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« Plus jamais ça ! » – Nouvel appel au mécénat populaire

Haras national de Saint-Lô, le 12 juillet dernier (© Fondation du patrimoine).


 
Extrait Patrimoine Normand N°111.
Par Sandrine Hinault.

Après avoir récolté 218 millions d’euros pour Notre-Dame, la Fondation du patrimoine lance une nouvelle souscription nationale baptisée « Plus jamais ça ! ». Son but, alimenter un fonds d’urgence permettant la sauvegarde des sites les plus menacés de notre patrimoine.

 

Le 15 avril dernier un incendie touchait la cathédrale Notre-Dame de Paris, entraînant par la même occasion un impressionnant élan de générosité chez les Français et les amoureux du patrimoine.
Un mois à peine après ce terrible événement, plus de 220 000 personnes s’étaient déjà manifestées pour apporter leur soutien à la reconstruction de l’édifice ; une mobilisation sans précédent dans l’histoire du mécé…

 

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Exposition « Le Mont, patrimoine vivant »

Exposition « Le Mont, patrimoine vivant » (DR).

À travers témoignages et photographies, l’exposition « Le Mont, patrimoine vivant » interroge notre relation au Mont Saint-Michel.


DATE : 
Du 16 octobre au 12 décembre 2019.
LOCALISATION :
Mont Saint-Michel (50)

 

Que venons-nous chercher au Mont Saint-Michel ? C’est la question à laquelle répond l’exposition « Le Mont, patrimoine vivant », présentée par la Fabrique de patrimoines en Normandie, en collaboration avec le service Patrimoines de la région Normandie, du 16 octobre au 12 décembre. Les témoignages et photographies d’habitants du « rocher », de pèlerins, de religieux, de visiteurs, de commerçants montois et de professionnels de la culture, mettent en évidence la relation très particulière que tissent les hommes avec le Mont Saint-Michel.

 

INFORMATIONS PRATIQUES :

Esplanade de la Croix-de-Jérusalem
MONT SAINT-MICHEL (en haut du village)
Entrée gratuite

Tous renseignements sur www.lafabriquedepatrimoines.fr
 

Article publié dans Patrimoine Normand n°111, par Elsa Proust.
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Fête de la Pomme de Conches – 2019

La Fête de la Pomme, du cidre et du fromage de Conches (DR).

La Fête de la Pomme, du cidre et du fromage de Conches se déroulera dimanche 27 octobre 2019 !


DATE : 
Dimanche 27 octobre 2019.
LOCALISATION :
CONCHES-EN-OUCHE (27)

 

Située dans l’arboretum de Conches, la fête de la pomme, du cidre et du fromage est devenue le rendez-vous incontournable de la Normandie. Cet événement majeur valorise le terroir normand à travers le marché de producteurs et artisans locaux, les dégustations gastronomiques, les démonstrations de savoir-faire, les expositions d’animaux de la ferme, les groupes folkloriques, les concours régionaux de cidre, miel, pain d’épices, les déambulations amusantes et pédagogiques, les jeux traditionnels normands, la restauration avec spécialités normandes.
D’année en année, la fête de la pomme a vu croître son nombre d’exposants, de participants et de visiteurs. En famille, entre amis, cet événement est l’occasion de découvrir des artisans, des producteurs, des métiers, des saveurs d’autrefois, du folk-lore… En bref, de découvrir la Normandie. Un arboretum, un conservatoire de pommiers, un musée du terroir, un pressoir… Conches est l’endroit idéal pour accueillir une telle manifestation. Cette année, la moisson et le battage à l’ancienne seront mis à l’honneur. Entrée et animations gratuites.

 

INFORMATIONS PRATIQUES :
 
Rendez-vous à l’arboretum de Conches le dimanche 27 octobre 2019 de 9h à 18h.
Entrée libre et gratuite.
 
Tous renseignements sur www.conches-en-ouche.fr
 

Article publié dans Patrimoine Normand n°111, par Rodolphe Corbin.
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Les princes de Monaco et le pays de Caux

L’exposition « Les princes de Monaco en Normandie – Des Estoutevile aux Grimaldi » aux Archives départementales de Seine-Maritime (DR).

Une exposition présentée par les Archives départementales de Seine-Maritime, jusqu’au 14 décembre 2019, sous le haut patronage de S.A.S. le prince Albert de Monaco.


DATE : 
Du 14 septembre au 14 décembre 2019.
LOCALISATION :
ROUEN (76)

 

Après le musée Christian-Dior de Granville, c’est au tour des archives départementales de Seine-Maritime de s’intéresser à la célèbre famille du Rocher méditerranéen. Les princes de Monaco sont décidément comme chez eux sur les rives de la Manche ! Placée sous le patronage de SAS le prince Albert II, cette nouvelle exposition, intitulée Les princes de Monaco en Normandie, des Estouteville aux Grimaldi, nous permet de comprendre pourquoi les Grimaldi comptaient, au XVIIIe siècle, parmi les plus grands propriétaires fonciers de Normandie, avec des possessions dans près de 200 paroisses ! On remonte ainsi aux origines de l’une des plus anciennes branches de la famille et à l’une des plus illustres dynasties normandes, la maison d’Estouteville, fortement implantée autour de Valmont. Une occasion unique pour découvrir, parmi une centaine d’œuvres et manuscrits originaux, de nombreuses pièces et chefs-d’œuvre en provenance des collections princières de Monaco, mais aussi des pièces particulièrement précieuses prêtées par différents musées de Seine-Maritime, telles les deux Vierges en ivoire de la Renaissance réputées provenir de Valmont (musée des Antiquités et musée des Pêcheries de Fécamp), pour la première fois rapprochées, telle encore une vue des ruines de l’abbaye de Valmont peinte par Delacroix (musée des Beaux-Arts de Rouen).

Planche d’un atlas aquarellé sur Valmont, après 1731 (Bibliothèque de l’Institut national d’Histoire de l’Art).

Planche d’un atlas aquarellé sur Valmont, après 1731 (Bibliothèque de l’Institut national d’Histoire de l’Art).

INFORMATIONS PRATIQUES :
 
Du 14 septembre au 14 décembre 2019
Entrée libre du mardi au vendredi de 8h45 à 18h Samedi de 10h à 12h, 13h à 18h
Visites guidées pour particuliers à 14h30 les mardis 15 octobre, 19 novembre et 10 décembre
Visites de groupes sur demande.
Toutes les visites doivent être réservées au 02 35 03 54 95 ou à l’adresse archives@seinemaritime.fr. Plus d’informations sur archivesdepartementales76.net
Archives départementales de Seine-Maritime
42 Rue Henri II Plantagenêt
76100, ROUEN

 

Article publié par Stéphane William Gondoin dans Patrimoine Normand n°111.
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Gabriel Ier de Montgommery

Gabriel Ier de Montgommery. 1530-1574 (© Guillaume Néel).


