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Tony COQUISART – par cnar le 14/01/2019 @ 20:10

L'année 2019 commence tristement car notre camarade, Tony Coquisart, vient de nous quitter.

Ce départ nous touche car Tony  fut un élément primordial et moteur dans la vie du club entre les années 1965 et 1980.  Champion de France en double scull junior en 1965 et 1966  puis champion de France en double scull toute catégorie, il fut de l'aventure du huit entre les années 1971 et 1974.

Une blessure au dos gêna ensuite sa carrière sportive.

Tony était un grand bricoleur ; toujours curieux, il était à la recherche des meilleurs moyens ou d'une nouvelle expérience pour faire glisser le bateau toujours plus vite. Surtout Tony était ouvert sur les autres et transmettait ses passions et son savoir.

Dans les années 1975 à 1980 Tony voyagea en Afrique et finalement rama en quatre de couple avec Monaco. Cependant, il suivait avec toujours beaucoup d'intérêt la vie du CNAR. A partir de 1985, il monta une entreprise de réparation de bateaux et fabriqua son propre matériel d'aviron sous sa marque Scorpion. Ensuite Tony continua à s'installer dans différents endroits avant de se fixer dans le sud-ouest.

Tony Coquisart a porté fièrement les couleurs sang et or. En cette époque de vœux, souhaitons que tous  les membres, compétiteurs, loisirs, universitaires, scolaires, débutants, prennent plaisir à ramer, à  transmettre et à vivre ensemble au CNAR.

Ce qui change en 2019 !

Revalorisation/rémunération du travail

  • Le SMIC augmente de 1,5% à 10,03 €/heure brut pour les salariés du privé comme du public. Le montant mensuel atteindra donc 1 521,22 € bruts contre 1 498,47 en 2018.
  • +90 € de prime d’activité à partir du 5 février, soit 100 € par mois en plus pour les Français qui n’ont que le SMIC pour revenu. La mesure concernera potentiellement 5 millions d’allocataires contre 3,8 millions actuellement.
  • Les heures supplémentaires et complémentaires sont désormais défiscalisées et « désocialisées ». Cette mesure concerne les salariés des secteurs du privé et du public.
  • L’intéressement libéré dans les PME. Le forfait social sur l’intéressement pour les entreprises de moins de 250 salariés est supprimé.

Pouvoir d’achat et fiscalité

  • Application du prélèvement à la source à compter de janvier. L’impôt est désormais prélevé à la source par les employeurs. Le 15 janvier, un acompte de 60 % sera versé aux contribuables bénéficiant de réductions et de crédits d’impôts. Pour toute question, le numéro d’information (0809.401.401) n’est plus surtaxé.
  • CSG : la hausse annulée pour les petites retraites. La hausse de la CSG est annulée pour les retraités touchant moins de 2000 € par mois. L’annulation sera effective au plus tard le 1er juillet. Dans l’immédiat, tous les bénéficiaires doivent continuer à cotiser pendant quelques mois la CSG portée à 8,3%. Ils seront remboursés rétroactivement.
  • Légère hausse des pensions de retraites (+0,3%). Sont concernés les pensions de base, les complémentaires des artisans, commerçants et agents non titulaires de la fonction publique.
  • Le minimum-vieillesse augmente de 35 € par mois pour une personne seule. Une personne seule touchera désormais 868 €/mois et 1348 € pour un couple (soit +54 €) au 1er janvier.
  • Une nouvelle réduction de la taxe d’habitation. Après une première baisse de 35% en 2018, la taxe d’habitation baissera de nouveau de 30% en octobre 2019, avant d’être supprimée pour 80% des Français en 2020.
  • L’allocation adulte personne handicapée est revalorisée de 40€/mois et simplifiée. L’AAH passera à 900 €/mois en novembre prochain (soit + 40 €). Les droits sont désormais attribués à vie pour les personnes lourdement handicapées, qui n’auront plus à prouver leur handicap tous les 4 ans.

Consommation et tarifs réglementés

  • Baisse des tarifs du gaz de 1,9%. Après une première baisse de 2,4% en décembre, les tarifs réglementés du gaz baissent de 1,9%.

Formation

  • Le Compte personnel de formation sera désormais comptabilisé en euros et non plus en heures. Chaque salarié en CDI bénéficiera d’un « crédit » de 500 € par an, avec un plafond de 5 000 €. Les personnes sans qualification auront droit à 800 €, avec un plafonnement à 8 000€.

Santé

  • Reste à charge zéro : début de la mise en œuvre en 2019 ! Les Français économiseront 200 € sur les aides auditives labellisés « 100% Santé ».
  • Complémentaire santé à 1€/ jour. A partir du 1er novembre, la nouvelle couverture maladie universelle donnera accès aux plus modestes à une complémentaire santé à 1 €/ jour. Ce sont à terme 600 €/an de gains en moyenne pour un couple de retraités, et 700 €/an pour une famille monoparentale avec 3 enfants à titre d’exemple.

