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Dieppe : Saint-Jacques, l’église des marins

Église Saint-Jacques, avec sa tour-beffroi (© Stéphane William Gondoin).


 
Extrait Patrimoine Normand N°109.
Par Juliette Kotowicz.

Construite entre le XIIe et le XVIe siècle, l'église Saint-Jacques de Dieppe est un témoin vivant de la vie des marins dieppois.

 

Saint-Jacques porte, gravés sur ses murs et sur ceux de sa tour-beffroi, des graffitis représentant des embarcations diverses. Ce sont les armateurs et les confréries qui vont contribuer à son embellissement en construisant des chapelles tout autour de la nef, pour honorer leurs saints patrons. « Les confréries donnaient aussi à l'église l'air d'être habitée en permanence ; c'était un endroit très vivant », explique Christiane Le Her, présidente du Comité de sauvegarde de l'église. Objets précieux et tré...
 

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Un bateau se retourne au large de Fécamp : les trois occupants héliportés vers l’hôpital

Trois personnes ont été héliportées après que leur bateau de tourisme s'est retourné, samedi 30 mars 2019 au large de Fécamp (Seine-Maritime).

Trois personnes ont été héliportées après que leur bateau de tourisme s’est retourné, samedi 30 mars 2019 au large de Fécamp (Seine-Maritime). (©Illustration Adobe stock)

Les pompiers étaient toujours sur place samedi 30 mars vers 17h30. Un bateau de tourisme s’est en effet retourné au large de Fécamp (Seine-Maritime) pour une raison encore indéterminée. Les trois occupants ont été héliportés, les pompiers ne se sont pas prononcés sur d’éventuelles blessures.

Lire aussi : La casserole reste sur le feu : 120 personnes âgées évacuées, près de Rouen

Trois personnes héliportées

Il n’y avait pas d’enfant dans l’embarcation. Trois personnes ont été héliportées vers un hôpital après que leur bateau de tourisme de 5 mètres environ s’est retourné à 30 milles au large de Fécamp vers 16h30, samedi 30 mars 2019.

Pour leur porter secours, l’hélicoptère de la sécurité civile est intervenu. « On sait qu’ils ne sont pas victimes d’hypothermie. Leurs jours ne sont pas en danger, mais on ne sait pas encore à ce stade s’ils ont été blessés ou pas », indiquent les pompiers du Centre opérationnel d’incendie et de secours de Seine-Maritime. 

Lire aussi : Un marin inconscient sur un bateau au large de Fécamp : un hélicoptère à son secours

Dieppe : le château et ses mystères

Dieppe depuis le château par un petit matin d’hiver (© Stéphane William Gondoin).


 
Extrait Patrimoine Normand N°109.
Par Juliette Kotowicz.

La ville de Dieppe possède un patrimoine riche et varié. À tout seigneur tout honneur, nous débutons notre tour d’horizon par le château-musée, qui domine la ville depuis le XVe siècle.

 

On attribue sa construction au chevalier Desmarets, vers 1435. Abri de garnison, puis demeure du gouverneur de Dieppe, cet édifice fortifié a une fonction défensive importante. « Nous avons pu acquérir, grâce aux Amys du vieux Dieppe, un document exceptionnel sur l'inventaire de son artillerie en 1789, se réjouit Pierre Ickowicz, conservateur du musée. Cela m'a poussé à étudier précisément le passé militaire du château et son rôle dans toutes les batailles, y compris celle de 1443 : des boulets partirent depuis la forteresse en direction de la bastille de bois, installée par Talbot en haut du Po...
 

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Dieppe « Elle a bon mast et ancre et quille ! »

Dieppe depuis le château par un petit matin d’hiver (© Stéphane William Gondoin).


 
Extrait Patrimoine Normand N°109.
Par Juliette Kotowicz.

De l'antique port de pêche à l’anse de navigateurs, du port de commerce à la station balnéaire, Dieppe ne s'est jamais détournée de la mer. Une identité solidement amarrée, illustrée par sa devise « Elle a bon mast et ancre et quille ! ».

 

L­­­­­­­­e port de Dieppe est mentionné pour la première fois en 1030, dans un acte du duc Robert le Libéral en faveur de l’abbaye de la Trinité du Mont, à Rouen. Parmi les biens concédés figurent une pêcherie, des salines et « cinq maisons redevables chaque année de 5 000 harengs ». Ce nom de Dieppe semble dériver du norrois djùpr, signifiant « profond ». Il s’agit sans doute longtemps d’un hameau éphémère de pêcheurs saisonniers. Peu à peu cependant, les ducs de Normandie y accordent des tenures et accélèrent son peuplement. Le port a rang ducal durant tout le XIIe siècle, jusqu’à ce que Richard Cœur de Lion décide de le céder en 1197 à l’archevêque de Rouen en échange des Andelys, où il envisage de bâtir Château-Gaillard. Le marché s’avère ren...
 

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La destinée tragique de Guillaume Longue-Épée

À gauche : Statue de Guillaume Longue-Épée, située contre le piédestal de la statue de Guillaume le Conquérant, à Falaise (© Stéphane William Gondoin). À droite : Le meurtre de Guillaume Longue-Épée. Les grandes chroniques de France (© The British library, Ms Royal 16 G VI, fol. 251 v., France, peut-être Paris, entre 1332 et 1350).


 
Extrait Patrimoine Normand N°109.
Par Stéphane William Gondoin.

Un saint ! Voici comment les auteurs normands des Xe et XIe siècles s’attachent à dépeindre la figure du successeur de Rollon. L’analyse de l’intégralité des témoignages historiques tend cependant à dresser un portrait plutôt contrasté, propre à tous les grands féodaux de ce temps : l’homme se montre souvent violent et toujours prompt à dégainer l’épée, tout en étant régulièrement la proie d’accès sincères de profond mysticisme.

 

Fascinant Xe siècle ! Le colossal empire fondé cent ans plus tôt par Charlemagne s’est décomposé, d’abord divisé par les rivalités opposant ses descendants, miné ensuite par les attaques incessantes des Vikings, terrassé enfin par des potentats locaux profitant du chaos ambiant pour s’affranchir de toute tutelle. De l’ordre ancien a émergé un monde nouveau, dominé par des seigneurs gouvernant d’une main ferme d’immenses principautés territoriales. Chacun d’entre-eux s’est accaparé les prérogatives régaliennes (exercer la justice, battre monnaie, lever l’impôt, lever l’armée) et mène sa propre politique. Dans un climat de guerres incessantes, les alliances se font et se défont au gré des circonstances : l’adversaire de la veille se transforme en allié du lendemain ; le compagnon de route du ma...
 

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ORIENTATION BIBLIOGRAPHIQUE :
Dans le magazine, pour des questions évidentes de place, nous n’avons pu mentionner les sources premières. Voici les principales ayant été utilisées :
• Pierre Bauduin, La première Normandie, Paris, 2004.
• Marie Fauroux, Recueil des actes des ducs de Normandie de 911 à 1066, Caen, 1961.
• Stéphane William Gondoin, Emma de Normandie, Cahors, 2011.
• François Neveux, La Normandie des ducs aux rois (Xe–XIIe siècle), Rennes, Ouest-France, 1998.
• Jean Renaud, Les Vikings et la Normandie, Rennes, Ouest-France, 1989.

