La FlexiMalle à la conquête du transport fluvial de bois

FlexiMalle, c’est la petite sœur des containers maritimes, spécialement étudiée pour le transport fluvial de panneaux de bois jusqu’au cœur des villes. Testée en février, la solution de transport multimodale développée par Sogestran, basée au Havre, était en démonstration le 16 juillet à Paris, à l’occasion du Forum bois construction, en partenariat avec l’entreprise normande Poulingue. La FM400 dédiée au bois Modulable et pesant seulement 2 tonnes, ce container nouvelle génération transporte des panneaux de bois jusqu’à 8 mètres de long. Avec la possibilité d’atteindre les zones urbaines en utilisant les Zulu pour le transport fluvial. En effet, ces barges automotrices, développées pour la Blue Line Logistics, filiale de Sogestran, se glissent partout grâce à leurs 50 mètres de long et leurs 6 mètres de large. « La filière bois avait un besoin de transport sur des grands panneaux assez lourds, nous avons donc développé un prototype de FM400, pour FlexiMalle 40 pieds (12 mètres de long, ndlr) » résume Céline Mantoux, directrice développement transport combiné chez Sogestran. Lors de la phase de déchargement. (© Sogestran) Le test réalisé en février conjointement avec VNF, Haropa et Cuiller Frères se déroule entre Rouen et Gennevilliers, via Zulu et camion. Et le concept, développé par le bureau d’étude du groupe, séduit. « Maintenant que nous avons des commandes régulières, nous avons trois autres FlexiMalles en commandes pour servir ce marché spécifique » complète Céline Mantoux. La FM400 semble tout particulièrement adaptée aux chantiers inhérents aux jeux olympiques 2024 dans la capitale. Mais Sogestran développe une stratégie plus large : « Nous nous sommes dit que si la FlexiMalle fonctionnait, nous pouvions dupliquer, avec un modèle un peu plus petit, un contenant urbain plus léger, plutôt de 6 mètres. » Avec un poids de marchandises transporté réduit par rapport à la FM400, il devient possible d’utiliser la grue embarquée sur les Zulu. Retail et e-commerce Et Céline Mantoux de poursuivre : « Depuis maintenant un an, nous menons de véritables expérimentations, aussi bien dans le domaine du retail dans lequel nous souhaitons nous développer, que du e-commerce, ou de la construction ». La grue embarquée devenant un atout de taille en ville où il n’est pas toujours autorisé de laisser, sur les quais, les équipements nécessaires. « Nous voulons massifier le chargement-déchargement et penser, si possible, le dernier kilomètre ». Pour livrer des particuliers, des supérettes, des établissements de restaurations, ces contenants d’un nouveau type pourraient donc être, par exemple, transportables par des véhicules de petits gabarits tels que des fourgonnettes ou même des triporteurs. « Nous étudions différentes pistes et nous avons d’autres prototypes en cours de fabrication ». L’entreprise veut également mutualiser les navettes fluviales. « Nous voulons tendre vers une notion d’économie circulaire, par exemple, en transportant d’un point à un autre des marchandises puis repartir avec des déchets » expose Céline Mantoux. En parallèle, une cinquième barge Zulu (55 mètres de long et 8 mètres de large), avec la particularité d’utiliser l’hydrogène, devrait être mise en service en 2022. De quoi donner une dimension inédite au transport fluvial. Pour Aletheia Press, Laetitia Brémont

Le Parc des expositions de Rouen accueille le salon Auto Moto Retro, ce week-end

Organisé en partenariat avec l'Automobile Club de l'Ouest (ACO), l'événement est le plus grand rassemblement de l’Ouest. Pendant deux jours, le salon Auto Moto Retro proposera à ses visiteurs des animations inédites ainsi qu’une large diversité de produits automobiles et de véhicules de collection. Sur un périmètre de 33 000 m², la manifestation se déroulera à l’esplanade extérieure et à l’intérieur des cinq halls. L’intégralité du Hall 1 sera consacrée à l’invité d’honneur Mercedes-Benz. 240 exposants Au rendez-vous, 240 exposants dont 80 clubs et particuliers vont présenter les plus beaux spécimens anciens et de collection. Plusieurs animations seront également proposées. Ainsi, pour annoncer le salon, les organisateurs ont planifié une parade de 12 à 15 véhicules de collection, le vendredi 17 septembre. Les visiteurs pourront aussi assister à la vente aux enchères des véhicules de collection, le dimanche 19 septembre dans la Verrière. 