Accompagnement des ménages vers la transition écologique

  • Chèque énergie augmenté. Il permet d’acquitter les factures de consommation d’énergie (gaz, fioul, électricité). Le montant maximal est augmenté de 50 € au 1er janvier. Le montant variera de 48 € et 277 €. Ce chèque énergie bénéficiera à près de 6 millions de ménages. Le plafond d’attribution s’élève à 10 700 € pour une personne seule et 16 050 € pour un couple.
  • Extension de la prime à la conversion pour la vente de voitures polluantes. La prime à la conversion est renforcée (jusqu’à 2500 €) et étendue aux véhicules hybrides et d’occasion. Elle est doublée pour les 20 % des ménages les plus modestes et les actifs qui ne paient pas d’impôts et parcourent au moins 60 km chaque jour pour se rendre à leur travail.

Nouveaux droits pour les indépendants

  • Suppression du régime social des indépendants. 2019 marque l’année 2 de la suppression du régime social des indépendants. Dès le 1er janvier (hors agriculteurs), ils relèveront directement de l’Assurance maladie. Pour ceux qui sont déjà en activité, le basculement est programmé en 2020.
  • Extension du congé maternité. La durée du congé maternité des commerçantes, artisanes et libérales sera aligné sur celui des salariés ; soit 16 semaines (sous réserves de suspendre leur activité pendant au moins 8 semaines)

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Le Havre Seine Métropole élit ses leaders en live

Comme prévu, le premier conseil communautaire de la communauté urbaine a lieu en ce 15 janvier 2019 ! Au menu, élection du président de Le Havre Seine Métropole et ses vice-présidents. On connaîtra aussi la composition du bureau. Et c’est en live dès 17h ! A lire: [LIVE] La fusion de retour au conseil de […]

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Ce qu’il faut savoir sur la venue de Macron à Bourgtheroulde mardi 15 janvier

Le président Emmanuel Macron sera mardi 15 janvier à Bourgtheroulde (ville de 3200 habitants), dans l’Eure, pour inaugurer le « Grand débat national » autrement appelée «Consultation nationale ». C’est également son coup d’envoi pour la tournée des maries annoncée le mois dernier. Il sera accompagné par plusieurs ministres et élus locaux.

Tous les maires de l’Eure sont invités à cette première rencontre avec Emmanuel Macron. Une rencontre qui aura lieu dans le complexe sportif Bruno Benedetti. 120 maires des quatre autres départements normands (trente par département) sont également conviés.

« Après le mépris, l’enfumage. »

C’est ainsi que les gilets jaunes perçoivent le grand débat national aux contours flous. Les règles sont dictées par les gouvernants et les thèmes sont choisis par ceux-ci. Par cette manœuvre, le gouvernement tente de transformer le conflictualité sociale en réunions locales aux incidences nulles. Une façon grossière de tenter de pacifier et d’étouffer la colère générale.

« Fuyez, pauvres fous ! »

C’est ainsi que le président de la République et toute sa clique choisissent comme point de départ pour leur tournée un département à forte mobilisation gilet-jaunesque. Le chef de l’État entrera dans une ville où chaque voiture ou presque arbore le gilet. Il mettra les pieds dans le département où des arrêtés préfectoraux aux allures totalitaires empêchent les regroupements sur des ronds-points et génèrent une vive résistance. Bienvenue dans le 27 !

« Forteresse Bourgtheroulde »

À l’image de sa venue à Créteil pour l’inauguration de la maison du Handball la semaine passée, un comité d’accueil se prépare (https://www.paris-normandie.fr/actualites/societe/en-images-les-gilets-jaunes-sont-prets-a-accueillir-macron-a-bourgtheroulde-OD14428006#.XDrxni-uN1s.twitter). Le dispositif s’annonce fort et conséquent. Le centre-bourg sera inaccessible et les routes alentours très probablement contrôlées. Des arrêtés préfectoraux empêchent le transport de carburant et d’artifices. (http://www.eure.gouv.fr/Actualites/Securite-publique-dans-le-departement-de-l-Eure).

Ce que nous savons.

Un président tant discrédité ne s’attend évidemment pas à une haie d’honneur en arrivant sur place. Plutôt que la voie terrestre, il choisit les airs pour rejoindre Bourgtheroulde. Deux possibilités : soit il atterrit sur la base de l’école de police à Oissel (auquel cas le cortège présidentiel sera exposé pendant une dizaine de minutes entre Oissel et Bourgtheroulde) ou il opte pour l’option la plus prudente et atterrit directement sur le terrain de foot du village. Son arrivée s’annonce aux alentours de 14h30 pour une cérémonie prévue à 15h. Il ne devrait pas s’attarder sur place et déguerpir sur les coups de 16h. Les maires pourraient converger dès la matinée, quant à eux, par voies terrestres. Et bien entendu : pas de maires, pas de tournée des maires !

