Acte XIV des Gilets jaunes à Rouen : une voiture percute des manifestants, quatre blessés

Trois manifestants ont été renversé par une voiture au cours de l'Acte XIV des Gilets jaunes à Rouen.

Quatre manifestants ont été renversés par une voiture au cours de l’Acte XIV des Gilets jaunes à Rouen. (©Julien Bouteiller/76actu)

Quatre personnes ont été renversées par une voiture lors de l’acte XIV des Gilets jaunes, samedi 16 février 2019, à Rouen (Seine-Maritime). Les victimes sont légèrement blessées.

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Le conducteur tente de rentrer dans la manifestation

Les faits se sont produits un peu avant 17 heures. Alors que le cortège remontait l’avenue du Mont-Riboudet, une voiture s’est retrouvée bloquée par la manifestation au niveau du garage Citroën.

Tentant de passer puis de se dégager, le conducteur a renversé quatre personnes. Trois ont été directement prises en charge par les sapeurs-pompiers et transportées au CHU « en état d’urgence relative » précise la préfecture de Seine-Maritime, samedi dans la soirée. La quatrième victime s’est présentée plus tard aux pompiers.

Un enfant à bord

D’après les informations recueillies par 76actu, le conducteur en question « a pris peur car son bébé a reçu des projectiles ». Dans le cortège des manifestants, plusieurs versions de l’événement ont ensuite circulé, certaines corroborant la présence du bébé et l’énervement du conducteur.

Selon le témoignage d’un street medic présent sur place, « la voiture était au milieu de la manifestation. La passagère a ouvert la portière pour « gueuler » sur ces Gilets jaunes, ensuite le conducteur a accéléré ».

On ignore pour le moment si le conducteur a pu être appréhendé. Par ailleurs, un manifestant a été interpellé à Rouen pour des jets de projectiles et outrage. La manifestation rouennaise a réuni entre 1 500 et 2 500 Gilets jaunes selon l’estimation de notre journaliste sur place.

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Trois interpellations au Havre

Sur le reste du département, les manifestations ont été plutôt calmes. Un mouvement regroupement au maximum 300 personnes a parcouru les rues du Havre où trois personnes ont pourtant été interpellées.

À noter également la tentative de blocage entreprise dans la matinée par les Gilets jaunes à Barentin, rapidement avortée par la gendarmerie qui est intervenue aux alentours de 12h30. D’autres petits mouvements ont été enregistrés à Dieppe et Saint-Valery-en-Caux, toujours dans le calme.

Histoire. Une série de conférences pour fêter le bicentenaire de la ville de Mont-Saint-Aignan

La maison du commissaire priseur Albert Moussard a té construite en 1892, rue de Sébastopol, dans la quartier Saint-André, à Mont-Saint-Aignan (Seine-Maritime).

La maison du commissaire priseur Albert Moussard a été construite en 1892, rue de Sébastopol, dans la quartier Saint-André, à Mont-Saint-Aignan (Seine-Maritime). (©A-M/76actu)

Jusqu’en 1819, le Mont-aux-Malades et Saint-Aignan, du nom d’un saint guérisseur du Ve siècle, constituent un faubourg apprécié des habitants de Rouen (Seine-Maritime). On s’y promène dans les bois, on y respire l’air pur du vallon ou du plateau, souvent en famille. La nature y est belle.

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Premiers rapprochements

La page Napoléon 1er tournée, on aborde la période de transformation urbaine. Le 20 janvier 1819, sept ans après une première proposition de rapprochement entre les deux paroisses rurales, Mont-aux-Malades et Saint-Aignan fusionnent ! Dès lors, la commune baptisée Mont-Saint-Aignan, à l’identité singulière, existe officiellement par ordonnance royale de Louis XVIII. Peu d’habitants sur ce nouveau territoire (400 recensés contre 19200 aujourd’hui), des fermes, des bergeries, des champs de labour, du petit élevage…

Le premier lotissement

Les premières grosses maisons s’implantent après 1850 dans le quartier qui jouxte les limites géographiques nord de Rouen. En 1865, un Rouennais, Pierre-Jules Piquerel, directeur régional des Assurances Phœnix, lance un premier lotissement, opération d’envergure, sur un terrain de plus de quatre  hectares dont il a hérité quelques années plus tôt. Il vend des parcelles donnant sur trois rues qu’il a tracées et baptisées : Sébastopol, Crimée et Paix, en souvenir de la Guerre de Crimée et du Traité de Paris de 1856 (Victoire des troupes de Napoléon III, de l’empire Ottoman et de la Grande-Bretagne sur l’Empire Russe).

Les parcelles trouvent vite preneurs. Les nouveaux propriétaires – beaucoup de Rouennais – ont l’obligation d’entretenir les rues qui leur appartiennent carrément, de les fermer le soir par des barrières, de planter arbres et fleurs, de faire disparaître les friches agricoles et de construire sans délai. Des briqueteries s’installent sur place et produisent en quantité. La brique et le silex ne coûtent pas trop cher et ne sont pas frappés par l’octroi.

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Le tramway montait jusqu'aux barrières Saint-Maur.

Le tramway montait jusqu’aux barrières Saint-Maur. (©D.R.)

Le Neuilly rouennais

La commune, en 1868, décide du tracé de deux nouvelles rues que l’on baptise Inkerman et Alma. Toujours la Crimée ! Les maisons construites, agrémentées d’un jardin, peuvent être modestes ou somptueuses. Les pavillons de la classe moyenne, des retraités et des rentiers côtoient les riches demeures de la grande bourgeoisie cotonnière, du négoce et du port de Rouen.

Les familles apprécient de vivre dans ce qui est encore la campagne, éclairée au gaz dès 1886, à quelques encablures du chemin de fer balbutiant et du tramway électrique qui en 1908 va de Saint-Sever aux barrières Saint-Maur. Plus de douane entre Rouen et Mont-Saint-Aignan, octroi qui frappait les marchandises, particulièrement le ravitaillement alimentaire ! On parle alors du « Neuilly  rouennais » . Le journaliste Georges Dubosc écrit : « Ce hameau de Mont-Saint-Aignan, c’est Auteuil-Passy en réduction, le faubourg chic de Rouen ».

La ligne de tramway est inaugurée en 1913.

La ligne de tramway est inaugurée en 1913. (©D.R.)

À la veille de la Première Guerre mondiale, le faubourg devient le quartier Saint-André, bâti autour de son église érigée entre 1895 et 1900 par l’architecte Eugène Barthélémy, sur un terrain légué par l’abbé Victor Morin, curé. Dorénavant, Rouen ne tentera plus d’annexer le quartier Saint-André au risque de provoquer une petite révolution !

Mont-Saint-Aignan, se compose maintenant de quatre pôles tout en complexité et en nuances : Saint-André, Mont-aux-malades, Village et Université sur le plateau.

