Danse, conférence, musique… Nos idées de sorties en Seine-Maritime, ce mardi

Bonjour !

De la neige est attendue en Seine-Maritime, ce mardi 29 janvier 2019. Entre 5 et 10 cm sont attendus ! Alors, un petit conseil, avant de profiter de nos idées de sortie, couvrez-vous des pieds à la tête !

Danse

« The perfect moment », une création présentée au Phare.

« The perfect moment », une création présentée au Phare. (©D.R.)

Dans le cadre du Festival Pharenheit, Le Phare présente The perfect moment de Katell Hartereau et Léonard Rainis.

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Infos pratiques :
Mardi 29 janvier 2019, à 20h30, au Phare, 30 rue des briquetiers, au Havre (Seine-Maritime).
Tarif : 5 euros.
Réservations en ligne, ici.

Exposition

Dans sa série « Architecture et peinture », Patrick Tosani met en scène la mutation des choses.

Dans sa série « Architecture et peinture », Patrick Tosani met en scène la mutation des choses. (©©Adagp. Courtesy de l’artiste et galerie In Situ.)

Le Portique, centre d’art contemporain du Havre, présente l’exposition « Prises d’air » et invite à découvrir le travail photographique de Patrick Tosani.

LIRE AUSSI : Exposition. Le travail photographique de Patrick Tosani au Portique, centre d’art du Havre

Infos pratiques :
Jusqu’au 9 mars 2019, au Portique, 30 rue Gabriel-Péri, au Havre (Seine-Maritime).
Ouvert du mardi au samedi, de 14h à 18h30. Fermé les dimanches, lundis et jours fériés.
Entrée libre. 

Conférence

Marie Gaimard, docteure en histoire de l’architecture, poursuit son cycle consacré à l’histoire du béton, à la Maison du patrimoine. Retransmission vidéo de la conférence sur les défis scientifiques.

Infos pratiques :
Mardi 29 janvier 2019, à 18h, à la Maison du patrimoine, 181 rue de Paris, au Havre (Seine-Maritime).
Entrée libre.

106 expérience

Cette soirée est dédiée à la pop. Au programme : Polux (pop psyché), Arnold Rapido (chanson folk) et Elegant tramp (country-pop).

VIDÉO. Écoutez Elegant tramp :

Infos pratiques :
Au 106, quai Jean-de-Béthencourt, à Rouen (Seine-Maritime), à 18h30.
C’est gratuit.

Danseurs d’Ultima Vez

Le chorégraphe Wim Vandekeybus exprime une fois encore sa fascination pour les mythes et explore de l’intérieur les âmes anciennes. Urgence et prise de risque physiques dans son nouveau spectacle dans le quel une bande son ciné entraîne son public entre oracles, nostalgies, catharsis et euphorie. Mise en scène Tom de With.

Infos pratiques :
Théâtre des arts, rue du Docteur-Rambert, à Rouen (Seine-Maritime), à 20h.
Tarifs : de 10 à 32 euros.

Alexandre Kantorow

Invité par l’AMU (Animation musicale à l’université), le pianiste Alexandre Kantorow fait une étape à Rouen. C’est « Aux folles journées de Nantes » que sa prestation avec l’orchestre Symphonia Varsovia lui valut la reconnaissance du public et le début d’une belle carrière internationale. En 2015, il participait à la saison inaugurale de la Philharmonie de Paris. Programme du 29 : Fantaisie en fa mineur et Étude opus 10 n°8 de Chopin, Sonate n°1 et Etude op. 39 de Rachmaninov, Étude Chasse-neige de Liszt, Rapsodie op.79 de Brahms et l’Oiseau de feu de Stravinski.

VIDÉO. Écoutez Alexandre Kantorow :

Infos pratiques :
Amphithéâtre Axelrad, Fac de lettres, à Mont-Saint-Aignan (Seine-Maritime), à 20h30.
Tarifs : de 5 à 25 euros.

Festival Archéo jazz 2019, près de Rouen : les premières têtes d’affiche dévoilées

Le chanteur Charlie Winston fera le show le 28 juin 2019, au festival Archéo-jazz.

Le chanteur Charlie Winston fera le show le 28 juin 2019, au festival Archéo jazz. (©Steph Dray/archives)

Les bénévoles du site médiéval de Blainville-Crevon (Seine-Maritime) se sont réunis cet hiver afin de décider quelle sera à l’affiche de leur festival se déroulant sur leurs vestiges archéologiques du vieux château, du 26 au 29 juin 2019.

