SIDACTION : la lutte contre le SIDA ne peut pas attendre
Le SIDACTION qui sensibilise et de collecte de fonds pour la lutte contre le virus du sida fête sa 31eme édition les 22 et 23 […]
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Le SIDACTION qui sensibilise et de collecte de fonds pour la lutte contre le virus du sida fête sa 31eme édition les 22 et 23 […]
Continuer la lectureLe 20 mars dernier, Caen a lancé les célébrations de son millénaire, avec la projection d’une fresque animée monumentale sur les remparts du château. (Photo Rodolphe Corbin © Patrimoine Normand)

Le 20 mars 2025, Caen a donné le coup d’envoi d’une année de festivités exceptionnelles pour célébrer son millénaire. Pendant plusieurs mois, la ville vibrera au rythme de manifestations culturelles et historiques, rappelant à tous son rôle clé dans l’histoire normande. Mais que fête-t-on exactement ? La fondation de la cité ? L’essor impulsé par Guillaume le Conquérant ? Une chose est sûre : cet événement est une occasion rêvée de plonger dans le riche passé de Caen et d’en redécouvrir toutes les facettes.
À travers ce dossier, nous vous proposons un voyage en deux temps. D’abord, un retour aux origines pour comprendre comment cette ville, née dans l’ombre, est devenue la « capitale de la Basse-Normandie ». Puis, un tour d’horizon de dix thématiques incontournables pour explorer Caen sous toutes ses coutures : patrimoine, culture, architecture, gastronomie… Autant de pistes pour mieux saisir l’âme de cette cité millénaire.
Prêts à (re)découvrir Caen à l’occasion de son millénaire ? Suivez le guide !
DOSSIER « MILLÉNAIRE DE CAEN » (16 pages) :
Au cœur de la forêt d’Eu, au sommet du plateau de Beaumont et dominant la ville d’Eu, les ruines de monuments et d’habitations gallo-romains rappellent l’existence de la ville de Briga. (© Alexandre Bouloumou)
![]() La découverte en 2007 d’une rarissime statuette de Mercure en argent de très belle facture (hauteur : 36,8 cm) souligne l’importance de cette divinité tutélaire dans la ville romaine de Briga. (© AZ photo, étienne Mantel) |
Située sur le territoire de la ville d’Eu, l’agglomération antique de Briga refait progressivement surface. Aux confins méridionaux de la Gaule Belgique, elle s’étendait sur plus de 68 hectares, dominant l’estuaire de la Bresle durant les premiers siècles de notre ère. De son essor sous l’Empire romain à son abandon au ive siècle, elle témoigne d’un passé prestigieux. Temples, basilique, salle du conseil, place publique, thermes, théâtres… Les vestiges exhumés au fil de ces deux derniers siècles ainsi que les campagnes de prospection révèlent l’ampleur de la ville. Celle-ci assurait vraisemblablement un rôle administratif central au sein du pagus Catuslou(), subdivision de la civitas Bellovacorum. Aujourd’hui, entre préservation et mise en valeur, quel avenir pour ce site exceptionnel ?
LA RECHERCHE ARCHéOLOGIQUE DANS LE NORD DE LA SEINE-MARITIME
L’archéologie raisonnée dans le nord de la Seine-Maritime prend ses racines au tournant du XIXe siècle. En 1820-1821, Louis Estancelin entreprit de courtes explorations archéologiques après la découverte, quarante ans plus tôt, de puissantes maçonneries lors du percement d’une route au lieu-dit du Bois-l’Abbé. À la suite de ces interventions, il interprète ces vestiges comme un temple et un amphithéâtre.
L’abbé Cochet, entre autres, initiateur d’un premier répertoire archéologique de la Seine-Inférieure, interviendra à Briga en 1872 avec son collaborateur, Paul-Henri Cahingt. Ces fouilles ont surtout été axées sur le temple et « l’amphithéâtre », réinterprété comme un théâtre. Après la mort, en 1875, de celui qui est considéré comme le père de l’archéologie de Haute-Normandie, ce dynamisme s’estompera dans un contexte bouleversé politiquement et militai…
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La Seine en majesté. Le fleuve a composé des paysages variés de falaises abruptes, de coteaux calcaires, de vallons et de marais. Point de vue sur Les Andelys. (© David Darrault)

Et au milieu coule la Seine… De Rouen à Honfleur, l’enchanteur itinéraire de La Seine à Vélo s’épanouit dans des paysages qui ont fait l’impressionnisme. Les belles journées de printemps invitent à s’y mettre en selle sur fond de chaumières, pierres précieuses et sites naturels qui relèvent du tableau.
La Seine et la selle : les deux mots, faits pour se rencontrer, méritent de s’unir à Rouen. Pas mieux que son musée des Beaux-Arts en guise de prélude à une échappée belle printanière reliant la capitale de la Normandie à l’emblématique Honfleur. On est là dans le panoramique corridor fluvial du parc naturel régional des Boucles de la Seine Normande. Créé il y a un demi-siècle afin de maintenir une « coupure verte » entre les pôles urbains et industriels de Rouen et du Havre, il se distingue par son patrimoine naturel et son écosystème remarquable de forêts en milieux humides et aquatiques. Que d’harmonie à butiner sur cette centaine de kilomètres où l’expression « mettre la pédale douce » prend tout son sens, le mieux étant peut-être de rejoindre Rouen en TER pour se mettre en selle, par le chemin de ha…
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Remise des diplômes d’université « Études normandes » (DUEN), en 2023. (© DircomUnicaenALC)
Les parlers normands, reflets d’une identité régionale riche et ancienne, sont aujourd’hui menacés. Face à ce constat, plusieurs initiatives voient le jour pour préserver et valoriser cet héritage linguistique unique.
Des projets dynamiques
Les parlers de Normandie (le normand proprement dit, mais aussi le mainiot et le percheron) sont en voie de disparition et il était plus qu’urgent de tenter une politique visant à leur sauvegarde. Consciente de cela, la Région Normandie a créé ou soutenu divers programmes dont les acteurs sont les milieux culturels (en premier lieu la Fabrique de patrimoines en Normandie), universitaires (la Maison de la recherche en sciences humaines de Caen) ou associatifs (la Fédération des associations pour la langue normande – FALE), le tout étant encadré par un Comité scientifique des parlers normands.
À la FALE revient notamment l’organisation de « cafés normands », des soirées festives, contées et chantées qui se tiennent un peu partout sur le territoire normand, et qui peuvent accueillir jusqu’à des dizaines de per…
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Le domaine de Bois-Guilbert fête ses 400 ans. (© Fondation du patrimoine)

