Le Département de Seine-Maritime en soutien au secteur des travaux publics

Cette charte d'engagement complète les mesures de relance adoptées par le Conseil départemental lors de sa séance plénière, augmentant de 33 millions d’euros les dépenses d’investissements qui seront réalisées en 2021. Ces investissements supplémentaires concerneront notamment la rénovation énergétiques de bâtiments administratifs.. « Nous voulons être au rendez-vous de la relance », a annoncé Bertrand Bellanger. Ce lundi 12 avril, le président du Département de la Seine-Maritime a signé, conjointement avec les représentants de la Capeb (Confédération de l'artisanat et des petites entreprises du bâtiment), de la FRTP (fédération régionale des travaux publics) et de la FFB (fédération française du bâtiment) du territoire, une charte d'engagement sur les avances aux titulaires d'un marché de travaux publics. Ainsi, le Département s'est engagé à verser au titulaire une avance forfaitaire à hauteur de 30% du montant du marché, contre 10% auparavant. « C'est notre coup de pouce aux entreprises, dont certaines pourraient avoir des difficultés de trésorerie à cause de la crise », note Bertrand Bellanger. Une aide bienvenue pour Régis Binet, président de la FRTP Normandie, qui craint une fin d'année 2021 difficile : « À défaut de stabilité, nous avons de la visibilité. Nous pouvons voir venir, et nous en avons besoin. » Un soutien salué également par Paul-Henri Huvey, président de la Capeb de Seine-Maritime et Olivier Rousseille, président de la FFB Rouen Métropole. Une charte d'engagement a été signée par le Département, la Capeb, la FRTP et la FFB. (©Gazette Normandie/Chl.G.) « Deux tiers de l'activité du secteur, ce sont des commandes publiques », précise Paul-Henri Huvey. Mais avec la crise, le nombre d'appels d'offres publiés a chuté en 2020. Selon une étude de la CERC Normandie sortie en janvier 2021, une baisse de 29% des appels d'offres de marchés de travaux publics a été enregistrée entre le 1er janvier et le 22 novembre 2020 (par rapport à la même période en 2019). Plus de souplesse pour faire face à la crise À cette baisse de la commande publique s'ajoutent les nouvelles problématiques liées à la crise : la hausse du prix des matières premières et pénurie de certains matériaux. « Nous demandons aux collectivités de la souplesse concernant les prix fermes, mais aussi sur les pénalités de retard », a ajouté le président de la Capeb de Seine-Maritime. Le président du Département n'a pas manqué de souligner le vote favorable concernant la rallonge financière sur le projet de contournement Est de Rouen. « Toutes les conditions financières sont réunies pour réaliser ce projet indispensable au développement du territoire », a-t-il martelé. Et d'ajouter : « Nous ne pouvons pas prendre le risque de voir 880 millions d'euros, destinés à ruisseler sur notre territoire, investis ailleurs. » Une prise de position partagée par les différents représentants présents, la qualifiant même de « bouffée d'oxygène » par Olivier Rousseille, prêt à « apporter sa pierre à l'édifice de la relance ».. Lundi 12 avril, le Département de Seine-Maritime s'est engagé à porter l'avance au titulaire d'un marché de travaux publics de 10% à 30%, par une charte signée communément avec des représentants du secteur…

Plan de relance : l’UNAPL appelle le gouvernement à ne pas « oublier » les professions libérales