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« De grands noms rarement vus dans la région »

Le choix a été fait. Jérôme Benet, le patron du festival souligne :

Ce son de très grands noms de différentes musiques actuelles, tous auteurs/compositeurs, jamais ou rarement vus dans notre région. 

Jamie Cullum, pianiste/chanteur au style tonique entre jazz et pop, est programmé le 26 juin 2019.

VIDÉO. Écoutez Jamie Cullum : 

Salif Keita, revenu à la musique acoustique et à ses racines africaines, enchantera le site le 27 juin 2019.

VIDÉO. Écoutez Salif Keita : 

– Le chanteur Charlie Winston fera vivre soul et folk, le 28 juin.

VIDÉO. Écoutez Charlie Winston : 

Stanley Clarke, grand maître de la contrebasse et de la basse électrique, clôturera cette 42e édition de l’Archéo jazz avec des airs jazz-rock et jazz-fusion. 

VIDÉO. Écoutez Stanley Clarke : 

Plusieurs noms pour les premières parties 

Les premières parties ne sont pas encore décidées, mais les organisateurs s’intéressent déjà à plusieurs nom. Parmi les artistes pressentis, Jérôme Benet cite Tim Ibarra, Thomas Naïm, Swing vandals, Lucibela, Sarah Lenka, Anne Pacéo, André Manoukian.

L’ouverture de la billetterie est prévue à la mi-février.

Infos pratiques :
Archéo jazz, sur le site du vieux-château, à Blainville-Crevon.
Le site internet.

Allô le centre des impôts ? Le personnel en grève pour défendre un accueil téléphonique

À Rouen, 87 % des agents

À Rouen, 87 % des agents du Centre impôts service étaient en grève, lundi 28 janvier 2019. Ils étaient aussi 68 % à Nancy et 40 % à Lille contre « le tout numérique » de l’administration fiscale, dans le cadre de la réforme sur le prélèvement à la source. (Illustration ©Adobe stock)

Alors que les premiers bulletins de salaire sont tombés, avec leur lot de questions concernant le prélèvement de l’impôt à la source, une partie du personnel des finances publiques était en grève, lundi 28 janvier 2019. Pour certains contribuables qui souhaitaient avoir des réponses sur leur situation, il a fallu attendre un peu plus longtemps que d’habitude au téléphone.

« Bientôt, il risque de ne plus y avoir personne au bout du fil »

En effet, dans les Centres impôts service de Rouen (Seine-Maritime), Lille (Nord) et Nancy (Meurthe-et-Moselle), des agents ont cessé le travail à l’appel de l’intersyndicale Solidaires, CFDT, FO et CGT finances publiques. « C’est une situation à laquelle il va falloir s’habituer, parce que bientôt, il risque de ne plus y avoir personne au bout du fil », craint Guillaume Inizan, secrétaire de la section CGT finances publiques de la direction impôts service.

Les syndicats dénoncent une remise en cause de leur mission auprès des « usagers les plus fragiles » dans le cadre de la réforme du prélèvement à la source. De source syndicale, sur les 150 agents affectés à cette mission, 87 % étaient en grève à Rouen, 68 % à Nancy et 40 % à Lille.

« 26 % de la population n’a pas d’accès à internet »

Selon l’intersyndicale, la direction générale des finances publiques (GDFIP) « veut supprimer ce service d’accueil à distance. Les principales victimes de cette politique seront les usagers qui pourront encore plus difficilement qu’actuellement joindre les services fiscaux »*.

Guillaume Inizan dénonce une dérive potentiel de la mise en place de la e-administration :

Un rapport de France stratégie indique que 26 % de la population n’a pas d’accès à internet. Le moyen de lutter contre cela est de conserver nos missions téléphoniques. Le tout numérique ne doit pas être la seule réponse aux suppressions d’emplois.

La CGT insiste sur le fait qu « un contact physique voire téléphonique est à l’évidence toujours nécessaire ». Selon Guillaume Inizan, « Bercy veut remettre en cause ce point d’accueil téléphonique pour affecter ses agents à la gestion de dossiers ». En plus de défendre « l’existence d’un service public d’accueil fiscal généraliste », l’intersyndicale demande « le rétablissement de l’accès à notre service jusqu’à 22 heures et le samedi, afin d’être plus facilement accessible ».

Cet appel à la grève concernait l’ensemble des plateformes téléphoniques de l’administration fiscale, soit environ 800 fonctionnaires des Centres impôts services, des Centres de contact et des Centres prélèvements service.

