est « la plus vieille » en activité : en fait c’est elle qui a connu le plus de travaux de réfection et ce serait donc, techniquement, une des dernières à fermer. Tant pis le mal est fait et personne ne veut plus arrêter le programme de fermeture, ni l’objectif de baisser en ? années la production nucléaire de 75 à 50%.

On voit donc que le pays s’engage alors dans deux voies contradictoires, mise en bourse d’EDF et donc compétitivité à assurer tandis que le déclin nucléaire est programmé qui marque la défiance de l’actionnaire majoritaire à l’égard du principal actif de l’entreprise. Le titre plonge alors fort justement, et il est temps, comme dans les livres de préparer avec les banques d’affaires le démantèlement de la société, c’est le projet « Hercule » qui est présenté depuis peu.

Le programme de transition énergétique n’aura ainsi ni dépollué les villes, ni réduit le niveau de gaz à effet de serre national, mais aura tué un des phares industriels du pays, tandis que la note d’électricité progresse et que les besoins de maintenance et de raccordements du réseau (RTE) atteignent des sommets !

Car, pendant le même temps, la doctrine de la compétition fait rage, il y avait un monopole, on le supprime, on introduit la compétition de façon parfaitement artificielle et on finit par constater que les prix augmentent puisque l’on a financé les énergies renouvelables, que celles-ci sont intermittentes et que les surcoûts dans le réseau sont impubliables.

L’installation de l’Autorité de Régulation de l’Électricité (ARE) n’a rien changé puisque celle-ci a récemment déclaré que l’objectif de son action n’était pas la baisse des prix pour le consommateur mais l’augmentation des possibilités des offres. Le quasi-monopole de la production et le monopole structurel du Réseau a donc débouché sur le chaos. On a accepté le dogme de la concurrence dont la conséquence évidente est d’augmenter les prix pour le consommateur . Mais l’essentiel était la fragilisation du « monstre » EDF, et cela s’est effectué à la grande satisfaction des technostructures, en particulier allemandes et européennes.

Hercule va, sans doute, être la dernière pièce mise à l’édifice de déconstruction, les banquiers « conseils » vont encore se gaver, les écologistes politiques vont exulter, les subventions vont continuer à permettre aux promoteurs des énergies nouvelles de prospérer, tandis que le contribuable va payer comme le consommateur tandis qu’un des derniers centres de compétitivité pour l’industrie française, son électricité, va rentrer dans l’ordre « normal ».

On aura alors la possibilité de crier au scandale de l’augmentation de la production de gaz à effet de serre dans notre pays puisque l’on aura tout fait pour y arriver.


Voir aussi:
Pour signer la pétition contre le démantèlement d’EDF:
Enfin, une lecture indispensable sur un sujet essentiel pour l’avenir de la Normandie et de la France:

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Résumé

À travers les différentes multinationales françaises qu’il a présidé, l’industrie est le fil conducteur de la vie de Loïk Le Floch-Prigent, sans oublier son attachement à sa Bretagne natale qui l’emmène régulièrement à la pêche à pieds. Il a traversé le monde d’après-guerre, tour à tour confronté à l’explosion de la société de consommation et l’utilisation gaspilleuse des énergies fossiles. La culture antiscience et anti-industrielle de ces dernières décénnies l’a conduit à percevoir une contradiction profonde entre l’utilisation d’un progrès et la peur de son emballement. À ses yeux, si notre pays veut conserver sa place dans l’économie mondiale, il n’y a pas d’alternative à la poursuite de l’activité industrielle.

 

Ensemble ! soutient la lutte des personnes retenues au Centre de rétention de Oissel

Nous relayons ci-dessous l’appel au soutien des personnes retenues au Centre de Rétention Administrative (CRA) de Oissel, ainsi que l’appel à manifester du « Réseau de visiteurs et Observatoire citoyen du centre de rétention pour étrangers de Oissel »  :

le samedi 27 février 2021 à 14h

devant le CRA d’Oissel

Ensemble ! soutient la lutte des personnes retenues au Centre de rétention de Oissel

Communiqué du 19 février 2021 des personnes retenues au CRA de Oissel

Nous, retenus du CRA de Oissel appelons au soutien !

Les retenus du CRA de Oissel ont décidé de manifester à l'intérieur du centre samedi 20 février à 14H et de faire une grève de la faim reconductible parce que nous en avons marre, parce qu'on ne nous prend pas au sérieux. Parce que c'est notre seul moyen pour être entendu.

Les retenus vous demandent de les soutenir et de leur exprimer votre solidarité...



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Article original rédigé par Ensemble Le Havre et publié sur Ensemble ! Le Havre
Reproduction interdite sans autorisation

FRANCOPHONIE à Villers-Cotterêts: les archives de Léopold Sédar Senghor, poète normand, doivent rester à l’IMEC… en Normandie!

Soyons clair!

