CONTRE LA MONTRE TRAIL

GAILLEFONTAINE

SAMEDI 11 MAI 2019

SAMEDI 11 MAI 2019, soit la veille du Trail du Pays de Bray, aura lieu un TRAIL CONTRE LA MONTRE sur le circuit du moto-cross.

Le contre-la-montre du motocross, est un trail en auto-suffisance et à allure libre. Cette course est ouverte aux hommes et femmes, licenciés ou non, à partir de la catégorie « cadet ».
Pour le contre-la-montre, le départ de chaque participant sera espacé de 30 secondes. 
Les 5 femmes et les 5 hommes, qui auront effectué le meilleur temps seront qualifiés pour la finale. 
La finale est une course à départ groupé.

Distance : 4 Km
Dénivelé : 300m +
Le parcours, entièrement sur chemin, suit le tracé du circuit de motocross de Gaillefontaine. Le parcours passera uniquement sur des terrains privés. Pour le contre-la-montre, le parcours sera composé de 3 boucles du motocross, pour environ 4km et 300m de dénivelé. 
Pour la finale, le parcours sera composé d’une seule boucle du motocross, pour environ 1,3 km et 100m de dénivelé.

Inscriptions : 4€ (+2€ sur place)
Limité à 150 inscrits.

Le retrait des dossards se fera de 13h à 14h à la salle des fêtes de Gaillefontaine. Le dossard sera remis sur présentation d’une pièce d’identité et sera positionné de manière bien lisible sur le devant du concurrent
Les départs individuels du contre-la-montre seront échelonnés de 14h30 à 15h45. 
La finale se déroulera à 16h30. 
Le départ et l’arrivée se situent au niveau de circuit de motocross de Gaillefontaine.

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Un sixième album et un concert à domicile pour La Maison Tellier, à Rouen

Sixième album et nouvelle tournée pour La Maison Tellier qui se produit au 106, à Rouen (Seine-Maritime), le 4 avril 2019.

Sixième album et nouvelle tournée pour La Maison Tellier qui se produit au 106, à Rouen (Seine-Maritime), le jeudi 4 avril 2019. (©William Lacalmontie)

La Maison Tellier, groupe de Rouen (Seine-Maritime), poursuit son chemin et sort un sixième album : Primitifs modernes. Dans le cadre de leur nouvelle tournée, ils se produisent à domicile, au 106, jeudi 4 avril 2019. Rencontre.

Lire aussi : Les Nuits de l’alligator, festival Rush, dates exceptionnelles… Les moments forts du 106 à Rouen

Un enregistrement par étapes

76actu : Pourquoi avez-vous enregistré votre album dans des lieux très différents ?
Helmut Tellier :
  Nous avons fait l’enregistrement par étapes en fait. Nous en avons fait une avec Raoul par circonstance, dans le Cotentin. Un ami nous avait prêté sa maison. Nous avons fait des guitares/voix.

Puis, il y a eu une phase de pré-prod chez David Fontaine, à Brionne. Là nous avons pris du temps, nous avons fait deux sessions de cinq jours chacune. Nous avons étoffé le truc et cela nous a permis d’avoir les morceaux plus finis et de les avoir dans les pattes car nous voulions enregistrer en condition live.

Jusqu’alors on enregistrait en studio, on entrait chacun notre tour pour jouer notre partie. Pour cet album, nous avions une réelle envie de nous voir et d’avoir une énergie qu’on ne peut pas retrouver lorsqu’on enregistre tout piste par piste. L’enregistrement s’est passé dans le Massif central.

Lire aussi : Cléon : la Maison Tellier en concert à La Traverse avec des collégiens et des lycéens

Dans votre bio, on voit que vous êtes également passés au studio ICP, de Bruxelles.
Oui. Notre éditeur est belge. Nous y sommes allés trois jours pour rencontrer des auteurs et compositeurs belges.

Ces trois journées passées là-bas nous ont permis de rapporter trois titres : Chinatown, La horde et Tout est pardonné. Cela nous a apporté un regard neuf sur nos chansons, d’avoir une autre approche de ce que l’on fait et de débloquer des trucs.

Par exemple sur La horde, on constate une musique plus lourde, mais aussi des touches électro.
Chez ICP, ils ont des claviers de fous. On n’avait pas de cahier des charges à remplir. Nous avons eu envie de faire cet instru là-bas.

Les gens nous attendaient peut-être dans un truc plus institutionnel, mais nous ne sommes pas partis dans tous les sens non plus. On s’est dit qu’on pouvait pousser le curseur plus loin, sans perdre les gens pour autant.

Écoutez La horde

Une famille musicale qui dure

Vous ne faites pas de répétitions ?
Au bout de six albums joués avec les cinq mêmes mecs, on essaie de ne pas se répéter. En plus, j’ai une grande fierté d’avoir pu conserver tout le monde. Ça me rassure d’avoir créé et fondé une famille musicale qui dure. Cela me fait chaud au cœur.

Lire aussi : Hibernarock de retour pour une édition rock et vibrante avec La Maison Tellier

Sur le disque on vous voit habillés comme des explorateurs de l’espace des années 50-60. c’est une période qui vous a inspiré ?
Il y a un côté écartelé entre plusieurs trucs. Nous avons un côté brut et primitif dans notre façon d’aborder la musique. Il y a un côté artisanal presque suranné et l’obligation de vivre dans un monde moderne qui ne nous correspond pas forcément. Mais on est obligé de s’y adapter.

La photo qui est au dos de l’album revisite un tableau avec un côté rétro-futuriste, avec une modernité des années 50-60. Il y a des ponts jetés vers cette période dans l’album. Primitifs modernes, permet de définir l’espèce d’aujourd’hui qui a conservé son cerveau de Sapiens avec une incapacité à gérer toutes les techniques. C’est anxiogène.

« Des connexions avec des animaux sociaux »

Vos paroles retranscrivent cela ?
Dans les paroles, nous essayons de comprendre et d’accepter un monde pas facile à appréhender car on nous bombarde toujours d’infos et de trucs. La main qu’on voit sur l’écran de la télé figurant sur la pochette a deux interprétations possibles : la main qui dit stop ou celle qu’on nous tend pour la saisir.

Nous cherchons des connexions avec des animaux sociaux qui nous entourent. Nous parlons de comment intégrer un groupe social, comment on devient un homme, comment on devient un adulte. Comment passer d’un état à l’autre sans trop de dégâts.

Le symbole que nous retrouvons sur l’album est un signe druidique représentant trois états. Certes, tout cela peut paraître mélancolique mais il y a mes lueurs d’espoir à moi.

Lire aussi : Hibernarock de retour pour une édition rock et vibrante avec La Maison Tellier

Vous avez repris les concerts, comment appréhendez-vous ces premières dates ?
Avant les gens venaient nous voir en fin de concert pour nous dire qu’ils aimeraient retrouver l’énergie scénique sur nos disques. Là nous avons enregistré un album brut, sans trop réfléchir et le passage sur scène se fait naturellement.

Il y a une sérénité par rapport à ça. Je retrouve un mélange de joie et de stress à l’idée de remonter sur scène. Le trac est toujours là mais le plaisir l’emporte avant le début du concert.

Une tournée, c’est entre 70 et 80 concerts. Chaque show est précieux et je veux le ressentir. J’ai envie de voir jusqu’où cette nouvelle aventure peut nous conduire.