Au sein du domaine de Bois-Guilbert, qui fête cette année ses 400 ans, le Jardin des sculptures – harmonie de l’art et de la nature – est désormais bien connu. Jean-Marc de Pas, sculpteur paysagiste propriétaire du domaine familial, Stéphanie, son épouse, et l’association qui œuvre à leurs côtés mettent en valeur ce lieu magique. Découvertes…
Créé il y a quarante ans par Jean-Marc de Pas sur ses terres d’enfance, le Jardin des sculptures est ce lieu unique où se mêlent architecture, parc paysager et œuvres d’art parfaitement intégrées dans la nature environnante. Sur sept hectares, soixante-dix de ses œuvres jalonnent une promenade à travers différents espaces, alchimie offerte au public. Ici, la nature est « modelée » : elle forme une œuvre vivante où se promener à travers des allées, des lieux intimes, de grandes étendues ou perspectives habitées par des figures de bronze, résine ou ciment. Une véritable promenade poétique.
Le jardin a reçu du ministère de la Culture le label « Jardin remarquable » et le label « Destination d’excellence ».
Un écrin de nature à préserver et à enrichir
« Quatre cents ans du domaine, quarante ans de la création du jardin : ces anniversaires sont pour nous l’occasion de présenter l’histoire du domaine, le chemin par…
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Dans l’église Saint-Joseph, au Havre, les 12 768 carrés de couleur de Marguerite Huré créent une symphonie de lumière en perpétuel mouvement. (© Philippe Simon)

Entre 1948 et 1966, les Normands ont élevé quelque 120 églises, chapelles, temples protestants et une synagogue pour remplacer leurs lieux de culte détruits. Quoi que l’on pense de leur style, ces édifices méritent que l’on pousse leur porte et que l’on entre découvrir leurs richesses faites de simplicité et d’invention.
L’église Saint-Joseph, au Havre, et son clocher qui domine la ville du haut de ses 107 mètres ; l’église Saint-Julien, à Caen, et son plan ovale ; l’église Saint-Pierre, à Yvetot, toute ronde ; l’église de l’Assomption Notre-Dame, à Cahagnes, et son plan en trapèze… Voici quatre exemples de cette architecture sacrée de l’après-guerre. Ce sont quatre exemples qui, parmi tous ces édifices, quoi que l’on pense d’eux, possèdent toute une histoire. « Ils ne viennent pas de nulle part », insiste Jean-Jacques Ernault, architecte conseiller du Conseil d’architecture, d’urbanisme et de l’environnement (CAUE) de la Manche. Les architectes qui ont dessiné ces églises, les maîtres-verriers, les sculpteurs et les peintres qui les ont décorées se sont inspirés de la foisonnante somme de réflexions et de débats sur l’art sacré qui ont animé l’Église et les artistes chrétiens dès les années 1920.
La grandiose Saint-Joseph, au Havre, est le phare de cette architecture des années 1950. Son architecte, Auguste Perret (1874-1954), l’a conçue tout en béton. Foin du plan traditionnel en croix latine, il opte pour la croix carrée des Grecs. Dans la nef, le sol descend vers l’autel. L’autel, précisément, se trouve au milieu de l’église, juste sous le vide vertigineux du clocher. Les énormes piliers et poutres de béton qui soutiennent l’ensemble sont volon…
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Chacune des allées permet de découvrir un savant assemblage de différentes plantes de l’hémisphère sud. (© Franck Boucourt).

L’art populaire cotentinais comprend une vaste typologie de céramiques traditionnelles. En juin prochain, le musée Quesnel-Morinière à Coutances inaugurera la nouvelle salle dédiée à la collection du docteur Stéphen Chauvet. Ce dernier a été le premier auteur à réaliser une étude scientifique de la céramique normande et à comprendre l’intérêt technique et esthétique de ces pièces.
Des céramiques qui s’inscrivent dans le temps
Jusqu’à l’adoption récente du plastique, la terre cuite a été omniprésente dans le quotidien des Occidentaux. De fait, une production céramique existait déjà dans la Manche dès la préhistoire. Dans sa Normandie Ancestrale, Stéphen Chauvet écrivait : « Ce qui caractérise la poterie normande, c’est sa rusticité, sa rudesse, son aspect sobre et sévère, sa robustesse, et son traditionalisme. » Effectivement, la céramique normande, et notamment celle du Cotentin, se distingue des poteries plus méridionales par l’absence de décors bariolés et de formes parfois fantaisistes. Elle s’inscrit dans le temps, avec des modèles qui ont peu évolué à travers les siècles.
Elle est d’abord utilitaire et souvent exempte de décors, même si parfois, quelques motifs à la molette viennent adoucir la rudesse de la terre cuite. Cela dit, les différents ba…
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Les frères Maurice et Louis de Broglie, unis par leur passion pour la science. (© DAO Patrimoine Normand)

