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INDUSTRIE NORMANDE: le Manoir hanté…par les Chinois!

Souvenirs, souvenirs...

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Il y a presque quatre ans maintenant, tout le monde s'enthousiasmait et nous les premiers sur l'idée de faire du très neuf avec du très ancien, en l'occurrence, une vieille fonderie fondée à Pîtres (Eure) sous Louis XVI qui, par miracle, a réussi à survivre jusqu'à notre époque et qui aurait pu sauter d'un coup d'un seul dans le XXIe siècle de l'industrie assistée par le numérique avec force imprimantes 3D et poudre de métal prête à fusionner sur mesure...

Le concept était génial et nous y avions cru. La Région Normandie aussi...

Archive de l'Etoile de Normandie:

http://normandie.canalblog.com/archives/2018/06/04/36459739.html

Mais...

https://www.francebleu.fr/infos/economie-social/redressement-judiciaire-chez-manoir-industries-avenir-incertain-pour-plus-de-300-salaries-manchois-1614702147

Redressement judiciaire chez Manoir Industries : avenir incertain pour plus de 300 salariés manchois

Le groupe métallurgique Manoir Industries a annoncé ce lundi 1er mars, le placement en redressement judiciaire de 5 de ses 6 filiales françaises, dont deux usines dans la Manche.

Les salariés du groupe métallurgique Manoir Industries ont exprimé ce mardi 2 mars leur amertume à l'égard du propriétaire chinois de l'entreprise qui vient d'annoncer Les redressements judiciaires  de 5 filiales du goupe. "On a _un actionnaire chinois qui n'a pas du tout honoré ses engagements, qui nous pénalise_. On peut l'avoir un peu mauvaise. On ne peut pas dire qu'il s'intéresse vraiment au groupe Manoir", a déclaré à l'AFP Loïc Frumin, secrétaire CFDT du comité de groupe.  De fait, le Chinois CAM SPC, actionnaire unique du groupe depuis juin 2020, n'a toujours pas versé les fonds qu'il s'était engagé à investir avant fin novembre 2020.

Recherche repreneurs en urgence

Selon les syndicats, le groupe est confronté à des problèmes de trésorerie et non de charge de travail.  La recherche de repreneurs est "urgente", estime dans un communiqué l'union intersyndicale de la plus grosse des usines, qui emploie 438 personnes à Pîtres dans l'Eure. Vu l'état de la trésorerie, le groupe en redressement pour une période de 6 mois, "ne pourra pas vivre plus de deux mois", estime Arnaud Vimot, le délégué syndical de l'usine ACPP de Diguleville dans la Hague.

Mobiliser élus et pouvoirs publics

Le site haguais compte 233 salariés auxquels s'ajoutent dans la Manche, les 93 salariés de l'entreprise ACDN basée à Agneaux. Au total, plus de 300 employés qui s'inquiètent aujourd'hui pour leur avenir. Selon la direction "un premier point d'étape sera fait fin avril" devant les tribunaux de commerce concernés à Paris et Rouen.  En espérant que d'ici là, des repreneurs se seront manifestés. "Nous comptons mener une action la semaine prochaine et rencontrer les élus locaux et la sous-préfète de Cherbourg pour les sensibiliser à notre sort", conclut Arnaud Vimot. 


 

Voir aussi:

https://www.francebleu.fr/infos/economie-social/le-groupe-manoir-industries-place-en-redressement-judiciaire-des-emplois-menaces-dans-l-eure-1614653775

"C'est un des seuls gros fondeurs en France" alertent les salariés de Manoir Industries en redressement

Mardi 2 mars 2021 à 4:17 - Mis à jour lemardi 2 mars 2021 à 17:33 -
Par , , France Bleu Normandie (Seine-Maritime - Eure)

Le groupe Manoir Industries, qui emploie près de 500 personnes dans l'Eure, confirme dans un communiqué son placement en redressement judiciaire. Les salariés du site de Pîtres, dans l'Eure demandent "la recherche urgente d'un repreneur".

Après des salariés en fin de semaine dernière, c'est le groupe Manoir Industries qui annonce ce lundi le placement en redressement judiciaire de la plupart de ses filiales. Le groupe métallurgique, qui emploie près de 1 100 emplois en France et au Royaume-Uni, est notamment implanté dans l'Eure avec son site historique de Pîtres, qui compte 439 salariés, ainsi qu'avec sa chaudronnerie Agriandre de Conches-en-Ouche, qui emploie une quarantaine de personnes.

La rumeur du redressement enflait depuis des mois. Daniel Duché travaille sur le site depuis trente ans : "On a été pendant X temps avec un fonds de pension américain qui nous a pas mal pompés" dénonce le secrétaire du comité social et économique. Ensuite une entreprise chinoise a racheté Manoir Industries, "il a mis pas mal d'argent dans le groupe" reconnaît Daniel Duché. Mais depuis le nouvel actionnaire chinois CAM SCP qui lui a succédé n'aurait toujours pas versé les fonds promis, ce qui plombe la trésorerie du groupe. Les salariés l'assurent, le carnet de commandes est plein et le marché est là pour ce fleuron industriel français. 

C'est un des seuls gros fondeurs qui reste en France, qui travaille pour le nucléaire et la pétrochimie. C'est tout un savoir-faire qui est dans les ateliers, on souhaiterait le conserver - Jérémy Grosdésir, délégué CFDT

Un mois pour trouver un repreneur

Avec ces procédures de redressement judiciaire, l'objectif de Manoir Industries est "de continuer les recherches de repreneurs et permettre, le cas échéant, les reprises des sociétés en plan de cession (...) Plusieurs visites ont pu avoir lieu et des discussions sont engagées (...) avec des repreneurs potentiels ayant formulé des marques d'intérêt", selon le communiqué du groupe, consulté par l'AFP. Les salariés du site de Pîtres ont bien entendu quelques noms  et avancent ceux d'une fonderie britannique qui fait partie d'un groupe néerlandais, un groupe chinois et le Français Fonderies de France.  

Également impacté dans la commune, le maire de Conches-en-Ouche a réagi sur Twitter. Jérôme Pasco annonce que "le conseil municipal prendra une motion lors de sa prochaine réunion. Pour défendre l'emploi, l'avenir d'un site, pour ne pas voir démanteler un savoir-faire, une expertise, une technicité reconnue"


Voir enfin dans l'édition du 1er mars 2021 de Paris-Normandie:

https://www.paris-normandie.fr/id169892/article/2021-03-01/info-pn-dans-leure-439-emplois-sur-la-sellette-chez-manoir-industries

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INFO PN. Dans l'Eure, 439 emplois sur la sellette chez Manoir Industries

Le tribunal de commerce de Paris a placé en redressement judiciaire le groupe détenu pars des Chinois. Les syndicats de la fonderie euroise spécialisée dans les pièces pour les secteurs du nucléaire et de la pétrochimie craignent le pire.

C'est l'un des poumons économiques majeurs de l'Eure. L'entreprise Manoir Industries, à Pîtres, spécialisée dans la production de pièces pour les secteurs de la pétrochimie et du nucléaire, a été placée en redressement judiciaire pour six mois par le tribunal de commerce de Paris vendredi 26 février 2021, selon les représentants du personnel joint lundi 1er mars 2021 par Paris-Normandie.

Propriété d’un groupe chinois

Manoir Industries emploie 439 salariés sur son site eurois. « Ils sont potentiellement en péril », annoncent les syndicats. Manoir Industries était auparavant connue sous le nom des Forges et Aciéries de Pompey, qui avaient fourni l’acier de la Tour Eiffel.

Dans un communiqué de presse adressé à notre journal, l'union syndicale explique que « Manoir Industries appartenait à un groupe chinois depuis 2013, et ce jusqu’en 2020 où un nouvel actionnaire chinois également a pris le contrôle de la société. Force est de constater que ce nouvel actionnaire fait preuve de défaillances et n’honore pas ses engagements financiers vis-à-vis de Manoir Industries, laissant dériver la situation jusqu’au point critique que l’on connait aujourd’hui. »

Les représentants du personnel ne cachent pas leur inquiétude et leur étonnement : «  la trésorerie ne faisant que de se dégrader au fil des mois, Manoir Industries se voit dans l’obligation de mettre en vente ses différentes sociétés (six sites sont directement touchés en France, Ndlr). Ainsi l’usine de Pîtres connait de telles difficultés que les dirigeants ont décidé de placer l’entreprise en redressement judiciaire avec l’espoir d’un éventuel repreneur.  »

Trouver un repreneur avant avril

Différents groupes ont montré des marques d’intérêts pour le site et ses activités. «  Cependant, à ce jour, il n’y a malheureusement aucune offre ferme. Paradoxalement, en ce début d’année, le carnet de commande est plein avec une prévision de charge des ateliers jusqu’à mi-2022 », assurent les syndicats.

L'activité industrielle de cette fonderie est toujours en cours. Mais «  il faut trouver un repreneur dans les semaines à venir, fin avril au plus tard, car la trésorerie ne nous permettra pas de tenir au-delà », selon Daniel Duché, secrétaire du comité social et économique de l'entreprise. «  Paradoxalement, le carnet de commande est plein alors qu'au sortir de l'été 2020, il n'y en avait quasiment plus. Mais c'est reparti sur les chapeaux de roues. Un bon signe pour un potentiel repreneur », fait-il savoir.

Ils en appelent aux élus et à l’Etat

Bien décidés une nouvelle fois à sauver le site eurois, les syndicats unis en appellent aux «  élus locaux et régionaux et aux représentants de l’Etat afin d’établir un dialogue et réunir un maximum de soutiens. Le président de la Région Normandie (Hervé Morin, Ndlr), le préfet de l’Eure (Jérôme Filippini, Ndlr) et la Dirrecte sont informés de la situation et des risques liés à l’ouverture de la procédure auprès du tribunal. Les syndicats se mobilisent, envisageant différentes actions pour également sensibiliser la population (...) »

D'ores et déjà, ils peuvent compter sur la solidarité de plusieurs commerçants du secteur qui fournissent une aide alimentaire aux salariés mis en difficulté, ainsi que sur la mairie d’Alizay - dirigée par le maire communiste Arnaud Levitre - qui a donné 500 € pour le personnel. Selon l'intersyndicale, les salariés ne devraient pas être payés avant le 8 mars.

«  Sauver un maximum d'emplois  »

En fin de journée, le groupe métallurgique Manoir Industries a précisé les coulisses de ce redressement judiciaire.

Il explique ainsi « n’avoir toujours pas perçu les fonds que le nouvel actionnaire chinois CAM SCP s’était engagé à verser avant fin novembre 2020 (…) Le groupe a tenu jusqu’ici notamment grâce au concours de l’État, via le prêt FDES (Fonds de développement économique et social) et des décalages accordés sur le paiement des charges fiscales et sociales », détaille Manoir Industries.

Des visites sur place

« Des contacts ont été pris avec différents acteurs financiers ou industriels, poursuit Manoir Industries. Plusieurs visites ont pu avoir lieu et des discussions sont engagées, à différents stades selon les sites, avec des repreneurs potentiels ayant formulé des marques d’intérêt. Ce processus de recherche entamé à l’été 2020, Manoir Industries est contraint de le poursuivre sous la protection du tribunal de commerce, faute de trésorerie », confirme le groupe.

Manoir Industries a donc obtenu l’ouverture d’une procédure de redressement judiciaire au bénéfice de CTI Management et ses filiales, lors d’une audience du tribunal de commerce de Rouen le 23 février et d’une seconde, au bénéfice de Manoir Industries et ses filiales (à l’exception de Manoir Bouzonville), le 25 février, au tribunal de commerce de Paris. « L’objectif, pour toutes les sociétés du groupe, est d’assurer au mieux la continuité d’activité des entreprises et de sauvegarder un maximum d’emplois. »

G.Le avec E.B et correspondant.


Commentaire de Florestan:

Dure épreuve de vérité pour la région Normandie et sa politique d'intelligence économique territoriale qui a été précisémment conçue pour éviter ce genre de désastre.

Quel paradoxe! Un groupe industriel contraint de se mettre sous la protection du tribunal de commerce alors que son carnet de commandes est plein!

Une fois de plus, ce n'est pas l'industriel et ses salariés avec savoir-faire, machines et brevets qui est en cause. Le problème c'est la faiblesse financière de nos entreprises industrielles en France avec beaucoup de loups (Chinois lorsqu'ils ne sont pas Américains) dans nos bergeries faute d'avoir dans la banque d'affaires parisienne des bergers ayant un réel souci pour l'industrie nationale.

C'est la raison pour laquelle la région Normandie avait innové dès sa réunification en osant intervenir très en amont sur l'urgence de sécuriser financièrement le capital des entreprises industrielles normandes quitte à faire le boulot de ceux qui ne veulent pas le faire alors qu'on les paie assez chers pour qu'ils le fassent! (les banquiers).

La région Normandie était déjà intervenue financièrement pour garantir les activités du site de la fonderie de Pîtres. Mais dorénavant, c'est tout un groupe industriel avec des activités stratégiques pour l'indépendance voire la souveraineté nationale qu'il faut sauver: pas sûr que ceux qui sont à l'origine du problème soient porteurs de la solution... (On pense à la haute finance et à la haute administration parisiennes ce qui revient à nommer deux fois la même chose...)

Une fois de plus, le couple président de région / préfet de région va jouer un rôle décisif: l'avenir du groupe Manoir Industries et ses emplois normands va dépendre de l'action coordonnée des chefs d'orchestre Durand (préfecture) et Morin (région), autrement dit, le "bouclier social" des Normands.

Affaire à suivre!


Par ailleurs, l'inquiétude continue de planer sur l'avenir d'un autre grand site industriel normand d'intérêt national: la papeterie de la Chapelle Darblay:

Le Conseil Economique Social Environnemental Régional de Normandie rappelle qu'il se mobilise pour obtenir le redémarrage au plus vite de la papeterie...

10 mars 2021, 14h30 à Rouen
Mobilisation exceptionnelle autour de la papeterie Chapelle Darblay

A Grand-Couronne, près de Rouen, l’activité de la papeterie de la Chapelle Darblay est à l’arrêt, faute de repreneur. Si l’usine ferme définitivement, ce sont les papiers de 24 millions d’habitants trieurs (en Normandie et dans le Nord Ouest de la France principalement) qui devront être incinérés ou exportés... Une absurdité à la fois financière, sociale et environnementale. Avant qu'il ne soit trop tard, le CESER veut sensibiliser les intercommunalités autour de ce dossier et réfléchir avec elles à une solution.

Rendez-vous dès 14h30, le mercredi 10 mars, dans l'hémicycle de l'Hôtel de Région, ou suivez-nous en direct sur Youtube. Si nécessaire, vous pourrez également nous rejoindre en visioconférence. Pour toute question ou confirmation de présence, merci d'écrire à contact@ceser.normandie.fr


Enfin, d'après nos informations, on peut craindre aussi une sérieuse vague de licenciements dans l'industrie régionale du côté du Havre...

Quelques 600 emplois industriels seraient menacés sur le bassin d'emploi du Havre: plusieurs sites industriels seraient concernés, notamment celui de DRESSER-RAND qui fermerait définitivement ses portes après un premier plan de licenciements en septembre 2020:

https://www.tendanceouest.com/actualite-369770-le-havre-dresser-rand-300-emplois-supprimes.html

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Elections régionales 2021 en Normandie: un trou de souris derrière un édredon d’abstention…

En décembre 2015, pour mettre en oeuvre concrètement notre unité régionale normande enfin recouvrée, Hervé Morin et sa majorité "la Normandie conquérante" ont été élus à moins de 5000 voix près.

Depuis novembre dernier, les principales écuries partisanes en lice ont commandé des sondages qui donnent tous à peu près les éléments suivants:

1) Hervé Morin réélu mais avec le Rassemblement National pouvant virer en tête du premier tour.

2) La gauche même unie dans les choux...

3) Hervé Morin réélu mais avec très peu de voix, comme en 2015.

4) Ceux qui voudraient confondre notre élection régionale normande avec une autre sont, d'ores-et-déjà, au tapis!

Moralité: ce sont les citoyens normands informés et lucides sur la Normandie parce qu'ils s'y intéressent au quotidien tant pour des raisons professionnelles que militantes qui vont faire l'élection.

Lectrices et lecteurs de l'Etoile de Normandie, la Normandie compte sur vous!

https://france3-regions.francetvinfo.fr/normandie/regionales-2021-normandie-sondages-circulent-donnent-grandes-tendances-1896932.html

Publié le 20/11/2020 à 18h03Mis à jour le 21/11/2020 à 12h29

Régionales 2021 en Normandie: des sondages circulent et donnent les grandes tendances

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La Normandie, une région dans le vent...

Au moins trois sondages circulent entre bonnes mains en Normandie pour les Régionales à venir et font monter la pression. A leur lecture, quelques évidences apparaissent malgré l'extrême prudence de chacun dans un monde si changeant. 

R.I.P. ROTOMAGUS: l’enterrement de notre métropole normande!

La rédaction de l'Etoile de Normandie a reçu ce jour le communiqué suivant de la commission exécutive du Mouvement Normand que nous publions volontiers...

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L'enterrement de la métropole rouennaise

Communiqué du Mouvement Normand n°280, 1er mars 2021

L’affaire du contournement de Rouen est vieille, elle date du siècle précédent et c’est un combat bien long du Mouvement normand que d’avoir proposé diverses solutions, au fil des années et de l’évolution de la métropole rouennaise. 

Le nouvellement élu maire de Rouen, et président de la métropole, Nicolas Meyer-Rossignol décide avec ses conseils de refuser toute participation financière au projet actuel de contournement de la ville. Rouen est, rappelons-le tout de même, la seule ville, la seule métropole régionale de cette taille a ne pas disposer d’un contournement routier. 

Ce refus marque un autre refus, celui de prendre la pleine dimension de Rouen et de la métropole rouennaise. Dimension aussi bien industrielle des villes de la métropole en elle-même, mais aussi de sa dimension, sa place, son rang et son rôle dans un ensemble plus vaste, la vallée de la Seine, et encore plus vaste, la région normande. 
Cette décision est d’autant plus grave qu’elle est surprenante tant les astres administratifs et étatiques semblent bien alignés en ce moment pour sa réalisation ! Une occasion historique à ne pas manquer ! Pourtant M. Meyer-Rossignol parlait en bien de ce nécessaire chaînon manquant dans le grand axe reliant Calais à Bayonne sur la façade ouest de la France. 

Rouen a un grand besoin d’un désengorgement du trafic routier en particulier de celui des camions. Mais bien plus encore si c’est possible à imaginer : Rouen dispose d’un grand port, le plus grand port céréalier d’Europe. Ce port a un besoin vital de débouchés, et ceux-ci se font par la route, grâce à des camions, des milliers de camions remplis de blé. 

Avec le contournement Est de Rouen c’est donc l’avenir du port céréalier de Rouen qui est en jeu. Déjà, le port de Dunkerque construit des silos en vue des débouchés apportés par le canal Seine-Nord. La concurrence est certes rude mais elle est saine tant qu’elle entraîne une amélioration des capacités normandes et au final des conditions de vie de la population. 

Ce sont donc la Région et le département de Seine-Maritime qui s’engagent financièrement à soutenir le projet de contournement Est tant ils le considèrent, à juste titre comme un « investissement stratégique pour le développement économique de la métropole et plus largement de la région toute entière ».

Bravo et merci à MM Morin et Bellanger pour cet engagement pour la Normandie. 

Enfin, Rouen et sa métropole ne doivent pas jouer seuls, car face à Paris ils ne restent que des nains. Nains économiques et nains politiques, dont la métropole parisienne ne fera qu’une bouchée. La Normandie ne peut se comprendre et son avenir ne peut s’envisager que dans l’unité normande.

Axe Seine : en savoir plus, rétrospectivement, sur l’action de l’un des souffre-douleur de Florestan…

     A l'occasion d'une requête à large spectre sur le fret, votre serviteur a été confronté à un article accessible sur le site Cairn.info, article dont le signataire, qui s'exprimait en novembre 2015, n'est autre que l'occupant d'une soupente de bureau parisien, mouche du co... lloque à ses moments perdus, le haut-fonctionnaire François Philizot.

index

     C'est dans une revue très sérieuse que s'exprimait François Philizot :

https://www.cairn.info/revue-realites-industrielles-2015-4-page-10.htm

La délégation interministérielle au Développement de la vallée de la Seine

François Philizot

Dans Annales des Mines - Réalités industrielles 2015/4 (Novembre 2015), pages 10 à 13

Relancées en 2008 dans le cadre du projet du Grand Paris, les réflexions autour du développement de la vallée de la Seine en ont mis en évidence les enjeux logistique et portuaire. De longue date, en effet, la Seine, débouché naturel de l’agglomération parisienne, est un corridor de transport majeur. Du fait à la fois du poids intrinsèque de l’Île-de-France, première région économique française, et de l’importance des ports maritimes du Havre et de Rouen, de celle des Ports de Paris, mais aussi des aéroports de Roissy et, à un degré moindre, d’Orly, les fonctions logistiques y tiennent une place majeure. Mais dans une économie portuaire extrêmement concurrentielle à l’échelle de la « rangée Nord » allant du Havre à Hambourg, le long des côtes de la Manche et de la mer du Nord, l’ensemble portuaire séquanais se trouve placé dans une compétition directe avec les ports du Benelux, et celui d’Anvers en particulier. Un des objectifs majeurs de l’État et des régions concernées est donc d’améliorer l’offre tout au long de la vallée de la Seine pour être à même de saisir les opportunités de développement liées à l’évolution des trafics de manière générale, et maritimes en particulier.

Quelques éléments d’un état des lieux

L’Axe Seine constitue le premier ensemble portuaire français grâce à l’activité des grands ports maritimes du Havre et de Rouen et à celle des Ports de Paris, un axe qui est de très loin le premier ensemble portuaire fluvial de notre pays. Un tiers du tonnage global transitant par les ports français par voie maritime, fluviale et ferroviaire est en effet traité sur cet axe, soit l’équivalent de 125 à 130 millions de tonnes de fret chaque année. Les trafics maritimes traités par Le Havre et Rouen s’établissaient en 2014 à 89,2 millions de tonnes, soit une baisse d’une dizaine de millions de tonnes depuis 2008, du fait de la diminution du trafic pétrolier, laquelle affecte l’ensemble des ports français.

Le Havre est très nettement le premier port français pour le traitement des conteneurs, un segment de marché qui, au niveau mondial, connaît depuis la fin du siècle dernier un développement très rapide. Avec environ 2,7 millions d’équivalents vingt-pieds en 2015, le trafic de ce port est supérieur à celui de l’ensemble des autres grands ports maritimes français, et Le Havre est le seul port à figurer au nombre des ports d’importance moyenne aux échelles européenne et mondiale.

Depuis quatre ans (2011), son trafic connaît à nouveau une croissance régulière (après une chute brutale liée à la crise économique de 2008).

De son côté, le port de Rouen reste en particulier le premier port céréalier européen. Traitant plus de 7 millions de tonnes les années où le marché est le plus actif, il devance de loin celui de La Rochelle (4,7 millions de tonnes) et draine une part considérable de la production céréalière exportée depuis le Bassin parisien.

Sous l’angle de l’emploi, le poids des activités logistiques, et notamment portuaires, est tout aussi perceptible. La dernière étude sur ce secteur publiée par l’INSEE (en 2015) fait clairement apparaître la place de l’ensemble Paris-Seine-Normandie dans cette filière. Sur 900 000 emplois salariés de ce secteur recensés en métropole, plus du quart (soit 235 000) est concentré dans cet espace. La spécialisation de la région Haute-Normandie est encore plus forte, avec 41 000 emplois (soit 4,4 % des effectifs salariés de la filière), alors que cette région ne totalise que 2,7 % de l’emploi productif métropolitain.

En matière d’emploi logistique, la spécificité de l’Île-de-France réside, sans surprise, dans la place qu’y occupe le transport aérien. L’aéroport de Roissy, avec un trafic supérieur à 2 millions de tonnes, reste un des premiers aéroports de fret européen, ce qui explique que plus de 6 % des emplois de la logistique aérienne en France se situent dans l’espace Paris-Seine-Normandie. Avec un trafic supérieur à 20 millions de tonnes, Ports de Paris joue un rôle majeur dans les transports franciliens, notamment dans la filière bâtiment-travaux publics ou dans la logistique urbaine, et ce grâce à des implantations réparties dans l’ensemble de l’agglomération parisienne.

Du fait de ses activités portuaires, la Haute-Normandie est, pour sa part, la région française la plus spécialisée dans la logistique : cette filière y représente 6,5 % de l’emploi local total, contre 4,1 % au niveau national. La zone havraise, avec 16 000 salariés, se classe au premier rang national pour l’emploi lié aux transports maritimes, du fait, en particulier, du poids des activités correspondant directement à la logistique portuaire et maritime (4900 emplois) et de celles relevant de l’affrètement et de l’organisation des transports (4800 emplois).

Retour sur les enjeux stratégiques

L’Axe Seine figure depuis peu parmi les grands corridors du transport européen identifiés par la Commission européenne. Ce classement repose bien évidemment sur les enjeux de la desserte du Bassin parisien. Mais il correspond aussi au rôle qu’est appelé à jouer cet axe vis-à-vis d’un territoire plus vaste correspondant à un hinterland incluant une partie de l’Allemagne, de la Suisse et de l’Italie, et ce dans un contexte marqué par l’accroissement des phénomènes de saturation dans les grands ports du Benelux.

