Événement « La Ronde », à Rouen : huit expositions gratuites d’art contemporain, dans les musées

La Ronde est une série d'expositions d'art contemporain déclinée dans huit lieux différents de l'agglo de Rouen (Seine-Maritime), dont ici, au muséeum d'histoire naturelle.

La Ronde est une série d’expositions d’art contemporain déclinée dans huit lieux différents de l’agglo de Rouen (Seine-Maritime), dont ici, au muséeum d’histoire naturelle. (©FM/76actu)

L’art contemporain à la portée de tous. C’est qui est proposé avec La Ronde « événement de culture contemporaine », organisé dans les musées de l’agglo de Rouen (Seine-Maritime), jusqu’au 25 mars 2019. Huit expositions gratuites sont au programme.

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Les musées terrains de jeux des artistes contemporains

Il s’agit de la quatrième édition de ce rendez-vous annuel, imaginé par la Réunion des musées métropolitains, la structure qui rassemble la plupart des musées de l’agglo rouennaise. Au départ, il s’agissait de créer un événement fédérateur pour les musées de la RMM, qui venait de se constituer, en janvier 2016. À partir de la deuxième édition, La Ronde s’est muée en événement d’art contemporain, illustrant la volonté des musées rouennais de mettre l’accent sur la création contemporaine. 

Caractéristique de La Ronde, l’exposition est participative : elle est le fruit d’un appel à projets, qui aboutit à la sélection d’une douzaine d’artistes. Autre trait notable de l’événement, il est proposé aux artistes de prendre place chacun dans un lieu différent, de faire des musées leur terrain de jeux. Les créations contemporaines côtoient ainsi des œuvres de styles et d’époques très différents. 

Et désormais, La Ronde est également le titre d’une publication annuelle, la « revue d’art contemporain de la Réunion des musées métropolitains », qui met en valeur les artistes de l’événement, mais aussi les autres temps forts de l’art contemporain organisés au cours de l’année, dans les musées de la RMM et ses partenaires (Frac, Hangar 107, centre photographique…).

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Le programme dans les huit lieux

• Au musée des beaux-arts, la série de photographies All Star de Valérie Belin et un ensemble de sculptures de Rina Banerjee, en partenariat avec la galerie Nathalie Obadia Paris/Bruxelles ; les Nuages de Victor Cord’homme, projet porté par la maison des Arts de Grand-Quevilly ; Peinture emmurée de Miquel Mont. 
• Au musée des Antiquités, une installation de Sophie Dubosc, et Damnatio Memoriae, installation de RERO dans le square André-Maurois. 
• Au musée de la céramique, l’arc-en-ciel géant Tagadaaaa… de Charlotte Coquen ; installation de bougies de Renaud Auguste-Dormeuil, I will keep a light burning, vendredi 22 mars 2019 en soirée, dans la cour du musée. 
• Au musée Le Secq des Tournelles, La Troisième calamité de Simon Boudvin, qui s’inspire du graphisme des grilles ornant les rues de Hanoï au Vietnam, projet porté par Le SHED.
• À la Fabrique des Savoirs, à Elbeuf : la série photographique Stracci de Stefano Bianchi, projet porté par le Centre photographique Rouen Normandie.
• Au muséum d’histoire naturelle, l’installation De mémoire d’Arnaud Caquelard, plasticien, dans la galerie des continents.
• Au musée national de l’éducation (au centre d’expositions de la rue Eau-de-Robec), carte blanche à l’illustrateur jeunesse Arnaud Nebbache.
• Au Hangar 107 (centre d’art contemporain sur les quais rive gauche), le travail de Tania Mouraud.

Des origamis créés par le plasticien Arnaud Caquelard, à découvrir au muséum d'histoire naturelle, à Rouen (Seine-Maritime).

Des origamis créés par le plasticien Arnaud Caquelard, à découvrir au muséum d’histoire naturelle, à Rouen (Seine-Maritime). (©FM/76actu)

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Acte XI : suivez en direct la mobilisation des Gilets jaunes en Seine-Maritime

Nouvelle journée de mobilisation, ce samedi 26 janvier 2019, dans les rues de Seine-Maritime pour l'acte XI des Gilets jaunes.

Nouvelle journée de mobilisation, ce samedi 26 janvier 2019, dans les rues de Seine-Maritime pour l’acte XI des Gilets jaunes. (©S.Louvet/76actu)

Le mouvement a beau avoir été secoué par les divisions faisant suite à l’annonce de candidature aux élections européennes de certaines de leurs figures emblématiques, menées par la normande Ingrid Levavasseur, les Gilets jaunes devraient à nouveau répondre présent, ce samedi 26 janvier 2019, pour l’acte XI de leur mobilisation. 

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Une forte mobilisation est attendue dans l’Eure, à Évreux, pour répondre notamment aux nombreux arrêtés préfectoraux pris début janvier pour interdire les manifestations dans une vingtaine de communes du département.

Les manifestants ont toutefois annoncé se retrouver également à Rouen, dès ce matin, et au Havre en début d’après-midi. 