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Le programme des conférences
 Loïc Vadelorge, professeur d’histoire contemporaine à l’université Paris Est – Marne la Vallée présentera « L’Urbanisation du Mont-aux-Malades, grands ensembles ou ville nouvelle ? ». 
Jeudi 14 mars 2019, Alain Henocq, pédiatre et généticien, parlera de la maternité pionnière du Belvédère (3 200 naissances par an aujourd’hui).
Jeudi 21 mars 2019, Olivier Feiertag, professeur d’histoire contemporaine à l’université de Rouen, donnera la 4e conférence : « Mont-Saint-Aignan, l’université dans la ville à partir de 1960 ».
Enfin le 16 mai 2019, Pierre Albertini, ancien maire de Mont-Saint-Aignan et professeur de Droit, assurera la dernière conférence : «  De la Vatine à la Maison de l’université »

De notre correspondant André Morelle

Infos pratiques :
À la Maison de l’Université, à Mont-Saint-Aignan, à 18h.
Entrée libre. 
Site : bicentenaire-montsaintaignan.fr

Ferme de la Basilique près de Rouen : une nouvelle association pour mobiliser les habitants

Une soixantaine de personnes présentes ont pu poser des questions et débattre.

Une soixantaine de personnes ont pu s’informer, poser des questions et débattre. (©Nicolas Gaillard / Le Bulletin de l’arrondissement de Rouen)

À proximité de la basilique de Bonsecours (Seine-Maritime), entre 350 et 380 logements sont envisagés par le promoteur Nexity dans un projet immobilier baptisé la ZAC (zone d’aménagement concerté) Les Jardins de la Basilique, qui doit s’étaler sur un espace naturel de prairies et vergers de 22 hectares ainsi que sur les terrains de la maison diocésaine.

Lire aussi : Polémique autour du projet de la ferme de la Basilique, près de Rouen

Projet contesté par les opposants, qui veulent réorienter cette ZAC vers « un projet partagé par les habitants, adapté aux enjeux environnementaux et alimentaires d’aujourd’hui. » Ils veulent aussi mettre en valeur la dernière ferme au cœur de la ville : la ferme Lefebvre.
Après une première manifestation qui avait réuni plusieurs centaines de personnes le samedi 20 octobre, l’association Bouillons Terres d’Avenir a transmis le relais à une nouvelle association bonauxilienne : l’APFB (Association de Protection de la Ferme de Bonsecours), créée en novembre 2018.

« Tout est encore possible, rien n’a été signé »

Samedi 2 février, un deuxième rassemblement réunissant une soixantaine de personnes s’est déroulé aux abords de la basilique de Bonsecours, près de Rouen. Cette fois, les organisateurs ont voulu que la mobilisation se recentre sur les habitants de Bonsecours.
Présente à ce rassemblement, Marylène Follet est la seule conseillère municipale de Bonsecours sur les 29 à avoir voté contre la délibération approuvant le dossier de réalisation de la zone d’aménagement concerté Les Jardins de la Basilique, lors du conseil municipal du 26 novembre 2018. Elle a brièvement pris la parole :

Ils sont dans un autre temps. Ils n’ont pas encore compris que les enjeux d’il y a 20 ans ne sont les plus mêmes aujourd’hui.

Les personnes présentes étaient réunies autour de Philippe Vue, co-porte-parole de l’association Bouillons Terres d’Avenir et membre de l’AFPB :

On sait, par expérience que lorsque la population est mobilisée, les élus sont obligés d’écouter. C’est le pari qu’on fait. Le promoteur Nexity n’a pas de permis de construire. Tout est encore possible, rien n’a été signé.

L’enjeu du PLUI

Car cette année, l’enjeu se cristallise autour du plan local d’urbanisme intercommunal (PLUI) soumis à l’enquête publique à partir de septembre 2019 et validé en 2020.
Philippe Vue a cité un exemple similaire à Canteleu où le conseil municipal du 27 septembre 2018 a classé le domaine du Hasard et ses 15 hectares en zone agricole dans le nouveau PLUI alors qu’elle était en zone à urbaniser dans l’actuel PLU communal. D’ici 2022, ce projet agricole à Canteleu prévoit notamment la remise en culture, du maraîchage biologique, l’exploitation par des travailleurs en insertion, l’approvisionnement des cantines de la ville, et l’accueil des scolaires.
Philippe Vue estime que le conseil municipal de Bonsecours pourrait faire de même en classant la ferme de la Basilique en zone agricole dans le PLUI, ce qui écarterait tout projet immobilier d’envergure.

Des habitants parmi les membres actifs de l’association

Pour cela, des habitants de Bonsecours ont commencé à s’impliquer dans cette association. C’est le cas de François, un jeune père de famille habitant à Bonsecours :

On souhaite arriver à donner une direction démocratique à ce projet en fédérant un maximum d’habitants et ouvrir le débat sur l’avenir de ce site en réfléchissant à des projets alternatifs. 

Gisèle, habitante de Bonsecours depuis 25 ans avait l’habitude de se promener dans cette prairie d’arbres anciens où elle ramassait des plantes et châtaignes. La retraitée a décidé de s’engager dans cette association parmi les autres membres actifs. Alors que la Métropole Rouen Normandie a voté un accord de principe à la création d’infrastructures (voiries, eau…) lors du conseil communautaire du 14 mai 2018, Gisèle s’étonne d’une incohérence :

Avec la COP 21, le schéma de cohérence territoriale métropolitain (SCOT), la Métropole est pleine de bonnes intentions mais elle est en décalage lorsqu’elle dit souhaiter développer l’alimentation locale, l’agriculture périurbaine et préserver les espaces naturels. Ils disent qu’ils vont le faire demain mais c’est maintenant qu’il faut le faire, ce sera trop tard après.

La crainte d’une saturation de la circulation et des services

Avec l’arrivée de 800 habitants supplémentaires à Bonsecours selon leur estimation, les membres actifs de l’Association de Protection de la Ferme de Bonsecours craignent également un engorgement de la circulation à Bonsecours et la saturation des services communaux (écoles, centres aérés, etc.).

Un nouveau rassemblement en mars

Ce samedi 2 février, l’Association de Protection de la Ferme de Bonsecours a tenu un stand d’information où les personnes présentes pouvaient adhérer à l’association. En trois semaines, près d’une centaine de personnes ont adhéré à l’association qui a créé un site internet spécifique. Prochainement, une pétition va être lancée. Que ce soient les retraités ou les familles, l’association souhaite continuer à sensibiliser les habitants de Bonsecours. Un troisième rassemblement est annoncé pour le samedi 2 mars à 15 h au parvis de la Basilique de Bonsecours.