Pour autant, et aussi grande que soit l’importance des activités portuaires et logistiques, on mesure aisément que le potentiel de l’Axe Seine n’est pas pleinement exploité. L’illustration la plus frappante réside dans la dynamique des trafics conteneurisés.

Si le port du Havre est bien dans ce domaine le premier port français, il se situe loin derrière ses principaux concurrents du Nord-ouest européen. Son trafic représente environ 30 % de ceux d’Anvers ou de Hambourg, et un quart de celui de Rotterdam (ce retard résultant d’un relatif décrochage du Havre intervenu à partir des années 1990). On estime que Le Havre traite environ la moitié des conteneurs destinés au Bassin parisien, Anvers et les ports belges détenant environ 40 % des parts de marché.

Ce constat est posé alors même que l’évolution des trafics maritimes et, en particulier, l’augmentation considérable de la taille des porte-conteneurs utilisés sur les grandes routes transocéaniques constituent un atout pour le port du Havre. Celui-ci bénéficie en effet d’accès nautiques aisés pour les grands navires et d’infrastructures de qualité, grâce à Port 2000, alors que Rotterdam et Anvers, en dépit de lourds travaux, sont handicapés par leurs faibles tirants d’eau et des phénomènes croissants de congestion liés à des flux de marchandises considérables. Les qualités du port du Havre et de Rouen pour les vrac secs, développées au sein d’HAROPA, justifient d’ailleurs aussi bien les récompenses internationales décernées à celui-ci depuis 2013 que les nombreuses dessertes assurées par les grandes alliances armatoriales, qui se sont reconfigurées en 2014 et 2015.

L’enjeu majeur est donc de saisir ces opportunités pour accroître les trafics sur l’Axe Seine à la fois pour desservir l’hinterland rapproché et pour conquérir des parts de marché sur des horizons plus larges aussi bien maritimes (sur la façade atlantique depuis l’Irlande jusqu’au nord-ouest de l’Espagne) que terrestres, principalement via des liaisons ferroviaires, en direction du Sud et de l’Est.

Au sein de la région Île-de-France, notamment en raison de considérations environnementales, le rôle de Ports de Paris est appelé à s’accroître. Il convient pour cela de préserver les espaces portuaires situés en cœur d’agglomérations et de développer des sites dans des zones moins densément urbanisées. Il est également nécessaire de valoriser les avantages environnementaux du fluvial de façon notamment à compenser le coût des ruptures de charges, et de renforcer les coopérations entre transporteurs et chargeurs.

La structuration de l’action publique

Un des handicaps spécifiques à notre pays en matière de transports est le cloisonnement entre les acteurs du secteur. Alors qu’en Europe du Nord, pour des raisons liées tant à l’histoire qu’au poids des fonctions commerciales et logistiques, des dynamiques très intégrées (pouvant aller jusqu’à la coopération avec les chargeurs) s’étaient mises en place de longue date, le quant à soi était la pratique la plus fréquente dans notre pays, l’Axe Seine n’échappant pas à cette règle.

La prise de conscience des enjeux et la nécessité de construire un effet de système pour profiter pleinement des atouts de l’Axe Seine ont conduit à des évolutions fortes au cours des années passées. La première étape fut franchie dans le cadre de la réforme portuaire de 2008 qui a débouché notamment sur la création d’un conseil de coordination interportuaire sur l’Axe Seine. L’objectif était de rapprocher les trois ports d’État du Havre, de Rouen et de Paris du point de vue stratégique et d’ouvrir un cadre d’échanges pérenne avec leurs partenaires gestionnaires d’infrastructures de transport ou avec les collectivités locales.

La création du groupement d’intérêt économique (GIE) HAROPA, réunissant les fonctions commerciales et de communication des trois ports précités, constitue une deuxième avancée essentielle. Opérationnel depuis le début 2013, HAROPA donne à cet ensemble portuaire multi-sites une visibilité beaucoup plus forte à l’international et a débouché sur la définition d’un projet stratégique commun à l’horizon 2030, qui a été décliné dans les plans propres à chacun des ports concernés.

Parallèlement, l’institution (par un décret du 22 avril 2013) d’un délégué interministériel au Développement de la vallée de la Seine, directement placé auprès du Premier ministre, a permis d’inscrire la stratégie portuaire dans une démarche plus globale portée par l’État et les régions. Cette fonction exprime la volonté politique forte qu’a l’État de mieux exploiter que ce n’est le cas aujourd’hui le potentiel de l’Axe Seine et d’en faire une priorité de la coopération conduite avec les régions.

Le dispositif d’animation mis en place repose sur un Comité directeur associant les représentants de l’État, le délégué interministériel, le préfet de Haute-Normandie (en qualité de préfet coordonnateur), les préfets d’Île-de-France et de Basse-Normandie et les présidents des conseils régionaux de l’Île-de-France, de la Haute et de la Basse-Normandie. Ce comité a pour vocation d’élaborer un schéma stratégique d’aménagement et de développement de la vallée de la Seine et de traduire celui-ci dans un contrat de plan interrégional spécifique. Il recueille à cette fin les avis des représentants des départements, des principales agglomérations, du monde socio-économique et des établissements publics de l’État directement intéressés.

Le cadre de travail ainsi défini a été mis en place au début de l’été 2013, deux des impératifs étant de s’intégrer au calendrier général de la contractualisation État-région et de respecter l’échéance du premier semestre 2015.

Les orientations retenues

Un schéma stratégique d’aménagement et de développement de la Seine a été approuvé par les régions et l’État en appui au contrat de plan interrégional. Après la signature de ce dernier (intervenue le 25 juin 2015), ce document a été diffusé dans le courant de l’été. Ses ambitions dépassent le cadre des seules fonctions logistiques, même si celles-ci constituent l’un de ses trois axes d’action.

L’idée force est de développer une approche qui marie un effort d’investissement adapté destiné à lever les goulets d’étranglement et à fluidifier les circulations avec une offre de services améliorée facilitant le suivi des marchandises et permettant de consolider les grandes plates-formes logistiques. Cette conjonction entre action sur les infrastructures et intervention sur les services est un impératif si l’on veut créer la dynamique globale qui est recherchée, laquelle se fonde sur un effet de système.

Dans le même esprit, l’approche retenue est délibérément intermodale, allant jusqu’à travailler les articulations entre fonctions portuaires et fonctions aéroportuaires, car il faut être à même de garantir l’offre logistique qui soit la plus diversifiée possible.

Le schéma stratégique décline cette idée force en quatre orientations. La première est l’identification, en vue de leur engagement sur les quinze années qui viennent, des projets routiers, ferroviaires, portuaires, fluviaux, d’envergure nationale ou interrégionale. La seconde est la hiérarchisation et le développement des plates-formes logistiques d’échelle interrégionale, de façon à pouvoir offrir une couverture cohérente du territoire, dans sa profondeur. La troisième est le soutien de l’offre et de la demande, et ce pour les différents modes de transport, en s’appuyant tout spécialement sur l’action des gestionnaires d’infrastructures, d’une part, et sur les structures professionnelles collectives, d’autre part. La quatrième est l’observation du secteur et de ses évolutions, de façon à anticiper les changements et d’y ajuster les actions conduites.

L’on voit bien qu’à partir de l’analyse des forces et des faiblesses de notre système portuaire, qui est un atout majeur de l’Axe Seine, la volonté est d’intervenir sur un large spectre intégrant pleinement les services, même si les infrastructures demeurent l’élément à la fois le plus visible et le plus coûteux. C’est aussi la volonté de marier les interventions publiques et l’engagement des entreprises dans des cadres de préférence collectifs.

Le contrat de plan interrégional

Le contrat de plan interrégional décline les trois axes du schéma stratégique. Il comporte donc un important volet dédié aux infrastructures de transport permettant, pour la première fois, d’articuler dans un vecteur unifié les principaux projets d’investissement concourant au développement du système portuaire.

De ce fait, y ont été intégrés les projets relevant de chacun des trois ports d’HAROPA (les terminaux havrais et le lien fixe fluviomaritime, l’accès au port de Rouen et le développement des ports de l’aval francilien), ainsi que les travaux à réaliser sur les ouvrages gérés par Voies navigables de France et la création d’un deuxième axe ferroviaire pour le fret entre Paris et la Normandie. L’ensemble de ces opérations représente un programme d’investissement de 840 millions d’euros financé à hauteur de 265 millions d’euros par l’État, de 233 millions d’euros par les régions et de 106 millions d’euros par l’Union européenne. Des opérations complémentaires sont inscrites dans les contrats de plan régionaux.

Une des originalités du contrat de plan interrégional est le fait qu’il prend en considération les enjeux liés à l’exploitation des infrastructures. Cela se traduit par exemple par des engagements financiers relatifs à la gestion des ouvrages fluviaux. Cela est également illustré par la création d’une plate-forme de travail rassemblant l’État, les régions, le syndicat des transports d’Île-de-France, la SNCF Réseau et HAROPA afin de coordonner les perspectives d’exploitation et la gestion des sillons ferroviaires sur l’Axe Seine et dans ses abords. Dans le même esprit, les moyens disponibles sur les autres axes contractuels dédiés à la gestion de l’espace et au développement des filières économiques permettront d’intervenir pour répondre aux enjeux logistiques ou accompagner des coopérations interentreprises, conformément aux orientations du schéma stratégique.

Le contrat de plan fournit un cadre adapté pour inscrire dans la durée la coopération entre l’État et les régions, et plus largement avec les établissements publics porteurs des grands investissements. De façon plus globale, la relance des travaux du Conseil de coordination interportuaire (depuis septembre 2015) offre un espace d’échanges entre ces mêmes acteurs (à savoir les principales agglomérations et leurs représentants socio-économiques) contribuant à l’indispensable intégration de leur action. Même si cette architecture institutionnelle en cercles concentriques peut paraître un peu lourde, elle contribue à un effet de système qui confortera la dynamique portuaire et logistique de l’Axe Seine.

Mis en ligne sur Cairn.info le 10/12/2015

https://doi.org/10.3917/rindu1.154.0010

La région Normandie au chevet du pays d’Alençon…

Alençon est la plus importante des villes "porte de Normandie": cela devrait d'ailleurs être un label avec un cahier des charges précis avec objectifs et financements spécifiques pour construire le rayonnement et l'attractivité de la "ville porte"...

Il était temps que la région Normandie s'intéresse enfin un peu plus à Alençon et à son agglomération. La préfecture de l'Orne située physiquement sur la limite Sud de la Normandie avec une rive normande et une rive mancelle de la Sarthe qui traverse la ville, se sent toujours un peu abandonnée et mise de côté du reste du concert normand avec la tentation toujours présente d'une attraction mancelle prégnante quand elle n'est pas... bretonne!

Il était donc temps d'investir massivement dans l'avenir normand d'Alençon où l'on trouve de nombreuses urgences à commencer par la relance de l'attractivité d'un centre-ville historique qui n'a pas le rayonnement touristique et culturel qui pourrait mériter: le patrimoine architectural, culturel et spirituel d'Alençon est très riche, il y a urgence à le mettre en valeur ce qui permettra de sauver le commerce de la ville...

Dans le communiqué de la région Normandie à lire ci-après, nous avons mis en gras ce qui peut relever de l'investissement dans l'attractivité touristique d'Alençon...

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Vue aérienne du château d'Alençon qui fut longtemps une prison: un projet d'aménagement culturel est à l'étude...

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L'orgue de la basilique Notre-Dame d'Alençon: un bel instrument neuf d'esprit baroque français dans un merveilleux buffet datant de la Renaissance du XVIe siècle qui a retrouvé récemment toute sa beauté polychrome d'origine...


 

Contrat de territoire 2017-2022

Plus de 34 millions d’euros pour accompagner le développement de projets structurants sur le territoire de la Communauté Urbaine d’Alençon

 Hervé Morin, Président de la Région Normandie, Christophe de Balorre, Président du Département de l’Orne, et Joaquim Pueyo, Président de la Communauté Urbaine d’Alençon et Maire d’Alençon, ont officiellement signé, ce jour, à l’Hôtel de Ville d’Alençon, le contrat de territoire 2017-2022 révisé. Plus de 34 millions d’euros, soit près de 3 millions d’euros supplémentaires par rapport à la version initiale du contrat, sont mobilisés dans ce cadre pour accompagner le développement de 30 projets structurants prêts à être lancés sur le territoire de la Communauté Urbaine d’Alençon.  Ces projets, qui participeront à la relance économique du territoire, sont soutenus à hauteur de plus de 6,87 millions d’euros par la Région et de plus de 1,13 million d’euros par le Département de l’Orne.

 « Plus que jamais, notre devoir est d’accompagner les projets structurants et facteurs de développement pour les territoires normands. C’est pourquoi, afin de favoriser la relance dans le contexte actuel de crise sanitaire et économique, la Région, en lien avec les Départements, a proposé aux intercommunalités de revoir les contrats de territoire dans l’objectif de prioriser les projets prêts à démarrer et nécessaires aux territoires pour préserver les dynamiques locales. Nous avons, par ailleurs, décidé de prolonger d’une année la période de contractualisation territoriale initiale afin de permettre aux territoires d’engager jusqu’en 2022 leurs projets, avec l’assurance du maintien d’un soutien financier de la Région » a rappelé Hervé Morin, Président de la Région Normandie.

« Ce contrat est un véritable partenariat gagnant-gagnant qui répond aux besoins et aux attentes de nos territoires et de leurs habitants. Le Conseil départemental ne cesse d’adapter ses politiques au plus près du terrain et des réalités du quotidien. Déploiement de la fibre à l’habitant et objectif de l’internet très haut débit pour tous, partenariats scellés avec les collectivités, associations, professionnels, tant en ville que dans les territoires ruraux. Que de moyens mis en œuvre pour accroitre l’attractivité de l’Orne ! » a souligné Christophe de Balorre, Président du Département de l’Orne.

« Ce contrat de territoire qui lie nos collectivités traduit une ambition et une vision commune pour notre attractivité : à l’échelle intercommunale, départementale et régionale. Cette révision vient renforcer notre coopération et l’étendue de notre action au service de la Communauté Urbaine d’Alençon et de ses habitants. Nous avons plus que jamais besoin d’investir dans des projets structurants pour l’avenir, qui améliorent notre vie quotidienne, nos services publics, et qui contribuent au rayonnement de notre territoire. Ce soutien renouvelé de la Région Normandie et du Département de l’Orne est essentiel dans l’accompagnement de nos transitions économique, environnementale, sociale et identitaire » a déclaré Joaquim Pueyo, Président de la Communauté Urbaine d’Alençon et Maire d’Alençon.

Ce nouvel engagement pour la période 2017-2022 permettra le développement de projets structurants pour le territoire de la Communauté Urbaine d’Alençon dans des domaines variés tels que la santé, la mobilité, l’aménagement du centre-ville, la rénovation dans les quartiers prioritaires, la performance énergétique, l’amélioration des services rendus aux usagers, ou encore le tourisme.

 

7 nouvelles opérations ont été ajoutées dans le cadre de la révision du contrat de territoire :

  • Création de liaisons douces pour la traversée des hameaux de Beaubourdel et la Cuissaye à Lonrai
  • La création d’une voie verte entre le cœur de ville et le site universitaire de Montfoulon
  • L’aménagement de la rue Luther King à Alençon
  • L’aménagement des Berges de la Sarthe à Alençon
  • La requalification de l’avenue Winston Churchill à Alençon
  • L’aménagement de la rue Claude Bernard et de la rue Vicques à Alençon
  • L’opération collective de modernisation des équipements et des commerces

 

Une vingtaine d’autres projets figurant déjà dans la version initiale du contrat de territoire font aussi l’objet d’un accompagnement, parmi lesquels :

  • la création de deux Pôles de Santé Libéral et Ambulatoire (PSLA) avec chacun une antenne
  • la création d’un pôle d’échange multimodal à la gare
  • la requalification du centre-ville commerçant
  • l’aménagement des extérieurs du château des Ducs
  • l’aménagement de la place du Point du Jour
  • la restructuration d’un hôtel particulier pour les services du CCAS
  • la création d’un nouveau bassin et l’aménagement des espaces extérieurs du centre aquatique Alencéa
  • l’extension du conservatoire

L’affaire Ferrero: un fiaco industriel normand, un fiasco aussi pour les associations de défense de l’environnement…

Décidément, rien ne va plus du côté de la métropole de Rouen, en terme de projets et de développement économique local:

Le Nouveau Maître de Rouen est devenu LE docteur "No" comme nous l'avons hélas déjà trop vu ici sur des sujets importants sinon essentiels pour l'avenir de la Normandie: on pensera, bien entendu, au refus de participer au financement du contournement autoroutier Est de Rouen...

Mais dans l'affaire ou, plutôt, l'embroglio tartiné ci-dessous, notre Mayer-Rossignol préféré si prompt d'ordinaire à gazouiller dans les médias et les réseaux sociaux, reste bien silencieux... Il faut dire qu'il s'agit d'un autre oiseau tout aussi criard que lui!

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l'oedicnème criard - ne rigolez pas c'est bien son nom- appelé aussi  courlis de terre, a le bonheur de nicher dans les roselières en bord de Seine non loin de Criquebeuf  là ou un célèbre fabricant de pâte à tartiner au chocolat au goût de noisette souhaitait installer un vaste entrepôt pour assurer sa logistique: il faut savoir que le groupe italien Ferrero a son siège social français chez nous en Normandie à Mont-Saint-Aignan et que sa plus grosse usine d'Europe est à Villers-Ecalles, commune de la petite intercommunalité de Caux-Austreberthe, enkystée aux portes de la métropole de Rouen dont le grand port maritime reste l'un des principaux ports européens importateur de fèves de cacao: ceci expliquant cela.

En 2019, la construction de cet entrepôt logistique pourvoyeur de nombreux emplois espérés est annoncé à grands renforts de trompette notamment par les principaux élus locaux intéressés:

Yvon Robert alors maire et président de la métropole de Rouen et Bernard Leroy, président de la communauté d'agglomération Seine Eure (Louviers-Val-de-Reuil):


 Ferrero confirme la construction d'un nouvel entrepôt en Normandie : il sera implanté à Criquebeuf-sur-Seine


PUBLIÉ LE JEUDI 23 MAI 2019 À 18:40

C'est officiel. Ferrero va construire un nouvel entrepôt en Normandie où l'entreprise italienne est déjà solidement implantée. Ce sera à Criquebeuf-sur-Seine, dans l'Eure. Les travaux vont durer deux ans pour être opérationnels en 2021.


https://www.infonormandie.com/Ferrero-confirme-la-construction-d-un-nouvel-entrepot-en-Normandie-il-sera-implante-a-Criquebeuf-sur-Seine_a24136.html

 Ferrero France a son siège social à Mont-Saint-Aignan, près de Rouen

Ferrero France, la firme qui fabrique le fameux Nutella, vient de confirmer le lancement d’un projet permettant de doubler la capacité de stockage de ses produits en Normandie. La firme italienne, solidement implantée en Seine-Maritime ( son siège social est à Mont-Saint-Aignan, près de Rouen), annonce ce soir sa décision de construire un nouvel entrepôt à Criquebeuf-sur-Seine, dans l'Eure.

Ce choix ne s'est pas fait au hasard. Ferrero, après avoir étudié différentes options pour accueillir en Normandie le nouveau site logistique aujourd’hui basé à Grand-Quevilly, a finalement identifié un lieu sur la commune de Criquebeuf-sur-Seine, dans l'Eure, « répondant à tous les critères de l’entreprise».

Toutes les réflexions ont été menées en étroite collaboration avec la Communauté d’agglomération Seine Eure dont les élus ont appris la bonne nouvelle ce jeudi soir de la bouche de son président Bernard Leroy.

Deux ans de travaux

Les travaux de construction devraient démarrer très vite. Ils s’étaleront sur près de deux années, selon Ferrero France qui prévoit le début de l’activité de ce nouveau site pour 2021. Coût de l'investissement : 30 millions d’euros pour Ferrero. 

Cet entrepôt desservira principalement tout le quart nord-ouest de l’hexagone. « Au-delà des espaces dédiés au stockage des produits, une partie de ce nouveau site sera consacrée aux activités de conditionnement (co-packing). Il accueillera environ 70 collaborateurs présents aujourd’hui sur le site de Grand-Quevilly de façon permanente. Les effectifs pourront s’élever à 110 personnes lors des pics d’activité saisonniers », détaille l'entreprise dans un communiqué, sans préciser si le nouveau site sera créateur d'emplois.

Début de la concertation avec les institutions locales

Une certitude : ce projet permettra d’accompagner la croissance de l’entreprise en France, de mieux répondre aux besoins des clients ainsi qu’aux exigences élevées de Ferrero en matière de qualité et de responsabilité, explique l'industriel.

La phase classique préparatoire des travaux vient de commencer en étroite concertation avec toutes les institutions locales.

« Nous sommes fiers et honorés d’accueillir cette entreprise de prestige sur l’Agglomération Seine-Eure, qui affirmera son ancrage normand et l’attractivité de notre territoire », se réjouit Bernard Leroy, président de la communauté d'agglomération Seine Eure.

Quatre sites en Normandie et 1 300 employés

Ferrero en France est la filiale du groupe italien Ferrero, troisième groupe mondial de confiserie et chocolaterie (20 sites de production dans le monde).

En France, l’entreprise a doublé son chiffre d’affaires depuis 2000 pour atteindre 1,25 milliard d’euros en 2018. Elle est présente sur 7 marchés principaux (tartinables, barres chocolatées, tablettes de chocolat, pralines, pâtisseries industrielles fourrées, biscuits et petite confiserie de poche), avec des produits au positionnement très ciblé et de renommée internationale : Nutella, Kinder, Ferrero Rocher, Mon Chéri ou encore TicTac.

Ferrero, dont le siège social est basé près de Rouen, à Mont-Saint-Aignan, emploie en France plus de 1 300 personnes sur 4 sites en Normandie : deux entrepôts au Grand-Quevilly et à Saint-Pierre-lès-Elbeuf, et une usine à Villers-Écalles. Celle-ci emploie 380 personnes et est la plus importante usine productrice de Nutella avec 600 000 pots par jour (un tiers de la production mondiale) et l'unique site de fabrication de Kinder Bueno. 


 Yvon Robert et Bernard Leroy avaient, à l'époque, bien coopéré sur ce dossier pour que Ferrero qui est l'un de nos grands acteurs industriels présents en Normandie renforce ainsi sa présence sur notre territoire: tous les outils de développement territorial avaient été utilisés notamment "Rouen Normandy Invest" pour aboutir à ce résultat prometteur...

Au cours du conseil extraordinaire, ce mercredi 25 septembre, dans les locaux de la Métropole de Rouen, un nouveau tandem a été élu, composé de Bernard Leroy et Yvon Robert.

https://www.agglo-seine-eure.fr/actualites/bernard-leroy-president-pole-metropolitain/

Publié le 26 Sep 2019

A travers le pôle métropolitain, les deux collectivités soutiennent et collaborent régulièrement avec les pôles de compétitivité (Mov’éo, Cosmetic Valley, Nov@log, Polepharma), mais aussi favorisent l’implantation et le développement d’entreprises avec l’agence de développement économique du territoire Rouen Normandy Invest. « Grâce au travail conjoint de la Métropole et de l’Agglo, nous avons pu maintenir la présence de Ferrero sur notre territoire, donne pour exemple Bernard Leroy. L’entreprise ne pouvait développer son site logistique à Grand-Quevilly. Nous avons pu lui proposer un terrain à Criquebeuf-sur-Seine ce qui a évité qu’elle ne déménage à Orléans. »


 Mais voici que l'on apprend ces jours-ci que le joli conte de fée industriel normand tourne au cauchemar: l'entrepôt logistique projeté, tant espéré, ne se fera pas! Officiellement parce qu'un mauvais sort judiciaire a été jeté devant les tribunaux par les avocats de... l'oedicnème criard qui niche, justement, sur le terrain convoité.

Ferrero, jette la tartine : la justice et ses procédures, c'est collant comme le Nutella et cela risque de prendre beaucoup trop de temps avant qu'il ne soit possible de faire quoique ce soit. D'ailleurs c'est un vrai problème pour la compétitivité industrielle de la France: y ouvrir une nouvelle usine prend au minimum 4 ou 5 ans alors qu'en Inde ou en Chine, une ou deux années suffisent...


 Ferrero ne construira pas son entrepôt logistique « géant » à Criquebeuf-sur-Seine

Ferrero devait construire un immense entrepôt logistique de 35 000 mètres carrés dédié de stockage et conditionnement de ses produits finis à Criquebeuf-sur-Seine, dans l’Eure. Il est abandonné par le fabricant de la pâte à tartiner Nutella après un recours déposé par France nature environnement.

« Nous retirons notre projet, car nous ne pouvons pas nous permettre d’attendre le délai de la procédure de recours en cours, c’est-à-dire plus d’un an ».

Réactions outrées des élus de l'opposition au conseil de la métropole de Rouen tandis que l'actuelle majorité métropolitaine conduite par le socialiste Mayer-Rossignol adopte un profif bas silencieux devant l'abandon, de fait, d'un projet soutenu et conduit par le socialiste Yvon Robert maire et président de la métropole de Rouen: face à ce nouveau désastre, certains commencent à se dire que le temps d'Yvon le crépusculaire c'était, finalement, le bon temps!

Marine Caron• 1erVice-Présidente du Département de la Seine-Maritime18 h • Il y a 18 heures

❌ Nouvel arrêt pour le territoire ! La gangrène continue...