![]() L’immense château familial reflète le prestige de la lignée des Broglie. (© Philippe-Maurice de Broglie) |
Broglie… Un nom qui résonne fièrement dans l’histoire de France et au-delà. Témoin du prestige de cette lignée et de son ancrage normand, l’immense château familial reste indissociable de la commune de Broglie, dans l’Eure. À travers le destin des ducs Maurice et Louis de Broglie, nous mesurerons le rayonnement international et l’influence locale de la lignée…
Une dynastie au service de la France
Les Broglie font partie des sept familles patriciennes qui fondent au Xe siècle la république de Chieri, dans le Piémont. Né à Turin en 1611, le fondateur de la branche française, François-Marie de Broglie, place son talent militaire au service de la France. Au fil des batailles, il gravit les échelons d’un cursus honorum qui lui vaut la promesse du maréchalat à la première vacance. Il est tué d’un coup de mousquet au siège de Valence, en 1656, avant d’obtenir cette récompense.
Dès lors, chaque génération exerce, jusqu’aux plus hautes sphères, des charges et missions qui inspirent à Léon Blum cette remarque : « Dans cette famille, le talent était héréditaire, avant que le génie n’y entra ! » Victor-Maurice, François-Marie et Victor-François, les trois maréchaux de France récompensés de leur vivant, s’illustrent sur tous les champs de bataille des guerres de Louis XIV, Louis XV et Louis XVI. Leurs missions diplo…
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Le 21 mars est la Journée mondiale de la Trisomie 21. Cette journée mondiale est l’occasion de sensibiliser le grand public aux personnes porteurs de […]
Continuer la lectureLes Journées Européennes des Métiers d’Art. (© RobinValette – Le Diable au Cadran)
Les Journées Européennes des Métiers d’Art (JEMA), événement unique au monde, proposent une immersion dans l’univers des métiers d’art à travers portes ouvertes, expositions et démonstrations. Pour cette 19e édition, qui se tiendra du 31 mars au 6 avril 2025, la Normandie est mise à l’honneur avec ses savoir-faire d’excellence.
Avec de nombreux professionnels des Métiers d’Art, notre région regorge de talents : dentelle d’Alençon, verre de la Vallée de la Bresle, cuivres de Villedieu-les-Poêles… autant de trésors à découvrir qui témoignent d’une tradition vivante et innovante. Sous le thème « Traits d’Union », cette édition célèbre les liens entre générations, territoires et savoir-faire artisanaux.

DEUX TEMPS FORTS EN NORMANDIE
1) Les JEMA en Normandie
Du 31 mars au 6 avril, découvrez une cinquantaine d’événements près de chez vous. Des ateliers ouverts, démonstrations et expositions mettant en lumière des artisans passionnés comme un maître-verrier ou un fabricant de parapluies emblématique. Retrouvez le programme ici : https://cma-normandie.fr/programme
Ne manquez pas cette occasion unique de plonger dans l’univers fascinant des métiers d’art normands et de soutenir ces femmes et hommes qui façonnent notre patrimoine avec passion !
QUELQUES EXEMPLES D’ÉVÉNEMENTS
![]() Pastis Olive, ébénisterie – 260 chemin de la fontaine Virginie – 14600 Penndepie. www.pastisolive.com |
Pastis Olive, ébénisterie
Pastis Olive est un atelier de design et d’ébénisterie fondé par Enora Billard en 2018. Spécialisée dans la création de mobilier et de décorations sur mesure, elle développe ses collections en respectant des valeurs écologiques, en valorisant les chutes et en utilisant des produits naturels et non toxiques. Dans le cadre des JEMA, l’atelier Pastis Olive proposera un week-end de démonstrations, d’échanges et de découvertes autour du travail du bois. Le public pourra assister à des démonstrations de techniques telles que le dégauchissage et le rabotage, ainsi qu’à des activités de reconnaissance des essences de bois locales. Des échanges seront organisés pour permettre aux visiteurs de poser des questions et de découvrir plus en détail le travail d’Enora. Une vente d’atelier, incluant des créations artisanales à prix atelier, des outils et des objets uniques, sera également proposée tout au long du week-end.
Samedi 5 et dimanche 6 avril, de 10 h à 12 h et de 13 h à 18 h.
![]() Les Girouettes de David – 65 route des Andelys – 27150 Frenelles-en-Vexin. www.les-girouettes-de-david.com |
Les Girouettes de David, fabricant de girouettes