Infos pratiques
Site internet de l’APFB ici ; page Facebook : Ferme de Bonsecours

EN IMAGES. Près de Rouen, l’entreprise Vallourec ne jure que par le train : « On y gagne en souplesse »

Entre son usine de Déville-lès-Rouen et le réseau ferré du port de Rouen, l'entreprise Vallourec transporte toutes ses marchandises en train.

Entre son usine de Déville-lès-Rouen et le réseau ferré du port de Rouen, l’entreprise Vallourec transporte toutes ses marchandises en train. (©SL / 76actu)

Vallourec et le train, c’est toute une histoire. À Déville-lès-Rouen (Seine-Maritime), la société a son propre réseau de chemin de fer depuis 1953. Début janvier 2019, le fabricant de tubes pour l’industrie du pétrole a passé un cap en devenant opérateur ferroviaire de proximité sur les dix kilomètres ferrés du Grand port maritime de Rouen. De quoi faciliter le transport des tonnes de marchandises qui transitent par l’usine.

Lire aussi : Usine Vallourec, près de Rouen : près de 200 emplois supprimés

« Le maître mot, c’est la sécurité »

Trois hommes s’affairent, mercredi 13 février 2019 sur le triage aval du chemin de fer du port. Pendant que Christophe fait reculer sa locomotive, Ahmed prépare l’accrochage du tracteur avec les wagons chargés des tubes venus de l’usine. Le trio, complété par Romain à l’aiguillage, prépare une commande pour le soir.

Pour la composition du train, il faut accrocher et décrocher les wagons. Les procédures de sécurité doivent être respectées à la lettre par tous.

Pour la composition du train, il faut accrocher et décrocher les wagons. Les procédures de sécurité doivent être respectées à la lettre par tous. (©SL / 76actu)

Selon les jours, les rôles changent dans le trinôme. « Nous aurions pu avoir trois personnes qui ne tiennent qu’une fonction chacun, mais nous avons préféré trois personnes qui peuvent tout faire », explique Jérôme Tisseyre, responsable systèmes pour Vallourec et notamment superviseur de la sécurité ferroviaire. « Le maître-mot, c’est la sécurité », insiste-t-il. Ici, on s’écarte au maximum des rails, on ne marche pas dessus ni sur les traverses en bois et on porte obligatoirement un gilet orange fluo.

Ahmed guide Christophe qui accroche et décroche des wagons. En langage ferroviaire, on "tire" pour avancer et on "refoule" pour reculer. Le contact se fait par radio.

Ahmed guide Christophe qui accroche et décroche des wagons. En langage ferroviaire, on « tire » pour avancer et on « refoule » pour reculer. Le contact se fait par radio. (©SL / 76actu)

Les trois salariés ne sont pas des novices. Ils ont toujours opéré sur le réseau de la société : Christophe est là depuis 13 ans et depuis octobre 2018, comme ses collègues, il est titulaire de sa licence européenne de conduite. La nouveauté est liée à l’agrément OFP, pour opérateur ferroviaire portuaire, obtenu par la société. C’est « l’intermédiaire entre le réseau ferré national et notre réseau privé », situe Jérôme Tisseyre. 

« Nous voulions être autonomes »

Quand Ahmed a fini l’accrochage, Christophe emmène l’attelage jusqu’à l’aiguillage où Romain fait passer le train de la voie 11 à la voie 12. Vallourec dispose de cinq voies sur les 18 du triage. Le reste est utilisé pour les autres marchandises de fret du port. Vallourec représente 6 % du trafic du Grand port maritime de Rouen. Pour ce dernier, le changement de statut de l’entreprise ne change pas grand chose. Mais pour l’industriel de l’agglo rouennaise cela fait la différence.

Nous voulions être autonomes, nous y gagnons en souplesse. C’est dommage d’être contraints par une entreprise ferroviaire alors que nous avons tout pour le faire. 

Avant, Vallourec opérait ses convois de son usine, où les trains entrent jusque dans les ateliers, et la limite de son réseau, sous le carrefour des Barrières du Havre. Six salariés répartis en deux équipes gèrent deux locomotives louées par la société. Chaque wagon pèse 20 tonnes, auxquels il faut additionner les 50 tonnes de tubes chargés. Ils en bougent « une vingtaine par jour », estime Christophe.

Faits en acier, les tubes sont positionnés jusqu'à la limite des wagons, conçus spécialement pour les transporter. Le train est le meilleur moyen de livrer les marchandises.

Faits en acier, les tubes sont positionnés jusqu’à la limite des wagons, conçus spécialement pour les transporter. Le train est le meilleur moyen de livrer les marchandises. (©SL / 76actu)

« Ce n’est pas notre cœur de métier », mais…

À Déville-lès-Rouen, les 200 salariés sont le maillon entre l’usine qui sculpte l’acier en tube et celle qui les joint entre eux. « Nous réalisons le traitement thermique des futurs tubes de cuvelage, qui tiennent le terrain pendant toute la vie du puits », simplifie Jérôme Tisseyre.

Le train est central pour l’industriel, car à part les livraisons pour certains clients, « entre 90 et 95 % » des volumes en entrée ou en sortie du site circulent sur des rails vers le nord de la France ou l’Allemagne. Les trains vont jusque dans les ateliers, où les tubes sont déchargés des wagons puis rechargés au même endroit après traitement. Il suffit de sept heures à la chaîne de production pour opérer une commande.

Les trains entrent jusque dans l'atelier, où les tubes livrés sont traités avant de reprendre le même chemin, à l'inverse.

Les trains entrent jusque dans l’atelier, où les tubes livrés sont traités avant de reprendre le même chemin, à l’inverse. (©SL / 76actu)

Entreposés sur les rails du réseau privé de l’autre côté de la rue qui passe devant l’usine, les wagons sont après amenés au triage. Un opérateur privé – Eurocargorail ou Linéas – est chargé du transport sur le réseau national, qui commence au niveau du pont Flaubert.

Sur les dix kilomètres de rails auxquels Vallourec a accès, la société propose déjà ses services à son voisin ATD, installé dans un ancien hall utilisé par l’usine jusqu’en 2016. Pour l’instant, aucune autre société n’est cliente du nouvel opérateur. « Ce n’est pas notre cœur de métier », rappelle Jérôme Tisseyre. Ce qui ne veut pas dire que ça n’arrivera pas :

C’est une diversification, donc si une opportunité se présente, nous la saisirons.

Les voies de triage sont situées sur les terres du port de Rouen, près de la Seine. Chacun des wagons Vallourec, une fois chargé, pèse 70 tonnes.

Les voies de triage sont situées sur les terres du port de Rouen, près de la Seine. Chacun des wagons Vallourec, une fois chargé, pèse 70 tonnes. (©GL / 76actu)

Avec Gabin Louvet

Chute de 10 mètres chez Total, près du Havre : l’ouvrier est décédé

Après une grave chute, un ouvrier intervenant sur le site Total de Gonfreville-l'Orcher est décédé.