FERRERO, fleuron local, n'implantera pas son nouvel entrepôt logistique à Criquebeuf-sur-Seine malgré les soutiens des acteurs du territoire. En effet, à cause du recours déposé par France Nature Environnement, et soutenu par les écolos radicaux en lutte permanente contre le développement d'activités, l'entreprise ne souhaite attendre l'épuisement du délai du recours. Ce sont donc potentiellement une nouvelle fois des emplois qui s'envolent sur l'Axe-Seine 👎

A moins que d'autres alternatives ne soient pensées et appuyées sur le territoire de la Métropole #Rouen #Normandie. Des pistes sont à chercher et vite !


 La réaction de Laurent Bonnaterre:

 LA METROPOLE DE ROUEN TARTINE LA ZIZANIE

LA LPO SE FAIT GRAISSER LA PATTE AU NUTELLA

 Laurent Bonnaterre• 1erMaire de Caudebec-lès-Elbeuf, en Normandie1 j • Il y a 1 jour

Nouvelle très inquiétante pour la zone d’emploi de Rouen ! Ferrero est un acteur majeur de notre territoire qui doit trouver, en Normandie, au plus près de Rouen, les moyens de son développement et de ses ambitions. Je regrette vivement que les écologistes les plus extrémistes se soucient si peu de l’emploi pour nos habitants. J’appelle la Métropole de Rouen et son Président à tout mettre en œuvre afin de permettre à Ferrero de trouver un nouveau site d’implantation. Des pistes existent déjà à Cleon ou sur le Port de Rouen, il faut qu’elles soient expertisées rapidement !


 Mais qui a donc jeté ce mauvais sort sur ce beau projet de développement industriel? Une méchante sorcière écolo militante? Un goubelin rouennais socialo-écolo?

Non...

Car il se pourrait bien que Ferrero se soit joué à lui-même un bien vilain tour dans le genre de la tartine qui tombe par terre... du mauvais côté!

Manuel Sanson, du Poulpe, journal normand d'investigations établi à Rouen a mené l'enquête...

Edifiant!


LA MANOEUVRE (AVORTÉE) DE FERRERO POUR FACILITER SON IMPLANTATION DANS L’EURE

 En toute discrétion, le groupe italien a tenté, contre espèces sonnantes et trébuchantes, d'obtenir le retrait d'un recours en justice contre l'implantation à venir d'une gigantesque plate-forme logistique à Criquebeuf-sur-Seine. L'opération a finalement échoué. Mais l'affaire a semé la zizanie au sein de la mouvance écologiste normande.

PAR MANUEL SANSON | 03 NOV 2020

La manoeuvre aura finalement échoué. Mais la multinationale Ferrero n’a pas ménagé ses efforts. Désireuse de s’établir à Criquebeuf-sur-Seine, dans l’Eure, l’entreprise, qui prévoit d’injecter 30 millions d’euros sur ce nouveau site, a travaillé, en coulisses, pour obtenir le retrait d’un recours en justice, porté par France nature environnement (FNE) Normandie et la Ligue de protection des oiseaux (LPO) Normandie, qui vise à faire annuler les autorisations préfectorales nécessaires au démarrage du chantier. 

Après l’introduction de cette requête devant le tribunal administratif de Rouen, Ferrero et Gemfi,  propriétaire des terrains situés au bord de l’A13 non loin du centre commercial de Tourville-la-Rivière, ont discrètement, selon nos informations, pris attache avec la LPO de Normandie sans mettre FNE Normandie dans la boucle.

Ensemble, les deux entités ont rédigé un protocole d’accord portant sur le financement par Ferrero de mesures compensatoires en lien avec la destruction d’une espèce d’oiseaux protégée. Toujours selon nos informations, sur 25 ans, Ferrero s’engage à investir 75 000 euros sur deux parcelles, environ 1 ha au total, à proximité du futur entrepôt. 

Il s’agit d’aménager l’endroit en prairie sèche et friche caillouteuse pour créer un lieu de nidification aux espèces bûcheuses et plus particulièrement à l’oenicdème criard, espèce protégée et menacée par la future plate-forme logistique.

« Cela se chiffre en dizaines de milliers d’euros »

Le groupe promet, en outre, de rémunérer, durant 25 ans, la LPO Normandie en jours de travail pour entretenir, suivre et étudier la faune et la flore sur le site. « Au total, cela se chiffre en dizaines de milliers d’euros », commente une source proche du dossier. Selon nos informations, le protocole d’accord prévoit un plafond maximal annuel de plus de 10 000 euros.

Soit une belle manne financière pour la LPO Normandie.

Interrogé par Le Poulpe, Jean-Pierre Frodello, directeur de l’association, confirme l’existence d’un tel projet de protocole. Selon lui, Gemfi et Ferrero s’engagent à investir « 100 000 euros pour l’aménagement de 2 hectares ». La LPO se verrait rétribuer à hauteur « d’environ 10 000 euros maximum chaque année pendant 25 ans ».

Sauf que… il y a un léger hic. Pour entrer en application, le protocole d’accord prévoit que le recours en justice, déposé le 4 septembre dernier, soit purement et simplement retiré. 

Selon nos informations, la LPO Normandie, après avoir négocié avec Ferrero, s’en est allée mettre la pression sur son partenaire FNE Normandie pour que celui-ci accepte lui aussi d’abandonner ses démarches en justice.

L’affaire a fait un pataquès dans les couloirs de la fédération régionale, une majorité de cadres refusant catégoriquement de se coucher devant Ferrero contre rémunération. « Ça a été chaud. la LPO Normandie a même menacé de se retirer de FNE », souffle un écologiste associatif normand.

« Ferrero et Gemfi avaient fait des concessions »

Jean-Pierre Frodello dément l’existence d’une telle menace tout en reconnaissant « une divergence d’idées » avec FNE Normandie. « On considère que l’on a avancé. Ferrero et Gemfi avaient fait des concessions, en accordant plus de moyens et en assurant de meilleures compensations. De notre côté, on avait accepté de retirer le recours. Dans un compromis, chacun doit faire un pas », argumente notre interlocuteur. Jean-Pierre Frodello dément par ailleurs avoir tenu FNE Normandie à l’écart des discussions. « Un document de travail leur a été soumis, c’est eux qui ont décidé de quitter le groupe de négociation », rapporte-t-il.

Une chose est sûre : les relations ont parfois été houleuses entre FNE et LPO. Il y a quelques années, France nature environnement et la LPO se sont séparées au niveau national tandis que l’antenne régionale LPO a récemment quitté FNE dans les Hauts de France. Au sein de la mouvance écologiste associative, la LPO est aujourd’hui perçue, par certains, comme étant trop proche des collectivités et des entreprises privées.

En Normandie, FNE a tenu bon et l’affaire est toujours pendante devant le tribunal de Rouen. En revanche, la LPO Normandie s’est retirée de la procédure sans pour autant sortir de la fédération. « La question a fait débat chez eux en interne, certains adhérents étaient hostiles à la signature de l’accord avec Ferrero », croit savoir un proche du mouvement écologiste normand.

De l’aveu même de Jean-Pierre Frodello, la position de la LPO Normandie est aujourd’hui « un peu compliquée ». Elle n’est plus partie prenante du recours en justice tout en étant membre de FNE Normandie qui, elle-même, agit toujours au tribunal administratif contre Gemfi et indirectement Ferrero.

Contactée par Le Poulpe, l’entreprise Ferrero a répondu à côté, refusant de s’exprimer sur sa démarche de négociation avec la LPO. « Ferrero s’engage à respecter le recours déposé à l’encontre du projet et souhaite maintenir une posture de dialogue et d’ouverture avec l’ensemble de ses parties prenantes », évacue le service communication de la multinationale. Selon nos informations, le protocole d’accord a été paraphé par Alberto Cavalleris, directeur administratif et financier du groupe.

A aucun moment, notre interlocuteur n’envisage d’abandonner le projet de Criquebeuf-sur-Seine pour réfléchir à un autre site. « Il y a de fortes chances pour que nous allions chercher une solution ailleurs », annonce pourtant Augusto Rotelli, porte-parole de Ferrero, interrogé aujourd’hui par Paris-Normandie. La com’ de Ferrero est décidément bien difficile à cerner.

« Dans la démarche éviter, réduire, compenser, il y a éviter »

A l’aune de l’intransigeance de FNE Normandie, le récent protocole négocié avec Ferrero ne trouvera donc pas à s’appliquer. Ce dossier d’aménagement apparaît hautement sensible. Selon nos informations, plusieurs élus influents de Seine-Maritime ont pris attache avec l’association normande pour l’inciter, là encore, à abandonner ses démarches en justice. Visant le même objectif, le groupe Ferrero aurait lui aussi appelé à de multiples reprises un administrateur de FNE. Sans succès. Questionné sur ce point, Ferrero n’a, là-encore, pas répondu.

Et FNE poursuit seule la bataille en justice. L’organisation considère que ce projet logistique ne doit pas se faire à cet endroit. « Dans la démarche “éviter, réduire, compenser”, il y a éviter », développe un cadre de FNE. Il plaide pour que Ferrero revoit ses plans, en lien notamment avec son usine Nutella à Villers-Ecalles en Seine-Maritime.

Aujourd’hui, le site de Criquebeuf-sur-Seine présente un intérêt faunistique majeur. C’est pour cette raison que Gemfi et Ferrero ont dû obtenir une dérogation préfectorale sur la destruction d’une espèce protégée, l’oedicnème criard. Et c’est pour la même raison qu’une partie des écologistes est vent debout contre l’urbanisation de 17 ha d’espace naturel.

Pour s’opposer au projet, les défenseurs de la nature s’appuient, entre autres, sur deux documents officiels, produits lors de l’enquête publique. Ces deux pièces pointent de nombreuses failles dans le dossier Ferrero. Sous l’égide de la préfecture, l’autorité environnementale, dans un avis remis en 2019, recommande ainsi « au porteur de projet d’apporter des précisions sur les choix alternatifs de site et notamment de montrer que le choix de Criquebeuf correspond à celui de moindre impact ».

« La stratégie de compensation n’est guidée par aucune méthodologie de dimensionnement. »

« En termes de solutions alternatives, le dossier ne paraît pas suffisamment étoffé. L’autorité environnementale recommande au porteur de projet de mieux justifier le transfert d’activité sur le site de Criquebeuf au regard de son impact environnemental », développe en outre le même avis.

Mais c’est le conseil national de la protection de la nature qui, dans un avis défavorable au projet d’avril 2019, se montre encore plus tranchant : « De manière incompréhensible, alors que les inventaires notent la présence de 32 espèces d’oiseaux protégées sur le site, seul l’oedicnème criard est inclus dans la demande de dérogation. La non-prise en compte de toutes les autres espèces, dont certaines à fort enjeu comme le vanneau huppé, n’est pas justifiée dans le dossier. »

« Cela permet de réduire les impacts à 0.6 hectare pour l’oedicnème criard, alors que les impacts résiduels sont bien de 17 hectares d’habitats de reproduction et d’alimentation pour de nombreuses espèces d’oiseaux protégées. Le tableau de synthèse fait apparaître des impacts résiduels faibles pour toutes les espèces d’oiseaux sauf l’oedicnème, alors que les mesures de réduction sont minimales et ne justifient en rien un abaissement du niveau d’impact au vu des surfaces importantes d’habitats détruits », attaque encore l’organisme public.

Et d’enfoncer le clou : « La stratégie de compensation n’est guidée par aucune méthodologie de dimensionnement. Les pertes ne sont pas évaluées, pas plus que les gains potentiels. L’aménagement de deux parcelles d’un hectare favorables à la reproduction de l’oedicnème est une bonne idée, mais quel est l’état initial ? Quelle est la plus- value écologique potentielle ? »

En dépit de ces vives critiques, le commissaire enquêteur a délivré, en février 2020, un avis favorable au projet. C’est sur cet avis que se base Ferrero pour se défendre aujourd’hui. « L’enquête publique diligentée par la Préfecture de l’Eure a conclu le 4 octobre 2020 que ” l’information du public a été très satisfaisante et conforme à la réglementation “, ” la procédure s’est déroulée conformément à la législation et dans de bonnes conditions matérielles “, ” le dossier du projet a été élaboré conformément aux dispositions législatives et réglementaires applicables “, ” le projet s’intègre de façon satisfaisante dans son environnement ” », expose le service communication de l’industriel.

« La situation est loin d’être parfaite, estime pour sa part Jean-Pierre Frodello. Mais le protocole d’accord négocié permettait justement d’améliorer le projet en y ajoutant, notamment, des espèces d’oiseaux oubliées, tel le vanneau huppé, dans l’étude d’impact initiale. » A ceux qui accusent la LPO Normandie de s’être fait « acheter » par Ferrero, son directeur répond : « Notre objectif est de protéger la biodiversité, pas de gagner des recours en justice. “

Un raisonnement à tout le moins surprenant alors que des procédures judiciaires ont, ces dernières années en France, permis de mettre en échec des projets d’aménagement néfastes à la biodiversité ou au climat. 


 Commentaire de Florestan:

Manifestement, ce dossier est encore un coup mal parti! Un de plus. Le dossier doit revenir, de toute urgence, devant les élus locaux responsables pour que la logistique du groupe Ferrero trouve son point de chute au plus près de son site industriel normand: un terrain situé dans la zone industrialo-portuaire serait la solution idéale. Les outils d'aménagement et de portage financier du foncier existent: reste à avoir la volonté politique de les utiliser.

Alors que Ferrero fait monter la pression en déclarant officiellement son souhait d'abandonner son projet d'entrepôt à Criquebeuf-sur-Seine sans préciser où il pourrait l'installer ailleurs, la balle est au pied de Nicolas Mayer-Rossignol... Une de plus!

 Suite aux révélations du Poulpe, en novembre dernier, les réactions outrées n'avaient pas manqué à commencer par celle d'Europe Ecologie Les Verts:


Communiqué de presse – Destruction d’habitats naturels dans l’Eure, jeux d’influence : Ferrero, ça suffit !

Communiqué de presse

Rouen, le 4 novembre 2020

Destruction d’habitats naturels dans l’Eure, jeux d’influence : Ferrero, ça suffit !

 Alors que doivent commencer ce mois-ci les travaux de l’entrepôt gigantesque de Ferrero à Criquebeuf-sur-Seine, l’association France Nature Environnement (FNE) Normandie a annoncé poursuivre son recours juridique contre l’autorisation d’exploitation octroyée à la société GEMFI, agissant pour le compte de l’entreprise. Cette décision intervient après le retrait de la Ligue de Protection des Oiseaux (LPO) du recours, suite aux échanges, rapportés par Le Poulpe, entre l’association et Ferrero. Le groupe Normandie Ecologie-EELV est interpellé par ces procédés et donne son soutien à la FNE, face à ce projet désastreux à tant d’égards.

Et pour cause : outre les hectares de prairies artificialisés et l’augmentation du trafic routier autour de la zone d’activités, les travaux programmés représentent une menace directe pour l’habitat de 32 espèces d’oiseaux protégées. Parmi celles-ci, plusieurs sont fortement menacées, notamment l’Oedicnème criard, la Bondrée apivore et l’Engoulevent d’Europe. Elles seraient ainsi privées de 17 hectares d’habitat d’alimentation et de reproduction.

Ce projet a obtenu l’aval du Préfet de l’Eure malgré les nombreuses failles de sa demande d’autorisation environnementale, pour laquelle le Conseil national de la protection de la nature avait émis un avis défavorable. Ce dernier avait pointé du doigt les « défauts majeurs » dans l’application de la séquence Eviter-Réduire-Compenser proposée par la société GEMFI. Le CNPN a estimé en effet peu justifiée la « raison impérative d’intérêt public majeur » du projet, et ce alors que la société met en avant l’absence de solutions alternatives à l’implantation d’un entrepôt à Criquebeuf-sur-Seine.

Pourtant, ce projet peut être bel et bien évité : cet entrepôt aurait pu élire domicile dans l’agglomération rouennaise, qui abrite plusieurs sites appropriés.
Par ailleurs, alors que la plus grande usine de Ferrero d’Europe, située à Villers-Ecalles est desservie par une voie ferrée non désaffectée, le choix rationnel aurait été de remettre cette dernière en fonction, ce qui permettrait à Ferrero d’acheminer ses produits via les nombreux accès à proximité : autoroutes mais également la Seine.

L’investissement dans le fret ferroviaire prendrait ici tout son sens et la Normandie a bien évidemment son rôle à jouer ; mais pour Hervé Morin, l’ambition de faire de la Normandie une terre d’excellence en logistique ne se résume que par le routier, le routier et encore le routier.

Quant au volet compensation, les propositions faites sont hors-sujet : au lieu de s’engager à renaturer 17 hectares et ainsi garantir le principe de « zéro artificialisation nette », Ferrero/GEMFI évoquent simplement une mise en gestion pendant 25 ans d’une parcelle déjà classée Natura 2000. Ce projet d’entrepôt, c’est 17 hectares de prairies, hôtes d’une grande biodiversité, détruites : la compensation proposée n’est clairement pas à la hauteur.

Les raisons pour s’opposer à ce projet ne manquent pas. Malgré cela, Ferrero bénéficie du soutien des pouvoirs publics. Nous le savons, l’entreprise soigne ses liens avec les acteurs institutionnels et ce depuis de nombreuses années. Pour rappel, Ferrero a largement financé le palais omnisports de Rouen baptisé Kindarena – énième exemple du sport financé par la malbouffe.

Dernier épisode s’agissant de ces manœuvres : les échanges, rapportés par Le Poulpe entre Ferrero et la Ligue de Protection des Oiseaux, afin d’obtenir le retrait du recours juridique. La FNE, toujours selon Le Poulpe, aurait quant à elle été encouragée par plusieurs élus normands à mettre fin à cette démarche. Dans ce contexte, nous apportons notre soutien à France Nature Environnement Normandie qui tient bon et vient de décider la poursuite du recours.

Plus que jamais, nous prenons conscience de l’impact sur notre santé de notre mauvaise alimentation mais également de notre maltraitance environnementale. Il est ainsi stupéfiant de permettre à Ferrero de s’étendre en détruisant notre biodiversité afin de poursuivre la commercialisation de sa funeste huile de palme !


 

Commentaire de Florestan:

On attend donc des propositions sérieuses et solides de la part de la majorité municipale et métropolitaine rouennaise socialo-écolo pour, effectivement, améliorer sensiblement la desserte logistique de l'usine Ferrero de Villers-Ecalles notamment par la voie ferroviaire au lieu d'amuser la galerie médiatique avec un carnaval progressiste sociétal!

Ci-après, retour sur le marathon judiciaire interminable qui, finalement, vient de se terminer ces jours-ci, Ferrero ayant décidé de laisser tomber sa tartine de Nutella par terre...

On prêtera attention, notamment, aux propos de Bernard Leroy, président de la communauté d'agglomération Seine-Eure qui soutenait l'arrivée de Ferrero à Criquebeuf-sur-Seine.


Ferrero à Criquebeuf-sur-Seine : France Nature environnement dépose un recours

Alors que la préfecture de l’Eure a autorisé Ferrero à s’implanter à Criquebeuf-sur-Seine, France Nature environnement Normandie a déposé un recours devant le tribunal de Rouen.

 Ferrero a prévu d’investir 30 millions d’euros pour son entrepôt de logistique sur le parc d’activités du Bosc Hétrel à Criquebeuf-sur-Seine. Son ouverture est prévue pour la fin de l’année 2021 (©La Dépêche de Louviers – BCP)

Par Béatrice Cherry-PellatPublié le 26 Nov 20 à 10:57 

L’affaire a été révélée par le média d’investigation normand Le Poulpe. En septembre dernier, la société Ferrero (Nutella, Kinder…) a annoncé son implantation à Criquebeuf-sur-Seine : un nouveau centre de logistique de près de 36 000 m2 permettant une capacité de stockage de 45 000 palettes, situé sur le parc d’activités du Bosc Hétrel.

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Dans le descriptif de son bâtiment, Ferrero portait une attention particulière et séduisante à l’impact environnemental (panneaux solaires, ampoules à basse tension, climatisation douce…). Mais pour l’antenne normande de la fédération France Nature environnement, la localisation de ce futur entrepôt a des conséquences néfastes sur la biodiversité et notamment sur 25 espèces protégées dont l’oiseau appelé Oenicdème criard.

Une dérogation sur les espèces protégées

L’arrêté préfectoral, pris le 4 mai 2020 et autorisant la sortie de terre du bâtiment de Ferrero, comporte une dérogation concernant la préservation des espèces protégées sur le site du Bosc Hétrel. Un aménagement administratif qui a fait bondir les membres de France Nature environnement et de la Ligue de protection des oiseaux (LPO, aujourd’hui appelée Ligue pour la biodiversité) jugeant que l’étude d’impact environnemental avait minimisé l’intérêt faunistique du site :

« Beaucoup trop de dérogations de ce type sont prises dans les arrêtés préfectoraux. Une réglementation environnementale existe, elle doit être améliorée, certes, mais faisons au moins en sorte d’appliquer ces règles »

Joël Gernez Président de France Nature environnement Normandie.

Obtenir une jurisprudence

Le 4 septembre dernier, France Nature environnement Normandie et la LPO Normandie ont déposé un recours devant le tribunal de Rouen, contre l’arrêté délivré par la préfecture de l’Eure.

Le recours aurait pu porter sur le projet même de Ferrero et de l’aménageur Gemfi mais « on n’attaque pas les industriels, précise Joël Gernez. Nous sommes des adversaires car nous avons des différences de points de vue mais nous ne sommes pas des ennemis de l’économie ».

Dans sa procédure, France Nature environnement cherche, d’une part, à faire respecter la réglementation par les pouvoirs publics, et d’autre part à « créer un précédent et obtenir une jurisprudence ».

Que dit la préfecture ?

Jointe sur le sujet, la préfecture l'Eure a répondu :
"L'autorisation a été délivrée à la suite de l'avis donné par l'autorité environnementale et des conclusions favorables de l'enquête publique dans le respect des procédures prévues par le code de l'environnement. L'étude d'impact comportait, en point saillant, des mesures de protection d'un oiseau, l'oenicdème criard assorties des mesures de compensation adaptées. Il est prématuré d'envisager l'issue du contentieux".

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Des compensations renégociées

Pour Jean-Pierre Frodello, directeur régional de la LPO, « l’arrêté préfectoral comporte des manques au niveau de l’étude d’impact. Des espèces protégées comme le Vanneau huppé et le Petit gravelot n’ont pas été mentionnés ».

Les nuisances sur la biodiversité étant avérées, en partie, par les services de l’Etat, la préfecture de l’Eure a imposé au duo Gemfi/Ferrero une série de mesures compensatoires dont 17 hectares de prairies sur lesquels un terrain de 2 hectares aménagé en sol caillouteux et sec, permettant aux espèces de nicher sur le sol (les œufs de certains oiseaux se confondant avec les cailloux afin d’échapper aux prédateurs).

Pour la LPO Normandie, « ces mesures n’étaient pas suffisantes. On a demandé davantage de moyens, un plan d’aménagement de ces mesures, un entretien et un suivi du terrain durant 25 ans ».

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Des travaux suspendus

De son côté, le président de France Nature environnement Joël Gernez se garde de juger la décision de la LPO : « Chacun est libre de ses actions. La LPO a davantage un rôle local, France Nature environnement, a, elle, un rôle plus global ».

En revanche, il n’entend pas lâcher son recours pour autant : « Nous voulons que la dérogation environnementale soit levée et que le projet soit étudié sur un autre site ».

Joël Gernez revendique aussi une participation de la fédération aux études d’impact sur l’environnement :

« Dans tous les projets, nous cherchons à éviter les impacts sur l'environnement. S’il y en a, nous cherchons à les réduire et seulement dans un troisième temps, à les compenser. Mais la compensation demeure toujours la pire des solutions »

Joël Gernez

D’ici là, tant que France Nature environnement maintiendra son recours devant le tribunal de Rouen, les travaux du futur site de logistique de Ferrero à Criquebeuf-sur-Seine seront suspendus.

Ces dernières années, son aire de répartition et ses effectifs hivernaux ont subi une forte réduction. La destruction des steppes par suite de la transformation agraire, la mise en irrigation, la diminution du pâturage, a donné lieu à une augmentation de la végétation préjudiciable à l'espèce. D'autres menaces sont la chasse et les dérangements.

En développant le frêt ferroviaire, le site de Ferrero à Villers Ecalles serait davantage approprié pour accueillir une plateforme logistique, selon les élus écologistes (©Actu.fr – archives)

Par Béatrice Cherry-PellatPublié le 26 Nov 20 à 11:36 

A la suite de la publication de l’article du Poulpe, le groupe Europe Ecologie Les Verts de Normandie a transmis un communiqué de presse réagissant à la « destruction d’habitants naturels par l’entreprise Ferrero » et apportant son soutien à France Nature environnement.

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Le groupe écologiste adresse trois critiques au projet d’implantation de l’entrepôt Ferrero à Criquebeuf-sur-Seine : les hectares de prairies artificialisés, l’augmentation du trafic routier et la menace sur les espèces protégées.

Les élus écologistes notent que la préfecture de l’Eure a donné son accord pour construire l’entrepôt bien que « le Conseil national de la protection de la nature avait émis un avis défavorable ».