Une réforme « sans bug »

La CGT dit regretter que le ministre Gérald Darminin, ministre de l’Action et des comptes publics ait « balayé d’un revers de main la question sur la mobilisation des agents de la DGFIP », lors de son interview dans l’émission Les 4 vérités de France 2. En revanche, le ministre s’est félicité du bon fonctionnement de son administration : « Nous avons réussi à faire, sans bug, cette grande réforme de l’impôt à la source, qui consiste à prélever directement sur le salaire des personnes, comme dans plein de pays européens, l’impôt à la source, sans décalage d’un an. »

L’intersyndicale appelle à une nouvelle mobilisation le 31 janvier et le 5 février.

*Contactée, la direction des Centres impôts service n’a pas répondu à nos sollicitations.

Après l’acte XI des Gilets jaunes, une dizaine de vitrines du centre-ville de Rouen dégradées

Après l'acte XI des Gilets jaunes samedi 26 janvier 2019, à la nuit tombée, une soixantaine de personnes ont dégradé des vitrines de commerces et de banques en centre-ville à Rouen (Seine-Maritime).

Après l’acte XI des Gilets jaunes samedi 26 janvier 2019, à la nuit tombée, une soixantaine de personnes ont dégradé des vitrines de commerces et de banques en centre-ville à Rouen (Seine-Maritime). (©MN/76actu)

Au petit matin lundi 28 janvier 2019, un ballet devenu habituel s’organise en centre-ville de Rouen (Seine-Maritime). Des artisans décrochent les plaques de bois fixées sur les façades des banques, pendant que des miroitiers réparent les dégâts sur les vitrines. À l’issue de l’acte XI des Gilets Jaunes, ces derniers ont un peu plus de travail qu’à l’accoutumée.

Une soixantaine de personnes se sont en effet rassemblées samedi 26 janvier 2019, place de la Cathédrale à la nuit tombée, indique la police. Après avoir descellé des pavés de la chaussée, ils sont partis à l’assaut des vitrines d’une dizaine de commerces dans les rues de l’hypercentre.

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Aucune interpellation

Ce groupe a agi de 21h30 à 23h30. Il a pris pour cible des grandes enseignes, ainsi que de plus petits commerces, mais aussi un assureur et des banques dans les rues à proximité de la place, comme celles des Carmes, du Gros-Horloge, Jeanne-d’Arc ou Jean-Lecanuet.

Aucune interpellation n’est venu s’ajouter à celles de la manifestation un peu plus tôt. « Les policiers se trouvaient en effectif réduit après la manifestation de la journée », indique une source judiciaire. Ils ont pu disperser ces quelques dizaines d’individus, mais sans les appréhender.

Une enquête est en cours pour retrouver les auteurs des dégradations.

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« Ils s’attaquent aux mauvaises personnes »

Certains commerçants ont été prévenus le lendemain par téléphone. D’autres ont fait la découverte en ouvrant leur boutique. Pour eux, comme pour les salariés interrogés, la situation devient « difficile ».

Ils ont porté plainte et lancé une procédure auprès des assurances. Après deux mois où les clients se sont montrés peu nombreux, les commerçants vivent une période des soldes « très calme ». L’incompréhension domine.

« Je me suis senti aussi surpris que dégoûté en découvrant ce qui s’est passé », lance l’un d’eux. Pour lui, les commerces pâtissent du mouvement de façon injuste. « Je pense qu’ils s’attaquent aux mauvaises personnes. Nous sommes comme eux. On est tous payés au Smic ici. »

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VIDÉO. Violent incendie au centre-ville du Havre : un homme décède dans un appartement

Un homme de 70 ans es décédé à la suite de l'incendie dans un appartement, situé non loin du centre-ville du Havre (Seine-Maritime).

Un homme de 70 ans est décédé à la suite de l’incendie dans un appartement, situé non loin du centre-ville du Havre (Seine-Maritime). (©M-B/76actu)

Lundi 28 janvier 2018 à 14h05, un violent incendie s’est déclenché au cinquième étage de la résidence des Paillettes, rue George-Braque dans le centre-ville du Havre (Seine-Maritime).

Un homme de 70 ans décédé

Arrivés sur les lieux, les sapeurs-pompiers et le Service mobile d’urgence et de réanimation (Smur) ont prodigué des soins à l’occupant de l’appartement en flammes, un homme âgé de 70 ans, qui est finalement décédé. Son appartement a été ravagé par le feu.

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Au total, une trentaine de sapeurs-pompiers et huit engins ont été mobilisés, et 26 personnes ont dû être évacuées de la résidence.

Sport. Blessé, Renaud Lavillenie déclare forfait pour le Perche Elite Tour de Rouen

Recordman du monde de la discipline, Renaud Lavillenie sera bien à Rouen.