Après une grave chute, un ouvrier intervenant sur le site Total de Gonfreville-l’Orcher est décédé. (©Total Plateforme Normandie)

Grièvement blessé après une chute de 10 mètres alors qu’il intervenait sur un chantier au sein du site Total de Gonfreville-l’Orcher, près du Havre (Seine-Maritime), un ouvrier est décédé à l’hôpital, vendredi 16 février 2019.

Un homme de 39 ans

Il avait fait une chute d’environ 10 mètres, en fin de matinée, alors qu’il intervenait sur un chantier mené par une entreprise partenaire sur l’une des unités de l’usine Total. Transporté en urgence à l’hôpital Jacques Monod, l’ouvrier de 39 ans n’aura finalement pas survécu à ses blessures.

Il est décédé dans la soirée, annonce l’entreprise dans un communiqué. « Toutes nos pensées vont à sa famille, ses proches ainsi qu’à ses collèges à qui nous tenons à exprimer tout notre soutien. »

Une cellule psychologique mise en place

Une cellule de soutien psychologique a été ouverte pour l’ensemble du personnel intervenant sur la plateforme, rappelle Total.

Deux enquêtes, une interne et une de la police du Havre vont être menées pour faire la lumière sur cet accident.

La bibliothèque universitaire du Havre propose d’emprunter des « sacs à docs » pleins de surprises

Avec l'opération "sac à docs, la bibliothèque universitaire du Havre propose une façon originale de découvrir des ouvrages.

Avec l’opération « sac à docs, la bibliothèque universitaire du Havre propose une façon originale de découvrir des ouvrages. (©Pixabay / Illustration)

Et si au lieu de repartir de la bibliothèque avec une pile de livres vous y empruntiez cette fois-ci un « sac à docs » rempli d’un mystérieux contenu… C’est l’initiative proposée par la bibliothèque universitaire du Havre (Seine-Maritime).

Lire aussi : Au Havre, des ateliers pour apprendre à devenir contributeur sur Wikipédia

Une centaine de sacs différents

En guise de sacs, de jolis tote bags customisés spécialement conçus pour l’occasion par une graphiste, Clémence Michon. À l’intérieur, toutes sortes de documents donc. Des romans, des DVD, des BD… Quelques ouvrages jeunesse, piochés dans les rayons habituellement réservés aux étudiants instituteurs, seront également glissés dans les paquets.

Vous être intrigué.es par l’illustration de nos « Sacs à docs » ?🤓Pour en savoir plus, venez découvrir une interview de Clémence Michon, la graphiste qui les a réalisés : https://urlz.fr/8P37

Publiée par BU du Havre – Bibliothèque de l'Université du Havre sur Mardi 5 février 2019

Chaque sac répond à un thème en particulier, thème qui est d’ailleurs le seul élément que le visiteur connaît au moment de l’emprunt. « So British, Nuit au musée, C’était dans les tranchées, Bienvenu en RDA, le bonheur… En tout, les bibliothécaires ont imaginé une centaine de thèmes très variés », précise Mathilde Poulain, directrice de la BU.

L’occasion de sortir des sujets universitaires

Pour cette quatrième édition de l’opération « Sac à docs », le principe reste le même : les étudiants empruntent l’assortiment d’ouvrages selon la thématique de leur choix. Ces derniers sont à retourner à la bibliothèque mais le sac est à garder en souvenir. « Cela laisse un petit gain aux étudiants, précise la directrice. Et ça attise un peu leur curiosité ! »

Car pour nous, c’est l’occasion de sortir des sujets universitaires pour se tourner vers une lecture de loisir, et montrer aux étudiants que l’on est aussi un lieu d’ouverture culturelle.

Disponibles jusqu’à la fin du mois de mars à la bibliothèque de l’IUT de Caucriauville, les « sacs à docs » seront ensuite installés, début avril, à la BU centrale, à temps pour les vacances de Pâques. 

Malaise dans un collège de Seine-Maritime : parent, enseignants et personnels réclament des moyens

Mardi 5 février 2019, les différentes catégories de personnel du collège Francis Yard de Buchy (Seine-Maritime) et les parents d’élèves ont manifesté leurs inquiétudes quant au manque de moyens affectés au collège, tous secteurs confondus

Mardi 5 février 2019, les différentes catégories de personnel du collège Francis Yard de Buchy (Seine-Maritime) et les parents d’élèves ont manifesté leurs inquiétudes quant au manque de moyens affectés au collège, tous secteurs confondus (©IV/Le Bulletin)

« On a un super beau collège, mais les conditions se dégradent par manque de moyens », déplorent les parents d’élèves du collège Francis Yard de Buchy (Seine-Maritime), qui étaient rassemblés mardi 5 février 2019 dès 8h le matin devant l’établissement avec les différentes catégories de personnels du collège : agents d’entretien et de restauration du département de Seine-Maritime, professeurs et surveillants…

Lire aussi : Un nouvel internat pour la Maison Familiale et Rurale de Buchy, en Seine-Maritime

« Nos demandes sont raisonnables et légitimes »

Tous voulaient dénoncer « les difficultés de fonctionnement du collège en raison de moyens insuffisants » et leurs revendications étaient d’ailleurs clairement affichées sur les banderoles accrochées aux grilles : « Collège sous tension », « Classes surchargées », « Manque de surveillants », « Non au service public dégradé », pouvait-on ainsi lire.

Nous avons le sentiment de ne pas être écoutés. Nos courriers au département n’ont pas eu de suite. Nous n’avons pas non plus été reçus à l’inspection académique, alors que nous estimons que nos demandes sont raisonnables et légitimes », plaident les personnels du collège, qui ont l’impression qu’on fait montre de mépris à leur encontre.

Parmi les problèmes mis en exergue : un service de restauration et d’entretien qui doit travailler « à flux tendu », car il manque un poste de titulaire. « Quand un agent est absent, l’entretien ne peut plus être assuré et le service de restauration ne peut plus fonctionner normalement. On demande à être écoutés mais là, il y a trop de mépris », déplore Christophe Vengeon, chef de cuisine, agent du Département de Seine-Maritime, qui note que les agents sont au bout du rouleau.

Des propos confortés par le sentiment des représentants de parents d’élèves Dominique Fleischer et Béatrice Lauras, qui se disent « un peu amers » : « On nous dit toujours qu’il n’y a pas de problèmes à Buchy, mais on a l’impression qu’on nous laisse un peu de côté et au final, ce sont les élèves qui trinquent ».

Lire aussi : Mobilisation des lycéens à Rouen et au Havre : nouvelles manifestations et blocages

Pas assez de surveillants, classes surchargées

Autre point qui cristallise les mécontentements : l’effectif des surveillants qui n’a pas bougé, malgré la hausse régulière des effectifs du collège. Résultat : il n’y a que 4,5 postes pour assurer la surveillance et la sécurité de 618 élèves. Sans compter que les classes sont aujourd’hui surchargées et atteignent 30 élèves.