Les élus précisent que ce dernier « avait pointé du doigt les défauts majeurs dans l’application de la séquence Eviter-Réduire-Compenser proposée par la société GEMFI. Le Conseil national de la protection de la nature a estimé en effet peu justifiée la raison impérative d’intérêt public majeur du projet, et ce alors que la société met en avant l’absence de solutions alternatives à l’implantation d’un entrepôt à Criquebeuf-sur-Seine ».

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Des compensations insatisfaisantes

Enfin, pour les élus écologistes, les « mesures compensatoires » proposées le Ferrero/Gemfi sont insatisfaisantes :

"Au lieu de s’engager à renaturer 17 hectares et ainsi garantir le principe de zéro artificialisation nette, Ferrero/GEMFI évoquent simplement une mise en gestion pendant 25 ans d’une parcelle déjà classée Natura 2000. Ce projet d’entrepôt, c’est 17 hectares de prairies, hôtes d’une grande biodiversité, détruites : la compensation proposée n’est clairement pas à la hauteur".

En conséquence, les élus écologistes soutiennent le recours contre l’arrêté préfectoral déposé par France Nature environnement et proposent une révision du projet Gemfi/Ferrero sur le site de l’usine Ferrero à Villers-Ecalles en Seine-Maritime :

"La plus grande usine de Ferrero d’Europe est desservie par une voie ferrée non désaffectée, le choix rationnel aurait été de remettre cette dernière en fonction, ce qui permettrait à Ferrero d’acheminer ses produits via les nombreux accès à proximité : autoroutes mais également la Seine".

Présidente du groupe EELV Normandie, Laetitia Sanchez s’inquiète du développement des sites dédiés à la logistique (©La Dépêche de Louviers – archives)

Développer le fret ferroviaire

Pour Laetitia Sanchez, présidente du groupe EELV Normandie, « cette remise en état de la ligne de chemin de fer pourrait être financée par Ferrero comme Saint-Louis l’a fait pour la sucrerie d’Etrépagny. Ferrero a bien payé un stade Kindarena à Rouen… ».

Développer le fret ferroviaire aurait l’avantage de restreindre le flux de camions sur un axe déjà très emprunté – l’A13 – et de réduire les émissions de gaz à effet de serre.

Maire Saint-Pierre-du-Vauvray et déléguée communautaire à la communauté d’agglomération Seine-Eure (Case), Laetitia Sanchez s’inquiète du « développement des projets à vocation logistique sur la Case » :

"Le territoire a une autre carte à jouer. Les personnes qui viennent s'installer sur ce bassin de vie aspirent à trouver autre chose que ce qu'on peut trouver dans les villes. Un entrepôt dans les champs est peu recherché..."

Laetitia Sanchez présidente du groupe EELV en Normandie et maire de Saint-Pierre-du-Vauvray

Et de reprocher aux politiques de « parler beaucoup d’écologie mais de ne pas appliquer les règles dans les actes ».

Un projet soutenu par la Communauté d'agglomération Seine-Eure

En charge du développement économique sur son territoire, la Communauté d'agglomération Seine Eure (Case), représentée par son président Bernard Leroy, soutient l'implantation de Ferrero à Criquebeuf-sur-Seine.

Les élus de la Case travaillent depuis deux ans sur l'arrivée de l'industriel à Criquebeuf-sur-Seine. Bernard Leroy s'interroge : "Pourquoi France Nature environnement n'a pas réagi plus tôt ?".

Pour le président de l'agglo et son vice-président au développement économique, Jean-Marc Moglia, l'arrivée de l'entrepôt Ferrero sur le territoire est une aubaine pour l'emploi. "Lorsque Ferrero a commencé ses recherches pour déménager son entreprôt de Grand Couronne, l'entreprise nous a contactés ainsi que d'autres collectivités en France. Si elle ne vient pas ici, elle ira ailleurs", rappelle Bernard Leroy. Quant aux 70 salariés qui auraient pu venir travailler à Criquebeuf-sur-Seine, "ils se retrouveront sans emploi".

Les élus de l'agglo misent, dans un second temps, sur l'embauche de nouveaux salariés : "Durant les périodes de pointe, des intérimaires seront recrutés. Et à terme, Ferrero s'agrandira et embauchera".

Face aux accusations développées par France nature environnement et les élus écologistes, Bernard Leroy se défend : "La Case est le 4e territoire normand réputé pour ses oiseaux. Avec la Ligue de protection des oiseaux, des indicateurs de biodiversité ont été mis en place. Nous avons toujours préservé la biodiversité dans nos projets". Et de rappeler que "le projet de Ferrero se situe sur un terrain où se trouvaient d'anciennes carrières. Il n'y a donc aucune emprise agricole". Enfin, l'élu rappelle l'impact des centres logistiques : "Ces centres évitent aux usines d'approvisionner elles-mêmes les magasins. En centralisant les produits vers un entrepôt de logisitique, on dominue le trafic routier, les émissions de gaz à effet de serre et l'entreprise optimise ses coûts".

Le recours déposé par France Nature environnement n'est pas suspensif. Le seul risque pour l'investisseur est de ne pas bénéficier de l'aide financière des banques.


 Commentaire de Florestan:

Ferrero a donc décidé que ce recours qui n'était pas suspensif l'était: la pression est donc maximale sur les élus locaux concernés...

 Pour finir cette revue de presse, on lira cet article proposé par le site "Bastamag" sur notre affaire:

Retour sur la néfaste huile de palme qui colle à l'image de Ferrero et de son pot de Nutella...

Les compensations écologiques associées aux projets industriels ne sont pas crédibles.


Près de Rouen, Ferrero va-t-il détruire tranquillement une prairie et ses espèces protégées ?

5 octobre 2020

Ferrero (Nutella, Kinder, etc.) est un excellent exemple de ces multinationales qui parviennent sans scrupules à être néfastes à la fois pour la société (conditions de travail, malbouffe) et pour l’environnement (monocultures, huile de palme)[1]. Sans scrupules non plus, Ferrero se prépare avec l’aide de la société GEMFI à la construction d’un gigantesque centre logistique à Criquebeuf-sur-Seine, tout près de Rouen, pour regrouper l’ensemble de ses activités logistiques aujourd’hui implantées à Petit-Quevilly et dans l’Aube. C’est donc un bâtiment de 3,7 hectares qui doit être construit sur 9 hectares de prairies. Sans compter les accès et espaces de manœuvres pour les camions ! Car avec une capacité de stockage de 45 000 palettes, c’est un sacré défilé de camions (100 poids lourds et 185 véhicules légers prévus par jour) qui attend les riverains et les habitués de la sortie A13 de Criquebeuf déjà fortement embouteillée ! Après une enquête publique bâclée et un permis de construire accordé à la va-vite par le maire sortant, Ferrero annonce que les travaux vont commencer en novembre prochain pour une livraison en 2021.

Alors que la planète brûle chaque jour un peu plus et que la biodiversité continue de s’effondrer, il apparaît totalement irresponsable de permettre le développement de l’activité de ces entreprises écocidaires. De plus, l’argument fallacieux de création d’emplois, le seul mis en avant, ne tient pas une seconde puisqu’il s’agit d’un regroupement d’activités existantes (dont celle de Petit-Quevilly), donc sans création d’emploi comme l’affirmait l’entreprise dès 2019[2] !

Dans les faits, cette zone logistique s’accompagnerait de la destruction de nombreuses espèces rares et protégées (3 espèces d’insectes, 32 espèces d’oiseaux et 6 espèces de chauve-souris), dont 4 espèces d’oiseaux fortement menacées et protégées à l’échelle européenne : l’Œdicnème Criard (plus que 30 couples en vallée de Seine), l’Engoulevent d’Europe, le Busard Saint Martin et la Bondrée apivore. Alors que la destruction d’espèces protégée ne peut être autorisée que pour « des raisons impératives d’intérêt public majeur », la préfecture à considéré qu’aider Ferrero à déménager justifiait de détruire toutes ces espèces vivantes ainsi que leurs habitats.

On ajoutera que là encore, comme pour bon nombre de projets détruisant des espaces naturels et agricoles, la réglementation sur les compensations environnementales reste une vaste blague. Cela avait déjà été mis en avant dans le cas de la forêt et des Landes du Madrillet : il est absurde de penser qu’on peut déplacer un écosystème que l’on détruit ! Et l’arnaque est encore plus vaste lorsque l’on regarde les terrains qui font office de compensation. Alors qu’il faudrait créer de nouveaux espaces naturels équivalents comme le stipule la loi (par exemple en dé-bétonnant un vieux parking ou une autoroute sous-utilisée), l’entourloupe consiste à acquérir des terrains qui sont déjà en bon état écologique et à en assurer la simple gestion (ici pendant 25 ans). Le tout avec la bénédiction des services de l’État. Pour ce projet, Ferrero prévoit ainsi d’acquérir 18 ha situé juste au Sud du site, et actuellement détenus par la carrière STREF & Cie. Sauf que ces 18 ha sont déjà des prairies, et sont déjà un habitat favorables aux espèces protégées menacées par le projet. Pour preuve, ces prairies sont actuellement classée en zone Natura 2000.

Heureusement rien n’est joué, et l’opposition affûte ses armes. En premier lieu, l’autorisation donnée à GEMFI pour le compte de Ferrero est attaquée par un recours au Tribunal administratif déposé par la Fédération France nature environnement Normandie (FNNE) et la Ligue pour la protection des oiseaux Normandie (LPON). Devant l’énormité des infractions environnementales de ce projet, une victoire ne peut être exclue. On rappellera aussi que, comme pour le contournement de Beynac, le jugement peut s’accompagner d’une injonction de remise en état du chantier si le porteur du projet a la mauvaise idée de débuter les travaux avant l’examen des recours… Et c’est sans compter l’opposition croissante de la population aux projets d’artificialisation qui engloutissent jours après jours des milliers d’hectares. Localement, des collectifs se sont constitués pour défendre la forêt et les landes du Madrillet, une ancienne ferme à Bonsecours, une prairie humide à Darnétal, une forêt à Cléon ou Rouxmesnil-Bouteilles ou encore des prairies à La Londe. Il faudra peut-être préparer une opposition physique à Ferrero et son monde.

—–

[1]    Voir l’enquête en deux volets d’Olivier Favier, parue dans Basta Mag en décembre 2019 :       https://www.bastamag.net/Nutella-huile-de-palme-deforestation-noisettes-lobbying-Ferrero      https://www.bastamag.net/Nutella-famille-Ferrero-histoire-fascisme-milliardaire-Italie-multinationale
[2]    « La logistique de Ferrero déménage à Criquebeuf-sur-Seine », Le Journal d’Elbeuf, 24 mai 2019.


 

Sur la situation qui va rapidement devenir critique pour le bassin d'emplois industriels de la métropole de Rouen lorsque la crise économique et sociale va succéder à l'actuelle crise sanitaire, on lira l'avis suivant proposé par le Cercle Normand de l'Opinion: la social-écologie qui est le nouveau paradigme idéologique d'un parti socialiste en perdition, c'est bien sur le papier et dans les discours. Mais ce serait tellement mieux dans la réalité, à condition d'avoir le courage politique d'en tenir compte...

L’ENTOURLOUPE DE LA SOCIAL-ECOLOGIE

 

Dans la plupart de ses déclarations, le Maire de Rouen, Président de la Métropole, Nicolas Mayer-Rossignol (NMR) se réfère, comme une sorte d’évidence, à la « social-écologie » et, sous couvert de ce concept asséné, il fait voter des textes qui, rassemblés, déterminent une politique volontariste contre laquelle ses opposants ne peuvent regimber puisqu’ils en auront accepté les prémisses.

Il serait bon au préalable que l’on sût ce que cache ce concept seriné sans explication par NMR.

D’abord la « social-écologie » n’a d’écologie que le nom. L’écologie est une SCIENCE qui étudie les relations des êtres vivants entre eux et avec le milieu où ils se trouvent. NMR et ses affidés, s’ils étaient honnêtes et précis, devraient parler de « social-écologisme », étant entendu que l’écologisme est une DOCTRINE dénonçant le pillage inconsidéré des ressources naturelles, le déséquilibre croissant entre l’homme et son environnement naturel et soulignant l’urgence d’une nouvelle orientation de la croissance économique et énergétique…

Précisons qu’il ne s’agit pas de se prononcer sur le bien-fondé de la doctrine de la « social-écologie ». NMR a bien le droit de s’en faire le parangon, mais il faut qu’il le dise, comme il devrait sans cesse rappeler qu’il est un militant du groupe de pression ATTAC.

Interrogeons-nous ensuite sur la confusion voulue entre l’écologie-science et l’écologisme-doctrine. La première s’appuie sur des faits et l’expérimentation, le second est un système de pensée et, en tant que tel, il peut être contredit par un autre système de pensée. La première est absolue, le second est relatif et ne dépend finalement que de la force de conviction de ceux qui le défendent. La science progresse et évolue. Les doctrines se suivent et….disparaissent.

Il n’est donc pas innocent que l’on confonde, comme NMR et ses affidés le font, science et doctrine, écologie et écologisme : c’est une tricherie.

Ce n’est pas la première fois qu’un tel procédé est utilisé à l’encontre de la compréhension des masses. On nous a fait le coup avec le marxisme, brillante doctrine politique et économique. Que l’on a voulu imposer, au plan intellectuel notamment : puisque l’on nous affirmait que c’était une science, le seul fait d’en faire la critique était disqualifiant. Cela a abouti, entre autres, en matière de biologie végétale, au « lyssenkisme », du nom de ce biologiste russe, tout à fait dans la ligne marxiste, par lequel, au nom de la »science » (sic!), il fallait avaler le dogme de l’hérédité des caractères acquis. Cela a conduit à la ruine de la vraie science biologique russe.

La « social-écologie », qui prétend, depuis 2010, que l’écologie est devenue « centrale dans la définition des politiques du Parti Socialiste » est un artifice, dénoncé comme tel par les partenaires du P.S. (« C’est un scandaleux hold-up du P.S. sur l’écosocialisme », déclare J.L. Mélenchon). Marie-Noëlle Lienemann, sénatrice socialiste pourtant, estime, quant à elle, que son parti « est toujours en train de tâtonner sur le concept. Car chaque terme a déjà été préempté par d’autres forces politiques ou associatives ».

En se référant à la « social-écologie » et non au « social-écologisme », NMR trompe son monde : il veut imposer un concept pseudo-scientifique. Et cela explique parfaitement le caractère autoritaire de sa gestion des débats concernant la politique environnementale menée à Rouen, laquelle nécessiterait beaucoup plus de souplesse et de recherche consensuelle.

               « L’idéologie, c’est ce qui pense à votre place » (Jean-François REVEL)

 

                                                           Cercle C.N.O. de Duclair, le 1er mars 2021

Au large du Courseulles et partout ailleurs, les éoliennes, c’est surtout du… vent!

Suite à l'annonce officielle de l'ouverture des travaux pour le futur parc éolien au large de Courseulles-sur-mer qui aura aussi pour conséquence l'impossibilité de classer le site historique des plages du débarquement de 1944 sur la liste du patrimoine mondial de l'Humanité labelisée par l'UNESCO, l'Etoile de Normandie publie l'analyse suivante proposée par Michel Gay du collectif "vive le nucléaire heureux":

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Pour monsieur le Préfet de la Région Normandie.

Bonjour madame Camille Plutarque,
Suite au communiqué de presse de monsieur le Préfet de la Région Normandie que vous avez diffusé le 24 février 2021 (en pièce-jointe), je porte à votre connaissance que si monsieur le Préfet a le droit de se féliciter du lancement de la construction du parc éolien en mer de Courseulles-sur-Mer de 448 MW avec l'argent des contribuables français, il se trompe (ou "on" l'a trompé) sur les chiffres.
En effet, 64 éoliennes de 7 MW (soit 448 MW) ne fourniront en électricité aucun foyer du Calvados selon leurs besoins de manière continue. 
Avec un facteur de charge estimé au mieux à 30% (ce chiffre est inférieur sur le parc en mer de Robin Rigg en Ecosse qui est une région plus ventée) la production annuelle de ces 448 MW d'éoliennes en mer sera au mieux de 1,2 térawattheure (8760 x 30% x 448 = 1,2 TWh).
Chaque "personne" du Calvados devrait donc consommer moins de 1,8 Mégawattheure (MWh) par an alors que la moyenne des Français consomme annuellement environ 8,5 MWh (550 TWh / 65 millions de Français). 
La production de ces éoliennes ne représente donc pas la consommation annuelle de 630.000 personnes mais, au plus, de 125.000 personnes qui vont aussi au bureau, dans les magasins et prennent le train... dans le Calvados aussi.
De plus, ces éoliennes produiront selon le vent, et plus précisément selon le cube de la force du vent. 
C'est-à-dire que si le vent double, la production sera multipliée par huit, ou divisée par huit si le vent diminue de moitié... Ces énormes variations fatales quasiment aléatoires rendent les éoliennes inaptes à la production d'électricité selon le besoin des habitants du Calvados et des Français car l'électricité excédentaire ne se stocke pas, ou très mal.
Ce projet qui engloutira 2 milliards d'euros en mer profitera essentiellement à des entreprises étrangères 
et les "1000 emplois directs" seront éphémères !
De nombreux citoyens français s'interrogent sur la "forte implication de l'Etat à développer une filière en mer solide" et sa volonté d'accélérer "la transition énergétique vers une énergie décarbonée" alors qu'il vient d'ordonner la fermeture politique des deux réacteurs de Fessenheim. Ces derniers produisaient 11 térawattheures (TWh) par an en continu avec 6 g CO2 / kWh produit selon l'agence gouvernementale ADEME
alors que les éoliennes en mer de Courseulles ne produiront que 1,2 TWh en émettant plus de 15 g CO2 / kWh 
Ils s'interrogent aussi sur la confusion stupéfiante qui règne dans la Programmation pluriannuelle de l'énergie (PPE) entre les objectifs à atteindre et les moyens imposés, notamment des éoliennes.

Cordialement.
Michel Gay
Cette communication est publique et destinée à la plus large diffusion possible.
Pour mémoire, on relira le communiqué de presse de la préfecture de région:

Capture d’écran du 2021-02-28 18-20-02

Médine du Havre (sic!): L’Etoile de Normandie apporte son soutien à Aurore Bergé.

De nos jours, il faut bien du courage pour nommer un cat un cat et surtout de refuser d'acheter les yeux fermés un cat en eune pouque!

La députée LREM Aurore Bergé a eu le courage de dire ce qu'elle pensait d'un certain rappeur havrais qui dispose des amitiés politiques que l'on sait et qui avait osé proposer un concert pour la réouverture de la salle du Bataclan à Paris avec des chansons aux paroles pour le moins douteuses sinon indécentes après le massacre que l'on sait..

L'Etoile de Normandie apporte, en conséquence, tout son soutien à Aurore Bergé.

https://www.paris-normandie.fr/id169378/article/2021-02-27/le-havrais-medine-qualifie-de-rappeur-islamiste-aurore-berge-porte-plainte-pour?mediego_ruuid=83bef385-fa12-4fbd-b36c-b0ec82d3a03a_3&mediego_euid=b00E80C&mediego_campaign=20210228_7130de2d-5a37-44d3-8049-be54233d8046

Le Havrais Médine qualifié de « rappeur islamiste » : Aurore Bergé porte plainte pour les menaces reçues

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Le rappeur Havrais Médine a porté plainte pour diffamation après avoir été qualifié de « rappeur islamiste » par Aurore Bergé. La députée LREM, menacée sur Internet depuis ses propos, va à son tour porter plainte, contre X.

Depuis qu’elle a qualifié le rappeur havrais Médine d’« islamiste », ce qui lui vaut une plainte de ce dernier, la députée LREM des Yvelines a reçu des centaines de messages d’insultes et de menaces.

Samedi 27 février 2021, elle va porter plainte contre X à la gendarmerie après avoir constitué « un dossier exhaustif » de plusieurs dizaines de messages.

« J’ai déjà, comme beaucoup d’élus malheureusement, subi des messages de menaces et d’insultes. Je n’ai jamais subi ce volume-là, à tel point que j’ai dû couper la possibilité de commenter mes publications sur Instagram ou certains tweets. Maintenant, j’ai beaucoup de messages privés qui continuent à m’être envoyés comme "on va t’égorger, on va te retrouver, on connaît ton adresse" », détaille la députée.

La députée soutenue

Sur Twitter, Aurore Bergé a également reçu de nombreux messages de soutien, y compris hors de sa famille politique : le secrétaire national d’EELV Julien Bayou s’est ainsi dit « scandalisé par les menaces et attaques sexistes » qu’elle reçoit.

 

IL FAUT UNE AOC/AOP LAIT DE NORMANDIE!

L'actualité relatée ci-dessous dans cet article de Ouest-France rappelle l'intérêt de protéger la source même de l'excellence agro-alimentaire normande: le lait.

Un lait de Normandie AOC/AOP devait être celui produit par une vache de race normande broutant son herbe et son foin dans un pré ou une étable située dans l'un des cinq départements normands: le cahier des charges est simple et clair.

Si cela n'est pas mis en oeuvre c'est que des intérêts moins clairs et moins simples s'y opposent avec force.

Ce qui oblige les éleveurs laitiers normands à entrer seuls ou presque en résistance pour s'imposer sur le marché contre les gros industriels et contre la grande distribution qu'il est inutile de nommer ici puisque vous les connaissez tous...

https://www.ouest-france.fr/normandie/belforet-en-perche-61130/normandie-avec-leur-brique-pur-perche-ils-defient-les-industriels-du-lait-7169081

Normandie. Avec leur brique « Pur Perche », ils défient les industriels du lait

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Commercialisée depuis 2018, la brique de lait ornaise a fait du chemin. Sortie du carcan des industriels du secteur, l’entreprise va s’agrandir et espère enfin une rémunération du lait à sa juste valeur.

C’était en 2018. « On est arrivés dans les rayons et on n’a rien dit à personne », se souviennent Aurélie Suzanne et Samuel Sarciaux. Le couple d’agriculteurs commercialisait sa première brique de lait demi-écrémé fabriquée par leurs soins sous la marque Pur Perche.

Pourtant, rien n’était gagné lorsque Samuel Sarciaux a décidé de s’associer avec sa conjointe, en 2015, pour reprendre l’exploitation familiale dans la commune nouvelle de Belforêt-en-Perche (Orne). « J’ai connu les crises successives du prix du lait. Je ne voulais plus être dans un système où on ne contrôle plus les volumes et les prix. On travaille la tête dans le guidon et je me suis demandé si ma vie allait se résumer à ça », retrace l’éleveur, âgé de 40 ans.

Un quatrième producteur arrive en avril

Aujourd’hui, l’entreprise regroupe deux Gaec (Groupement agricole d’exploitation en commun) de l’Orne et une exploitation agricole à responsabilité limitée (EARL) d’Eure-et-Loir. « Un quatrième producteur de Boissy-Maugis nous rejoint le 1er avril », se réjouit le couple. En collaboration avec leurs homologues bretons de Lait’Sprit d’Éthique, les éleveurs font conditionner leurs 2 millions de litres de lait produits chaque année. Leurs briques côtoient les grandes marques dans les enseignes de grande distribution dans le Perche et en région parisienne.

Alors que les agriculteurs bataillent avec la grande distribution pour fixer les prix encadrés par la loi Alimentation, l’entreprise ornaise a acquis l’autonomie financière. « Le projet monte en puissance. On espère emmener le plus de producteurs possible pour qu’ils vivent mieux de leur métier et préservent notre environnement. »

Avec quelques mois de retard, les exploitants envisagent de financer un outil de transformation pour produire une gamme de crème fraîche à la fin d’année. « L’objectif est d’avoir une rémunération du lait à sa juste valeur, c’est-à-dire à 400 € la tonne », indique l’agriculteur.

« Récupérer l’outil et le fruit de notre travail »

Aurélie Suzanne et Samuel Sarciaux se montrent encore réticents à basculer en agriculture biologique. « Il faut défendre toutes les démarches qui favorisent l’environnement mais je trouve que le bio reste entre les mains des industriels. »

Pur Perche démontre que les alternatives sont possibles. Mais la bataille se joue dans le panier du consommateur. « Il faut récupérer notre outil et le fruit de notre travail, appelle Aurélie Suzanne. Le consommateur est prêt à changer ses habitudes. Consommer autrement, c’est aujourd’hui possible. Il y a une porte de sortie mais ce n’est pas nous qui maîtrisons. » Selon le couple, une brèche dans la citerne laitière est ouverte, il ne reste plus qu’à la fendre.

Les bulots ubuesques du Brexit!

De l'autre côté du "channel" la Reine Elizabeth II règne toujours et dans les îles elle est toujours notre duc... Mais de ce côté-ci du "channel" règne Ubu Roi. Et visiblement, le roi Ubu n'aime pas les fruits de mer surtout lorsqu'ils viennent de Jersey!

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Edifiante coupure de presse à lire ci-dessous (Ouest-France, 26/02/21):

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18 février 2021, abbaye-aux-Dames de Caen: réunion de la commission permanente du conseil régional de Normandie.

Le 18 février 2021, la commission permanente mensuelle de la région Normandie s'est réunie en visio-conférence depuis son siège de l'abbaye-aux-Dames de Caen...

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Commission Permanente de la Région Normandie

Depuis le siège de la Région à Caen, Hervé Morin, Président de la Région Normandie, a réuni en visio, jeudi 18 février 2021, la commission permanente de la Région Normandie, pour examiner plus de 150 dossiers.