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ROUEN – Photos et récit de l’Acte IX des Gilets Jaunes

La confusion régnait sur les réseaux avant l’acte IX des Gilets Jaunes à Rouen. Des appels à se retrouver ailleurs dans la région, notamment au Havre, laissaient planer quelques doutes sur la réussite de la mobilisation pour la quatrième manifestation consécutive dans les rues de Rouen. Mais cela était sans compter sur le contexte politique aberrant. L’incarcération de Christophe Dettinger et les dernières perles du président et de son « sens de l’effort » ont rendu plus évident encore, et pour d’avantage de personnes, la nécessité de descendre dans la rue. Ce sont finalement plus de 6000 gilets jaunes qui ont déambulé en ville huit heures durant.

Laurent Nunez : visite surprise

Samedi à la première heure, on apprend dans la presse la visite surprise du secrétaire d’État du ministre de l’intérieur, au commissariat de Brisout de Barneville. Laurent Nunez, reçu par la préfète et les gradés, venait booster ses troupes de terrain quelque peu mises à mal ces dernières semaines et livrer un message de fermeté à l’encontre des débordements. Cette visite suivait celle faite à Bordeaux deux jours auparavant, et n’aura manifestement pas suffit à entamer la détermination gilet jaunesque.

Si les premières heures de la manifestation sont plutôt calmes, c’est aux alentours de midi que les forces de l’ordre resserrent la vis. Les gendarmes mobiles ne souhaitaient pas un nouvel épisode « Banque de France », dont le portail à failli, une fois encore, partir en fumée. Les lignes de gendarmes mobiles sont beaucoup plus vindicatives que les dernières semaines et courent cette fois sur des dizaines de mètres. La BAC vient plus rapidement au contact. La présence matinale du maître ne semblait finalement pas sans conséquence sur ses chiens.

Sur le « lynchage » de LCI

C’est vers 13h qu’advient l’événement qui défraie la chronique encore aujourd’hui et qui a occulté une bonne part des événements de la journée. Place de l’Hôtel de Ville, alors que les gilets jaunes en étaient à leur troisième tour de la ville et à leur dixième kilomètre de marche, une pause s’impose. Une équipe de cameramans, rôdant au milieu de la foule est huée. À l’image de BFMtv la semaine passée, ils sont conviés de s’éloigner du cortège car leur présence n’est pas désirée. En effet, les grands médias sont considérés quasi-unanimement par le mouvement comme des rouages du gouvernement, comme des producteurs de désinformations ou de simples relais des mensonges étatiques.

https://twitter.com/William_Lacaill/status/1084058180857069568?ref_src=twsrc%5Etfw%7Ctwcamp%5Etweetembed%7Ctwterm%5E1084058180857069568&ref_url=https%3A%2F%2Factu.fr%2Fnormandie%2Frouen_76540%2Fvideos-equipe-lci-journalistes-agressee-acte-ix-gilets-jaunes-rouen-passe_20803881.html

Plutôt que de s’éloigner comme exigé par la foule, les agents de sécurité de l’équipe de LCI sortent une matraque télescopique. C’est à ce moment qu’ils sont confondus avec des policiers en civil de la BAC. Il faut bien avouer que quatre individus, plutôt grands, équipés de casques, de lunettes de ski, de matraques et de plaques tricolores autour du cou peuvent laisser quelques doutes sur la profession de ceux-ci, quand ils se disent journalistes. La situation s’envenime. Des coups pleuvent. Des manifestants aident l’équipe à s’enfuir.

L’équipe de sécruité de LCI samedi 12 janvier à Rouen
Une équipe de la BAC à Paris samedi 12 janvier

Il n’en fallait pas plus pour livrer du pain béni aux chroniqueurs et d’en faire le nouveau scandale des gilets jaunes : « dérive totalitaire », « déferlement de haine »… Si les coups n’étaient pas nécessaires pour les expulser du cortège, et qu’il ne faut pas confondre simples pigistes et éditorialistes, nous comprenons la volonté des gilets jaunes de tenir à distance, dans certaines situations, les caméras des journalistes qui travaillent à discréditer le mouvement depuis deux mois maintenant.

« On déclarera nos manifs quand ils déclareront leurs revenus »

Au quatrième samedi de manifestations consécutives, les rendez-vous rouennais charrient dorénavant des milliers de gilets jaunes expérimentés au maintien de l’ordre à la rouennaise. Éviter la rive gauche et même les quais, ne pas traîner trop longtemps sur les grands boulevards, se retrouver quoi qu’il arrive à l’Hôtel de ville font partis des évidences acquises ces dernières semaines. Une fois de plus, le parcours totalement improvisé et imprévisible nous a traîné, parfois au pas de course, sur une bonne vingtaine de kilomètres.