Les tiers-lieux, outil d’un développement localisé ?

Durant la pandémie, ils se sont mis à fabriquer des respirateurs grâce à leurs imprimantes 3D...Les Fablab sont l'une des multiples formes que prennent les « tiers-lieux », ces structures nouvelles qui émergent sur le territoire depuis quelques années, où des individus ou des groupes se rendent pour développer leurs activités. Ce mois de septembre, France Tiers-Lieux, association qui depuis 2019, est chargé de leur développement et de leur promotion, a publié un rapport « Nos territoires en action ». D'après celui-ci, en 2021, il existe 2 500 tiers-lieux en France. Et leur nombre pourrait atteindre 3 500 d'ici la fin de l'année. Environ 2 millions de personnes les fréquentent annuellement, pour exercer une palette large d'activités : télétravail, recyclage, réparation, jardins partagés, épiceries solidaires, fabrication.... « Ce sont de véritables pôles de coopération économiques, jouant un rôle moteur pour le développement d’une économie sociale, solidaire et responsable », explique le rapport. De fait, ces initiatives répondent à des problématiques très actuelles : utilité sociale, environnement, alimentation saine et durable pour tous, diffusion des savoirs et monté en compétences, insertion professionnelle, relocalisation de la production... Si la palette des activités est large, le coworking arrive très largement en tête : 75% de ces lieux le pratiquent. Suivent l'activité de fabrication numérique ( 30%), la culture (27%), l'artisanat (19%), l'innovation sociale (17%), les cuisines partagées (14%) et les terres agricoles et jardins partagés (9%)... Dans cette période de fort développement du télétravail, le coworking a donc le vent en poupe : entrepreneurs, porteurs de projets ou travailleurs indépendants trouvent dans les tiers-lieux des services ( Internet, imprimantes, bureaux...) qu'ils partagent avec d'autres, ce qui favorise des échanges potentiellement fructueux, sur le plan humain et économique. Par exemple, le réseau La Cordée propose une dizaine d’espaces de travail partagés sur le territoire, où se retrouvent 800 membres, dont des télétravailleurs. Et les entreprises s'intéressent de plus en plus au phénomène. Elles s'ajoutent aux individus, collectivités et associations, qui sont aussi parties prenantes dans ces projets à très forte dimension territoriale. Les tiers-lieux « naissent d’une volonté d’entreprendre localement autour de l’entraide et d’une mutualisation entre pairs », décrit France Tiers-Lieux. Relancer les TPE en partageant des machines Durant la crise, ils « ont permis de faire émerger des réponses concrètes pour faire face à la pandémie et à ses conséquences », note le rapport. Les tiers-lieux ont ainsi produit des millions de visières, masques, pousse-seringues et pièces de respirateurs, ensuite distribués à des structures de proximité, comme des hôpitaux, des EHPAD, ou des commerçants. Le fonds « Makers contre le Covid-19 », soutenu par la Fondation de France, a financé 43 projets, à hauteur de 240 000 euros : des collectifs de makers ont pu prototyper, fabriquer et organiser la distribution de matériel médical en urgence. Mais les tiers-lieux lieux ont aussi mené des actions de solidarité dans d'autres domaines, comme l'inclusion numérique ou la distribution alimentaire aux personnes vulnérables. Pour l'avenir, ils ont aussi un rôle à jouer, d'après France Tiers-Lieux. L'association porte un nouveau programme « Manufactures de Proximité ». Objectif : « relancer l’activité économique locale en offrant aux artisans, indépendants, TPE/PME, un espace de travail partagé, un accès à un parc machines mutualisé, un écosystème de compétences et un environnement dynamique, propice à la création et au développement de leurs activités ». Le programme est soutenu par le ministère de la Cohésion des territoires et des Relations avec les collectivités territoriales. Plus largement, les tiers-lieux participent aussi au plan de relance, via des dispositifs proposés par différents ministères. Comme les « Quartiers culturels créatifs », portés par le ministère de la Culture ou le déploiement de nouveaux projets alimentaires territoriaux, conçus par le ministère de l'Agriculture et de l'Alimentation. Soutenus par l’Agence nationale de la cohésion des territoires, les tiers-lieux bénéficient de financements mixtes. La moitié provient de ressources propres, l'autre de subventions, pour l'essentiel fournies par les Régions, les EPCI et les communes. En 2019, 21% des tiers-lieux étaient bénéficiaires, 49% à l'équilibre, et 30% en déficit. Mais leur développement dépasse de l'enjeu de leur seul exercice comptable, tant ces structures représentent des laboratoires de nouveaux modèles de croissance qui répondent aux enjeux actuels sociétaux et environnementaux de localisation de l'économie.