Extrait Patrimoine Normand N°111.
Caricature de Guillaume Néel.
Par Stéphane William Gondoin.

 

Ce Normand d’ascendance écossaise, né dans la paroisse de Ducey, a tapé dans l’œil du roi Henri II, au sens le plus littéral de l’expression. Le 30 juin 1559 en effet, Gabriel en vient à jouter avec son suzerain et lui transperce casque et crâne d’un coup de lance. Oups ! Henri décède quelques jours plus tard, après une douloureuse agonie. Nostradamus, parait-il, aurait annoncé le drame dans un quatrain célèbre de ses Prophéties : « Le lyon jeune le vieux surmontera / En champ bellique par singulier duelle / Dans cage d’or les yeux luy crèvera / Deux classes une, puis mourir mort cruelle. » Le souverain laisse une veuve inconsolable, la redoutable Catherine de Médicis, animée d’un sérieux esprit revanchard.

Alors que s’annoncent les guerres de Religion, Gabriel se convertit au protestantisme et devient l’un des principaux capitaines des armées huguenotes. Voilà qui n’arrange pas ses relations – déjà tendues – avec l’aimable Catherine : capturé à Domfront en 1574, il est emmené à Paris, torturé sur ordre de la reine, jugé pour le moins sommairement et décapité en place de Grève. La vengeance est un plat…
 



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Roland Barthes

Roland Barthes. 1915-1980 (© Guillaume Néel).


Extrait Patrimoine Normand N°111.
Caricature de Guillaume Néel.
Par Stéphane William Gondoin.

 

Nous ne cessons de répéter – à juste titre, pensons-nous – que la Normandie est terre d’élection pour les beaux esprits. Et ce natif de Cherbourg ne dénote guère dans la lignée de nos grands écrivains et penseurs. Sémiologiste, philosophe et critique, Roland Barthes s’interroge notamment sur la place de l’auteur par rapport à son œuvre, affirmant même dans La mort de l’auteur, article publié au Royaume-Uni en 1967 et en France l’année suivante, que « la naissance du lecteur doit se payer de la mort de l’auteur. » La simple lecture de ce petit texte que vous avez sous les yeux peut-elle donc envoyer son humble auteur vers l’autre monde ? Plus sérieusement, et pour faire court, ce que veut dire Barthes, c’est qu’une fois un texte publié, son auteur s’efface devant son lecteur, qui lui donne dès lors le sens qu’il entend. Nous dirions aujourd’hui qu’il se l’approprie avec ses clefs personnelles de lecture. Il devient ainsi vain de juger ou d’expliquer une œuvre en tentant de déterminer l’intention de son auteur. Roland Barthes décède à Paris, peu après avoir été renversé par une camionnette.
 



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Caen – Un patrimoine exceptionnel

Vue du lavoir du moulin Saint-Pierre à Caen (dit Les Petits Murs). Victor Tesnière, 1854 (© musée des Beaux-Arts de Caen/P.Touzard).


 
Extrait Patrimoine Normand N°111.
Par Thierry Georges Leprévost.

L’éditeur et historien Guillaume Stanislas Trébutien écrit dans son guide1 : « Aujourd’hui, malgré le Temps, ce destructeur des choses, et les hommes qui l’aident trop souvent dans ses ravages, la vieille favorite de Guillaume le Conquérant a, pour appuyer sa vieillesse, des monuments robustes et superbes ».

 

Hélas, à force de vivre au contact de la beauté, on finit par ne plus la voir. Caen avait besoin d’un miroir pour se révéler à lui-même. Ce reflet viendra d’Angleterre. Depuis deux siècles, le Grand Tour est dans la grande île le complément indispensable de toute éducation de qualité. Les jeunes aristocrates cultivés, puis les bourgeois les plus fortunés, parcourent l’Europe afin d’affiner les connaissances acquises dans leurs écoles, des humanités aux arts plastiques, en passant par l’écriture. Ainsi après la paix de la Restauration en 1815 des peintres débarquent-ils dans la ville du premier monarque de leur dynastie, et une fois de plus, ils sont con…

 

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Dossier « Caen pittoresque » (17 pages) :


1) Caen, son histoire, ses monuments, de GS Trébutien.

 



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Caen – Une ville attachante

Vue générale de Caen, prise du moulin au Roi ; Adolphe Maugendre ; vers 1850 (© musée des Beaux-Arts de Caen/P.Touzard).


 
Extrait Patrimoine Normand N°111.
Par Thierry Georges Leprévost.

Pour tous les Normands, il y a un avant et un après. Avant la Seconde Guerre mondiale, et après. Avant le Débarquement, et après. Avant la bataille de Normandie, et après. Caen aurait préféré, à l’instar de Bayeux, être l’exception qui confirme la règle. Il n’en est rien. Pendant la tourmente qui sévit du 6 juin au 23 août 1944, plus de la moitié de la ville est détruite, chacun des 60 000 habitants est meurtri dans sa chair, dans ses biens, dans son identité. En écho à la remarquable exposition Caen en images présentée au musée de Normandie à l’occasion du 75e anniversaire du D-Day, nous évoquons ici ce qu’était Caen au XIXe siècle, jusqu’à la Grande Guerre.

 

« Ce pays est très beau, et Caen, la plus jolie ville, la plus avenante, la plus gaie, la mieux située, les plus belles rues, les plus beaux bâtiments, les plus belles églises. »

Ainsi s’exprime la marquise de Sévigné, dont on connaît l’enthousiasme naturel et le penchant pour les superlatifs. Son contemporain caennais Jean Regnault de Segrais n’est pas moins dithy…

 

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Dossier « Caen pittoresque » (17 pages) :



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Camembert du Champ Secret

Camembert du Champ Secret. Bientôt une quatrième génération. Avant Maurice, 21 ans, et dans la lignée d’Alexis et Ernest, Fabrice règne sur la ferme modèle de Champsecret (© Jean-Luc Péchinot).


 
Extrait Patrimoine Normand N°111.
Par Jean-Luc Péchinot.

