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Renouveau urbain à la Cité des familles

Samedi 19 janvier, la Ville organisait une balade urbaine dans les quartiers de la Cité des familles et des Bruyères pour présenter l'ensemble des opérations de réhabilitation et de reconstruction en cours et à venir. Un programme porté par les bailleurs sociaux ICF Atlantique et Habitat 76 pour un total de 541 logements. À la charnière des territoires de la commune, entre la rue Pierre-Semard, la rue des Coquelicots, la rue des Anémones et la rue des Platanes, le paysage n'en finit pas d'évoluer depuis 2017. Accompagnés par la Ville, les bailleurs sociaux ICF Atlantique sur la Cité des familles et Habitat 76 au sein du quartier des Bruyères ont engagé de vastes programmes de réhabilitation, de démolition et de reconstruction. La balade urbaine organisée par la Ville, samedi 19 janvier, constituait une occasion de dresser un premier bilan et d'apporter des réponses aux questions des habitants et de Stéphanais en puissance. Au fil de la promenade, conduite collectivement par le maire Joachim Moyse, le député Hubert Wulfranc et le président du Département Pascal Martin, les représentants d'ICF Atlantique et d'Habitat 76 ont pris le temps de présenter leurs programmes respectifs. La première halte a eu lieu rue des Coquelicots, à deux pas de la salle festive. Les vues d'architectes présentées aux participants permettaient alors de mieux se projeter dans l'avenir et d'imaginer qu'à la place des terrains vides aujourd'hui pas moins de 85 logements verraient le jour à l'horizon du premier trimestre 2020 avec à la fois des pavillons et des collectifs. Un temps aussi pour découvrir les sept maisons suédoises réhabilitées entre septembre 2017 et novembre 2018. Isolation thermique par l'extérieur, isolation des combles, remplacement des portes d'entrée, des volets battants...chaque maison a été traitée de manière distincte tout en préservant leur singularité qui fait partie du patrimoine stéphanais depuis 1947. Un peu plus loin, en remontant la rue Pierre-Semard vers la rue de Stockholm, les travaux engagés par le bailleur social Habitat 76 permettait de distinguer la partie réhabilitation sur Bruyères II pour 136 logements et la partie reconstruction de 100 logements après la démolition de 66 logements sur Bruyères I. Au cœur de ce programme, réparti entre des pavillons et des collectifs et qui devrait être achevé entre janvier et mars 2020, Habitat 76 a souhaité réaliser une chaufferie biomasse destinée à alimenter les immeubles sur Bruyères I, II ainsi que sur Bruyères IV. Cet ultime programme concerne la construction de 89 logements répartis entre 21 pavillons et 58 collectifs. La livraison prévisionnelle de ce nouvel ensemble est prévue pour le premier trimestre 2021. Au terme de cette visite, le maire Joachim Moyse a souhaité rappeler que la Ville se félicitait de « la qualité des opérations portées par les bailleurs sociaux avec l'ambition d'offrir une vie meilleure aux habitants grâce à des programmes de rénovation et de construction pour une meilleure isolation, des économies d'énergie et un confort d'usage. Un coût certes au départ mais qui doit permettre d'atténuer les hausses de charge à moyen et à long termes. » Dans le même temps, le maire a rappelé l'importance de la mixité dans ces offres de logements qui permet« de mixer les populations entre les anciens et les nouveaux habitants. ». Autant d'éléments qui participent de l'attractivité de la Ville avec une proximité des écoles, des commerces et des transports en commun. Enfin, Joachim Moyse a souligné son intention de favoriser les rapports de proximité avec les bailleurs sociaux alors que la réforme de la loi Élan tend à les contraindre à fusionner ou à s'adosser à des groupes plus importants. À terme, ces démarches risqueraient de les conduire "à perdre tout contact avec les réalités de terrain". Une éventualité que la Ville refuse d'envisager, attachée à demeurer à l'écoute des besoins des habitants.

RCUS FORGES-SEP BLANGY

RCUSF 20-12 SEPBB

Forges remporte le derby!

Le derby s’annonçait chaud entre Forges et Blangy. Un match retour aux saveurs de revanche pour le RCUSF qui voulait effacer la défaite 22-15 encaissée à Blangy, le 07 octobre dernier. Alors, ce dimanche 20 janvier 2019 après-midi, sur leurs terres, au stade Camille Planelles, lors de la 8e journée du championnat 3ème/4ème série, les Forgions n’ont pas fait de cadeau aux joueurs du SEPBB.

Forges s’est imposé sur le score de 20à 14, signant ainsi une deuxième victoire en championnat. Un résultat qu’il faudra confirmer dimanche prochain à Barentin.

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Classement 3ème/4ème série
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COCASSE: La sauvegarde de la langue normande fait causer Hervé Morin et Nicolas Mayer-Rosignol

Moins cocasse: Paris-Normandie change le titre de son article qui est, désormais, celui-ci:

Le patois normand en danger, la Région Normandie décide de lancer un vaste plan de sauvegarde

La Région Normandie a annoncé samedi 19 janvier 2019 le lancement d’un vaste plan de sauvegarde de la la langue normande. Un plan qui délie les langues de l’opposition socialiste à la Région.

PUBLIÉ LE 20/01/2019 À 16:45

MIS À JOUR LE 21/01/2019 À 08:24

https://www.paris-normandie.fr/actualites/politique/le-patois-normand-en-danger-la-region-normandie-decide-de-lancer-un-vaste-plan-de-sauvegarde-HJ14480124

La Région Normandie a annoncé samedi 19 janvier 2019 le lancement d’un vaste plan de sauvegarde de la la langue normande. Un plan qui délie les langues de l’opposition socialiste à la Région.

Devant plus de 150 acteurs institutionnels, associatifs et éducatifs réunis samedi 19 janvier à l’Abbaye-aux-Dames à Caen pour un colloque sur le « Parler normand », organisé par la Région avec le concours de la Fédération des Associations pour la Langue Normande (La FALE), en présence de Jonathan Le Tocq, Député et Ministre des Affaires Etrangères de Guernesey, Hervé Morin, Président de la Région Normandie, a annoncé la mise en œuvre d’un plan d’actions régional pour la sauvegarde et la valorisation de ce patrimoine immatériel normand.

« On dit que la langue normande est moribonde. Quand on connait la multitude des initiatives, on voit qu’il y a encore beaucoup de vitalité. On a en Normandie un héritage culturel important et il appartient à la Région de lui donner un nouvel élan. J’aimerais notamment que le normand soit réintroduit dans les écoles primaires, qu’il y ait une option normand dans les collèges, les lycées et je le proposerai au rectorat. C’est un plan ambitieux et il nous faudra beaucoup d’énergie, de passion et du collectif pour y arriver » a déclaré Hervé Morin.

