Hayao Miyazaki et le studio Ghibli : l’animation à son sommet

Réalisé par Hayao Miyazaki en 1988, Mon voisin Totoro est un bijou attachant, drôle et onirique. Le récit s'ouvre avec deux petites filles s'installant avec leur père dans une maison à la campagne afin de se rapprocher de l'hôpital où séjourne leur mère. Elles vont découvrir l'existence de leurs nouveaux voisins, invisible aux yeux des autres humains, des créatures merveilleuses, mais très discrètes dont Totoro, un esprit de la forêt, qui peut voler et se déplacer en «Chat-Bus», dormant le jour mais, les nuits de pleine lune, jouant avec des ocarinas magiques... Avec cette ode à la nature et à la vie dans le Japon rural de la fin des années 1950, Hayao Miyazaki conjugue admirablement ses thèmes de prédilection. À l’image de son personnage titre, Mon voisin Totoro est un film d'une poésie rare qui vibre au rythme d’une BO devenue l'hymne officiel des écoliers de la péninsule. Un film intemporel oscillant entre dialogue intergénérationnel et peinture fine de l'enfance où les rêves sont fertiles et les sources de joie parfois inattendues. Mon voisin Totoro. © 1988 Studio Ghibli Plus sombre mais plus intense, Princesse Mononoké (1997) se déroule dans le Japon du XVe siècle. Jadis protégée par des animaux géants, la forêt se dépeuple à cause de l'homme. Blessé par un sanglier rendu fou par les démons, le jeune guerrier Ashitaka quitte les siens et part à la recherche du dieu-cerf qui seul pourra défaire le sortilège qui lui gangrène le bras. Au cours de son voyage, Ashitaka rencontre Lady Eboshi qui se défend contre ceux qui lui reprochent de détruire la forêt pour alimenter ses forges. Parmi ses pires ennemis se trouve San, une jeune fille sauvage élevée par des loups, aussi appelée Princesse Mononoké, la princesse des spectres... Hayao Miyazaki signe ici l’un de ses plus fabuleux chefs-d'oeuvre, une fable à l'impressionnante mythologie, parcourue d’un souffle épique rare, qui parle à toutes les générations sans manichéisme mais avec l’infinité de nuances qui composent la vie. Derrière la puissance des combats et les scènes d’action éblouissantes se dévoile la quête de symbiose entre l’humain et la nature, l'un des thèmes centraux de l'oeuvre du cinéaste. Princesse Mononoké. © 1997 Studio Ghibli Réalisé par Hayao Miyazaki en 2001, Le voyage de Chihiro est encore aujourd'hui le plus grand succès dans l’histoire du cinéma au Japon mais fut aussi un immense triomphe mondial, décrochant l'Oscar® du Meilleur Film d’animation. L'histoire de Chihiro, une fillette de 10 ans en route vers sa nouvelle maison en compagnie de ses parents. Au cours du voyage, la famille fait une halte dans un parc à thème délabré. Lors de la visite, les parents dégustent quelques mets très appétissants, apparus comme par enchantement, mais cette nourriture les transforme en porcs. Prise de panique, Chihiro s’enfuit et se retrouve seule dans cet univers fantasmagorique ; elle rencontre alors l’énigmatique Haku, son seul allié dans cette terrible épreuve... Fruit d’une imagination foisonnante, ce chef-d'oeuvre conjugue avec virtuosité tradition et modernité. Rythmé par la musique du compositeur Joe Hisaishi, magnifié par le génie poétique et pictural d’Hayao Miyazaki, Le voyage de Chihiro entremêle rires, frissons, personnages fabuleux et une héroïne en quête d’identité dans un monde peuplé d’esprits… Un conte enchanteur.