Suivez ici, en direct, le déroulé de cette 11e journée de mobilisation :

11h30 : Le cortège grossit progressivement dans les rues de Rouen

Au fil de la matinée, de plus en plus de Gilets jaunes rejoignent la manifestation. Une première poubelle a été incendiée :

11h : A Rouen, les Gilets jaunes sont désormais environ 500

Le cortège grossit progressivement au cours de la manifestation rouennaise. Autour de 500 personnes viennent de passer rue Jeanne d’Arc.

Les Gilets jaunes sont désormais 500 dans les rues de Rouen.

Les Gilets jaunes sont désormais 500 dans les rues de Rouen. (©MB/76actu)

10h45 : Début de manifestation dans le calme à Rouen

Le cortège s’est mis en mouvement vers le centre-ville. Le calme règne malgré la méfiance affichée par les manifestants envers les forces de l’ordre.

10h25 : Les Gilets jaunes commencent à se rassembler à Rouen

Entre 200 et 300 personnes se sont retrouvées place de l’hôtel de ville d’après nos journalistes mobilisés sur place.

10h : Des perturbations sur les réseaux de transports en commun sont d’ors et déjà annoncés à Rouen

9h50 : La gendarmerie rappelle les règles de sécurité à observer sur les manifestations

Neige, grève générale illimitée, Gilets jaunes… L’actualité de la semaine en Normandie

Lundi 21 janvier

Le préfet de l’Eure, Thierry Coudert (à gauche), ne cache pas sa colère à l’égard du président de l’agglomération Seine-Eure, Bernard Leroy.

Le préfet de l’Eure, Thierry Coudert (à gauche), ne cache pas sa colère à l’égard du président de l’agglomération Seine-Eure, Bernard Leroy. (©La Dépêche de Louviers)

Les suites de la réunion d’Emmanuel Macron avec les maires de Bourghteroulde… À la suite des révélations de la Dépêche de Louviers quant à une faille dans le dispositif de sécurité ayant permis à un citoyen non-maire de bluffer le service d’ordre, le préfet de l’Eure demande à Bernard Leroy, maire du Vaudreuil et complice de cette affaire, de démissionner. Détails.

Autre information : conséquence de la réforme de l’apprentissage adoptée à l’été 2018, les apprentis de Normandie ne bénéficieront plus d’une aide de 500 euros attribuée jusqu’alors par la Région. Plus d’informations dans notre article

Mardi 22 janvier

La neige a fait son apparition en Normandie cette semaine.

La neige a fait son apparition en Normandie cette semaine. (©FM / 76actu)

Let it snow ! La neige a fait son apparition, répondant à la vigilance orange dans laquelle Météo France avait placé la Normandie. Mardi puis mercredi, deux jours qui ont ravi les amateurs de jolis paysages en Normandie, blanchis par les flocons.

Du côté du Réseau astuce, en revanche, c’était un peu la panique… 

Dans un tout autre registre, bien moins féérique que celui de la poudreuse, des agents de l’ONCFS ont découvert deux cadavres d’oiseaux protégés dans les marais de la Dives. Les armes de cinq chasseurs ont été saisies. Les détails.

Et une nouvelle tragique, enfin : l’avion transportant Emiliano Sala de Nantes à Cardiff a disparu des radars dans le secteur de Guernesey, lundi 21 janvier 2019. L’attaquant argentin a joué une demi-saison à Caen. Plus d’informations.

Mercredi 23 janvier

Porte-parole des Gilets jaunes de Rouen, François Boulo appelle à compter du 5 février 2019 à la grève générale illimitée.

Porte-parole des Gilets jaunes de Rouen, François Boulo appelle à compter du 5 février 2019 à la grève générale illimitée. (©MN/76actu)

Peut-être un tournant dans la mobilisation des Gilets jaunes. Après Eric Drouet, l’un des leaders nationaux du mouvement, c’est au tour de François Boulo, le porte-parole normand, d’appeler à la grève générale illimitée, par voie de communiqué. Celle-ci prendrait effet à compter du 5 février, jour de grève générale pour la CGT. Lire notre article.

Un fait divers… Un homme de 75 ans a perdu le contrôle de sa voiture et foncé dans la vitrine d’une pharmacie, rue Courtine à Val-de-Reuil. L’histoire aurait pu, à quelques centimètres près, être bien plus grave

Jeudi 24 janvier

Jean Peltier avec le certificat de vie délivré par Évelyne Girardin, maire de Saint-Martin-de-Lieue (Calvados).

Jean Peltier avec le certificat de vie délivré par Évelyne Girardin, maire de Saint-Martin-de-Lieue (Calvados). (©Le Pays d’Auge)

Une histoire pas banale, d’abord : celle d’un Lexovien déclaré mort, mais étant tout à fait vivant. Cette histoire, c’est celle de son combat administratif pour prouver… qu’il n’est pas mort. On vous raconte.

« Embauché comme livreur, il était en réalité le chauffeur du PDG ». Une affaire d’emploi fictif qui vous est racontée ici.

Le groupe Claude Fournis Automobile a été repris par Didier Berrezai. L’entrepreneur originaire de Lisieux (Calvados) était propriétaire de plusieurs concessions en Normandie. Plus de détails à ce lien.

Vendredi 25 janvier

Comment parler du mouvement des Gilets jaunes avec les enfants, une psychologue du Havre (Seine-Maritime), répond.