Après 30 ans d’expérience dans la maçonnerie et la couverture, David se consacre pleinement à la réalisation à la main de créations artisanales sur-mesure en zinc, cuivre et laiton. Chaque girouette, personnalisée selon un thème défini, est soigneusement soudée à l’étain, polie et vernie pour garantir sa durabilité et son éclat. David proposera des démonstrations de découpage, soudure et équilibrage de girouettes. Un atelier découverte, au tarif de 25 €, sera proposé : les participants pourront finir le pliage d’un bouton de rose en cuivre. Le temps du week-end, quatre artisans d’art seront invités pour partager autour de leur savoir-faire : un vannier, un tourneur sur bois, une couturière et un dinandier.
Du lundi 31 mars au dimanche 6 avril, de 10 h à 18 h.
![]() Prieuré du Mont-Saint-Michel – 2 rue du Prieuré – Ardevon – Pontorson. www.pelerin-montsaintmichel.org |
Merveilles d’art et d’artisanat
Sculpteurs, forgerons, menuisiers, couvreurs, facteurs d’instruments, restaurateurs de tableaux, etc., ce sont dix artisans normands qui participeront à la 19e édition des JEMA au Prieuré du Mont-Saint-Michel. Passionnés par leur métier, ces artisans ont contribué à la restauration de monuments emblématiques tels que Notre-Dame de Paris, le Prieuré du Mont-Saint-Michel et bien d’autres. Ils seront présents pour partager leur passion et leur engagement à transmettre des savoir-faire, souvent hérités de traditions ancestrales. Le public pourra les rencontrer sur leurs stands, où ils réaliseront des démonstrations de leur art. Deux conférences seront aussi proposées : « Histoire et restauration du Prieuré », le samedi 5 avril à 17 h 30 ; et « Travail du bronze et transmission du savoir-faire du maître d’art à son élève », le dimanche 6 avril à 14 h 30.
Samedi 5 et dimanche 6 avril, de 10 h à 17 h.
![]() Centre-ville historique de Mortagne-au-Perche. ateliersdartduperche.fr |
Journées Européennes des Métiers d’Art à Mortagne-au-Perche
Les Ateliers d’Art du Perche et les Grands Ateliers de France installeront leurs ateliers dans la ville de Mortagne-au-Perche, Petite Cité de Caractère, pour célébrer l’excellence et la créativité des métiers d’art. Cet événement unique réunira 25 artisans d’art d’exception, répartis dans huit lieux patrimoniaux chargés d’histoire. Ces artisans d’art remarquables, dont certains Meilleurs Ouvriers de France, ou lauréats du prix Bettencourt pour l’intelligence de la main, feront découvrir les matières qu’ils utilisent et les gestes qu’ils pratiquent. Pendulier, relieuse, photographe au collodion, tabletier, mosaïste, ou encore membre de la Haute École de Joaillerie seront présents pour accueillir le public. Des ateliers pour les scolaires seront proposés le vendredi, samedi et dimanche après-midi.
Samedi 5 et dimanche 6 avril, de 10 h à 17 h.
![]() Pôle Céramique Normandie – Espace Frida Kahlo – 14, rue Jean Maridor – Port-Jérôme-sur-Seine poleceramiquenormandie.fr |
Les JEMA au Pôle Céramique Normandie
Venez découvrir le métier passionnant de Céramiste ! Le Pôle Céramique Normandie ouvre ses portes. Une exposition/vente des travaux des stagiaires en formation professionnelle sera proposée au public. Les stagiaires pourront expliquer les différentes techniques de mise en oeuvre de la matière et de décor sur céramique en fonction des différents types d’argile au cours de visites programmées. Ces deux journées seront ponctuées de démonstrations : tournage, décor, cuisson au bois assurées par les enseignants et les stagiaires. Une initiation au travail de l’argile sera proposée aux enfants et aux adultes souhaitant exprimer leurs dextérité et fibre artistique ou tout simplement prendre contact avec cette matière naturelle ô combien plaisante.
Le Pôle Céramique Normandie vous propose également des visites du lundi 31 mars au vendredi 4 avril, de 14 h à 16 h. Visites sur inscription obligatoire au 02 35 31 93 51. L’entrée se fera par la cour du bâtiment (rue du Général Leclerc).
Du lundi 31 mars au vendredi 4 avril, de 14 h à 16 h (visites sur réservation) ; et le samedi 5 avril, de 10 h à 18 h (entrée libre).
2) Inauguration des JEMA
Le lundi 31 mars, c’est la journée inaugurale nationale des Journées Européennes des Métiers d’Art. Organisée par l’Institut pour les Savoir-Faire Français, la Région Normandie et la CMA Normandie, cette journée riche de rencontres et visites, se conclut par une soirée mettant en lumière le talent et la créativité des professionnels normands au travers d’une exposition exceptionnelle. Partenaires et journalistes sont conviés pour découvrir ces trésors artisanaux et le programme des JEMA en Normandie. En savoir plus ici : https://cma-normandie.fr/gma
Publirédactionnel publié par la Chambre de Métiers et de l’Artisanat (CMA).
CONSULTER L’AGENDA CULTUREL
Dans sa boutique à la ferme, Marine Rivière propose aussi des créations salées et sucrées telles que le café au poivre, les sels arrangés au poivres et aromates, les sucres arrangés. (© Plantation Petite Rivière).