« Les îles anglo-normandes ayant fait partie du duché de Normandie jusqu’en 1204, elles ont hérité des traditions, des coutumes et bien sûr de la langue. Etre présent aujourd’hui pendant ce colloque pour valoriser et promouvoir la langue normande était une évidence. Nous agissons avec fierté aux côtés de nos « cousins » normands pour mettre en valeur notre patrimoine commun » déclare Jonathan Le Tocq, Député et Ministre des Affaires Etrangères de Guernesey.

Le normand est parlé aujourd’hui par 30 000 personnes du Pays de Caux aux îles anglo-normandes. C’est une des principales langues d’oïl, classée parmi les langues « sérieusement en danger » par l’UNESCO.

La langue normande se scinde entre différents parlers. Des variations lexicales peuvent apparaitre à très peu de kilomètres de distance. On peut au moins distinguer le cotentinais (Cotentin), le brayon (pays de Bray : Seine Maritime et Oise), le cauchois (pays de Caux), le nord-cauchois, le Roumois et l’augeron (dans le pays d’Auge), aujourd’hui quasiment disparu.

Pour la première fois en Normandie, la Région a décidé de mettre en place une stratégie pour la sauvegarde et la valorisation du « Parler normand ». Ce nouveau plan d’actions se déclinera autour de 3 principaux axes :

1 – Sauvegarder la langue normande : La réalisation d’une enquête sociolinguistique sur la pratique du normand; Un recensement de tous les ouvrages sur le « Parler normand »; la création d’un atlas linguistique sonore; le financement d’un programme de recherche autour de ces questions; la création d’une académie de la langue normande comme autorité morale qui permettra de décliner les politiques et axes de préservation sur ce sujet

2 – Valoriser et développer le « Parler normand» : en lien avec le Rectorat et les collectivités locales, la Région va étudier l’opportunité de proposer des cours d’option aux jeunes; la Région encouragera le développement en lien avec les associations, des cafés normands, temps de rencontres sur les territoires

3 – Communiquer auprès du grand public : des stands gratuits sont mis à disposition des structures normandes ayant une activité dans le domaine du patrimoine immatériel durant le Festival de l’excellence Normande, « La Normandie Phénoménale », qui aura lieu du 12 au 14 avril 2019 au parc des expositions de Caen; la Région se propose d’accompagner l’installation de panneaux signalétiques en normand à l’entrée et à la sortie des communes

L’opposition crie à la dépense inutile

« Ce plan prévoit notamment que « des panneaux signalétiques en normand devraient aussi être installés à l’entrée et à la sortie des communes », écrit dimanche 20 janvier Nicolas Mayer-Rossignol. Si je comprends et partage l’intérêt de préserver et valoriser le patrimoine de notre région, je ne suis pas sûr que la priorité soit de dépenser de l’argent public pour financer des panneaux signalétiques en normand… Combien tout cela va-t-il encore coûter au contribuable?», président du Groupe des élus régionaux ‘Socialistes, Radicaux et Citoyens’ de Normandie. « Il me semble qu’en cette période, alors que des Normands dorment dans la rue et que nombre de familles n’arrivent pas à joindre les deux bouts, la collectivité régionale devrait plutôt se focaliser sur le pouvoir d’achat de nos concitoyens. Nous avons pour notre part fait plusieurs propositions concrètes: transports gratuits pour les demandeurs d’emploi, financement du permis de conduire pour les jeunes les plus modestes, pass santé car aujourd’hui beaucoup de Normands renoncent à se soigner faute de moyens; ’cout zéro’ des transports scolaires pour les familles, COP21 normande… Nous avons aussi proposé que la Région prenne des mesures d’urgence exceptionnelles pour les commerçants et artisans de Rouen, Caen, Le Havre, qui subissent de lourds préjudices depuis dix semaines maintenant. Tout cela me semble autrement prioritaire. La Région devrait être au service des Normands plutôt que de faire de la comm’, fut-elle normande.»


 

Commentaire de Florestan:

L’Etoile de Normandie a des archives… Et il semble que le rossignol soit tombé dans le panneau!

C’était le 18 juin 2015, à Pont-Audemer...

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http://normandie.canalblog.com/archives/2015/06/21/32247310.html


 

Sur sa page Facebook Laurent Beauvais en rajoute une couche et c’est bien dommage de la part de celui qui, à gauche, avait combattu pour obtenir la réunification de la Normandie:

https://www.facebook.com/laurent.beauvais.1884?__tn__=%2CdC-R-R&eid=ARAnnErCG914wPwCCE2t_XDBqrUrUyFtvYxjW-OnvqdjjBiG64mzg1fm2aRVHlpriNBpTjRM9eZmAP2u&hc_ref=ARRZRexaxFXcBFgxDzqpzAHlGqw3409sLW1v-4MIHftN-Z54aCZ2Sck7En3RxWCXOis&fref=nf

Laurent Beauvais: « Voila surtout à quoi la Normandie ne doit pas servir ! Singer la Bretagne et perdre le fil de l’urgence et de l’essentiel. »

Ma réponse à Laurent Beauvais:

Laurent je suis déçu!

Et plus encore à lire les posts suite à ton message… Faut-il en conclure qu’il y a désormais deux « point » Godwin dans un débat? Adolf Hitler et… l’identité normande?

« Tout ce qui est excessif est insignifiant » disait Talleyrand et il faudrait, enfin, que la question régionale soit pleinement réappropriée par la gauche notamment normande: quant à moi, celui qui m’a aidé à penser la question régionale normande à une époque où tout le monde ou presque à gauche s’en foutait, bien avant la réunification (hommage, en passant, à François Hollande) c’est Michel Rocard qui souhaitait dès 1966 l’affirmation d’une souveraineté sociale, économique et culturelle des régions avec son manifeste « il faut décoloniser les provinces ».

Il y a quelque chose que je ne comprends pas: pourquoi c’est bien de parler d’identité ou de langue régionale en Bretagne et pourquoi ce n’est plus bien d’en parler en Normandie?

Les censeurs trop occupés à dire ce qui est bien ou mal pour autrui prennent rarement le temps de nous expliquer pourquoi. Il est vrai que lorsqu’on est sûr de savoir ce que l’on dit ou pense ce n’est plus la peine de prendre le temps de l’expliquer… Alors tentons une explication de cet étrange paradoxe: en Bretagne, idéologiquement, le régionalisme est né à l’extrême droite au point de collaborer en partie avec les Nazis pendant la Seconde Guerre Mondiale avant de renaître… à gauche dans les années 1960 après une longue période de purgatoire.