On peut notamment retenir :

DEVELOPPEMENT ECONOMIQUE :

Au titre de sa politique de soutien aux entreprises normandes, la Région a décidé d’accorder les aides suivantes :

  • 387 700 euros de prêts à taux nul et 80 531 euros de subventions au titre du dispositif « A.R.M.E » pour soutenir 4 entreprises en situation de fragilité et permettant la sauvegarde de 99 emplois;
  • 341 485 euros de subventions au titre du dispositif « Coup de pouce » pour soutenir la création et la reprise en Normandie de 57 TPE de moins de 10 salariés ;
  • 570 500 euros de prêt à taux nul au titre du dispositif « Impulsion Développement » pour accompagner les projets d’investissement ou de transmission-reprise de 4 entreprises et permettant d’envisager la création de 33 emplois ;
  • Un prêt d’un montant de 483 815 euros au titre du dispositif « Impulsion Environnement » à l’entreprise MAGNY BIOMETHANE pour la réalisation d'une unité de méthanisation en injection dans l’Orne, ainsi qu’une subvention de 27 897 euros à l’entreprise METHATHIS d’Athis Val de Rouvrepour son projet d’installation photovoltaïque de 170 KWc;
  • Un prêt à taux nul d’un montant de 50 000 euros au titre du dispositif « Impulsion Développement Trésorerie COVID-19 » pour aider l’entreprise BIOPIC de Caen à faire face aux difficultés liées à la crise du COVID-19 ;
  • 52 000 euros de prêts à taux nul au titre du dispositif « Impulsion Relance + » pour répondre aux besoins en trésorerie de 6 entreprisesliés à la crise du COVID-19 ;
  • Des subventions pour un montant total de 129 436 euros pour accompagner 5 projets de l’Economie Sociale et Solidaire (ESS). Les élus régionaux ont, par ailleurs, décidé de prolonger le dispositif « Impulsion Résistance » jusqu’au 26 mai 2021. Pour mémoire, face à l’impact de la crise du Covid-19 sur l’économie, la Région et les intercommunalités normandes ont lancé, en avril dernier, ce dispositif afin d’accompagner les petites entreprises de 0 à 4 salariés locaux, ne pouvant prétendre à une aide du Fonds National de Solidarité Etat-Régions (FNS), et dont les coûts fixes sont trop élevés pour faire face à la baisse de leur chiffre d’affaires engendrée par la crise sanitaire. Financé à hauteur de 40 % par la Région et 60% par les intercommunalités, ce dispositif s’adresse prioritairement aux secteurs du tourisme, de la culture, du sport et de l'événementiel.

 

INNOVATION – RECHERCHE :

- 220 439 euros pour soutenir les projets innovants de 3 entreprises Dans le cadre du dispositif « Impulsion Innovation», la Région soutient les projets d’innovation portés par les entreprises régionales, démontrant un fort potentiel en termes d’emplois ou d’impacts sur la compétitivité d’une filière.

Dans ce cadre, la Région a décidé d’attribuer les subventions suivantes :

  • 99 500 euros à l’entreprise ALTIX de Val de Reuil (27) pour le redéveloppement de sa gamme actuelle de machines pour panneaux flexibles « AcuReel » ;
  • 79 039 euros à l’entreprise CPM INDUSTRIES de Saint Romain de Colbosc (76) pour le développement d’un four à concentration solaire pour la cuisson décarbonée dans le cadre de sa stratégie de diversification de son activité ;
  • 41 900 euros à la société DAUDI de Falaise (14) pour le développement et l’industrialisation d'un broyeur de déchets organiques ménagers. Ces différents projets permettent d’envisager la création de 10 emplois au total.
  • 135 830 euros pour soutenir le projet « OptimALG » de l'Université Rouen Normandie Le projet OptimALG est un projet interrégional Normandie / Hauts-de-France entre l'Université Rouen Normandie (laboratoire GlycoMEV) et la société e- Zyvec qui vise à travailler sur le problème du rendement de production des mAbs anticancéreux, biomédicaments à intérêts thérapeutiques produits par la microalgue P. tricornutum.

La Région accompagne l’Université de Rouen Normandie à hauteur de 135 830 euros - dont 67 915 euros au titre du « FEDER – Projets collaboratifs » - pour ce projet.

 

NUMERIQUE :

- Edition 2021 du Prix de la médiation numérique normande

La Région met en place et coordonne un réseau d’Espaces Ressources pour le Numérique en Normandie dont la Médiation Numérique Normande est une des composantes. Le Prix de la médiation numérique normande récompense chaque année une à plusieurs structures labellisée(s) « Espace Public Numérique Normandie » pour des projets innovants déjà réalisés ou en émergence mis en œuvre au sein de leurs ateliers à destination du grand public.

A travers ce Prix, la Région souhaite valoriser les démarches de médiation numérique et les projets les plus emblématiques auxquels elles donnent lieu, notamment dans le tissu associatif. Un jury se réunira en septembre 2021 pour étudier l’ensemble des candidatures et sélectionner le(s) lauréat(s).

Le Prix 2021 pourra récompenser jusqu’à 8 EPN labellisés (minimum 4 000 € par projet). Le dépôt des candidatures doit s’effectuer entre le 1er mars 2021 et le 31 mai 2021. Le dossier de candidature est à télécharger sur le site web des espaces numériques en Normandie : https://espaces-numeriques.normandie.fr/epn

 

FORMATION :

Dans le cadre de sa politique en faveur de la formation professionnelle et de l’insertion vers l’emploi des Normands, la Région a décidé d’attribuer les aides suivantes :

  • 28 590 euros de subventions pour accompagner 22 personnes engagées dans une démarche de validation des acquis de l'expérience (VAE) ;
  • 301 276 euros au titre du dispositif « Qualif Individuel » pour la prise en charge des parcours de formation de 35 demandeurs d’emploi ;
  • 66 776 euros au titre du dispositif « Une formation, un emploi » pour financer 3 actions individuelles et deux actions collectives de formation.

 

EDUCATION - JEUNESSE :

- Plus de 1,21 million d’euros pour améliorer le cadre d’étude des lycéens normands

La Région mobilise une enveloppe de 1,06 million d’euros au total pour permettre aux lycées de Normandie de faire l’acquisition d’équipements pédagogiques et de mobiliers neufs. Les élus régionaux ont par, ailleurs, attribué des subventions à 13 lycées pour un montant total de 146 485 euros pour soutenir financièrement des travaux de réparation, d’amélioration ou d’aménagement.

- « Pass Monde » : Soutien à la mobilité internationale des jeunes normands

Le dispositif « Pass Monde » permet de soutenir la mobilité internationale des jeunes normands (lycéens, étudiants, apprentis, stagiaires de la formation professionnelle...) dans le cadre de leur cursus de formation ou de projets personnels. Les élus régionaux ont décidé d’attribuer, dans ce cadre, des bourses à114 jeunes normands pour un montant total de 117 040 euros.

 

SPORT :

Dans le cadre de sa politique en faveur du sport, la Région a décidé d’attribuer les aides suivantes :

  • des subventions pour un montant total de 28 000 euros à trois structures (JS Cherbourg HandBall, Union Badminton Club de la Baie, et Elan Gymnique Rouennais) au titre du fonds de soutien exceptionnel « Appui et relance », mis en place par la Région pour soutenir le secteur associatif et sportif dans le contexte sanitaire exceptionnel lié à la crise du COVID-19 ;
  • des subventions pour un montant total de 27 000 euros pour soutenir l’organisation par le stade Sottevillais de l’édition 2021 du Perche Elite Tour et l’organisation du Master Epée d'Escrime par le Cercle d’escrime Lexovien ;
  • des aides exceptionnelles pour un montant total de 10 000 euros pour les organisateurs d’événements sportifs annulés en 2020 suite à la crise du Covid-19 : le semi-marathon de Normandie et le marathon de Deauville ;
  • des aides pour la saison 2020/2021 à 43 clubs évoluant au niveau national dans 22 disciplines pour un montant total de 380 100 euros.

AMENAGEMENT DU TERRITOIRE :

- Près de de 1,23 million d’euros en faveur du développement des territoires normands


Les élus régionaux ontdécidé d’accompagner la réalisation de projets d’investissement structurants au titre Fonds Régional d’Aménagement et de Développement du Territoire (FRADT) :

  • 639 986 euros pour le projet d’optimisation des quais de croisière de Vernon et développement du tourisme fluvial porté par Seine Agglomération ;
  • 119 096 euros pour le projet de rénovation énergétique du gymnase Pierre de Coubertin porté par la commune du Havre;
  • 350 000 euros pour le projet de réaménagement urbain et paysager de la place Poussin aux Andelys porté par la commune des Andelys ;
  • 120 000 euros pour la phase 2 de l’opération collective de modernisation de l'artisanat et du commerce portée par le Pôle d'Equilibre Territorial et Rural du Pays du Perche Ornais.

- Soutien au traitement et à la reconversion des friches

La Région a décidé d’attribuer une subvention de 515 056 euros à l’Établissement Public Foncier (EPF) de Normandie pour les travaux de réhabilitation du site Sanchez » à Lisieux (14). L’intervention de l’EPF Normandie s’inscrit dans le cadre de la reconversion du site en pépinière d’entreprises et bureaux.

En outre, au titre de la convention 2017-2021, la Région a alloué des subventions pour un montant total 70 500 euros à l’EPF Normandie pour financer des études préalables aux opérations suivantes :

  • le projet de reconversion économique du site Masurel à Saint- Eustache la Forêt (76) ;
  • le projet de démolition des anciens abattoirs qui permettra l’extension du parc de l'Aure et la création d’un espace pour accueillir les grandes manifestations à Bayeux (14) ;
  • le projet d'habitat mixte sur le site de l’ancienne laiterie Lactalis à Saint-Crespin / Longueville sur Scie (76).

- Entrée au capital de la SEM Foncière Commerciale de Normandie Afin de favoriser l’implantation ou le renouvellement du commerce et des services des centres-villes de Normandie par l’acquisition et la mise à bail de locaux commerciaux et tertiaires, la Région a souhaité créer la Société d’Economie Mixte dénommée Foncière Commerciale de Normandie (FCN).

La SHEMA, Normandie Participations, la Caisse des Dépôts et Consignations, la Caisse d’Epargne, EPFN, et Territoire et Habitat Normand ont décidé d’accompagner le projet. La Région a décidé d’acquérir 30 000 actions au prix de 100 euros, soit 3 millions d’euros représentant 60 % du capital de la SEM. Elle procédera à la libération du capital en deux temps : 50 % lors de la constitution de la société puis le capital restant en fonction des appels de fonds de la SEM Foncière Commerciale de Normandie.

- Attribution du label « Patrimoine de la Reconstruction en Normandie » aux communes de Caen et du Havre

Afin de de promouvoir l’architecture de la Reconstruction, la Région a décidé de créer le label « Patrimoine de la Reconstruction en Normandie ». Les élus régionaux ont décidé de retenir la candidature des communes de Caen et du Havre pour l’obtention de ce label.

- Soutien à la reconstitution d’une offre qualitative de logements dans les centres des villes moyennes et bourgs structurants

La Région accompagne à hauteur de 98 368 euros au total les opérations de créations/réhabilitations de logements locatifs suivantes :

- L’acquisition et l’amélioration, par HABITAT EURELIEN, de cinq logements collectifs situés sur la commune d'Ezy-sur-Eure (27) ;

- Les travaux d'acquisition et d'amélioration, par OPHLM MANCHE HABITAT, de six logements et deux commerces dans un immeuble situé place de la République à Carentan les Marais (50).

- Quartiers prioritaires de la politique de la ville

Dans le cadre de sa politique en faveur des quartiers prioritaires de la politique de la ville, la Région a décidé d’accompagner les projets suivants :

  • 11 305 euros à l’association Les P’tits Yogis de Caen (14) pour la réalisation d’un projet innovant « Femmes en mouvement » pour accompagner les femmes vers une meilleure estime de soi et favoriser l’inclusion sociale dans leurs quartiers. Il consistera notamment à créer de nouvelles interactions au sein d’un groupe de femmes sur 3 territoires reconnus « quartiers prioritaires ». Une autre étape consistera à les accompagner vers les structures clefs de leur quartier, notamment celles qui œuvrent en soutien à l’insertion socio-professionnelle.
  • 179 025 euros pour financer les travaux d'aménagement de l'avenue Winston Churchill au sein du quartier Perseigne (QPV) àAlençon (61). L’opération vise à offrir une entrée de quartier explicite à l’Est de Perseigne et à améliorer le cadre de vie général.

 

SANTE :

- Soutien au réseau territorial de promotion de la santé

La Région cofinance des postes de coordinateurs des Réseaux Territoriaux de Promotion de la Santé (avec un maximum de 10 postes) inscrits dans un partenariat territorial sur les secteurs prioritaires. A ce titre, la Région a attribué des subventions pour un montant total de 56 478 euros aux Réseaux Territoriaux de Promotion de la Santé de la Communauté d'Agglomération Seine-Eure, de la Ville d'Evreux et de la Communauté de Communes Interco Normandie Sud Eure.

 

TRANSPORTS :

- Plus de 92,4 millions d’euros pour la rénovation des trains AGC du Parc TER Normandie

Le 24 juin 2019 la Région Normandie adoptait son programme pluriannuel d’investissement 2019-2029. En complément de l’acquisition de matériels neufs, ce programme comprend la rénovation des 47 rames AGC du Parc TER Normandie. L’utilisation de ces rames, qui représente la majorité du parc pour les dessertes régionales, est indispensable à la réalisation de l’offre de transport. Dans ce cadre, la Région a attribué une subvention de plus de 92,4 millions d’euros à SNCF Voyageurs pour financer cette opération de modernisation.

- COVID19 :

Gratuité du transport sur le réseau NOMAD pour les voyageurs normands se rendant ou revenant d’un centre de vaccination Afin de permettre au plus grand nombre de se faire vacciner, la Région Normandie propose la gratuité sur le réseau régional NOMAD CAR et TRAIN aux voyageurs normands, non titulaires d’un titre de transport, se rendant ou revenant d’un centre de vaccination. Cette gratuité concerne aussi les services régionaux de transport à la demande de la Région et NOMAD Covoiturage, le service régional de transport en co-voiturage disponible dans 12 communautés de communes normandes : Normandie Pays d’Auge, Côte Fleurie, Honfleur Beuzeville, Pont-Audemer Val de Risle, Roumois Seine, Val ès Dunes, Pays du Neubourg, Lieuvin Pays d’Auge, Terre d’Auge, Campagne de Caux, Pays de Falaise et l’Intercom de Bernay. La gratuité s’applique sur présentation d'un justificatif de rendez-vous délivré au moment de l’inscription à la vaccination.

- Plus de 1,12 million d’euros pour soutenir les aménagements ferroviaires

Les élus régionaux ont décidé d’attribuer :

- 500 000 euros à la Communauté d’Agglomération Lisieux Normandie pour les travaux d’aménagement d’un pôle d’échanges multimodal à la gare ferroviaire de Lisieux,

- 620 322 euros à SNCF Réseau pour la réalisation des travaux de démolition partielle de la tranchée ferroviaire couverte de Rouen rive gauche (ouvrage M à Q)

 

DEVELOPPEMENT DURABLE :

Dans le cadre de son plan « Normandie Bâtiments Durables », la Région Normandie attribue :

- 357 300 euros au titre du dispositif « Chèque éco-énergie » à 202 bénéficiaires pour la rénovation énergétique de leurs logements,

- 657 216 euros à l’Office Public de l’Habitat de l’Orne pour la rénovation thermique de 80 logements sociaux Allée des Oiseaux à Flers (61)

- 13 039 euros à 3 projets au titre du dispositif « aide au développement de l'usage du vélo électrique ». En outre, les élus régionaux attribuent 139 500 euros pour l’acquisition de 86 véhicules électriques par des Normands, au titre du dispositif « IDÉE ACTION – Mobilité durable ».

 

AGRICULTURE – PECHE :

- Soutenir les exploitations aquacoles

Les élus régionaux ont décidé d’attribuer une enveloppe globale de 147 545 euros, dont 110 659 euros au titre du fonds FEAMP à 4 exploitations aquacoles pour accompagner leurs investissements productifs (construction de bassins de purification pour l'expédition et la vente en circuit court, acquisition d'un distributeur automatique de coquillages...)

- 126 013 euros pour favoriser l’installation des agriculteurs Au titre de sa politique en faveur de l’installation agricole, la Région accompagne, via les contrats de parrainage, les porteurs d’un projet d’installation agricole, qui bénéficient d’un tuilage avec le cédant sur l’exploitation sur laquelle ils vont s’installer, ou d’une période de test avec les autres exploitants de l’exploitation avant de s’associer.

La Région prend ainsi en charge la rémunération ainsi que la protection sociale et accident du travail de quatre bénéficiaires du dispositif « contrat de parrainage », pour une durée prévisionnelle totale de 7 180 heures de stage, pour un montant estimatif de 35 513 euros. Elle attribue également des subventions pour un montant total de 90 500 euros au titre du dispositif « Impulsion Installation » à 11 projets d’installation d’agriculteurs, dont un projet de maraîchage et d’un centre équestre.

- Plus de 1,04 million d’euros pour une agriculture normande performante

A l’issue des résultats de l’appel à projets N° 2 - 2020 « Agriculture Normande Performante », les élus régionaux ont décidé d’accompagner 74 projets sur tout le territoire normand, avec une enveloppe globale de 1,04 million d’euros.

 

TOURISME ET CULTURE

- 69 950 euros pour promouvoir la Normandie Médiévale

Dans le but de promouvoir la Normandie Médiévale comme destination d’excellence de la stratégie touristique régionale, les élus régionaux ont décidé d’attribuer :

- 59 000 euros à l’Association Route Historique des abbayes Normandes pour la mise en œuvre de leur plan d'actions 2021, mettant en valeur les qualités touristiques et culturelles des abbayes de Normandie,

- 10 950 euros à l’Association Viking Interprétation Center, pour la poursuite de la mise en tourisme du site Ornavik, en vue de la création d’un Centre d’interprétation Vikings.

- 123 889 euros pour restaurer la Tour des Prisons du Château de Saint-Sauveur-le-Vicomte (50) Dans le cadre du dispositif «Aide à la préservation et à la restauration des édifices culturels protégés au titre des Monuments Historiques», la Région Normandie accorde 123 889 euros à la Commune de Saint-Sauveur-le-Vicomte (50), pour la restauration de la Tour des prisons du Château de Saint-Sauveur-le-Vicomte. Le projet est inscrit dans le contrat de territoire 2017-2021 signé avec la Communauté d’Agglomération du Cotentin.

- Aide à la production littéraire, audiovisuelle, de spectacles vivants et aux projets d’éducation artistique en Normandie

Au titre de sa politique culturelle, la Région accorde :

  • Des bourses pour un montant total de 11 000 euros à 3 auteurs d’œuvres littéraires,
  • des subventions d’un montant total de 360 621 euros, à 23 structures pour la création et la diffusion d’œuvres cinématographiques et audiovisuelles,
  • 40 000 euros à l’Association Le Point du Jour de Cherbourg-en-Cotentin, au titre du Fonds Relance Culture pour sa création "sur les traces de Victor Hugo en Normandie",
  • 8000 euros à l’Association A l’est du Nouveau de Mont Saint Aignan (76) pour le Festival à l'EST qui se déroulera sur l'agglomération de Rouen du 17 au 21 Février 2021 ;
  • 8000 euros à l’Association Ciné Deep pour le Festival du film canadien qui se déroulera à Dieppe du 9 au 11 avril 2021
  • 764 000 euros pour l’organisation de 32 festivals de musiques savantes, de musiques actuelles, de spectacles vivants, dont le 40ème festival « Jazz sous les Pommiers », à Coutances (50) du 08 au 15 mai 2021, la 16ème édition du festival "Les Musicales de Normandie" du 30 juillet au 31 août 2021, et le 19ème Festival "Danse de tous les sens", à Falaise (14), du 16 au 22 mai 2021
  • Plus de 1,46 million d’euros aux compagnies de spectacles vivants pour la création, la diffusion ou la poursuite de leurs activités en 2021,
  • Plus de 1,74 million d’euros à l’Orchestre Régional de Normandie à Mondeville (14) pour la poursuite de ses activités en 2021

PATRIMOINE NORMAND EN PERIL/21 : Il faut STOPPER LE PROJET HERCULE de démantèlement d’EDF!

Dans notre inexorable série sur le patrimoine normand en péril, nous intégrons aussi le patrimoine industriel énergétique qui a permis la reconstruction de la France après la ruine et les malheurs de la Seconde Guerre mondiale.

Pourquoi?

Parce que sur le territoire normand nous trouvons ces grandes cathédrales de béton et d'ingénierie qui permettent à la France d'avoir, malgré notre déclin relatif sur tous les tableaux ou presque, le SEUL avantage comparatif décisif, au niveau mondial, pour entrer dans l'indispensable transition énergétique pour nous adapter au changement climatique:

La France produit l'électricité la moins chère du monde, pour tout le monde et sans aucune émission de gaz à effet de serre!

Et la Normandie qui est encore aujourd'hui la 3ème région française pour la production d'énergie joue un rôle d'intérêt national avec trois centrales nucléaires sur son littoral (Flamanville, Penly, Paluel) et le site de retraitement des déchets nucléaires Orano de la Hague.

Mais ce patrimoine industriel hérité de la volonté d'assurer l'indépendance de la France à la Libération est aujourd'hui menacé par une collusion entre des idéologues et des affairistes issus d'une haute fonction publique d'Etat livrée à elle-même.

Si le prix de l'électricité devait augmenter massivement pour du vent (celui des éoliennes et de l'idéologie affairiste qui les fait tourner) au risque aussi de fragiliser l'approvisionnement électrique, sa continuité et sa sécurité notamment en hiver par grand froid ou en été par canicule, comment alors garder encore des industries en France?

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Sur le blog de Loïk Le Floch-Prigent qui fut le grand dirigeant d'EDF GDF que nous savons, on trouvera l'analyse suivante, celle d'un lanceur d'alerte!

https://www.loikleflochprigent.fr/pourquoi-cette-envie-dabattre-edf/

Pourquoi cette envie d’abattre EDF ?

9 octobre 2019 / Loïk Le Floch- Prigent

Cette réussite est loin d’avoir satisfait tout le monde en France et les critiques fusent de toutes parts depuis des années, en particulier de la part des technocrates de l’Europe qui accusent les monopoles d’État de ne pas permettre une concurrence loyale. EDF, avec un passé de puissance interne du syndicat majoritaire CGT alors très proche du Parti Communiste est ainsi montré du doigt comme un résidu du monde ancien.

Après des dizaines d’années de fonctionnement on peut dire que les résultats sont probants. On souhaitait une indépendance nationale, une compétitivité du prix de l’électricité, une sécurité d’approvisionnement, et EDF a réussi une autre performance remarquable, non prévue et non désirée à l’époque, celle d’être l’entreprise mondiale la plus performante en émission de gaz à effet de serre, grâce à 75 % d’électricité d’origine nucléaire et 11% d’origine hydraulique.

Un tel succès méritait une punition exemplaire, elle est arrivée avec l’écologie politique débouchant sur les lois de « transition énergétique » dont le seul résultat, à ce jour, est la fragilisation d’EDF en attendant son démantèlement annoncé tandis que l’on attaque délibérément une autre réussite nationale, son industrie automobile en commençant par le diesel en attendant le moteur thermique ostracisé par une loi qui le fait disparaitre en 2040.

La première salve réussie contre EDF a été anti-nucléaire avec l’arrêt du programme Super-Phénix en 1997 sous la pression des ministres écologistes appartenant au gouvernement de la « gauche plurielle ». Comme les 58 réacteurs fonctionnent et alimentent correctement le pays le maintien des compétences scientifiques mais surtout techniques et industrielles passait par la poursuite d’un programme comme celui-là, c’est de cette année là que date la baisse de niveau des praticiens du nucléaire, et donc les difficultés vécues dans le programme de l’EPR de Flamanville qui se voulait la construction du renouveau nucléaire du pays.

Mais les attaques contre le nucléaire continuent et c’est le parc existant qui est mis en péril avec la centrale de Fessenheim en Alsace qui devient l’enjeu de l’élection du Président de la République en 2012. Pour obtenir le vote écologiste le nouveau venu doit concéder la centrale alsacienne à la raison qu’elle est « la plus vieille » en activité : en fait c’est elle qui a connu le plus de travaux de réfection et ce serait donc, techniquement, une des dernières à fermer. Tant pis le mal est fait et personne ne veut plus arrêter le programme de fermeture, ni l’objectif de baisser en ? années la production nucléaire de 75 à 50%.

On voit donc que le pays s’engage alors dans deux voies contradictoires, mise en bourse d’EDF et donc compétitivité à assurer tandis que le déclin nucléaire est programmé qui marque la défiance de l’actionnaire majoritaire à l’égard du principal actif de l’entreprise. Le titre plonge alors fort justement, et il est temps, comme dans les livres de préparer avec les banques d’affaires le démantèlement de la société, c’est le projet « Hercule » qui est présenté depuis peu.

Le programme de transition énergétique n’aura ainsi ni dépollué les villes, ni réduit le niveau de gaz à effet de serre national, mais aura tué un des phares industriels du pays, tandis que la note d’électricité progresse et que les besoins de maintenance et de raccordements du réseau (RTE) atteignent des sommets !

Car, pendant le même temps, la doctrine de la compétition fait rage, il y avait un monopole, on le supprime, on introduit la compétition de façon parfaitement artificielle et on finit par constater que les prix augmentent puisque l’on a financé les énergies renouvelables, que celles-ci sont intermittentes et que les surcoûts dans le réseau sont impubliables.