• Dudon de Saint-Quentin, De moribus et actis primorum Normanniae ducucum, éd. J. Lair, Caen, 1865.
• Marie Fauroux, Recueil des actes des ducs de Normandie (911-1066), Caen, 1961.
• Flodoard, Annales, éd. P. Lauer, Paris, 1905. Traduction française dans la version de Guizot sur Gallica (https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k914543/f84.item).
• Hugues de Fleury, Modernorum regum Francorum actus, in. Monumenta Germaniae Historica, Tomus IX (pp. 376-395).
• Richer de Reims, Histoire de France, éd. de Robert Latouche, 2 vol., Paris, 1967-1964. Une édition en ligne avec traduction est disponible sur Gallica (https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k361020/f1.image).
• Complainte sur la mort de Guillaume Longue-Épée, petit poème sans doute composé peu après l’assassinat du duc, disponible en plusieurs versions latines avec traductions anglaise, allemande et danoise, disponible ici (http://vlib.iue.it/carrie/documents/planctus/planctus/PWL1.html).
• Guillaume de Jumièges, Gesta Normannorum ducum, éd. J. Marx, Paris et Rouen, 1914.
 

Avec le printemps, le parc accrobranche de la forêt de Montgeon au Havre rouvre ses portes

Le LH Aventures Parc, au Havre, rouvre ses portes samedi 30 mars 2019.

Le LH Aventures Parc, au Havre, rouvre ses portes samedi 30 mars 2019. (©Adobe Stock.)

Dédié à l’accrobranche, le LH Aventures Parc , au Havre (seine-Maritime), souffle sa première bougie. La première saison réalisée a été concluante : avec près de 20 000 visiteurs, le site a atteint ses objectifs initiaux. Samedi 30 mars 2019, jour de sa réouverture, des nouveautés seront à découvrir. Entretien avec Éric Bidault, gérant du parc.

Lire aussi : EN IMAGES. Le parc d’accrobranche « LH Aventure » ouvre dans la forêt de Montgeon, au Havre

Élargir l’offre de loisirs

Samedi 31 mars 2018, ouvrait le LH Aventures parc, un parc destiné à tous, petits (à partir de 3 ans) et grands. L’occasion de grimper dans les arbres et de prendre de la hauteur pour contempler les merveilles de la nature. Installé au cœur de la forêt de Montgeon, desservi par les transports en commun, ce site dédié aux loisirs de plein air a d’ores et déjà trouvé son public. « Le bilan de la première saison correspond à nos attentes. Nous avons accueilli près de 20 000 personnes, entre mars et novembre 2018 », se félicite Éric Bidault.

Jusqu’alors, il fallait parcourir 40 kilomètres pour faire un parcours accrobranche. Désormais, il suffit de prendre le bus ou le tramway pour venir s’amuser chez nous. Il n’y a plus de barrière logistique.

Si les clients sont à 80% des locaux, dans un rayon de 30 à 40 kilomètres, le parc accueille aussi des touristes, des Parisiens en court séjour. « Nous sommes ouverts à toutes les vacances scolaires, toutes zones confondues. Il n’est pas rare que nous accueillions des petits Parisiens en vacances. Pour l’instant, nous n’avons que peu de croisiéristes », constate le gérant du parc.

Cette deuxième saison est l’occasion pour le site d’élargir son offre de loisirs pour les 3-7 ans : deux nouveaux parcours seront ainsi ouverts à partir du 30 mars 2019.

Lire aussi : Bientôt un parc dédié à l’accrobranche, le LH Aventures, au cœur de la forêt de Montgeon, au Havre

Découvrir le parc forestier

Afin d’encourager la découverte de la flore et de la nature, une nouvelle activité sera proposée aux familles qui pourront se lancer dans une chasse au trésor : « Cette activité familiale est ouverte aux groupes jusqu’à six personnes. C’est l’occasion de profiter du parc forestier et de découvrir la faune et la nature, au cours des épreuves imaginées pour rechercher le trésor. On se situe entre la course d’orientation, la chasse au trésor et le géocaching. Cela permet aux personnes qui n’aiment pas l’accrobranche de participer à une activité de plein air, sans avoir le vertige. »

Parmi les nouveautés, notons également le saut de l’écureuil : « Il s’agit de sauter dans le vide d’un arbre haut de 15 mètres. »

Lire aussi : Deux millions d’euros pour renforcer l’attractivité de la forêt de Montgeon, au Havre

Tyroliennes géantes

Au sein du parc, différents types de parcours sont proposés : du parcours Schtroumpfs, dès 3 ans, au parcours noir, pour amateurs de sensations fortes, il y en a pour tous les goûts. L’occasion de pratiquer les tyroliennes géantes, de faire du skate dans les arbres, de l’escalade dans un beau domaine forestier.

La politique tarifaire demeure inchangée : les prix varient entre 8 et 16 euros. « Une nouveauté : les parcours sont tous devenus illimités sur la demi-journée. On peut aller jusqu’à l’épuisement ! », sourit Éric Bidault, qui précise que cette initiative permet aux familles de profiter pleinement du parc.

En haute saison, le LH Aventures Parc compte jusqu’à 11 salariés, certains étant dédiés à l’accueil, d’autres à la sécurité. 

Lire aussi : Patrimoine. Les poumons verts du Havre, la forêt de Montgeon et le parc de Rouelles

Ouvert aux groupes toute l’année

Si le parc rouvrira le 30 mars 2019, le gérant rappelle que le site reste ouvert aux groupes toute l’année : « Il est possible d’organiser des événements au sein du parc tout au long de l’année. Nous accueillons aussi bien des séminaires d’entreprises que des anniversaires ou enterrements de vie de garçon. »

Des événements ponctuels, au gré du calendrier, s’ajoutent aux animations ordinaires du parc : chasse aux œufs, Halloween etc.

Lire aussi : [Insolite] En vidéo, une partie de « bumball » au Havre, dans la forêt de Montgeon

Infos pratiques :
Réouverture samedi 30 mars 2019.
Tarifs : de 8 à 16 euros.
Plus d’informations sur la page Facebook du parc, ici.

INTERVIEW. Gilles Vervisch amène sa « pop philosophie » près de Rouen

Gilles Vervisch et la pop philosophie sera l’invité d’honneur du salon Édite-le avec des livres, au Mesnil-Esnard (Seine-Maritime), le 31 mars 2019 .

Gilles Vervisch et la pop philosophie sera l’invité d’honneur du salon Édite-le avec des livres, au Mesnil-Esnard (Seine-Maritime), le 31 mars 2019 .
(©Le Bulletin de l’arrondissement de Rouen. )

Gilles Vervisch est originaire de Normandie. Il est l’invité d’honneur du deuxième salon Édite-le avec des livres, qui se tiendra au Mesnil-Esnard, sur le plateau Est de Rouen (Seine-Maritime), dimanche 31 mars 2019. Il  présentera son dernier ouvrage Peut-on réussir sans effort, ni aucun talent ?. Interview.

Faire découvrir la philosophie

Est-ce-que votre activité littéraire est la continuité de votre activité professionnelle ?
Gilles Vervisch : Oui. Mon métier de professeur consiste à faire découvrir et comprendre la philosophie aux élèves ; c’est aussi ce que je fais dans mes livres qui tentent, à travers la pop culture, et non sans humour, de rendre la philosophie accessible et ludique pour tout le monde. Y compris dans le roman que j’avais publié l’année dernière, Le secret de Platon : faire découvrir la philosophie antique à travers une intrigue autour du mystère de l’Atlantide.

Qu’avez-vous mis en avant dans votre dernier ouvrage ?
G.V : Les mirages ou l’illusion de l’idée de mérite et surtout, son caractère dangereux ou peu généreux. Dire que « quand on veut, on peut ! » pour suggérer que ceux qui ont « réussi » et se retrouvent dans une situation sociale privilégiée, l’ont bien mérité : on n’a rien volé, on a bossé. C’est un moyen illusoire de justifier les inégalités sociales : ceux qui s’en sortent l’ont mérité, ceux qui sont dans la misère aussi, car ils n’ont pas fait assez d’efforts.

