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Nouvelle chronique normande de Gilles MAUGER dans l’Eveil de Pont-Audemer (24 janvier 2019)

Comme chaque jeudi de la semaine, l'hebdomadaire l'Eveil de Pont-Audemer publie l'excellente chronique en langue/partois de Normandie proposée par Gilles Mauger. Dernière publication disponible, celle du jeudi 24 janvier 2019:

J’AIME A REVOIR MA NORMANDIE Chronique de Gilles Mauger dans l'Eveil de Pont Audemer.

COMME DISAIT MA GRAND MERE

Gras couomme eune loque. Gras comme une loche, poisson aimant reposer sur le fond et qui, de ce fait, a la forme d’une poire quand on le voit de face.

VOCABULAIRE NORMAND
Flaneter, bavarder, cancaner. Origine scandinave flana s’agiter inutilement.

DO YOU SPEAK NORMAN ? Yes you do but you don’t know it.
To abound, abonder, of course.

EUNE TITE HISTOUERE

Service public

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_Boujou Maîte Jean, cha va ti bié anhuit ?
_ Pin pus mal, man Nono. T’as vu ? Eul président d’la répeubleique qu’a vindu cheu n’s aotes. Les bouonnes gens de Boutroude, i vont s’prende pou des vaques att’lées, à la partie d’à c’t’heu. Pas ? Su qu’i y a de byin, ch’est qu’hié, i z’ont eu l’gaz.
_ Ah bouon ! Vos êtes seur ? Couomment ch’est i qu’i z’ont fait pou gencer touot cha auchi vite ?
_ Meuh nan ! I z’ont eu l’gaz lacrymogène.
_ Ah oui ! Cha y est, j’sieus su l’peichon. Le gaz, « alle crie Magène ». All est très bouonne c’t’elle-là. Fadra qu’j’la conte à la patrone.
Dites ! J’arviens d’la perchèption. J’sieus allé au sarviche du cadastre pou m’fai fai eun r’déjuqué castral.
_ Cha dei tête eun arlevé cadastral que tu veus di.
_ Est touot dreit cha. Vos avez d’jà lui la définition d’l’histouère ? Nan ? Bon je ratre euddans l’sarviche.
_ T’as pin fait trop d’brit, j’préseume.
_ Eune grinde, belle salle très claire. Mais pas eun cat. J’écoute queuques meineutes. Parsonne. J’técote, j’piète d’eun bord à l’aote eud la salle. Toujou parsonne. D’ce coup d’temps-là, j’me monte. Pis j’brais: «Y a ti queuqu’un à qui caoser là euddans ». A çu moment-là, y a eun bonhomme qui isse d’eune pièche veisine en maquant eune dorée pis qu’i m’répone : « Y a parsonne ».
_ Comment cha, y a parsonne. Pis qu’vos êtes là ? Fadrait m’espiquer.
_ Mei, j’gâde eul sarviche.
_ Vos avez peu qu’i s’évole ?
_ Est lundi. Y a janmais parsonne eul lundi.
_ Ah bouon ! Mais pouqui ?
_ Passe que ch’est l’marché à Peut-Eudmé.
_ Oui cha j’eul sais bié mais j’veye pin la relachion.
_ Bah si ! I sont tertous au marché pou tracher d’quei pou la s’mane.
_ Nan mais, vos êtes en souin d’eume di qu’euj paye des cotribuchions pis des tasques pou qu’i z’aillent fai leu marché.
_ Est couomme cha. Pas ? Est la coteume. Pis qui qu’vos volez, d’jà d’eun ?
_ Eun ar’levé du cadastre.
_ Ah mais cha va pin ête possibe. Passe que ch’est payant et mei, j’peus pin encaicher d’l’ergent.
_ Nan mais dites, vos m’avez byin argâdé. J’ai prins eune mitan d’jorneye. J’viens d’Arouen pou attende cha. Nan mais vos raévez. Criez mei eul patron du sarviche. J’vas y caoser d’la plie pis du bé temps. Mei.
_ Cha va pin ête possibe, il est au marché itou.
_ J’vos avise, si vos m’faites pin man arlevé j’vas vos fai eun escandale. J’écris au mai pis j’en caose au coseiller général qu’est eun amin. Il hantait ma soeu, aotfais. Cha creit des lians. Pas ?
_ Vos énervez pin couomme cha. J’vas vos l’fai vote arlevé. Vos êtes ryin malendurant. Est pin bouon pou vote coeu, cha. Oyou qu’il est vote terran ? Pis mouvez-vos passe qu’il est bétot quatre heu.
_ Qui qu’ch’est oco qu’c’t histouère eud quatre heu ?
_ Bah ! A quatre heu, l’sarviche est farmé.
_ A quatre heu ? Mais qui qu’vos faites jusqu’à souper ?