Une date au 106, chez vous, ça occasionne une pression supplémentaire ?
Cette fois, je vois le truc. On a toujours peur de jouer devant les copains, la famille, on fait gaffe à comment on va être. Nous sommes fiers de notre disque. On se sent légitimes. J’attends ce concert avec une impatience plaisante.

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Infos pratiques : 
Jeudi 4 avril, à 20h, au 106, quai Jean-de-Béthencourt, à Rouen (Seine-Maritime).
Tarifs : de 15,50 à 24,50 euros.

VIDÉO. les chauffeurs de bus du Havre se mettent dans la peau de personnes handicapées

Dans le cadre de leur formation à la prise en charge des passagers handicapés, les conducteurs de bus du Havre (Seine-Maritime) passer de l'autre côté du véhicule.

Dans le cadre de leur formation à la prise en charge des passagers handicapés, les conducteurs de bus du Havre (Seine-Maritime) se glissent dans la peau des passagers à mobilité réduite. (©MC Nouvellon)

« C’est galère, et encore là, il n’y a personne dans le bus ! » La galère en question qu’évoque Karine, c’est celle que rencontrent quotidiennement les passagers à mobilité réduite dans un bus. Pour mieux s’en rendre compte, cette employée de Lia, le réseau de transport en commun du Havre (Seine-Maritime) expérimente l’installation à bord depuis un fauteuil roulant.

Lire aussi : Au Havre, des séances de shopping sur mesure pour les personnes souffrant d’un handicap

Une mise en situation pour « créer de l’empathie »

Comme une dizaine de ses collègues, elle suit ce mercredi 27 mars 2019, une formation sur la prise en charge des personnes handicapées. Des usagers en fauteuil roulant mais pas seulement. « On va aussi faire des mises en pratique sur comment vendre un ticket à une personne sourde et muette ou aider un malvoyant à évacuer le véhicule si besoin », présente Didier Perolle, responsable de la formation.

Lire aussi : Dans la peau d’un obèse, les soignants du CHU se confrontent au regard des gens à Rouen

Après une matinée d’enseignement théorique, l’occasion de faire une mise au point sur la réglementation en vigueur et de réfléchir à toutes les situations qui peuvent se présenter, la mise en application permet à chacun de se mettre en situation pour « créer de l’empathie, pas de la pitié. L’objectif, c’est que le client PMR reçoive le même service que tout le monde. »

« Au volant, on ressent moins les choses »

C’est ainsi que Patrice, habituellement installé derrière le volant, se retrouve dans la peau du passager. Fauteuil dos à la route et freins enclenchés, comme le précise la réglementation, il s’apprête à éprouver le passage d’un rond-point au-dessus des 1200 tours normalement observés par le conducteur.

« Tu nous le fais en mode vendredi soir 17 heures, retour au centre de dépôt », commande le formateur à son collègue au volant du bus. Résultat sans appel : le fauteuil décolle et Patrice avec, retenu in extremis par Didier. 

Bien sûr, quand il y a beaucoup de monde à bord ou un PMR, on fait forcément plus attention mais au volant on ressent moins les choses.

Apprendre à s’adapter à chaque situation

La formation n’est d’ailleurs pas limitée aux chauffeurs de bus : les aiguilleurs, qui vont pouvoir guider les conducteurs en cas de difficulté, et même les personnels de l’administration y participent. Ce mercredi, un chauffeur de taxi Mobi’Fil, le service de transport à la demande, a également rejoint le groupe.

• VIDÉO. Les employés de Lia formés à l’accueil des personnes à mobilité réduite :

« L’objectif, c’est que l’on ait un langage commun et des outils pour répondre à chaque situation, précise Didier Perolle. Il faut à la fois qu’ils soient bien capables d’identifier les personnes ayant besoin d’aide, mais également pouvoir expliquer que l’on ne peut pas descendre la rampe à tel endroit (actuellement 200 quais sont accessibles sur les 970 arrêts desservis), ou proposer une alternative en cas de déviation de l’itinéraire. »

LiA précurseur en la matière

Plus de 200 personnes, dont 190 chauffeurs sur les plus de 400 que compte l’entreprise, ont déjà pu bénéficier de la formation. « Nous souhaitons en former au minimum une centaine de conducteurs par an », ambitionne le formateur.

Aujourd’hui, Lia fait figure de précurseur avec cette formation visant à la prise en charge de tout type de handicap. La compagnie de transport havraise espère inspirer d’autres transporteurs et exporter cette formation faite maison dans d’autres villes.

QUIZ. Ces informations insolites normandes sont-elles des poissons d’avril ?

C'est le 1er avril, alors jouons ensemble : ces informations sont-elles vraies ou inventées ?

C’est le 1er avril, alors jouons ensemble : ces informations sont-elles vraies ou inventées ? (©Adobe Stock/Illustration)

1er avril oblige, nous avons décidé de jouer avec vous. Voici donc notre quiz : saurez-vous trouver parmi ces 10 informations lesquelles sont vraies, et lesquelles sont totalement inventées ? Qui aura 10/10 ?

• QUIZ. Poisson d’avril ou non ? Ces informations normandes sont-elles vraies ou fausses ?

 

Une maison ravagée par les flammes, près du Havre : dix personnes évacuées

Un incendie s'est déclaré dans un hangar où vivaient 600 porcs, dimanche 31 mars 2019 dans l'Eure. Seule une trentaine a survécu.

Un incendie s’est déclaré dans une maison, près du Havre (Seine-Maritime), dans la nuit du dimanche 31 mars au lundi 1er avril 2019. (©SL / 76actu / Illustration)

Dans la nuit du dimanche 31 mars au lundi 1er avril 2019, vers 0h43, un incendie a détruit une maison, rue Michel, à Montivilliers, près du Havre (Seine-Maritime).

« Quand nous sommes arrivés sur les lieux, la toiture était embrasée et l’occupant était sorti de l’habitation », précisent les sapeurs-pompiers.

Lire aussi : Un hangar de 2 000 m² ravagé par un incendie dans l’Eure : près de 600 porcs périssent

L’intervention a duré plus de trois heures

Le feu a été éteint avec deux lances à incendie et une échelle. L’intervention a duré plus de trois et a mobilisé 28 sapeurs-pompiers et sept engins. « Aucune propagation de l’incendie n’a été observée », soulignent les sapeurs-pompiers.

Par mesure de sécurité, les habitants des maisons voisines ont été évacués. La mairie les a pris en charge dans une salle, le temps de l’intervention. Aucun blessé n’est à déplorer.

L’occupant de la maison sinistré a été relogé par des membres de sa famille. Pour l’heure, l’origine de l’incendie reste inconnue.

Conférence, exposition… Nos idées de sorties en Seine-Maritime, ce lundi

Bonjour à tous !

Une belle journée s’annonce pour attaquer la semaine, ce lundi 1er avril en Seine-Maritime. En effet, le soleil devrait briller, sans nuage, toute la journée. Le tout, accompagné de températures printanières, comprises entre 4 et 16°C.

Avec de une telle météo, vous auriez tort de ne pas profiter d’une de nos idées de sorties au Havre et à Rouen.

Conférence Université populaire

L'université populaire accueille une conférence sur les rapports qu'entretiennent théâtre et cinéma.