Immersion dans le monde des fake news

« Des hélicoptères vont répandre des produits chimiques dans les rues, pour éradiquer le nouveau coronavirus ». Le 15 mars 2020, la rumeur point au Guatemala. Cinq jours plus tard, après être passée par plusieurs pays, dont l'Espagne, l'Inde et l'Argentine, elle rejoint l'Allemagne. Et enfin, le 2 avril, au terme de ses pérégrinations à travers la planète, elle termine sa course en Colombie... Sur la carte du monde affichée au mur, des points s'allument successivement, retraçant le parcours de « cinq fake news autour de la pandémie ». C'est le résultat d'une étude réalisée par Poynter Institute de Saint Petersburg, Floride, et présentée dans le cadre de l' exposition « Fake news, Art, Fiction, Mensonge », qui se tient à l'Espace Fondation EDF, à Paris, jusqu'au 30 janvier prochain. Plusieurs autres œuvres y sont exposées, qui témoignent de combien la pandémie a constitué un terrain favorable au phénomène des fake news. Comme les saynètes de Pierre Kroll, dessinateur belge, qui en illustrent une vingtaine : « Les éoliennes propagent le virus », « La banane protège du virus », « La CIA a lancé l'épidémie pour isoler la Chine »... Mais les fake news sont loin d'avoir attendu la pandémie pour proliférer. Et elles constituent un enjeu complexe et crucial pour nos sociétés, montre l'exposition. Laquelle fait intervenir artistes et chercheurs du monde entier pour explorer les diverses facettes du phénomène. Comment fabrique-t-on une fake news ? Pourquoi se diffusent-elles si vite? Quel rôle jouent les réseaux sociaux ? Quelles sont leurs conséquences et comment s'en prémunir ?... C'est à la fin des années 90 que l'expression fake news (fausse nouvelle, en Français) est apparue aux États-Unis. Une pratique qui fait appel à des techniques de falsification de plus en plus sophistiquées, aboutissant à des résultats où la tromperie est de moins en moins décelable. Exemple avec « Big data » (2019), une vidéo réalisée par Bill Posters et David Howe, deux Américains : plusieurs personnages publics y professent leur adhésion au système de surveillance des data numériques mis en place outre-Atlantique. « J'ai fait le plus gros casse du siècle et personne n'en a aucune idée », déclare notamment Donald Trump. En réalité, l'ex-président américain n'a jamais tenu ces propos : la vidéo a été manipulée. Il s'agit d'un deepfake, ou hyper truquage, réalisé grâce à l'Intelligence artificielle. Toutefois, si la sophistication croissante des technologies a de quoi inquiéter, des moyens très simples peuvent suffire, rappelle un extrait de « Le mystificateur », film de Billy Ray (2003). Il relate l'histoire véridique de Stephen Glass, journaliste américain des années 90, qui a contribué au succès du journal New Republic, avant de déclencher un scandale : il avait tout simplement inventé ses scoops ! Ravages sociétaux et liberté Si le phénomène des fake news suscite autant d'inquiétudes, c'est parce ses conséquences peuvent être dramatiques. Un deepfake, comme celui imaginé par Bill Posters et David Howe, peut avoir des effets dévastateurs dans le monde politique, économique, ou, tout simplement, sur la réputation d'un individu. Pis, en 2016, une fake news a failli déclencher une tuerie de masse, rappelle une vidéo de l'exposition consacrée à l'épisode du « Pizza gate ». Celui-ci se déroule lors de la campagne présidentielle américaine de 2016. Sur le darknet, des rumeurs courent alors selon lesquelles Hillary Clinton, candidate, serait à la tête d'un réseau pédophile. Et lorsque les mails de son directeur de campagne sont rendus publics par Wikileaks, ils sont interprétés suivant ce prisme : la pizzeria de Washington où se réunissent les Démocrates est propulsée quartier général du soi-disant réseau pédophile. La rumeur remonte du darknet pour se diffuser sur les réseaux sociaux. Et le 4 décembre, c'est le drame : un homme, qui a cru à cette fake news, s 'engouffre dans la pizzeria, armé d'un fusil d'assaut et ouvre le feu (sans faire de victime). Au delà de cet exemple extrême, plusieurs artistes alertent sur les dangers psychiques des fake news, et, plus généralement, de l'addiction aux réseaux sociaux. Comme Kevin Lau, artiste singapourien, qui réalise des dessins numériques imprimés inspirés du Pop Art. Un « like » fait office d'appât positionné dans un piège à souris, dans son œuvre « Piégé » (2017)... De fait, fake news et réseaux sociaux, (qui sont utilisés par plus de la moitié de la planète) sont indissociablement liés. C'est ce qu'explique Laurent Bigot, directeur de l’École publique de Journalisme de Tours, dans une vidéo : à la base, les réseaux sociaux se fondent sur le partage d'informations, « qu'elles soient fausses ou qu'elles soient vraies », précise Laurent Bigot. Il est vrai que les divers Facebook ou Twitter ont mis en place des dispositifs pour lutter contre les fake news (vérification des données, suppression de comptes, comme celui de Donald Trump). Toutefois, pour Laurent Bigot, il s'agit d'un « double jeu » : ces garde-fous sont d'une ampleur insuffisante. Et surtout, le cœur du dispositif, les fonctions de partage et de commentaires, ne sont pas remises en cause... Mais est-ce réellement souhaitable ? Ne serait-ce pas un retour de la censure ? Dans les années 2010, la démocratisation des réseaux sociaux s'est aussi révélée un outil de la libération de la parole sans précédents, notamment lors des printemps arabes... « #NotiTweety 2.0 »(2020), une œuvre poétique de « Encoreunestp » souligne cette dimension : 14 « oiseaux » de Twitter y sont enfermés dans des cages... A quelques pas de là, le visiteur est invité à rentrer dans une pièce obscure, pour participer à un karaoké aux accents ironiques, « le Poinçonneur de l'IA », de Filipe Vilas-Boas (2020). Cette parodie de la célèbre chanson de Serge Gainsbourg, « Le poinçonneur des Lilas », pointe une autre réalité : celle du micro-travail indispensable au fonctionnement économique des réseaux sociaux. « Des petits clics, des petits clics, toujours des petits clics. Il y a de quoi devenir dingue... » . Un refrain qui acquiert un double sens...