Comment parler du mouvement des Gilets jaunes avec les enfants, une psychologue du Havre (Seine-Maritime), répond. (©Illustration Adobe stock)

À la veille de l’Acte XI du mouvement des Gilets jaunes, une question… Comment parler dudit mouvement, de ses revendications, des violences qui émaillent les manifestations, avec des enfants ? Les réponses d’une psychologue.

Et puis un arbre, un hêtre de 150 ans, majestueux, rouennais, qui va bientôt être abattu. On vous explique les raisons, à ce lien.

Les irréductibles Gilets jaunes sur le rond-point des Vaches de Rouen, devenu « un symbole »

Gérard, ancien ouvrier de Renault Cléon, préfère tenir le rond-point des Vaches de Saint-Étienne-du-Rouvray, lors des manifestations le samedi.

Gérard, ancien ouvrier de Renault Cléon, préfère tenir le rond-point des Vaches de Saint-Étienne-du-Rouvray, lors des manifestations qui ont lieu le samedi. (©RT/76actu)

Ils ont fêté leurs deux mois de mobilisation, dimanche 20 janvier 2019, là où tout à commencé pour eux. Sur le rond-point des Vaches, situé à Saint-Étienne-du-Rouvray, dans l’agglo de Rouen (Seine-Maritime). L’endroit est devenu « une institution connue dans toute la France et même au-delà », se targue Pascal, Gilet jaune de 59 ans, en préretraite. Rares sont les giratoires encore occupés par les militants au chasuble fluo. Celui-ci l’est, depuis le premier jour.

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« J’étais de gauche, mais c’est fini »

À la veille de l’acte XI, le froid mord la peau. Les quelques dizaines de Gilets jaunes se réchauffent grâce aux feux, presque constamment alimentés grâce à la générosité d’entreprises du coin ou d’automobilistes faisant une halte avant de se rendre en déchetterie. « Je préfère être ici que chez moi, à ne rien faire. On s’est fait des amis », apprécie Pascal.

LIRE AUSSI : Bilan de l’acte X des Gilets jaunes en Seine-Maritime : des heurts et interpellations à Rouen

Parmi eux, il y a notamment Gérard, 71 ans, un ancien ouvrier de Renault Cléon. « J’ai été délégué CGT. J’étais de gauche, mais c’est fini. » Avec sa pelle en main, il nettoie et alimente le brasier. Lui ne se rendra pas à la manifestation, samedi 26 janvier, préférant rester à son poste pour défendre son bastion :

Si on ne garde pas ce rond-point, tout est mort.

Tous ici demandent le rétablissement de l’impôt sur la fortune et la mise en place du Référendum d’initiative citoyenne (RIC), « le reste, c’est à négocier », consent Pascal.

« On est tous dans le merde »

Angle, 36 ans, prend le café après avoir nettoyé les abords du rond-point des Vaches. Elle n'est pas une Gilet jaune de la première heure. Elle s'est investit pour la première fois, "le soir de Noël".

Angel, 36 ans, prend le café après avoir nettoyé les abords du rond-point des Vaches. Elle n’est pas une Gilet jaune de la première heure. Elle s’est investie pour la première fois « le soir de Noël ». (©RT/76actu)

De « nombreuses femmes, infirmières, assistantes de vie scolaire ou secrétaire », occupent les lieux, ainsi « que des retraités et chômeurs », constate Angel, assistante maternelle de 36 ans. Cette mère divorcée de trois enfants a pris son temps avant de s’investir. Sympathisante depuis le début, elle a passé le pas « le soir de Noël » :

Je voulais me faire ma propre idée. Quand on arrive ici, on se rend compte qu’on est tous dans la merde.

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Pour cette trentenaire, si la flamme de la contestation est toujours intacte sur ce carrefour, cela est dû à la position stratégique du rond-point des Vaches : un lieu « accessible » où de nombreuses routes convergent.

À ses côtés, Frédérique prend le temps de venir prendre des nouvelles de ses nouveaux « amis ». Elle a bien conscience que le rond-point des Vaches est « devenu un symbole ». Cette ancienne sans domicile fixe occupe maintenant un appartement à Oissel. Après deux mois et demi de lutte, cette femme de 53 ans, de « sensibilité de gauche » veut « que ça aboutisse » :

Ce qui me fera céder ? La fin de ce système perverti et l’arrivée de la VIe République. Il faut qu’on instaure une consultation du peuple de façon plus régulière.

En attendant, ces Gilets jaunes consacrent leur temps libre à l’occupation de leur « institution ». « On se réunit, on se remotive ici. Les gens viennent de partout. Des routiers s’arrêtent pour discuter », décrit Pascal. Les dernières discussions en vogues font la part belle au grand débat national lancé par le président Emmanuel Macron à Bourgtheroulde (Eure). « Je lui raconterais bien ma vie, au président », invite Frédérique.

L’initiative d’Ingrid Levavasseur de créer une liste aux élections européennes est également au centre des conversations. « Elle, je sens qu’elle va… Elle prend le RIC pour son profit », dénonce Gérard. À coup sûr, ces irréductibles n’ont pas fini de commenter les rebondissements de leur propre actualité sur ce « carrefour de la colère ».

LIRE AUSSI : SONDAGE. Êtes-vous favorable à une liste de Gilets jaunes aux élections européennes de 2019 ?