Qui qu’i dit ?

A la partie d’à c’t’heu : dorénavant 

Gencer : installer

j’sieus su’l’peichon : j’ai compris

Lui : lu 

Présumer : espérer

Técoter : toussoter

Se monter : s’énerver 

Tracher d’quei : faire les courses 

Attendre : entendre 

Hanter : fréquenter

EN IMAGES. Tempête Gabriel et vigilance orange : premières chutes de neige sur la Normandie

La neige s'est abattue sur la Normandie, mardi 29 janvier 2019. De fortes chutes sont prévues pour la nuit, accentuées par la tempête Gabriel.

La neige s’est abattue sur la Normandie, mardi 29 janvier 2019. De fortes chutes sont prévues pour la nuit, accentuées par la tempête Gabriel. (©Maxime Turberville / L’Orne Combattante)

La vigilance orange liée à la tempête Gabriel émise par Météo-France était claire : des chutes de neige sur la Normandie, avec verglas et rafales de vent. Les premières chutes de neige sont tombées en début de soirée, mardi 29 janvier 2019. Elles doivent se poursuivre une bonne partie de la nuit, jusqu’au mercredi 30. La neige va affecter les conditions de circulation, la prudence est de rigueur. Tour d’horizon. 

LIRE AUSSI : Tempête Gabriel : la Normandie en vigilance orange neige, verglas et vent

La neige s’accroche sur l’autoroute A13

Après une première averse neigeuse de faible intensité en fin d’après-midi, la neige a commencé à tomber sur la Seine-Maritime en début de soirée, à Rouen ou au Havre. À Yvetot, les passagers descendant de leur train ont marché sur un quai blanchi. 

Mais la situation a réellement commencé à se dégrader sur l’autoroute A13 dans l’Eure, notamment autour du péage d’Heudebouville. Les importantes chutes de neige vont y compliquer la circulation. À Epieds ou au Neubourg, les routes sont recouvertes d’une neige qui devrait verglacer avec la chute des températures.

Rafales de vent et neige sur la Manche 

Arrivée depuis l’Atlantique et la Bretagne, la tempête Gabriel a logiquement touché le sud de la Manche en premier, vers 18h. La couche de neige est attendue entre 2 et 4 centimètres entre Avranches et Saint-Lô, jusqu’à 5 centimètres sur le sud du département. Des rafales entre 90 et 110 km/h sont aussi prévues.

LIRE AUSSI : Pluie, neige, tempête Gabriel… Quel temps va-t-on avoir dans la Manche ces prochaines heures ?

Le Calvados et l’Orne recouverts d’une tenace pellicule

Comme les autres départements normands, le Calvados a vu les premiers flocons tomber. La neige tombe en abondance aux alentours de Lisieux, mais aussi entre Dozulé et Pont-l’Évêque. La Côte Fleurie n’est pas épargnée. À Chanu, le sol était déjà recouvert d’une fine mais tenace pellicule de neige en fin d’après-midi.

Situation glissante dans l’Orne 

Le vent souffle fort, dans l’Orne, avec de fortes chutes de neige et des températures en baisse. Les secteurs de L’Aigle et de Flers sont recouverts de neige, tout comme Domfront-en-Poiraie.

Conférence d’Histoire de l’Art pour les 8 – 12 ans

Samedi 2 février à 14h30
L'Ecole Municipale d'Arts Plastiques (EMAP) propose une conférence d'histoire de l'art pour le jeune public sur le thème : solitude, souffrance, joie, bonheur. Le rendez-vous se déroulera samedi 2 février au 27 boulevard Albert 1er.
Le Chemin du regard Luce Boisserie propose aux 8-12 ans une conférence sur la solitude, la souffrance, la joie et le bonheur grâce aux œuvres de Degas, Hopper, Khalo ou encore Gauguin. Les conférences en Histoire de l'Art ont pour objectif de (...)