Un poivre made in Normandie ? Si si ! Pionnière française de la « poivriculture », Marine Rivière a su acclimater ses poivriers à la terre et à l’air de la Manche. Une audace qui ne manque pas de sel.
Marine Rivière. Pas Indiana Jones, certes, mais quand même ! Il y a dans ce nom-là comme un parfum d’aventurière à la française. De l’influence de son patronyme sur son vécu : on en a tous connu, de ces gens qui ont pris leur nom au pied de la lettre. Cap dès lors sur la plantation poivrière de Marine Rivière, ancrée non à l’Amazonie, mais à la Manche, dans le Cotentin profond, à 5 minutes de Barneville-Carteret. Parcours atypique pour cette baroudeuse qui, diplômée en électrotechnique, commerce et management opérationnel, a d’abord servi au 68e régiment d’infanterie d’Afrique avant d’embrasser une carrière en technico-commerce en Haute-Savoie, sa soif de connaissance l’ayant reconduite sur les bancs de l’université de Caen pour étu…
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Départ pour la traite pour les chèvres poitevines de Margaux et Logan Duchâtel. (© Océane Pasturel).

Depuis 2022, la ferme du Chastel, située à Saint-Georges-de-Bohon, non loin de Carentan, produit du fromage de chèvre certifié biologique. Margaux et Logan Duchâtel ont réussi à se faire une place dans un terroir traditionnellement associé à l’élevage bovin et à l’industrie beurrière.
Un projet de longue haleine
Après des études en psychologie, Logan Duchâtel aspire davantage à une vie rurale qu’à une vie en cabinet. En 2014, sur les conseils d’un ami, il se rend sur l’exploitation de Franck Petit à la Ferme du bout du monde dans le Velay. Le jeune homme, havrais de naissance, y apprend le travail à la ferme et développe son intérêt pour l’élevage caprin. Le stage, qui devait initialement durer une semaine, se prolonge pendant près de trois mois et se transforme en projet de vie.
Le couple Petit lui fait également découvrir le WWOOFing, mouvement mondial créé pour mettre en lien les paysans avec les personnes désireuses de se former à l’agriculture. Toujours dans le Velay, il rencontre Simon-Pierre Giraud, éleveur de vaches laitières, qui transforme le lait en yaourts et faisselles. Logan songe alors à créer son exploitation en Normandie, non pas dans l’éle…
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Perché à près de 50 mètres au-dessus de l’Orne, sur un éperon barré, le site du « Haut du Château » domine un méandre resserré. (Photo Rodolphe Corbin © Patrimoine Normand)