• PHOTOS. Les Gilets jaunes encore mobilisés sur le rond-point des Vaches :

Puces, concert de K-pop et défilé de peluches géantes : que faire en Normandie ce week-end ?

Parmi les rendez-vous à ne pas manquer ce week-end en Normandie, les Puces rouennaises se déroulent au parc des exposition du 25 au 27 janvier 2019.

Parmi les rendez-vous à ne pas manquer ce week-end en Normandie, les Puces rouennaises se déroulent au parc des exposition du 25 au 27 janvier 2019. (©Jean-François Lange)

Bonjour à tous !

Ça y est, le week-end est enfin arrivé ! Et si quelques flocons de neige sont venus, au cours de la semaine écoulée, blanchir certains paysages de la région, ces samedi 26 et dimanche 27 janvier 2019 seront plutôt gris. De la pluie et encore de la pluie dans le ciel pour ces deux jours. Côté température, il fera en revanche un peu plus doux : comptez en moyenne entre 4 et 9 degrés, même si le thermomètre redescendra d’un ou deux crans dimanche.

Mais pour vous remonter le moral et trouver une bonne raison de sortir un peu le nez de chez soi, la rédaction a sélectionné, comme chaque semaine, le meilleur des idées de sortie en Normandie. Découvrez tout de suite notre sélection.

Un week-end en musique 

DANIEL GUICHARD EN CONCERT A CAEN
50 ans de scène, ça se fête ! Et Daniel Guichard vous invite à célébrer ce cap symbolique avec lui au Zénith de Caen, dimanche 27 janvier 2019. Un instant unique et intime avec ce public qu’il aime et qui l’accompagne depuis si longtemps. Ce sera l’occasion de profiter de son répertoire intemporel où se mêlent chansons inédites et ses plus grands succès. 

FATOUMATA DIAWARA, LA GRANDE VOIX DU MALI
Grande voix de l’Afrique contemporaine, Fatoumata Diawara présente son spectacle Fenfo co-réalisé avec Matthieu Chedid, samedi 26 janvier 2019 au Grand-Quevilly. Poésie engagée, folk wassoulou moderne, la Malienne, fière de son héritage, chante l’Afrique d’aujourd’hui. 

ORANGE YETI ENVOÛTE NOTRE-DAME-DE-GRAVENCHON
Un brin de folk, un zest de pop et une pincée de rock : Orange yéti sera sur la scène de l’Arcade à Notre-Dame-de-Gravenchon (Seine-Maritime) samedi 26 janvier 2019.

À lire et à regarder…

QUATRE AUTEURS A LA LIBRAIRIE LE GOUT DES MOTS A MORTAGNE-AU-PERCHE
La librairie Le goût des mots organise une rencontre-dédicace samedi 26 janvier 2019, autour du livre « Les Grands Turbulents, 1880-1980 ». Le livre rassemble 54 portraits de groupes artistiques révolutionnaires et insoumis, dans le monde entier (Amérique du Sud, Asie, Russie, France…).

ROAD TRIP DE FECAMP AU HAVRE 
Dans le cadre du festival Pharenheit mis en place par le Centre chorégraphique du Havre, le spectacle Road movie est présenté à Fécamp (Seine-Maritime) ce samedi 26 janvier 2019.

Pour sortir de l’ordinaire….

DES PELUCHES GÉANTES VONT DÉFILER DANS LES RUES DE SOMMERVIEU, PRES DE BAYEUX
Samedi 26 et dimanche 27 janvier 2019, la salle des fêtes de Sommervieu (Calvados), sera le terrain de jeux de fursuiters, groupe de passionnés qui se glisseront dans les costumes d’animaux géants et tout doux. Un défilé dans les rues est prévu à partir de 15 heures le samedi.

LE CONCERT MYTIQUE DES BTS, LES ROIS DE K-POP, A (RE)VIVRE SUR GRAND ECRAN AU HAVRE ET A ROUEN
Filmé au stade olympique de Séoul, lors du BTS World Tour, Love yourself, le concert du célèbre de K-pop coréen, sera projeté, samedi 26 janvier 2019, au cinéma. Avis aux fans du genre !

NOUVELLES EDITIONS DES PUCES ROUENNAISES : LE RENDEZ-VOUS DES CHINEURS ET DES COLLECTIONNEURS
Chineurs invétérés, amateurs de belles choses anciennes, collectionneurs de vinyls, la 38e édition des puces rouennaises est faite pour vous. Rendez-vous du 25 au 27 janvier 2019.

Dans les grandes villes

CONCERTS, THEATRE, SOIREE DANSANTE, HUMOUR… QUE FAIRE A CAEN CE WEEK-END ?
Des envies de sorties à Caen (Calvados) et dans les environs, du 25 au 27 janvier 2019 ? Concerts, théâtre, humour, soirée, exposition… Nos idées pour vous occuper ce week-end.

FATOUMATA DIAWARA, HUMOUR, CHINE, PUCES… QUE FAIRE A ROUEN CE WEEK-END ?
Fatoumata Diawara en concert, les Puces au Parc des expositions, de la chansons, de l’humour, du théâtre… Les coups de cœur de la rédaction pour passer un bon week-end à Rouen.

La K-POP DE BTS SUR GRAND ECRAN, CONCERTS, EXPOS… : QUE FAIRE AU HAVRE CE WEEK-END
Loto, concert de K-pop, psyché garage ou encore expositions : le programme culturel du week-end des 26 et 27 janvier 2019 est chargé au Havre. La sélection de la rédaction.