Le centre ville de Rouen regorge de symboles du pouvoir. La Banque de France en a déjà fait les frais mais samedi de nouvelles cibles logiques se sont imposées. Les commissariats, la caserne de gendarmerie et le palais de justice ont cette fois été visés. Le commissariat de la place Beauvoisine et les locaux de la police municipale rue Orbe ont échappé de peu aux flammes. Quelques vitres du bureau du procureur de la République ont, elles, été brisées.

Toujours avec spontanéité et intelligence collective, agrémentés de gestes de détermination dissuadant parfois la police de s’approcher, le cortège est resté massif et dynamique jusqu’aux alentours de 18h. Les derniers réfractaires, élancés dans une manifestation nocturne, étaient pourchassés par des colonnes de fourgons de gendarmes mobiles suivis de près par deux étranges fourgons banalisés (un blanc et un bleu) soupçonnés d’appartenir à la BRI (ou du moins, d’un escadron de BAC ne venant pas de Rouen).

De nouveaux blessés et des arrestations sont à déplorer. Un nouvel acte est déjà prévu : Acte X. Mais avant ça, Bourgtheroulde !

Photos (nombre d’entre elles proviennent du Paris Normandie) :

 

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Le maire, seul élu à progresser, en terme de confiance, sur fond de remise en cause des institutions

Le maire conserve – et de loin – son fauteuil de personnage politique préféré des Français, rapporte l’AMF. Selon le Baromètre de la confiance politique, publié hier par le Cevipof (Sciences Po), les Français sont 58 % (10 % « très confiance » ; 48 % « plutôt confiance ») à lui faire confiance. Seul personnage politique à dépasser la barre des …

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Le soulèvement de l’homme ordinaire

Éric Vuillard, lauréat du prix Goncourt 2017 pour L’ordre du jour, auteur en 2016 de l’épique 14 juillet, ode au soulèvement de la « foule haineuse » des casseurs sans-culottes parisiens de 1789, publie cette semaine La guerre des pauvres, court récit en forme de voyage à travers les premières révoltes contre le monde moderne, entre l’Angleterre du XIVe siècle et l’Allemagne du XVIe.

Il y a vingt ans, en 1999, le collectif italien Luther Blissett faisait paraître sur le même sujet le roman Q (traduit en français sous le titre L’Œil de Carafa) qui avait alors captivé une autre génération de révoltés, celle qui s’était mobilisée contre le G8 de Gênes en 2001 et les autres grands sommets du capitalisme triomphant du tournant du siècle.

Il est significatif qu’à vingt ans d’écart, un même attachement à « l’histoire des vaincus » ait conduit des auteurs si différents à se pencher sur un épisode aussi lointain, du moins à première vue, que la Guerre des Paysans allemands, entre 1524 et 1526. Cet épisode, également connu sous le nom de Erhebung des gemeinen Mannes – le soulèvement de l’homme ordinaire –, nous concerne cependant au plus haut point, parce que son apparente défaite n’a été au fond qu’une interruption.

Qui est ce mystérieux protagoniste ? « L’homme ordinaire » n’est-il pas l’atome de base de la « majorité silencieuse », de « la France qui se lève tôt », des « gens normaux » qui travaillent, votent et se taisent ? N’est-il pas l’uomo qualunque du mouvement poujadiste italien du même nom ? N’est-ce pas à lui que le pouvoir fait appel lorsque l’ordre vacille et doit être rétabli, à coup de répression ou à coup d’élections ? C’est sans compter sur le fait que « ce bon peuple de Dieu, qu’on invoquait depuis toujours, ce bon peuple muet, pitoyable et consentant » peut parfois se transformer en « un autre, plus envahissant, plus tumultueux, un peuple pour de vrai. »

D’où vient ce soulèvement de l’homme ordinaire ? Quelle est la cause profonde de sa rébellion, puisque le dernier impôt venu – « la corvée, les censives, les dîmes, la mainmorte, le loyer, la taille, le viatique, la récolte de paille » ou plus près de nous, la taxe sur la carburant –, n’est que la goutte d’eau qui fait déborder un vase déjà trop plein ? Dans un article sur le soulèvement iranien de 1978, Michel Foucault répond à cette question de façon lapidaire : « l’homme qui se lève est finalement sans explication ». Pour Vuillard, « les faits sont ainsi, ils ont lieu quand ils veulent », et « les exaspérés jaillissent un beau jour de la tête des peuples, comme les fantômes sortent des murs ».

Ces formules simples et lumineuses balaient le fatras d’analyses, commentaires, interprétations et décryptages que débitent à longueur de journée les cohortes de sociologues, journalistes et experts patentés invités sur les plateaux de télévision et dans les colonnes des grands et petits journaux lorsque la foule toujours refoulée envahit à l’improviste la scène de l’histoire. N’oublions pas que le travail de ces « gratte papier à toque rouge » – qui revêtent aujourd’hui plus volontiers le costume gris – consiste à « délibérément effacer la mémoire de ceux qu’on persécute », que leur triste besogne est d’« accepter d’écrire faux ».