Avec l’application Klaxit, la Métropole Rouen Normandie propose de gagner de l’argent en covoiturant

L’application Klaxit, testée depuis un an sur le territoire rouennais, vient d'être ouvert au grand public, depuis le 13 septembre. La Métropole Rouen Normandie a noué un partenariat avec le leader européen du covoiturage domicile-travail.  Cette application permet aux passagers de voyager gratuitement et aux conducteurs d’être rémunérés entre 2 et 4 euros pour chaque passager transporté. Pour pouvoir en profiter, il suffit de réaliser un trajet au départ ou à l’arrivée du territoire de la Métropole de Rouen. En cas d’annulation du retour, Klaxit propose une garantie retour en partenariat avec Maif. Des avantages économiques et écologiques Selon Nicolas Mayer-Rossignol, président de la Métropole Rouen Normandie et Cyrille Moreau, vice-président de la Métropole en charge des transports, des mobilités d’avenir et des modes actifs de déplacement, l’objectif est de promouvoir le covoiturage en proposant une alternative à l’autosolisme et de renforcer davantage la mutualisation des trajets sur le territoire. Cette solution intervient également en complément de l’offre de transports en commun pour limiter le nombre de véhicules qui circulent et pour réduire les risques de congestion. L’amélioration de la qualité de l’air et l’empreinte carbone sur le territoire font également partie des avantages. A noter que jusqu’en décembre 2021, l’indemnisation des conducteurs sera prise en charge par la Métropole pour l’ensemble des trajets réalisés via l’application.