On manque de place pour les accueillir décemment dans certaines classes et les conditions d’enseignement ne sont pas acceptables, dénoncent Jérôme Marquette, professeur d’histoire-géographie et Frédérique Portemont, professeur déléguée au conseil d’administration.

Les enseignants dénoncent d’ailleurs un comptage sous-estimé de l’effectif global, qui ne prend jamais en compte la classe Ulis (Unité localisée pour l’inclusion scolaire) qui accueille les 12 élèves en situation de handicap.

D’autres élèves vont arriver : « il faut des moyens en plus »

« Ce collège est en pleine expansion et on est content de savoir que d’autres élèves vont encore arriver, mais il faut des moyens en plus. Là, nous n’avons plus de marge de manœuvre », concluent les personnels de l’établissement, qui espèrent que ce mouvement de mardi ne restera pas lettre morte auprès des autorités compétences, en l’occurrence le Département de Seine-Maritime et l’Inspection académique.

La réaction de Nicolas Bertrand, vice-président du Département
Vice-président du département de Seine-Maritime en charge des collèges, Nicolas Bertrand reste ouvert au dialogue. « S’ils le souhaitent je peux évidemment les rencontrer au retour des vacances scolaires », propose-t-il.
Il note que Buchy dispose d’un collège neuf et rappelle que la majorité, quand elle a pris les commandes des affaires en 2015, a « souhaité dresser un état des lieux concernant les agents techniques des différents établissements : certains étaient sous-dotés et d’autres sur-dotés au regard du nombre d’élèves ». 
« Le Département a répondu aux demandes, en mobilisant notamment un agent pour la loge du collège et deux contractuels ont été affectés à Buchy dès septembre », fait valoir Nicolas Bertrand, qui comprend qu’on puisse estimer que cela n’est pas suffisant, mais qui rappelle que la collectivité est tenue de respecter des obligations financières pour bien fonctionner.

EN DIRECT. Suivez la manifestation de l’acte XIV des Gilets Jaunes à Rouen et au Havre

Une nouvelle manifestation des Gilets jaunes a lieu à Rouen (Seine-Maritime), samedi 16 février 2019, pour l'acte XIV du mouvement.

Une nouvelle manifestation des Gilets jaunes a lieu à Rouen (Seine-Maritime), samedi 16 février 2019, pour l’acte XIV du mouvement. (©SL/76actu/Photo réalisée le samedi 9 samedi février 2019)

Les samedis se suivent et se ressemblent. De nouvelles manifestations des Gilets jaunes vont donc s’élancer, samedi 16 février 2019, dans les rues du centre-ville de Rouen et du Havre (Seine-Maritime).

Rendez-vous est donné avec pour mot d’ordre de protester contre la proposition de loi dite « anti-casseurs » votée mardi 6 février 2019 à l’Assemblée nationale. Si elle est définitivement adoptée, cette loi permettrait notamment aux préfets d’interdire à des personnes de manifester s’ils estiment « qu’il existe des raisons sérieuses de penser que leur comportement constitue une menace d’une particulière gravité pour l’ordre public », ou si ces personnes ont été reconnues coupables d’infractions.

La manifestation est à suivre dans notre direct ci-dessous (actualisez régulièrement la page pour voir apparaître les dernières informations).

Lire aussi : Loi « anti-casseurs ». Pourquoi ces députés LREM de Normandie se sont abstenus de la voter

EN DIRECT. Suivez l’acte XIV des Gilets jaunes à Rouen

12h30 : Fin des premières manifestations, rendez-vous à 14 heures

Les cortèges de la matinée se terminent tranquillement dans les deux villes. Comme la plupart des matinées des actes précédents, le mouvement s’est déroulé dans le calme. Rendez-vous à 14 heures pour la seconde vague de manifestations.

12 heures : Deux cortèges toujours calmes à Rouen et au Havre, les transports perturbés

Les manifestations se déroulent toujours dans le calme (et en musique). Au Havre, les Gilets jaunes ont remonté la rue de Paris. À Rouen, ils ont défilé rue de la République, où les transports sont interrompus.

11h15 : Environ 300 manifestants au Havre

Le cortège havrais remonte le boulevard François Ie au Havre. Les Gilets jaunes revendiquent 400 à 500 manifestants pour le moment. Sur place, notre journaliste en compte autour de 300.

11 heures : Début de manifestation dans le calme à Rouen comme au Havre

Les cortèges respectifs défilent dans les deux principales villes de Seine-Maritime dans une ambiance plutôt bon enfant. A Rouen, les Gilets jaunes sont du côté du Gros horloge. Au Havre, les manifestants viennent de passer la rue Guillemard.

10h30 : Un premier cortège s’élance dans le centre-ville de Rouen

Alors qu’un autre rassemblement est prévu à 14 heures sur cette même place de l’hôtel de ville, une première manifestation est lancée dès ce matin dans le centre-ville de Rouen.

10 heures : Le cortège se rassemble au Havre

Les Gilets jaunes du Havre testent une nouvelle formule ce samedi. Ils se sont donnés rendez-vous devant l’hôtel de ville pour un petit déjeuner avant de lancer le cortège.

Privé de son droit de visite, un père de famille tire un feu d’artifice depuis le tribunal de Rouen

Privé de son droit de visite auprès de ses deux enfants, un père de famille a tiré un feu d'artifice depuis l'esplanade du tribunal de Rouen (Seine-Maritime).

Privé de son droit de visite auprès de ses deux enfants, un père de famille a tiré un feu d’artifice depuis l’esplanade du tribunal de Rouen (Seine-Maritime). (©Illustration / Pixabay)

Les feux d’artifice lancés dans le ciel du centre-ville de Rouen (Seine-Maritime) dans la soirée du vendredi 15 février 2019 n’ont pas manqué d’interpeller les passants. Derrière ce spectacle, un père privé de son droit de visite auprès de ses enfants et cherchant à attirer l’attention sur sa situation.

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Privé de visite auprès de ses deux enfants

C’est depuis l’esplanade du tribunal que l’homme a tiré ses feux d’artifice, ou plutôt feux de détresse, aux alentours de 22 heures. En tout, il avait prévu 150 pétards, qu’il a lancé dans le ciel de Rouen pour attirer l’attention sur sa situation.

Âgé d’une quarantaine d’années, ce père de deux enfants, séparé de sa femme depuis plusieurs années, entendait protester ainsi contre la suspension de son droit de visite.

Entendu par la police

Après cette action symbolique, l’homme a tenu à prendre la parole devant un petit groupe qui s’était rassemblé spontanément sur la place. Il a parlé de sa situation bien sûr, mais a aussi appelé à la mobilisation pour tous les pères et mères se trouvant dans des cas similaires.

Entendu par la police, il a ensuite été relâché.