« Remettre en question les fausses évidences »

Pourquoi ce thème du mérite ?
G.V : À force d’entendre ce discours plus ou moins « libéral » et ces petites phrases, « je traverse la rue, je vous en trouve un, de travail ». Aujourd’hui, l’idée de la méritocratie est une évidence pour tout le monde. Et s’il y a un intérêt à faire un peu de philosophie, c’est de changer un peu notre vision du monde ou du moins, nous amener à remettre en question les fausses évidences.

Pourquoi, avoir choisi Einstein et Andy Warhol, pour la couverture du livre ?
G.V : Warhol pour le côté pop art qui illustre l’orientation pop philosophie de mon travail qui consiste à partir de la pop culture, culture populaire et/ou du divertissement. Dans le livre, je pars de contes de fées (Cendrillon), de films (La Vie est belle de Franck Capra), de séries (Game of thrones), etc. Einstein, parce que le quatrième et dernier chapitre sur la méritocratie est largement consacré à Einstein, à la fois dans sa vie, en rappelant qu’il a été plus moins en échec scolaire, que dans ses écrits : « si vous demandez à un poisson de savoir grimper aux arbres, il pensera toute sa vie qu’il est un imbécile. »

Faites-vous dans la vie, ce que vous aviez-rêvé de faire ? À quoi attribuez-vous votre réussite ?
G.V : Oui. Je fais (ou j’ai fait) de la philosophie sous toutes ses formes : cours, radio, livres, conférences. Et si je pensais qu’il y avait quelque chose de mieux ou de supérieur à la philosophie, je ferais autre chose. Pour ce qui est de ma réussite, comme je l’explique un peu dans le livre, je l’attribue en partie à mon travail, certes, mais aussi, à la chance, aux rencontres, en bref, à des circonstances indépendantes de ma volonté.

Rencontrez Gilles Vervisch le 31 mars

Deux dernières questions d’actualité : Est-ce qu’un lycéen de la campagne normande a plus de chance qu’un lycéen de la banlieue parisienne ?
G.V : Il se trouve justement que j’ai enseigné cinq ans à Saint-Valery-en-Caux, typique de la campagne normande, donc ! Et depuis 2007, je suis à Cergy-Pontoise, banlieue parisienne. Donc, j’ai fait les deux ! Après, je ne sais pas ce qui est le plus handicapant. Ce qui est sûr, c’est que même avec Parcoursup, et malgré les dénégations des établissements (notamment de prépa), il semble bien que le lycée d’origine compte dans la sélection, et que l’on sera sans doute moins bien vu en venant d’un lycée de campagne ou d’un lycée de banlieue.

Dans le nouveau bac, la philo sera la seule matière non optionnelle, qu’en pensez-vous ?
G.V : Si je prêche pour ma paroisse, je dirais que je suis content. Mais ce n’est pas l’essentiel. Il y aurait beaucoup à dire sur cette réforme qui voulait désenclaver les filières, mais se retrouve à remettre les mêmes distinctions (discriminations) entre les sciences et le reste. Manifestement, il faudra prendre les options maths et science pour réussir.

Infos pratiques
Salon du livre « Edite-le… avec des livres ».
Dimanche 31 mars 2019 à la salle des fêtes du Mesnil-Esnard rue des Pérets.
Ouverture de 10 h à 18 h. 

Dans sa roulotte au Havre, Véronique vend ses cafés « comme un voyage »

En 2017, Véronique a repris la roulotte d'un torréfacteur traditionnel... et ambulant !

En 2017, Véronique a repris la roulotte d’un torréfacteur traditionnel… et ambulant ! (©Brûlerie normande)

Quand certains associent au Havre (Seine-Maritime) l’odeur de la pollution de ses usines, Véronique Lessard-Leclerc y a senti, dès son arrivée il y a une dizaine d’années, le café et l’exotisme. « Cette ville m’a franchement étonnée », confie-t-elle. 

Rapidement, cette ancienne cadre d’EDF se plonge dans ce « patrimoine local » et prend ses habitudes chez un torréfacteur ambulant, qui installe chaque semaine sa roulotte au marché Sainte-Cécile.

Lire aussi : Importation, négoce, torréfaction… Le Havre, place forte du café depuis 1728

Un véritable savoir-faire

Si bien qu’au moment où la possibilité de prendre une pré-retraite se présente, elle se lance un défi un peu fou : reprendre cette brûlerie. « J’avais envie de faire quelque chose de mes mains, de sortir des tableurs Excel et du management, se souvient-elle. Et à le voir faire, cela n’avait pas l’air compliqué. »

Six mois de formation par l’ancien patron plus tard, force sera d’admettre pour elle qu’il « y a une grosse différence entre boire des petits cafés et le torréfier ! Plus que sa boutique, il m’a transmis tout son savoir-faire et son expérience. »

"Plus que sa boutique, il m'a transmis tout son savoir-faire et son expérience."

« Plus que sa boutique, il m’a transmis tout son savoir-faire et son expérience. » (©Brûlerie normande)

Un art tout en nuances

Après formation à l’entrepreneuriat à la CCI et une fois toutes les démarches administratives bouclées, Véronique se retrouve sur son première marché en janvier 2017. Passées les premières périodes de doute, elle l’affirme « aujourd’hui, je suis super heureuse d’avoir acquis ce savoir-faire, cet art. »

Lire aussi : REPORTAGE. Café et torréfaction : découvrez les coulisses de la brûlerie Charles Danican, au Havre

Car quand elle décrit son métier, elle en parle en effet comme d’un art subtil. À l’heure du règne de la dosette, elle pourrait passer des heures à évoquer toutes les nuances du café torréfié de façon artisanale.

Prenez la différence entre le pain industriel et le pain qui sort de la boulangerie. Le pain industriel, il est bon. Mais celui de l’artisan, il est frais. C’est cette même notion de fraîcheur qui disparaît dans le café que l’on peut acheter en grande surface.

Des arômes qui se révèlent en douceur

Quand un industriel utilise une « torréfaction flash », qui fait passer quatre tonnes en deux minutes, « je vais faire cinq kilos en 20 minutes. Les arômes ont donc le temps de se révéler tout en douceur au fil de la cuisson. Comme pour la bonne cuisine, moi je mitonne. »

Mais le secret de ses arômes réside aussi dans le choix des graines en amont. Véronique a choisi de travailler en direct avec les importateurs du Havre, qui est d’ailleurs l’un des premiers ports importateur de café vert, connecté à de nombreux pays producteurs.

Quand on boit une tasse de café, on voyage à peu de frais.

« Par exemple, le mexicain sera plus chocolaté, plus proche du cacao alors qu’un café du Salvador, cultivé en montagne sera plus puissant, plus fort en bouche », détaille-t-elle.

« Pas de bon ou de mauvais café

Du moka d’Éthiopie aux saveurs des graines de Colombie en passant par celles du Nicaragua, du Honduras, du Costa Rica ou encore de l’Inde, sans oublier le déca, la gamme de Véronique se décline sur toutes les notes ou presque.

Pour se fournir en café vert, Véronique travaille en direct avec les importateurs du Havre.

Pour se fournir en café vert, Véronique travaille en direct avec les importateurs du Havre. (©MC Nouvellon)

Et comme pour son café, Véronique connaît toutes les nuances de sa clientèle, qu’elle fréquente désormais sur trois marchés différents. « Le café, c’est  un rituel qui dépend de chaque personne, assure la torréfactrice. Pour certains, la madeleine de Proust sera l’arabica robuste, tonique, comme on en sert dans les cafés. D’autres chercheront le côté expresso et sa mousse. En réalité, il n’y a pas de bon ou de mauvais café. »

Où boire une tasse de café à la Brûlerie normande ?
Sur le marché de Sainte-Cécile, place de la Liberté au Havre, le jeudi et le samedi.
Sur le marché d’Aplemont, place Commando Kieffet au Havre, le vendredi.
Plus d’infos au 06 45 93 41 17 ou sur le site Internet de la brûlerie.