Recordman du monde de la discipline, Renaud Lavillenie ne concourra pas lors du Perche Elite Tour de Rouen. (©Archives / 76actu)

Déception pour les fans : Renaud Lavillenie ne participera pas cette année au Perche Elite Tour à Rouen (Seine-Maritime). Le 9 février 2019, le Kindarena accueillera la compétition où l’homme est chaque année l’un des chouchous du public.

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Kévin Mayer toujours de la partie

Le recordman du monde a ressenti une douleur à l’ischio-jambier lors de son échauffement au meeting de Paris indoor. 

Il restera toutefois du beau monde en compétition au Perche Elite Tour de Rouen, puisque Kévin Mayer, le recordman du monde du décathlon, sera de la fête, tout comme les Américains Katie Nageotte et Sam Kendricks, auteurs des deux meilleures performances mondiales de la saison.

Gospel pour 100 voix : une force vocale et des messages d’amour à partager au Zénith de Rouen

Lors de leur tournée en Allemagne, les artistes de la tournée Gospel pour 100 voix ont été salués par une standing ovation de 25 minutes. Ils se produisent au Zénith de Rouen (Seine-Maritime), samedi 2 février 2019.

Lors de leur tournée en Allemagne, les artistes de la tournée Gospel pour 100 voix ont été salués par une standing ovation de 25 minutes. Ils se produisent au Zénith de Rouen (Seine-Maritime), samedi 2 février 2019. (©D.R.)

Fort d’un million de spectateurs, suivi par 70 millions de téléspectateurs, nominé aux premier Gospel award à Londres, le spectacle Gospel pour 100 voix se produit au Zénith de Rouen (Seine-Maritime), samedi 2 février 2019.

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Comment est né le projet Gospel pour 100 voix ?
Jean-Baptiste Guyon, créateur, directeur artistique et producteur de Gospel pour 100 voix : On me pose souvent cette question, et j’ai toujours du mal à y répondre en fait. En 1994, lors d’un voyage au Kenya je me souviens être allé dans un village avec un guide et j’ai entendu des chants dans une église. J’ai demandé à mon guide ce que c’était. Il m’a répondu que c’était du gospel. Lorsque je suis revenu en France, je me suis dit qu’il fallait faire découvrir le gospel aux Français, mais pas celui qu’on peut chanter dans les églises romanes du XIIIe siècle, celui qui vient des églises en bois.
En 1995, j’ai sorti le gospel des églises et je l’ai proposé dans des salles de concert. En 1998, j’ai unifié plusieurs chorales pour les produire dans des salles. Au départ c’était juste pour un one shot.

Standing ovation de 22 minutes !

Un coup unique qui s’est développé et qui tourne aujourd’hui à travers le monde.
En effet, Gospel pour 100 voix est devenu mondial. Nous nous sommes produits en Tunisie, à Londres, en Espagne… Nous revenons de faire cinq dates en Allemagne. C’était merveilleux. À Berlin, ce qui s’est passé est du domaine de l’indéfinissable. Au final, il y a eu une standing ovation de 22 minutes. Mais le public français est toujours notre premier public et demeure toujours très fidèle.

Les chanteurs et danseurs viennent eux-aussi du monde entier.
La troupe regroupe 25 nationalités différentes et de toutes les confessions religieuses. Les artistes viennent d’Allemagne, du Brésil, d’Haïti, de l’Île Maurice, de Madagascar, du Cap vert, de Bali, de Suisse, de Belgique, de Cayenne, et des pays africains. Nous sommes 130 personnes sur les routes dont 100 artistes, y compris une quinzaine de lead, qui sont sur scène.

VIDÉO. Écoutez un extrait du spectacle : 

Un message d’amour et de partage

Quel est le secret de longévité de cette tournée. Il n’y a pas que l’énergie scènique ?
Il y a plus que de l’énergie communicative car nous n’aurions pas tenus 21 ans. Le public a besoin de messages, de consistance… Il y a un message d’amour, de partage. Quand le public voit 25 nationalités différentes aller dans le même sens, ça donne une grosse impression. Si c’est possible pour nous, pourquoi ça ne le serait pour eux ? Gospel pour 100 voix, c’est un show à l’américaine, c’est l’alliance du fond et de la forme. Il y a beaucoup de surprises et nous proposons un voyage dans le temps, jusqu’aux origines du gospel.