L’université populaire accueille une conférence sur les rapports qu’entretiennent théâtre et cinéma. (©Simon Gosselin.)

Éternels rivaux, le cinéma et le théâtre ? Exclusifs l’un de l’autre, l’image et le plateau ? De moins en moins. Aujourd’hui, les scènes de théâtre accueillent volontiers les outils du cinéma et bien des metteurs en scène (jeunes et moins jeunes) aiment faire dialoguer leur univers théâtral avec le septième art. Anne Quentin est auteure, critique dramatique à la revue Théâtre(s), journaliste spécialisée dans les politiques culturelles (La Scène), artiste. Elle interviendra sur le thème, « Quand le théâtre fait son cinéma », en amont de la pièce Festen, présentée au Volcan, les 24 et 25 avril 2019.

Infos pratiques :
Lundi 1er avril 2019, à 18h, à l’Université du Havre, 25 rue Philippe-Lebon, au Havre (Seine-Maritime).
Entrée libre.

Exposition

Guaviare, Colombie. Juin 2017.

Guaviare, Colombie. Juin 2017. (©Catalina Martin-Chico – 2019.)

La bibliothèque universitaire du Havre (Seine-Maritime) présente l’exposition Colombie, (re)naître, jusqu’au 12 avril 2019. Cet ensemble de plus de 90 images de la photojournaliste Catalina Martin-Chico raconte le quotidien de combattantes des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) et leur retour à leur vie de femmes, après la signature des accords de paix en 2016.

Lire aussi : INTERVIEW. Au Havre, la photojournaliste Catalina Martin-Chico raconte le quotidien des FARC

Infos pratiques :
Jusqu’au 12 avril 2019, à la bibliothèque universitaire, 25 rue Philippe-Lebon, au Havre (Seine-Maritime).
Pendant les semaines de cours : de 8h30 à 19h, du lundi au vendredi, et le samedi de 10h à 18h.
En période de congés universitaires : de 9h à 17h, du lundi au vendredi.
Entrée libre. Visite commentée sur rendez-vous.

Low en concert

Pionniers d’un sous-genre, le slowcore, cette formation dégage sur scène une force magnétique et met en musique nos émotions les plus sombres.

• VIDÉO. Écoutez Low :

Infos pratiques :
Au 106, quai Jean-de-Béthencourt, à Rouen (Seine-Maritime), à 20 heures.
Tarifs : de 8 à 24,50 euros.

Recrutement pour la Coupe du monde féminine de foot : le bus pour l’emploi attendu au Havre

Le bus pour l'emploi fera étape au Havre, mardi 2 avril 2019. De nombreux postes sont à pourvoir pour la Coupe du monde

Le bus pour l’emploi fera étape au Havre, mardi 2 avril 2019. De nombreux postes sont à pourvoir pour la Coupe du monde féminine de football. (©D.R.)

Mardi 2 avril 2019, place de l’Hôtel-de-Ville, au Havre (Seine-Maritime), sera donné le coup d’envoi du programme de recrutements pour la Coupe du monde féminine de la FIFA™ qui se déroulera en France du 7 juin au 7 juillet 2019. Au total, plus de 2 5000 emplois sont à pourvoir dans les neuf villes hôtes.

Lire aussi : Coupe du monde féminine de football : découvrez quelles équipes joueront au Havre

Le Havre, première étape du bus pour l’emploi

Recruteur officiel national de la compétition, Proman, spécialiste du travail temporaire, sillonnera la France à bord de son bus pour l’emploi, habillé aux couleurs de la compétition. Cette entreprise, qui fait l’intermédiaire entre les entreprises prestataires et les candidats, avait déjà été désignée par l’UEFA pour l’Euro 2016.

Première étape du bus pour l’emploi : Le Havre, qui accueillera son premier match, le 8 juin 2019. Deux grosses équipes sont attendues : les États-Unis et l’Angleterre, respectivement 1e et 4e du classement FIFA, sont attendues. À noter dans les agendas également : le dimanche 23 juin, date à laquelle le Havre accueillera l’un des huitièmes de finale, ainsi que le jeudi 27 juin, jour de quart de finale au stade Océane.

Lire aussi : Emploi en Normandie : le groupe La Poste recrute 90 facteurs en CDI

Logistique, accueil, restauration

Les personnes qui le souhaitent pourront venir proposer, mardi 2 avril, de 9 heures à 18 heures, leur candidature spontanément aux conseillers professionnels Proman chargés de faire passer les entretiens dans le bus, stationné place de l’Hôtel-de-Ville.

Pour l’organisation de la Coupe du monde de football féminine au Havre, plusieurs types de profils sont recherchés et les débutants acceptés : des agents logistiques, des serveurs et des professionnels de la restauration, des conducteurs de car, des animateurs et des hôtes/hôtesses d’accueil.

L’occasion pour les jeunes passionnés de football de vivre une expérience professionnelle, tout en participant à une grande manifestation sportive. La plupart des candidats accompliront leur mission à partir de début juin et jusqu’à la fin de la compétition.

Lire aussi : L’IMAGE. Découvrez l’affiche de la Coupe du monde féminine de football, qui se jouera au Havre

Infos pratiques :
Mardi 2 avril 2019, de 9 heures à 18 heures, place de l’Hôtel-de-Ville, au Havre.
Tout candidat est invité à se présenter muni d’un CV.

Conseil départemental du 28 mars : particulièrement actifs, les élus communistes font avancer par leurs propositions plusieurs sujets

Un Conseil départemental qui a entériné la démission du vice-président en charge des finances et ancien maire du Havre Luc Lemonnier, avant de débattre successivement du Brexit, des conséquences de la loi alimentation sur l’agriculture et les agriculteurs seinomarins, du déficit de médecins généralistes, du Plan pauvreté, de la politique de l’habitat suite à la loi ELAN, de la redynamisation des zones d’activités économiques ou encore de l’éradication du frelon asiatique.

Les quatre conseillers du groupe communiste et républicain du Front de Gauche n’en demandaient pas moins pour porter leurs réflexions et propositions à partir d’une bonne quinzaine d’interventions, dont certaines ont porté leurs fruits avec notamment :

  • un engagement du Département d’étudier la possible embauche de médecins généralistes pour les affecter dans des secteurs où les patients sont dépourvus de médecins traitants,
  • la prise en compte de l’avis du maire sur les ventes de logements sociaux sur sa commune dans l’avis que doit rendre le Département sur chaque vente,
  • l’intégration de la Communauté urbaine du Havre et de la Métropole rouennaise dans le nouveau dispositif de soutien à la redynamisation des zones d’activités économiques dont elles avaient été exclues,
  • la proposition d’intégrer les universités du Havre et de Rouen au sein de la nouvelle agence Normande consacrée à la protection de la biodiversité et au développement durable,
  • l’ajournement du projet de la majorité départementale de réduire le nombre de débats lors de chaque Conseil… Un comble dans une période où le besoin de débattre s’exprime partout !

Une séance où ils ont aussi constaté avec satisfaction qu’ils avaient été entendus, suite à leurs précédentes prises de position, sur la nécessité d’intégrer les copropriétés dégradées, comme le sauvetage de la copropriété Robespierre dans le quartier du Château-Blanc à Saint-Etienne-du-Rouvray, dans les financements conséquents que le Département consacre au programme de renouvellement urbain (ANRU). Ou encore sur l’implication du Département dans l’éradication du frelon asiatique, puisqu’un dispositif d’aide individuelle pour la destruction des nids a été voté.