- Ecole Municipale d'Arts Plastiques

Le Grand débat divise les écolos de Rouen, entre « fumisterie » et « nécessité de contribuer »

Déjà impliqués dans l'organisation des marches pour le climat, des membres d'associations et collectifs écologistes se donneront rendez-vous à Rouen (Seine-Maritime) le samedi 2 février 2019 pour une rencontre sur le thème de la transition écologique dans le cadre du Grand débat national.

Déjà impliqués dans l’organisation des marches pour le climat, des membres d’associations et collectifs écologistes se rencontreront à Rouen (Seine-Maritime),samedi 2 février 2019, sur le thème de la transition écologique dans le cadre du Grand débat national. (©Mathieu Normand/76actu)

Trouver les solutions pour l’avenir de la nation avec des réalisations concrètes d’ici la mi-avril. Voilà l’ambition du grand débat national lancé par Emmanuel Macron en réaction au mouvement des Gilets jaunes. Si la transition écologique fait partie des « grands enjeux » annoncés, ce dispositif divise les membres des associations et collectifs écologistes de Seine-Maritime.

Déjà occupés par l’organisation des marches pour le climat et des rassemblements des coquelicots, par les discussions autour du plan local pour le climat ou encore par la promotion de l’Affaire du siècle, certains écocitoyens ont tout de même décider de contribuer. Ils sont invités à se rassembler lors d’un rendez-vous au Pôle des savoirs à Rouen samedi 2 février 2019 sur le thème « Environnement, fiscalité, action territoriale… quelle(s) transition(s) ? ».

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« On nous demande ce qu’on veut sacrifier : la biodiversité ou bien l’être humain… »

Certains n’ont pas attendu cette date pour se lancer. La veille du déplacement d’Emmanuel Macron à Bourgtheroulde (Eure) le 15 janvier 2019, l’association Effet de serre toi-même! (ESTM) a adressé ses propositions au président dans un courrier intitulé Pour une fiscalité environnementale solidaire. Cette structure rouennaise y demandait une grande réforme de la fiscalité.

« Elle s’appuierait sur une consommation rationnelle, au plus près des besoins de chacun, avec une corrélation sociale », développe un responsable d’ESTM, Guillaume Grima. L’association espère publier prochainement une autre lettre ayant pour thème la route, englobant le sujet épineux de la nationalisation des autoroutes.

On pense qu’il va falloir remonter des contributions écrites. On le fait dans deux objectifs : tenter d’influer, mais surtout partager des idées auprès de nos concitoyens. La part de débat orale, par contre, ne nous satisfait absolument pas. Et plus ça va, plus on est dubitatif sur la démarche globale.

Des militants écologistes dénoncent la façon dont le débat est orienté. « On a lu les questions. On nous demande ce qu’on veut sacrifier : la biodiversité ou bien l’être humain… », regrette Jean-Yves Chopard, d’Alternatiba Rouen. Marie Atinault, membre du Conseil économique, social et environnemental régional (Ceser) et organisatrice du rendez-vous du 2 février, ressent le scepticisme ambiant. Elle relate les remontées des discussions internes au sein des collectifs et associations, loin d’être toutes réjouissantes :

Certains parlent de fumisterie, de vaste théâtre, d’opération de communication, etc. Je pense qu’il est tout de même nécessaire de contribuer. Si ça ne mène à rien, cela nous rendra d’autant plus légitime pour mettre le gouvernement face à ses responsabilités.

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Un rendez-vous anonyme et rassembleur

Malgré le manque de consensus, des événements se multiplient au risque de se télescoper. La rencontre du 2 février se déroulera au lendemain de celle du député LREM Damien Adam sur le thème « démocratie et fiscalité » à la Halle aux toiles. « Je me demande si je n’irai pas plutôt à celui-là », s’interroge Guillaume Grima. Il a peur qu’un certain entre-soi édulcore le débat lors de la rencontre organisée par le Ceser.

« Le rendez-vous du 2 février n’est pas seulement ouvert aux associations écologistes normandes, indique de son côté Marie Atinault. La porte est grande ouverte à tous, aux membres de collectifs comme aux chefs d’entreprise inquiets pour l’avenir de leur activité. » 

Pour éviter toute « querelle de chapelle », la réunion se déroulera sans logo ou nom d’association sous la forme d’ateliers de 40 minutes maximum. Le nombre de tables dépendra du nombre de participants :

Ce format permet aux plus timides de pouvoir d’échanger sereinement. Tout sera inscrit sans filtre sur des paperboards affichés sur le mur, puis soumis à la validation des participants. Les propos seront ensuite inscrits dans les propositions du Grand débat.