En Normandie, alors que nous avons une région apaisée, évidente, tranquille , réunifiée avec le seul cas de coïncidence entre la région et la province, alors qu’il n’y a JAMAIS eu de séparatisme identitaire normand, chez certains qui, ici, se disent de gauche, l’idée régionale normande reste cataloguée à l’extrême droite sous prétexte d’un patronage, il y a quarante ans, du principal mouvement régionaliste par le douteux très douteux Jean Mabire!

Certains ici veulent donc pratiquer la reductio ad Mabirum comme d’autre pratiquent la reductio ad Le Penum ou ad Hitlerum et tant pis si François Mitterrand a été décoré d’une francisque par le maréchal Pétain à Vichy! Arrêtons avec les anathèmes: c’est avec cette bien pensance insupportable qu’une certaine gauche a perdu le contact avec le réel.

Tous les régionalistes normands ne sont pas au Mouvement Normand et tous les membres du Mouvement Normand ne sont pas d’extrême droite.

Moi je suis Normand, régionaliste normand et de gauche! Si si! c’est possible et je me sens très bien et je n’ai pas l’intention d’aller dans un camp de rééducation pour me faire soigner!

Enfin, parlons sérieusement du sujet de la langue normande pour te répondre, Laurent. Si tu avais eu la curiosité intellectuelle d’assiter au très intéressant colloque du 19 janvier 2019 à l’abbaye-aux-dames sur LES parlers normands, tu aurais constaté que le projet, justement, ne consiste SURTOUT PAS à singer le modèle breton comme tu le dis mais, au contraire, de tenir compte de la varité dialectale et lexicale des parlers normands et d’éviter un « normand chimique » identitaire comme fut pratiqué un breton artificiel dans les écoles Diwan des années 1970.

Le vrai objectif de cette nouvelle politique régionale en faveur de la langue normande est le suivant: à l’heure de l’uniformisation dans la mondialisation et le « baragouin » globish, c’est de permettre aux petits-enfants de communiquer dans le patois de leurs grands-parents avant qu’il ne soit trop tard! C’est une idée que je trouve très généreuse, très sociale que celle de sauver une transmission culturelle populaire: sur ce coup-là, désolé de te le dire mais Hervé Morin est plus à gauche que toi!

COUPE DE CROSS

COUPES DE CROSS PAYS DE BRAY

3ème étape à Neufchâtel samedi 2 février 

Combien seront-ils le 2 février sur les bords de la Béthune, à défendre leurs chances lors de la 3ème journée de la 49 ème saison des coupes de cross du Pays de Bray ? Fort nombreux comme à Conteville (343) et à Mesnières (265) et pourquoi pas avec de nouveaux coureurs n’ayant pas disputé les 2 premières journées, espèrent les 3 organisateurs que sont la ville de Neufchâtel, l’école Claude Monet et l’Amicale Neufchâtel Athlétisme. Alors que la ville de Neufchâtel mettra le terrain et le matériel à disposition, les enseignants et les parents d’élèves de Monet assureront la constitution des petits sacs aux arrivées, la restauration d’après course des participants et la tenue du stand « buvette et crêpes » au profit de la coopérative de l’école.

l’ANA quant à elle sera responsable de l’encadrement technique et sportif de la compétition. Maryline Hombecq nouvelle directrice du groupe scolaire et Catherine Sanson responsable en titre comptent également sur les parents et sur l’équipe enseignante locale afin d’encourager le maximum de petits neufchâtellois à courir à domicile. Si les 2 villes de Neufchâtel (519 pts) et de Forges les Eaux (426 points) semblent solidement accrochés aux 2 premières marches du classement général, la lutte pour la troisième place va par contre se jouer serrée entre les 4 SIVOS du Petit Bray (325 pts), de l’Eaulne (263 pts), de la Béthune (246 pts), et du Mont Arnould (245 pts). Derrière MOB (156 pts) et le nouveau SIVOS de l’Epte (126 pts) risque de concourir au coude à coude alors que Quiberville (105 pts) et Aumale ( 102 pts) vont tout faire pour demeurer dans le top 10 devant Bosc le Hard, Hanvoile, Caule Ste Beuve, Eawy et BBC… S’agissant de la dernière étape avant la finale du 16 mars à Sommery ou s’effectuera la remise officielle de toutes les récompenses, rappelons que comme l’an passé, en plus des classements habituels, la marque de fidélité, instituée en faveur des microbes est désormais étendue à toutes les catégories pour les concurrents ayant couru les 4 courses et n’étant pas déjà primés au titre du classement individuel.

Finale à Sommery

L’organisation de la finale du 16 mars prise en charge par la commune de Sommery en collaboration avec le club de l’ANA est déjà sur les rails. Aussi, afin de faciliter le lourd travail de collecte de récompenses auprès des élus et des villages participants, Nicolas Lorphelin et Daniel Corroy qui aideront à l’organisation de cette finale seront présents à Neufchâtel afin que vous puissiez déjà éventuellement les informer de vos intentions de dons. D’avantage de renseignements auprès de Daniel Corroy au 02 35 93 82 91.

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Hervé MORIN: L’OFFENSIVE REGIONALISTE

Editorial de Jérôme Besnard directeur de l’ACIP (Agence de Communication Interrégionale de Presse):

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http://www.acip-presse.fr/

 

Régionalisme : l’offensive d’Hervé Morin

L’ancien ministre de la Défense Hervé Morin, 57 ans, chef de file des élus indépendants du centre droit, se positionne de plus en plus sur le terrain du régionalisme offensif. En assistant à Caen le samedi 19 janvier à un colloque sur le parler normand, qui n’est pas un « patois » mais une déclinaison régionale de la langue d’oïl, le premier président de la Normandie réunifiée assume son programme de 2015 visant à conforter la culture normande. Président de l’association Régions de France depuis 2017, l’ancien député de l’Eure a multiplié les signes envoyés en faveur d’une France décentralisée et fédérale. Alors que les relations entre le Président de la République et le Président du Conseil exécutif de Corse, l’une des régions les plus autonomes de France, se tendaient, Hervé Morin a noué des relations étroites avec Gilles Simeoni, contribuant à une détente indispensable des relations avec la principale île méditerranéenne française.

Dans son combat pour la culture normande, Hervé Morin peut compter sur l’appui du Mouvement Normand dont le président, Emmanuel Mauger était présent à Caen samedi. Fondé en en 1969 par le journaliste et historien Jean Mabire, le député gaulliste Pierre Godefroy et le dirigeant étudiant Didier Patte, le Mouvement Normand a longtemps été dirigé par ce dernier, alors syndicaliste enseignant CFTC, président de la Caisse d’Allocation Familiales de l’Eure et membre du défunt Conseil économique et social de Haute-Normandie. Ayant obtenu la réunification de la Normandie, cette organisation milite désormais essentiellement pour le développement de cette région dans le respect de son originalité.