Au cœur du vallonné bocage domfrontais, dans l’Orne, une ferme-fromagerie se révèle digne d’être classée patrimoniale. Francine et Patrick Mercier y signent un camembert de Normandie qu’on peut qualifier de trésor national. L’un des rares calendos à être « bio », « fermier » et « de Normandie ». C’est à Champsecret, mais ne le répétez pas trop…

 

S’il n’en restait qu’un au monde, ce serait celui-là. Le roi des fromages ! Sa Majesté le Camembert… de Normandie ! La légende voulant qu’une fermière du pays d’Auge, du nom de Marie Paynel, ait offert ce fromage à Napoléon III, lors de l’inauguration de la ligne de chemin de fer Paris-Granville. Cette paysanne tenait la recette de sa mère, Marie Harel, qui fit valoir son fromton sur les marchés du coin, en particulier celui de Vimoutiers, où, en 1928, Alexandre Millerand, ex-président de la République et sénateur de l’Orne, inau…

 

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Bière – L’Écume des Falaises

Adèle Bourgeois, la souriante brasseuse de Jullouville (© Jean-Luc Péchinot).


 
Extrait Patrimoine Normand N°111.
Par Jean-Luc Péchinot.

La Normandie se houblonnise ! Elles seraient désormais plus de soixante-dix, ces brasseries artisanales qui font mousser le pays du cidre. De la bonne dizaine que compte la Manche, celle de L’Écume des Falaises, à Jullouville, a même dû affronter la pénurie en cet été de sécheresse.

 

En panne sèche, ou presque. En tout cas pour la blonde ! Plus une seule bouteille à vendre, en plein cœur de l’été dernier, alors que les touristes en villégiature du côté de Granville avaient envie de se réhydrater dès la fin de matinée. « La rançon du succès ! On a loupé pas mal de ventes, mais avec nos nouvelles cuves, ça n’arrivera plus », se rassurait Adèle Bourgeois, brasseuse de cette écume houblonnée qu’elle s’est plu à lancer, en 2014 : « J’ai été baignée dans la bière. Chez mes parents, je n’ai jamais vu une Kro, mais des bières de caractère, genre Chimay. Du coup, je me suis jetée à l’eau, dans la bourgade de Champeaux, avec une vue imprenable sur le Mont-Saint-Michel, d’où notre lo…

 

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Un curieux témoignage d’époque révolutionnaire à Saint-Pierre-sur-Dives

Dans le cadre des travaux de réhabilitation des bâtiments conventuels de l’Abbaye de Saint-Pierre-sur-Dives, a été mis à jour un décor mural datant de la fin du XVIIIe siècle, début du XIXe siècle. Ces peintures, bien que naïves, sont un témoignage rare de la période révolutionnaire (© Jean Desloges).


 
Extrait Patrimoine Normand N°111.
Par Jean Desloges.

Les travaux en cours depuis plusieurs années dans l’ancienne abbaye Notre-Dame-de-L’Épinay, ont fourni une foule d’informations sur l’histoire des bâtiments conventuels. Le plus surprenant réside dans la mise au jour d’une suite de peintures murales figurant des petites scènes populaires. Ce décor occupe tout le pourtour d’une chambre aménagée pendant la Révolution et c’est probablement l’œuvre de ses premiers occupants.

 

Ce rare exemple d’art populaire a été sauvegardé intégralement et restauré. Certaines peintures ont été conservées en place. Celles qui n’étaient pas compatibles avec le projet on été déposées et seront replacées en fin de programme dans un autre local.
 

saint-pierre- sur-dives, petite ville de grand renom

Jusqu’à la Révolution, l’histoire de Saint-Pierre et celle de l’abbaye fondée au XIe siècle étaient indissociables. Certes le monastère ne culminait pas au firmament des abbayes normandes, mais la communauté avait autrefois un rôle influent dans l’économie régionale, au carre…
 

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À la découverte de la presqu’île de Jumièges

Montée en pente douce vers la forêt de Jumièges (© Stéphane William Gondoin).


 
Extrait Patrimoine Normand N°111.
Par Stéphane William Gondoin.

Entre Rouen et Le Havre, la Seine se fait capricieuse et trace de larges méandres, comme pour mieux prendre son temps avant de rejoindre la Manche. Elle forme ainsi une série de presqu’îles ayant chacune son identité et son lot de charmes à découvrir. L’une d’entre elles porte le nom d’un monastère normand prestigieux : Jumièges. Pour mieux en savourer tous les trésors, entre Histoire, légendes, patrimoine et nature, nous vous proposons de la découvrir à pied.

 

Cette presqu’île de Jumièges est tout entière comprise dans les limites du parc naturel régional des Boucles de la Seine normande, ce qui constitue déjà en soi une invitation à sauter dans ses chaussures de randonnée pour partir vers l’inco…

 

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La Normandie d’Arthur Conan Doyle

À gauche : Portait d’A. C. Doyle en 1900, à 41 ans. C’est déjà un auteur célèbre (© Library of Congress / No known restrictions on publication) ; À droite : Château-Gaillard, sources d’inspiration pour Arthur Conan Doyle (© Rodolphe Corbin).


 
Extrait Patrimoine Normand N°111.
Par Serge Van Den Broucke.

Cette année 2019 marque le 160e anniversaire de la naissance du grand écrivain britannique Sir Arthur Conan Doyle. Célèbre dans le monde entier pour être le créateur de Sherlock Holmes, il fut aussi un auteur très prolifique de romans historiques. Mais qui se souvient qu’il eut des liens personnels étroits avec la Normandie ?

 

Nous sommes au début du XXe siècle, dans le village des Andelys, à une trentaine de kilomètres de Rouen. La journée sera belle, même si ce matin le vent pique un peu. Sur le quai Grimoult qui longe la Seine paisible, un homme se promène, fait des haltes, réfléchit. Là-haut, sur l’abrupt promontoire, il regarde les fières murailles de Château-Gaillard, la puissante forteresse de Richard Cœur-de-Lion, et ne s’en lasse pas. Bientôt, les cloches de l’église Saint-Sauveur toute proche, érigée depuis le XIIe siècle sur la place du même nom, se mettront à sonner. Ce flâneur, au visage tout rond et à la moustache bien lissée, pourrait passer inaperçu. Mais il est britannique et le roi d’Angleterre Edward VII l’a fait Chevalier de l’Ordre de Saint-Jean en 1902. C’est l’un des plus grands noms de la littérature, et sa réputation est déjà considérable. C’est Sir Arthur Conan Doyle. Que fait-il aux Ande…

 

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Parc du château de Nacqueville

Parc du château de Nacqueville (© Thierry Georges Leprévost).