Et alors que la majorité des Droites prenait l’initiative d’un débat pour déterminer comment rapprocher les citoyens des politiques publiques, Séverine Botte leur a suggéré tout simplement de « changer de politique » ! Soulignant que « se poser cette question illustre bien l’échec de ceux qui président aux destinées des politiques publiques depuis trop longtemps… ».

Pour télécharger le compte rendu de la séance : En Direct 2019 03

Pour télécharger la version de synthèse : En Direct 2019 03 – Synthèse

Une exposition à Rouen sur Jean de Béthencourt, « roi des îles conquises »

Le buste de Jehan de Béthencourt, normand d'origine, conquérant des Canaries, a été sculpté par Jean-Marc de Pas et est disposé sur le pont Boieldieu, à Rouen (Seine-Maritime).

Le buste de Jean de Béthencourt, normand d’origine, conquérant des Canaries, a été sculpté par Jean-Marc de Pas et est visible sur le pont Boieldieu, à Rouen (Seine-Maritime). (©D.R.)

La lettre bimestrielle du Musée maritime, fluvial et portuaire de Rouen (Seine-Maritime), vient de paraître. Elle est consacrée aux compagnons charpentiers qui œuvrent au sein de l’atelier de restauration de bateaux et à l’exposition Jean de Béthencourt (1362-1425), coordonnée par Jean-Pierre Lécrivain, que l’on peut découvrir actuellement au Musée maritime et à l’espace qui lui est consacré dans sa commune d’origine, Grainville-la-Teinturière (Seine-Maritime). L’occasion d’ouvrir l’intéressante biographie écrite par Jean Braunstein, récemment rééditée aux éditions Charles Corlet Classics à l’approche de l’Armada 2019 : Un normand à la conquête des Canaries.

Lire aussi : Feux d’artifice, concerts, parades… découvrez le programme de l’Armada de Rouen 2019

Orphelin à 2 ans

Destin peu banal que celui de Jean de Béthencourt. Il voit le jour dans le Pays de Caux. À l’âge de deux ans, il devient orphelin. Son père Jean III de Béthencourt perd la vie au combat sur le champ de bataille de Cocherel au sud-est de Rouen. Un rude combat, épisode sanglant de la guerre de Cent ans qui oppose les partisans du roi de France Charles V emmenés par Bertrand Du Guesclin et ceux de Charles le Mauvais, roi de Navarre, allié des Anglais omniprésents en Normandie. Les troupes de Du Guesclin remportent la victoire mais subissent d’importantes pertes. L’épouse de Jean III, Marie de Braquemont, fait face et élève son fils en le préservant de la meurtrière épidémie de peste noire qui touche toute l’Europe pendant l’été 1348.

« Les premières années de Jean de Béthencourt furent sans doute semblables à celles des autres seigneurs de ce temps, précise l’historien Jean Braunstein. Il ne fut pas l’objet d’attentions particulières car la précarité de la vie à cette époque ne favorisait pas le développement d’un sentiment de l’enfance. Les enfants des familles nobles, passaient leurs premières années en compagnie des femmes puis ils partaient dans un château voisin où ils étaient pages ou serviteurs. Ce qui n’était pas considéré comme dégradant. Il apprit à lire et à écrire. »

Le courtisan devient militaire

À l’âge de 15 ans, il entre au service du duc d’Anjou, frère du Roi Charles V, dans le Languedoc, puis de Louis d’Orléans, comme chambellan. À 28 ans, pour la première fois, il quitte sa vie de courtisan pour participer à une aventure militaire. C’est un tournant important. À Gênes, il navigue sur des embarcations génoises et entend parler des Canaries. Il rencontre à la quarantaine un noble poitevin expérimenté, Gadifer de la Salle, à la réputation militaire notable. Ensemble ils mettent au point les détails d’une expédition qu’ils veulent entreprendre aux Canaries, au large du Maroc, îles déjà connues depuis le Ve siècle avant J.C. On est en 1402 . Départ de la Rochelle.

« Quelles peuvent être les raisons qui le poussent à partir à ce moment ? Il apparaît qu’il laisse derrière lui un certain nombre de problèmes juridiques et financiers non résolus. Il a vendu ses biens pour se procurer les fonds nécessaires à son expédition. Il ne semble pas avoir d’idée de retour avant plusieurs années ».

Roi des îles conquises

La première page du manuscrit laissé par Jehan de Béthencourt. Il est déposé aux archives départementales de Rouen.

La première page du manuscrit laissé par Jehan de Béthencourt. Il est déposé aux archives municipale de Rouen. (©D.R.)

Si l’on en croit le récit de l’expédition dans le Canarien, ouvrage magnifiquement illustré et déposé aux Archives municipales de Rouen, ce ne fut pas de tout repos. But de l’expédition : la conquête, l’évangélisation des indigènes Guanches avec la bénédiction du Pape Benoit XIII et le peuplement des îles par des colons normands, bretons ou gascons. Pour services rendus, le Roi Henri III de Castille, confèrera au navigateur le titre de « roi des îles conquises » notamment : la Gomera, Fuerteventura, Ténérife et Lanzarote. Jean de Béthencourt, précurseur des grands navigateurs normands, se fixera en France en 1415. Il décédera à Grainville-la-Teinturière en dix ans plus tard.

De notre correspondant André Morelle

Nouveau débat sur le Brexit : les élus communistes rappellent que le véritable coût est pour la démocratie !

Pour le premier débat de politique départemental du Conseil du 28 mars, le groupe des élus indépendants a souhaité aborder les impacts du Brexit pour les ports, la pêche et pour le Département.

Dans son propos introductif, Murielle Moutier-Lecerf a dit son inquiétude quant aux conséquences du Brexit, notamment en cas de « no deal », sur nos ports, la pêche ou encore la liaison transmanche. Elle a appelé à un « bouclier législatif » pour protéger nos intérêts et posé de nombreuses questions, en se demandant ce que le Département peut faire pour aider à gérer ces conséquences.

Pour la majorité, Alain Bazille est revenu sur les négociations et « l’impasse » constatée. Puis il a tenté de rassurer sur ce qui a déjà été fait pour anticiper ces conséquences, notamment en Seine-Maritime, soulignant au passage la vitalité de la ligne de la transmanche Dieppe-Newhaven, chiffres à l’appui. Il confirmera en fin de débat que le « Département est à la manœuvre, y compris pour aider nos acteurs économiques ».

Alban Bruneau, pour le groupe communiste du Front de Gauche, a estimé que « ce qui nous intéresse d’abord, ce sont les coûts à payer par la démocratie. Et les conséquences sur la construction, ou plutôt sur la déconstruction européenne, à quelques semaines des élections dans toute l’Union ».

 Juin 2016 :

52 % des Britanniques ont choisi

par référendum de quitter

l’Union Européenne. 

Face aux inquiétudes, il a rappelé que « 2 ans et 9 mois pour traduire dans les faits la décision d’un peuple exprimée démocratiquement, où était alors l’urgence ? Mais plutôt que de travailler à satisfaire cette décision, les dirigeants Européens, comme ceux de la Grande-Bretagne ont choisi délibérément de jouer le pourrissement. Histoire de faire un exemple, de démontrer que cette Union on ne peut pas la quitter. Et que si, à l’arrivée, les rebelles s’entêtaient, ils devraient supporter les foudres de l’enfer, le Brexit dur. Punitif ».