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« Un bon vecteur de communication »

Quoiqu’il arrive, le 2 février constituera un marqueur important pour les écologistes à Rouen, que ce soit en termes de participation ou de retombées. « On enverra des gens à cette réunion, indique Jean-Yves Chopard. C’est là que ça va se décider. La seule bonne réponse, c’est la création d’un document commun avec les associations amies. »

La force d’une proposition collective, sans clivage, les membres de Citoyens pour le climat y croient aussi. Ils répondront présent, assure l’un d’entre eux, Guillaume Ternon : « Notre objectif n’est pas seulement de nous adresser au gouvernement, mais aussi au grand public. Pour cela, le grand débat représente un bon vecteur de communication. »

Bien sûr, le risque de ne pas être entendu est là. « Je dirai qu’on est déjà un peu habitué à écrire des choses qui ne sont pas prises en compte dans la démocratie locale, ironise Guillaume Grima. C’est un phénomène plutôt global. » Marie Atinault préfère de son côté rester optimiste :

On sait bien qu’il est presque impossible de faire bouger les lignes et pourtant ça arrive quand on a des remarques pertinentes, je le vois pour certains projets. C’est cette ténacité, cette rigueur du tissu associatif qui nous permettra d’être entendus par les pouvoirs publics.

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Violent incendie du Carrefour Market de Duclair : l’incendiaire condamné à Rouen

Dans la matinée de vendredi 12 octobre 2018, les pompiers étaient toujours au Carrefour Market de Duclair (Seine-Maritime), à la suite de l'incendie qui a ravagé le magasin dans la nuit.

Dans la matinée de vendredi 12 octobre 2018, les pompiers étaient toujours au Carrefour Market de Duclair (Seine-Maritime), à la suite de l’incendie qui a ravagé le magasin dans la nuit. (©Anaïs Trumel/DR)

Un mégot allumé jeté dans une voiture sans permis qui s’embrase et un feu qui se propage à 2 000 m² du magasin Carrefour Market de Duclair (Seine-Maritime). Le scénario qui s’est déroulé jeudi 11 octobre 2018 a été rappelé lundi 28 janvier 2019, devant le tribunal correctionnel de Rouen, où l’incendiaire a été condamné.

Un an de prison ferme

Incarcéré depuis son interpellation du lundi 17 décembre, l’homme mis en cause a été jugé. Il encourait au maximum dix ans de prison. Âgé de 50 ans, il a été condamné à 18 mois de prison, dont six avec sursis. 

Vers 19 heures, le soir du jeudi 11 octobre, l’homme alors alcoolisé avait jeté le mégot de sa cigarette à l’intérieur de la voiture sans permis d’un rival amoureux, avant de partir. D’abord parti dans le véhicule, le feu s’était propagé à la réserve du Carrefour Market attenant, puis au magasin. Personnel et clients avaient pu être évacués sans qu’aucun blessé ne soit à déplorer. D’impressionnants panaches de fumée étaient visibles.

LIRE AUSSI : VIDÉOS. Violent incendie dans un supermarché près de Rouen : le magasin détruit, pas de blessé

L’incendie du supermarché vaste de 2 000 m² avait mobilisé jusqu’à 85 pompiers pendant deux heures, avant que le tas de débris fumants ne remplacent les commerces, totalement détruits. Si le préjudice définitif n’a pas encore été arrêté, il est estimé « aux alentours de 13 millions d’euros », selon Jean-Sébastien Havard, patron de l’enseigne. Il assure ne pas vouloir faire appel de la décision prononcée par le tribunal.

Lors du cambriolage d’un gîte à Étretat, il arrache le pyjama de la propriétaire endormie et s’enfuit

Un individu encagoulé s'est introduit dans un gîte d'Étretat dans la nuit du 28 au 29 janvier 2019. Durant son cambriolage il a agressé la propriétaire qui était dans son lit au premier étage.

Un individu encagoulé s’est introduit dans un gîte d’Étretat dans la nuit du 28 au 29 janvier 2019. Durant son cambriolage, il a agressé la propriétaire qui était dans son lit au premier étage. (©Adobe stock)

La propriétaire d’un gîte à Étretat (Seine-Maritime) était dans son lit lorsqu’un individu encagoulé s’est introduit chez elle, dans la nuit de lundi 28 à mardi 29 janvier 2019. Le voleur a arraché le pyjama de celle-ci tandis qu’elle dormait, avant de s’enfuir avec la recette de la veille et des téléphones portables, notamment.