L’Orne, qui serpente entre monts boisés et vallons, d’Écouché à Putanges, offre en spectacle, des rares ponts qui la traversent ou des chemins de randonnée, le dédale de ses premiers méandres. Leurs divagations entre Ménil-Glaise et Ménil-Jean annoncent son entrée en Suisse normande ornaise.
La plaine calcaire d’Écouché
L’Orne, qui prend sa source à Aunou au nord d’Alençon, serpente dans la plaine calcaire du pays d’Argentan ; elle reçoit les affluents de la Cance et de l’Udon pour offrir à Écouché les défenses naturelles qui enserrent son bourg sur trois côtés, entre Sérans et Méheudin. Retranché derrière ses fossés et ses cours d’eau, le bourg d’Écouché veille sur ses habitants en leur procurant de riches viviers en subsistance et le grain à moudre de la plaine. Outre le grand moulin à blé visible le long de l’Udon, les moulins à tan et à foulon sont liés à une intense activité artisanale. La réputation des cuirs ou du drap d’Écouché au sein de ses halles s’étendait jadis aux foires de Guibray ou d’Argentan. Insolite, l’ancien sanctuaire gothique oppose à l’église rivale, édifiée à la Renaissance, le charme de ses ruines à ciel ouvert. À proximité, l’ancienne motte castrale et les venelles médiévales ont vu constr…
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La visite du château de Canteloup est l’occasion d’une nouvelle étape à Amfreville-sous-les-Monts. (© Chantal et Jean-Noël de Combrugghe).

Blotti à Amfreville-sous-les-Monts, sur la rive droite de la Seine, le château de Canteloup se dévoile comme un précieux témoin de l’histoire normande. derrière ses façades élégantes et son architecture sobre, il raconte l’évolution d’une seigneurie du XVIIe siècle à nos jours.
Un site stratégiqUe depUis l’antiqUité
Dominant le château, la côte des Deux-Amants façonne un site de caractère, adouci par le parcours paisible de la Seine, dont le chemin de halage se dessine au fond du parc. Le site et ses abords possèdent un intérêt stratégique incontestable. Un ouvrage fortifié a dû défendre contre les incursions barbares, puis vikings, la puissante cité gallo-romaine et médiévale de Pîtres, au confluent de la Seine et de l’Andelle.
À l’époque féodale, Canteloup, plein-fief de haubert, appartient à la famille du même nom, puis aux Mansigny. En pleine guerre de Cent Ans, les Anglais en prennent possession en la personne de Sir Richard Nynne. L’épisode chaotique est suivi par l’installation de la famille d’Assy, représentée par Baudoin, qui fait construire la chapelle Sainte-Marguerite, inscrite au titre des monuments historiques. Le mariage de Jeanne d’Assy avec Antoine de Chaumont-Quitry, le confère ensuite à cette famille. Le château actuel sort qua…
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Chacune des allées permet de découvrir un savant assemblage de différentes plantes de l’hémisphère sud. (© Franck Boucourt).

Perdu au bout de la Hague, entre mer et bocage, le jardin botanique de Vauville surprend par son étonnante collection de plantes australes, faisant voyager le visiteur au-delà du tropique du Capricorne.
Une longue histoire
Le jardin botanique de Vauville s’est développé sur les parcelles avoisinant le château. Ce dernier a été construit à partir de 1163 par Richard de Vauville, seigneur de haubert de la baronnie de Bricquebec. Il est communément admis que le donjon et une partie du mur d’enceinte soient issus de cette première phase de construction. Au XIVe siècle, la seigneurie de Vauville devient une possession de la famille de La Haye, puis passe au XVIIe siècle aux Le Sauvage. Au fil du temps et des propriétaires, l’édifice est profondément remanié, en particulier entre les XVIe et XVIIe siècles. Le château que nous pouvons admirer aujourd’hui est composé de deux imposants corps de logis qui s’articulent à angle droit autour d’une grosse tour, intégrant un escalier à vis desservant les différents niveaux.
Au début du XVIIe siècle, le château entre dans les possessions du marquis de Tourville. L’imposant pigeonnier adossé au mur d’enceinte est éd…
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L’exposition du musée de Bernay s’intéresse à l’activité textile, dont témoignent les cartes postales anciennes. Ici, un grand magasin de confection de la rue Thiers, au centre-ville. (© Coll. Gilles Marié).

Des frocs (draps de laine) aux toiles et aux rubans, la ville de Bernay a toujours cultivé un savoir-faire textile, partie prenante du développement d’une économie locale prospère. À l’occasion du millénaire de son marché, le musée des Beaux-Arts réalise, en partenariat avec le service du patrimoine, une exposition « Sapés comme Bernay ! Une histoire du vêtement », qui éclaire un pan méconnu de la vie quotidienne et économique.
Les hauts et les bas d’une activité textile
Le chartrier de l’abbaye de Fécamp, étudié par Mickaël Bloche, ancien directeur des Archives de Seine-Maritime, comporte la copie d’une charte de Richard II, duc de Normandie, autorisant en 1025 la tenue de marchés hebdomadaires et de foires annuelles à Bernay, au bénéfice des moines de l’abbaye bénédictine. Mille ans plus tard, le marché du samedi reste un rendez-vous incontournable. La foire fleurie, aux Rameaux, de retour au centre-ville depuis le printemps 2023, perpétue, elle aussi, cette tradition d’échanges et de rencontres.
Dès l’époque médiévale, Bernay se spécialise dans la fabrication de draps de laine de grande qualité, les frocs, étendus notamment contre les façades des maisons. La production décl…
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Pendant les restaurations, le clocher sous échafaudages. L’entretien de notre patrimoine est essentiel pour le transmettre aux générations futures. (© Auffay « Art et Culture »)