Le Havre a un nouveau maire, Jean-Baptiste Gastinne succède à Luc Lemonnier

C'est sans surprise Jean-Baptiste Gastinne, ancien premier adjoint, qui a été élu maire du Havre (Seine-Maritime) samedi 30 mars 2019.

C’est sans surprise que Jean-Baptiste Gastinne, ancien premier adjoint a été élu maire du Havre (Seine-Maritime) samedi 30 mars 2019. (©MC Nouvellon/76actu)

Suite logique et attendue après le scandale des selfies de nu qui avait entraîné la démission de Luc Lemonnier : le conseil municipal extraordinaire réuni samedi 29 mars 2019 a désigné Jean-Baptiste Gastinne, candidat unique au poste, maire du Havre (Seine-Maritime).

Lire aussi : Démission du maire du Havre, Luc Lemonnier : « Une décision responsable », pour Édouard Philippe

Une partie de l’opposition refuse de voter

L’élection s’est faite sans une partie de l’opposition, qui avait décidé de quitter la salle en signe de protestation. Premier à prendre la parole, Gérald Maniable, de la France Insoumise, n’a pas mâché ses mots, assurant que le candidat présenté « est une nouvelle agression pour les femmes et pour les homosexuels : comment peut-on élire quelqu’un qui est contre le mariage pour tous et l’avortement ?  » s’est-il indigné, rappelant les positions conservatrices de Jean-Baptiste Gastinne.

Sur la même ligne, Muriel de Virese, conseillère du groupe Pour une nouvelle gauche, a considéré qu’en 2014, « les électeurs avaient voté pour une ligne de droite moins dure » et demandé à ce titre « des élections anticipées que nous devons aux citoyens havrais ». Même son de cloche pour Nathalie Nail, élue communiste : « nous vous laisserons entre vous pour régler vos affaires. »

Lire aussi : VIDÉO. Au Havre, premier conseil municipal sans Luc Lemonnier, bien présent au cœur des débats

La majorité au travail

Élu à 44 voix, contre 45 prononcées en faveur de la liste de ses adjoints, celui qui avait été nommé premier adjoint en 2017, et qui avait jusqu’alors en charge la sécurité et la qualité de vie, s’installe donc dans le siège de maire du Havre pour un an seulement, avant les élections municipales de 2020.

Dans son discours – écrit avec Michel Sironneau, directeur de cabinet décédé la veille et à qui il a tenu à rendre hommage – Jean-Baptiste Gastinne a souligné qu’après la crise traversée par la majorité, « la meilleure réponse que nous pouvons apporter aux questions des Havrais est de se remettre au travail le plus rapidement possible » au service de sa ville. « Pas le Havre du doute, des rumeurs et des enquêtes mais le Havre qui avait su plaire à la France entière un bel été de 2017. »

Hommage à Luc Lemonnier

L’occasion également pour lui saluer Antoine Rufenacht, présent dans la salle, avec qui il avait débuté son engagement en politique, ainsi qu’Édouard Philippe et même Luc Lemonnier.

J’ai été à ses côtés en tant que premier adjoint et je sais très haut niveau d’engagement personnel qui était le sien dans ses fonctions, et à quel point il avait à cœur de se montrer à la hauteur de son prédécesseur. C’était un challenge pour lui, et ce le sera aussi pour moi.

Lire aussi : Selfies de Luc Lemonnier, maire du Havre, nu : il démissionne de ses fonctions

Également premier vice-président à la communauté urbaine, en charge du développement économique, du tourisme et de l’enseignement supérieur, le nouveau maire de la ville est aussi vice-président président à la Région Normandie où il gère les dossiers des transports et des ports. Une fonction qu’il continuera d’exercer car « ce sont des sujets tellement stratégiques pour le Havre que je veux pouvoir continuer à les porter avec la Région Normandie. »

Issu de la droite catholique

Ce professeur agrégé en Histoire de 52 ans, père de cinq enfants, garde donc un pied à la Région tout en réaffirmant son attachement au Havre, ville où il enseigne depuis de longues années au lycée François Ie et sur laquelle il a également écrit sa thèse.

Une appartenance à la société civile qu’il revendique, balayant les critiques émises quant à son parcours aux côtés du Parti chrétien démocrate de Christine Boutin, et sa sympathie pour la Manif pour tous. Celui qui avait été l’un des rares à soutenir François Fillon dans une majorité municipale acquise à Alain Juppé lors des primaires de la droite, a défendu ses « valeurs ». 

Elles m’ont fait tel que je suis et, plus nous regardons autour de nous, plus on se dit que c’est peut-être pas si mal d’avoir quelques valeurs et repères.

Au delà des considérations partisanes, il l’assure : « Mon seul parti, c’est le Havre. » 

 

La casserole reste sur le feu : 120 personnes âgées évacuées, près de Rouen

120 personnes âgées ont été évacuées d'une résidence, vendredi 29 mars 2019, à la suite d'un début de feu dans un des studios.

120 personnes âgées ont été évacuées d’une résidence, vendredi 29 mars 2019, à la suite d’un début de feu dans un des studios. (©Illustration Adobe stock)

Un oubli certainement. Des aliments restés sur le feu dans un studio d’une résidence pour personnes âgées à Bonsecours, près de Rouen (Seine-Maritime) ont provoqué d’importantes fumées et occasionné l’évacuation des 120 résidents

Lire aussi : Ivres à Rouen, après un accident, ils inventent un conducteur en fuite pour s’en sortir

Six résidents déplacés, allongés

Vendredi 29 mars 2019, vers 19h40, les pompiers sont intervenus à la résidence pour personnes âgées, « Les Hautes Bruyères. » 

Selon le Centre opérationnel d’incendie et de secours, un début d’incendie avait pris dans un studio de 25 m2 de la résidence. 

Des aliments restés sur le feu ont provoqué d’importantes fumées. Six résidents de l’étage ont été déplacés, allongés dans une pièce. 

Les quelque 120 autres résidents qui étaient au 1er et 2e étage ont été évacués de leur logement et ont attendu la fin de l’intervention des pompiers à l’extérieur. 

Fort heureusement, aucun blessé n’est à déplorer. « Le résident logé dans le studio dans lequel le feu a pris a été immédiatement relogé. » 

Lire aussi : Au Havre, le directeur de cabinet de la mairie meurt d’une crise cardiaque à l’hôtel de ville

La Droite départementale se demande comment rapprocher les citoyens des politiques. Séverine Botte lui répond : « En changeant de politique ! »

Pour le quatrième débat d’ouverture du Conseil départemental du 28 mars, le groupe des Droites s’est demandé comment rapprocher les citoyens des politiques publiques…

Citant la crainte d’un taux d’abstention record pour les prochaines élections Européennes et un sondage qui indique que 70 % des Français pensent que les politiques ne s’occupent pas de leur opinion, Marine Caron a parlé de « délitement » à propos « du désintérêt croissant de la politique notamment chez les 18-25 ans ». Elle a estimé que « La France est fragilisée, la violence physique et verbale se développe… Le RIC est révélateur de cette défiance », avant de préconiser : « Il faut aider les élus locaux, résoudre la crise de vocation, revaloriser la fonction… Il convient de reprendre les réflexions sur le mille-feuille territorial, sur la création des conseillers territoriaux élus d’un département et d’une région… Beaucoup de personnes ne comprennent plus qui fait quoi ».

Pour le groupe socialiste, Nicolas Rouly « s’est étonné de ces propos, sans une seule proposition, un seul engagement sur ce que la majorité de ce département peut envisager pour rapprocher les citoyens des institutions ? ». Il a par ailleurs contesté l’analyse faite : « Le désintérêt de la chose publique ? Non, le mouvement des gilets jaunes, l’implication des jeunes dans les marches pour le climat, prouvent le regain d’intérêt pour la chose publique. C’est dans les politiques publiques qui sont conduites qu’il y a méfiance ». Il a par ailleurs mis en garde contre « la vision condescendante qui peut être véhiculée quand on dit que les citoyens ne comprennent pas les politiques publiques ».