D’où vient le gospel ?
Gospel vient de God Speeking, la parole d’Évangile. Un des premiers à avoir fait deux albums de gospel, c’est Elvis. Chacun marque sa différence musicale, mais le plus important c’est l’interprétation qu’on fait.
Thomas Dorsey s’est fait connaître dans le blues américain. Sa femme a accouché le soir d’un de ses concerts. Il a téléphoné à l’hôpital pour prendre de ses nouvelles. Il a appris que sa femme et son enfant étaient morts. Il a écrit les premières paroles de Gospel sur une musique blues : I love the lord.
Ensuite on a puisé dans le répertoire du Négro spiritual, le chant des esclaves. Dans les années 50, les chanteurs ont remixé les répertoires de leurs ancêtres qu’ils ont remis au goût du jour.

Infos pratiques :
Au Zénith, avenue des Canadiens, au Grand-Quevilly, à 20h30.
Tarifs : de 19 à 59 euros.

Incendie de la Banque de France, à Rouen : un suspect interpellé pendant l’acte XI des Gilets jaunes

La porte de la Banque de France a été incendiée lors de l'acte VII des Gilets jaunes, samedi 29 décembre 2018 à Rouen. Le principal suspect a été interpellé pendant l'acte XI du mouvement.

La porte de la Banque de France a été incendiée lors de l’acte VII des Gilets jaunes, samedi 29 décembre 2018 à Rouen. Le principal suspect a été interpellé pendant l’acte XI du mouvement. (©JBL / 76actu)

INFO 76ACTU. L’incendie de la porte de la Banque de France samedi 29 décembre 2018 durant l’acte VII des Gilets jaunes, a été l’un des faits les plus graves commis à Rouen (Seine-Maritime). Un homme, suspecté d’en être le principal auteur, a été interpellé samedi 26 janvier 2019 pendant l’acte XI du mouvement, à Rouen.

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Interpellé à la fin de l’acte XI des Gilets jaunes

Au départ, son interpellation n’avait rien à voir avec la Banque de France. Peu après 17h30, à la fin du onzième jour de mobilisation des Gilets jaunes, l’homme âgé de 29 ans a été repéré « en train de se débarrasser d’objets au sol », relate une source judiciaire. Ce comportement ayant été jugé suspect, les policiers l’ont interpellé pour « participation à un attroupement non autorisé après sommations ».

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Placé en garde à vue, il a été reconnu par le policier chargé de l’interroger. Son signalement avait été diffusé à tous les services de police après l’incendie de la porte de la Banque de France, dont il avait été identifié comme le principal auteur grâce au travail de fourmi des enquêteurs de la Sûreté départementale. Décision a donc été prise de prolonger sa garde à vue.

Le plus actif dans la mise à feu de la Banque de France

Selon nos informations, cet homme est le plus actif dans la mise à feu de la façade de l’institution. « Il est celui qui rassemble le maximum de poubelles et qui leur met le feu », nous confirme-t-on. Au vu des preuves des enquêteurs, « il ne pouvait que reconnaître » son implication, ce qu’il a fait.

VIDÉO. L’incendie de poubelles s’est propagé à la porte de la Banque de France :

Âgé de 29 ans, il a été déféré au parquet de Rouen, lundi 28 janvier en fin de matinée, en vue de sa mise en examen pour « dégradations volontaires par incendie ». Le coût des dégâts causés par l’incendie, qui a détruit la façade de la porte, a été estimé à 30 000 euros.

Le feu de poubelles installé contre la porte de la Banque de France s'était propagé à celle-ci, la carbonisant entièrement.

Le feu de poubelles installé contre la porte de la Banque de France s’était propagé à celle-ci, la carbonisant entièrement. (©SL / 76actu)

Fortement alcoolisé, il perd le contrôle de son véhicule et provoque un accident à Rouen

Impliqué dans un accident matériel de la circulation à Rouen (Seine-Maritime) lundi 28 janvier 2019, un conducteur avait 2,36g d'alcool par litre de sang.

Impliqué dans un accident matériel de la circulation à Rouen (Seine-Maritime) lundi 28 janvier 2019, un conducteur avait 2,36g d’alcool par litre de sang. (©Adobestock/Illustration)

Appelés pour un accident matériel de la circulation rue Edouard-Adam vers 3h30 à Rouen (Seine-Maritime) lundi 28 janvier 2019, les policiers ont été accueillis par un individu fortement alcoolisé. Il venait de perdre le contrôle de son véhicule. Il a fini sa nuit en dégrisement.

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2,36 grammes d’alcool par litre de sang

Arrivés sur les lieux de l’accident, les agents ont vu un homme s’approcher en titubant. Avant même le passage par l’éthylotest, ils semblaient évident qu’il avait bu plus que de raison. Ses yeux étaient rougis et il sentait très fortement l’alcool.