CARTE. Quiz, karaokés, concerts… Au Havre, ces bars qui proposent plus que de boire un verre

Parmi les bars aux activités insolites, le Havre compte notamment Low Mana Gaming, tourné vers les jeux vidéo.

Parmi les bars aux activités insolites, le Havre compte notamment Low Mana Gaming, tourné vers les jeux vidéo. (©V.G./76actu)

Envie de changer les idées autour d’un verre ? Les adresses ne manquent pas au Havre (Seine-Maritime) ! Mais certaines proposent un petit quelque chose en plus qui n’a rien à voir avec la qualité de la bière ou l’ingrédient secret d’un cocktail. Pour pimenter votre soirée, les bars organisent de plus en plus une foule d’animations. La rédaction vous en propose une sélection.

Le Décalé : le jeu décliné sous tous ses formes

Les adeptes du jeu ne s’y tromperont pas : il y a toujours quelque chose à faire au café ludique Le Décalé. En plus des 600 jeux de société mis à disposition des clients, le bar organise plusieurs fois dans la semaine des quiz : culture générale, sport, blind test acoustique… Tout y passe !

Notre coup de cœur : Les soirées Burger quiz, remake du jeu télévisé culte d’Alain Chabat. 
Le petit plus ? L’escape game aménagé pour quatre joueurs maximum.

Informations pratiques :
27, rue de Turenne au Havre. Réservations conseillées pour les soirées thématiques au 09 54 84 43 97 ou via la page Facebook de l’établissement.

Quiz et blind test au Merle Moqueur

Le petit café de la rue Richelieu, à deux pas du bassin du commerce, abrite une joyeuse ambiance. Au menu du Merle Moqueur, de nombreuses soirées thématiques dont quelques exemples vous donneront un avant-goût : un karaoké spécial « Sans-Valentin », un blind test 100% « méchants de Disney » ou encore des quiz entièrement dédiés aux séries Game of Throne et Kaamelott .

On aime aussi : les concerts, expos et théâtre d’impro qui s’y invitent parfois
Le petit plus ? Les plats de saison ne sont pas oubliés à la carte ! À noter, la soirée raclette prévue jeudi 28 février.

Informations pratiques : 
114, rue de Richelieu, au Havre. Contact au 02 35 47 86 89 ou via la page Facebook de l’établissement.

La Colombe Niemeyer, food & concepts

Les habitués des after-work connaissent l’adresse par cœur. Il faut dire qu’il est difficile de faire plus central que La Colombe, le café-restaurant situé entre le Volcan et la bibliothèque Niemeyer. De la soirée « cadeaux pourris » après Noël au rendez-vous masqué pour la Saint-Valentin en passant par la neige pour la soirée « les Havrais font du ski », la Colombe ne manque pas d’idées !

Ce qui fait la différence : les « Free Mix Party » durant lesquelles les platines sont laissées aux DJ qui se portent candidats.
Le petit plus ? Les planches et tapas qui viennent égayer votre apéro.

Informations pratiques :
8, place Oscar Niemeyer au Havre. Contact au 02 35 49 88 32 ou via la page Facebook de l’établissement.

Mais aussi… 

Les chanteurs en herbe trouveront aussi leur bonheur au Happy Dock qui organise régulièrement des karaokés (et accueille aussi des concerts). Côté musique, notez aussi les blind test des Zazous et les concerts que l’incontournable Mac Daid’s reçoit dans son sous-sol.

Les gamers se donneront eux rendez-vous au Play To Win, qui pourra aussi séduire le grand public avec des tournois de Just Dance, des quiz Disney ou Burger quiz ou même une soirée Harry Potter. Autre adresse connue des fans de jeux vidéo, le Low Mana Gaming qui organise lui aussi régulièrement des soirées à thème : quiz-blind test sur la pop culture, soirée loup-garou, jeux en team, ou encore FIFA 2019, Mario Bros…

Fred Duval et Wallace, scénaristes de BD en dédicace, à Buchy, en Seine-Maritime

Les Normands Fred Duval et Wallace seront en dédicace chez Papier et Plumes, samedi 16 février de 9h30 à 12h30, à Buchy (Seine-Maritime).

Les Normands Fred Duval et Wallace seront en dédicace chez Papier et Plumes, samedi 16 février de 9h30 à 12h30, à Buchy (Seine-Maritime). (©DR)

Pour Emmanuel Julien, de la librairie-presse Papier et Plumes de Buchy (Seine-Maritime), la bande dessinée est une passion qu’il aime partager avec sa clientèle. Régulièrement, il invite des auteurs locaux de toutes notoriétés pour quelques heures de dédicaces.  Dans cette veine, sont invités les Normands Fred Duval et Wallace ce samedi 16 février de 9h30 à 12h30.

En tant que scénariste, Fred présentera Nymphéas noirs (Dupuis), son adaptation en bande dessinée d’un des premiers romans (Presses de la cité et Pocket) du Normand Michel Bussi. Le dessinateur en est Didier Cassegrain et ce titre représente la grosse sortie de ce début 2019.  

Intrigue à Giverny, village de Monet

Rappelons que l’intrigue se situe à Giverny, dans l’Eure, le village du peintre Claude Monet, où vivent trois femmes : une fillette passionnée de peinture, une séduisante institutrice et une vieille dame recluse qui observe tout depuis sa fenêtre. Un meurtre est perpétré dans ce tableau en apparence idyllique et ressurgissent alors secrets et non-dits.

Fred Duval proposera également la bande dessinée de science-fiction Renaissance, sortie fin 2018 chez Dargaud. Il en est l’un des scénaristes avec Frédéric Blanchard alors qu’Emem est au dessin pour conduire le lecteur en 2084, alors que les pires scénarios prédisant une destinée funeste à la Terre sont avérés.

Wallace et Dieppe 42

Quant au scénariste Wallace, il mettra en avant Dieppe 42 (Association normande de la bande dessinée ) avec Stephan Agosto au dessin et la série Eagles, l’aigle à deux têtes (Zéphyr), forte de trois volumes dessinés par Julien Camp. Le premier titre se situe à l’été 1942 dans un port normand pendant cette guerre mondiale qui s’éternise en Europe et, pour en finir, les Alliés mettent au point une opération de grande envergure pour prendre pied en France : Jubilée. Au travers du récit d’Emile Bayeul, à l’occasion des commémorations du cinquantenaire du raid, son petit-fils Antoine va revivre l’épopée de six histoires narrant le destin de ces hommes investis de la mission Dieppe 42.

S’agissant de la série Eagles, l’aigle à deux têtes, elle est la jumelle de Adler, l’aigle à deux têtes par Buendia et Andrieu (Zéphyr), l’ensemble présentant deux points de vue d’aviateurs de la Seconde Guerre mondiale, un allemand et un américain : quelles constructions ont-ils eues comme hommes, patriotes et pilotes et leurs points de vue sont-ils très différents ou interchangeables ?