Il a enfin proposé que « le Département démontre que ses propres décisions reflètent ce que demandent et attendent les seinomarins. Vous avez pris une initiative le 2 mars en organisant une réunion du grand débat national qui s’est traduite par une faible fréquentation. La fréquentation est meilleure quand elle s’inscrit dans une pratique bien installée et quand elle s’organise au plus près des seinomarins. L’esprit de citoyenneté qui soufflait ici s’est bien essoufflé depuis votre arrivée », citant l’ensemble des dispositifs de consultation et de démocratie qui ont disparu ou ont été mis en sommeil depuis 2015 dans la collectivité départementale.

Séverine Botte, au nom du groupe communiste, a débuté son intervention par un hommage : « Loin des caricatures qui en sont faites, le mouvement des Gilets jaunes aura eu le grand mérite de bousculer, et d’inquiéter d’ailleurs, ceux qui du haut de leurs certitudes, de leurs habitudes aussi, pensaient que pour gouverner et piloter les politiques publiques il suffisait de se faire élire ! Votez et on fera le reste ! Au point que désormais le débat est partout ».

Mais pour l’élue ossélienne, ces débats ont leur limite : « Débattre pour changer les choses. Sinon, le débat ne sert qu’à faire diversion, à gagner du temps, à ajouter de la confusion et, à l’arrivée à faire grandir le mécontentement, les frustrations, les déceptions et ceux qui sont porteurs de solutions radicalement simplistes et démocratiquement dangereuses ».

Quant à la réponse à la question posée, elle lui semble évidente : « Je serais tentée de vous répondre tout naturellement : en changeant le cap fixé depuis plusieurs décennies dans la conduite des politiques publiques ! Car si l’application des logiques d’austérité visant à diminuer la dépense publique, donc les services publics, sans se préoccuper d’ailleurs d’optimiser la recette publique. Ou si l’application des logiques du marché, des logiques du privé, à nos services publics avaient été de nature à rapprocher les citoyens cela se saurait ! Et personne aujourd’hui ne se poserait la question que vous vous posez ».

Séverine Botte propose par conséquent « d’en finir avec ce dogme libéral qui les détruit et fait de beaucoup de nos territoires des déserts. Il est urgent de les reconstruire au plus près des citoyens, et de recruter massivement des agents pour les faire fonctionner ».

Et de prendre l’exemple de l’Education Nationale : « La Normandie devient le seul centre expérimental de la fusionnite gouvernementale appliquée cette fois au système éducatif. Même sujet d’ailleurs concernant le projet de fusion des universités normandes. La communauté éducative appelle à une adaptation des moyens aux besoins puisque l’éducation, comme la santé ou la sécurité d’ailleurs, fait partie des fondamentaux de toute société. Le ministre répond à travers ce projet de fusion comme à travers son projet de loi baptisé cyniquement « Pour une école de la confiance » : tout est une question d’organisation. Sauf que l’organisation de l’école de la République ne peut pas reposer sur les considérations idéologiques d’un gouvernement, par nature de passage, mais au contraire être construite et animée par l’ensemble de la communauté éducative ».

Concluant : « C’est ainsi que l’on rapproche les citoyens des politiques. Par la co-construction : concerter avant de décider et non pas déconcerter en feignant de consulter après avoir décidé ! Assez de comptabilité, de ratios, de gestion et de chronomètre, assez de dématérialisation effrénée et un retour enfin à l’humanité. Enfin, cela passe aussi par l’invention de gouvernances partagées, à tous les étages, comme d’ailleurs cela se pratique déjà dans certaines communes, pour associer les citoyens aux décisions. Pour partager le pouvoir avec eux. Pas seulement en leur demandant leur avis sur la forme ou choisir le nom qui sera donné au futur gymnase à inaugurer. Mais en en faisant des acteurs de la décision, de la construction des décisions.

Alors avec tout cela, vous verrez, le plus naturellement du monde, les citoyens se rapprocheront des politiques publiques et nous cesserons de nous poser cette question qui à elle seule illustre bien l’échec de ceux qui président à leurs destinées depuis trop longtemps… ».

Stéphane Barré s’est réjoui que « l’ensemble du conseil se retrouve sur la nécessité de rapprocher les centres de décisions des citoyens ». Il a toutefois rappelé que « cet éloignement qu’il nous faut corriger a été créé par les lois successives des derniers gouvernements que nous avons été les seuls ici à avoir combattu à chaque fois. Au-delà, il faut également des changements dans les pratiques, il faut déboucher sur des actes concrets, des propositions concrètes ». Et puisque soutenir le maire a souvent été évoqué dans les propos, il a saisi l’occasion : « Tout à fait d’accord, nous allons d’ailleurs vous faire aujourd’hui une série de propositions à cet effet sur les délibérations que vous nous soumettez, nous verrons bien qui les votera ».

Marine Caron a dû sortir les rames pour conclure et tenter de corriger les propos « que l’on m’a prêtés », avant de plaider pour que la confiance à rétablir puisse reposer sur « des consensus non partisans »

Pour télécharger l’intervention complète de Séverine BOTTE : DPD 4 – Citoyens et services publics – SB

Application du Plan pauvreté en Seine-Maritime : Sophie Hervé appelle à la plus grande vigilance !

Le dernier débat introductif à la séance du Conseil départemental du 28 mars, porté par le groupe socialiste, s’est arrêté sur les déclinaisons du Plan pauvreté en Seine-Maritime.

Pierrette Canu a tout d’abord souligné que désormais les départements sont appelés à contractualiser pour mettre en œuvre le Plan pauvreté annoncé en septembre par le chef de l’Etat. Elle est revenue sur le contenu de ce plan et son « manque d’ambition » et « surtout de moyens au regard de ceux mobilisés pour son Plan richesse ». Enfin elle a énoncé les décisions départementales prises ces dernières années et qui vont à l’inverse des efforts à déployer pour faire reculer la pauvreté, tout en questionnant sur le calendrier et les orientations qui seront prises en Seine-Maritime ?

Depuis l’élection de Macron :

25.000

associations ont disparu

Pour le groupe communiste, Sophie Hervé a estimé que ce plan présidentiel « repose sur des intentions louables que nous ne pouvons pas qualifier d’objectifs, tant que nous n’aurons pas la certitude que l’ensemble des moyens budgétaires seront mobilisés pour mettre un terme à ce fléau social et sociétal. Certaines mesures semblent aller dans le bon sens, car elles prolongent des dispositifs existants qui ont fait la preuve de leur efficacité, ou correspondent à des attentes de la part des associations de lutte contre la pauvreté. Nous nous méfions cependant beaucoup de la philosophie libérale qui guide toutes les réformes engagées et que nous retrouvons dans ce plan. Elles se traduisent toutes, sous couvert d’une prétendue simplification, par un rationnement des moyens publics, des services publics, des agents publics ».

Et d’illustrer : « Le budget de l’Etat demeure dirigé prioritairement vers les foyers les plus aisés et des grandes entreprises qui visiblement n’ont pas besoin de ces cadeaux pour crouler sous les bénéfices.Servir les plus riches ne crédibilise pas franchement cette volonté présidentielle affichée de réduire la pauvreté, surtout lorsque l’on se souvient ce que pense ce président, des aides sociales qui coûteraient un pognon de dingue. Cette philosophie globale transpire dans ce plan, avec la nécessité sous entendu de remettre tout le monde sur le « chemin du travail » en traversant la rue, et la volonté de lutter, je cite, « contre l’assistanat ». En oubliant qu’une partie de nos concitoyens ne peuvent pas exercer une activité professionnelle permanente et que le travail ne protège plus nécessairement de la pauvreté ».