Et ailleurs aussi… 

AGENDA DES LOISIRS A L’AIGLE ET SES ENVIRONS
De la soirée swing au traditionnel loto en passant par le comptage des oiseaux, découvrez ici quelques idées de sorties à l’Aigle et dans ses environs.

LES RENDEZ-VOUS A NE PAS MANQUER CE WEEK-END DANS LE PAYS DE CAUX
Concerts, spectacles et promenade en pleine nature sont au programme de ces samedi 26 et dimanche 27 janvier 2019 dans le pays de Caux. À vos agendas !

Grand débat, politique sociale, événements… Une année « offensive » au Département de Seine-Maritime

Pascal Martin, président du conseil départemental de Seine-Maritime.

Pascal Martin, président du conseil départemental de Seine-Maritime. (©Archives/Alan Aubry/Département Seine-Maritime)

Le président du Département de Seine-Maritime, Pascal Martin, a esquissé les temps forts attendus en 2019, à l’occasion d’une rencontre avec la presse, jeudi 24 janvier 2019, à l’Hôtel du Département, à Rouen (Seine-Maritime). « Ce sera une belle année pour le Département, une année à l’offensive », a défendu l’élu. 

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Grand débat : le Département s’exprimera

• Crise des Gilets jaunes et grand débat :
« La crise des Gilets jaunes a mis en exergue, au-delà du ras-le-bol fiscal, qu’une partie de la France se sent abandonnée, constate Pascal Martin. Le Département, en toute humilité, peut répondre, en partie, à ces attentes : par ses politiques, il contribue à lutter contre les fractures territoriales et les inégalités sociales. Et ces politiques ne sont pas uniquement imaginées à l’Hôtel du Département, mais co-construites avec les élus de terrain, les maires et conseillers départementaux pleinement intégrés dans leur territoire.  »
Concernant plus précisément le grand débat national, l’élu de Montville indique que la collectivité départementale y participera, de deux manières : apport d’une contribution propre, un texte qui sera établi selon une méthode « encore à définir », et organisation d’une journée publique d’échanges (un samedi, date à déterminer). 

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• Politique sociale : 
En matière de politique sociale, au cœur de l’action des Départements, Pascal Martin a annoncé une nouveauté : l’ouverture de permanences sociales sans rendez-vous, dans les centre médico-sociaux (il y en a 90 en Seine-Maritime). L’enjeu, en apportant plus de « souplesse » dans le fonctionnement, est d’améliorer « l’écoute » des publics concernés. La tenue de ces permanences sans rendez-vous nécessitera une « réorganisation interne », et « adaptation en termes d’ouverture au public », a précisé l’élu. 

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Un deuxième marathon 

• Événements : 
Côté grands événements, Pascal Martin a mis en avant la participation du Département à plusieurs rendez-vous phares, qui animeront le territoire en 2019 : Salon de l’agriculture, Foire de Rouen (sur le thème de Londres), Armada 2019 (le Département est l’organisateur historique de la « grande parade »), et fête de l’axe Seine, le 12 octobre 2019, qui réunira plusieurs Départements traversés par le fleuve (Hauts-de-Seine, Yvelines, Val-d’Oise, Eure, Seine-Maritime et Calvados). Les coureurs auront également de quoi se réjouir : il y aura bien une deuxième édition de Seine Marathon 76, le week-end sportif organisé en partenariat avec la Ville de Rouen. 

• Loisirs : 
Le Département seinomarin reprend cette année dans son champ de compétences le golf et la base de loisirs de Jumièges, où 6 millions de travaux sont prévus. Les marcheurs attendent également l’achèvement de la voie verte entre Arques-la-Bataille et Dieppe, en site propre, au programme cette année. 

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Acte XI à Rouen, lettre du maire et considérations…

« Et ça continue, encore et encore, c'est que le début, d'accord d'accord... »

Et ça continuera tant qu'il le faudra, n'en déplaise au gouvernement, à la mairie et aux commerçants rouennais qui, dans un pleurnichage indécent, ont pris une tribune cette semaine dans la presse locale pour demander : « Va-t-on continuer à transformer la colère en drame pour le commerce ? » Ils réclament que le mouvement ne se trompe pas de cible.
On vous rassure, oui, l'économie est bien une cible du mouvement, et le mouvement continuera jusqu'à la redditon de ce gouvernement. La stratégie est la même que lorsque, plus tôt dans le mouvement, les Gilets Jaunes bloquaient les grandes zones commerciales, comme à Tourville par exemple, juste avant Noël, et avec le succès qu'on connaît.