Il existe heureusement d’autres voix, comme celle d’Éric Vuillard. Leur tâche n’est pas de « rétablir la vérité », d’opposer la solidité des faits historiques aux torrents de bobards officiels. « Les histoires vraies, personne ne sait en raconter ». Vuillard reconnaît sans cesse, dans La guerre des pauvres comme dans 14 juillet, qu’à propos de telle ou telle journée, sur tel ou tel personnage, on ne sait rien, ou si peu de choses. Sa méthode consiste à retrouver, deviner, reconstruire, à partir des archives incomplètes, entre les fragments et les rumeurs, sous la couche des « légendes scélérates », les « éclats de vérité » disséminés ou ensevelis sous le mensonge et de relier les points, comme dans un livre d’enfant, pour faire apparaître une autre image.

Contrairement à un préjugé tenace, « l’utilité de l’histoire pour la vie » n’est pas « d’éclairer le présent ». Les romans d’Éric Vuillard, qui se déroulent tous dans le passé, ne sont pas l’œuvre d’un de ces « hommes historiques » dont Nietzsche se moque en ces mots : « ils regardent en arrière pour comprendre le présent, par la contemplation du passé, pour apprendre à désirer l’avenir avec plus de violence. Ils ne savent pas combien ils pensent et agissent d’une façon non-historique ». Pourquoi donc alors, si ce n’est pour en tirer des enseignements pour aujourd’hui, s’intéresser au sort sort de ces miséreux de Souabe, de Bohême ou d’Alsace, massacrés par les armées des Princes il y a presque cinq-cents ans ?

Il ne s’agit pas de chercher dans le passé des éléments pour mieux analyser le présent, mais d’abolir la distance historique artificielle qui nous sépare d’eux. C’est ce « saut du tigre dans le passé » qu’accomplit Éric Vuillard dans ses romans, par des changements soudains de registres, des anachronismes de langage, des télescopages inattendus qui traversent les siècles. Nul besoin d’une DeLorean à convecteur temporel pour ces voyages dans le temps, puisque les héros oubliés dont nous suivons les péripéties sont, en un certain sens, sans âge. Ils sont, dans leur inactualité, nos contemporains. Le soulèvement de l’homme ordinaire est toujours d’actualité. « Ça n’est jamais fini. »

Comment ne pas entendre dans cette description du quotidien des insurgés de Londres en 1380 une évocation de l’ambiance sur nos rond-points certains soirs : « les nuits sont pleines de fêtes, d’alcool et de musique, la vie passée semble se dissoudre, l’autorité s’effondre » ? Et que dire de cette version de 1524 du fameux « Emmanuel Macron, on vient te chercher chez toi », retrouvée dans une lettre adressée par Thomas Müntzer à son adversaire le comte Ernest de Mansfeld « Misérable sac à asticots […], si tu n’acceptes pas de t’humilier devant les petits, sache que nous avons un ordre immédiatement exécutoire, je te le dis ; le Dieu éternel et vivant a promis que nous t’arracherions de ton siège avec toute la force qui nous est donnée. » Dans la même missive, Müntzer ne fait aucun mystère des intentions de la foule émeutière, une fois atteint l’Élysée de l’époque : « ton nid sera mis en pièce et écrasé ».

Photo : Cyril Zannettacci / Agence VU

La guerre des pauvres, menée par l’homme ordinaire contre les Princes et l’Église corrompue, n’est pas seulement une affaire d’anonymes. Le roman a même un personnage principal, dont la vie fut racontée déjà par Friedrich Engels en 1850, Karl Kautsky en 1895 et Ernst Bloch en 1921. Son nom : Thomas Müntzer, « armé du glaive de Gédéon », comme il signe lui-même ses lettres incendiaires, « théologien de la révolution » pour Bloch, enfant terrible de la Réforme, un homme en colère, qui « veut la peau des puissants ».

Sous la plume de Vuillard, le nom de Müntzer n’est pourtant guère celui d’un homme exceptionnel, d’un événement unique, d’une tête qui émerge de la foule du commun C’est simplement l’un des innombrables noms du même spectre qui semble depuis toujours hanter l’histoire des révoltés. Il est une nouvelle version, pour l’Allemagne du XVIe siècle, du révolutionnaire anglais Jack Cade, qui guida le soulèvement des communes du Kent en 1450, en qui déjà John Ball et Wat Tyler, émeutiers opposés à la poll tax de 1380, se « réincarnèrent ». Et eux-mêmes étaient des réincarnations de John Wyclif, qui traduisit la Bible en anglais et sema en son temps le désordre social. Et ainsi de suite. Certes, chaque incarnation historique de cette sorte d’âme éternelle en guerre contre l’injustice, aux multiples visages, qui transmigre d’un corps à l’autre à travers les siècles, diffère sur certains points de la précédente, mais toujours se nourrit de la haine des pouvoirs qui voudraient l’étouffer : « plus l’autorité semble unanime et plus les voix sont singulières ».