Lors du contrôle d’alcoolémie, un taux de 2,36 g d’alcool par litre de sang a été décelé. Le conducteur était aussi porteur d’un couteau Laguiole, ce qui ne sera probablement pas retenu contre lui, rapporte une source judiciaire. Il a terminé sa nuit d’ivresse au commissariat.

Des librairies de Seine-Maritime vous plongent dans l’univers d’Harry Potter pour une soirée magique

Le temps d'une soirée, plusieurs librairies vous plongent dans l’univers magique d'Harry Potter.

Le temps d’une soirée, plusieurs librairies vous plongent dans l’univers magique d’Harry Potter. (©Warner Bros)

Vous avez attendu des années votre lettre d’admission à Poudlard qui n’est jamais arrivée ? La soirée organisée notamment par La Galerne, au Havre, mais aussi dans différentes librairies de Seine-Maritime, jeudi 7 février 2019 est faite pour vous ! Le temps d’une « Nuit des livres Harry Potter », plusieurs enseignes proposent aux Moldus de se glisser dans la peau d’un sorcier.

Costumes et jeux de société revisités au Havre

Et pour cette soirée magique, une tenue de circonstances est exigée. Les participants sont invités à revêtir leur plus belles robes de sorcier ou à se glisser dans le costume de leur personnage préféré. Team pull tricoté maison façon Weasley ou uniforme de Beauxbâtons pour les plus chauvins, à vous de choisir ce qui vous démarquera lors du concours du costume le plus original.

Côté animations, La Galerne n’a d’ailleurs pas manqué d’imagination. Les fans de la saga connaissaient la version sorcier des échecs : la librairie havraise leur propose de découvrir les adaptations d’autres classiques des jeux de société avec notamment un Time’s up de Poudlard et Les Loups-Garous de la Forêt Interdite.

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Six rendez-vous en Seine-Maritime

Ailleurs en Seine-Maritime, d’autres libraires participent également à cette soirée, organisée un peu partout en France à l’occasion de la sortie d’Harry Potter et la chambre des secrets, le tome 2 de la saga, en version collector. Attention, la plupart de ces soirées nécessitent une réservation !

Des produits fermiers 24h/24 et 7j/7 à la ferme du Chapon, à Bois-Guillaume, près de Rouen

La ferme du chapon est située au 3045 de la rue de la Haie, à Bois-Guillaume sur le plateau Nord de Rouen (Seine-Maritime),

La ferme du chapon est située au 3045 de la rue de la Haie, à Bois-Guillaume sur le plateau Nord de Rouen (Seine-Maritime), (©Le Bulletin. )

Au 3045 de la rue de la Haie, à Bois-Guillaume sur le plateau Nord de Rouen (Seine-Maritime), ni résidence, ni boutique à la mode, mais une maison particulière en contrebas de grands bâtiments agricoles. L’un protège du matériel et l’autre accueille des animaux avec un espace de vente de produits fermiers, ouvert uniquement le samedi. Souriante, Noémie Dutot rappelle l’histoire familiale de La ferme du chapon

« En 1974, Madame et Monsieur Dutot, mes beaux-parents agriculteurs, reprennent une exploitation centrée sur les vaches laitières et les cultures. Dès 1985, pour les fêtes de fin d’année, ils élèvent des chapons : des poulets castrés nourris au lait d’où une chair moelleuse » relate-t-elle. Son mari, Frédéric, possédait une ferme au sein de la Bretèque. « Il a commencé de travailler avec son père, dès 1997, ce qui a généré un groupement agricole d’exploitation commune (G.A.E.C.). ». L’ensemble ainsi créé s’étend alors sur 170 hectares pour une activité variée reposant sur vaches, chapons et cultures : blé, orge, maïs fourrager, foin, lin, colza avec, également, des herbages à Bois-Guillaume et Isneauville.

L’arrivée de Bernard et Noémie

2002. Bernard Dutot reprend la part de son père dans la G.A.E.C. et s’installe ainsi avec son frère Frédéric. Quant à Noémie, depuis 2001, elle est salariée de l’exploitation avec une activité variée : traite des animaux, administration et vente directe.

En 2009, je suis devenue agricultrice mais je continue de m’occuper des ventes directes à La ferme du chapon le samedi de 9 à 12 heures, seul jour d’ouverture. Ce qui me plait dans mon métier, ce sont le plaisir de la relation avec les animaux, le contact avec les gens et l’esprit de créer ! 