Infos pratiques
Séance de dédicaces chez Papier et plumes à Buchy samedi 16 février de 9h30 à 12h30.
Contact librairie : 02 35 32 15 20.

Grève à la blanchisserie du CHU de Rouen : les salariés ne veulent pas des nouveaux horaires

Une nouvelle fois, les agents de la blanchisserie du CHU de Rouen (Seine-Maritime) étaient en grève pour protester contre le projet de réorganisation de leurs services et des modifications horaires

Une nouvelle fois, les agents de la blanchisserie du CHU de Rouen (Seine-Maritime) étaient en grève pour protester contre le projet de réorganisation de leurs services et des modifications horaires (©Isabelle Villy)

« On est trois dans l’équipe du matin et trois dans celle de l’après-midi pour traiter le linge : il faudrait qu’on soit le double », lance une salariée de la blanchisserie du CHU de Rouen (Seine-Maritime), en grève vendredi 15 février 2019, comme plus de 35% des agents du site, annonce le syndicat CGT. Le manque de personnel, c’est bien l’une des revendications des grévistes, qui une nouvelle fois s’étaient donc donné rendez-vous devant le CHU, avant de se rendre sous les fenêtres de la direction, afin d’être entendus.

Des modifications d’horaires « imposées »

Ils protestent contre la réorganisation en cours de leurs services, mais aussi contre les modifications horaires qu’on veut leur « imposer ». Des revendications déjà plusieurs fois énoncées, en février et en octobre 2018, quand il s’était agi de mettre en place des week-ends travaillés, sur la base du volontariat.

L’objectif était alors de pouvoir faire face aux quantités importantes de linge à traiter, provenant tant du CHU que des établissements hospitaliers extérieurs, mais aussi des maisons de retraite.

LIRE AUSSI. Appel à la grève à la blanchisserie du CHU de Rouen, la direction s’explique

Augmenter le taux horaire pour traiter plus de linge ?

« La direction a exprimé la volonté d’arrêter le temps de chevauchement du midi, c’est-à-dire quand les équipes se croisent, estimant que ce temps n’est pas productif », fait valoir un représentant syndical CGT, qui ajoute que parallèlement à cette disposition, on veut aussi augmenter le taux horaire de manière à traiter une quantité de linge plus importante pour le CHU.

La direction voudrait ainsi augmenter l’amplitude horaire, ce que refusent les agents, qui ne veulent pas non plus entendre parler des week-ends travaillés, à raison de un sur quatre préconiserait la direction.

34 agents actuellement en arrêt

« La pénibilité de notre travail est reconnue, avec des kilos de draps qu’il faut porter, des chariots très lourds qu’il faut pousser… Pour récupérer le linge des établissements extérieurs au CHU, il faut traverser toute la blanchisserie, on fait des kilomètres de marche chaque jour », décrit une des salariées grévistes.

« On veut pouvoir récupérer durant nos deux jours de repos », insistent les agents, rappelant que sur 139 salariés, 34 personnes sont en arrêt. Des absences qui sont palliées par le recours à des intérimaires, mais qui ne résolvent pas le problème de la quantité de travail à réaliser, avec un nombre trop peu important d’agents, estiment les grévistes. « On attend de la blanchisserie plus de production, mais cela va engendrer plus d’arrêts », craint le représentant syndical CGT.

LIRE AUSSI. Grève à la blanchisserie du CHU de Rouen : les salariés réclament des embauches

Les grévistes reçus par le directeur général adjoint

Les salariés grévistes de la blanchisserie du CHU ont été reçus en fin de journée, vendredi, par le directeur général adjoint. Selon le porte-parole syndical, celui-ci serait resté « campé sur ses positions s’agissant d’un week-end travaillé sur quatre », l’un des « points de blocage » pour les agents.

Toutefois, la direction ne semble pas totalement fermer la porte sur toutes les revendications puisqu’une proposition a été faite pour les horaires. « La direction va faire un sondage auprès des agents pour savoir si l’adhésion pourrait se faire autour d’une amplitude horaire comprise entre 4h/19h ou 4h30/19h30 », selon le représentant syndical CGT. Un dossier qui reste donc à suivre… Contactée, la Direction n’a pas souhaité pour l’instant réagir.

La blanchisserie en chiffres : 
56% de l’activité totale de la blanchisserie concernent des prestations pour le CHU de Rouen. 
28 autres établissements (hôpitaux publics et Ehpad de Seine-Maritime et de l’Eure), bénéficient des prestations de la blanchisserie. 
150 agents travaillent sur le site. 
27 tonnes de linge sont traitées par jour, soit plus de 4 000 tonnes par an. 
4 tonnes de linge « résident », soit plus de 8 500 vêtements par semaine traités pour les Ehpad.
12 camions de livraison sur 10 tournées quotidiennes. 

SNCF. Travaux : plusieurs week-ends de perturbations sur la ligne de train Le Havre – Rouen – Paris

Samedi 16 et dimanche 17 février 2019, le trafic des trains sera ralenti entre Le Havre, Rouen et Paris, en raison de travaux à Mantes-la-Jolie.

Samedi 16 et dimanche 17 février 2019, le trafic des trains sera ralenti entre Le Havre, Rouen et Paris, en raison de travaux à Mantes-la-Jolie. (©JB / 76actu)

Les trains ne rouleront pas normalement samedi 16 et dimanche 17 février 2019, entre Paris, Rouen et Le Havre (Seine-Maritime). En raison de travaux à Mantes-la-Jolie, l’itinéraire des trains SNCF sera dévié. Cette déviation sera valable tous les week-ends jusqu’au dimanche 10 mars.

Lire aussi : Ces sites et applis pour savoir si votre train a du retard en Normandie

Des travaux pour le prolongement d’Eole

Les travaux auront lieu le samedi 16 décembre dans la zone de Poissy (Yvelines), pour le prolongement du RER E vers l’Ouest, la ligne Eole. L’arrêt est toujours respecté à Mantes-la-Jolie.

Les trains sont alors déviés par Bonnières-sur-Seine, rallongeant à deux heures le temps de parcours entre Rouen et Paris. Les mêmes perturbations seront également à prévoir pour le dimanche 17 décembre sur la même ligne. Des travaux et des déviations sont aussi prévus les week-ends du 23 et 24 février, 2 et 3 mars jusqu’au samedi 9 et dimanche 10 mars 2019.

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Soyez prudents, si vous utilisez l’application SNCF pour acheter votre billet sans carte de réduction : deux trains sont tarifés entre 34 et 65 euros pour faire Rouen-Paris en passant… par Arras ! Soit 3h25 de trajet. Il faut donc être vigilant au moment de réserver.