Le centre de formation continue Ceppic s’installe sur la Plaine de la Ronce à Isneauville

C'est une rentrée pleine de nouveautés pour le Ceppic ! Auparavant situé au sein de Neoma Business School, le centre de formation continue de la CCI Rouen Métropole a pris place au cœur de la zone d'activité de la Plaine de la Ronce à Isneauville depuis le 5 juillet. Dans un bâtiment de 1 325 m2, l'établissement compte désormais 22 salles de formation, modulables et équipées, dont une salle multimédia et une salle de conférences. Un « lieu rêvé » pour Olivier Gontier, directeur du Ceppic et Eric Barat, président de Ceppic Association, qui a coûté 4 millions d'euros. Au cœur de la zone d'activité de la Plaine de la Ronce, « le Ceppic est proche des entreprises et bénéficie d'une plus grande visibilité ». Côté pratique, le parking et les transports en commun permettent un accès facilité au centre de formation. « Ici, le développement des compétences se fait dans des conditions optimales », lance Eric Barat. Les salles ont été pensées pour s'adapter aux différentes formations proposées (avec du mobilier modulable), mais aussi à la situation sanitaire actuelle. « Nous avons tous les outils pour permettre des enseignements en présentiel, à distance ou en simultané », précise Béatrice Lemarchand, responsable commerciale et communication du Ceppic. Des enseignements adaptés aux besoins des entreprises Depuis 50 ans, le Ceppic intervient auprès des entreprises du territoire de Rouen, Dieppe et Elbeuf, et a pour mission de faire évoluer les compétences des salariés pour améliorer la performance économique de ces entreprises. « Nous formons les collaborateurs de nos entreprises tout au long de leur vie professionnelle, c'est un élément de motivation pour eux et cela permet de maintenir leurs compétences au plus haut dans les entreprises », explique Vincent Laudat, président de la CCI Rouen Métropole. C'est aussi un enjeu pour les entreprises qui doivent s'adapter aux évolutions des outils, notamment liés au digital. « Les formations du Ceppic s'adresse à tous les secteurs d'activités, que ce soit le tertiaire, l'industrie, le commerce », précise Eric Barat. Environ 250 formateurs vont permettre d'enseigner 350 formations interentreprises et plus de 30 formations certifiantes dans quinze filières différentes : entrepreneuriat, culture digitale, management, communication, ressources humaines, droit, commercial et marketing, développement à l'international, logistique, comptabilité, informatique, développement durable, santé et social, sécurité et langues. Les entreprises peuvent faire appel au Ceppic pour des formations sur-mesure ou déjà proposées, et les salariés peuvent participer à certaines d'entre elles grâce à leur compte formation (CPF). Une formation d'agent de sûreté dispensée Récemment, le Ceppic a remporté un appel d'offres de la Région Normandie pour proposer une formation d'agents de sûreté. « Nous avons reconstitué un portique de sécurité pour que les apprentis puissent mettre en pratique et passer leurs examens », présente Béatrice Lemarchand en montrant la salle dédiée avec écrans de surveillance et talkie walkie posés sur une table. Prochainement, c'est l'autre structure de formation de la CCI Rouen Métropole, l'IFA, qui viendra enseigner deux formations (bachelor Ressources humaines et diplôme supérieur de comptabilité/gestion) au sein de ces nouveaux locaux.

Un nouveau food-truck vintage s’installe à la gare de Rouen

Vincent Gouchet, ancien conducteur routier, a expérimenté le food-truck en 2018. Disposant d’un vieux camion Peugeot J9, il façonnait des porcs rôtis cuits au feu du bois pour les fêtes d’après-mariage. Récoltant un certain succès, le rôtisseur sillonne le pays de Bray et l’agglomération de Rouen. Pour cette nouvelle rentrée 2021, le couple a décidé d'acheter un nouveau camion, un Citroën Jumper. Totalement réaménagé, ce dernier se distingue par une peinture en mode vintage et une décoration de style après-guerre. Des burgers au nom de stars Avec le food-truck relooké, les Gouchets ont réussi à remporter un appel d’offre de la SNCF. Sur le parvis de la gare de Rouen, ils proposent, désormais, de délicieux burgers au nom de grandes stars de cinéma. Des frites faites maison et découpées à la main sont également disponibles sur place. Préparés avec des produits locaux, les burgers sont vendus avec des prix oscillant entre 9 et 17 euros.