Le 19 janvier Hervé Morin a annoncé un certain nombre de mesures emblématiques pour dynamiser l’identité régionale normande : réintroduire le parler normand dans les écoles primaires, favoriser son enseignement dans les collèges et les lycées, institutionnaliser cette langue d’oïl  influencée notamment par le vocabulaire scandinave, favoriser la pose de panneaux « bilingues » à l’entrée des communes…

Les esprits chagrins y verront du particularisme rétrograde ou des dépenses inutiles mais les soutiens d’Hervé Morin voient là le moyen de développer les liens sociaux intergénérationnels et de préserver la spécificité des « pays » normands. Déjà, dès son élection difficilement acquise, Hervé Morin avait favorisé les relations entre la Normandie continentale, région française, et la Normandie insulaire aussi appelée îles anglo-normandes, dont le souverain n’est autre que la reine d’Angleterre, descendante de Guillaume le Conquérant, au titre de ses prétentions au duché de Normandie.

Il est clair que Hervé Morin, héritier politique de la tendance libérale de l’UDF souhaite aujourd’hui faire de sa région un laboratoire tocquevillien, en digne héritier du grand philosophe normand qui conjugua à merveille l’amour charnel pour sa petite patrie et son souci quotidien de la France. Un engagement qui pourrait faciliter sa réélection à la tête d’une région modérée  mais enracinée qui souhaite aujourd’hui pouvoir dialoguer avec ses homologues sans demander l’aval de Paris.

Jérôme Besnard

ROUEN – Récit, photos et vidéo de l’Acte X des Gilets Jaunes

Récit, photos et vidéos de l’acte X à Rouen.

Deux canons à eau

Pour le cinquième samedi consécutif, les gilets jaunes du 76 et 27 décident manifester à Rouen. C’est le dixième acte de la mobilisation et l’affluence ne faiblit pas dans les rues de la ville. C’est à la Cathédrale que le rendez-vous est donné et les chants résonnent toute la matinée. L’information circule : ce sont deux canons à eau de la CRS qui nous attendent aujourd’hui. C’est la première fois qu’ils sont déployés à Rouen dans le cadre du mouvement gilet jaune. La dernière fois remonte au mouvement de colère qui avait suivi l’affaire Théo (jeune homme violé par quatre policiers à Aulnay-sous-bois en 2017). De nombreux jeunes de la rive gauche de Rouen avaient alors exprimé leur soutien à la victime et des affrontements avec les forces de l’ordre s’étaient répétés plusieurs jours durant.

La commissariat, le palais de justice et le bureau du procureur de la République visés

Mais en cette matinée du samedi 19 janvier, la situation est calme. Le dispositif policier est passif et les gilets jaunes arpentent les rues de la ville. L’ambiance est au rendez-vous : inscriptions sur les murs, chants, pétards et fumigènes. Après le commissariat de la place Beauvoisine, le palais de justice et le bureau du procureur sont pris pour cible. Des bouteilles pleines de peinture éclatent sur les vitres, et le portail principal du palais est forcée sous les cris de « Amnistie pour tous les gilets jaunes ».

 

Durant la pause midi-casse-croûte, d’immenses banderoles sont hissées au sommet des échafaudages de l’Hôtel de ville. L’action est abondamment applaudie et impulse la deuxième mi-temps de la partie. Le cortège est énergique et la détermination palpable. La tension monte rapidement, notamment aux abords de la gare. C’est à ce moment que les forces de l’ordre font le premier sang : un gazage en règle sur la foule.

Une BAC remontée à bloc

La BAC intervient immédiatement, tout droit sortie de la rue du Donjon. À la différence des autres semaines, ils foncent sur la foule et s’en prennent au manifestant au corps-à-corps. Un coup de flashball part, et touche le dos d’un gilet jaune, à 5 mètres. La controverse actuelle sur cette arme ne semble pas suffire pour calmer son usage. La police continue de tirer, à bout portant, sur des personnes en train de fuir.

Le cortège reflue rue Jeanne d’Arc. Les lignes de CRS sont beaucoup plus oppressantes que les semaines passées et progressent vite. La BAC, remontée à bloc, parvient à prendre les devants et couper le cortège au niveau de l’espace du palais. La tête de cortège, relativement clairsemée, se retrouve prise en étau, au niveau de la Poste rue Jeanne d’Arc.

Une banderole saisie et une dizaine d’interpellations

Les bacqueux chargent et ne semblent poursuivre qu’un seul objectif : la banderole « Nous vivons pour marcher sur la tête des rois » qui leur a tenu tête trois manifestations durant. Ils parviennent à la saisir sur un « Choppez là ! ». Les gilets jaunes tentent d’échapper à l’étau policier comme ils peuvent, certains y parviennent par chance, en slalomant ou en se réfugiant dans la librairie l’Armitière. D’autres sont pris. On déplore une dizaine d’interpellations.

La manifestation, éclatée en différents cortèges disséminés partout en ville continuera à balader les forces de l’ordre pendant toute l’après-midi. Plusieurs centaines de gilets jaunes réussiront à se réagréger place de la cathédrale. Un grand feu de joie (de poubelles) est lancée. Les forces de l’ordre interviennent violemment, relançant la chasse aux derniers manifestants jusqu’en début de soirée. Barricades enflammées, quelques affrontements et de nouvelles interpellations seront les derniers éléments notables de cette journée.

Acte XI, Évreux ?

Si la mobilisation n’a pas faibli sur cet acte X à Rouen, les gilets jaunes semblent buter contre les limites des manifestations rouennaises. Le terrain est bien rôdé, côté manifestants autant que forces de l’ordre, ne laissant que peu de place à l’inattendu. L’absence de cibles et d’objectifs clairs fait défaut à la situation. La hantise de la blessure est dans toutes les têtes et entame le courage gilet-jaunesque malgré les équipements de défense largement utilisés.

La semaine prochaine, pour l’acte XI, de nombreux gilets jaunes de la région appellent à converger sur Évreux. Les arrêtés préfectoraux qui s’étaient abattues sur le département de l’Eure, interdisant les regroupements de gilets jaunes, ont été renouvelés par le préfet pour outrepasser la courte victoire judiciaire qui avait permis de les faire suspendre. Face à cette aberration les gilets jaunes du 27 sont remontés et comptent marquer le coup sur cette ville qui abrite la préfecture. L’envie de changer d’air se fait sentir pour les normands, et cet appel constitue une belle opportunité d’y remédier! Mais pas d’inquiétude, certains acharnés des manifs rouennaises battront tout de même le pavé dans la capitale normande samedi prochain.