Une réponse de la Mairie de Rouen « A l'attention des commerçants rouennais » est arrivée dans les boîtes aux lettres cette semaine. Tout aussi indécente mais aussi très instructive sur la manière dont est perçu et méprisé le mouvement des Gilets Jaunes dans ces hautes sphères politiciennes.
Le maire se plaint en effet dans sa lettre du manque d'interlocuteur Gilet Jaune, ce qui rend « complexe la gestion de la manifestation ». Comprenez : nous désapprouvons les formes de lutte qu'utilisent les Gilets Jaunes, et sommes mis à mal par l'impossibilité de contrôler ce mouvement.
Le maire estime que « les forces de l'ordre mettent tout en oeuvre pour réduire au maximum les risques de dégradations sur l'espace public » ; rappelons qu'il y a eu, à Rouen, des dizaines de blessés au flashball par ces mêmes forces. C'est d'ailleurs finalement le gazage massif du centre ville par la police qui a fait fuire ces précieux clients. Et tant mieux : bloquer l'économie est un des moyens d'action parmi le très grand panel qu'ont proposés les Gilets Jaunes. Ces actes dans leur ensemble sont des moyens stratégiques d'action et leur diversité est acceptée par les acteurs du mouvement.

Quand il est question, dans la lettre d'Yvon Robert, du débat national, il affirme : « seul le dialogue, dans un cadre démocratique et pacifique, permettra de sortir de cette crise. » A cela, nous répondons juste qu'il est difficile d'ouvrir une discussion avec un LBD pointé sur vous. Vous n'arriverez pas à « un dialogue, dans un cadre démocratique et pacifique » après tout les mutilés, les arrestations de masse, les grenades lancées sur les manifestants... Vous cherchez juste à empêcher par tous les moyens la manifestation, à la dissoudre le plus rapidement possible, à faire peur.
Voilà pourquoi le sort des petits commerçants rouennais nous importe finalement assez peu, M. Robert.

A chaque fois que ceux qui prétendent nous représenter prennent la parole, ils semblent un peu plus s'approcher de la sortie. Nous croyons fort à cette sortie, mais il faut quand même la préparer : alors, rendez-vous demain, samedi 26, à 10h dans les rues de Rouen (lieu non connu, mais dans l'hyper centre) ou à Evreux (il existe un appel regional à 10h également).

Des Gjs


photos :
L'éclaté du veau-cer

Légendes urbaines en Normandie : dans les entrailles du château de Tancarville

Le château de Tancarville est niché en haut d'une falaise surplombant la Seine. Il regorge de légendes urbaines.

Le château de Tancarville est niché en haut d’une falaise surplombant la Seine. Il regorge de légendes urbaines. (©Les Amis du Château de Tancarville)

Perché en haut d’une falaise qui surplombe la Seine, le château de Tancarville (Seine-Maritime) recense à lui seul, des siècles d’histoire. Il a d’ailleurs été classé en 1862, au titre des monuments historiques.

Bâti au XIIe siècle par la famille de Tancarville, il est passé entre différentes mains, notamment celles de la famille d’Harcourt pour être aujourd’hui un bien privé (il est donc illégal de s’y rendre sans autorisation). Il se compose d’une partie médiévale, de plusieurs tours, et d’une partie plus classique construite par le Comte d’Évreux avant la Révolution. 

Jean-Loup Diviné, président de l’association des Amis du Château de Tancarville, précise : 

Ce château est passé de famille en famille et a subi de nombreuses transformations. 

Mais ce qui fait c’est sa célébrité, ce sont les légendes urbaines qui l’entourent. Récit. 

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Jeanne d’Harcourt

Au XVe siècle, quelques temps après la guerre de Cent ans, Jeanne d’Harcourt, fille de Guillaume d’Harcourt (propriétaire en ces temps des lieux), y réside avec son époux. Après plusieurs années de mariage, son mari décida de la quitter parce qu’elle était  » petite, bossue, et indisposée à avoir des enfants » d’après le recherches menées par Achille Deville, recensées dans son ouvrage Histoire du château et des sires de Tancarville (1834) . La légende raconte qu’un soir, elle rédigea son testament. Et le lendemain, le 4 novembre 1488, elle mourut. Coïncidence ? L’histoire ne le précise pas.

Toujours est-il qu’en s’approchant du château, certains auraient entendu des bruits de pas dans la partie la plus récente de l’édifice. D’autres auraient vu de la lumière. Le spectre de Jeanne sans doute…

Un château en danger
Le château de Tancarville tombe en ruine. L’association des Amis du Château de Tancarville se bat pour le sauver.  Racheté en 2013 par des footballeurs réunis en ASL (Association Syndicale Libre), il est aujourd’hui peu entretenu. L’association a donc lancé un appel à Stéphane Bern, chargé par Emmanuel Macron de lister les monuments et bâtiments historiques en péril. Mais au bout d’un an, « nous n’avons toujours pas de réponses », précise le président de l’association « alors nous restons en stand-by ».

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La façade du château de Tancarville photographiée en 1908

La façade du château de Tancarville photographiée en 1908 (©Archives E.Michel)

La Tour Du Diable

Sans doute la légende la plus connue. Peu après la Révolution, le château était laissé à l’abandon. Existait déjà alors une tour d’artillerie datant du XVe siècle appelée la tour du Lion. Un jour, des paysans passaient à proximité lorsqu’ils entendirent des bruits suspects et des cris en provenance de cette tour. Apeurés, ils en parlèrent au curé. Peut-être était-ce là les âmes des prisonniers de la tour qui revenaient hanter les lieux ? 

L’homme d’église se rendit alors sur place et s’engouffra dans la partie inférieure, là ou la poudre de canon était entreposée. 

Quand il en est ressorti, il a assuré avoir vu le Diable et lui avoir jeté de l’Eau bénite.