Grand-Couronne : UPM choisit Samfi/Paprec pour Chapelle Darblay

Vendredi 15 octobre, le conseil de surveillance d’UPM France SAS a voté la cession du dernier site de recyclage papier en France Chapelle Darblay, situé à Grand-Couronne, au groupement Samfi/Paprec. Ce projet comprend une activité de tri de déchets, sans recyclage, et la mise en place d’ici trois à cinq ans d’une unité de production d'hydrogène.  Un choix regretté par les représentants du personnel, mais aussi le président de la Métropole Rouen Normandie, Nicolas Mayer-Rossignol, ainsi que les ministres de l'Economie et de l'Industrie, Bruno Le Maire et Agnès Pannier-Runacher. Cette décision conduit à la perte "des compétences et de la valeur ajoutée du site en matière de recyclage papier/carton, uniques en France par leur nature et leur ampleur industrielle", indique le président de la Métropole Rouen Normandie par voie de communiqué. Ce dernier avait d'ailleurs été à l'initiative d'un courrier destiné au président de la République.  L'offre de Veolia rejetée par UPM « Nous regrettons qu’UPM n’ait pas retardé sa prise de décision alors même que les deux offres n’ont pas pu bénéficier d’un examen suffisamment détaillé, ont déclaré Bruno Le Maire, ministre de l'Economie, des Finances et de la Relance, et Agnès Pannier-Runacher, ministre déléguée en charge de l'Industrie, dans un communiqué. [...] Nous menons depuis deux ans une action déterminée pour le site de Chapelle Darblay. Nous estimons que l’offre alternative de Veolia mérite d’être examinée dans le détails ». L'offre portée par Veolia et Fibre Excellence, déposée en dernière minute et qui devait permettre de maintenir l'activité papetière du site, a été écartée par UPM. Un investissement de plus de 100M€ pour moderniser l'outil de production et la préservation de plus de 200 emplois étaient promis par le groupe Veolia.  "La Métropole Rouen Normandie se met donc en ordre de bataille pour user de son droit de préemption, comme le permet la législation française", peut-on lire dans le communiqué de la Métropole qui évoque "un gâchis dramatique". Par ailleurs, Bercy a annoncé que les ministres Bruno Le Maire et Agnès Pannier-Runacher allaient "s’entretenir dans les prochaines heures avec les élus du bassin rouennais pour décider des prochaines actions à mener conjointement".

Normandie : TotalEnergies et Air Liquide vont développer la production d’hydrogène bas carbone

Ce contrat à long terme va accorder à Air Liquide de reprendre et d’exploiter l’unité de production d’hydrogène de la plateforme TotalEnergies. D’une capacité de 255 tonnes/jour, cette unité permettra de développer « le premier réseau hydrogène bas carbone du monde », indique le communiqué de presse publié en septembre dernier par Air liquide. Afin de décarboner l’hydrogène produit par l’unité de production prévue, les deux associés comptent lancer « les études de développement d’un projet de captage et stockage (CCS) du CO2 ». Ces projets visent à réduire les émissions de CO2 « d’environ 650 000 tonnes par an à horizon 2030 ». Une neutralité carbone d’ici 2050 La coopération des deux entreprises s’inscrit dans le cadre de leur volonté à décarboner les activités industrielles de l’Axe de Seine et à « atteindre la neutralité carbone d’ici 2050 ». Selon François Jackow, Directeur Général Adjoint et membre du Comité Exécutif du groupe Air Liquide, « décarboner l’industrie est un enjeu majeur ». « Nous avons avec TotalEnergies un partenariat de longue date. Nous sommes heureux de le renforcer aujourd'hui avec la mise en place de solutions qui contribueront à terme à faire bénéficier le bassin industriel normand d’un réseau hydrogène bas carbone », a-t-il déclaré.

RGPD : protéger les données personnelles, un vrai chantier…

De nouvelles règles ont accompagné l’arrivée du RGPD en Europe (règlement général sur la protection des données) : la demande du consentement lors de la collecte de données personnelles, le droit à l’effacement de ces données, le droit à leur portabilité, une obligation de communication, en cas de fuite ou de vol de données personnelles, etc. Parmi toutes ces règles, une concerne plus particulièrement le système d’information et les processus de l’entreprise : le privacy by design, ou, en d’autres termes, la prise en compte de la problématique de la protection des données personnelles dès la conception des systèmes et outils susceptibles de les collecter, stocker et exploiter. L’entreprise doit pouvoir démontrer qu’elle a fait tout son possible pour protéger les données de ses clients (mais aussi de ses salariés). Ceci passe tout d’abord par la sécurisation des équipements informatiques : chiffrement des données, installation de mots de passe forts. L’objectif est ici d’éviter une fuite de données, si du matériel venait à être volé. La mise en place d’outils de sécurité de nouvelle génération sur chaque poste et serveur est également recommandée. En cas d’attaque informatique réussie, leur absence pourrait en effet être considérée comme une forme de négligence de la part de l’entreprise. Revoir les habilitations et processus L’autre aspect est logiciel. Chaque outil ou site web collectant des données personnelles doit être adapté afin de demander le consentement des personnes concernées. Chaque logiciel ou service se doit également d’être certifié conforme au RGPD. C’est à l’entreprise de vérifier que ses fournisseurs et prestataires sont bien en règle. Les droits d’accès aux données doivent être définis en fonction des habilitations de la personne y accédant. Cette personne devra, bien évidemment, être informée de ses droits et devoirs en la matière. Les habilitations dépendent du poste occupé au sein de l’entreprise. Elles sont définies conjointement par les métiers, la DSI (direction du système d’information) et la DRH (ressources humaines). Cette dernière se chargera de faire remonter tout changement (arrivée, départ, mutation), afin que les droits d’accès accordés au salarié concerné soient modifiés en conséquence. Chaque processus doit être étudié sous l’angle de la protection des données personnelles. Au sein d’une usine, les ordres de production, par exemple, seront anonymisés, le nom du client n’apparaissant que sur les pièces comptables (devis, factures…) et le bordereau de livraison émis par le magasinier, lors de l’envoi de la marchandise. Pour chaque processus, il convient de déterminer si des données personnelles sont présentes… et si elles sont nécessaires. Mettre en place des équipes adaptées Se mettre en conformité avec le RGPD n’est pas un travail ayant un début et une fin. À chaque fois qu’un processus est mis en place ou modifié, qu’un nouveau produit ou service est commercialisé, qu’un logiciel ou service cloud est adopté, il faut évaluer l’impact sur les données personnelles et leur protection. Ce travail de longue haleine justifie la mise en place d’un délégué à la protection des données (DPO, Data protection officer ), idéalement assisté de référents à la protection des données présents dans chaque service. Il peut être bon également de faire intervenir un archiviste. Ne conserver les données que le temps nécessaire au service limitera, en effet, le volume des informations susceptibles de fuiter. David FEUGEY