Vidéo :

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EAWY BASKET SAINT-SAENS

EBSS 18-42 ROUXMESNIL U13F

Des maillots neufs pour les U13fémines

Samedi 19 janvier 2019, les U13 féminines de l’EB saint-Sans recevaient leurs horloges de Rouxmesnil Bouteilles, pour le compte de la 2ème journée du championnat département 3. Malgré des équipements neufs offerts par les sociétés POLIMETAL et EAWY ARCHITECTURE, les jeunes filles ont dû s’incliner 18 à 42.
Prochain match pour les U13 féminines à Saint Nicolas d’Aliermont le samedi 26 janvier.

Les Bois Brayons, partenaire pour les reportage photos ce samedi 19 janvier 2019
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EBSS 50-51 BOLBEC U18F

Défaite dans les prolongations pour les U18

Au terme d’une rencontre animée entre deux belles équipes de ce championnat U18, les filles de Bolbec se sont imposées en prolongation d’un petit point. Un match qui s’est joué à pas grand chose. Pour les filles de Ludovic Dumouchel, il faudra rebondir vite, et cela passe par un succès samedi prochain à domicile face à Offranville.

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Ou les jeunes vont-ils étudier après le baccalauréat : sur place ou dans d’autres académies ?

À l’entrée dans l’enseignement supérieur, 6 bacheliers sur 10 choisissent une formation dans une autre zone d’emploi que celle où ils étudiaient en terminale. Cette mobilité dépend de la diversité de l’offre locale de formation. Elle varie aussi selon l’origine sociale des jeunes, selon l’INSEE. Les changements d’académie à l’entrée dans l’enseignement supérieur sont en revanche moins …

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Discussion sur la révolution ukrainienne

Le mouvement populaire qui a soulevé l'Ukraine durant l'hiver 2013-2014, dit « Révolution de Maïdan », est un événement peu connu de l'histoire révolutionnaire récente. Souvent caricaturé comme un conflit entre pro-européens et pro-russes, puis considérée comme simplement fasciste, la révolte ukrainienne reste aujourd'hui mal comprise de ce côté-ci de l'Europe. Pourtant, de nombreuses similitudes la rapproche du mouvement qui bouleverse aujourd'hui la France : la révolte des Gilets Jaunes.

C'est dans ce contexte que nous invitons deux personnes ayant participées au mouvement ukrainien sur la place Maïdan, à Kiev. L'un est ukrainien et l'autre est française. Elle traduira la discussion.

C'est une très bonne occasion de se retrouver et de pouvoir échanger autour d'un événement révolutionnaire passé, et de prendre un peu de recul sur le mouvement des Gilets Jaunes.

Si vous le pouvez, avant de venir, regarder le magnifique reportage sur le sujet : Winter on Fire (disponible sur Netflix) (http ://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=239862.html)

Venez dès 18h. Ramenez de quoi grignoter.

lundi 21 janvier 18h à la conjuration des fourneaux 149 rue saint Hilaire Rouen.

Exposition « Peintures d’eau » à la galerie Bertran de Rouen

L'exposition « Peintures d'eau » à la galerie Bertran de Rouen. Antoine Bertran présentant le tableau : Rouen, la Dame Blanche dans le port des yachts - Albert LEBOURG (photo Rodolphe Corbin © Patrimoine Normand).

La galerie Bertran (Rouen) qui se consacre à l'école de Rouen et aux mouvements post-impressionnistes propose une nouvelle exposition sur le thème du « paysage ou l’émancipation de la peinture », visible jusqu'au 15 février 2019.


DATE : 
Du 7 décembre 2018 au 15 février 2019.
LOCALISATION :
ROUEN (76)

 

À travers 40 tableaux de peintres de l’École de Rouen, découvrez les nouvelles sources d'inspiration que sont les paysages, l'eau, la Seine, la Normandie pour les peintres des XIXe et XXe siècles. L'arrivée du chemin de fer et l'invention d'un nouveau matériel allégé et maniable, ont permis de peindre en plein air, sur le vif. L'eau, ses mouvements, ses effets, la lumière et la richesse des paysages de la Normandie, sont devenus de véritables muses pour ces artistes à la recherche de nouveaux motifs. Cette exposition est prometteuse de belles impressions…

André Lebourg - Rouen, la Dame Blanche dans le port des yachts

Albert LEBOURG (1849 - Montfort-sur-Risle / 1928 - Paris). Rouen, la Dame Blanche dans le port des yachts (© Galerie Bertran).

 

INFORMATIONS PRATIQUES :
 
Exposition « Peintures d'eau »
Du 7 décembre 2018 au 15 février 2019.
Entrée libre, du mardi au samedi de 10 h à 12 h et de 14 h 30 à 19 h.
Ouvert les dimanches et lundis sur rendez-vous (tél. : 02 35 98 24 06).
Visite virtuelle de l’exposition : ici

GALERIE BERTRAN
108, rue Molière
76000 ROUEN 
Tél. : 02 35 98 24 06
www.galeriebertran.com

 
Article publié dans Patrimoine Normand n°108, par Rodolphe Corbin. Mis à jour : le 21/01/2019 à 12.56
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Les Déjeuners de Normandie Axe-Seine – 29 janvier 2019

190129 Gwenahel THIREL

Dans le cadre de sa réflexion sur la construction de notre région, l'association Normandie Axe-Seine organise régulièrement des déjeuners-débats autour d'un invité qui vient nous livrer son expertise.

Le mardi 29 janvier, nous avons le plaisir de recevoir Gwenahel THIREL, avocat au barreau de Rouen, ancien président du club des entreprises de la Vatine et essayiste Normand, auteur de L’identité normande au XXIe siècle aux éditions Amalthée. Il viendra nous présenter son prochain livre en avant-première* et nous parler de l’esprit de conquête des Normands, une caractéristique sans doute historique mais qui continue d'inspirer au quotidien beaucoup d'entre nous :

« Normandy Viking Spirit »

Un compte-rendu sera publié à l'issue de notre rencontre pour vous informer des échanges, questions et conclusions entre les convives et notre invitée d'honneur.

SVKSteeve Kowalski
Président de Normandie Axe-Seine

Nous contacter                                       Bulletin d'adhésion

 *Normandy Viking Spirit - à paraître le 31 janvier 2019
   Editions Amalthée - 176 p - ISBN 9782310040266
   Retrouvez toute l'actualité de Normandy Viking Spirit sur Facebook

Historique des armes dites « non-létales »

Une enquête — historique, technique et géographique — sur les armes à létalité réduite, c'est-à-dire toutes les armes de la police censées ne pas tuer. A lire en trois parties, par le site Reims Médias Libres. Ces extraits ont été originellement publiés en 2015, depuis l'arsenal s'est développé, mais cet article conserve toute sa pertinence.