Et de poursuivre : « Pendant que Bruxelles passait son temps à négocier pied à pied avec le gouvernement Britannique un accord, qu’au fur et à mesure, plus personne ne comprenait, les autres gouvernements, à commencer par ceux de notre pays, attendaient tranquillement. S’en remettant à elle pour connaître le résultat des courses. Comment expliquer sinon, qu’entre le mois de juin 2016 et le mois de septembre 2018, le seul sujet lié au Brexit dont notre gouvernement se soit emparé, fut celui des traders de la City. Et Paris a continué à appliquer, comme si de rien était, sa doctrine de réduction de la dépense publique aux douanes notamment, comme aux autres agents des finances ».

« Puis à l’automne dernier, en urgence, une commission spéciale fut organisée pour gérer les conséquences en France de ce Brexit, comme si celui-ci venait tout juste d’être révélé ! Notre Parlement s’est vu dessaisi de l’affaire par recours aux ordonnances. Inspections, décisions d’urgence, on réembauche finalement quelques douaniers. On tente de prévenir les conséquences sur les contrôles sanitaires des marchandises, sur les flux de camions. Bref depuis septembre, c’est la cacophonie et l’affolement à l’approche de l’échéance ».

Quant au spectacle « digne d’une tragi-comédie offert par le gouvernement et le parlement Britannique dont la majorité ne veut visiblement pas écouter et respecter la décision de son peuple, tout en refusant de l’assumer », Alban Bruneau y voit une explication évidente : « Ne sait-on jamais, à force de transformer le Brexit en impasse, le peuple finira bien par se déjuger… Et puis de toute façon, il a été manipulé comme le répète la petite chanson qui tourne en boucle dans la bouche de certains de nos dirigeants ».

Selon lui, il convient d’ailleurs de relativiser : « Vous avez noté comment réagissent les marchés ? Très bien merci, pas de souci. Aucun signe d’inquiétude ou de fébrilité. Une pleine confiance dans les dirigeants politiques qu’ils ont sponsorisés ».

Conclusion : « Faut-il après tout cela s’étonner que cette Union Européenne perde tout son crédit ? Ou que les peuples se tournent de plus en plus nombreux vers les populistes, qu’ils se radicalisent ? Voilà notre source première d’inquiétude. Le libéralisme nourrit le populisme et c’est la démocratie qui en paye les conséquences ».

Quant aux coûts, économiques s’entend, et en particulier pour nos ports, nos industries, pour Alban Bruneau une seule solution : « Il convient de reprendre la main sur les logiques de libre marché et ça, nos dirigeants n’y sont plus habitués ! Car cela passe par l’application de la législation par des agents publics en nombre suffisant pour assurer leurs missions. La grève du zèle, à vocation de démonstration grandeur nature, organisée par les douaniers ces jours derniers, vient nous rappeler que nous en sommes encore loin. La puissance publique doit faire son retour sur nos côtes, nos ports, dans nos administrations, en prévision d’une nouvelle frontière qui ne viendra peut-être jamais… ».

Pour la majorité des Droites, Jean-Christophe Lemaire n’a pas apprécié cette leçon de politique sur un sujet qui pour lui ne l’est visiblement pas : « Le sujet c’est l’économie » qui appelle l’union de tous les acteurs.

Ce qui fit dire à Stéphane Barré : « Oui on assume, nous on fait de la politique et ce sujet est politique, on n’est pas là pour aider certains à faire du business », rappelant au passage que « même avec le Brexit, les liens entre la France et la Grande-Bretagne seront toujours là ».

Pour le groupe socialiste, Didier Marie a tenu à rappeler que « le Brexit est d’abord le choix souverain du peuple Britannique. On peut l’approuver, on peut le regretter, mais on doit le respecter ». Ce qui ne l’a pas empêché d’estimer que « le Brexit sera négatif pour tout le monde, pour les Britanniques, pour la France, comme pour l’Europe ».

Pour télécharger l’intervention complète d’Alban Bruneau : DPD 1 – Brexit – AB

Débat sur l’agriculture et l’alimentation : les mises au point et propositions d’Alban Bruneau

Le second débat de la séance du Conseil départemental du 28 mars, ouvert par le groupe « Agir pour l’écologie », avait pour thème les conséquences de la loi alimentation pour les agriculteurs normands.

Catherine Depitre a débuté son propos en constatant que « la Politique Agricole Commune (PAC) est en régression depuis des années », avant de développer sur les objectifs de la loi EGALIM (agriculture et alimentation) issue des États généraux de l’alimentation pour développer une alimentation saine et durable et pour garantir des revenus décents aux agriculteurs. Elle a relevé les décalages entre ces beaux objectifs et la réalité de la loi, estimant pourtant que : « nous sommes au bout d’un système ». Concluant par une note d’optimisme, elle a détaillé ce qui a avancé en Seine-Maritime pour changer ce système, à l’initiative de citoyens, d’exploitants ou de collectivités. Appelant le Département à soutenir tout ce qui va dans ce sens.

Horizon 2022 :

Restaurations collectives publiques :

50 % minimum de produits agricoles locaux ou sous signe de qualité

dont 20 % issus de l’agriculture biologique 

Patrick Chauvet, pour la majorité, lui a répondu que c’est « cette loi qui va dans le bon sens ! Elle est certes imparfaite, tous les résultats ne sont pas encore là, elle sera évolutive. En tout cas elle procède à une inversion des logiques ». Puis il a tenu à défendre les chambres d’agriculture mises en cause par Catherine Depitre : « Elles sont des acteurs représentatifs élus démocratiquement ».

Alban Bruneau a, pour sa part, axé son intervention sur la restauration collective et sur les objectifs inscrits dans la loi à ce sujet : « Notre département agit déjà. Je pense notamment à notre plateforme internet, Agrilocal 76, qui permet une mise en relation entre acheteurs de la restauration collective et fournisseurs locaux. Cependant ce bel outil reste encore à développer. En effet, aujourd’hui seuls 38 collèges sur les 132 que compte notre département travaillent avec cette plate-forme ».

Il a également avancé plusieurs propositions : « Nous devons construire de nouveaux outils et accompagner les petits producteurs dans les démarches administratives. Nous pourrions envisager des dispositifs à destination des agriculteurs pour les inciter à se lancer dans le bio, quand on sait que les années de transition pour obtenir la certification biologique sont les plus compliquées, un soutien financier de la part des collectivités serait le bienvenu, et c’est un investissement rentable sur le plan sanitaire, économique et environnemental pour notre territoire ».

Puis Alban Bruneau a souhaité rappeler que « la prochaine étape, irréversible même si elle momentanément contrariée, sera la fin du glyphosate ! ».

S’agissant de rééquilibrer les relations commerciales sur toute la chaine alimentaire comme l’ambitionne la loi votée, il reste en revanche dubitatif : « Pour obtenir ce rééquilibrage dont personne ne peut contester la nécessité, elle vient favoriser la hausse des prix pour le consommateur, en laissant la grande distribution et ses marges exponentielles continuer de prospérer. Nous verrons bien d’ici quelques mois si les exploitants agricoles s’y retrouvent enfin, puisque les négociations viennent de s’achever. Leur travail mérite une rémunération honnête et la fin du racket dont ils sont les victimes de la part de nombreux distributeurs. Mais en attendant de le savoir, nous savons déjà qu’en pleine crise du pouvoir d’achat, les consommateurs ont vu les prix grimper et ce n’est pas fini ! ».