« L’UNAPL a porté la voix des professions libérales depuis le début de la crise », a rappelé le président de l’Union nationale des professions libérales (UNAPL), Michel Picon, le 24 mars dernier lors d’une conférence de presse au cours de laquelle il a dressé un premier bilan de cette année de crise sans précédent. Les grands oubliés des premiers dispositifs d’aide « Les premiers projets du plan d’aide du gouvernement excluaient les professions libérales de l’ensemble des dispositifs », a-t-il rappelé. En cause, selon lui : « l’image d’Épinal des professionnels libéraux nantis », « de gens qui n’ont pas besoin de cette aide », alors que « beaucoup de professionnels libéraux étaient en grande difficulté ». Ainsi, selon les résultats d’une enquête réalisée en janvier 2021 par l’institut Xerfi pour l’Union des entreprises de proximité (U2P), « 49 % des professionnels libéraux de santé ont enregistré une baisse de leur chiffre d’affaires sur l’année 2020 » et « 75 % des professionnels du droit ont été affectés économiquement par la crise sanitaire, en 2020 ». De même, « les architectes se sont retrouvés dans de grandes difficultés », car dès lors que « les autorisations de voirie et les autorisations de travaux ne sortent pas, tout est paralysé ». Accès aux PGE, au fonds de solidarité, au chômage partiel… « Nous nous sommes mobilisés pour que les professionnels libéraux puissent bénéficier de l’ensemble des dispositifs d’aide » proposés par le gouvernement, y compris « les indemnités pour garde d’enfants à domicile, à titre exceptionnel », a poursuivi le président de l’UNAPL. En parallèle, « nous avons mis en place, avec l’U2P, un soutien psychologique aux professionnels libéraux, aux artisans et commerçants ». Or, les données fournies par Bercy attestent que les professionnels libéraux ont bel et bien eu recours à ces dispositifs. « Ils ont fait appel aux PGE [prêts garantis par l’État] pour maintenir leur entreprise à flot », « 30% d’entre eux ont utilisé le chômage partiel [pour leurs collaborateurs] », et « 380 000 professionnels de santé, du droit et de la technique ont bénéficié du fonds de solidarité, pour un montant total de 1,1 milliard d’euros », a-t-il précisé. Protection sociale : un nouveau régime d’indemnités journalières De plus, « nous nous sommes rendus compte que notre protection sociale n’était pas suffisante : nos régimes de retraite avaient mis en place des régimes d’indemnisation journalière, mais seulement après un délai de carence de 90 jours », a expliqué Michel Picon. En réponse aux « appels au secours que nous avons reçus », l’UNAPL a alors conçu un nouveau dispositif, géré par la Caisse nationale d’assurance vieillesse des professions libérales, qui s’appliquera pendant les 90 premiers jours d’arrêt maladie. Le gouvernement a entériné cette nouvelle mesure dans le budget de la Sécurité sociale pour 2021. Elle entrera en vigueur à partir de juillet prochain, et ne concernera pas les avocats qui disposent de leur propre régime d’indemnisation. « C’est maintenant qu’il faut aider les petites entreprises » « L’année 2021 sera cruciale pour l’avenir des professions libérales », a-t-il enfin déclaré. « Nous sommes résolument optimistes, nous allons trouver les moyens pour rebondir. » Mais pour ce faire, « nous souhaitons que l’on ne débranche pas les aides et les soutiens du jour au lendemain », et que « le gouvernement n’oublie pas les professionnels libéraux ». « C’est maintenant qu’il faut aider les petites entreprises », et « nous avons des propositions à faire au gouvernement » en ce sens. Il y a « 1,4 million de professionnels libéraux dans notre pays », qui apportent « 11% de la valeur ajoutée du pays », et « nos activités permettent de faire vivre les territoires : professionnels de proximité, professionnels du soin, professionnels du conseil, nous sommes partout sur les territoires », a conclu le président de l’UNAPL.. L’UNAPL, qui s’attache à défendre les intérêts des professionnels libéraux depuis le début de la crise sanitaire, se mobilise désormais pour que ces derniers ne soient pas exclus des dispositifs mis en place dans le cadre du plan de relance économique…