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La victime hurle et fait fuir le voleur

Les faits ont eu lieu vers 3 heures du matin, mardi, rue Georges-V. Le malfaiteur s’est introduit en brisant la fenêtre du cellier. « Il est monté à l’étage et a arraché le pyjama de la propriétaire qui était seule et endormie. La victime a hurlé et l’individu s’est enfui », précise une source judiciaire.

Avant de quitter les lieux, le mis en cause, habillé de couleur sombre, a pris soin de dérober une console de jeu, trois cartes bancaires, deux téléphones portables et 40 euros correspondant à la recette de la veille.

Un appel à témoins

La gendarmerie lance un appel à témoins. Les personnes qui auraient des informations sont priées de contacter la brigade de Criquetot-l’Esneval pour faire avancer l’enquête.

De MORIN ou de DUPONT c’est à qui sera le plus GIRONDIN NORMAND…

On nous annonce un match inutile.

Franchement nul car ce n'est vraiment pas le moment de se tirer une balle dans le pied contre son camp. Car ce camp c'est aussi le nôtre... C'est celui des Girondins de Normandie en faveur d'une démocratie locale plus directe plus soucieuse des besoins des citoyens et de leurs territoires face à l'arrogance d'un état central jacobino-parisien en phase terminale. Jean-Léonce DUPONT, président du conseil départemental du Calvados et Hervé MORIN président de la Normandie peuvent être totalement d'accord sur ce point.

Mais il y a des divergences qu'il faut, cependant, entendre notamment lorsque le président du Calvados s'interroge sur certains effets pervers de la loi NOTRe s'il n'y a pas une authentique collégialité des collectivités territoriales à l'échelle régionale:

L'idéal girondin est un idéal collectif où les membres constituant le corps importent tous à condition que chaque membre reste dans son rôle et respecte le rôle des autres membres. Un chef tout seul ne sert à rien... Pour être complet sur cette vieille histoire, on rappellera qu'elle nous fut racontée pour la première fois par Saint Paul dans sa première lettre à l'église de Corinthe qui s'interrogeait quant à savoir qui devait être le... chef! 

Jean-Léonce...

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VS... Hervé?

Franchement, vous n'y pensez pas!

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A lire dans la dernière livraison de la Chronique de Normandie (n°567 datée du 28 janvier 2019) éditée par Bertrand Tierce:

Dupont 1

Dupont 2

Voir aussi, l'annonce par la Chronique de Normandie déjà ici faite (voir un billet précédent) des Assises des libertés locales qui ont lieu à Caen le 30 janvier 2019 au cinéma des Rives-de-l'Orne):

On espère que les intempéries météorologiques annoncées ne s'ajouteront pas aux intempéries politiques pour allonger la liste des absents...

assises libertés locales


 

Commentaire de Florestan:

On invitera fermement Monsieur Jean-Léonce Dupont à ne pas confondre l'idéal girondin avec un localisme départementaliste et Monsieur Hervé Morin à ne pas confondre l'idéal girondin avec un jacobinisme régional.

Nous avons la chance, sinon le luxe avec la Normandie, seule vraie région-province de France, d'avoir la possibilité d'échapper à ces deux écueils afin de faire de la seule région à taille humaine de France LE laboratoire territorial des alternatives politiques et démocratiques qui manque si cruellement à notre République!

Au travail Messieurs!

Face au cri d’alarme des soignants aux urgences du Havre, les élus demandent plus de moyens à l’ARS

Une vingtaine de soignants des urgences du groupe hospitalier Jacques Monod ont investi le conseil municipal, lundi 28 janvier 2019.

Une vingtaine de soignants des urgences du groupe hospitalier Jacques Monod ont investi le conseil municipal, lundi 28 janvier 2019. (©M-B/76 actu)

Un véritable cri d’alarme. Lundi 28 janvier 2018, une vingtaine de soignants des urgences adultes du groupe hospitalier Jacques Monod ont dépeint au conseil municipal leurs « conditions de travail inacceptables. » Proposé par le groupe des élus communistes et républicains de la Ville du Havre, un vœu adopté a l’unanimité sera adressé à la directrice de l’ARS visant à obtenir des moyens supplémentaires. 