Nichée aux cœur de la vallée de la Scie, aux confins du pays de Caux et du Talou, l’ancienne commune d’Auffay possède en son centre un joyau architectural, son église Notre-Dame, à dominante gothique. Son histoire remonte au XIe siècle, au temps où un certain Guillaume le Conquérant étendait sa domination de part et d’autre de la Manche.
Si l’on en croit le linguiste René Lepelley (Dictionnaire étymologique des noms de communes de Normandie), le nom « Auffay » provient du latin fagus, signifiant « hêtre », suivi du suffixe également latin -etus, indiquant la présence ; il est en outre précédé de l’adjectif latin altus, « haut ». Auffay serait donc littéralement « le haut endroit où il pousse des hêtres ». Orderic Vital, moine en l’abbaye Notre-Dame de Saint-Évroult (Orne), confirme cette explication toponymique dès le XIIe siècle, lorsqu’il écrit dans son Historia ecclesiastica qu’un certain Richard de Heugleville « bâtit sur la Scie un bourg dans le lieu que l’on appelait auparavant Isneauville, qu’il nomma Auffay en raison d’une montagne voisine couverte de hêtres très élevés ».
Dans l’entourage des ducs de Normandie
Richard de Heugleville descend de la puissante famille des avoués de Saint-Valery (-sur-Somme). Il a dans les veines du sang des ducs de Normandie et montre une fi…
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Marielle Olivier a obtenu le titre de Meilleure ouvrière de France en 2011. (© Marielle Olivier).

Quel plus bel hommage aux artisans d’art d’hier que la transmission et la diffusion de leur savoir-faire ? Dans son atelier rouennais, Marielle Olivier, Meilleure ouvrière de France 2011, se consacre, à travers son activité de dentellière, à la sauvegarde de l’artisanat d’excellence français.
Présidente depuis sept ans de la délégation de Seine-Maritime de la Société nationale des Meilleurs ouvriers de France et, depuis trois ans, présidente déléguée de Normandie, elle participe à l’exposition temporaire Le beau geste. Les artisans d’art s’invitent au musée, présentée du 26 avril au 28 septembre au Musée des traditions et arts normands – château de Martainville.
Les secrets de la guipure d’Irlande
Après une carrière dans le génie civil, Marielle choisit la dentelle au crochet pour mener à bien la reconversion professionnelle qu’elle appelle de ses vœux. Née dans le Loir-et-Cher, au mi…
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Maison Vacquerie – Musée Victor-Hugo à Villequier. (Photo Rodolphe Corbin © Patrimoine Normand)
À l’occasion du bicentenaire de la naissance de Léopoldine Hugo, la Maison Vacquerie – Musée Victor-Hugo propose une exposition immersive dans l’histoire romantique et tragique de la fille de l’écrivain et de son époux Charles Vacquerie. Conçue par le scénographe Jean Oddes, l’exposition revisite leur histoire d’amour, de leurs premières vacances à Villequier à l’approbation paternelle symbolisée par le poème « Aime celui qui t’aime ».
À travers une mise en scène poétique, le visiteur revit cette histoire intime, ressent la présence des deux familles et suit les pas de Victor Hugo dans les lieux qui inspirèrent Les Contemplations. L’exposition présente des objets originaux, comme la toilette de mariée et la robe portée par Léopoldine lors du drame, ainsi qu’une projection d’Ange Leccia dans l’église du village.
Cette célébration du bicentenaire s’accompagne d’une programmation culturelle riche : rencontres littéraires, ateliers, spectacles musicaux et lectures. Jusqu’en mai, le musée accueillera des tableaux d’Olivier Desvaux, inspirés par la figure de Léopoldine.
Article publié dans Patrimoine Normand n°133, par Rodolphe Corbin. 
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Jardin de l’abbaye de Saint-Georges. (© Galica – BNF)
Dès le 5 avril, les Jardins de l’abbaye Saint-Georges vous invitent à explorer l’arboriculture au XVIIe siècle. Entre traditions bénédictines et savoir-faire royal, cette exposition plonge dans l’histoire des vergers d’abbayes, révélant un équilibre subtil entre utilité et esthétique. Une immersion unique dans un patrimoine vivant, à la croisée de la botanique et de l’héritage horticole.
Grâce à des ouvrages et figures de référence, cette exposition explore l’art des jardins monastiques du XVIIe siècle en mettant l’accent sur l’arboriculture et l’usage des fruits en abbaye. Elle s’appuie sur les connaissances de l’abbé Legendre, contrôleur des jardins fruitiers de Louis XIII, et de Jean-Baptiste de La Quintinie, directeur des jardins de Versailles sous Louis XIV. Leurs travaux témoignent d’un savoir-faire alliant utilité et esthétique dans la culture des arbres fruitiers.
L’exposition examine aussi les méthodes appliquées dans un jardin d’abbaye sous l’ordre bénédictin mauriste, période clé pour la recréation des jardins. À travers des archives et des analyses botaniques, elle met en lumière les pratiques horticoles et la gestion des variétés fruitières.
Ce premier volet de recherche invite à redécouvrir un patrimoine vivant et à réfléchir à l’avenir du jardin, notamment par le renouvellement et la diversification des arbres fruitiers, afin de préserver cette tradition arboricole.
Article publié dans Patrimoine Normand n°133, par Rodolphe Corbin. 
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André Galland, Île France sortant du Port du Havre. (Coll. part., Photo Hervé Lewandowski © ADAGP, Paris 2025)
À partir du 26 avril, le MuMa du Havre vous invite à découvrir « Paquebots 1913-1942 – Une esthétique transatlantique », une exposition qui révèlera comment ces géants des mers ont inspiré les artistes et façonné l’imaginaire collectif. Plongez dans l’effervescence créative d’une époque où luxe, modernité et bouleversements historiques se croisent sur l’océan.
L’exposition explore l’impact des géants des mers sur l’art et la culture entre les deux guerres mondiales. Au fil de 180 œuvres, elle dévoile l’influence des voyages transatlantiques sur les artistes européens et américains, dans une période marquée par l’innovation et l’effervescence créative.
Le Normandie, symbole de modernité, incarne cette époque, inspirant peintres, photographes, architectes et poètes. L’exposition présente des archives inédites de French Lines, qui révèlent la riche histoire des paquebots et leur rôle dans l’imaginaire collectif. Parallèlement, elle aborde les bouleversements sociaux et politiques, de la crise de 1929 à la montée des tensions menant à la Seconde Guerre mondiale.
À travers des œuvres d’une soixantaine d’artistes dont Raoul Dufy, Fernand Léger, Le Corbusier, Marcel Duchamp… L’exposition capte l’atmosphère particulière des traversées transatlantiques où se mêlent luxe, rencontres et exils. Ce voyage artistique met en lumière la fin d’une époque, marquée par les dernières grandes traversées avant la disparition de cette ère mythique des paquebots.
Article publié dans Patrimoine Normand n°133, par Rodolphe Corbin. 
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Astrolabe (instrument de mesure de la position des astres) présenté lors de l’exposition. (© D. Boust)
Découvrez Temps du ciel, temps des hommes, une exposition immersive à l’Andra, où histoire et science s’entrelacent. Entre instruments astronomiques restaurés et enjeux de transmission de la mémoire, plongez dans une exploration fascinante du temps, de sa mesure et de son héritage.
Cette exposition immersive, réalisée par le Groupe astronomique de Querqueville avec le soutien de l’agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra), explore l’évolution des instruments et techniques de mesure du temps.
Un des moments phare est la présentation d’instruments astronomiques vieux de 150 ans et récemment restaurés, comme une horloge à régulateur et son chronographe – conçus par Emmanuel Liais, astronome cherbourgeois du XIXe siècle. Grâce au travail des bénévoles du Groupe astronomique de Querqueville et de la Société des sciences de Cherbourg, ces instruments sont de nouveau en état de marche.
L’exposition présente également des objets historiques tels que le cadran solaire, le sablier, la clepsydre et la lunette méridienne, symboles d’une époque où la quête de précision révolutionnait la science. Elle soulève aussi des enjeux modernes en abordant la préservation de la mémoire à long terme, une problématique traitée par l’Andra pour transmettre aux générations futures la mémoire des centres de stockage de déchets radioactifs. Ateliers, maquettes et dispositifs numériques viennent enrichir cette exploration, alliant astronomie, histoire et mémoire du temps.
Article publié dans Patrimoine Normand n°133, par Rodolphe Corbin. 
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Les Journées Européennes des Métiers d’Art. (Photo Rodolphe Corbin © Patrimoine Normand)
Les Journées Européennes des Métiers d’Art (JEMA), événement unique au monde, proposent une immersion dans l’univers des métiers d’art à travers portes ouvertes, expositions et démonstrations. Pour cette 19e édition, qui se tiendra du 31 mars au 6 avril 2025, la Normandie est mise à l’honneur avec ses savoir-faire d’excellence.
Avec de nombreux professionnels des Métiers d’Art, notre région regorge de talents : dentelle d’Alençon, verre de la Vallée de la Bresle, cuivres de Villedieu-les-Poêles… autant de trésors à découvrir qui témoignent d’une tradition vivante et innovante. Sous le thème « Traits d’Union », cette édition célèbre les liens entre générations, territoires et savoir-faire artisanaux.