À l’écoute de la clientèle

En parlant de création, le moment est venu pour Noémie d’évoquer cet abri singulier qui se présente désormais à l’entrée de la ferme : « Au cours de mes nombreux samedis de vente en direct, j’ai entendu nombre de clients réclamer que le point de vente ouvre un autre jour de la semaine. Cela aurait été possible si la rentabilité était au rendez-vous ce qui était peu probable car cela n’aurait pas fait venir plus les gens qui travaillent. Nous avons finalement écouté cette demande et trouvé une solution permettant d’assurer une plage maximale d’ouverture : le distributeur automatique de produits 24/24 heures et 7/7 jours ».

109 casiers disponibles

Convaincus de la pertinence du modèle économique après plusieurs visites aux Vergers du Quesnay, un producteur de jus de pomme à Fresquienne, près de Pissy-Poville, La ferme du chapon se rapproche du fournisseur du matériel. « Il est venu sur place pour trouver comment l’adapter au lieu et à nos besoins », précise Noémie. Le bâtiment comporte 109 casiers de plusieurs tailles pour accueillir la production (uniquement lait cru) et celles de sept autres producteurs de Seine-Maritime. « Certains produits sont réfrigérés : lait cru, fromages, beurres, crèmes et volailles. Nous avons dû investir dans deux groupes de froid », poursuit Noémie. D’autres produits sont également proposés comme légumes, œufs, terrines, rillettes, plats cuits, pommes, jus de pommes.

Un départ très encourageant

Disponible depuis le 22 novembre dernier, ce nouveau service semble déjà enchanter la clientèle qui trouve cela génial. Pour l’heure tout fonctionne bien et ce sont les légumes, volailles et jus divers qui sont les plus renouvelés : « Dernière exploitation agricole de la commune, et avec l’exclusivité du chapon , nous sommes les seuls à offrir cette disponibilité ici. Les clients qui venaient déjà me voir le samedi sont rassurés par la machine car ils savent qui est derrière elle. J’ai aussi constaté que beaucoup de personnes retraitées utilisait nos distributeurs », fait valoir Noémie.

Infos pratiques
Contact : 02 35 60 26 61 / Page Facebook : Ferme du chapon

Camille Maury, ancienne élève du lycée hôtelier de Canteleu, près de Rouen, à l’affiche de Top Chef

Camille Maury, 20 ans, ancien élève du lycée hôtelier Georges-Baptiste de Canteleu, près de Rouen (Seine-Maritime), a remporté les épreuves d'Objectif Top Chef.

Camille Maury, 20 ans, ancien élève du lycée hôtelier Georges-Baptiste de Canteleu, près de Rouen (Seine-Maritime), a remporté les épreuves d’Objectif Top Chef. (©DR)

Camille Maury passe de l’autre côté du poste. Jeune cuisinière originaire de Saint-Valéry-en-Caux (Seine-Maritime), ancienne élève du lycée hôtelier de Canteleu, près de Rouen (Seine-Maritime), et adepte d’émissions culinaires, est à l’affiche de Top Chef, programme phare d’M6, à partir du mercredi 6 février 2019, à 21 heures. On la verra déployer ses talents parmi 15 candidats d’horizons divers, accompagnés par les chefs Hélène Darroze, Philippe Etchebest, Michel Sarran et Jean-François Piège.

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Donner son âme à un plat

Avant cela, il a fallu pour elle en passer par la case Objectif Top Chef, une phase de présélection organisée dans les régions. 

« C’est quelqu’un de ma famille qui m’a donné l’idée de m’inscrire, raconte la cuisinière. Personnellement j’ai toujours aimé les émissions culinaires, je les regarde toutes, avec mes amis, c’est un moment de partage. Au début, s’inscrire, c’était plutôt une plaisanterie, mais une fois que c’était fait, j’ai pris les choses très au sérieux. »

Pour Camille, la cuisine est une passion qui vient de loin. « Enfant, j’ai commencé à cuisiner avec ma grand-mère, le week-end, en Normandie. Puis j’ai décidé d’en faire mes études, en bac pro puis en BTS. Mes cinq années au lycée hôtelier ont été très enrichissantes. On apprend tous les aspects du métier : cuisine bien sûr, mais aussi service, gestion etc. » Fait notable, dans son parcours, elle a accédé au rang de disciple Escoffier. Aujourd’hui elle travaille dans un palace parisien. 