 
Extrait Patrimoine Normand N°111.
Par Thierry Georges Leprévost.

Un peu à l’ouest de Cherbourg, trois vallons côtiers s’unissent pour former un paradis de verdure qui baigne de ses bienfaits le château de Nacqueville, en un parc romantique de huit hectares ouvert sur un infini maritime chargé d’histoire, que l’on découvre au terme d’un long cheminement à travers bois.

 

Nacqueville fait partie de la nouvelle commune de La Hague depuis 2017. Son nom est attesté au XIIe siècle sous les formes Nakevilla, Nachevilla et Naguevilla. Sans surprise en un nord Cotentin colonisé par les Iro-Norvégiens, le toponyme est formé d’un patronyme viking et du suffixe ville, très courant en Normandie, venu de villa, le domaine rural chez les Romains. Soit Hnakki-villa, la ferme de Hnakki, selon l’étymologiste normand Jean Adigard des Gautries, le surnom Hnakki désignant un homme au long cou1. Par le fait, la vallée creusée par la rivière des Castelets, et la petite baie située à son embouchure, entre la pointe de Nacqueville et celle de Querqueville, constituent un havre accueillant pour quiconque y arrive en bateau avec les siens. Ils n’y étaient du reste pas les premiers, car on y a découvert des traces de commerce maritime avec la Grande-Bretagne dès le pr…

 

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Fernand Léger et André Mare – deux artistes argentanais

Le musée Fernand-Léger – André-Mare met en perspective les œuvres des deux artistes (© Rodolphe Corbin).


 
Extrait Patrimoine Normand N°111.
Par Michaël Herbulot.

À Argentan, le musée consacré à Fernand Léger, pionnier de la peinture cubiste, et à André Mare, figure majeure de l’Art déco, vient d’ouvrir ses portes. Portraits croisés de ces deux artistes argentanais qui connaîtront une renommée internationale dans la première moitié du XXe siècle.

 

Fernand Léger naît à Argentan en 1881. Son père est marchand de bœufs, mais la famille vit surtout des rentes de leurs terres. Le petit Fernand n’a que 3 ans quand son père rend l’âme. C’est donc auprès de sa mère qu’il grandit, sous la tutelle rigoureuse de son oncle. André Mare voit pour sa part le jour en 1885 au sein de la bourgeoisie argentanaise bien établie. Il reçoit l’éducation plutôt stricte que l’on réserve aux petits garçons de bonne famille.

Les deux enfants se rencontrent sur les bancs du collège Mézeray, fréquenté à l’époque par tous les fils de notables d’Argentan. Fernand Léger a 11 ans et André Mare 7 ans. Ils se découvrent une passion commune pour le dessin et la peinture, mais aussi pour le polo à bicyclette et les spectacles de cirque, qui les lie très vite d’une indéfectible ami…

 

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Richard le Bon – premier duc et père des moines

Statue XIXe siècle de Richard II. Portail de l’abbatiale de Fécamp (© Stéphane William Gondoin).


 
Extrait Patrimoine Normand N°111.
Par Thierry Georges Leprévost.

Rollon a fondé la Normandie. Guillaume Longue-Épée l’a confirmée en tant que terre chrétienne. Richard Ier Sans Peur l’a imposée face à un royaume de France hostile, qui n’aspirait qu’à trahir l’accord de Saint-Clair-sur-Epte. Richard II le Bon se veut le continuateur de l’œuvre de son père. Avec lui s’ouvre l’ère du renouveau monastique, de la naissance d’une architecture originale, et d’un pouvoir consolidé dans l’unité.

 

une jacquerie nordique

Le fils aîné de Richard Sans Peur naît au cours des années 960-970. Sa mère Gonnor est une frilla, c’est-à-dire une concubine épousée à la danesche manère. Le moine d’Ouche Orderic Vital le nomme Richard Gunnoride, pour bien indiquer qui est sa mère. Un mariage chrétien aura toutefois lieu, peu avant l’accession d’Hugues Capet au royaume de France, légitimant aux yeux de l’Église une union qui n’avait rien de choquant pour le Normand de cette époque.

Contrairement à son père, porté jeune au pouvoir par l’assassinat de Guillaume Longue Épée, il semble adulte quand il succède à Richard Sans Peur, et a eu de ce fait tout le temps nécessaire pour se préparer à sa char…

 

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L’incroyable destin de la vraie « Dame aux camélias »

La « Dame aux camélias » (© Musée de la Dame aux camélias).


 
Extrait Patrimoine Normand N°111.
Par Virginie Michelland.

Alphonsine Plessis est une étoile filante. Née dans la misère en 1824, elle s’éteint vingt-trois ans plus tard à Paris dans un luxueux appartement. Son histoire aurait pu s’arrêter là, mais les artistes qui l’aimaient lui ont offert une place au firmament. Et la petite Normande est devenue la célèbre « Dame aux camélias ».

 

À une dizaine de kilomètres de sa commune natale, Nonant-le-Pin, Jean-Marie Choulet s’est passionné pour cette héroïne tragique. Des villages de son enfance tourmentée aux plus belles scènes du monde, il retrace la destinée unique de la jeune femme.
 

un musée né presque par hasard

Professeur de lettres au collège de Gacé, et adjoint au maire de la petite ville, Jean-Marie Choulet décide, en 1987, de raconter, par le biais d’un spectacle impliquant des scolaires et de nombreux autres acteurs, l’histoire d’Alphonsine Plessis, qui travailla quelque temps chez un fabricant de parapluies de Gacé.

Delphine, la sœur de l’héroïne, ayant eu des descendants restés au pays, Jean-Marie fait la connaissance de l’arrière-arrière-petite-nièce de la Dame aux camélias. Celle-ci lui remet différents objets personnels de la jeune femme pour agré…

 

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La prestigieuse destinée de saint Marcouf

Chœur de la cathédrale de Coutances, chapelle Saint-Marcouf. Verrière du XIIIe siècle racontant la vie du fondateur de l’abbaye de Nantus. Une fois saint Marcouf ordonné prêtre par saint Possesseur, il part évangéliser le Cotentin (© Stéphane William Gondoin).


 
Extrait Patrimoine Normand N°111.
Par Stéphane William Gondoin.