DEUX TEMPS FORTS EN NORMANDIE
1) Les JEMA en Normandie
Du 31 mars au 6 avril, découvrez une cinquantaine d’événements près de chez vous. Des ateliers ouverts, démonstrations et expositions mettant en lumière des artisans passionnés comme un maître-verrier ou un fabricant de parapluies emblématique. Retrouvez le programme ici : https://cma-normandie.fr/programme
Ne manquez pas cette occasion unique de plonger dans l’univers fascinant des métiers d’art normands et de soutenir ces femmes et hommes qui façonnent notre patrimoine avec passion !
QUELQUES EXEMPLES D’ÉVÉNEMENTS
![]() Pastis Olive, ébénisterie – 260 chemin de la fontaine Virginie – 14600 Penndepie. www.pastisolive.com |
Pastis Olive, ébénisterie
Pastis Olive est un atelier de design et d’ébénisterie fondé par Enora Billard en 2018. Spécialisée dans la création de mobilier et de décorations sur mesure, elle développe ses collections en respectant des valeurs écologiques, en valorisant les chutes et en utilisant des produits naturels et non toxiques. Dans le cadre des JEMA, l’atelier Pastis Olive proposera un week-end de démonstrations, d’échanges et de découvertes autour du travail du bois. Le public pourra assister à des démonstrations de techniques telles que le dégauchissage et le rabotage, ainsi qu’à des activités de reconnaissance des essences de bois locales. Des échanges seront organisés pour permettre aux visiteurs de poser des questions et de découvrir plus en détail le travail d’Enora. Une vente d’atelier, incluant des créations artisanales à prix atelier, des outils et des objets uniques, sera également proposée tout au long du week-end.
Samedi 5 et dimanche 6 avril, de 10 h à 12 h et de 13 h à 18 h.
![]() Les Girouettes de David – 65 route des Andelys – 27150 Frenelles-en-Vexin. www.les-girouettes-de-david.com |
Les Girouettes de David, fabricant de girouettes
Après 30 ans d’expérience dans la maçonnerie et la couverture, David se consacre pleinement à la réalisation à la main de créations artisanales sur-mesure en zinc, cuivre et laiton. Chaque girouette, personnalisée selon un thème défini, est soigneusement soudée à l’étain, polie et vernie pour garantir sa durabilité et son éclat. David proposera des démonstrations de découpage, soudure et équilibrage de girouettes. Un atelier découverte, au tarif de 25 €, sera proposé : les participants pourront finir le pliage d’un bouton de rose en cuivre. Le temps du week-end, quatre artisans d’art seront invités pour partager autour de leur savoir-faire : un vannier, un tourneur sur bois, une couturière et un dinandier.
Du lundi 31 mars au dimanche 6 avril, de 10 h à 18 h.
![]() Prieuré du Mont-Saint-Michel – 2 rue du Prieuré – Ardevon – Pontorson. www.pelerin-montsaintmichel.org |
Merveilles d’art et d’artisanat
Sculpteurs, forgerons, menuisiers, couvreurs, facteurs d’instruments, restaurateurs de tableaux, etc., ce sont dix artisans normands qui participeront à la 19e édition des JEMA au Prieuré du Mont-Saint-Michel. Passionnés par leur métier, ces artisans ont contribué à la restauration de monuments emblématiques tels que Notre-Dame de Paris, le Prieuré du Mont-Saint-Michel et bien d’autres. Ils seront présents pour partager leur passion et leur engagement à transmettre des savoir-faire, souvent hérités de traditions ancestrales. Le public pourra les rencontrer sur leurs stands, où ils réaliseront des démonstrations de leur art. Deux conférences seront aussi proposées : « Histoire et restauration du Prieuré », le samedi 5 avril à 17 h 30 ; et « Travail du bronze et transmission du savoir-faire du maître d’art à son élève », le dimanche 6 avril à 14 h 30.
Samedi 5 et dimanche 6 avril, de 10 h à 17 h.
![]() Centre-ville historique de Mortagne-au-Perche. ateliersdartduperche.fr |
Journées Européennes des Métiers d’Art à Mortagne-au-Perche
Les Ateliers d’Art du Perche et les Grands Ateliers de France installeront leurs ateliers dans la ville de Mortagne-au-Perche, Petite Cité de Caractère, pour célébrer l’excellence et la créativité des métiers d’art. Cet événement unique réunira 25 artisans d’art d’exception, répartis dans huit lieux patrimoniaux chargés d’histoire. Ces artisans d’art remarquables, dont certains Meilleurs Ouvriers de France, ou lauréats du prix Bettencourt pour l’intelligence de la main, feront découvrir les matières qu’ils utilisent et les gestes qu’ils pratiquent. Pendulier, relieuse, photographe au collodion, tabletier, mosaïste, ou encore membre de la Haute École de Joaillerie seront présents pour accueillir le public. Des ateliers pour les scolaires seront proposés le vendredi, samedi et dimanche après-midi.
Samedi 5 et dimanche 6 avril, de 10 h à 17 h.
![]() Pôle Céramique Normandie – Espace Frida Kahlo – 14, rue Jean Maridor – Port-Jérôme-sur-Seine poleceramiquenormandie.fr |
Les JEMA au Pôle Céramique Normandie
Venez découvrir le métier passionnant de Céramiste ! Le Pôle Céramique Normandie ouvre ses portes. Une exposition/vente des travaux des stagiaires en formation professionnelle sera proposée au public. Les stagiaires pourront expliquer les différentes techniques de mise en oeuvre de la matière et de décor sur céramique en fonction des différents types d’argile au cours de visites programmées. Ces deux journées seront ponctuées de démonstrations : tournage, décor, cuisson au bois assurées par les enseignants et les stagiaires. Une initiation au travail de l’argile sera proposée aux enfants et aux adultes souhaitant exprimer leurs dextérité et fibre artistique ou tout simplement prendre contact avec cette matière naturelle ô combien plaisante.
Le Pôle Céramique Normandie vous propose également des visites du lundi 31 mars au vendredi 4 avril, de 14 h à 16 h. Visites sur inscription obligatoire au 02 35 31 93 51. L’entrée se fera par la cour du bâtiment (rue du Général Leclerc).
Du lundi 31 mars au vendredi 4 avril, de 14 h à 16 h (visites sur réservation) ; et le samedi 5 avril, de 10 h à 18 h (entrée libre).
2) Inauguration des JEMA
Le lundi 31 mars, c’est la journée inaugurale nationale des Journées Européennes des Métiers d’Art. Organisée par l’Institut pour les Savoir-Faire Français, la Région Normandie et la CMA Normandie, cette journée riche de rencontres et visites, se conclut par une soirée mettant en lumière le talent et la créativité des professionnels normands au travers d’une exposition exceptionnelle. Partenaires et journalistes sont conviés pour découvrir ces trésors artisanaux et le programme des JEMA en Normandie. En savoir plus ici : https://cma-normandie.fr/gma
Publirédactionnel publié par la Chambre de Métiers et de l’Artisanat (CMA).
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Jean-Paul
F. est mon jumeau, ou presque.
Il
est né le 10 décembre 1958, sur l’île de la Réunion, soit 3
semaines avant moi.
Très
vite isolé, souffrant de multiples carences et addictions, il mènera
une vie d’errance jusqu’à ce qu’il commette l’i…
Château de Beaumesnil. L’aile est couverte d’échafaudages. (© Virginie Michelland)
Depuis le 30 septembre, le château de Beaumesnil (Mesnil-en-Ouche), bâti au XVIIe siècle, s’offr…
Continuer la lectureÇa s’est passé le 18 février 1800 : exécution de Frotté et de ses compagnons… Il y a 225 ans. (Photo Rodolphe Corbin © Patrimoine Normand)
Dans un pré situé aux abords de la petite ville de Verneuil-sur-Avre, au sud du département de l’Eure, sur les coups de 5 heures de l’après-midi, une salve de coups de feu retentit. On vient d’exécuter la sentence de mort prononcée après un procès expéditif à l’encontre de Louis de Frotté et de certains de ses compagnons. Tous les tirs n’ont pas fait mouche : Frotté et deux de ses hommes se relèvent en criant Vive le roi ! Le coup de grâce les réduit au silence.
Ça s’est passé le… 18 février 1800

Il y a 20 ans, le 11 février 2005, était promulguée la loi pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté […]
Continuer la lectureUne journée « Lycée mort » a eu lieu le 6 février dernier à Yvetot. En effet, la Dotation Horaire Globale (DHG), qui correspond au nombre d’heures […]
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