L’installation de l’Autorité de Régulation de l’Électricité (ARE) n’a rien changé puisque celle-ci a récemment déclaré que l’objectif de son action n’était pas la baisse des prix pour le consommateur mais l’augmentation des possibilités des offres. Le quasi-monopole de la production et le monopole structurel du Réseau a donc débouché sur le chaos. On a accepté le dogme de la concurrence dont la conséquence évidente est d’augmenter les prix pour le consommateur . Mais l’essentiel était la fragilisation du « monstre » EDF, et cela s’est effectué à la grande satisfaction des technostructures, en particulier allemandes et européennes.

Hercule va, sans doute, être la dernière pièce mise à l’édifice de déconstruction, les banquiers « conseils » vont encore se gaver, les écologistes politiques vont exulter, les subventions vont continuer à permettre aux promoteurs des énergies nouvelles de prospérer, tandis que le contribuable va payer comme le consommateur tandis qu’un des derniers centres de compétitivité pour l’industrie française, son électricité, va rentrer dans l’ordre « normal ».

On aura alors la possibilité de crier au scandale de l’augmentation de la production de gaz à effet de serre dans notre pays puisque l’on aura tout fait pour y arriver.


Voir aussi:
Pour signer la pétition contre le démantèlement d'EDF:
Enfin, une lecture indispensable sur un sujet essentiel pour l'avenir de la Normandie et de la France:

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Résumé

À travers les différentes multinationales françaises qu'il a présidé, l'industrie est le fil conducteur de la vie de Loïk Le Floch-Prigent, sans oublier son attachement à sa Bretagne natale qui l'emmène régulièrement à la pêche à pieds. Il a traversé le monde d'après-guerre, tour à tour confronté à l'explosion de la société de consommation et l'utilisation gaspilleuse des énergies fossiles. La culture antiscience et anti-industrielle de ces dernières décénnies l'a conduit à percevoir une contradiction profonde entre l'utilisation d'un progrès et la peur de son emballement. À ses yeux, si notre pays veut conserver sa place dans l'économie mondiale, il n'y a pas d'alternative à la poursuite de l'activité industrielle.

 

Ports maritimes secondaires de Normandie en 2020 : plus résilients que le GPM du Havre…

     L'hebdomadaire spécialisé Le Marin, dépendant du groupe ligéro-breton Ouest-France, a récemment rendu compte du trafic de l'année 2020 des ports maritimes secondaires normands :

     D'abord de celui des trois ports regroupés dans l'union Ports de Normandie :

     ... puis celui de Fécamp :

     Traduit en graphique pluriannuel incluant aussi le GPfM de Rouen, cela donne ceci :

     Entre 2019 et 2020,

     le trafic maritime des Ports de Normandie est passé de 6,439 Mt (source ministérielle) à 5,740 Mt (données approximatives), soit une baisse d'environ -10,9% ;

     le trafic maritime du Grand Port Maritime du Havre est passé de 65,830 Mt (source ministérielle) à 52,700 Mt (données approximatives), soit une baisse d'environ -19,9% ;

     le trafic du Grand Port fluvio-Maritime de Rouen est passé de 23,452 Mt (source ministérielle) à 22,300 Mt (données approximatives), soit une baisse d'environ -4,9% ;

     le trafic maritime du port de Fécamp est passé de 0,246 Mt (données ministérielles) à 0,248 Mt (données approximatives), soit une hausse d'environ +0,5% ; les données 2019 reprises par Le Marin ne sont pas des données définitives...

     Un aperçu du contexte auquel les ports du Havre et de Rouen ont été confontés :

 

FRANCOPHONIE à Villers-Cotterêts: les archives de Léopold Sédar Senghor, poète normand, doivent rester à l’IMEC… en Normandie!

Soyons clair!

Nous nous félicitons du principe de créer dans un château royal quelque peu délaissé sinon laissé à l'abandon au Nord de Paris, à Villers-Cotterêts d'une cité internationale dédiée à la francophonie:

On le sait, c'est là la marque de notre 5ème république monarchique, chaque président ou presque, tient à laisser sa trace dans le paysage patrimonial national, à Paris de préférence, en bâtissant un grand projet culturel... Nous avons eu droit au Centre Pompidou, à la gare musée Giscard d'Orsay aux grands travaux du pharaon Mitterrand, au musée des arts premiers de Monsieur "dix minutes douche comprise", à une cité avortée de l'Histoire de France avec le petit Nicolas, à la... réunification de la Normandie avec le petit François et, donc, par la grâce d'Emmanuel 1er, la création d'une cité internationale de la francophonie dans le beau et méconnu château royal de Villers-Cotterêts ville plus connue pour l'édit qu'y signa jadis François 1er pour obliger les administrations de l'Etat royal à abandonner le latin au profit de la langue maternelle et vernaculaire comprise par les sujets et les administrés.

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https://information.tv5monde.com/info/francophonie-villers-cotterets-futur-haut-lieu-de-la-langue-francaise-322203

https://france3-regions.francetvinfo.fr/hauts-de-france/emissions/gens-hauts/villers-cotterets-histoire-francophonie-1774799.html

Nous nous félicitons d'apprendre, enfin et surtout, que Valérie Senghor qui n'est autre que la fille de Léopold Sedar Senghor a qui nous devons l'idée même de la francophonie et... de Normandité, a été choisie par le président de la République pour mener à bien ce grand et beau projet.

https://www.lequotidiendelart.com/articles/12214-val%C3%A9rie-senghor-au-cmn.html

Valérie Senghor au CMN

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Depuis le 19 mars, Valérie Senghor est directrice générale adjointe, en charge de l’innovation, du développement et des grands projets, du Centre des monuments nationaux (CMN). Passée par HEC et Mines ParisTech, formée en histoire de l’art, Valérie Senghor, qui est la petite-nièce de Léopold Sédar Senghor, a accompagné pendant onze ans, de 2007 à 2018, le développement du Centquatre-Paris, établissement artistique de la Ville de Paris dont elle était depuis décembre 2016 directrice adjointe. Elle y a notamment piloté 104factory, premier incubateur français créé en 2012, au croisement de l’art, de la recherche et de  l’entrepreneuriat. Dans le cadre de ses nouvelles fonctions, elle sera en charge du projet du château de Villers-Cotterêts (Aisne).

Voir aussi:

https://www.lesbiographies.com/Biographie/SENGHOR-Valerie,220311

MAIS...

Nous alertons aussi tous nos lecteurs sur le fait que les archives de l'oeuvre créatrice et les papiers personnels de Léopold Sédar Senghor qui a vécu et créé en Normandie avec sa muse normande, Colette Hubert dans sa maison de Verson au point d'être considéré comme l'un de nos plus grands poètes normands, sont actuellement protégés pour conservation et étude par l'Institut de la Mémoire de l'Edition Contemporaine abritée dans l'abbaye d'Ardenne près de Caen.

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L'ancienne église abbatiale transformée en bibliothèque pour l'institut de la mémoire de l'édition contemporaine...

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La maison des Senghor (Léopold et Colette) à Verson sera prochainement transformée en maison d'écrivain que l'on pourra visiter...

Il nous semble évident qu'il faille, à terme, nouer une coopération scientifique et culturelle entre l'IMEC normande et la future cité internationale de la Francophonie du château de Villers-Cotterêts mais il serait inacceptable que les archives normandes du père de la francophonie soient déménagées au château de Villers-Cotterêts dans l'espoir de remplir une coquille vide à la discrétion du... prince!

Nous espérons que nous n'en viendrons jamais à cette consternante situation. Nous exerçons simplement ici notre droit à la vigilance car des déconvenues précédentes quant au développement du rayonnement de l'IMEC nous ont prévenues. A l'avenant: le départ pour les fonds de la Bibliothèque Nationale de France des archives de Roland Barthes (pourtant né à Cherbourg) ou l'occasion ratée de faire venir dans le magnifique cadre patrimonial de l'abbaye d'Ardenne l'atelier d'art de l'ancienne imprimerie nationale.


 

Voir aussi:

https://www.leparisien.fr/culture-loisirs/xavier-bailly-va-faire-renaitre-le-chateau-de-villers-cotterets-dans-l-aisne-11-10-2019-8170725.php

Xavier Bailly va faire renaître le château de Villers-Cotterêts dans l’Aisne

Xavier Bailly, jusqu’ici administrateur du Mont-Saint-Michel, a été nommé pour mener dans l’Aisne le grand chantier de restauration voulu par Emmanuel Macron

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Les plages normandes du Débarquement de 1944 ne seront JAMAIS inscrites au patrimoine mondiale de l’humanité de l’UNESCO.

Ce n'est pas encore une information mais tout simplement une évidence logique...

Si l'on plante au large des plages historiques du Débarquement de 1944 un parc d'éoliennes marines, jamais l'UNESCO ne voudra classer le site historique et paysager des plages normandes du Débarquement de 1944 sur la liste du patrimoine mondial de l'Humanité.

Nous précisons cette évidence car les journalistes de la presse locale et régionale d'abord préoccupés à délayer des communiqués de presse officiels se garderont bien de faire le moindre rapprochement entre l'agenda d'un parc éolien au large de Courseulles-sur-mer et l'agenda du classement d'un site historique au patrimoine mondial de l'humanité par l'UNESCO.

Pourquoi faire ce rapprochement voire ce télescopage?

Car l'UNESCO avait menacé au cours des années 2010 de déclasser la baie du Mont-Saint-Michel en raison de l'explosion de projets d'éoliennes sur les collines et belvédères  ou "montjoie" entourant le célèbre rocher: dans ce cas précis, l'UNESCO a exigé des élus et autorités françaises à faire un choix car les éoliennes étaient de trop.

Dans le cas de Courseulles, on pourra donc, tout à loisir, scruter l'horizon marin pour tenter d'y discerner quelque chose, par exemple, des éoliennes comme le firent les vigies de l'armée allemande au petit matin du 6 juin 1944...

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 https://actu.fr/normandie/courseulles-sur-mer_14191/avec-six-ans-de-retard-la-construction-du-parc-eolien-en-mer-de-courseulles-est-lancee_39693675.html

 

Avec six ans de retard, la construction du parc éolien en mer de Courseulles est lancée

Lundi 22 février 2021 a été annoncé officiellement le lancement de la construction du parc d’éoliennes en mer du Calvados à Courseulles-sur-Mer.

C’est finalement avec six ans de retard que le parc éolien en mer au large de Courseulles-sur-Mer (Calvados) va être mis en service. Prévu en 2018 au lancement du projet, c’est en 2024 que les 64 éoliennes commenceront à fournir de l’électricité. Ce sera le 3e parc de ce type en France après Saint-Nazaire (mis en service en 2022) et Fécamp (2023).

Lundi 22 février 2021, EDF Renouvelables, (actionnaires avec Enbridge et wpd) a annoncé le lancement officiel de la construction de ce champ offshore dont la concrétisation n’est pas si éloignée du projet inital. De 75-80, le nombre d’éoliennes est tombé à 64. « Elles seront alignées pour une meilleure intégration paysagère et dans le sens des courants pour aider les pêcheurs », explique Bernard Guitton, directeur du projet du parc éolien en mer du Calvados.

Toujours pour aller dans le sens du monde de la pêche « l’emprise du parc (une superficie de 50 km2) retenue correspond à moins de deux tiers de ce qui était mis à disposition par l’État. »

1 000 emplois pour la construction, 100 pour la maintenance

Pendant les trois ans et demi du chantier, ce sont « 1 000 emplois directs en Normandie », annonce EDF, qui bénéficieront de cette construction. Pour la maintenance des équipements – la base sera construite à Ouistreham -, ce sont « 100 emplois pérennes » qui sont promis.

À lire aussi

Le projet en 5 chiffres

64 éoliennes. 64 éoliennes en mer pour une puissance totale de 450 MW.
105 m au-dessus de la mer. Distantes d’1 km, les éoliennes ont un diamètre du rotor de 154 m. La hauteur du moyeu au-dessus du niveau de la mer est de 105,5 m.
45,3 km². Les éoliennes seront localisées à plus de 10 km des côtes du Bessin, sur une surface globale de 45,3 km².
90 % des foyers du Calvados. La production envisagée (450 MW) équivaut à couvrir l’équivalent de la consommation domestique en électricité de près de 630 000 personnes, soit plus de 90 % des habitants du Calvados.
42,5 %. EDF Renouvelables détient 42,5 % du projet. Tout comme Enbridge. Le 3e actionnaire est wpd, énergéticien européen, pour 15 %.

Construites au Havre

Les éoliennes du futur parc « seront fabriquées au Havre (Seine-Martime) dans l’usine de Siemens Gamesa en cours de construction ».

À lire aussi:

L’assemblage des éoliennes s’opérera sur le port du Havre d’où elles seront directement transportées jusqu’au site d’installation par voies maritimes. Ce sera en 2023-2024. Demain à l’échelle du projet.

Caen, place de la République ce 23 février 2021: les tilleuls tronçonnés en catimini dans la matinée

Billet de Florestan:

Blitzkrieg ce matin du 23 février 2021 sur la place de la République de Caen, du moins, ce qu'il en reste depuis les bombes de l'été 1944: le maire de la ville, Joël Bruneau, jusque-là quelque peu falot, plutôt discret du fait d'une éloquence laborieuse, se révèle être, à la surprise générale, un vrai général Guderian en pleine opération sur une place publique normande mise en interdit à l'aide de barrières dans la nuit pour un tronçonnage éclair des tilleuls de la discorde malgré son engagement de ne rien faire sur cette parcelle tant que les recours prospérant devant la justice administrative (l'un en appel devant le TA de Nantes et l'autre devant le Conseil d'Etat) n'étaient pas "purgés"...

Mais ces recours devant la justice administrative n'étant pas suspensifs, le général Guderian caennais est donc intervenu ce matin en profitant de l'agenda de la crise sanitaire et des vacances scolaires.

https://france3-regions.francetvinfo.fr/normandie/calvados/caen/caen-l-abattage-des-arbres-de-la-place-de-la-republique-est-une-operation-commando-outrageante-estime-l-opposition-1968124.html

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Devant quelques dizaines Caennais médusés derrière des grilles sévèrement gardées par des dizaines de CRS, policiers nationaux et municipaux avec le renfort d'un peloton de gendarmes (on se demandera qui est véritablement responsable de ce trouble à l'ordre public), une société d'élagage venue de l'Orne (Aube) avec de puissants moyens a transformé en moins d'une heure une trentaine de hauts tilleuls plantés dans les années 1950 en deux grands semi-remorques remplis de copeaux à ras-bord: dans la prose pasteurisée de Ouest-France, on lira que les arbres ont été "compostés sur place"...

La propagande officielle ne manquera pas de rassurer les braves gens sur les ondes de la télévision régionale que ces arbres étaient malades, qu'ils présentaient un risque pour les passants et que les plus jeunes sujets ont été laissés sur place afin d'être transplantés (au risque de les faire crever): en revanche, les tilleuls alignés le long des rues bordant la parcelle ainsi ratiboisée ont été conservés car ils ont le bonheur d'être plantés à l'extérieur de l'emprise du futur centre commercial bétonné au-dessus d'un futur parking souterrain qui sont le prétexte à faire des fouilles archéologiques dont on connaît déjà les résultats scientifiques.

Et de cette histoire pathétique en terme de démocratie locale ou de développement urbain, l'analyse suivante, proposée par Pierre Dac en rendra parfaitement compte:

"Parler pour ne rien dire et ne rien dire pour parler sont les deux principes majeurs et rigoureux de tous ceux qui feraient mieux de la fermer avant de l'ouvrir. "

Car l'affaire était entendue dès le début du premier mandat de Monsieur Joël Bruneau avec le premier promoteur de la ville, le premier investisseur de la ville sous l'oeil vitreux d'un Architecte des Bâtiments de France aussi indolent qu'impotent...

Archive de l'Etoile de Normandie:

http://normandie.canalblog.com/archives/2018/02/05/36117017.html

Voir aussi:

http://drakkarfuribard.canalblog.com/archives/2020/09/05/38514110.html?fbclid=IwAR17Xx2Lv04uDc4VTU5Mm24mimrb4z5x-7hklByj0KsYe45pgzJMMz0Pv0I

Colère et tristesse des Caennaises et des Caennais qui étaient sur place ce matin:

Capture d’écran du 2021-02-23 15-42-16

https://www.youtube.com/watch?v=0UgCzp87_p4&feature=emb_logo&fbclid=IwAR1UQ4ZGvCCyPfUnPnLYhzhGRK8ROmqplLCQx7hPX9c1ILQ7EzETQKRLGow

Il est à craindre que ce coup mal parti restera sous la semelle de Joël Bruneau maire de Caen jusqu'au terme de son actuel mandat: il aura beau rincer sa gaudasse aux grandes eaux de la communication, rien n'y fera! une solide odeur de m... restera.

Car l'épreuve des arbres coupés ce jour n'était que le dernier épisode de la saison 1 et la saison 2 s'annonce saignante avec le sujet de fond:

La construction d'un parking souterrain de trois niveaux dans un sous-sol saturé par une eau déjà mise sous pression par les parkings souterrains cuvelés voisins ne manquera pas de fragiliser très sérieusement le sous-oeuvre de tous les bâtiments historiques dont certains sont classés qui ont eu le bon goût d'échapper aux destructions massives de la Seconde Guerre Mondiale...

Pour mémoire, en 1988 lorsque fut creusé et construit le parking souterrain sous l'actuel centre commercial de la rue Paul Doumer, l'hôtel particulier de Banville du XVIIIe siècle, classé MH et abritant, à l'époque, les locaux de la DRAC de Basse-Normandie, avait failli s'effondrer: les eaux souterraines chassant sur le sous-oeuvre au point de lézarder dangereusement une partie de ce bâtiment historique qui fut abattu avec, pour conséquence, le déménagement de la DRAC dans ses actuels locaux de la rue Saint-Ouen.

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L'hôtel de Banville déjà victime du parking souterrain du centre commercial Paul Daumer est situé au début de la rue Jean Eudes, soit juste devant le projet controversé de centre commercial de la place de la République avec creusement d'un nouveau parking souterrain au coeur d'une zone qui vient d'être déclarée inondable dans le cadre du plan de prévention des risques majeurs dans la basse vallée de l'Orne.

Archives de l'Etoile de Normandie:

http://normandie.canalblog.com/archives/2020/11/02/38622043.html

Triste moralité:

Ce que la RAF ou l'US air force n'avaient pas réussi à faire par les airs en juin et juillet 1944, le général Guderian-Bruneau risque de le faire par le sous-sol: achever la destruction du patrimoine végétal et architectural de la ville de Caen!

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Pour mémoire, nous avions présenté un projet alternatif pour la place de la République et ses tilleuls:

http://normandie.canalblog.com/archives/2018/03/24/36259144.html

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Ce 22 février 2021, sur France 3 Normandie, la brume qui cache la Normandie ne se lèvera qu’à partir de… 22h50

Décidément, la météo n'est guère favorable à la Normandie sur France 3 Normandie!

Le temps est, semble-t-il bouché... La Normandie est dans le broussin et il nous faut, en journée, les yeux de la foi pour tenter de l'apercevoir.

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Météo France nous informe que le ciel sera dégagé ce soir à partir de 22h50 sur les écrans de FR3 Normandie: ce sera la nuit avec une lune presque pleine qui nous donnera un peu le champ de vision d'un warrou en maraude car s'intéresser aux aventures médiévales d'un jarl norvégien du Xème siècle dans les méandres de la Seine voilà qui peut paraître bien suspect aux bien-pensants. D'où probablement, le choix de cet horaire tardif même si les bézots pourront veiller devant la lucarne car nous sommes enfin en vacances scolaires.

https://www.ouest-france.fr/normandie/caen-14000/normandie-le-premier-film-documentaire-sur-rollon-a-voir-sur-france-3-le-22-fevrier-2021-7143854

Normandie. Le premier film documentaire sur Rollon à voir sur France 3, le 22 février 2021

Rollon, le Viking qui a fondé la Normandie, est à l’honneur dans un film documentaire qui sera diffusé le 22 février 2021 à 22 h 50, sur France 3 Normandie. Plus de 150 artistes, techniciens, comédiens et bénévoles, tous originaires de la région, ont participé à sa production et Philippe Torreton en est le narrateur...

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Port de Rouen: un nouveau record de navigation pour le port céréalier normand dont la position dominante reste fragile.

On se réjouira que le grand port maritime de Rouen puisse maintenir avec des hauts et des bas sa position de premier port européen exportateur de céréales en tant que dernier grand port maritime de fond d'estuaire d'Europe avec le port de Hambourg au prix d'un effort considérable d'adaptation du chenal naturel de la Seine pour accueillir des vraquiers de plus en plus gros.

Mais cette position éminente du grand port maritime rouennais et normand dans le trafic des céréales est une position fragile tant pour des raisons structurelles que conjoncturelles:

Si la logistique du fret terrestre (montée du fret ferroviaire) et fluvial n'est pas mieux organisée qu'elle ne l'est aujourd'hui à partir de la place portuaire rouennaise, il est à craindre qu'à l'ouverture du futur canal Seine-Nord-Europe cette position dominante rouennaise dans les céréales ne soit ruinée au profit du port de Dunkerque voire d'Anvers.

L'abandon possible du contournement autoroutier Est de Rouen, l'incertitude qui ne cesse de planer sur l'amélioration des accès au pont Flaubert, l'absence d'un plan de réorganisation ferroviaire à l'échelle régionale normande pour désenclaver réellement la vallée de la Seine, l'absence d'un barreau routier et ferroviaire Rouen-Chartres- Orléans pour moderniser la "route du blé" sont clairement, des handicaps pour l'avenir du maintien d'un grand port céréalier à Rouen.

L'intégration du GPM de Rouen dans un grand machin portuaire unique sur la vallée de la Seine devrait, en principe, dégager des marges de manoeuvres financières pour investir dans les modernisations compétitives nécessaires, notamment, la montée en puissance du report modal vers le trafic fluvial sachant que le premier partenaire public financier de l'avenir du port céréalier rouennais n'est pas l'Etat central ni même le futur port unique mais, là encore, la région Normandie qui vient d'accorder 8 millions d'euros pour la construction de portiques de chargement de céréales dégageant moins de poussières dans l'environnement...


 

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https://actu.fr/normandie/rouen_76540/en-images-ce-bateau-a-quitte-le-port-de-rouen-avec-un-chargement-record-direction-la-chine_39083790.html

Nouveau record : ce céréalier a quitté le port de Rouen avec un tirant d’eau de plus de 11 mètres

Le céréalier Andros est parti du port de Rouen (Seine-Maritime) ce vendredi 29 janvier 2021 pour rejoindre la Chine avec près de 57 000 tonnes d'orge à son bord.

Vendredi 29 janvier, 2021 le céréalier Andros a quitté le port de Rouen (Seine-Maritime) pour rejoindre la Chine avec un chargement de près de 57 000 tonnes d’orge fourragère et surtout avec un tirant d’eau de plus de 11 mètres. Un record.

Ce Panamax long de 229 mètres et large de 32 mètres remporte le 3e prix de chargement et le nouveau record de tirant d’eau le plus important pour le port de Rouen.

Un nouveau record

« Nouveau record de chargement et de tirant d’eau pour le port de Rouen ! Ce matin, le céréalier Andros a quitté le port avec un tirant d’eau de 11 mètres 40. Ce Panamax a chargé près de 57 000 t d’orge fourragère depuis les silos Beuzelin et Senalia », s’est félicité sur Twitter Gabet Pascal, directeur général d’Haropa.

« Ce tirant d’eau important a été rendu possible, en premier lieu, par l’approfondissement du chenal de navigation de la Seine », un vaste chantier engagé en 2012 et achevé fin 2019, précise Haropa – Port de Rouen.

Développement de l’Axe Seine: soyons enfin concrets!

Dans l'article qui suit, il ne sera pas question du fils d'Anne Hidalgo préparant sa descente de la Seine à la nage et encore moins des opinions brumeuses de sa mère sur l'éventuel fusion de la Normandie et de l'Ile-de-France pour former un méga-machin territorial parfaitement improbable...

Revenons donc sur le plancher des vaches: le développement de l'Axe Seine ne peut se faire que dans le cadre d'une coopération des politiques publiques les plus puissantes, à savoir celle de l'Etat central et celles des deux régions concernées: la Normandie et l'Ile-de-France.

Cela pose donc la question de la mise en oeuvre d'un contrat de coopération inter-régionale avec l'Etat sur le périmètre concerné: ce fameux "CPIER Vallée de la Seine" dont on nous rebat les oreilles depuis près de dix ans sans en voir les espèces sonnantes et trébuchantes et donc, sans en voir le moindre résultat concret, si ce n'est, peut-être, la mise en oeuvre prochaine (mars 2021) de la ligne de fret ferroviaire Serqueux-Gisors pour désenclaver le port du Havre.

Bref! assez de paroles. Des actes!

Et des actes puissants qui évitent le saupoudrage de l'action publique faute d'une coordination suffisante entre l'Etat central et les régions concernées qui portent aussi des projets déterminants et financés pour le développement de l'Axe Seine: depuis 2018, par exemple, la région Normandie propose de prendre à sa charge pour 300 millions d'euros les travaux de désenclavement du grand port maritime du Havre vers son fleuve. On attend toujours.