Quant aux incidences de ce plan pour le Département, Sophie Hervé a annoncé « des bouleversements.Il en est ainsi par exemple du Revenu Universel d’Activité appelé à regrouper, à compter de 2020, différentes prestations de solidarité et, au moins : le RSA, les aides au logement et la prime d’activité.Les travaux dit techniques de ce RUA ont été engagés et une grande concertation est annoncée d’ici quelques semaines.Nous verrons bien s’il s’agit, ou non, de faire valider des décisions déjà prises. On connaît la chanson ! ».

Elle a appelé à la vigilance pour « notre collectivité, les départements en général, ne viennent pas supporter le poids de l’addition des vœux présidentiels. Parce que ça, on a déjà donné aussi du temps des précédents présidents… ». Mais aussi pour que la collectivité« se fasse entendre pour que la simplification annoncée ne vienne pas, au final, faire des économies, en excluant une partie des ayant droits actuels, en les exposant à de fortes pressions, ou encore en baissant le niveau d’accompagnement par rapport au niveau actuel, tous dispositifs additionnés ».

La vice-présidente Blandine Lefebvre a confirmé que « Le président a en effet donné le coup d’envoi à une réflexion de fond dans laquelle notre collectivité participe à partir des 5 axes définis. Une loi fixera en 2020 le résultat du dispositif. Une démarche de contractualisation entre l’Etat et les départements est en cours. Elle devra intervenir avant l’été nous concernant et nous engagera sur une durée de 3 ans, et intègre une partie socle à tous les départements avec des objectifs communs dont la sortie des jeunes de l’Aide Sociale à l’Enfance, l’insertion des bénéficiaires du RSA ou encore l’accès aux démarches en ligne ».

Pour télécharger l’intervention de Sophie Hervé : DPD 5 – Plan pauvreté – SH

REPORTAGE A SUIVRE

DIMANCHE 30 MARS 2019

FOOTBALL:
DIMANCHE 30 MARS 2019
R3: AS MESNIERES-FC NEUFCHATEL

À Rouen, un défilé ouvert à tous pour présenter les collections des boutiques locales

Un défilé de mode va être organisé samedi 30 mars 2019 à Rouen (Seine-Maritime) pour promouvoir les collections des boutiques locales.

Un défilé de mode va être organisé samedi 30 mars 2019 à Rouen (Seine-Maritime), pour promouvoir les collections des boutiques locales. (Illustration ©Adobe Stock)

Une douzaine de boutiques 100 % rouennaises pour deux heures de défilé de mode. Voilà le programme concocté par l’association Au fil des collections samedi 30 mars 2019, en fin de journée. L’objectif de l’événement est clair : promouvoir les tenues féminines et masculines créées à Rouen (Seine-Maritime).

Lire aussi : Événement Earth Hour : samedi 30 mars à 20h30, dans l’agglo de Rouen, on éteint tout

Une douzaine de boutiques mises en avant

Créée pour l’occasion, l’association Au fil des collections veut « dynamiser et mettre en avant le commerce rouennais ». Trois femmes sont à l’initiative, en partenariat avec l’Office du commerce et de l’artisanat de Rouen : Marie-Hélène Roux, conseillère municipale, Marine Caron, conseillère départementale et Aurélie Lelièvre, vice-présidente de l’association Mademoiselle événements. 

Cette dernière avait organisé un défilé similaire en 2015, sorte de vitrine locale qui réunissait une vingtaine de commerçants. Ils seront une douzaine, samedi : Le Ptit Saint Barth, Jade et Lisa, Henri, L’appart, Bud, Le 18, Ma p’tite robe, Romy la suite, L’atelier 5, Mad, Globo Loco, Une autre image et Maison décalée.

« Changer de boutique à chaque défilé »

« Chacun va faire trois à six passages, selon ses collections », explique Marine Caron, qui présentera, avec les deux autres organisatrices, « les boutiques, leur état d’esprit et leur localisation ». Il n’y aura pas de vente directe lors du défilé, qui aura lieu de 18 heures à 19h30. Pour porter les tenues made in Rouen, dix femmes et cinq hommes, « mannequins bénévoles », seront sur le podium du Balthazar Rooftop, qui accueille le défilé. 

Au maximum, 200 personnes pourront assister au défilé, dont l’entrée est gratuite. Un second défilé est d’ores et déjà prévu « pour l’automne, avec l’idée de changer de boutique à chaque défilé ».

Infos pratiques
Défilé Au fil des collections, au Balthazar Rooftop, rue de Crosne à Rouen ;
Entrée gratuite, dans la limite des 200 places disponibles.
Arrivée conseillée dès 17h30, début à 18 heures.

FOULEES LONDINIERAISES 2019

Partenaires BRAYSPORTS sur le challenge 2019

9ème Foulées Londinièraises

6ème étape du Challenge du Pays de Bray

Dimanche 16 juin 2019, l’Union Sportive Londinièraises en collaboration avec l’Amicale des Sapeurs Pompiers de Londinières organisera la 9ème édition des Foulées Londinièraises (6ème étape du Challenge du Pays de Bray).

Partenaires BRAYSPORTS sur le challenge 2019

Retour sur l’édition 2018:
Sur le 15km Trail, Yannick LEBOURG s’était imposé en 1h01’06 », devant David BEAUVAL (1h02’21 ») et le régional de l’étape Aurélien CAPLET (1h02’49 »).
Chez les féminines, Sandrine GUILLERMET (1h09’15 ») était arrivée en tête, devant Marie Hélène GLAD (1h12’46 ») et Ludivine HAESAERT (1h15’18 »).

Sur le 7km Marche, Christelle JOUAN (35’46 ») avait remporté la course au scratch devant Florent BEAUVAL (35’50 ») et Cyrille LEBLOND (39’54 »).

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INFORMATIONS:
TRAIL 16KM: départ à 9h30 Rue du PONT DE PIERRE à LONDINIERES
TRAIL 10KM: départ à 10h10 Rue du PONT DE PIERRE à LONDINIERES
MARCHE 7KM: départ à 10h00 Rue du PONT DE PIERRE à LONDINIERES

TARIFS:
TRAIL 16KM: 10,00€ + 2 inscription sur place
TRAIL 10KM: 8,00€ + 2 inscription sur place
MARCHE 7KM: 6,00€ + 2 inscription sur place

CONTACT:
Amandine CASTELOT : 0614126455
lesfouleeslondinieraises@gmail.com

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Parcours du TRAIL 10KM:

Cliquez sur l’image pour découvrir le circuit

PARCOURS MARCHE 7KM:

PARCOURS TRAIL 16KM:

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Journée mondiale pour la fin de la pêche : L214 organise deux actions au Havre et à Rouen

A l'occasion de la journée mondiale pour la fin de la pêche, l'association L214 organisent des happenings en Seine-Maritime, les samedi 30 mars et 6 avril 2019.

À l’occasion de la journée mondiale pour la fin de la pêche, l’association L214 organise des happenings en Seine-Maritime, les samedi 30 mars et 6 avril 2019. (Illustration ©Adobe stock)

Quatre heures, c’est le temps durant lequel certains poissons sortis hors de l’eau peuvent asphyxier. À l’occasion de la journée mondiale pour la fin de la pêche, l’association de protection animale L214 a décidé de mettre en place un happening de même durée dans 40 villes de France, dont une à Rouen samedi 30 mars et une autre au Havre samedi 6 avril 2019. À la suite de l’interdiction de manifester dans le centre-ville, les Rouennais ont choisi de déplacer leur point de rendez-vous, initialement prévu devant la Cathédrale, à la place Saint-Sever. La manifestation du Havre aura lieu place Perret.