Depuis les évènements du 7, 8 et 9 janvier 2015, le ministère de l'Intérieur a demandé aux maires de consulter leur police municipale sur l'opportunité d'armer ces agents. Dans la région, Châlons-en-Champagne a décidé de franchir le pas et Reims a lancé une réflexion sur ce sujet. Si armement il y aura, il sera question d'armes à létalité réduite, renommée "non-létale" par les médias. Il apparaît donc important de se pencher un peu sur ces joujoux dont vont probablement disposer de plus en plus de policiers municipaux.
Dans une série de trois articles, seront étudiés l'utilisation effective en France de ces armes, ensuite ce qu'il se fait dans les autres pays et le commerce de ces armes. Mais d'abord, commençons cette série par un petit historique.
Irlande du Nord : Laboratoire de la première génération

Historiquement, donc, si la présence d'arme non-létale est à constater un peu partout, et surtout dans les colonies dès le début du siècle dernier, les premiers à utiliser de manière répétée et réfléchie ces armes vont être les britanniques. L'Irlande du Nord est considérée comme le laboratoire des armes non-létale sur les populations locales de la Métropole. Leur utilisation va intervenir dans deux circonstances, sommes toutes très différentes : l'interrogation des prisonniers de l'IRA et la gestion des émeutes. La première de ces utilisations sera qualifiée de "traitements inhumains et dégradants" par la Cour Européenne des Droits de l'Homme dès 1976. En revanche, la seconde utilisation, celle durant les manifs, va poser beaucoup moins de problèmes éthiques.
Les britanniques testent. La Squawk Box fait partie de leur arsenal non-létale. Il s'agit d'une boite qui émet deux hyperfréquences différentes [par exemple 16 000 Hz et 16 002 Hz], qui une fois mixées par l'oreille deviennent insupportables, et causent des étourdissements, des nausées et des évanouissements.
Les armes non-létales deviennent très rapidement létales, Il s'agit des prémices de ces armes et les tests grandeur nature à Belfast font plusieurs morts.
En 1970, apparaissent des balles en caoutchouc, puis en plastiques, qui tueront 17 personnes, connues. Entre 1973 et 1998, la BBC estiment que les forces britanniques ont tirés 125 000 balles en plastique sur le sol irlandais.
Le Royaume-Uni n'obtient pas du tout l'effet escompté, l'utilisation de ces armes va intensifier le conflit.
Le parlement britannique interdit l'utilisation des armes à létalité réduite partout en Grande-Bretagne, sauf en Irlande du Nord...
En 1995, les nord irlandais perdent leur privilège d'unique victime des armes non létales au Royaume-Uni. Le quartier de Brixton, dont la très grande majorité de la population est noire, s'embrasse suite à la mort de Wayne Douglas en garde à vue. La police utilise des armes non létales face aux habitants de Brixton.
Le Non-Fatal Offences Against the Person Act de 1997 qui interdit l'utilisation "de la chaleur, de la lumière, de l'électricité, du bruit, ou toute forme d'énergie" contre les personnes va rendre illégal un bon nombre de ses armes, bien que leur utilisation continue...
Ces armes à létalité réduite se voient donc utiliser contre des populations sur lesquels la police possède une très grande marge de manœuvre puis peu à peu cette utilisation s'étend à un pan plus large de la société. Ainsi, en 2011, lorsque Tottenham, loin d'être un ghetto uniquement constitué de noirs, s'émeute suite à la mort d'un homme de 29 ans, tué par un policier, la Metropolitan Police annonce son intention de se servir de balles en caoutchouc, celles testées pendant des années en Irlande du Nord. Tout le Royaume-Uni devient donc un terrain d'application d'un savoir faire acquis contre une minorité.
Un développement international grâce aux États-Unis

Pendant plusieurs années, la Grande-Bretagne en Irlande et Israël en Palestine vont être les seuls à avoir une utilisation industrielle du non-létale. De nombreux pays s'en servent bien sûr mais cela reste ponctuel, et surtout plutôt secret. Peu se vantent de l'utilisation de ces armes.
Il va falloir attendre 1991 et le lancement par Dick Cheney, secrétaire d'État à la défense, d'un groupe de travail autour des armes non-létales pour que celles-ci gagnent leur respectabilité.
En 1992, les casques bleus de l'ONU utiliseront ce type d'arme en Somalie, notamment canons à eau et gaz lacrymogènes. En 1996, l'OTAN organise un séminaire autour de leur utilisation, 12 pays membres y participent (Allemagne, Belgique, Canada, Danemark, États-Unis, France, Grèce, Italie, Norvège, Pays-Bas, Royaume-Uni et Turquie), en revanche, il n'y a pas de trace significative de leur conclusion. La même année, la réflexion lançait aux États-Unis aboutissait à la Directive 3000.3, document considéré comme fondateur de la théorie de la non-létalité qui concluait :
« Les armes non létales sont des armes discriminantes qui sont explicitement mises au point et principalement utilisées pour frapper d'incapacité le personnel et le matériel, avec un minimum de risque mortel, de lésions permanentes au personnel et de dommages indésirables aux biens et à l'environnement ».

La Somalie devient un laboratoire pour les États-Unis. Ils y testent de nombreux gadgets, dont le sticky foam, sorte de mousse gluante et acide qui empêcherait les mouvements de la personne qui la reçoit.
Les tests de certaines de ces armes vont s'avérer concluants, d'autres non, pas de nouvelle par exemple du sticky foam... Elles vont donc être testées aux États-Unis.
D''abord dans les quartiers noirs où tout le monde se souvient des émeutes de 1992 à Los Angeles, dans le quartier de Watts, après la mort de Rodney King. Puis peu à peu à chaque fois où il y a une foule à gérer. Le sommet du G8 de Seattle va servir de terrain d'entraînement grandeur nature pour tout un tas de lacrymogènes, projectiles, etc. Dernièrement, la gestion policière du mouvement Occupy Wall Stree témoigne de la généralisation des gaz et projectiles non létaux.
Les États-Unis servant de modèle vont inspirer les français et d'autres pays occidentaux, qui par le biais de revente de leur savoir-faire vont peu à peu développer ces armes à létalité réduite partout dans le monde.