Les escroqueries financières prolifèrent avec la crise

Des pistes pour éviter le pire Avant toute prise en compte d'un changement de RIB par un fournisseur, contacter directement le demandeur et faire valider l'opération par la hiérarchie... C'est l'un des conseils que l'on peut trouver dans les « fiches réflexe du Medef »( https://www.medef.com), et les conseils de la Fédération Bancaire Française (http://www.fbf.fr).. Même les petites entreprises ne sont pas épargnées. En 2016, une PME des Deux-Sèvres (44 salariés) a fait faillite. En cause : une escroquerie qui lui a fait perdre 1,6 million d'euros. Face à ce phénomène, les organisations patronales se mobilisent, à l'image du Medef, qui a établi un protocole d'accord avec la Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ). En mars, il organisait un webinaire intitulé « La criminalité organisée financière : cela n’arrive pas qu’aux autres ». Avec plusieurs messages à la clé : tout d'abord, « le sujet, malheureusement, intéresse l'ensemble de nos entreprises », explique Patrick Martin, président délégué du Medef. En effet, les groupes criminels n'ont pas nécessairement de cible privilégiée, en termes de taille d'entreprise. « Le groupe criminel adapte sa stratégie à la surface financière de l'entreprise », par exemple, sur le montant du virement frauduleux demandé, explique Thomas de Ricolfis, contrôleur général, sous-directeur de la lutte contre la criminalité financière. Autre message, l'ennemi est redoutable : « la criminalité est une véritable entreprise qui cherche à faire des profits illicites et à les recycler ». L'expert décrit un écosystème économique sophistiqué, composé de professionnels compétents. Avec, en toile de fond, un contexte qui leur est favorable, fait de technologies d'anonymisation des individus et d'une multitude de possibilités de transferts de fonds vers des pays où ils deviennent impossibles à suivre. « La criminalité financière a beaucoup évolué depuis 2000 », ajoute Thierry Pezennec, commandant de police, chef du Sirasco financier, service d'information et d’analyse stratégique sur la criminalité organisée. « Ce sont des groupes internationaux, protéiformes, qui divisent leurs tâches. Ils travaillent comme une holding, avec une direction des ressources humaines, une direction financière qui s'occupe du blanchiment, et celle commerciale, des victimes », précise-t-il. Autre caractéristique, ces criminels font preuve d'une « imagination débordante ». Chaque crise représente pour eux une nouvelle opportunité. En 48 heures, l'argent volatilisé à l'étranger Ainsi, durant la pandémie, ils se sont organisés pour détourner les dispositifs d'aide de l’État. Exemple, le chômage partiel. Des numéros SIRET ont été usurpés et des sociétés radiées « ressuscitées », afin de créer de fausses entreprises. En parallèle, des milliers de comptes bancaires existants, « dormants », ont été activés pour l'occasion. Bilan : 225 millions d'euros détournés, dont la moitié a été récupérée. Des interpellations sont en cours. Et les entreprises ne sont pas épargnées : avec le Covid, les Fovi, fraudes par faux ordres de virement, ont explosé. Ils ont atteint 22,4 millions d'euros dérobés, en mars et avril 2020, contre 7,5 millions dans la même période, l'année précédente. Cette escroquerie, parmi les plus courantes, consiste à se faire passer pour un interlocuteur fiable ( le président de l'entreprise, un fournisseur…), afin de convaincre le comptable d'effectuer un virement bancaire en faveur du réseau criminel. Là aussi, la sophistication du circuit de déplacement des fonds, rapide, qui implique plusieurs pays et de nombreux intermédiaires, laisse peu de chances à l'entreprise de récupérer son bien. Au bout de 48h, « il n'y a plus aucune traçabilité (…), il ne faut pas penser que le monde judiciaire sera en mesure de récupérer des fonds assez vite», met en garde Thierry Pezennec. En cas de problème, la réactivité est indispensable : il faut prévenir sa hiérarchie, le chargé d'affaires de sa banque et déposer plainte. Mais avant tout, les autorités insistent sur la nécessité de la prévention. Pour Thierry Pezennec, les entreprises manquent de protocoles de sécurité, ou alors ces derniers ne sont pas assez sécurisés. Les dirigeants ne se rendent pas nécessairement compte de la facilité avec laquelle les escrocs peuvent obtenir des contacts et des informations dans l'entreprise. Pis, celle-ci les apporte parfois sur un plateau d'argent, sur les réseaux sociaux, et même dans les journaux. A l'image de la signature du PDG apposée sur une publicité... C'est sous-estimer de beaucoup l'ingéniosité des escrocs, capables de venir poser un micro dans une société, déguisés en prestataire informatique.. Les escroqueries peuvent coûter très cher aux entreprises et la crise accentue les risques. Face à des criminels aux méthodes sophistiquées et qui profitent de circuits internationaux qui les rendent difficilement saisissables, les autorités préconisent avant tout la prévention..…

Saint-Etienne-du-Rouvray : L’Esigelec signe une convention de partenariat avec l’entreprise Semeru