Nous nous félicitons du principe de créer dans un château royal quelque peu délaissé sinon laissé à l’abandon au Nord de Paris, à Villers-Cotterêts d’une cité internationale dédiée à la francophonie:

On le sait, c’est là la marque de notre 5ème république monarchique, chaque président ou presque, tient à laisser sa trace dans le paysage patrimonial national, à Paris de préférence, en bâtissant un grand projet culturel… Nous avons eu droit au Centre Pompidou, à la gare musée Giscard d’Orsay aux grands travaux du pharaon Mitterrand, au musée des arts premiers de Monsieur « dix minutes douche comprise », à une cité avortée de l’Histoire de France avec le petit Nicolas, à la… réunification de la Normandie avec le petit François et, donc, par la grâce d’Emmanuel 1er, la création d’une cité internationale de la francophonie dans le beau et méconnu château royal de Villers-Cotterêts ville plus connue pour l’édit qu’y signa jadis François 1er pour obliger les administrations de l’Etat royal à abandonner le latin au profit de la langue maternelle et vernaculaire comprise par les sujets et les administrés.

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https://information.tv5monde.com/info/francophonie-villers-cotterets-futur-haut-lieu-de-la-langue-francaise-322203

https://france3-regions.francetvinfo.fr/hauts-de-france/emissions/gens-hauts/villers-cotterets-histoire-francophonie-1774799.html

Nous nous félicitons d’apprendre, enfin et surtout, que Valérie Senghor qui n’est autre que la fille de Léopold Sedar Senghor a qui nous devons l’idée même de la francophonie et… de Normandité, a été choisie par le président de la République pour mener à bien ce grand et beau projet.

https://www.lequotidiendelart.com/articles/12214-val%C3%A9rie-senghor-au-cmn.html

Valérie Senghor au CMN

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Depuis le 19 mars, Valérie Senghor est directrice générale adjointe, en charge de l’innovation, du développement et des grands projets, du Centre des monuments nationaux (CMN). Passée par HEC et Mines ParisTech, formée en histoire de l’art, Valérie Senghor, qui est la petite-nièce de Léopold Sédar Senghor, a accompagné pendant onze ans, de 2007 à 2018, le développement du Centquatre-Paris, établissement artistique de la Ville de Paris dont elle était depuis décembre 2016 directrice adjointe. Elle y a notamment piloté 104factory, premier incubateur français créé en 2012, au croisement de l’art, de la recherche et de  l’entrepreneuriat. Dans le cadre de ses nouvelles fonctions, elle sera en charge du projet du château de Villers-Cotterêts (Aisne).

Voir aussi:

https://www.lesbiographies.com/Biographie/SENGHOR-Valerie,220311

MAIS…

Nous alertons aussi tous nos lecteurs sur le fait que les archives de l’oeuvre créatrice et les papiers personnels de Léopold Sédar Senghor qui a vécu et créé en Normandie avec sa muse normande, Colette Hubert dans sa maison de Verson au point d’être considéré comme l’un de nos plus grands poètes normands, sont actuellement protégés pour conservation et étude par l’Institut de la Mémoire de l’Edition Contemporaine abritée dans l’abbaye d’Ardenne près de Caen.

1

L’ancienne église abbatiale transformée en bibliothèque pour l’institut de la mémoire de l’édition contemporaine…

2

La maison des Senghor (Léopold et Colette) à Verson sera prochainement transformée en maison d’écrivain que l’on pourra visiter…

Il nous semble évident qu’il faille, à terme, nouer une coopération scientifique et culturelle entre l’IMEC normande et la future cité internationale de la Francophonie du château de Villers-Cotterêts mais il serait inacceptable que les archives normandes du père de la francophonie soient déménagées au château de Villers-Cotterêts dans l’espoir de remplir une coquille vide à la discrétion du… prince!

Nous espérons que nous n’en viendrons jamais à cette consternante situation. Nous exerçons simplement ici notre droit à la vigilance car des déconvenues précédentes quant au développement du rayonnement de l’IMEC nous ont prévenues. A l’avenant: le départ pour les fonds de la Bibliothèque Nationale de France des archives de Roland Barthes (pourtant né à Cherbourg) ou l’occasion ratée de faire venir dans le magnifique cadre patrimonial de l’abbaye d’Ardenne l’atelier d’art de l’ancienne imprimerie nationale.


 

Voir aussi:

https://www.leparisien.fr/culture-loisirs/xavier-bailly-va-faire-renaitre-le-chateau-de-villers-cotterets-dans-l-aisne-11-10-2019-8170725.php

Xavier Bailly va faire renaître le château de Villers-Cotterêts dans l’Aisne

Xavier Bailly, jusqu’ici administrateur du Mont-Saint-Michel, a été nommé pour mener dans l’Aisne le grand chantier de restauration voulu par Emmanuel Macron

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