Le plan du gouvernement pour surmonter les tensions de recrutement

Quelque 300 000 emplois seraient à pourvoir selon la Banque de France. Soit « un petit peu plus de 10 % du nombre de chômeurs », compare Jean Castex, principalement dans l’hôtellerie-cafés-restauration, le BTP, l’industrie, la santé et le grand âge, les transports et la logistique et le commerce. Parmi les principales difficultés de recrutement rencontrées, un nombre de candidatures insuffisant et un manque de compétences adaptées (expérience ou formation insuffisantes). « Les employeurs peinent à pourvoir les emplois vacants, mais aussi à trouver des salariés qui correspondent à leurs besoins, constate le Premier ministre. De trop nombreux demandeurs d’emploi restent en situation de recherche, à commencer par les chômeurs de longue durée, et la reprise est bridée, et donc notre activité. » Pour répondre à ces défis, Jean Castex a lancé un « Plan de réduction des tensions de recrutement ». Son objectif : former les salariés et les demandeurs d’emploi pour répondre aux besoins immédiats des entreprises et les orienter vers les métiers porteurs. Budget total : 1,4 milliard d’euros, avec 600 millions consacrés à la formation des salariés pour les PME de 51 à 300 salariés pour « former 350 000 personnes supplémentaires », 560 millions dédiés à la formation des demandeurs d’emploi et 240 millions de prime à l’embauche en contrat de professionnalisation, pour les demandeurs d’emploi de longue durée. Le plan passe d’abord par la mise en œuvre de la réforme de l’assurance-chômage au 1er octobre et ses dernières dispositions qui entreront en vigueur le 1er décembre, afin d' « encourager le travail » et « faire en sorte que l'activité rémunère plus et mieux que la non-activité ». Autre réponse apportée par le gouvernement, le renforcement de l’attractivité des métiers, qui passe « par l’ouverture de négociations sur les conditions de travail, les évolutions professionnelles et les salaires dans les branches professionnelles », détaille Jean Castex. Des salariés qui montent en compétences Premier axe, renforcer la montée en compétences et les reconversions des salariés. Pour permettre aux entreprises de « former leurs salariés en permanence », le FNE formation sera abondé et le dispositif « Transitions collectives » simplifié. Depuis 2020, près de 440 000 salariés placés en activité partielle pendant la crise ont pu bénéficier du FNE formation. En 2021, le dispositif a été adapté pour financer des formations plus qualitatives et plus longues. Objectif, prévenir le risque de déclassement ou l’entrée dans un chômage de longue durée. Pour répondre aux nouveaux besoins liés aux mutations économiques et technologiques, le fonds sera abondé pour proposer 50 000 formations « longues » (400 heures en moyenne) et 300 000 formations « courtes » (40 heures) pour répondre aux enjeux immédiats de reprise, ciblés pour les TPE-PME. Déployé depuis le 15 janvier 2021, le dispositif, « Transitions collectives », vise à faciliter la reconversion professionnelle des salariés volontaires dont l’emploi est menacé, vers des métiers porteurs sur le même territoire, via des formations financées par l’Etat sans passer par la case chômage. Celui-ci pourrait dorénavant être mis en place par le Comité social et économique (CSE), pour être accessible aux PME. Des demandeurs d’emploi formés en situation de travail Deuxième axe, amplifier l’effort de formation des demandeurs d’emploi pour répondre aux besoins des entreprises. Le gouvernement s’est ainsi fixé l'objectif de « former 1,4 million de demandeurs d'emploi en 2022 ». Le Plan d’investissement dans les compétences (PIC), lancé en 2018, vise à former des personnes en recherche d’emploi – 1,3 million cette année–, quel que soit leur niveau de qualification. Il a en outre permis 460 000 formations vers les métiers en tension en 2020. Parmi les actions mises en place, des formations associées à une promesse d’embauche, sous la forme d’une formation préalable au recrutement (AFPR) ou de la Préparation opérationnelle à l’emploi (POE) de moins de 400 heures. « Dans ce dispositif, la personne intègre directement l'équipe de travail pour apprendre le métier », a expliqué le Premier ministre. Le gouvernement entend par ailleurs renforcer les formations plus longues et qualifiantes, en direction des professions qui exigent des compétences particulières ou très spécialisées. Ces formations en situation de travail, qui reposent sur l’entrée immédiate du demandeur d’emploi dans l’entreprise, affichent des taux de retour à l’emploi parmi les plus forts (85 %), y compris pour les chômeurs de longue durée. «Nous assumons le parti pris de privilégier au maximum les formations en entreprise, directement opérationnelles », a indiqué le Premier ministre. Le plan permet à la fois d’augmenter le nombre de ces formations et d’en simplifier le recours pour les entreprises. Des parcours de remobilisation pour les chômeurs longue durée Troisième axe, déployer un plan spécifique et massif pour les demandeurs d’emploi de longue durée de plus d’un an. Ces derniers représentent plus d'un inscrit sur deux à Pôle emploi. « Nous sommes les mauvais élèves de l’Europe en termes de chômage de longue durée. Celui-ci a augmenté depuis le début de la crise de 10% », signale Jean Castex. Ce plan spécifique repose sur la remobilisation de ces demandeurs d’emploi, principalement par l’immersion en entreprise et des parcours associés à une promesse d’embauche. Via Pôle Emploi, ils bénéficieront d’un diagnostic personnalisé, d’un plan d’actions pour prendre en compte l’ensemble de leurs difficultés et d’une aide à l’embauche en contrat de professionnalisation vers les métiers qui recrutent. Pour les demandeurs d’emploi de très longue durée, soit 800 000 personnes inactives depuis plus de deux ans, Pôle emploi proposera un « parcours de remobilisation » plus intensif encore. Par ailleurs, le Premier ministre a annoncé l’extension « sur toute l'année 2022 » de l'aide à l'embauche des alternants, « qui fonctionne très bien pour les jeunes », pour « rendre plus incitatif le recours aux contrats de professionnalisation pour l'embauche d'un chômeur de longue durée ». Cette aide de 8 000 euros versée à l’employeur durant la première année d’exécution du contrat sera ainsi applicable aux contrats de professionnalisation pour les demandeurs d'emploi longue durée âgés de plus de 30 ans. Enfin, 3 000 cadres inactifs depuis plus d’un an vont bénéficier du programme d’accompagnement de sept mois « Nouveaux horizons » de l’Apec, avec le doublement du nombre de places pour l’occasion.                                                                                                              Charlotte DE SAINTIGNON