DOCUMENT. Le détail des trains perturbés. Ceux n’apparaissant pas circulent normalement :

Télévision. Le chanteur de Rouen Bird séduira-t-il les membres du jury de The Voice ?

Bird, chanteur originaire de Rouen va tenter sa chance aux auditions à l'aveugle de l'émission The Voice. Sera-t-il retenu ?

Bird, chanteur originaire de Rouen va tenter sa chance aux auditions à l’aveugle de l’émission The Voice. Sera-t-il retenu ? (©Florian Corcos)

Chanteur Rouennais, Bird tente les auditions à l’aveugle de l’émission télévisée The Voice pour séduire un des quatre membre du jury, et pourquoi pas se faire remarquer par les professionnels de la musique. Séduira-t-il Soprano, Jenifer, Julien Clerc ou MIka ? Pour le savoir, il faut suivre l’émission tous les samedis soir.

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Déclic en 2014

Comment vous est venue l’envie de chanter et celle d’envisager vous diriger vers une carrière professionnelle ?
Bird : En fait, j’ai toujours chanté. La voix a toujours été une obsession pour moi. Je n’ai pas eu d’ambition professionnelle avant que je fasse ma troisième année d’études en architecture en Corée du Sud, en 2014. Des amis ont alors cru en moi et m’ont encouragé à continuer dans le chant. Je me suis alors dit que je pouvais faire autre chose que chanter dans ma chambre. Je n’avais jamais eu l’idée que cela pouvait être autre chose qu’un hobby.
En 2015 je suis revenu à Paris, je me suis inscrit à des cours de chant, et j’ai commencé à faire des petits concerts dans les piano-bars.

Vous étiez retenu pour l’émission Together, sur M6, et vous avez pourtant tenté l’aventure The Voice. Pourquoi ?
Au début de l’été dernier, j’ai fait le casting de l’émission Together, tous avec moi sur M6. J’ai été pris. J’avais aussi postulé pour The Voice et j’ai également été retenu. J’ai alors appris que je devais passer quatre étapes pour The Voice et que je ne pouvais prétendre participer aux deux concours. J’ai décidé de me risquer aux quatre épreuves. C’était un gros coup de poker car je ne savais pas si j’allais y arriver.
The Voice est un vieux rêve de gosse, il y a le prestige de l’émission qui est connue, il y a aussi tout le positif que tout le monde retient de son passage dans The Voice. Je postulais depuis deux ans à cette émission.

VIDÉO. La chanson qui a permis à Bird d’être repéré : 

Après la sélection, quelles sont les étapes qui vous conduisent aux auditions à l’aveugle ?
Lors de la première audition, nous sommes un peu plus de 16000. Là nous sommes informés qu’il y a encore trois étapes à venir. Lors de la seconde épreuve on choisit, avec la production, le titre que nous allons interpréter pour les auditions à l’aveugle. La troisième est la moins stressante. Nous rencontrons pour la première fois l’orchestre qui va jouer à nos côtés et nous calons le morceau. Le dernier rendez-vous est l’audition finale : on rechante le titre choisi accompagné de l’orchestre et cela devant le diffuseur, à savoir TF1, qui désigne les candidats pour l’audition à l’aveugle.
Au final nous restons 130 artistes. Il y a une grosse sélection naturelle. C’est beaucoup de boulot. Nous démarrons l’été et nous savons, fin octobre, si nous allons aller sur le plateau télévisé.

Paris, de Marc Lavoine

Qu’est-ce qui vous a motivé à choisir Paris, de Marc Lavoine, pour les auditions à l’aveugle ?
Paris, de Marc Lavoine, c’est un titre qui me parle. Paris, j’y suis arrivé en 2012. C’est la ville qui m’a fait grandir au niveau de l’école d’archi, de l’amour, de la musique. C’est une ville que j’adore. C’est la continuité d’un processus. Rouen est la ville où j’ai grandi, Paris est celle où je vis aujourd’hui.

Comment se déroulent les derniers instants avant de se trouver confronter aux fauteuils retournés des membres du jury ?
Juste avant de passer sur scène, nous nous retrouvons tous dans une salle où on peut répéter, créer… Bruno Berbéres qui est le directeur artistique de The Voice est là, il fait en sorte qu’on soit bien psychologiquement. Une coach vocal nous permet de faire notre dernière chauffe de voix. Après on se retrouve derrière le plateau, derrière l’écran de leds qu’on voit à la télévision. Il n’y a aucun bruit, rien derrière l’écran. On est seul. Il y a uniquement une jeune fille qui dit que ça va être bientôt ton tour. Cela ne dure que 45 secondes, mais ça semble être une éternité. Je me souviens que ma cage thoracique battait très fort et l’écran s’ouvre. C’était la première fois de ma vie que je vivais autant la chanson. C’est ma première expérience face à 800 personnes. On distingue bien le public dans une sorte d’arène. On sent qu’on est vu. C’est un instant magique. Faire une performance dans ces conditions, c’est vraiment une chance.

Entre talents, vous avez moyen d’échanger avant votre passage ?
Nous n’avons aucune visibilité sur la prestation des autres, et c’est certainement aussi bien comme ça. Nous avons tous des contacts entre talents, mais il n’y a aucun lien au niveau des répétitions ou des prestations. On entend juste de loin le précédent talent lorsqu’on s’approche de la scène, les applaudissements qu’il reçoit et quelques mots des membres du jury.

Projets annexes

Bird mise beaucoup sur la sortie d'un titre : « Parti ».

Bird mise beaucoup sur la sortie d’un titre : « Parti ». (©Florian Corcos)

Vous avez actuellement un projet discographique.
Je prépare un petit album avec Frédéric Château et Thierry Surgeon. J’ai également écrit quelques textes. Un titre va prochainement sortir : Parti. C’est celui auquel je crois le plus. Il comporte un part autobiographique, il parle de choses sentimentales et on va mettre ça en images.

Et il me semble que vous allez tourner le clip de ce titre ce week-end.
Vous êtes bien renseignés. Oui, je prend même les choses en mains intégralement. Je pars dans le sud pour le tourner avec un ami vidéaste. Je ne peux pas en dire plus, je préfère garder la surprise sur ce qui va sortir.

Vous aviez également concouru pour représenter la France au concours de l’Eurovision ?
Oui, j’ai candidaté avec Parti. J’étais parmi les dix derniers sélectionnés. Je n’ai pas été pris pour cette émission, ce n’est que partie remise. Le titre Parti, nous y croyons tous, et j’espère que les gens y croiront autant que nous et l’adoreront autant que moi.

Vous vous intéressez également à la comédie et au théâtre.
Quand j’étais petit, j’ai fait beaucoup de théâtre. Dans la vie de tous les jours, j’aime faire rire les gens. La comédie et le théâtre sont des choses que j’aime beaucoup. Si on pensait à moi dans ce domaine, c’est avec plaisir que je répondrais favorablement.

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