Ces corps humains, illustres ou anonymes, dans lesquels s’incarne un souffle insurrectionnel qui les précède et les dépasse, qui se battent, souffrent et finissent le plus souvent décapités, pendus, ou rôtis sur un bûcher, ne sont pas les seuls véhicules du devenir historique auxquels Éric Vuillard donne voix. Le texte des Évangiles que Müntzer cite en allemand – et non plus en latin – et auquel il ne fait au fond qu’ajouter « un point d’exclamation », ou encore le procédé technique de l’imprimerie, dont la description constitue sans doute l’une des plus belles pages du livre, sont des personnages à part entière, des agents historiques qui ne sont pas seulement les accessoires en toile de fond d’une aventure essentiellement humaine. Dans 14 juillet déjà, c’était une simple collection de planches en bois, transportée au milieu de la nuée humaine, depuis un atelier du Faubourg Saint Antoine pour pouvoir franchir les douves de la Bastille, qui faisait basculer l’histoire en servant littéralement de pont entre l’Ancien régime finissant et le nouveau monde plein de promesses de la Révolution. Dans L’ordre du jour, l’histoire de la firme Opel nous rappelait que les entreprises, ces étranges « personnes morales », artefacts idéologiques devenus autonomes, avaient fini par soumettre à leur volonté les pantins humains et leurs éphémères constructions politiques, les États.

Qu’il s’agisse de décrire la bassesse, la lâcheté ou simplement la médiocrité des « grands hommes » dont le nom est resté dans l’Histoire – cruels administrateurs coloniaux régnant sur un pays vaste comme l’Europe dans Congo, fiers maréchaux sûrs de leurs plans menant des peuples entiers à l’abattoir de la guerre totale dans La bataille d’Occident, conquérants et aventuriers traversant les mers et gravissant les Andes pour exterminer les Incas au nom de la plus grande gloire de Dieu et de l’Espagne dans Conquistadors, pionniers de l’entertainment occupé à transformer les indigènes menaçants du Far West en bêtes de foire dans Tristesse de la terre, capitaines d’industrie se couchant docilement devant Hitler dans L’ordre du jour – ou au contraire d’exalter le caractère héroïque du sujet collectif des sans-nom, des sans-grade, des sans-dents – comme dans 14 juillet ou La guerre des pauvres –, les livres d’Éric Vuillard ne sont jamais de simples témoignages des horreurs du passé, ou des stèles élevées aux martyres de la Cause. « Le martyre est un piège pour ceux que l’on opprime ». Les humiliés et les offensés du passé ne demandent pas qu’on les pleure mais exigent qu’on les venge. Que l’on s’empare de leur souvenir, à l’instant du danger, pour continuer leur combat. « Seule est souhaitable la victoire, je la raconterai » conclut Éric Vuillard.

Ce récit à venir commence peut-être avec ces quelques lignes, lues le 13 décembre dernier à la Bourse du Travail de Paris, à l’occasion d’un débat intitulé « Contre la dérive autoritaire du régime » :

« Le temps est orageux. Tous les indices concordent. Même les experts semblent soudain douter de leur savoir. Nous assistons, sur fond d’angoisse planétaire, à des soulèvements auxquels leur fréquence donne l’allure d’une nécessité. On dirait qu’une idée est en train de faire le tour du monde. Partout, dès qu’il entre en action, l’homme ordinaire recourt à une démocratie spontanée pour organiser la prise de parole et de décision. Cet usage de la démocratie est conforme au penchant égalitaire dont je pense que l’immense majorité a fait, aujourd’hui, l’une des bases de son catéchisme.

Les hommes sont égaux. Malgré les jouissances de l’image et de la marchandise, et peut-être même un peu grâce à elles, l’idée d’égalité fait donc son chemin. La leçon bourgeoise, qu’on croyait inoffensive et destinée aux seuls possédants, s’est inoculée en l’homme au-delà de toute espérance. Voici la bonne nouvelle. Désormais, dans un environnement politique décomposé, je crois qu’on peut faire fond sur cette idée : chaque homme sait à présent qu’il en vaut n’importe quel autre.

La police et la magistrature sont bien emmerdées. Leur métier est de repérer des responsables, de désigner les meneurs, puis de les incarcérer, pour en finir. Elles sont à présent aussi démunies que l’armée française face aux communistes immergés dans le peuple jaune. Comme l’armée, la police y voit une technique de combat, une stratégie. Elle les trouvera, les chefs qu’on dissimule. Et s’il n’y en n’a pas, ou qu’elle ne parvient pas à les trouver, elle en inventera, ça fera bien l’affaire.