Lire aussi : CARTE. Acte XX des Gilets jaunes à Rouen : nouvelle interdiction de manifester en centre-ville

Tout être vivant a le droit de vivre

Le mot d’ordre de l’association est clair : « Les poissons sont des êtres sensibles. Laissons-les dans l’eau et hors de nos assiettes. » Durant ces deux rendez-vous, les membres de L214 interpelleront les passants sur la situation des « 1 000 milliards d’animaux aquatiques qui sont remontés à la surface des océans ou extirpés des bassins de pisciculture ».

Un compteur sera mis en place pour représenter physiquement le temps d’agonie vécu par ces animaux. « une mort lente et probablement douloureuse », selon Delphine Guerrand, co-référente de la section havraise, qui souligne :

Pour nous, la sensibilité des animaux vaut aussi bien pour les espèces terrestres que maritime. Tout être vivant à sa place et le droit de vivre.

Les militants tiendront des panneaux pour alerter les passants. Un stand avec de la documentation et des livres sera aussi mis en place dans ces deux villes de Seine-Maritime pour sensibiliser le public. Quelques dégustations de cuisine végétalienne pourraient aussi être proposées au Havre.

Lire aussi : Journée pour la fin de la pêche à Caen : L214 fait une action contre l’agonie des poissons

Informations pratiques :
A Rouen, le samedi 30 mars 2019, de 14 heures à 18 heures place Saint-Sever.
Au Havre, le samedi 6 avril 2019, de 13 heures à 17 heures place Auguste-Perret.

CAEN 23 avril 2019 le seminaire Normandie de l’UP CAEN rend hommage à Armand FREMONT

"La Normandie est mon pays, mon laboratoire, mon terrain de travail et de plaisir,  ma plus belle lecture". C'est l'une des plus belles déclarations d'amour à la Normandie que nous connaissions... C'est celle d'Armand Frémont, le grand géographe spécialiste de la géographie humaine régionale, qui, comme vous le savez tous, nous a quitté récemment.

On trouvera cette belle citation, à la fois sensuelle et intellectuelle à la fin de l'un des livres les plus ambitieux du géographe écrivain et poète de la Normandie: "Normandie sensible" paru en 2009 aux éditions du cercle de l'art et qui nous propose une impressionnante balade normande, une expérience existentialiste normande, celle conduite par un géographe spécialiste de la notion d'espace vécu et qui nous propose, avec ce grand livre, de partir à la quête non pas du Saint Graal mais de l'âme normande.

En guise d'hommage à Armand Frémont, nous consacrerons la dernière  séance de notre séminaire Normandie de l'Université populaire de Caen à une lecture de larges extraits de "Normandie sensible" ce maître livre qui décrit si bien ces réalités subtiles qui peuvent définir une identité normande.

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Le séminaire Normandie de l'Université populaire de Caen

(10ème anniversaire)

rend hommage à

Armand FREMONT

( 1933 - 2019)

Balade sensible dans la NORMANDIE SENSIBLE 

 

                                                               NORMANDIESENSIBLE

MARDI 23 AVRIL 2019

Salle d'étude de l'auditorium du musée des beaux-arts de Caen

Enceinte du château ducal

18h00-19h30

(entrée libre et gratuite)

Politique départementale de l’habitat et du logement : Sophie Hervé obtient la prise en compte de l’avis du maire sur les ventes de logements sociaux

Le vice-président André Gautier a présenté, lors du Conseil départemental du 28 mars, une adaptation de la politique départementale en faveur de l’habitat et du logement, adoptée en 2016, afin de prendre en compte la récente loi ELAN votée par la majorité présidentielle et ses soutiens.

Pour le groupe communiste, Sophie Hervé a fait part de son dilemme « car comme point de départ, se trouve un rapport d’orientation de 2016, pour approuver une nouvelle politique départementale en faveur du logement et de l’habitat. Une politique fondée sur les solidarités sociales et territoriales que nous avions voté malgré quelques réserves. Sauf que le présent rapport vise essentiellement à nous adapter à une loi intervenue depuis et que nous ne partageons pas. Loin de là, puisque cette loi ELAN, nous l’avons combattu en la considérant, et nous ne sommes pas les seuls, comme néfaste pour le logement social ».

23 bailleurs sociaux actuellement en Seine-Maritime

Conséquence de la loi ELAN :

20 devront appartenir avant le 1er janvier 2021 à un groupe gérant plus de 12.000 logements

Illustrations : « Une loi dangereuse car elle fragilise les bailleurs, priés de vendre les bijoux de famille pour financer leurs nouveaux programmes, ou tout simplement préserver leur équilibre financier. Dangereuse pour la mixité sociale, lorsqu’elle impose des surloyers, souvent aberrants au regard de la réalité des ressources de certains locataires jugés comme « trop riches » pour demeurer dans un logement social, ou quand elle permet de déroger aux obligations de mixité sociale prévues par les plans locaux d’urbanisme (PLU). Dangereuse pour les personnes à mobilité réduite en diminuant considérablement, de 100 % à 20 % malgré les besoins évidents, l’obligation de construire des logements accessibles à tous, au profit de logements évolutifs. Un terme qui raisonne comme un vœu pieux… Une loi qui force à la concentration des organismes HLM. Une loi qui baisse les obligations règlementaires sur les constructions, avec évidemment à l’arrivée un risque de perte de qualité. J’arrête là la liste est trop longue ».

Ventes de logements sociaux

Objectif de la loi ELAN :

Passer de 8.000 ventes annuelles

à 40.000 ventes

D’où son dilemme : « Forcément, lorsque l’on prend connaissance de ces conséquences là sur le dispositif qui existait ici, nous ne pouvons décemment pas nous y associer. A moins que nous puissions constater, qu’au delà de la simple retranscription de cette mauvaise loi, notre collectivité s’engage à conforter ceux qu’elle fragilise en les contournant : les maires et leur commune ».

Et de s’en expliquer : « Avec cette loi, les maires n’ont plus le pouvoir de s’opposer à la vente de logements sociaux. Enfin, sauf ceux dont la commune se trouve en déficit de logements sociaux. Un comble ! Or, ce sont bien les communes qui ont rendu possible la construction de ces logements, y compris ceux qui désormais sont convoités. Elles sont intervenues financièrement dans les constructions, pour mobiliser des terrains ou dans l’aménagement des abords. Elles ont garanti des emprunts. Elles ont investi dans des équipements publics au service des locataires.

Le logement social repose d’abord sur une volonté communale, ou une absence d’ailleurs de volonté s’agissant de celles qui se refusent de se conformer à la loi SRU sur les 20 % minimum de logements sociaux. Et puis la commune demeure le premier garant de la cohésion sociale. Celle qui trinque d’abord lorsque cette cohésion est rompue. Et après tout ce travail, on veut se passer de leur avis ? On vient leur dire : nous allons vendre chez vous des logements sociaux et avec cet argent nous allons en construire ailleurs, et notamment dans des communes en déficit de logements sociaux ! Vous n’avez plus le droit d’accueillir de nouveaux logements sociaux, vous en avez assez, alors même que des milliers de demandes insatisfaites sont en souffrance. Ce n’est pas acceptable ! ».

Sophie Hervé a par conséquent proposé un amendement afin que dans la liste des critères retenus pour délivrer l’avis départemental sur chaque vente de logement, figure l’avis du maire de la commune concernée.

Même proposition, mais cette fois sans passer par un amendement puisque les modalités d’organisation de ce nouveau dispositif sont renvoyées devant la Commission permanente, pour que dans la gestion du nouveau contingent départemental de logements sociaux, les communes soient étroitement associées.

Alexis Ragache, pour le groupe socialiste, a été dans le même sens en insistant sur « la fragilisation du logement social et des bailleurs voulue par la loi ELAN ».