Comment la loi « Climat et résilience » entend limiter l’implantation des grandes surfaces en périphérie des agglomérat…

Une autorisation délivrée au regard de nombreux critères En plus du permis de construire relatif au projet, la création ou l’extension d’une surface de vente supérieure à 1000 m², nécessite l’obtention préalable d’une autorisation administrative (autorisation d’exploitation commerciale) délivrée par la Commission départementale d’aménagement commercial (CDAC). Depuis 2015, une procédure de « guichet unique » permet au porteur de projet de déposer un seul dossier, portant à la fois sur la demande de permis de construire et sur la demande d’autorisation d’exploitation commerciale. Le principe, en matière d’urbanisme commercial, est que le permis de construire délivré par le maire tient lieu d’autorisation d’exploitation commerciale, dès lors que la demande de permis a fait l’objet d’un avis favorable de la CDAC au regard des conditions fixées par l’article L. 752-6 du Code de commerce. Pour rendre son avis, la CDAC prend notamment en compte un certain nombre de critères : la localisation du projet et son intégration urbaine ;la consommation économe de l'espace, notamment en termes de stationnement ;l'effet du projet sur l'animation de la vie urbaine et sur les flux de transports et son accessibilité par les transports collectifs ;la contribution du projet à la préservation ou à la revitalisation du tissu commercial du centre-ville ;la qualité environnementale du projet et son insertion paysagère et architecturale, ainsi que les nuisances de toute nature que le projet est susceptible de générer ;et la variété de l'offre proposée; En outre, le porteur du projet doit démontrer, dans son étude d’impact, « qu'aucune friche existante en centre-ville ne permet l'accueil du projet envisagé ». L’interdiction des projets entraînant une artificialisation des sols L’article 215 du texte adopté modifie l’article L. 752-6 du Code de commerce en y ajoutant un critère supplémentaire prenant la forme d’une interdiction de principe : « L’autorisation d’exploitation commerciale ne peut être délivrée pour une implantation ou une extension qui engendrerait une artificialisation des sols ». En clair, le pétitionnaire devra démontrer, dans son étude d’impact, que son projet n’entraîne aucune artificialisation du terrain d’assiette du projet. Et la notion « d’artificialisation d’un sol » reçoit une définition : « l’altération durable de tout ou partie des fonctions écologiques d’un sol, en particulier de ses fonctions biologiques, hydriques et climatiques, ainsi que de son potentiel agronomique par son occupation ou son usage ». La définition adoptée est large et permet facilement de regarder la totalité des implantations des surfaces commerciales, comme emportant une artificialisation des sols. Une large dérogation Une dérogation à ce principe d’interdiction est prévue dans ce même article 215 de la loi. Seuls sont concernés par cette dérogation, les projets ayant pour objet : la création d’un magasin de commerce de détail ou d’un ensemble commercial d’une surface de vente inférieure à 10 000 mètres carrés ; l’extension de la surface de vente d’un magasin de commerce de détail ou d’un ensemble commercial dès lors que la surface de vente totale du magasin ou ensemble commercial reste inférieure à 10 000 m²; l’extension de la surface de vente d’un magasin de commerce de détail ou d’un ensemble commercial ayant déjà atteint le seuil des 10 000 m² ou devant le dépasser par la réalisation du projet, dans la limite d’une seule extension par magasin ou ensemble commercial et sous réserve que l’extension soit inférieure à 1 000 m² Le texte précise enfin que pour tout projet d’une surface de vente supérieure à 3 000 m² et inférieure à 10 000 m², « la dérogation n’est accordée qu’après avis conforme du représentant de l’État » (le préfet). Lorsque le porteur de projet est « éligible » à la dérogation, il devra démontrer la réunion de trois critères cumulatifs : que son projet « s’insère en continuité avec les espaces urbanisés, dans un secteur au type d’urbanisation adéquat, qu’il répond aux besoins du territoire et qu’il obéit à l’un des critères suivants » : 1- Le projet s’insère dans le secteur d’intervention d’une opération de revitalisation de territoire ou dans un quartier prioritaire de la politique de la ville ; 2- il s’insère dans une opération d’aménagement au sein d’un espace déjà urbanisé, afin de favoriser notamment la mixité fonctionnelle du secteur concerné ; 3- Le porteur de projet compense la transformation d’un sol artificialisé en sol non artificialisé ; 4- Le projet s’insère au sein d’un secteur d’implantation périphérique ou d’une centralité urbaine identifiés dans le document d’orientation et d’objectifs du schéma de cohérence territoriale (SCOT) ou au sein d’une zone d’activité commerciale délimitée dans le règlement du plan local d’urbanisme intercommunal. Dans leur demande, les porteurs de projets devront précisément identifier en quoi leur projet répond à chacun de ces critères.

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