D’où le surnom actuel de tour du Diable. Après cet exorcisme, les gens ont muré cette partie inférieure de la tour. Pour tenter d’enfermer ces « esprits » à tout jamais…

FOULEES BOLHARDAISES 2019

10ème Edition Des Foulées Du Bolhard

Qui succédera à Yannick LEBOURG & Suzanne MALLET?

Dimanche 17 mars 2019, l’Amicale Joseph Caulle de Bosc-le-Hard organisera sa 10ème édition des Foulées du Bolhard (3ème étape du challenge du Pays de Bray).
En 2018, Yannick LEBOURG, s’etait imposé sur le 10km course en 36’29″, devant Aurélien CAPLET, et Benjamin LEROY. Chez les féminines, Suzanne MALLET s’était imposée.
Sur la marche, Florent BEAUVAL avait bouclé le circuit en 49’24″, devant les expérimentés Gilles LAVOINE et Philippe BOUFFARD

Personnalisés vos mugs, pour vos cadeaux, évènements…..

Nouveauté 2019:
Bosc-le-Hard proposera cette année un 10km Marche Nordique, comptant bien évidemment pour le Challenge du Pays de Bray

Tombola Spéciale:
Pour fêter la 10ème édition des Foulées Bolhardaises, les organisateurs vous ont préparé une super tombola, alors de magnifiques lots. Un premier lot d’une valeur de 400€ (une box séjour) plus de nombreux autres lots de qualité…

Dossards:
Les dossards seront remis à la salle des sports.

Horaires:
Marche 8,8 kms: départ 9h30
Course 10 kms: départ 10h
Course 10 kms Marche Nordique: départ 10h05

Tarifs :
Marche 8€ (11€ le jour) – Course 10 kms 10€ (13€ le jour) – Course 10 kms Marche Nordique 10€ (13€ le jour)

Associez votre nom à cet évènement:
BRAYSPORTS, est le n°1 de l’actualité sportive dans le pays de Bray (+ de 300 000 pages vues mensuellement), vous propose d’associer le nom de votre commerce, entreprise ou association à cet évènement en insérant sur chaque photos du reportage votre logo publicitaire ou message (annonce courses, Trails…). Une nouvelle manière de communiquer qui a fait ses preuves depuis 2016, puisque plus de 100 enseignes ont communiqué avec ce concept. http://braysports.fr/contact/

Contact&Inscription:
Renseignements au 06 42 29 52 85 ou par courriel : philippe.edin@orange.fr (Phillipe EDIN) ou

Stéphane Tabouret au 02 35 33 50 41 ou par courriel : stephane.tabouret@neuf.fr

Télécharger & Imprimer le bulletin d’inscription ou inscription en ligne.

Inscription en ligne ICI 

Inscription papier à envoyer: Hervé OUINE, 53 Route Val au Bouvier, 76690 Frichemesnil

Au Havre, il se fait livrer par colis une centaine de cachets d’ecstasy commandés sur le darknet

Le jeune homme aurait commandé jusqu'à 300 cachets de MDMA sur le dark net et en aurait revendu une partie.

Le jeune homme aurait commandé jusqu’à 300 cachets de MDMA sur le dark net et en aurait revendu une partie. (©Pixabay)

Un homme a été arrêté au Havre (Seine-Maritime), mercredi 23 janvier 2019, pour trafic de stupéfiants. Il a pu être appréhendé après que les services des douanes ont contrôlé un colis qu’il s’était fait envoyer à son domicile. Ce dernier contenait une centaine de cachets d’ecstasy commandés sur le darknet.

LIRE AUSSI. Vaste trafic de stupéfiants démantelé en Normandie : 38 interpellations, armes et drogue saisies

Un colis suspect envoyé à son adresse

Les faits remontent au mois de novembre 2018. C’est à cette époque que le service des douanes contrôle un colis suspect, commandé par un particulier. A l’intérieur, ils découvrent en effet 105 cachets de MDMA.

Après s’être rendus au domicile du destinataire de ce paquet, un jeune homme de 26 ans vivant au Havre (Seine-Maritime), ils trouvent porte close et saisissent alors la police locale.

De la MDMA et de la cocaïne

Le suspect sera finalement interpellé mercredi 23 janvier 2019. Lors de sa garde à vue, il expliquera avoir testé pour la première fois l’ecstasy à l’occasion d’un festival. Sa consommation serait ensuite devenue plus régulière, passant d’un à deux puis cinq cachets par événement.

C’est alors qu’il commence à passer commander sur le darknet. Il achète d’abord des cachets de MDMA donc, puis également de la cocaïne. En tout, il admet avoir passé ainsi une dizaine d’achats.

Des achats sur le net puis de la revente

En mars dernier, le jeune homme commence également un commerce de revente. Achetant en gros 50 cachets pour 100€, il les revend ensuite au détail entre 5 et 10€ le cachet. Sur le même principe, il reconnaît s’être fourni 5 grammes de cocaïne pour 100€, qu’il a revendu deux fois ce prix. En tout, il admet avoir ainsi reçu 15 grammes de cocaïne et 300 cachets d’ecstasy.

Les policiers ont d’ailleurs saisi chez lui un ordinateur, livrant les traces de ces achats en ligne, ainsi qu’une balance utilisée pour la revente. Ce commerce servait a priori à financer sa consommation personnelle, le jeune homme exerçant par ailleurs une activité professionnelle. Une arme de poing, chargée à blanc, a également été découverte à son domicile.

