Jour : 6 octobre 2025

Les Deux Amis – La renaissance d’un cordier cherbourgeois

Les Deux Amis, actuellement en restauration à Port-en-Bessin. (© Damien Bouet)


Damien Bouet

Extrait Patrimoine Normand n°135
Par Damien Bouet.

 

Depuis 2020, le cordier Les Deux Amis, ex Grandcopaise, est restauré dans les ateliers du Chantier Naval Bernard de Port-en-Bessin. Ce rare témoin de la pêche normande et de la charpenterie navale traditionnelle constitue un élément emblématique du patrimoine maritime normand.

De Cherbourg à Grandcamp

Pour faire face à la demande nouvelle et à la redynamisation du port, les chantiers cherbourgeois Barbanchon & Doucet lancent la construction d’un nouveau cordier pour Charles Doucet et Jules Houtteville, pêcheurs barfleurais. Le bateau est mis à l’eau en 1949, immatriculé comme « Dundee à voile et moteur » sous le matricule CH 3896 et baptisé Les Deux Amis. Il jauge au neuvage près de 21 tonnes, mesure 14,65 mètres de long et 4,66 mètres de large pour un tirant d’eau de 2,60 mètres. Il est équipé d’un moteur Baudouin de 65 ch.

Le bateau est construit pour la pêche aux cordes. Initialement basé à Cherbourg, l’équipage pêche en baie de Seine, mais aussi au large du Devon, dans la baie de Torbay, au sud-est de l’Angleterre. Dans les années 1970, le navire part à Grandcamp et il est modifié pour la pêche au chalut latéral et la drague, activité importante de ce port. Il est renommé Franck-Yannick et prend le matricule CN 169300. L’équipage, composé de trois ou quatre marins, alterne pêche au chalut et à la co…

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« Chaos total », « guerre de quéquettes », « image lamentable » : démission du Premier ministre Sébastien Lecornu, les réactions des élus en Normandie

Le Normand Sébastien Lecornu est le Premier ministre le plus éphémère de la 5e République avec un mandat de moins d’un mois. Alors qu’il vient de nommer un nouveau gouvernement, il a décidé de jeter l’éponge ce lundi 6 octobre 2025 en remettant sa démi…

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Étienne Fossey, dernier pêcheur à la corde de Cherbourg

Étienne Fossey à bord de son nouveau bateau de pêche Résilience, spécialement aménagé pour la pêche à la corde. (© Damien Bouet)


Damien Bouet

Extrait Patrimoine Normand n°135
Par Damien Bouet.

 

À contre-courant des pratiques industrielles, Étienne Fossey maintient la pêche à la corde à Cherbourg. Avec son catamaran Résilience, il incarne une pêche exigeante, sélective et fidèle à l’héritage des anciens cordiers.

À 29 ans, Étienne Fossey s’inscrit dans la longue tradition des cordiers cherbourgeois et perpétue la pêche à la palangre. Patron du dernier bateau de la rade à pratiquer cette technique tout au long de l’année, il reste fidèle à un savoir-faire développé dans le nord-Cotentin par les anciens pêcheurs. « Il n’y a jamais eu d’autres ports qui ont fait les cordes telles que nous on les pratique, avec des grosses cordes de gros diamètre pour cibler certaines espèces. C’est propre à Cherbourg, Barfleur et Saint-Vaast », précise-t-il.

Issu d’une famille d’agri- culteurs, Étienne se tourne pourtant vers la mer, attiré par la liberté, mais aussi par une culture du travail où règnent solidarité et égalité à bord. Entré dans la profession comme simple matelot, il suit en…

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La pêche à Cherbourg – Entre tradition et enjeux actuels

Bateaux de pêche dans le port de Cherbourg. Aujourd’hui, 5000 tonnes de poisson transitent par la criée. La flotte de pêche comprend 7 unités hauturières et 50 navires de pêche côtière. (© Damien Bouet)


Damien Bouet

Extrait Patrimoine Normand n°135
Par Damien Bouet.

 

Cherbourg apparaît aujourd’hui comme un port de pêche majeur en Normandie, une vocation pourtant récente à l’échelle de l’histoire de la cité cotentine…

Aux origines de la pêche à Cherbourg

Au Moyen Âge, la pêche est une activité marginale pratiquée par quelques locaux pour leur subsistance, comme en témoignent les quelques droits de pêche accordés au XVe siècle. La ville est alors avant tout une place forte, davantage tournée vers des ambitions militaires. En 1687, deux bateaux sont armés pour la chasse à la baleine, mais l’activité est fortement concurrencée par les équipages basques et disparaît à la fin du XVIIe siècle. La pêche tend à s’intensifier au XVIIIe siècle, notamment après la construction du bassin du Commerce. Barfleur reste néanmoins le principal port de pêche du Cotentin et concentre 255 pêcheurs, contre 123 à Cherbourg. L’activité est exclusivement côtière et se pratique avec des embarcations modestes.

Les armateurs cherbourgeois ne s’intéressent guère à la grande pêche, contrairement à Granville, Honfleur, et surtout Dieppe. En 1734, seuls trois bateaux sont armés pour pêcher la morue à Terre-Neuve, et le dernier terre-neuvier appa…

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Entretiens Alzheimer

La 5e édition des Entretiens Alzheimer, organisée par la Fondation Recherche Alzheimer, se déroulent à l’Hôtel de Ville de Rouen ce mardi 7 octobre 2025.  Pendant toute une après midi dans la salle des mariages (1er étage), des spécialistes et bén…

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