Cette démarche, qui « apporte des éléments positifs aux deux parties » selon le directeur général de l’Esigelec, Étienne Craye, concerne différentes actions notamment le recrutement, la réalisation de projets d’ingénierie, l’organisation de programmes pédagogiques et la valorisation de l’approche collaborative. L’innovation, le socle principal Pour l’Esigelec, chargée de former des ingénieurs généralistes recherchés pour leurs compétences en Systèmes intelligents et connectés, ce partenariat vise en premier lieu l’innovation. Il portera ainsi sur « des sujets comme la Smart City », indique Étienne Craye. Ce dispositif permettra également à cet établissement, qui a formé plus de 12 000 diplômés depuis sa création en 1901 et qui accueille actuellement 2 000 étudiants dont 35 % internationaux, de faire évoluer davantage son offre. Il l’aidera, par ailleurs, à apporter de nouvelles compétences et à améliorer la formation de ses apprentis. La réalisation des projets innovants et le travail sur des sujets en recherches et développement, menés en collaboration avec l’Institut de recherche en systèmes electroniques embarqués (IRSEEM), sont également prévus. Un recrutement plutôt facile La filiale du groupe Fayat, leader mondial du matériel routier, Semeru, souhaite à travers cette initiative faciliter le recrutement de profils répondant le mieux à ses besoins. L’état d’esprit, la capacité à s’intégrer facilement, l’aptitude à proposer des offres idoines aux clients et à leur environnement, tels sont les critères recommandés par le spécialiste dans la conception et le développement des solutions de systèmes intelligents. Celui-ci recherche avant tout « la qualité du dialogue », souligne le directeur général de la succursale, Christophe Bellembois. . L’école d'ingénieurs généralistes Esigelec, basée à Saint-Etienne-du-Rouvray vient de signer une convention de partenariat avec la société Semeru-Fayat Energie Services…

Vers une prolongation de la concession des ponts de Normandie et de Tancarville

Les ponts de Tancarville et de Normandie sont la propriété de l’État qui définit les conditions de leur exploitation. La CCI Seine Estuaire assure la gestion de ces ponts depuis leur construction, en 1959 et 1995. Le rôle de la CCI est de favoriser le développement économique, en exploitant les ponts dans l’intérêt des acteurs du territoire et de ses usagers.  La Région Normandie et les Départements du Calvados, de l’Eure et de la Seine-Maritime ont garanti les emprunts ayant permis de construire les ponts et jouent donc également un rôle essentiel.. Une chute notable des recettes des péages des ponts de Tancarville et de Normandie, due à la baisse du trafic estimée à 20% en 2020 (soit 2,7 millions de voitures en moins par rapport à 2019) : c'est le constat de la préfecture de Normandie, représentant de l'Etat propriétaire des ouvrages, et de la Chambre de commerce et d'industrie Seine Estuaire, en charge de la concession des ponts. Cette situation perdure depuis le début de l'année en raison des mesures renforcées (couvre-feu, confinement) mises en place par le gouvernement. Parallèlement à ce bilan lié à la crise sanitaire, le programme de travaux d’entretien et de sécurité pour préserver ces ouvrages a été revu en 2020, pour un montant qui s’élève à 140 millions d’euros à réaliser dans les prochaines années. Cet équilibre économique fragilisé pousse l'Etat a envisagé une prolongation de la concession. "Parce que ces circonstances rendent plus difficiles pour la CCI l’exécution des charges qui pèsent sur elle en sa qualité de concessionnaire, l’État a donné son accord pour que soit envisagée une prolongation de la durée de la concession jusqu’en 2031 qui lui permettrait de mieux absorber les coûts auxquels elle doit faire face. Cette prolongation a été soumise à l’accord des autorités européennes", a indiqué la préfecture et la CCI Seine Estuaire dans un communiqué de presse commun. Les deux parties attendent désormais la position de la Commission européenne.  Préserver les usagers En plus de rétablir l'équilibre économique des ponts et réaliser les travaux nécessaires, cette prolongation des concessions a aussi pour objectif de préserver les usagers en évitant "une augmentation des tarifs dans les années à venir, au-delà de ce qui existe aujourd’hui (0,5 x l’inflation)". Pour Léa Lassarat, présidente de la CCI Seine-Estuaire, « cette décision est aussi le moyen de conserver une stratégie de modération tarifaire pour les abonnés et les entreprises comme le pratique la CCI depuis toujours dans l’intérêt du développement économique du territoire de l’Estuaire de la Seine. » Les ponts assurent une fonction vitale pour l’activité économique et les déplacements quotidiens domicile-travail des habitants du bassin de vie et d’emploi de l’estuaire de la Seine avec plus de 13 millions de véhicules par an.. Pour restaurer l'équilibre économique des ponts de Normandie et de Tancarville, fragilisé par la crise sanitaire, l'Etat a donné son accord pour une prolongation de la durée de la concession, confiée à la CCI Seine Estuaire…

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