En septembre 1350, juste après son sacre en la cathédrale de Reims, le nouveau roi de France, Jean II le Bon, emprunte l’ancienne voie romaine menant vers Laon. Il s’arrête à mi-chemin entre les deux villes épiscopales, dans la paroisse de Corbeny (Aisne). Là se trouve un modeste prieuré dépendant de la prestigieuse abbaye Saint-Rémi de Reims. Il vient y vénérer les reliques d’un saint originaire du Cotentin, mort depuis 800 ans, et solliciter de sa part une grâce bien particulière.

 

Saint Marcouf vit dans la première moitié du VIe siècle, au temps où les fils du roi Clovis (souvenez-vous, le vase de Soissons…) règnent sur une large partie de l’ancienne Gaule. On ne sait pas grand-chose avec certitude sur son existence : seuls nous renseignent deux récits hagiographiques tardifs, où le merveilleux et le réel s’entremêlent, sans qu’il soit toujours possible de distinguer ce qui relève de l’un ou de l’a…
 

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Maupassant et « son » Horla – Voyage aux confins de la folie et du surnaturel

Page de garde de l’édition du recueil Le Horla en 1903. Illustrations de Julian-Damazy (DR).


 
Extrait Patrimoine Normand N°111.
Par Stéphane William Gondoin.

Le 17 février 1885 paraît à la une du quotidien Gil Blas une curieuse Lettre d’un fou, signée par un certain Maufrigneuse. Dans ce courrier fictif adressé à un médecin, un homme raconte comment sa vie, bien ordinaire et confortable à l’origine, a basculé dans l’horreur. Plongée inquiétante dans le monde de l’inconnu ou exploration des recoins les plus torturés de l’esprit humain ?

 

Voilà des mois que « l’auteur » de cette lettre soupçonne l’existence d’êtres invisibles, imperceptibles au commun des mortels avec ses cinq misérables sens. Mais il le sait, lui, qu’ils sont là, ceux qu’il nomme les « passants surnaturels ». Alors il les guette, tente de les surprendre, épie chaque craquement du plancher. Jusqu’à ce jour où… Oh par tous les dieux, quel effroi lorsqu’il constate que son propre reflet a disparu du miroir de sa chambre. Il en déduit que quelqu’un, ou plutôt quelque chose d’éminemment malsain, se tient entre lui et la glace, brouillant ainsi son ima…
 

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Les naufrages de la Ville-du-Havre et de la Bourgogne

Représentation du choc entre le voilier Loch Earn et le paquebot Ville-du-Havre, accident survenu dans l’Atlantique Nord pendant une traversée New York – Le Havre, au cours de la nuit du 21 au 22 novembre 1873 (© Library of Congress – www.loc.gov).


 
Extrait Patrimoine Normand N°111.
Par Stéphane William Gondoin.

Bien avant la catastrophe du mythique liner britannique Titanic, fleuron de la White Star Line, la France eut à déplorer deux drames successifs assez similaires, bien que de moindre ampleur : la perte de la Ville-du-Havre d’abord, en 1873, celle de la Bourgogne ensuite, en 1898. Le naufrage de la seconde fut particulièrement atroce et révéla les recoins les plus sombres de l’âme humaine.

« Où sont-ils, les marins sombrés dans les nuits noires ?
Ô flots, que vous savez de lugubres histoires !
Flots profonds redoutés des mères à genoux !
Vous vous les racontez en montant les marées,
Et c’est ce qui vous fait ces voix désespérées
Que vous avez le soir quand vous venez vers nous ! »

Dans le célèbre poème Oceano nox, qui s’achève par cette strophe mélancolique, Victor Hugo entretient le souvenir des disparus en mer, de tous ces malheureux partis un jour à la conquête du grand large et qui ont payé cette audace du prix de leur vie : naviguer ne constituera jamais un acte totalement anodin. La Compagnie Générale Transatlantique (CGT), principal armateur français des XIXe et XXe siècles1, en sait quelque chose, elle qui perdit corps et biens deux de ses fleurons avant la Première Guerre mondiale, avec à la clef plusieurs centaines de vic…
 

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1) Sur les débuts et l’âge d’or de la Compagnie Générale Transatlantique, voir Patrimoine Normand N° 95.
 



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La renaissance du moulin de Livet

Michel Leseur a conçu de beaux projets pour le moulin de Livet (© Virginie Michelland).

Livet-sur-Authou fait partie de ces charmants villages où un cadre bucolique sert d’écrin à un patrimoine préservé. Le Torrent, un ruisseau beaucoup moins tumultueux que son nom semble l’indiquer, y faisait autrefois tourner six moulins. Parmi eux, le moulin de Sainte-Marie, daté de 1872 ; un moulin à blé, composé de cinq bâtiments présentant de vastes espaces. Michel Leseur, élu local et président de l’Association patrimoniale et culturelle du Moulin Sainte-Marie, nourrit de beaux projets pour sa réhabilitation. Surtout depuis que l‘Intercom Bernay Terres de Normandie l’a intégré dans son contrat de territoire…

Tout en confiant la restauration de la roue et des vannages aux élèves du lycée professionnel voisin (le lycée Boismard de Brionne), les bâtiments recevront à l’avenir chacun une affectation, qui leur donnera une nouvelle vie. Les Miquelots (pèlerins du Mont-Saint-Michel) pourront ainsi faire halte dans le bâtiment longeant la route, qui deviendra un gîte d’étape. Le bâtiment principal, composé du moulin en lui-même et du logement du meunier, offrira un espace d’exposition idéal pour mettre en valeur le patrimoine des confréries de charité, ou l’œuvre du sculpteur Louis-Aimé Lejeune. Les associations locales pour leur part, y trouveront un tiers-lieu appréciable pour toutes leurs activités.

La roue sera restaurée par les élèves du lycée professionnel Augustin-Boismard (© Virginie Michelland).

La roue sera restaurée par les élèves du lycée professionnel Augustin-Boismard (© Virginie Michelland).

Il est aussi question de réhabiliter l’ancienne bergerie, qui abriterait à nouveau des animaux, ou encore la petite ligne de chemin de fer reliant autrefois Cormeilles à Glos-Montfort.
D’intéressants projets que nous ne manquerons pas de suivre…

Article publié dans Patrimoine Normand n°110, par Virginie Michelland.




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Un été très « médiéval »

Le parc Ornavik, à Hérouville-Saint-Clair (photo Rodolphe Corbin © Patrimoine Normand).
 