Mais non. Les chefs manquent. Le désir a structure de manque, à ce qu’on dit. Il faut croire que le désir politique a changé. Cherchant les chefs, les agités, les meneurs, les casseurs, la police réprime. Elle arrête parfois beaucoup de monde : coups de filet, arrestations préventives. Le droit fait le reste. Bientôt, un pot de chambre deviendra une arme par destination. C’est qu’ils n’ont pas tout à fait saisi que la figure héroïque s’était dissoute dans la masse.

C’est ce que nous sommes, ce soir, venus leur dire. Salut à tous. »

Éric Vuillard

Éric Vuillard, La guerre des pauvres, Actes Sud, 2019, 68 p., 8,50 €

Pour aller plus loin sur la Guerre des paysans allemands :

Luther Blissett, L’œil de Carafa, Seuil, 2001, 750 p.

Ernst Bloch, Thomas Münzer, théologien de la révolution, Les Prairies Ordinaires, 2012, 301 p.

Yves Delhoysie et Georges Lapierre, L’incendie millénariste, Os Cangaceiros, 1987, 318 p.

Friedrich Engels, La guerre des paysans en Allemagne, Ampelos, 2017, 196 p.

Maurice Pianzola, Thomas Munzer ou La guerre des paysans, Héros-Limite, 2015, 270 p.

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Rouen : l’acte 9 des gilets jaunes en images ! (vidéo)

Une quatrième manifestation mouvementée ce samedi à Rouen. Toujours plus de monde malgré un dispositif policier revu à la hausse. L’inspection des troupes au petit matin par le coach Laurent Nuñez, secrétaire d’État auprès du ministre de l’Intérieur, n’aura pas suffi à empêcher les débordements.

« Si vous transformez les rues en stade, vous étonnez pas qu’on tire sur les gardiens »

Allez les jaunes !

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Gilets violés

Gilets violés Que restera-t-il de cette violence ? Légitime pour les uns liberticide pour les autres . Ce troisième tour de la présidentielle prend ses racines dans le peuple des invisibles ,insoumis et adhérents du front national. Il exprime son désespoir...

BUONE ANNAÉE !!

NAS BOUONE ANNAEE 2019

Normandie Axe-Seine vous présente ses meilleurs vœux et vous souhaite une
BUONE ANNAÉE 2019 

 

SVK in

Steeve Kowalski,
Président de Normandie Axe-Seine

www.normandie-axe-seine.com

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À NOTER SUR VOTRE AGENDA : pour bien débuter l’année, nous aurons le plaisir de vous retrouver le mardi 29 janvier 2019, Gwenahel Thirel viendra nous présenter son prochain livre « Normandy Viking Spirit ».

et pour bien commencer 2019…

Nous vous souhaitons une belle année artistique !!! Venez voir les comédiens amateurs à St Léger ! Allez voir les comédiens professionnels dans les salles de la Métropole ! Pour bien commencer l'année, nous vous proposons une comédie dramatique osée samedi...

Mes permanences mobiles en circonscription

A compter de février 2019, 30 dates ont d’ores et déjà été
retenues pour permettre à TOUS les habitants de la 9ème
circonscription d’échanger avec leur député, de me faire part de leurs
préoccupations et des projets qui animent notre territoire.

Je serai donc présente en permanences mobiles à Goderville, Saint-Romain-de-Colbosc, Bolbec et Fauville-en-Caux aux dates indiquées ci-dessous :

Bolbec – Salle Jean Jaurès
A Goderville, Bureau des permanences à la Mairie

Pour Fauville-en-Caux, attention, la permanence du 15 février est annulée.

Mairie de Fauville-en-Caux rez-de-chaussée

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Plus de 90% des amendes des radars financent la lutte contre l’insécurité routière

 À quoi sert l’argent des radars automatiques ? Pour la seconde année, la réponse à cette question est développée en détails dans un rapport officiel annexé au Projet de loi de finances de l’année 2019.  Selon ce rapport, la quasi-totalité de cette somme (91,2%), soit 924,5 M€, a bien été consacrée à la lutte contre l’insécurité routière, …

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VIDÉOS. Les Gilets Jaunes de l’Eure (27) à l’épreuve des arrêtés préfectoraux.

Depuis le mois de décembre, les arrêtés préfectoraux pleuvent sur le département de l’Eure. Ceux-ci interdisent les rassemblements et manifestations, notamment dans le cadre de la mobilisation des Gilets Jaunes. Ils ont donné lieu à de nombreuses évacuations de ronds-points par les autorités. Dorénavant, la simple présence de Gilets Jaunes aux abords d’une route les expose à des peines allant jusqu’à 6 mois d’enfermement et 7500 € d’amende.