 

https://www.normandinamik.cci.fr/agnes-pannier-runacher-annonce-le-soutien-de-letat-a-trois-nouveaux-projets-dinvestissements-industriels-dans-le-territoire-dindustrie-de-laxe-seine/

Agnès Pannier-Runacher annonce le soutien de l’État à trois nouveaux projets d’investissements industriels dans le Territoire d’Industrie de l’Axe Seine

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Publié le  19/02/2021
Jacques-Olivier Gasly
Agnès Pannier-Runacher, ministre déléguée auprès du ministre de l’Economie, des Finances et de la Relance, chargée de l’Industrie, s’est rendue ce jeudi 18 février à Rouen (Seine-Maritime) afin de faire un point sur les enjeux industriels du territoire et la mise en œuvre du plan France Relance. A cette occasion, la ministre a annoncé trois nouvelles entreprises lauréates du « Fonds d’accélération des investissements industriels dans les territoires », doté de 400 millions d’euros d’ici à 2022 à l’échelle nationale

Ces trois nouveaux projets lauréats représentent plus de 1,5 million d’euros de subventions apportés par l’État dans le cadre de « France Relance », pour un total de plus de 13 millions d’euros d’investissements industriels sur le Territoire d’Industrie Axe Seine.

Sur le Territoire d’Industrie de l’Axe Seine, cette annonce porte à neuf le nombre de projets industriels désormais soutenus par le « Fonds d’accélération des investissements industriels dans les territoires ». Ces trois nouvelles entreprises lauréates s’ajoutent en effet aux six entreprises lauréates précédemment annoncées (ORIL INDUSTRIE, SOLCERA, FERME DES PEUPLIERS, SIEMENS GAMESA RENEWABLE ENERGY S.A.S., LUNEAU TECHNOLOGY OPERATIONS et IPODEC NORMANDIE). Ces investissements permettront aux entreprises concernées de diversifier leur activité, de moderniser leurs procédés de fabrication et d’accélérer la transition écologique du territoire. Ils permettront de conforter plus de 9 100 emplois (dont 7 000 pour Siemens) et d’en créer plus de 900 (dont 750 pour Siemens).

En tenant compte des 9 autres entreprises lauréates des fonds de modernisation des filières automobile et aéronautique qui ont été annoncées ces dernières semaines, ce sont donc un total de 18 entreprises soutenues à date par « France Relance » sur le Territoire d’Industrie d’Axe Seine. Tous projets confondus, cela représente près de 528 millions d’investissements industriels accélérés dans le territoire d’industrie et 13,9 millions d’euros de soutien apporté par l’État.

Le « Fonds d’accélération des investissements industriels dans les territoires » livre donc dès aujourd’hui ses premiers effets et permet d’accélérer la réalisation d’investissements industriels importants pour le territoire. L’objectif est clair : favoriser la résilience de notre industrie en renforçant sa compétitivité, à travers un plan massif de modernisation des outils de production, de soutien à la transformation numérique et à l’amélioration de la performance environnementale.

Enfin, il a été décidé d’apporter un soutien supplémentaire aux territoires les plus impactés par la crise COVID. Les trois nouveaux projets soutenus s’inscrivent dans ce cadre et ont ainsi fait l’objet d’une décision du préfet de Région, prise en concertation avec le président du Conseil régional de Normandie.

Les 3 nouvelles entreprises lauréates

GEBETEX TRI NORMANDIE – Vernon, département de l’Eure

Le projet consiste en la mise en route d’une unité industrielle de tri de textiles usagés, avec un volume de traitement de 11 000 tonnes par an. Ce site permettra d’éliminer le goulot d’étranglement du tri dans la filière du recyclage textile, entre la collecte par les associations et de la demande nationale et internationale. L’achat de lignes de tri de pointe et l’intégration de nouvelles technologies vont permettre de de relocaliser des emplois par l’ajout de valeurs ajoutées supplémentaires par du tri plus fin et plus technique. Le projet représente un investissement industriel de 11 millions d’euros, 30 nouveaux emplois directs pourront être créés et 20 emplois préservés.

EPICERIE FINE COSMETIQUE – Andé, département de l’Eure

EPCIERIE FINE COSMETIQUE, entreprise de la cosmétique, crée un nouveau site industriel en réhabilitant un bâtiment en friche pour créer un laboratoire de conditionnement, des bureaux et un site logistique. L’investissement dans de nouvelles lignes de production permettra de sécuriser et développer l’emploi local sur le site normand en y concentrant toute l’activité industrielle et logistique. Le projet représente un investissement industriel de 800 000 euros, 7 nouveaux emplois directs pourront être créés d’ici 2022 et 17 emplois préservés.

SARL MAISON MAUGY – Iville, département de l’Eure

L’entreprise Maison Maugy est spécialisée dans la construction de maisons en ossatures bois, respectueuses de l’environnement. Le projet vise à créer un deuxième atelier de production ; il permettra l’installation de machines-outils pour assembler les murs de manière automatisée. Avec cet investissement, l’entreprise poursuit son développement dans la profession bois. Le projet représente un investissement industriel d’1 million d’euros sur un coût global de 2 millions d’euros, 10 nouveaux emplois directs à court terme pourront être créés et 43 emplois préservés.

Région = séparatisme? Le vrai danger c’est un Grand-Paris fusionné avec la Normandie quittant la France pour l’Europe…

Dans sa dernière édition datée du 19 février (n°1249), le très républicain hebdomadaire "Marianne" signe sous la plume d'Hadrien Mathoux un réquisitoire contre l'idée régionale qui serait un dangereux ferment de séparatisme de notre République "une et indivisible" entamant, notamment, son principe égalitaire:

Cet article évoquant la décentralisation comme "cet autre séparatisme" (les sympathisants de l'idée régionale seront ravis d'apprendre d'être ainsi mis dans le même sac que les barbus de l'islamisme radical ou les militants du progressisme diversitaire) part du constat que nous partageons, nous aussi, du désastre territorial de la grande réforme régionale de 2015 qui a massacré l'idée régionale en refusant de la prendre au sérieux pour que la France soit enfin dotée de vraies régions harmonisant la géographie fonctionnelle (la région) et la géographie humaine (la province): Hadrien Mathoux a raison de noter que ces "régions hors-sol sans légitimité historique ou démocratique" risquent de créer des questions régionales inédites, la Corse puis l'Alsace, avant, peut-être, la Bretagne dans un proche avenir, expérimentant la communauté territoriale unique.

Evidemment, cet article est à charge puisqu'il se fonde sur le prêt-à-penser du préjugé jacobin centralisateur qui craint tout progrès de l'idée régionale comme facteur de division et de séparatisme alors qu'il faudrait prendre enfin au sérieux l'idée régionale pour en expérimenter toutes les opportunités pour remédier aux défauts incontestables du centralisme parisiano-jacobin:

Le journaliste de Marianne n'aura, hélas, pas cette curiosité et, poursuivant, ainsi une vieille lune sinon une illusion, ne peut rendre compte aux lecteurs de son journal du véritable danger de séparatisme territorial:

En effet, l'unité nationale de la France n'est pas sérieusement menacée par la géographie humaine des  Alsaciens, les Corses ou les Bretons mais par la géographie fonctionnelle sans âme ni coeur d'un Grand-Paris pouvant fusionner avec notre Normandie quittant la France pour mieux rejoindre l'Europe et le Monde.

On notera, enfin, que cet article paraissant dans la grande presse hebdomadaire nationale, donc parisienne, ne parle pas de la Normandie: on poussera donc un ouf de soulagement!

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Avis à une journaliste de OF: un historien normand du Mont-Saint-Michel ne peut être que… Normand!

Mauricette Guittard journaliste à ouest-France, le journal breton qui a pris l'habitude de reluquer notre Mont-Saint-Michel bien Normand l'a peut-être enfin appris en écrivant l'article suivant consacré à une belle personnalité de notre tradition normande d'érudition historique: Henry Decaëns qui vient d'être fait chevalier dans l'ordre des Arts et des Lettres...

Les liens entre le Mont-Saint-Michel et la partie orientale de la duchée de Normandie à ce point proche de Paris qu'elle en devint "Haute" pour être distinguée d'une "Basse" (devant la Bretagne si l'on en croit la foi d'un journal breton...), ont toujours été très intimes puisque le diocèse d'Avranches a toujours fait partie de la province ecclésiastique de Rouen.

Mais avec l'honorable Henry Decaëns venu de Rouen, (cela aurait dû mettre la puce à l'oreille de Mauricette) nous savons que cette intimité entre la Haute et la Basse se noue dans l'architecture même du choeur de l'abbatiale du Mont-Saint-Michel dont le plan s'inspire du choeur de la cathédrale d'Evreux (département de l'Eure, ex-Haute-Normandie, on insiste pour que les journalistes bretons qui pourraient nous lire, comprennent enfin...) et dont les architectes et les ouvriers venaient de Rouen tout comme l'abbé de l'époque qui était aussi l'archevêque de Rouen comme Henry Decaëns le précise lui-même à la fin de l'article de Mauricette Ouest-France à lire ci-dessous...

Moralité:

Henry de Caen de Rouen n'est pas un historien "haut'-normand mais un historien... normand!


 

https://www.ouest-france.fr/normandie/manche/henry-decaens-le-chevalier-du-mont-saint-michel-7158111

Henry Decaëns, le « chevalier » du Mont-Saint-Michel

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Nommé chevalier dans l’ordre des Arts et des Lettres, Henry Decaëns, un historien haut-normand, est l’un des spécialistes du Mont-Saint-Michel et de son abbaye.

Henry Decaëns a été nommé chevalier dans l’ordre national des Arts et des Lettres. Cette distinction récompense son amour et sa grande connaissance du Mont-Saint-Michel (Manche). Ce Haut-Normand, bibliothécaire de la faculté de droit de Rouen, puis éditeur et directeur de la maison d’édition de l’université rouennaise, a étéguide conférencier à l’abbaye du Mont-Saint-Michel pendant 48 ans.

Conférencier à 23 ans

En juillet 1965, Henry Decaëns a 23 ans et vient d’être nommé guide conférencier à l’abbaye du Mont. « J’ai passé trois jours dans la bibliothèque de l’université de Caen et lu tout ce qui concernait l’abbaye. Je me suis fait des fiches. Le samedi soir, au Mont, j’ai dormi dans la Maison verte, là où loge aujourd’hui l’administrateur de l’abbaye. Le dimanche, j’ai repéré les lieux. Le lundi, j’ai commencé les visites. Sans mes fiches. »

« On ne sortait pas du Mont »

Été après été, Henry Decaëns a consacré un mois de ses grandes vacances « et quelques week-ends » à l’abbaye du Mont-Saint-Michel. « On restait un mois au Mont. Sans jour de repos. Deux visites un jour, trois visites le suivant et ainsi de suite. On ne sortait pas du Mont. À cette époque, des marchands ambulants se garaient près des remparts : boulanger, épicier, marchand de légumes, poissonnier. On avait tout sous la main. »

À Tombelaine à pied

Henry Decaëns se marie en 1967. « En 1970, à la naissance de notre second enfant, on nous a proposé un petit appartement au Fanil. Pendant mes visites, mon épouse allait à Tombelaine à pied avec les enfants. C’était possible à l’époque. La Sée et la Sélune coulaient au Nord de Tombelaine et le Couesnon plutôt à l’Ouest. C’était sans danger. » En 1972, le couple achète « une petite maison aux Pas. On l’a toujours et on y séjourne régulièrement ».

Citoyen d’honneur du Mont

En 48 années de guide conférencier, Henry Decaëns a tout vu et tout appris de l’abbaye. « J’ai même été marié dans l’église souterraine, Notre-Dame-sous-Terre, par l’abbé Hamel. Un privilège. En 2015, j’ai été nommé citoyen d’honneur de la commune du Mont. » Montois d’adoption et de cœur, Henry Decaëns se souvient d’un Mont-Saint-Michel « qui ne vivait que l’été. Tout était fermé l’hiver. De ce Mont endormi, mais qui respirait, je garde de magnifiques souvenirs ».

Une douzaine de livres

Henry Decaëns a lutout ce qui a été écrit sur le Mont. « J’ai chez moi près de 12 m linéaires de livres sur le sujet. » L’historien a rendu la politesse et publié « une douzaine de livres sur le Mont. Dont un Itinéraire, aux Éditions du Patrimoine, traduit en onze langues. J’ai aussi collaboré à de nombreux ouvrages collectifs. » À Rouen, il a été, pendant quarante ans, l’administrateur de l’église abbatiale Saint-Ouen bâtie, entre autres, par Guillaume d’Estouteville, archevêque de Rouen de 1454 à 1483. « Guillaume d’Estouteville a été le trente-quatrième abbé du Mont Saint-Michel, de 1444 à 1483. Je ne pouvais pas échapper au Mont-Saint-Michel ! »

Cherbourg-Bayonne: construction d’un Axe Plantagenêt pour le fret ferroviaire…

En période de crise, il faut investir en sachant regarder un peu plus loin que l'horizon assombri par la brume de la conjoncture. La géo-histoire peut nous y aider...

La géographie de la Normandie permet de doubler par l'Ouest, le corridor isthmique européen saturé "Amsterdam- Marseille" : c'est l'axe que nous appelons ici "axe Plantagenêt" parce que nous connaissons ici l'histoire normande ou anglo-normande.

Le Brexit a créé l'opportunité de faire du port normand de Cherbourg la porte d'entrée privilégiée de l'Irlande en Europe: c'est une opportunité qui doit être totalement prise en compte en Normandie.

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https://www.ouest-france.fr/economie/transports/cherbourg-bayonne-la-premiere-autoroute-ferroviaire-de-la-facade-atlantique-7155174

Cherbourg-Bayonne : la première autoroute ferroviaire de la façade atlantique

Voilà plusieurs années que les gouvernements successifs cherchent à développer les autoroutes ferroviaires. En 2022, la première autoroute ferroviaire de la façade atlantique reliant Cherbourg à Bayonne pourrait entrer en service. Les travaux ont déjà commencé en Normandie et Pays de la Loire.

« Chaque camion chargé sur le train, c’est une tonne de CO2 économisée, se réjouit Maxime Boisson, représentant de la maîtrise d’ouvrage SNCF Réseau. L’autoroute ferroviaire, transition écologique dans le transport de marchandises, permet d’éviter la saturation des autoroutes et des routes. C’est le fret d’avenir ! » Six autoroutes ferroviaires ont déjà vu le jour dont l’une permet le passage en Espagne, l’autre en Italie. Une septième devrait entrer en service l’année prochaine et relier Cherbourg à Bayonne. « La part du fret ferroviaire dans le transport de marchandises en France n’est actuellement que de 9 % mais l’offre devrait se développer davantage dans les années à venir : l’État entend doubler ce chiffre d’ici à 2030 », précise Laurent Fléchet, pilote maîtrise d’ouvrage des autoroutes ferroviaires à SNCF Réseau.

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Un projet soutenu par Brittany Ferries

Cet axe situé sur la façade Atlantique est stratégique pour de nombreux acteurs français comme Brittany Ferries. En 2018, la compagnie maritime bretonne interpelle SNCF Réseau via un appel à manifestation d’intérêt lancé par l’État, car elle cherche à proposer à ses clients une solution alternative au transport maritime et faciliter les échanges commerciaux entre l’Angleterre et l’Espagne. Le principe est simple : acheminer des camions complets ou des semi-remorques sur des wagons spécialement aménagés, surbaissés pour franchir ponts et tunnels. Les ingénieurs se mettent au travail, imaginent un tracé permettant de traverser la France de nuit, à raison d’un aller-retour par jour, cinq jours par semaine.

Un mode de transport plus économique

Chaque wagon peut transporter deux semi-remorques : « Il suffit d’un terminal de départ avec une plateforme de chargement des camions, explique Laurent Fléchet, un terminal à l’arrivée et la définition d’un « sillon », le tracé de l’itinéraire du train calé dans le temps en vérifiant les disponibilités et fréquentations de la voie. » Les transporteurs optent davantage pour le transport de la remorque seule, afin d‘éviter la présence d’un conducteur durant tout le trajet. Il suffit d’organiser une récupération à l’arrivée par un autre conducteur : « L’autoroute ferroviaire est pertinente d’un point de vue économique à partir de 600 km et plutôt orientée sur les transports transfrontaliers, poursuit Laurent Fléchet. Elle est aussi intéressante pour franchir des obstacles comme des zones de montagnes. 

Trois ponts en Normandie et Pays de la Loire

En Normandie, ils repèrent deux ponts voûtés et maçonnés gênant la circulation. Le camion sur le wagon augmente en effet la hauteur standard habituelle. L’un est déconstruit, jugé inutile. Pour l’autre, il est décidé de creuser le sol afin d’abaisser la voie et permettre le passage des wagons chargés. Les travaux débutent.Un troisième pont est identifié à Écommoy dans la Sarthe : « Nous avons procédé à un abaissement de plateforme et donc, creusé le sol pour permettre le passage du train », explique Maxime Boisson. Les travaux ont eu lieu en septembre et octobre 2020 dans le respect du protocole sanitaire. Pendant dix jours, la circulation a été totalement interrompue, la double voie a été démontée et déposée. Les pelles mécaniques ont creusé le sol d’une trentaine de centimètres sur une longueur de 300 mètres. En même temps, la traversée de la voie piétonne de la gare d’Ecommoy a été sécurisée. Le montant des travaux s’élève à 1,18 million d’euros, intégralement financés, comme pour la Normandie, par l’Agence de financement des infrastructures de transport de France.

Lever les contraintes

Pour la partie sud, les études préliminaires se poursuivent, notamment pour franchir les quatre tunnels situés entre Poitiers et Bordeaux. Afin de permettre une mise en exploitation dans le calendrier souhaité, une méthode innovante est en cours de mise en œuvre. « Nous avançons sur une route que nous fabriquons en même temps, explique Laurent Fléchet. Nous tentons de résoudre les difficultés au fur et à mesure qu’elles se présentent. » Les réflexions devront aussi examiner les différentes contraintes d’exploitation, comme le risque de fermeture prolongée des passages à niveaux pour la traversée de Cherbourg et éviter les heures de pointe. Alors que les travaux réalisés en Normandie et Pays de la Loire s’élèvent à 3 millions d’euros, on évoque le chiffre très approximatif de 8 millions d’euros pour la partie sud. L’État prendra à sa charge la totalité des travaux concernant les infrastructures.

Une mésentente durable entre la métropole et la région serait mortelle pour la Normandie…

Dans la dernière édition disponible de la Chronique de Normandie éditée par Bertrand Tierce (n°668, 15 février 2021) un constat inquiétant est dressé, constat que nous partageons totalement:

Parmi les collectivités territoriales normandes, les dix premières, par la taille du budget, ont la responsabilité d'organiser une cohérence territoriale de leur action publique à l'échelle normande, au service de l'intérêt général de notre région.

Cela implique qu'à à ce niveau d'investissement et de fonctionnement, le localisme n'est plus de mise.

Dans le graphique ci-dessous, la hiérarchie des collectivités territoriales normandes est éloquente:

La région Normandie est largement en tête pour sa capacité à investir suivie par la métropole de Rouen dans cette même capacité à investir. Suivent, ensuite, toujours à l'aune de ce critère essentiel, les cinq départements normands, la communauté urbaine du Havre, la communauté urbaine de Caen et la communauté d'agglomération du Cotentin (Cherbourg) fermant la marge...

En conséquence, s'il y a mésentente durable entre les deux principales sources de financement public disponibles pour préparer l'avenir de la Normandie, on peut craindre le pire:

L'intérêt général de la Normandie exige une entente entre la Région et la métropole de Rouen, entre Hervé Morin et... Nicolas Mayer Rossignol: message reçu 5/5 par...

Hervé Morin!

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Lire, ci-après, l'analysé proposée par Bertrand Tierce, que nous partageons totalement:

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Voir aussi:

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La région Normandie, premier partenaire public pour l'avenir de tous les territoires normands... Preuve supplémentaire avec l'exemple du Perche normand (Orne).

Communiqué de la région:

Signature du contrat de territoire révisé du Pays du Perche Ornais

 Vendredi 19 février, Hervé MORIN, Président de la Région Normandie, Christophe de BALORRE, Président du Département de l’Orne et Jean-Claude LENOIR, Président du PETR du Pays du Perche Ornais ont signé le contrat de territoire révisé du Pays du Perche Ornais à Mortagne-au-Perche.

Le montant total des projets pour le Perche ornais est 17 millions d’euros €. La participation de la Région s’élève à 3,3 millions €, celle du Département à 1,2 million € et celle du pôle d'équilibre territorial et rural du Perche et des communes qui le composent à 6,8 millions €.

Les projets ont pour but de favoriser l’attractivité du Perche, d’accroître la compétitivité économique du Perche et d’encourager le développement durable et solidaire du territoire. Ces projets s’inscrivent dans le plan de relance Normandie.

 Sept nouvelles opérations ont été ajoutées au contrat initial :

  • La requalification du bourg de Longny-au-Perche
  • L’étude de revitalisation du centre-ville de Mortagne-au-Perche
  • La rénovation et couverture de la piscine de Longny-au-Perche
  • La création d’un centre de mémoire et de culture en centre-ville de Mortagne-au-Perche
  • La rénovation du Carré du Perche
  • L’opération collective de modernisation du commerce et des services de centre-bourg
  • La restauration du Manoir de Courboyer – Maison du Parc

Le contrat initial concerne :

Projets pour l’attractivité du Perche :

  • La création d’un pôle de santé au Theil-sur-Huisne, CDC des Collines du Perche normand
  • L’espace télémédecine du pôle de santé de Mortagne-au-Perche
  • La modernisation de salles de sport à La Chapelle-Montligeon, Val-au-Perche, Mortagne-au-Perche, Longny-les-Villages
  • La création d’une espace multisports à Tourouvre-au­-Perche
  • La modernisation des piscines de Bellême et de Bretoncelles
  • L’aménagement du centre de loisirs de Val au Perche et à Longny-les-Villages
  • La création d’une médiathèque à Rémalard
  • La muséographie du musée de l’émigration française au Canada à Tourouvre-au-­Perche.

 

Projets pour la compétitivité économique :

  • L’aménagement des Zones d’activités économiques : aménagement numérique des ZAE du bassin de Mortagne-au-Perche et Cœur du Perche
  • La création d’une zone d’activité à Tourouvre-au-Perche
  • L’immobilier d’entreprise : création d’un bâtiment pour l’accueil d’un artisan à Mâle, d’un atelier locatif pour deux entreprises sur la zone de la Croix verte à Sérigny, d’un atelier locatif à Sablons-sur-Huisne
  • Une opération collective de modernisation de l’artisanat et du commerce

 

Développement durable et solidaire du territoire :

  • L’opération groupée de plantation de haies dans le bassin de Mortagne-au-Perche et dans le Parc naturel régional du Perche
  • La création d’une épicerie sociale au sein de la maison des solidarités dans le bassin de Mortagne-au-Perche.

 

Une belle tradition de notre Normandie rurale à relancer: la Bourguelée des Rois!

Il n'y a pas que les feux de la Saint-Jean chantés par Edith Piaf... On pourrait aussi parler des feux de la bourguelée au coeur de la Normandie, dans le Roumois et le Lieuvin, mais au coeur de l'hiver, entre l'Epiphanie et la mi-Carême: cette tradition rappelle aussi celle du Carnaval qui doit avoir toujours lieu avant le... Mardi Gras.

Une belle tradition d'hiver pour se réchauffer ensemble qu'il faut, de toute urgence, faire revivre du côté de la vallée de la Risle!

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Hervé Morin dans Le Figaro du 18 février 2021: Fier d’être Normand!

Dans la perspective des prochaines élections régionales, Hervé Morin, le président de la Normandie rappelle dans un entretien accordé au Figaro ce 18 février 2021 l'intérêt de prendre enfin un peu plus au sérieux l'idée décentralisatrice ou la question régionale.

La fin du mandat d'Emmanuel Macron approche et il faut dire que sur les questions qui nous importent, la décentralisation et la régionalisation, le bilan est plutôt , voire, très négatif!

Même sur les modestes avancées prévues par le projet de loi "4D" (Différenciation, déconcentration, décentralisation, décomplexification) porté par la ministre Jacqueline Gourault, on n'est pas sûr que cela pourra aller jusqu'à son terme d'autant plus que le véritable objectif de cet exercice de "et en même temps" juridique consiste à neutraliser la montée en puissance du bloc régional suite à la réforme de 2015 en renforçant la présence de l'Etat déconcentré sur les territoires et en privilégiant le relais des élus locaux du bloc communal et départemental...

Malgré tout, la Normandie, seule vraie région de France associant sur le même territoire la région fonctionnelle et la province identitaire, fait heureuse exception: dans le texte à lire ci-dessous, Hervé Morin précise son objectif:

"bâtir une communauté de destin" et "faire en sorte que l'on soit fier d'être Normand."

Franchement, qui oserait s'opposer à ces objectifs pour les Normands et l'avenir de la Normandie?

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Le 22 février 2021 sur FR3 Normandie, la voix de Philippe Torreton sera celle de Rollon!