On le sait : depuis quelques années, grâce notamment à la volonté du conseil régional de mettre en avant toute l’histoire de la Normandie, le Moyen Âge a le vent en poupe. Par ailleurs, de nombreuses troupes d’histoire vivante s’emploient depuis deux décennies à restituer costumes, savoir-faire et modes de vie de nos lointains ancêtres. Il y aura donc durant les mois de juillet et août de nombreuses fêtes médiévales disséminées sur tout le territoire.

Le parc Ornavik notamment, centre d’interprétation viking situé à Hérouville-Saint-Clair, dans le domaine de Beauregard, sera ouvert tous les mercredis, jeudis et dimanches (de 10h à 18h30) avec en point d’orgue, du vendredi 19 au dimanche 21 juillet, un grand rassemblement de Vikings, de Carolingiens et de Normands (www.ornavik.fr).

Les Médiévales de Falaise (photo Rodolphe Corbin © Patrimoine Normand).

Les Médiévales de Falaise (photo Rodolphe Corbin © Patrimoine Normand). 

À Domfront-en-Poiraie, les Médiévales ont lieu un an sur deux et 2019 est le bon millésime. Direction donc le Passais les 3 et 4 août, pour des combats de chevalerie et des chants de ménestrels… (domfrontmedievales.wixsite.com). Les traditionnelles Médiévales du château de Crèvecœur-en-Auge se tiendront pour leur part sur toute une semaine du 4 au 11 août (www.chateaudecrevecoeur.com). Pour les Médiévales de Falaise, autour de la vénérable forteresse où naquit Guillaume le Conquérant, réservez votre week-end des 10 et 11 août (www.chateau-guillaume-leconquerant.fr).
Et il y aura forcément quelque chose près de chez vous. La plupart des événements sont recensés sur le site www.normandie-tourisme.fr (rubrique « À voir, à faire », puis « La Normandie médiévale »).

Article publié dans Patrimoine Normand n°110, par Stéphane William Gondoin.




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LIBRAIRIE « MOYEN ÂGE »:

Les îles Chausey

Les îles Chausey. Il y a cinquante-deux (ou cinquante-trois) îles et îlots à marée haute (photo Rodolphe Corbin © Patrimoine Normand).


 
Extrait Patrimoine Normand N°15.
Par Jean de Longaunay.

Les îles normandes sont, dans leur majorité, restées sous la suzeraineté de la Duchesse de Normandie qui est aussi Reine d’Angleterre. En Baie de Seine, il nous reste les îles Saint-Marcouf, et Tatihou et, face au large, les îles Chausey. Ce petit archipel, partie intégrante de la commune de Granville depuis 1804, est un espace changeant, magique et merveilleux au gré des marées les plus fortes du monde.

à seize kilomètres à l’ouest de Granville, le bateau vous emmène dans cet archipel formé de 52 îles jamais recouvertes par la marée. Mais nous sommes là au nord de la Baie du Mont Saint-Michel avec les plus grandes marées d’Europe et une amplitude pouvant atteindre quinze mètres dégageant, à marée basse, 5 000 hectares de grèves et « 365 rochers » ! Selon la marée, cet archipel se présente sous deux aspects très différents. Et, pourtant, seules deux îles disposent d’habitations : Anneret et la Grande île. Cette dernière mesure deux kilomètres de long sur 200 à 700 mètres de large.

L'arrivé en bateau sur les îles Chausey. La pointe de la tour (photo Rodolphe Corbin © Patrimoine Normand).

L’arrivée en bateau sur les îles Chausey. La pointe de la tour (photo Rodolphe Corbin © Patrimoine Normand).

Cet archipel fut constitué et détaché du continent il y a 10 000 ans avec la remontée des océans. Il y eut des établissements protohistoriques sur la Grande île, des fouilles récentes ont permis de mettre en évidence un cercle mégalithique et d’autres monuments de cette époque. Les Vikings vont ensuite s’installer dans cet archipel comme ils le firent dans les îles situées plus au nord, la finale de leurs noms le rappelle : ey en vieux-scandinave désigne une île – ce sont Alderney (Aurigny), Guernesey, Jersey et Chausey. Le nom du Sound, chenal entre la Grande île et les îles du Petit et du Grand Puceau, re…

 

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Albert de Monaco et la Normandie

Le 5 juin 2019, Valérie Cuvelier et Fabrice Corbin ont accueilli le prince Albert II de Monaco, au musée du Mur de l’Atlantique de Ouistreham (photo Rodolphe Corbin © Patrimoine Normand).
 

Nous vous en avons parlé à maintes reprises : SAS le prince Albert II de Monaco entretient un lien privilégié avec la Normandie en général, Granville en particulier, berceau de l’une des branches de sa famille. Le 25 avril dernier, il était une nouvelle fois sur les côtes de la Manche, afin d’assister au musée Dior de Granville au vernissage de l’exposition Grace de Monaco, princesse en Dior, organisée pour le 90e anniversaire de la naissance de sa mère. Celle-ci fut en effet longtemps l’une des égéries du célèbre couturier, auquel elle vouait une admiration sans bornes : quatre-vingt-dix de ses tenues, pour la plupart prêtées par la famille princière et habituellement conservées au palais de Monaco, ont été réunies pour l’occasion et resteront visibles jusqu’au 17 novembre prochain. Cet événement déplace déjà les foules et le musée ne pouvant accueillir plus de 50 personnes en même temps, il faut prévoir un certain temps d’attente à l’extérieur avant de pouvoir entrer.

Le 25 avril 2019. Inauguration de l'exposition Grace de Monaco, princesse en Dior au musée Dior de Granville (photo Rodolphe Corbin © Patrimoine Normand).

Le 25 avril 2019. Inauguration de l’exposition Grace de Monaco, princesse en Dior au musée Dior de Granville (photo Rodolphe Corbin © Patrimoine Normand).

Bis repetita au mois de juin, cette fois dans le cadre des célébrations du 75e anniversaire du Débarquement et de la bataille de Normandie. Albert II a notamment participé à des commémorations à Sainte-Mère-Église et à l’hôpital Mémorial France États-Unis de Saint-Lô. Il a également effectué un crochet à titre privé le 5 juin par le musée du Mur de l’Atlantique, dans le grand bunker de Ouistreham (http://museegrandbunker.com – Tél. : 02 31 97 28 69).