Il a ainsi estimé qu’il aurait été plus « intelligent et juste de supprimer la TVA sur les produits de première nécessité, mais cela Bruxelles ne le veut pas et le gouvernement ne lui a d’ailleurs même pas demandé ! ».

Et de conclure : « Et nous verrons bien en fin d’année, si les bénéfices des groupes Carrefour, Auchan et consorts se trouvent ou non réduits. C’est alors que nous apprécierons si la loi EGALIM est efficace ou si, une fois encore, elle se borne à de bonnes intentions. En tout état de cause, à notre niveau, nous devons tout mettre en oeuvre pour accompagner nos agriculteurs qui à eux seuls ne pourront pas bouleverser un système ultra-productiviste qui perdure depuis près de 70 ans. Et non, comme le prônent les libéraux, une agriculture intensive de spécialisation où le rendement est maître tout en étant à la merci des marchés mondiaux et de ses vicissitudes… ».

Patrick Chauvet ne « s’est pas senti concerné » par ces derniers propos, il a toutefois réagi sur la question du glyphosate : « Il ne peut pas y avoir d’exception Française. Cette question doit être traitée dans le cadre d’un consensus européen. Sinon se sont les agriculteurs Français qui seront pénalisés ».

Pour télécharger l’intervention complète d’Alban Bruneau : DPD 2 – Alimentation – AB

Embaucher des médecins pour résoudre les déficits dans l’offre de soin : les élus communistes entendus ?

Le troisième débat du Conseil départemental du 28 mars, à l’initiative du groupe communiste du Front de Gauche, avait pour titre : « La couverture médicale de proximité en Seine-Maritime : une urgence vitale ».

Stéphane Barré a ouvert ce débat en énumérant les chiffres de cette « pénurie inacceptable dans l’un des pays les plus riches au monde qui, il y a 20 ans, pouvait faire étale de l’efficience de son système de santé », et en rappelant que « cette situation ne peut que s’aggraver puisque nombre de praticiens vont atteindre ou ont déjà largement atteint l’âge de la retraite, près d’un sur deux ayant 55 ans et plus ».

10 % des Français sans médecin traitant

13 % en Seine-Maritime

20 % du territoire national sous doté en médecins généralistes

Il a donc alerté : « La tension est telle que le gouvernement appelle au secours les pharmaciens pour les autoriser à vendre certains médicaments sans ordonnance ! Un comble lorsque l’on sait qu’il envisage aussi de faire voler en éclat le statut des pharmaciens et de leur monopole officinal au profit de la vente sur Internet et des grandes surfaces. Aussi utiles soient-elles, les perspectives de la télémédecine, du parcours de soin ou des assistants médicaux vantés par l’ARS, ne sont pas suffisantes pour inverser rapidement la tendance. D’autant que ces déficits dans la médecine de ville et de campagne viennent aggraver la crise qui sévit dans nos hôpitaux. Les services des urgences étant constamment au bord de l’implosion pour répondre aux besoins des patients dépourvus d’un médecin ».

Rappelant la mobilisation « de nombreux élus locaux et de parlementaires pour bousculer le système et résoudre cette injustice fondamentale d’accès aux soins du quotidien, par nature de proximité », il a fustigé « ce gouvernement qui au nom du sacro-saint principe libéral, rejette toutes les propositions visant à réguler l’installation des médecins en fonction des besoins ».

Puis Stéphane Barré a fait état d’une solution : « Toutes les études le démontrent, nombre de médecins se détournent de l’exercice libéral pour se tourner vers le salariat. Notre propos prolonge donc celui que nous avions développé en juin dernier lors de la présentation ici même du Projet Régional Santé en Normandie 2018-2028 ; ou en octobre avec notre proposition d’instaurer une bourse départementale pour soutenir l’installation des chirurgiens-dentistes. Il consiste à proposer que notre collectivité s’engage en première ligne dans cette action de salut public ».

« Nous vous invitons à faire preuve d’audace, convaincu qu’au-delà du contexte national, le propre d’une collectivité est de pouvoir agir, faire bouger les lignes et inventer les solutions adaptées. Ce n’est pas une question de compétence, c’est une question de devoir et de priorité, d’autant que la couverture sanitaire des seinomarins interagit avec les problématiques que nous avons à gérer dans nos secteurs des solidarités ».

Embauche de médecins par le Département de Saône et Loire

1 an après =

11.000 habitants ont retrouvé un médecin traitant

23.000 consultations assurées

« Monsieur le Président, vous avez reçu dernièrement le Collectif un Médecin pour Tous de Fécamp qui vous a fait part de pistes concrètes pour agir en prenant notamment exemple sur les actions conduites dans plusieurs départements comme la Saône et Loire. Un département qui a pris les choses en main en expérimentant un réseau départemental de centres de santé à partir de 30 médecins et 9 secrétaires recrutés. Et les résultats sont là ! »

Notant au passage que « ce système a permis de systématiser le tiers payant pour les patients que les organisations de médecins libéraux se sont refusées à mettre en place pour cause de complexité au niveau national », il a conclu : « C’est ce que nous vous invitons à faire en Seine-Maritime ».

Nathalie Lecordier, pour la majorité, a réagi en énumérant « tout ce que le département fait déjà », et notamment le soutien à la création de maisons de santé, et en précisant qu’« il n’y a pas de désert médical en Seine-Maritime, même si des zones sont sous tension et sous dotées en médecins généralistes, chirurgiens-dentistes ou kinés ». Elle a estimé que : « nous n’avons pas à rougir sur ce que nous faisons ici… Il s’agit d’une thématique forte de notre politique ».

Et comme elle n’a pas répondu à la proposition formulée, c’est le Président Martin qui est intervenu : « J’ai rencontré ce collectif et j’ai demandé à ce que nous allions regarder en Saône et Loire ce qui a été fait ».

Une réponse qui a satisfait Stéphane Barré : « Espérons que cela soit de bon augure, car nous sommes attendus. Cela ne veut pas dire que nous sommes restés passifs sur ces sujets. Cela veut dire en revanche que nous devons désormais franchir un palier supplémentaire dans notre mobilisation ».

Dominique Métot, pour le groupe des indépendants, a bondi suites aux propos de Nathalie Lecordier : « Pas de désert médicaux en Seine-Maritime ? Vous n’êtes pas face à la réalité des habitants de notre territoire ». Puis, dans le prolongement de l’intervention de Stéphane Barré, il a affirmé que : « Oui il faut imposer aux médecins de s’installer dans des zones prioritaires. Les maisons de santé c’est fait, mais cela ne suffit pas ! ».

Nacéra Vieublé, du groupe pour l’écologie au Département, a fait état qu’ « un Français sur trois ne se soigne pas parce qu’il n’a pas de médecin. Des maisons de santé ouvrent mais restent vides. Le risque c’est que chaque collectivité ou intercommunalité entre en concurrence pour se disputer les nouveaux médecins ».