En France, un outil contre les quartiers

La France utilise très vite les gaz lacrymo et les bâtons de défense dans la gestion de foule lors de la période de l'après-guerre. En mai 68, les CRS ont déjà dans leur arsenal les matraques et les gaz. Les meurtres policiers de 1961 ont tout de même marqué une bonne partie de la population et il s'agit ici de manifestations d'étudiants pour la plupart, il n'est pas question d'en tuer à la pelle. Les armes non-létales trouvent donc leur utilité dans cette volonté, ou plutôt impossibilité politique, de ne pas toujours tuer.
Les lacrymos et les canons à eau, même si ces derniers sont peu utilisés en France il est vrai, vont devenir une image d'Épinal des manifs, à tel point que plus personne ne sera choquée par leur usage. En revanche, dans les quartiers se développe une toute autre vision. Avec l'arrivée de Mitterrand, la gauche souhaite éviter de trop tuer, la violence des derniers ministres de l'intérieur (dont les deux tarés Marcellin et Poniatowski) a un tant soit peu écorné l'image de la police dans les couches populaires. C'est donc en 1982 qu'arrivent les célèbres GOMM-COGN de l'entreprise ManuFrance tirées par des fusils à pompe. Les policiers vont très vite les adopter et leur présence va se généraliser dans les rangs des forces de l'ordre au cours des années 1980, notamment dans les quartiers.
En 1992, les premiers Flash-Balls font leur apparition suite à des émeutes ayant mis en grande difficulté la police. "Ils sont destinés à être utilisés uniquement dans les cas de légitime défense pour arrêter un individu menaçant les policiers d'un pistolet à grenaille ou d'une arme blanche" selon Pierre Richert, leur concepteur. En 1994, la création de la BAC de nuit puis leur généralisation en 1996 va permettre aux armes non létales, notamment Flash-ball, de connaitre une utilisation quotidienne dans les banlieues grâce à leur côté ludique, les flics les considèrent comme des jouets, dont ils peuvent se servir quand ils veulent contrairement aux armes à feu. En 1999, le Flash-Ball superpro arrive dans les mains des policiers, fabriqué par Verney-Carron, il dispose d'un double canon de 44 mm et crée une détonation équivalente à un calibre 12. Après les émeutes de 2005, des Flash-Ball encore plus puissant remplacent les anciens, ces armes additionnées à l'esprit de vengeance des policiers tendront vers une utilisation plus nombreuse et plus violente.
Dans le même temps, en 2004 le Taser X6 arme la police française pour la première fois. Il envoie deux dards délivrant une décharge comprise entre 20 000 et 50 000 volts avec un ampérage de 0.0036 amp. D'abord conçu pour la police nationale, son usage est élargi à la municipale en 2008, ce que le conseil d'État annulera en 2009 dans un premier temps avant qu'un autre décret n'autorise définitivement le Taser pour les policiers municipaux.

Partout, le même schéma

Dans ce petit historique, nous avons pu voir que l'utilisation de ces armes dites "non-létales" était dans un premier réservé aux populations de seconde zone à l'intérieur des métropoles, les irlandais du nord pour le Royaume-Unis, les habitants de banlieues en France. Puis sous l'impulsion des États-Unis, la plupart des pays ont élargi leur utilisation à toutes les personnes confrontées à la police. Elles sont devenues un outil primordial dans la gestion de foule et il est actuellement impossible de participer à une manifestation sans être face à une police possédant plusieurs de ces armes (matraques, lacrymo, Flash-ball, Taser), dans les quartiers elles font partie du quotidien de nombreuses personnes.
Dans un second chapitre, nous reviendrons plus en détail sur les caractéristiques de ces différentes armes, on étudiera un peu aussi les dorénavant célèbres grenades de désencerclement et on tentera de faire un bilan, malheureusement non-exhaustive, des victimes de ces armes.

P.-S.Une série de quatre articles sur l'utilisation du son comme arme sur le site Article 11

Le Havre : Solidaires au soutien des gilets jaunes

Les syndicats Solidaires ont voté au niveau national leur soutien aux gilets jaunes. Pour la base du Havre présente depuis le début du mouvement, c’est l’occasion de donner sa vision du conflit social, des manifestations et des violences policières. A lire: [LIVE] L’acte 10 des gilets jaunes au Havre

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La place des groupes et réseaux d’enseigne dans le commerce

L’INSEE a présenté deux notes intéressantes sur l’organisation du commerce en France. La première dresse un portrait des groupes dans le commerce. Près d’une société commerciale sur dix fait partie d’un groupe en 2016. Bien que minoritaires en nombre, ces sociétés emploient 71 % des salariés et réalisent 80 % du chiffre d’affaires du commerce. L’organisation en …

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Château d’Eu

c : commonswikimédia.org
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Château-Musée Louis-Philippe, Eu

Lieu : Place Isabelle d'Orléans et Bragance, Eu

Site : http://www.chateau-eu.fr

Tél. : 02 27 28 20 76 & 02 35 04 10 14

Mail : chateau-musee@ville-eu.fr

 Horaires :

Ouvert du 15 mars au dimanche suivant la Toussaint de 10h00 à 12h00 (caisse fermée à 11h30) et de 14h00 à 18h00 (caisse fermée à 17h30) Fermé le mardi toute la journée et le vendredi matin

 

Partez à la découverte du château d'Eu, ancienne résidence royale, qui après avoir été la propriété des Guises et de la Grande Mademoiselle, devient la résidence d'été du roi Louis-Philippe. L'intérieur comme les collections et le parc vous feront revivre un pan important d'histoire.

Un peu d'histoire :

La construction du château à débuté en 1578 sous l'impulsion d'Henri de Guise et Catherine de Clèves, puis c'est la cousine de Louis XIV, la Grande Mademoiselle, qui à permis de les terminer. Sous le Premier Empire, le château sera pressenti pour devenir palais royal, plusieurs bâtiments servant de dépendances seront détruits et des travaux engagés jusqu'à la chute de Napoléon 1er en 1814, dès lors le château ne changera plus en extérieur jusqu'à aujourd'hui. 

 

Lieu de villégiature fort apprécié, il deviendra la résidence d'été du roi Louis Philippe qui en hérite au décès de sa mère et se décide à le remettre en état,  ce sera l'architecte néoclassique et décorateur, Pierre François Léonard Fontaine qui sera chargé de le restaurer. Louis Philippe y recevra entre autre la reine Victoria en parfait admirateur du régime britannique. 

 

Suite à l'abdication du roi en 1848, le château sera à l'abandon quelques années, avant que le comte de Paris, petit-fils de l’ancien roi et chef de la famille d’Orléans ne revienne en France et décide de faire du château d’Eu sa résidence en 1870. Ce sera l’architecte Eugène Viollet-le-Duc qui sera chargé de sa restauration, il équipera le château de tout le confort moderne, chauffage et éclairage et donnera sa touche, des carrelages aux toiles en passant par les vitraux. 