 

GALERIE PHOTOS :
 

Musée du Mur de l'Atlantique, à Ouistreham (photo Rodolphe Corbin © Patrimoine Normand).
5 juin 2019, visite du prince Albert de Monaco au musée du Mur de l'Atlantique, à Ouistreham (photos Rodolphe Corbin © Patrimoine Normand). 5 juin 2019, visite du prince Albert de Monaco au musée du Mur de l'Atlantique, à Ouistreham (photos Rodolphe Corbin © Patrimoine Normand).
5 juin 2019, visite du prince Albert de Monaco au musée du Mur de l'Atlantique, à Ouistreham (photos Rodolphe Corbin © Patrimoine Normand). 5 juin 2019, visite du prince Albert de Monaco au musée du Mur de l'Atlantique de Ouistreham, en compagnie de Fabrice Corbin (photo Rodolphe Corbin © Patrimoine Normand).
Frank Mouqué, vétéran anglais (Photo Rodolphe Corbin © Patrimoine Normand). 5 juin 2019, visite du prince Albert de Monaco au musée du Mur de l'Atlantique, à Ouistreham (photos Rodolphe Corbin © Patrimoine Normand).
5 juin 2019, visite du prince Albert de Monaco au musée du Mur de l’Atlantique, à Ouistreham (photos Rodolphe Corbin © Patrimoine Normand).
Article publié dans Patrimoine Normand n°110, par Stéphane William Gondoin.


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LIBRAIRIE SECONDE GUERRE MONDIALE :

Exposition « Victor Binet – le réalisme en paysage » au musée Alfred-Canel

L’exposition « Victor Binet – le réalisme en paysage » au musée Alfred-Canel, Pont-Audemer (DR).

L’œuvre de Victor Binet, peintre normand de renommée internationale sous la IIIe République, est à l’honneur au musée Alfred-Canel de Pont-Audemer, jusqu’au 22 septembre 2019.


DATE : 
Du 4 mai au 22 septembre 2019.
LOCALISATION :
Pont-AUDEMER (14)

 

Victor Binet (1849, Rouen–1924, Routot) fut un paysagiste français de renommée internationale sous la IIIe République. Installé à Paris, il a peint les paysages de la banlieue sud et les villages de la Marne.

Il est aussi resté très attaché à la campagne normande qui l’a vu grandir. La famille est originaire de Saint-Aubin-sur-Quillebeuf, village situé à quelques kilomètres de Pont- Audemer. C’est pourquoi la Seine et son estuaire figurent à maintes reprises dans ses toiles.

Loué de son temps, l’œuvre de Victor Binet a progressivement perdu la notoriété qu’elle mérite. Ce fait s’explique en partie par une tendance de l’histoire de l’art, dans la première moitié du XXe siècle, à ne retenir comme sujets d’étude que les avant-gardes, au premier rang desquelles l’impressionnisme.

Victor Binet n’a pas adhéré à ce mouvement même s’il en a subi l’influence. Son œuvre se rattache davantage au courant naturaliste qui s’épanouit dans les années 1880-1910.

Le musée Alfred-Canel, qui conserve la plus grande collection publique d’œuvres de Victor Binet (huit peintures), souhaite réhabiliter cet artiste en lui consacrant une exposition monographique.

Celle-ci retrace son parcours artistique, des œuvres de jeunesse à celles de la maturité. Les tableaux du musée sont présentés dans l’exposition, à l’exception de Chemin de décharge, près Gentilly (1881) et Le Pont des Arts (1891) demeurés dans les collections permanentes en raison de leur format. Enfin, une section « dessins » est présentée dans la grande bibliothèque.

L’œuvre de Victor Binet s’inscrit dans la lignée de l’école française de paysage communément désignée sous l’appellation « école de Barbizon ». Comme Rousseau, Diaz et Dupré, Victor Binet peint des paysages sans histoire, ni anecdote, croqués sur le motif et retravaillés en atelier. Sa palette, dans les premières années de la décennie 1880 est comme celle de ses aînés, assez sombre. Elle s’éclaircit progressivement à l’instar de celle de ses contemporains, sans toutefois se laisser convertir à l’impressionnisme, mouvement le plus novateur de l’époque. Victor Binet se fait rapidement remarquer au Salon et acquiert sa première récompense en 1881 (mention honorable). Il gravit les échelons (médaille de 3ème classe en 1882, de 2ème classe en 1886) jusqu’à être hors-concours en 1887. À l’Exposition universelle de 1889, il obtient une médaille d’or ainsi qu’à celle de 1900. L’État lui achète des œuvres quasiment à chaque salon, dès 1882. Celles-ci rejoignent les collections des musées français (Caen, Grenoble, Paris, Amiens …). Il est alors un peintre reconnu, régulièrement mentionné dans la littérature artistique de l’époque. Les critiques louent ses qualités de fin observateur de la nature, son habileté à rendre les détails et les effets de lumière. Il est fait chevalier de la Légion d’honneur en 1894, puis officier en 1900. Il expose pour la dernière fois à Paris en 1909 et en Province, à Mulhouse, en 1911. S’ensuit alors un long déclin. Ses toiles se vendent plus difficilement. Victor est atteint de cécité. Il quitte Paris pour habiter chez sa mère à Saint-Aubin-sur-Quillebeuf, puis chez son frère Louis à Routot. Il meurt le 5 janvier 1924.

L'exposition « Victor Binet, le réalisme en paysage » au musée Alfred-Canel, Pont-Audemer (© Musée Alfred-Canel).

L’exposition « Victor Binet, le réalisme en paysage » au musée Alfred-Canel, Pont-Audemer (© musée Alfred-Canem).

INFORMATIONS PRATIQUES :
 
Exposition « Victor Binet, le réalisme en paysage »
Du 4 mai au 22 septembre 2019.
lundi, mercredi, jeudi, vendredi de 14h à 18h samedi, dimanche de 10h à 12h30 et de 14h à 18h.
Entrée gratuite.
Musée Alfred-Canel
64 rue de la République
27500 PONT-AUDEMER
Tél. : 02 32 56 84 81
Tous renseignements ici : ville-pont-audemer.fr

 

Article publié par Rodolphe Corbin – Dossier de presse Musée Alfred-Canel.
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Roger Martin du Gard

Roger Martin du Gard. 1881-1958 (© Guillaume Néel).


Extrait Patrimoine Normand N°110.
Caricature de Guillaume Néel.
Par Stéphane William Gondoin.