Stéphane Barré s’est d’abord réjoui que « les propositions portées par le groupe communiste en 2016 lors de l’adoption de ce dispositif départemental sont prises en compte aujourd’hui : L’intégration des copropriétés dégradées, comme Robespierre dans le quartier du Château-Blanc à Saint-Etienne-du-Rouvray, dans les financements conséquents que le Département consacre au programme de renouvellement urbain (ANRU) d’une part. Et d’autre part un soutien accru à la construction de logements en PLAI ».

Puis il a insisté sur l’importance de préserver la mixité sociale : « Nous le savons tous, sans mixité sociale, la cohésion sociale ne peut guère tenir longtemps. Sans elle, c’est la voie ouverte à la ghettoïsation, à la relégation sociale des populations les plus démunies. Sans elle, c’est la concentration explosive de situations explosives. Or, malgré les efforts déployés par le législateur à certaines époques visiblement révolues, je pense à la loi SRU, cette mixité reste fragile, imparfaite, instable. Et le contexte de crise économique et sociale que nous affrontons au quotidien n’explique pas tout. La loi ELAN porte atteinte à cette mixité sociale par bien des aspects. Mais à notre niveau, nous avons les moyens d’intervenir pour la soutenir et la préserver ».

« A travers la gestion de ce nouveau contingent départemental de réservation de logements sociaux, comme à travers notre implication dans l’élaboration des Conventions d’Utilité Sociale (CUS). Ou encore à travers l’avis à rendre sur les projets de vente de logements sociaux. Je souhaite m’assurer que ce souci de la mixité sociale est bien porté par la majorité départementale et que les outils que je viens de citer seront bien utilisés à cet effet.

Je ne voudrais pas que dans ce contingent, les jeunes bénéficiaires du dispositif Coloc76 ou de la Garantie Jeune soient concentrées sur certaines communes, par exemple celles qui accueillent des sites universitaires. Ou, à l’inverse, que les publics les plus fragiles au regard des difficultés d’insertion soient concentrés dans les communes socialement les plus audacieuses. On a déjà donné avec le contingent préfectoral. Et pour garantir une répartition équitable du contingent départemental, et donc préserver la mixité sociale, il suffit d’impliquer les maires et de gérer ce contingent en toute transparence. C’est ce que nous porterons comme proposition en Commission Permanente lorsque les modalités d’organisation du contingent départemental seront débattues ».

Alban Bruneau a quant à lui appelé « les maires à la plus grande vigilance. La loi ELAN lève les protections pour les plus fragiles, comme l’abaissement des obligations pour la construction de logements adaptés au handicap ou la création d’un bail mobilité par exemple. Et elle encourage la vente de logements sociaux avec le risque de doper encore un peu plus la spéculation immobilière. Or nous sommes nombreux à connaître, pour y être confrontés tous les jours, les demandes non satisfaites ou mal satisfaites de logements sociaux. La longueur des listes d’attente est là pour l’attester ».

Le vice-président André Gautier a répondu que « le sujet du rapport ce n’est pas le fond de la loi ELAN, mais la gestion de ses conséquences, son adaptation ici, même si nous sommes nombreux à partager les réserves et les inquiétudes que vous avez pu émettre ». Puis il a pris les engagements demandés par Stéphane Barré : « Oui il faut garantir la mixité sociale, nous y tenons. Et sur le contingent, oui il faut voir comment associer les communes ». Il a cependant souligné sur les demandes de logements non satisfaites, qu’il convenait « de les mettre en perspective avec la hauteur des vacances de logements qui existent ici et là, donc c’est bien l’évolution du stock, de la configuration des logements qu’il faut travailler ».

L’amendement de Sophie Hervé a ensuite été adopté à l’unanimité, le Département va donc recueillir l’avis du maire sur tout projet de vente de logement social sur sa commune.

Puis la délibération a été adoptée également à l’unanimité, chacun reconnaissant auparavant l’effort financier important du Département dans les programmes de renouvellement urbain.

Pour télécharger la délibération avant l’amendement déposé par le groupe communiste : Rapport du 28 Mars 2019-57-75

Pour télécharger l’intervention de Sophie Hervé : 1.03 – Politique de l’Habitat – SH

Pour télécharger l’intervention de Stéphane Barré : 1.03 – Politique de l’Habitat – SBA

Pour télécharger l’intervention d’Alban Bruneau : 1.03 – Politique de l’Habitat – AB

Lutte contre le frelon asiatique : création d’un dispositif départemental

Devant le Conseil départemental du 28 mars, le vice-président Patrick Chauvet a proposé un dispositif d’interventions global et opérationnel pour lutter contre le frelon asiatique, doté d’une enveloppe de 100.000 €. Une plate-forme sera créée pour la réception et l’orientation des appels (des particuliers, des communes, des entreprises) vers des prestataires agréés qui interviendront alors pour la destruction. Sur la facture d’intervention, le Département prendra en charge 30 % avec un plafond de 30 € H.T. Il a également rappelé que les sapeurs-pompiers n’interviennent que sur le domaine public pour des situations présentant un caractère d’urgence.

Intervention d’un professionnel pour la destruction d’un nid sur le domaine privé :

Le Département prendra en charge 30 % de la facture avec un plafond de 30 E H.T.

Le groupe a demandé d’augmenter ce plafond à 50 E H.T.

Son collègue Denis Merville a soutenu cette proposition tout en rappelant que « les maires ont réagi les premiers » et que, « encore une fois, c’est le Département qui se substitue à l’Etat dans cette affaire ».

Même soutien et rappel pour Bastien Coriton du groupe socialiste qui a toutefois estimé que l’enveloppe financière risquait d’être un peu juste compte tenu de l’ampleur du problème.

Pour le groupe communiste, Alban Bruneau a rappelé ses nombreuses interventions à ce sujet en se réjouissant que « notre collectivité s’implique enfin pleinement dans la lutte contre le frelon asiatique ».

Il a également déploré l’attitude de l’Etat qui insiste pour éradiquer ce frelon « au regard des conséquences dramatiques que risque de provoquer sa prolifération que ce soit sur la santé humaine, sur l’apiculture et plus largement sur la biodiversité », mais qui « fait reposer la destruction des nids sur la faculté contributive et le bon vouloir des usagers. Alors qu’ils ne sont en rien responsables de la présence de nids de frelons asiatiques sur leur propriété ».

Estimant que « la destruction des nids doit être à la charge des pouvoirs publics », Alban Bruneau « s’est félicité que notre Département mette en place un dispositif de soutien financier. Cependant, comme l’expose très bien ce rapport, les tarifs d’intervention peuvent aller du simple au double, entre 90 et 200 € selon la hauteur du nid ».

Il a donc proposé de « maintenir le taux de la prise en charge à 30 %, mais de passer le montant plafond de 30 à 50 € afin de garantir une équité entre tous nos administrés. En espérant que l’Etat et la Région s’appuient sur cette mesure pleine de bon sens et assument le reste à charge pour les usagers ».

Une proposition que le Président Martin a renvoyé à l’année prochaine : « sur la base du premier bilan de ce plan. S’il faut alors rehausser le plafond nous le déterminerons. Il s’agit ici d’un geste du Département pour les particuliers alors que l’Etat n’y met pas un centime ».

L’amendement d’Alban Bruneau a été rejeté par le groupe de la majorité et le groupe socialiste. Les deux autres groupes s’étant abstenus et le groupe communiste ayant soutenu.

La délibération a ensuite été adoptée à l’unanimité.

Pour télécharger la délibération : Rapport du 28 Mars 2019-76-120

Pour télécharger l’intervention d’Alban Bruneau : 2.01 – Frelon asiatique – AB

Pour télécharger l’amendement déposé par le groupe communiste et rejeté par le Conseil : 2.01 – Amendement