Les GJ du 27 ont alors organisé une action devant la préfecture d’Évreux ce mercredi 9 janvier. Ils étaient près de 150 à venir de toute la normandie et parfois de plus loin. Leur objectif ? Faire pression sur le préfet pour faire retirer purement et simplement ces arrêtés. Sa réponse ? Envoyer son escadron d’intervention pour faire lever le blocage à coups de matraques et gaz lacrymogène.

IMPORTANT : La vidéo partagée sur facebook à propos du sapin enflammé a pu en choquer certains. Il est nécessaire de regarder entièrement notre reportage pour comprendre dans quel contexte ce geste a pu avoir lieu. Ce sont bel et bien les forces de l’ordre et leurs armes qui placent le niveau de violence et non ceux qui par différents moyens tentent de faire valoir leur droit de manifester.

Depuis décembre 2018, les arrêtés prefectoraux interdisant les rassemblements et manifestations dans l’Eure mettent à mal les occupation de ronds-points. C’est sans compter sur la détermination des GJ de la Heunière. Ils construisent une cabane de 50m² sur un terrain privé et s’installent pour une durée indéterminée. Ils envisagent également de venir sur Rouen pour l’acte 9 de la mobilisation et d’accueillir Macron comme il se doit mardi prochain dans le département du 27.

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Co-construire avec les citoyens

Depuis le mois de novembre 2018, les Français ont exprimé la volonté forte de replacer au centre de notre République une plus grande concertation et une meilleure prise en compte des préoccupations quotidiennes qu’ils rencontrent : se chauffer, se déplacer, se former. Ainsi, dans l’après-midi du samedi 24 novembre, alors qu’à Fécamp, le hareng-roi était joyeusement célébré dans le quartier du port, je pris la décision d’aller à la rencontre de ceux que l’on appelle les #giletsjaunes. Je suis allée à leur rencontre sur les ronds-points. Mon objectif était ambitieux : je souhaitais me rendre sur tous les ronds-points de la circonscription. En réalité, je n’eus le temps de rejoindre que 5 rassemblements.

Ce samedi après-midi du mois de novembre 2018, je suis allée réaffirmer à ces gens que je les entends, écouter tous ces mots qu’ils taisent. J’ai entendu des mots durs, violents, bruts, j’ai entendu leurs craintes, leurs peurs, mais aussi et cela était inattendu des mots de réconfort et une solidarité féminine.

Depuis ce samedi de novembre,
outre la réunion du vendredi 7 décembre qui m’a amenée à rencontrer certains
habitants de Bolbec, Goderville et Fécamp, investis dans le mouvement dit des
Gilets jaunes, une vingtaine d’habitants ont obtenu un rendez-vous à la
permanence en circonscription pour me faire part de leurs préoccupations et
réclamer mon aide afin d’améliorer leurs situations.

Une quarantaine de personnes nous ont joints par téléphone ou par mail. Et les premiers cahiers de doléances m’ont été transmis.

A chaque fois, les rencontres
ont mis en exergue trois thématiques majeures : l’emploi, la formation et
les solidarités. Plus généralement se posait la question de l’accès de chacun
aux services assurés par nos administrations ou nos grands organismes publics.

Dès la fin du mois de décembre,
je me suis donc rapproché de trois acteurs-clefs pour soutenir les demandes de
mes concitoyens : le réseau associatif, les travailleurs sociaux et le
Pôle Emploi. En ma qualité de Députée, représentant l’intérêt de tous les Français,
je m’engage à m’assurer que chaque situation est suivie par les services
publics compétents et à jouer, si nécessaire, un rôle d’intermédiaire afin d’encourager
le rapprochement des citoyens avec nos administrations.

La
perspective du grand débat national se trouve dans la continuité des dialogues
que j’ai entamés depuis le début de mon mandat : qu’il s’agisse des tables-rondes
préalables aux projets de lois et décrets (programmation pluriannuelle
énergétique ou projet de loi portant sur l’économie circulaire prévu en 2019)
ou des permanences mobiles que j’effectuerai en 2019 à Saint-Romain de Colbosc
et Bolbec (j’attends encore le retour de Goderville et Fauville-en-Caux), l’esprit
de concertation, de co-construction a toujours été au cœur de mes engagements.

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Saint-Pierre des Marins 2019

Les 2 et 3 février 2019
Le week-end prochain, les 2 et 3 février 2019, Fécamp fête la Saint-Pierre des Marins ! Cette année encore, les festivités seront organisées par l'Association des Terres-Neuvas, pour commémorer les marins morts ou portés disparus en mer. Les services culturels de la Ville de Fécamp se sont également mobilisés autour de cet évènement.
Tout le programme du week-end
Du 2 au 28 février Exposition « J'étais sur le Shamrock ! » Proposé par le service Archives Patrimoine (voir détails (...)

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