La vice-présidente Blandine Lefebvre a confirmé qu’une rencontre avec le collectif de Fécamp est fixée et que « nous nous rendrons avant l’été dans le département de Saône et Loire ». Et, contredisant sa collègue, elle a admis que « les déserts médicaux touchent aussi la Seine-Maritime, même si beaucoup d’initiatives locales voient le jour ». Enfin, elle a affirmé la nécessité de travailler en étroite collaboration avec les médecins.

Pour le groupe socialiste, Christophe Bouillon a remercié le groupe communiste pour avoir pris l’initiative de ce débat et soutenu que les « mesures incitatives ne peuvent pas inverser les tendances et répondre à l’urgence. Il faut des mesures régulatrices. Le conventionnement sélectif par exemple. La formation des médecins est prise en charge par la puissance publique donc par les citoyens. Leur installation doit être régulée ».

Des propos prolongés par Denis Merville qui, bien que membre de la majorité, soutient la régulation.

En conclusion, Stéphane Barré a dit avec humour : « Certes, nous n’avons pas à rougir de ce que nous faisons ici, mais si nous pouvons vous faire rougir un peu plus nous serons satisfaits. Car il faut inventer des solutions et nous vous en amenons. La dernière fois sur les dentistes, nous n’avons pas été entendus, cette fois sur les médecins et là vous allez y travailler. On avance, on avance… ».

Pour télécharger l’intégralité de l’intervention de Stéphane Barré : DPD 3 – Santé – SBA

Pour télécharger la proposition du collectif « Un Médecin pour Tous » de Fécamp : UMPC 5 PRESENTATION PHILIPPE REMANIEE ET AMELIOREEUMPC 5 PRESENTATION PHILIPPE REMANIEE ET AMELIOREE

 

L’ancien gymnase de Buchy, en Seine-Maritime va devenir une halle pour accueillir des manifestations

Le président de la Région Normandie Hervé Morin était présent aux côtés du maire de Buchy (Seine-Maritime), Patrick Chauvet, mercredi 20 mars 2019, pour la signature de l’engagement avec l’architecte, qui acte le début du projet de réhabilitation de l’ancien gymnase.

Le président de la Région Normandie Hervé Morin était présent aux côtés du maire de Buchy (Seine-Maritime), Patrick Chauvet, mercredi 20 mars 2019, pour la signature de l’engagement avec l’architecte, qui acte le début du projet de réhabilitation de l’ancien gymnase. (©Isabelle Villy)

Le montant du chantier est connu : 1,6 million d’euros. Le chantier de réhabilitation de l’ancien gymnase de Buchy (Seine-Maritime) entre dans les projets inscrits dans le contrat de territoire signé il y a quelques mois entre la Région Normandie et le Département de Seine-Maritime, avec la communauté de communes Inter Caux Vexin. Les deux collectivités apporteront d’ailleurs chacune dans l’escarcelle, la somme de 332 000 euros, le solde restant à la charge de la commune de Buchy.

Lire aussi : Signature d’un contrat de territoire en Seine-Maritime : 16 projets, 18 millions d’euros d’investissement

Hervé Morin était d’ailleurs présent à Buchy mercredi 20 mars 2019, pour présenter l’engagement de la Région à hauteur de 47 millions d’euros, afin de soutenir l’investissement culturel et patrimonial en Normandie mais également pour assister à la signature de cet autre engagement : celui de la commune de Buchy avec le cabinet d’architectes qui a été retenu pour le projet de réhabilitation du gymnase pour en faire un hall d’accueil événementiel.

Pour un bassin de population de 10 000 habitants

Buchy, entre Caux et Vexin, à la frontière du pays de Bray comme l’a rappelé le maire Patrick Chauvet, va ainsi mettre une touche finale au réaménagement de la commune avec ce nouveau chantier, qui devrait démarrer au cours de l’année, pour une livraison au premier trimestre 2020.

Une étude préalable a été menée pour vérifier la faisabilité financière de ce projet de réhabilitation de ce lieu très polyvalent qui dessert un bassin de population de près de 10 000 habitants,  a rappelé l’élu, soulignant que sans l’implication de la Région et du Département, ce projet n’aurait pu être engagé.

Construit dans les années 70 avec une vocation essentiellement sportive pour le collège notamment, l’ancien gymnase a donc besoin aujourd’hui d’un sérieux coup de neuf et surtout doit trouver un nouvel usage. Celui-ci semble d’ailleurs s’être fait naturellement, après qu’un nouvel équipement sportif a été aménagé : le lieu d’une surface de plus de 1 450 m2 utile s’est en effet transformé en halle d’accueil pour différents événements, qu’ils soient associatifs, culturels ou événementiels. L’objectif est donc d’identifier désormais clairement ce lieu comme tel et de l’adapter en conséquence.

Redéfinir les espaces…

Pour ce faire, la rénovation va donc porter sur la « redéfinition des espaces » pour mieux répondre aux besoins exprimés par les associations et organisateurs d’événements. Rappelons qu’actuellement, le gymnase comporte une salle omnisports de plus de 1 000 m2, d’une petite salle de 100 m2, ainsi que de vestiaires et d’une remise de 156 m2. Un gros travail doit également être mené sur la toiture, l’isolation quasiment inexistante, les menuiseries, sans oublier la mise en conformité électrique ou encore le changement du chauffage et de la ventilation. Vaste chantier donc qui devrait durer huit mois.

C’est un cabinet d’architectes de Eu qui a été retenu pour le projet et son représentant, présent à Buchy mercredi, a rappelé qu’il n’est pas en terre inconnue puisque c’est déjà le cabinet A4 architectes qui a travaillé à la réalisation de la Halle au Beurre, plébiscitée par les usagers. « On essaiera de faire aussi bien pour cet ancien gymnase » a souri l’architecte.

De son côté, Hervé Morin a rappelé que dans le cadre des contrats de territoire, la Région Normandie a engagé 410 millions d’euros pour soutenir les projets des collectivités. « Sur trente territoires où la ressource fiscale est plus difficile, la Région est plus généreuse pour soutenir les projets des collectivités » a résumé le président de la Région Normandie.

Lire aussi : Carte scolaire en Seine-Maritime : mobilisation à Boos, à Bihorel et près de Buchy

Concours littéraire : une jeune habitante de Seine-Maritime primée en présence de Michel Bussi

Michel Bussi et Fred Duval étaient respectivement les parrain et président du concours littéraire organisé par l’association Histoire et Patrimoine du Haut Cailly (Seine-Maritime).

Michel Bussi et Fred Duval étaient respectivement les parrain et président du concours littéraire organisé par l’association Histoire et Patrimoine du Haut Cailly (Seine-Maritime). (©Le Bulletin de l’arrondissement de Rouen. )

Le cycle du concours de nouvelles commencé en 2014, et organisé par l’association Histoire et Patrimoine du Haut-Cailly  (Seine-Maritime) présidée par Jean-Claude Parenty, avait pour but de faire découvrir l’impact humain de la Grande Guerre sur les habitants d’une commune représentative du milieu rural. Cette année le thème du concours portait sur « Cailly 1919, le temps des retrouvailles. » Il s’est achevé jeudi 14 mars avec la remise des prix à la salle polyvalente, en présence de l’écrivain Michel Bussi.

Sept nouvelles publiées

Ce concours doté de 500 euros de prix a pu exister grâce notamment au soutien de la municipalité. Sept nouvelles, sur 59 reçues, ont été publiées dans un recueil édité pour l’occasion : six, dans la catégorie plus de 18 ans et une dans la catégorie moins de 18 ans.