L’homme sera entendu par la justice en avril prochain. 

Des Gilets jaunes victimes de grenades Gli-F4 à Rouen : deux plaintes déposées

Deux plaintes ont été déposées par un homme et une femme qui disent avoir été blessées par des grenades Gli-F4 lors d'une manifestation le 29 décembre 2019, à Rouen (Seine-Maritime).

Deux plaintes ont été déposées par des militants Gilets jaunes qui disent avoir été blessés par des grenades Gli-F4 lors d’une manifestation le 29 décembre 2019, à Rouen (Seine-Maritime). (Illustration ©RT/76actu)

Deux plaintes ont été déposées contre X pour « violences par personne dépositaire de l’autorité publique avec usage d’une arme », par des militants Gilets jaunes les 22 et 25 janvier 2019. Une procédure judiciaire qui fait suite à des blessures causées par des grenades lacrymogènes instantanées, dites Gli-F4, lancées par les forces de l’ordre à Rouen (Seine-Maritime).

LIRE AUSSI : Gilets jaunes. Violences policières à Rouen : déjà deux enquêtes ouvertes, l’IGPN saisie

Mickaël, 37 ans, et Sabrina, 38 ans, tout les deux habitants de l’Eure, affirment qu’ils manifestaient « pacifiquement », à proximité de la rue Jean-Lecanuet. « Mes clients ne pensaient pas qu’ils pouvaient être blessés lors de cette manifestation », précise leur avocate Me Chloé Chalot.

« La grenade a explosé à trois mètres de moi »

Mickaël, ancien sapeur-pompier volontaire, portait secours à une autre victime lorsqu’il dit avoir été touché :

J’ai entendu une grosse détonation et quelqu’un était à terre. J’ai pratiqué les premiers soins à cette personne. C’est lorsque j’ai voulu la dégager vers la place de l’Hôtel-de-Ville que j’ai été touché par une grenade Gli-F4. Son usage n’était pas justifié, il n’y avait pas de casseurs autour de moi.

L’homme a eu trois morceaux de plastique dans le mollet droit. Son médecin lui a prescrit 12 jours d’interruption temporaire totale de travail (ITT). 

Sabrina, quant à elle, a été touchée à la jambe gauche : « Je discutais avec un ami lorsqu’on a entendu des cris un peu plus haut. On est allé voir ce qu’il se passait. On a fait 20 mètres et j’ai reçu une grenade dans la jambe. Elle a explosé à trois mètres de moi. Pendant plusieurs secondes, je n’entendais plus rien, c’était horrible. Deux hommes m’ont porté pour me tirer de là. J’ai maintenant un ulcère à la cheville à cause des corps étrangers. »

Pour Me Chalot, « l’idéal serait d’avoir une enquête de l’Inspection générale de la police nationale (IGPN) pour savoir dans quelles conditions mes clients ont été blessés ».

• VIDÉO. Sabrina a filmé ses blessures le jour de son hospitalisation :

Publiée par Erimel Anirbas sur Samedi 29 décembre 2018

LIRE AUSSI : Blessé par un tir de flashball près de Caen, un gilet jaune porte plainte pour « violences policières »

25 grammes de TNT

Une grenade Gli-F4 est composée de 25 grammes de TNT et de gaz lacrymogène. Comme l’indique Libération, le bruit de l’explosion avoisine les 165 décibels, soit plus qu’un avion au décollage. « On sait que ces grenades sont dangereuses. La France est le seul pays européen à les utiliser », déplore Me Chalot.

Le collectif rouennais né en 2009, Face aux armes de la police, dénonce l’utilisation de ces « armes de mutilation massive » et conseille les deux plaignants. Pour Olivier, porte-parole du collectif, « il ne faut pas attendre grand chose de cette procédure au pénal. Retrouver le tireur est difficile et le policier ou gendarme est protégé par une chaîne de commandement, parce qu’il obéit aux ordres ». Pour eux, la prochaine étape sera de  « poursuivre l’État devant le tribunal administratif, parce que derrière ces violences policières, il y a une responsabilité politique de l’État », précise le porte-parole. « On souhaite la condamnation de l’État », appuie Me Chalot.

Face aux armes de la police, il assure que d’autres personnes ont été blessées lors de manifestations des Gilets jaunes à Rouen et que « d’autres plaintes suivront ». Il recense une trentaine de blessés par ces armes sur toute la France depuis le début du mouvement des Gilets jaunes.

En décembre 2018, un collectif d’avocats demandait l’abrogation immédiate du décret autorisant l’usage des Gli-F4, autorisées depuis 2011 en France. Comme le rappelle Le Figaro, les conditions d’utilisation des Gli-F4 ont été durcies depuis la mort en 2014 de Rémi Fraisse, tué par une grenade offensive OF-F1, interdite depuis.

En janvier, trois plaintes ont été déposées pour des violences policières présumées commises lors d’interpellation de militants Gilets jaunes à Rouen. Des enquêtes ont été ouvertes par le procureur de la République.

LIRE AUSSI : Gilets jaunes : trois plaintes déposées pour violences policières à Rouen, des enquêtes ouvertes

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