 

Quand la Normandie n’enfante pas directement de grands écrivains (citons Malherbe, Flaubert, Maupassant, Allais…), eh bien elle les attire à elle comme des lucioles : ainsi Hugo, Prévert, Sartre (pas de son plein gré), Proust ou encore Roger Martin du Gard. Né à Neuilly dans une famille de juristes, ce dernier aime poser ses valises au château du Tertre, à Sérigny, à l’origine une propriété de la famille de son épouse, qu’il rachète à son beau-père. C’est là, dans un bureau aux fenêtres donnant sur l’insondable forêt de Bellême, qu’il compose sa célèbre saga romanesque, Les Thibault, racontant la destinée de deux familles dans une France de la « Belle Époque » glissant doucement sans bien s’en rendre compte vers la Première Guerre mondiale (encore elle !). Cette œuvre gigantesque lui vaudra le prix Nobel de littérature en 1937. Dans sa demeure percheronne, où il s’éteindra le 22 août 1958, il reçoit les sommités littéraires de son temps, tels que Gide, Malraux, Camus… Excusez du peu ! Le personnage est réputé doux, timide, discret, bienveillant. Bref, un homme de bonne volonté…
 



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Émile Chartier

Émile Chartier. 1868-1951 (© Guillaume Néel).


Extrait Patrimoine Normand N°110.
Caricature de Guillaume Néel.
Par Stéphane William Gondoin.

 

Né à Mortagne-au-Perche, il est plus connu sous son nom de plume, Alain, qu’il emprunte à son homonyme, Alain Chartier, normand comme lui, poète au temps des rois Charles VI et VII. Juste Alain donc, est d’abord un philosophe, qui publie une quantité phénoménale d’ouvrages et notamment des Propos, ensemble de courtes réflexions sur divers sujets. On aime bien Propos sur le bonheur : tout est dans le titre… Pacifiste convaincu, Alain sent arriver la Première Guerre mondiale et fait tout pour prévenir du danger. Lorsqu’elle éclate, il se résigne et s’engage. Il en ressort bouleversé par ce qu’il a vécu et convaincu que l’on doit éviter qu’un tel événement ne se reproduise. Devenu impotent, il milite néanmoins au Comité de vigilance des intellectuels antifascistes. Consterné par la déclaration de guerre en 39 et la défaite de 40, il vit en quasi reclus et ne prend aucune position politique publique. Malgré sa discrétion, on lui reproche aujourd’hui d’avoir confessé à son Journal, qu’il tient pour lui-même et seulement publié en 2018, son antisémitisme latent et quelques penchants pour un moustachu braillard en juillet 1940, parce qu’il veut que la guerre s’arrête. Certes très condamnable, aucune ambiguïté sur ce point. Mais tout de même un peu court pour le jeter dans les poubelles de la philosophie, comme le voudraient certains. Le discret Alain ne fut tout de même ni Brasillach ni Drieu la Rochelle ni Louis-Ferdinand Céline…

Exposition « Alain - Né Émile Chartier » à Alençon

Exposition « Alain (1868-1951) – Né Émile Chartier » à l’Hôtel du Département de l’Orne – Alençon, en 2018 (photo Rodolphe Corbin © Patrimoine Normand).



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Nouveau sentier de découverte à l’espace naturel sensible des marais des Ponts d’Ouve

Nouveau sentier de découverte à l’espace naturel sensible des marais des Ponts d’Ouve (© G.Hédouin).
 

Depuis le mois d’avril, de nouveaux aménagements de découverte sont proposés à l’espace naturel sensible des marais des Ponts d’Ouve.

L’objectif est de faire découvrir le marais et sa biodiversité en éveillant la curiosité des visiteurs et en stimulant leurs sens.

Le guide est la conservatrice du site, Marie Palustre, personnage fictif qui partage ses carnets de terrain et ses suivis scientifiques.

En parcourant le site, le public devient « acteur » en utilisant les nombreux aménagements ludiques disposés le long du parcours et les « carnets » de Marie.

Le tracé du cheminement principal est conservé, puisqu’il permet de parcourir l’ensemble du site d’une façon progressive vers un marais de plus en plus sauvage. Mais des sentiers sont ajoutés pour conforter cette logique et rentrer un peu plus dans l’intimité du marais.

Nouveau sentier de découverte à l'espace naturel sensible des marais des Ponts d'Ouve (© G.Hédouin).

Nouveau sentier de découverte à l’espace naturel sensible des marais des Ponts d’Ouve (© G.Hédouin).

 

INFORMATIONS PRATIQUES :
Maison du Parc
3, village Ponts-d’Ouve
Saint-Côme-du-Mont
50500 CARENTAN-LES-MARAIS
Tél. : 02 33 71 65 30
www.parc-cotentin-bessin.fr
 

Article publié dans Patrimoine Normand n°110, par Rodolphe Corbin.




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La mémoire visuelle normande sur la toile

Le Site Internet Mémoire Normande (DR).
 

Depuis 1986, l’agence Normandie images s’emploie à collecter, numériser et conserver des films inédits, le plus souvent réalisés par des amateurs, et qui ont une valeur historique, culturelle, sportive, touristique, sociale et économique pour notre région. Au total, plus de 3 800 bobines, remontant pour les plus anciennes aux années 1920, ont été déposées par plus de 270 particuliers ou organismes. Ces documents sont mis en ligne sur le site www.normandieimages.fr.

Deux enfants et leur âne, en compagnie de soldats allemands pendant l`Occupation  ( Fonds Pottier/La Fabrique de patrimoines en Normandie).

Deux enfants et leur âne, en compagnie de soldats allemands pendant l’Occupation  (© Fonds Pottier/La Fabrique de patrimoines en Normandie).

De son côté, La Fabrique de patrimoines est un établissement public créé en 2015. Son ethnopôle s’appuie sur une équipe pluridisciplinaire afin de connaître et de faire découvrir la diversité des groupes sociaux de la région. C’est dans ce cadre qu’elle collecte et numérise des archives iconographiques et audiovisuelles liées à la Normandie. Tous renseignements sur son site Internet, www.lafabriquedepatrimoines.fr. Ces deux acteurs majeurs de la préservation et de la diffusion du patrimoine normand, s’unissent pour co-réaliser le site Internet Mémoire Normande (www.memoirenormande.fr), où sont regroupés leurs fonds respectifs. Des milliers de photos et de films sont ainsi mis à la disposition de tout un chacun, pour un voyage en Normandie à travers le XXe siècle, depuis l’ère bénie des grands transatlantiques jusqu’aux heures sombres de la Seconde Guerre mondiale. Du repas de famille à l’excursion en campagne, c’est donc un pan entier de l’histoire régionale, à travers le quotidien de nos pères et mères, que l’on vous invite ici à explorer.

Article publié dans Patrimoine Normand n°110, par Stéphane William Gondoin.




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