LIRE AUSSI : 14 médecins lancent un cri d’alarme : « Le risque d’accident est immense aux urgences »

« Des soignants usés, des patients en danger »

Sur les pancartes de la vingtaine de soignants présents lundi soir en début de conseil, les messages sont clairs :  « Nous sommes des soignants usés qui mettons des patients en danger », « Soigne et tais-toi »… Audrey Gibaux travaille aux urgences adultes du groupe hospitalier Jacques Monod depuis 10 ans. Elle a pris la parole au nom de tous ceux qui, depuis le samedi 19 janvier, ont entamé un mouvement de protestation en lien avec leurs conditions de travail jugées inacceptables. 

Nous en sommes aujourd’hui à redouter nos prises de quart. L’épuisement moral et physique est tel qu’un certain nombre de nos collègues ont fui le service et l’hôpital, d’autres sont en burn-out et que beaucoup d’entre nous ne trouvent plus de sens à leur métier, a insisté Audrey. 

Pour cette dernière, la situation n’est pas nouvelle : « Cela fait deux ans maintenant que nous alertons ! La fréquentation du service ne cesse de s’accroître (30 000 passages en 2012 pour 46 807 en 2018), pouvant aller jusqu’à 196 passages par jour en période de crise. Accueillir 25 patients par heure, plusieurs heures d’affilées, équivaut à renouveler entièrement un service d’hospitalisation classique toutes les heures et ce pour une seule infirmière d’accueil. » 

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Le conseil demande plus de moyens à l’ARS

Ce sera un des seuls points du conseil municipal au Havre (Seine-Maritime) qui aura abouti à une unanimité absolue. Le vœu formulé par le groupe des élus communistes et républicains et rapporté par Nathalie Nail indique ainsi : 

Le conseil municipal du Havre demande à Mme la directrice de l’ARS (Agence Régionale de la Santé) de débloquer ou d’obtenir des crédits nécessaires au fonctionnement du service des urgences dans les meilleurs délais. 

Luc Lemonnier, le maire, après lecture du texte, a indiqué : « Mme Nail a bien exprimé la situation difficile. Je n’ai pas de problème à voter pour ce vœu. » L’ensemble du conseil a également suivi. Et une rencontre aura lieu entre le maire et une délégation syndicale du groupe hospitalier, mercredi 30 janvier. À noter qu’à Montivilliers, une commune qui jouxte Le Havre, les élus également en réunion de conseil ce même jour ont également voté ce vœu.  

L’ARS bien consciente du problème des urgences

Interrogée, mardi 29 janvier, sur le sujet des urgences du Havre, la directrice de l’Agence Régionale de la Santé a souligné : « Je n’ai pas eu d’alerte particulière sur la situation du Havre. » Elle a toutefois indiqué que le mal-être aux urgences concernait une bonne partie du territoire de la Normandie et qu’elle était en accord avec ce qui a été décrit dans la tribune du Monde.

 Trop de patients n’ont rien à faire aux urgences, c’est pour ça que nous faisons en sorte d’améliorer l’aval avec le 116 117 notamment. 

« Une situation tendue mais maîtrisée »

La direction de Jacques Monod a quant à elle indiqué : « Les urgences adultes sur Le Havre ont effectivement connu quelques remous et aujourd’hui la situation est tendue, mais maîtrisée. » Et de soutenir un renforcement du nombre de postes. 

L’équipe de 80 personnes a été renforcée par deux aides-soignantes et une infirmière. Les remplacements de tous les personnels en absence longue durée ont été assurés et des renforts en brancardage ont également été accordés. Les infirmières ont également bénéficié d’une formation à la prévention des situations de violence à l’accueil, des orientations aux urgences et des urgences vitales. Enfin, l’amélioration du matériel est également en cours, a indiqué la direction.

Mais selon Audrey Gibaux : « 3,3 équivalents temps plein ont effectivement été accordés. Notre nouveau directeur Mr Trelcat, que nous avons rencontré, nous octroie 3 ETP supplémentaires pour l’année 2019 et un plan d’embauches pour 2020 et 2021. Sa réponse ne nous satisfait pas dans la mesure où il nous faudrait rapidement 16 ETP au total ! »

Un mouvement de grève lié à un appel national a été observé lundi 28 janvier, « le taux de participation a été faible : 2,8 % dans notre établissement », a indiqué la direction. 

Pour Audrey Gibaux : « Ce taux s’explique très bien, on a un tel turn-over… Beaucoup de contractuels travaillent actuellement à Monod, on ne va pas leur demander de faire grève. »