Lire aussi : Michel Bussi en tête des ventes : pourquoi tant de succès pour l’écrivain de Rouen ?

Le premier prix pour les plus de 18 ans est revenu à Frédérique Chertier pour Mon cher disparu. L’auteure a fait le déplacement de la région de Lyon spécialement pour recevoir sa récompense, elle avait déjà participé au concours à plusieurs reprises.

Les deuxième et troisième prix ont été décernés à Anne-Catherine Bascher, demeurant en Italie et Crystel Savourat-Sreng une habitante de Charente-Maritime pour Un petit cœur de bois et Le foulard bleu.

La lauréate a moins de 18 ans

Dans la catégorie moins de 18 ans le prix est revenu à Kimi Vleeschouwers, une jeune Anceaumevillaise pour Dernière bataille, sentimentale.

Manger les yeux bandés : à Rouen, testez l’expérience insolite d’un dîner dans le noir

Le 24 avril 2019, à Rouen (Seine-Maritime), vous pourrez tenter l'expérience de dîner les yeux bandés.

Le 24 avril 2019, à Rouen (Seine-Maritime), vous pourrez tenter l’expérience de dîner les yeux bandés. (©Adobe Stock/Illustration)

Manger est une expérience sensorielle. Mais cela le devient encore plus lorsque l’on est privé d’un de nos sens. C’est cette expérience insolite que vous pourrez tester à Rouen (Seine-Maritime), mercredi 24 avril 2019, lors d’un dîner dans le noir.

Dîner les yeux bandés

L’événement est organisé par le Rotaract club de Rouen et la Jeune chambre économique. Les participants sont conviés à la Tavola, place du Vieux-Marché, où ils dîneront… les yeux bandés.

Lire aussi : Et si vous tentiez l’expérience d’un repas dans le noir à Dieppe…

« L’idée d’organiser cet événement m’est venue sur Instagram », explique Sophie Rafali du Rotaract club. « J’ai vu passer une publicité pour le restaurant Dans le noir ?, à Paris et j’ai eu envie de tester le concept à Rouen. »

C’est quelque chose qui se fait de plus en plus, un peu partout en France, pour sensibiliser aux difficultés rencontrées par les malvoyants.

Un repas pour la bonne cause

Les participants arriveront donc au restaurant où, après un petit temps d’échange sur le concept, auront les yeux bandés avant de se mettre à table. Ils pourront compter sur l’aide des cartes sonores, conçues par la Jeune chambre économique de Rouen.

Lire aussi : Bientôt des menus sonores pour les malvoyants dans les restaurants à Rouen ?

Les convives seront accompagnés d’autres participants, dont des personnes malvoyantes. « On veut créer un vrai temps d’échanges entre les personnes, pour que chacun puisse exprimer son ressenti », détaille Sophie Rafali. Un moment est prévu après le repas pour partager son sentiment sur l’expérience.

Le repas complet coûte 33 euros. Les bénéfices seront intégralement reversés à l’association Valentin Haüy d’aide aux malvoyants. Pour participer, il faut réserver votre place avant le 15 avril prochain, auprès du Rotaract club.

Infos pratiques :
Dîner dans le noir, mercredi 24 avril 2019, à 19h30, à la Tavola, 11 place du Vieux-Marché à Rouen.
33 euros par personne, réservation par mail à rotaractclubrouen@gmail.com.

Ligue Magnus : battus deux fois par Grenoble en finale, les Dragons de Rouen doivent réagir

Les Dragons de Rouen sont en difficultés lors de cette finale de Ligue Magnus 2018-2019.

Les Dragons de Rouen sont en difficulté lors de cette finale de Ligue Magnus 2018-2019. (©RHE 76)

Décidément, cette finale de Ligue Magnus version 2018-2019 ne leur réussit pas. Déjà vaincus lors de la première manche vendredi 29 mars 2019 sur le score de 2-3, les Dragons de Rouen se sont inclinés sur le même score samedi 30 mars 2019 face aux Brûleurs de Loups de Grenoble, sur la glace de l’île Lacroix.

Lire aussi : Les frères ennemis, Rouen et Grenoble, se retrouvent en finale de la Ligue Magnus

Des matches aux scénarios très différents

Pourtant, les scénarios des deux rencontres ont été totalement différents. Vendredi, les Dragons ont été malmenés et bousculés comme jamais cette année en championnat de France. La défaite n’avait rien d’étonnante tant les joueurs du président Thierry Chaix n’ont pas mis les ingrédients nécessaires pour remporter la victoire. Samedi, c’était un tout autre  visage qu’ont présenté les Dragons de Rouen.

Déterminés et agressifs, les joueurs de l’entraîneur Fabrice Lhenry sont mieux rentrés dans la partie que la veille. Ils ont même pris les devants (1-2, 35’06), mais seulement pour un court instant puisque les grenoblois profitaient d’une supériorité numérique, dans la foulée, pour recoller au score rapidement (2-2,36’47). Dans un dernier tiers temps très serré, les Isérois parvenaient à marquer sur l’une de leur rare occasion pour prendre la tête et ne plus la lâcher (2-3, 51’36). Rageant.  

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Manque de réussite offensive

« On est très déçus car on a su élever notre niveau de jeu », nous confiait Fabrice Lhenry 

Les joueurs ont fait un match intense, mais on n’a pas eu de réussite offensive. Au contraire, on commet des erreurs que l’on paye cash. Hier on ne méritait pas de gagner, ce soir ce n’est pas le cas !

Déçu, mais pas abattu, le coach des Dragons y croit toujours : « Il faut rester positif, on a déjà gagné deux fois là-bas en saison régulière, je suis confiant pour gagner au moins un match à Grenoble. » Même son de cloche du côté de l’attaquant rouennais, Anthony Guttig : « Ce n’est pas fini, il n’y a que deux à zéro, il y a encore des matchs à jouer, on sait que l’on peut l’emporter chez eux ! »

« On peut encore être champion ! »

Côté grenoblois, malgré ces deux succès à l’extérieur, on ne crie pas au triomphalisme : « On connaît Rouen, ils savent réagir. C’est une équipe qui ne s’avoue jamais vaincue »; expliquait Julien Baylacq, joueur des Brûleurs de loups se disant toutefois « confiant et sûr des forces » de son équipe, « investie d’une mission ».

Son coach, Edo Terglav ne pouvait que confirmer : « On a bien fait le boulot à l’extérieur, On s’était préparé pour ça, maintenant on revient à la maison et ça sera encore différent comme rencontres. Il faudra rester concentré. Rouen va venir chez nous pour gagner ».  L’entraîneur slovène, à la longue expérience de joueur, le sait très bien, « le chemin est encore long, on n’est pas encore champion ! »

Les prochains matchs de la finale se dérouleront mardi 2 et mercredi 3 avril 2019 à Grenoble. Les Dragons de Rouen savent donc ce qu’il leur reste à faire pour conserver leur titre de Champion de France sur les bords de Seine. Il leur faudra, au moins, remporter une victoire en terre grenobloise afin de préserver leurs chances et de pouvoir disputer un cinquième match, à Rouen, vendredi 5 avril 2019 et espérer renverser la situation. Une remontada à laquelle veut croire le coach rouennais : 

Rien est perdu, on peut encore être champion !