Preuve que la Normandie existe à nouveau dans l'imaginaire grâce à sa réunification depuis six ans... Retour aux origines avec l'épopée Viking avec Rollon qui s'installa avec ses hommes dans les boucles de la vallée de la Seine. Avant que Netflix (rêvons un peu) ne s'empare du grand sujet d'une biographie de Guillaume le Conquérant, ce docu-fiction consacré au fondateur de la Normandie qui sera diffusé le 22 février prochain sur France 3 Normandie avec la voix de l'acteur Philippe Torreton, est déjà un bon début!

https://www.ouest-france.fr/normandie/entretien-le-producteur-de-rollon-sur-les-traces-du-premier-normand-raconte-les-coulisses-du-film-7157977

Le producteur de « Rollon, sur les traces du premier Normand » raconte les coulisses du film

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Le premier film documentaire sur Rollon, le Viking qui a fondé la Normandie, sera diffusé le 22 février 2021 à 22 h 50, sur France 3 Normandie. Un docufiction historique tourné dans toute la Normandie, par et avec des intervenants exclusivement originaires de la région. Entretien avec Samuel Moutel, de Keren production, son producteur.

Rollon, fondateur de la Normandie, est à l’honneur dans un film documentaire de 52 minutes diffusé le 22 février 2021 à 22 h 50, sur France 3 Normandie, Rollon, sur les traces du premier Normand. Environ 120 artistes, techniciens, comédiens et bénévoles, tous originaires de la région, ont participé à sa production et Philippe Torreton, né à Rouen, en est le narrateur.

Comment a germé ce projet de docufiction sur Rollon ?

Alban Vian, réalisateur basé à Rouen, a commencé à me parler de ce projet en 2018. J’étais alors en train de produire un film documentaire sur Guillaume le Conquérant, qui sera diffusé lundi 12 avril, pour respecter la logique chronologique, également sur France 3 Normandie.

Je connaissais très peu Rollon, qui est le premier homme à avoir commencé à tracer les frontières de la Normandie.

La crise sanitaire a-t-elle influé sur le tournage ?

Après deux ans de travail, une durée assez classique pour un documentaire de cette ampleur-là, Rollon, sur les traces du premier Normand, est achevé.

l s’agit de l’un des films à avoir pu se faire, malgré la pandémie de Covid-19. Avec un tournage prévu en juin, juillet et septembre, nous avons eu la chance de passer entre les gouttes…

Avez-vous rapidement pensé à Philippe Torreton pour interpréter la voix narrative ?

Nous y avons pensé assez tôt car nous cherchions une voix qui ait « du coffre ». De plus, nous souhaitions faire appel à une personne qui revendique ses origines normandes, ce qui est le cas de Philippe Torreton, natif de Rouen.

Nous avons décidé de lui envoyer le film une fois qu’il était quasiment terminé, avec une voix témoin. Il a rappelé dans les deux heures qui ont suivi pour nous donner son accord !

Ce film documentaire est 100 % Normand…

En effet, environ 120 personnes ont participé à sa production, toutes originaires de la région. Les lieux de tournage sont aussi exclusivement normands : Rouen, Caen, Hérouville-Saint-Clair, Carentan, Bernay…

l y a également eu un grand enthousiasme de la part d’associations, qui nous ont accompagnés. Par exemple, Ornavik, un parc historique à Hérouville-Saint-Clair, nous a beaucoup aidés pour les décors, les gestes à effectuer, les armes manipulées…

Nous avons aussi pu utiliser un grand drakkar, une pièce unique, grâce à l’association Dreknor, située à Carentan (Manche).

Dans quel état d’esprit êtes-vous en attendant la diffusion ?

Nous sommes vraiment impatients de montrer ce film documentaire. Le fait qu’on s’intéresse enfin à Rollon a suscité un réel engouement. On sent une vraie attente de la part de téléspectateurs, qui se sont manifestés sur les réseaux sociaux, c’est gratifiant. Il s’agit de l’aboutissement de quelque chose.

Philippe Torreton a rapidement accepté de prêter sa voix au film

Le comédien confie : « Tout ce qui touche à la Normandie m’interpelle et j’ai trouvé courageux de se lancer dans un docufiction sur Rollon. Celui-ci est très intelligemment fait. Il est ludique et passionnant. »

Côté Ouest fait sa une sur Caen: la carte postale ne nous convainc pas!

Florence Nikolic, chargée de promotion et de communication de l'office du tourisme de la ville de Caen s'en fait bruyamment l'écho sur son compte Linked In:

"Courrez chez votre marchand de journaux, achetez sans plus tarder le dernier magazine (n°151) de Côté Ouest et installez vous confortablement dans votre canapé pour découvrir le dossier consacré à Caen et la côte de Nacre! De superbes photos, des portraits de chefs, des bonnes adresses... Bref, le plus dur sera de choisir pour planifier votre prochain séjour chez nous !"

Merci à nos partenaires:
Lavraievie_caen Imec La Voile Blanche Ouistreham Mémoranda Le Wip Artothèque de Caen Pigalle Caen La Ferme de Billy Laurence Du Tilly Bouchard Clos Saint-Martin Gloriette Blue Corner L'Aromate Caen La Nouvelle Librairie Guillaume La Fabrique Côté Mer - Lion sur Mer Frac Normandie Caen Galerie L'Oeil Histrion Keys & co. Fragments Musée des beaux-arts de Caen A Contre SENS Le Vivier Le Mémorial de Caen

https://www.linkedin.com/posts/activity-6766028987803156480-d5o5

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Nous ne sommes pas convaincus...

Le problème n'est pas la jolie carte postale proposée par le magazine "Côté Ouest" qui s'arrête à Caen et sa côte de Nacre. Le problème c'est que les réalités patrimoniales et touristiques caennaises nous éloignent quelque peu de la carte postale.

Nous avons donc adressé à Mme Nikolic, le commentaire suivant:

"Il faudra faire en sorte que certaines réalités puissent correspondre à cette carte postale: le patrimoine architectural, l'art et l'histoire de la ville de Caen ne font pas assez l'objet d'une politique spécifique pour identifier une destination touristique caennaise qui ne doit pas être limitée au seul tourisme de la mémoire de 1944. En clair: il faut mettre en oeuvre concrètement le cahier des charges du label "ville d'art et d'histoire" et profiter de la mise en oeuvre de l'AVAP pour stopper la bétonisation et la banalisation architecturale de la ville de Guillaume le Conquérant dont on pourra fêter le millénaire de la naissance (ainsi que celle de sa ville) en.... 2027."

Contournement Est de Rouen: l’analyse du géographe universitaire rouennais Arnaud Brennetot

S'exprimant dans l'édition caenaise de Ouest-France datée du 16 février 2021, le géographe universitaire Arnaud Brennetot qui fut membre du collectif des géographes normands qui se sont mobilisés pour la réunification de notre région et qui suit de près la question métropolitaine rouennaise présente ses réflexions sur la pertinence du contournement routier de Rouen par l'Est:

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Trois questions à Arnaud Brennetot, spécialiste de l’aménagement du territoire sur le contournement est de Rouen

La Région a adopté ce lundi 15 février, une augmentation de sa part de financement dans le projet de contournement est de Rouen. Mais est-ce une bonne idée de construire cette infrastructure ? Nous avons posé la question à Arnaud Brennetot, spécialiste de l’aménagement du territoire. 

Voilà un projet d'autoroute de 41,5km qui devrait enfin voir le bout du tunnel et surtout voir le jour après la décision de la Région et du Département de financer la somme manquante après le retrait de la Métropole. Est-ce une bonne nouvelle ?

Arnaud Brennetot : "A l’échelle locale, ce que permettrait le contournement est, c’est une multiplication des flux locaux qui traversent l’agglomération de Rouen sans s’y arrêter et cela permettrait une diminution de la pollution liée au trafic d’automobiles et de camions.

A l’échelle globale en revanche, on sait que lorsqu’on augmente une offre de transport, ça se traduit par une augmentation du trafic et donc des émissions de gaz à effet de serre. Cette interprétation se fait dans la mesure où l'on oublie la possibilité d’une transition immédiate vers des véhicules électriques.

Nous faisons les frais d’une politique de transports un peu trop tardive. En France, le trafic de frets ferroviaires a diminué au cours des vingt dernières années alors qu’il a augmenté du côté du trafic routier. C’est problématique. Aujourd’hui, 90% du trafic de marchandises en France se fait par le fret routier. Et en Normandie, grande zone de ports industriels, l’impact est considérable sur le plan des mobilités, sur l’engorgement des équipements et sur le plan environnemental. Une politique volontariste à l’échelle nationale, qui tendrait vers un développement du fret fluvial et routier, permettrait au moins d’éviter ces problèmes posés par le contournement est."

L'un des problèmes soulevés par l'opposition est celui de la bétonisation des sols. Plus de 500 hectares de terres cultivées devraient être exploités en ce sens mais des partisans disent qu’il y aura des contreparties. Sont-elles suffiantes ? 

Arnaud Brennetot : "L’enjeu principal ici réside dans les émissions de gaz à effet de serre. L’histoire de bétonisation des sols me semble personnellement tout à fait secondaire. Certes la construction sur un tel périmètre, d’autant plus que ce sont des terres cultivées et cultivables, est importante. Mais tous les grands chantiers ont supposé à un moment la consommation de terres.

Ce que l’on observe, c’est que le président de la Métropole Rouen-Normandie (Nicolas Mayer-Rossignol) propose pour réguler le trafic, la construction d’un grand parking routier. Ce qui impliquerait aussi la consommation de parcelles cultivées. L’enjeu n’est pas tant de savoir si l’on doit artificialiser ou pas. Mais plutôt de savoir si cela relève de l’intérêt général y compris sur le plan environnemental. Cette question de l’artificialisation des sols devrait se poser à l’échelle régionale et non locale."

Si l’on oublie pour quelques instants l’aspect économique, est-ce que cette infrastructure est pertinente d’un point de vue écologique ?

Arnaud Brennetot : "Il n’y a pas de réponse simple car créer ce type d’autoroute est fait pour améliorer le cadre de vie des Rouennais. Mais en même temps, ça se traduirait par une augmentation considérable de la production de gaz à effet de serre à l’échelle globale. Mais l’absence de ce type de construction se traduirait non pas par la suppression de gaz à effet de serre mais par une moindre augmentation. Aujourd’hui on constate que les flux routiers augmentent le long des trois principaux ponts de Rouen qui enjambent la Seine (les ponts Flaubert, Mathilde et Guillaume). C’est finalement la population locale qui est touchée dans l’une des seules agglomérations qui ne bénéficient pas de rocade routière.

Face à cette situation, la Métropole s’est prononcée et s’est retirée du projet, le département de Seine-Maritime et la Région eux maintiennent le pour. Je pense que nous devrions revoir nos ambitions en vue du contexte sanitaire que nous traversons. A ce titre, certaines solutions pourraient être réexaminées. Contraints par la force des choses, le télétravail par exemple a réduit le trafic. Nous pourrions penser aussi à des dispositifs de régulation du trafic. La projection pèche, comme à l'accoutumée dans ce contexte compliqué."

NORMAUND.FR: la boutique 100% normande de produits 100% normands pour les Normands à… 100%

L'Etoile de Normandie fait de la réclame!

COUP DE COEUR ETOILE DE NORMANDIE

Un Normand ayant ras-le-bol comme nous mêmes de voir trop souvent proposés aux gogos que nous ne sommes pas des produits soi-disant normands et usurpant le beau nom de Normandie, a décidé de réagir en lançant sur Internet une boutique en ligne qui nous garantie une origine 100% normande de ce qui nous est proposé à la vente.

Cette boutique est la bien nommée "Normaund.fr" est à découvrir de toute urgence sous le lien suivant:

https://normaund.fr/

Capture d’écran du 2021-02-17 12-03-21

La e-boutique Normaund.fr a été créée afin de regrouper des produits Normands fabriqués en Normandie.

Car il y en a marre des produits identifiés Normands mais fabriqués à l’étranger !

Cette boutique en ligne ne contient donc que des produits Made In Normandie.

Je tâcherai régulièrement d’ajouter de nouveaux articles Normands !

Mais dès aujourd'hui vous pouvez trouver des :

  1. Drapeaux Normands
  2. bols et mugs en faïence
  3. aiguilles et épingles à nourrice
  4. porte-clés bois
  5. magnet en bois
  6. porte-clés anti-perte
  7. pailles en Paille Bio
  8. stickers
  9. sabot cale à huîtres
  10. DRAKKARMADA jeu de société
  11. savons
  12. filets à provisions
  13. ceintures

Le tout fabriqué exclusivement en Normandie et disponible sur www.Normaund.fr

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Ci-joint blason Normaund

En vous remerciant

Cordialement

Kévin LEVEN
www.Normaund.fr
Mail.: boujou@normaund.fr

L’avenir de la tapisserie de Bayeux est entre de bonnes mains… Des mains féminines!

La "tapisserie de la Reine Mathilide" a longtemps été, par un abus de langage qui n'en était finalement pas un, le nom par lequel était connu de plus grand nombre le "Telle du Conquest" qui est, assurément, le nom le plus historiquement authentique de cet admirable trésor de notre Normandie médiévale...

Car, depuis ses origines, la célèbre broderie racontant la mémorable conquête de la couronne d'Angleterre par le duc Guillaume de Normandie, fut une affaire de femmes: probablement d'abord celle de brodeuses moniales ou de leurs ouvrières issues d'un monastère du Sud de l'Angleterre pour le compte de l'évêque Odon de Bayeux demi-frère du Conquérant qui vivait fastueusement et que l'on doit considérer comme l'un des grands princes mécènes de l'art occidental...

Mais plus encore aujourd'hui pour la conservation et la restauration de cet insigne ouvrage de l'art humain qui est fait partie du patrimoine mondial de l'Humanité labellisé par l'UNESCO.


 

On lira, ci-après, tirée du site du ministère de la Culture, cette présentation exhaustive fort intéressante du vaste programme de restauration et de rénovation muséographique qui va commencer pour l'avenir de la tapisserie de Bayeux:

https://www.culture.gouv.fr/Regions/Drac-Normandie/Actualites/Tapisserie-de-Bayeux-constat-d-etat-et-perspectives-de-conservation

Tapisserie de Bayeux : constat d'état et perspectives de conservation

Malgré les difficultés liées à la crise sanitaire et les fermetures à la visite des lieux culturels, la conservation et la restauration du patrimoine figurent au cœur des préoccupations de l’État.

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Dossier de presse

 En début d’année 2020, un constat d’état de la Tapisserie de Bayeux (maîtrise d’ouvrage de l’État) a été réalisé par une équipe de huit restauratrices spécialisées dans les textiles anciens, afin de mieux connaître son état de conservation. Cet examen est une base essentielle pour élaborer le protocole de restauration. Il doit également permettre d’étayer les réflexions autour de son futur mode de présentation, dans le respect des dernières préconisations en termes de conservation du textile. Ces différents travaux scientifiques font partie de l’élaboration du projet architectural et muséographique global (maîtrise d’ouvrage de la Ville de Bayeux) envisagé pour accueillir la broderie millénaire dans un nouvel écrin à Bayeux à l’horizon 2026.

 

Tapisserie de Bayeux

Classée Monument Historique depuis 1840 et inscrite depuis 2007 au registre « Mémoire du Monde » de l'UNESCO, la Tapisserie de Bayeux est une œuvre, propriété de l’État, confiée en dépôt à la ville de Bayeux par Bonaparte en 1804. Elle est considérée aujourd'hui comme le plus important monument des arts textiles de la période romane, mais aussi comme un témoignage capital sur la conquête de l'Angleterre par le duc Guillaume de Normandie en 1066 qu'elle relate.

Le constat d’état s’est déroulé durant le mois de janvier 2020, au moment de la fermeture annuelle du musée. L’examen direct de l’œuvre a nécessité sa manipulation afin que l’équipe des restauratrices puisse faire ses observations sans l’interface de la vitrine.

 

Objectif du constat d'état

L’objectif de l’étude préalable était de dresser un constat d’état précis des dégradations ou interventions survenues au cours des siècles pour améliorer la connaissance matérielle de l’œuvre et optimiser ses conditions de conservation.

Chaque altération repérée a été reportée directement sur un outil dédié (SIDS - système d'information documentaire spatialisé), via la saisie sur tablette numérique dont chacune des restauratrices était équipée. Le choix d’avoir privilégié l’usage de l’outil numérique pour réaliser un constat d’état a permis :

  • De mettre en place un vocabulaire métier commun permettant de définir les altérations et uniformiser les saisies.
  • De combiner pour chaque altération observée un diagnostic sur son origine, différents pronostics quant à son évolution selon les futurs modes de présentation envisagés mais aussi des préconisations en cas de restauration.
  • Des remontées statistiques immédiates sur les altérations observées aussi bien au niveau quantitatif que par leur localisation, ont grandement facilité le suivi des opérations de manière précise au jour le jour.

Durant toute la durée de l’opération, l’équipe a été accompagnée par l’Assistant à Maîtrise d’Ouvrage de la DRAC : le pôle conservation, restauration & imagerie scientifique de l’EPCC la Fabrique de patrimoines en Normandie, associé à la restauratrice Patricia Dal-Prà, ainsi que par les ingénieurs de l’Université de Caen Normandie du CERTIC (Centre de Ressources Technologiques pour les TIC) et du Pôle Document Numérique (PDN / MRSH).

Méthodologie du constat d'état

Le constat d’état s’est déroulé durant le mois de janvier 2020, au moment de la fermeture annuelle du musée. L’examen direct de l’œuvre a nécessité sa manipulation afin que l’équipe des restauratrices puisse faire ses observations sans l’interface de la vitrine.

Considérant les délais contraints pour réaliser l’examen de l’œuvre aux dimensions exceptionnelles (près de 70 mètres de long), la DRAC a donc recruté une équipe de huit restauratrices-conservatrices spécialisées en textiles, diplômées du Master de conservation restauration des biens culturels de l’Université Paris I ou de l’Institut National du Patrimoine :

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  • Aude Mansouri (mandataire),
  • Cécile Argenton,
  • Thalia Bajon-Bouzid,
  • Marie-Flore Levoir,
  • Valérie Marcelli,
  • Déborah Panaget,
  • Maëlle Toubert,
  • Agathe Strouk.

Les 68,38 mètres de longueur de la Tapisserie ont fait l’objet d’un examen attentif. Chaque jour, chaque restauratrice étudiait environ 1 mètre de la broderie et de son support en toile de lin pour en analyser les dégradations.

Chaque altération repérée a été reportée directement sur le SIDS, via la saisie sur tablette numérique dont chacune des restauratrices était équipée. Le choix d’avoir privilégié l’usage de l’outil numérique pour réaliser un constat d’état a permis :

  • De mettre en place un vocabulaire métier commun permettant de définir les altérations et uniformiser les saisies.
  • De combiner pour chaque altération observée un diagnostic sur son origine, différents pronostics quant à son évolution selon les futurs modes de présentation envisagés mais aussi des préconisations en cas de restauration.
  • Des remontées statistiques immédiates sur les altérations observées aussi bien au niveau quantitatif que par leur localisation, ont grandement facilité le suivi des opérations de manière précise au jour le jour.

Durant toute la durée de l’opération, l’équipe a été accompagnée par l’Assistant à Maîtrise d’Ouvrage de la DRAC : le pôle conservation, restauration & imagerie scientifique de l’EPCC la Fabrique de patrimoines en Normandie, associé à la restauratrice Patricia Dal-Prà, ainsi que par les ingénieurs de l’Université de Caen Normandie du CERTIC (Centre de Ressources Technologiques pour les TIC) et du Pôle Document Numérique (PDN / MRSH).

 

Une restauration prévue en 2024

Le constat d’état a permis de mieux connaître l’état de conservation de l’œuvre et de déterminer les prochaines opérations nécessaires au maintien de sa bonne conservation.

À l’issue de son étude, l’équipe des restauratrices a notamment relevé :

  • 24204 taches,
  • 16445 plis,
  • 9646 manques dans la toile ou les broderies,
  • 30 déchirures non stabilisées,
  • une fragilisation plus importantes des premiers mètres de l’œuvre.

Certaines altérations sont les témoins de l’Histoire de l’œuvre, elles seront donc conservées à moins qu’elles ne constituent un risque d’aggravation de son état. À titre d’exemple, la présence de trous de clous inhérents à d’anciens accrochages, des réparations de la toile réalisées dans le passé, ou encore des tâches de cire provoquées par l’éclairage à la bougie dans la cathédrale, ont pu être répertoriées.

Dans le cadre du projet de rénovation du musée, le comité scientifique en charge du suivi des opérations de conservation-restauration a estimé qu’une restauration de l’œuvre était nécessaire. Elle devrait être programmée à l’horizon 2024 quand l’établissement muséal actuel devra fermer ses portes au public pour entrer en phase de travaux. Le but de cette opération sera de stabiliser les altérations structurelles telles les déchirures, de procéder à un dépoussiérage précis de l’œuvre et surtout de limiter les tensions pesant aujourd’hui sur la toile de lin médiévale, causées notamment lors de restaurations anciennes.

Afin de résoudre ce dernier problème, plusieurs opérations sont programmées :

  • Le démontage du dosseret permettant aujourd’hui l’exposition de l’œuvre et installé en 1982-1983.
  • La dépose d’une doublure apposée au XVIIIe siècle, d’après les sources.
  • La dépose d’un galon dans la partie inférieure de l’œuvre et installé au XIXe siècle.

Dans le cadre de la rénovation du musée, la DRAC de Normandie est aujourd’hui engagée dans la commande d’une étude afin de déterminer :

  • Les modalités d’extraction de l’œuvre de son lieu actuel et les conditions de sa restauration,
  • Les caractéristiques d’une nouvelle vitrine de présentation pour l’œuvre. Cette nouvelle vitrine devra permettre d’optimiser les conditions de conservation et d’exposition de ce chef d’œuvre du Moyen Age.

L'utilisation du Système d'information documentaire spatialisé (SIDS):

Cette étude inédite dans l’histoire de la Tapisserie de Bayeux a pu être réalisée en un temps record grâce à l’utilisation du Système d’Information Documentaire Spatialisé (SIDS), développé sur-mesure pour la Tapisserie de Bayeux.

Porté par l’État et la Ville de Bayeux, ce SIDS a été conçu par l’Université de Caen-Normandie et le CNRS, notamment le CERTIC (Centre de Ressources Technologiques pour le TIC · DSI · UNICAEN) et le Pôle Document Numérique (PDN · MRSH · CNRS · UNICAEN). Il a consisté préalablement en une campagne de numérisation (janvier 2017), dont les clichés ont été exploités et assemblés sous forme de panorama grâce à l’expertise et aux travaux du laboratoire de recherche en informatique du GREYC (UNICAEN – ENSICAEN – CNRS) en vue du développement d’un outil innovant qui représente le volet numérique du projet de futur musée de la Tapisserie de Bayeux.

Destiné en premier lieu à servir de support au niveau restauration/conservation (constat d’état 2020 et future campagne de restauration · maîtrise d’ouvrage DRAC Normandie), cet outil sera également adapté à l’usage de la communauté scientifique spécialisée, au monde scolaire et enfin au grand public à travers la création d’outils de médiation spécifiques au sein du futur musée (maîtrise d’ouvrage Ville de Bayeux).

Durant le constat d’état, chaque restauratrice était équipée d’une tablette tactile connectée au SIDS et pouvait ainsi saisir ses observations directement sur le logiciel. L’outil leur a permis d’accéder simultanément aux images de l’endroit et du revers, facilitant la compréhension de certaines altérations (par exemple via la présence d’une pièce de tissu visible uniquement sur son revers), ainsi qu’aux images sous différents éclairages et spectres lumineux (UV, IR, fausses-couleurs, lumières rasantes…) toutes issues de la campagne d’imagerie scientifique réalisée en 2017 par la Fabrique de patrimoines en Normandie.

Le SIDS aura ainsi permis à l’équipe de restauratrices de réaliser en une quinzaine de jours un énorme travail avec plus de 6500 fiches d’annotation imagées par plus de 68000 formes géométriques représentant les altérations observées.

Le SIDS a vocation à constituer un fond de référence universel de la broderie millénaire. Il doit permettre une navigation dans les 70 mètres de l’œuvre, sur l’endroit comme sur le revers, avec un repérage précis et commun de zones d’intérêts, relatives à l’état matériel et iconographique de l’œuvre. Un grand nombre d’analyses, d’articles, de clichés photographiques, de bibliographies, et d’autres relevés graphiques y sont également indexés et viennent enrichir la connaissance de l’œuvre.

En attendant la réouverture du musée...

Dans le cadre des travaux engagés pour le développement du SIDS et dans l’attente de la réouverture du futur musée, la Tapisserie de Bayeux est entrée dans une nouvelle ère de médiation grâce à la mise en ligne du panorama numérique de référence de l’œuvre qui permet désormais son exploration dans toute sa longueur aussi facilement que sur une carte géographique.

Cette mise en ligne publique du panorama, construit à partir des clichés de la Fabrique de patrimoines en Normandie (maîtrise d’ouvrage DRAC Normandie) en 2017, et consolidés par les équipes de l’Université de Caen Normandie, de l’Ensicaen et du CNRS, a été proposée par l’ensemble des partenaires du projet au conseil scientifique qui a tout naturellement approuvé cette initiative. Cette décision fait encore plus sens aujourd’hui avec les difficultés d’accès au musée dues à la crise sanitaire.

Fort de son engagement dans la protection et la valorisation de cette œuvre millénaire, la Ville de Bayeux a été très logiquement choisie par l’ensemble des partenaires comme la plus appropriée pour devenir le diffuseur exclusif auprès du grand public de la représentation numérique officielle de la Tapisserie de Bayeux.

Lien vers le panorama numérique de la Tapisserie de Bayeux

Vidéo du déplacement : https://youtu.be/VeFhhDNaejg

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