 

A la mort du comte de Paris en 1894,  c'est à son fils le duc d’Orléans que revient le château, celui-ci décidant assez rapidement de s'en séparer et de le vendre à son cousin Gaston d’Orléans (1842- 1922), comte d’Eu et petit-fils du roi Louis-Philippe. Le château sera restauré une nouvelle fois en 1902 suite à un incendie. Il sera ensuite occupé par les allemands durant la Seconde Guerre Mondiale, et en 1954, la famille d'Orléans le vend, s'en suis un long imbroglio, et c'est en 1964 que la ville d'Eu s'en porte finalement acquéreur. 

 

En 1973,  la mairie y est installée dans la partie sud, alors que le musée Louis-Philippe, lui est créé dans la partie nord, toutefois une partie du domaine reste privée et sera transmise aux héritiers d'Isabelle d'Orléans-Bragance, comtesse de Paris. Le lieu sera classé aux monuments historiques en 1983 et les Guises y reviendront au début des années 2000 et accueillent depuis 2012 les visiteurs curieux ou passionnés d'histoire. 

Ce que l'on trouve dans le musée :

Images ci-dessus et texte issus du site http://www.chateau-eu.fr/collections

 

"Abritant aujourd’hui le Musée Louis-Philippe, le château garde le souvenir de ses propriétaires successifs à travers de nombreux objets, tels que les services de porcelaine de Sèvres, les meubles ou les tableaux commandés par Louis-Philippe et ses descendants."

 

"Autre curiosité, la présence de nombreux souvenirs liés au Brésil dont l’exceptionnelle berline du roi Jean V de Portugal. Il s’agit de la plus ancienne berline de fabrication française, conservée dans les collections publiques de notre pays. Entièrement redécorée, elle était devenue propriété de l’Empereur du Brésil, dont la petite-fille viendra s’installer en 1905 au château d’Eu avec son époux, le comte d’Eu, lui-même petit-fils de Louis-Philippe."

 

Bien sur il ne s'agit que d'une partie de ce que vous pourrez découvrir dans ce lieu rempli d'histoire et toujours vivant, et vous vous émerveillerez devant la splendide galerie de Guise, entre autre…


Bus LiA : la ligne 2 se fait belle pour le printemps

Plus de confort et de régularité : voilà la promesse de la nouvelle ligne de bus 2, labellisée « ChronoLiA », pour le printemps 2019. Afin d’améliorer la qualité du service sur la ligne qui relie Le Havre et Harfleur, Le Havre Seine Métropole engage des travaux de modernisation sur le parcours.

[radio]#Épisode 12 Domestiquer Les Contestations

Le gouvernement vient d'avancer la possibilité de la création de 6 nouveaux réacteurs nucléaires alors même que la nouvelle loi sur la transition énergétique ne semble pas être une priorité pour l'Etat.

Un nouvel EPR est en construction depuis 2007 à 3H30 de la ville de Rouen : Flamanville. Avec de très nombreux déboires, liés à des pièces défectueuses mais aussi au coût qui avait été sous-estimé. Par ailleurs, le projet très contesté d'enfouissement sur le site de Bure est toujours d'actualité et ce, malgré une très grande opposition ; en plus d'un parc nucléaire obsolète, des milliers de tonnes de matières radioactives circulent partout en France dans des convois ferroviaires. Le nucléaire est présent partout, et parce que le nucléaire ne doit jamais être une histoire de spécialistes, nous vous proposons une série de documentaires radio réalisés par le collectif « La fabrique de l'oubli ».

Épisode 12 : Domestiquer la contestation
1. « Avec la société nucléaire, l'utopie perd tout sens... »
Société nucléaire, Roger Belbéoch, Encyclopédie philosophique universelle,
2. Domestiquer les écolos chevelus
Ce titre est emprunté à un chapitre de Sezin Topçu, La France nucléaire.
L'art de gouverner une technologie contestée, Éditions du Seuil, 2013. Le texte qui court tout le long de cet épisode est largement inspiré de ce
chapitre.
3. Visite du Général de Gaulle au centre nucléaire de Marcoule
Les Actualités françaises, 6 août 1958, archives INA.
4. Entretien du Premier Ministre Pierre Messmer avec Jean-Marie
Cavada
Office national de radiodiffusion télévision française, 6 mars 1974, archives INA.
5. Manifestation nucléaire à Fessenheim
Alsace soir, 26 mai 1975, Archives INA.
6. Extrait de Plogoff, des pierres contre des fusils, Nicole Le Garrec,
1980.
7. Extrait de Plogoff, des pierres contre des fusils, Nicole Le Garrec,
1980.
8. Centrale nucléaire de Saint-Laurent-des-Eaux
JT Reims, 9 avril 1975, Archives INA.
9. Manifestation de Creys-Malville
JT FR3, 1er aôut 1977, Archives INA.
10. Incidents entre policiers et écologistes lors de l'arrivée du Pacific
Crane ce matin à Cherbourg
Normandie Soir, 4 août 1981, Archives INA.

Le projet de Nucléaire, la fabrique de l'oubli est né après la lecture de Oublier Fukushima, d'Arkadi Filine, et de La supplication, Tchernobyl, chronique du monde après l'apocalypse, de Svetlana Alexievitch.
À la lecture de ces livres, le sentiment que 25 ans après « quelque chose » se rejouait prenait à la gorge. Après le 11 mars 2011, nous étions gavés d'une bouillie d'informations sur la situation à Fukushima. Et puis très vite, comme toujours, au milieu du flot continu des nouvelles, le drame japonais est devenu obsolète. La catastrophe de Fukushima est toujours en cours, celle de Tchernobyl aussi.
Au travers d'autres lectures, il est très vite apparu que le désastre du nucléaire n'était pas que celui des catastrophes, mais bien celui de la routine de la société nucléaire et de la façon dont nous nous en accommodions.

Est donc née l'envie de partager ces textes et d'y réfléchir collectivement. Un petit groupe s'est créé avec le projet de concevoir un document radiophonique. Au bout de deux ans de travail, nous présentons Nucléaire, la fabrique de l'oubli. Deux ans pour lire, écrire, discuter, enregistrer, monter ce document. Nous ne faisons partie d'aucune organisation, nous ne sommes pas spécialistes du nucléaire et nous ne sommes pas non plus spécialistes des techniques sonores. Nous avons appris en faisant à plusieurs.

Nucléaire, la fabrique de l'oubli est un assemblage d'extraits d'analyses, de témoignages, de textes littéraires, d'archives sonores. En une quinzaine d'épisodes de quarante minutes, nous avons essayé de dérouler un fil, d'apercevoir cette société nucléaire qui par son omniprésence se fait oublier.

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