Jumièges : Le Domaine du Clos des Fontaines labellisé Normandie Qualité Tourisme

De gîte à hôtel 3 étoiles, le Domaine du Clos des Fontaines à Jumièges a évolué au fil des ans. La structure vient d'être labellisée Normandie Qualité Tourisme. "Il était essentiel que nous testions la pertinence de notre offre et la qualité de nos prestations [...]. Un gage de qualité d’accueil et de service aussi bien pour le corporate que pour le globe-trotter qui fait une étape sur Jumièges", a déclaré Emeline Barré, propriétaire du domaine.  Elle a donc fait appel à la CCI Rouen Métropole pour l'obtention du label avec pour objectif d' "accroître notre visibilité dans la région en exploitant au mieux les différents réseaux existants". Qu'est-ce que le label Normandie Qualité Tourisme ?  Le label Normandie Qualité Tourisme fête ses 20 ans cette année ! Créée en 2001, Normandie Qualité Tourisme est une initiative financée par la Région, soutenue activement par les CCI et dont la marque appartient au Comité Régional du Tourisme. Le label s'adresse aux professionnels de tourisme (hôtel, restaurant, campings, lieux de visite...). Première démarche territoriale reconnue par l’Etat, elle permet d’obtenir par équivalence la marque nationale Qualité Tourisme du Ministère du Tourisme qui, depuis 2015, a mis à disposition les référentiels-types. Les établissements sont labellisés à l’issue de procédures rigoureuses, notés à partir de critères particuliers : informations et communication, savoir-faire et savoir-être, confort et propreté des lieux, développement durable et valorisation touristique des territoires et qualité de la prestation. Le label doit être renouvelé tous les cinq ans.  "À ce jour, il existe 5 800 établissements adhérents en France, 506 en Normandie, 94 en Seine-Maritime, dont 61 sur le territoire de la CCI Rouen Métropole. La grande majorité des adhérents sont des hôtels et des restaurants", indique la CCI Rouen Métropole.

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