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« Ma cuisine est joyeuse et enthousiaste »

Les tournages d’Objectif Top Chef se sont déroulés à Bordeaux, dans un château viticole, pendant une dizaine de jours, au printemps 2018… alors même que Camille passait ses épreuves de BTS. « Ça s’est passé dans une très bonne ambiance. Là, il s’agissait surtout de revisiter des plats (tartiflette, petit salé aux lentilles, pâtisseries…), en leur donnant notre âme. En tout cas c’était incroyable de se retrouver dans la brigade de Philippe Etchebest. »

84 jeunes ont concouru, et c’est donc la Normande qui s’est détachée du lot, décrochant ainsi son sésame : intégrer le casting de Top Chef. Les tournages se sont étalés sur 12 semaines en octobre-novembre 2019, à Paris. « C’était très impressionnant de se retrouver dans le cadre de l’émission, raconte la jeune femme. C’est vraiment une expérience hors du commun. » Bien sûr, il ne s’agit pas de dévoiler le détail des émissions à venir – que Camille regardera en replay, après son service -, toutefois la jeune femme promet des « surprises ». 

Et comment la cuisinière aborde-t-elle son avenir professionnel ? « Ma cuisine est joyeuse et enthousiaste, comme moi. Et j’ai encore beaucoup de choses à apprendre, donc chaque chose en son temps. Mais j’espère continuer à m’épanouir dans mon métier, à travers de beaux projets, afin de procurer du plaisir aux personnes qui goûtent ma cuisine. »

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Vivre avec des Toc, un malade témoigne : « Nous ne sommes pas des attardés »

Depuis son enfance, Benjamin Traest vit avec un trouble obsessionnel compulsif (TOC). A 27 ans, il commence à apprivoiser sa maladie.

Depuis son enfance, Benjamin Traest vit avec un trouble obsessionnel compulsif (TOC). A 27 ans, il commence à apprivoiser sa maladie. (©Mathieu Normand/76actu)

Benjamin Traest a 27 ans. Ce professeur de tennis, habitant à Rouen (Seine-Maritime), a tout d’une personne comme les autres. A ceci près qu’un combat intérieur anime sa vie depuis presque vingt ans. À part sa petite amie et sa famille, peu de gens savent qu’il vit avec des troubles obsessionnels compulsifs (Toc).

« Quand on parle de Toc les gens s’imaginent une personne qui va regarder plusieurs fois si sa porte est bien fermée, si le gaz est éteint, ou qui fait tout le temps le ménage, mais ça peut aller bien plus loin, raconte Benjamin. Il s’agit d’une véritable maladie, trop peu connue de tous. »

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« Benjamin, ça ne va pas dans sa tête »

Cette maladie touche souvent les plus jeunes. Elle se présente sous la forme d’obsessions, qui donnent lieu à des comportements irrépressibles. Ils peuvent s’accompagner de dépression, de démotivation et d’une très forte dépense d’énergie. « Pour chaque personne, cela se manifeste de manière différente, plus ou moins grave », raconte Benjamin. Lui entend une voix dans sa tête. Cela a commencé vers 8 ou 9 ans :

Cette voix me demandait de faire des choses — toucher plusieurs fois une porte, mettre mon genou à plusieurs reprises par terre, etc. — sans quoi je pouvais perdre un match de tennis ou alors un malheur pouvait arriver à moi, à ma famille, à mes proches. Ce genre de choses.

Benjamin, comme de nombreuses personnes dans son cas, n’est pas dupe : « On sait bien que ce sont des superstitions, mais l’émotion est là, bien réelle. » Plus il allait contre cette voix, plus le stress montait et plus les conséquences éventuelles devenaient graves.

Au départ, ses parents pensaient qu’il essayait de se faire remarquer. Ils ont tenté de l’empêcher d’exprimer physiquement ses obsessions, ce qui empirait les choses. « C’est vraiment un moyen qu’on utilise sur le coup pour faire baisser le niveau de stress, même s’il n’est pas bon. »

Une professeure trouvait ses comportements bizarre à l’école primaire. Elle a fini par lancer l’alerte. » Elle a dit à mes parents : ‘Benjamin, ça ne va pas dans sa tête.' » Suivirent des séances chez une psy, qui a décelé les Toc, ainsi qu’un début d’explication :

Ma mère a eu un cancer quand j’avais 2 ans. Elle a du s’absenter du domicile pendant six mois pour ses soins. Tout va bien aujourd’hui, elle est guérie. Mais à l’époque, je n’étais pas apte à la quitter et j’ai pris ça pour une notion d’abandon. C’est peut-être ça qui a provoqué plus tard un choc émotionnel.

De la psy au chamanisme, tous les moyens sont bons

Ses parents ont alors commencé à essayer de comprendre. « Cela restait difficile de se mettre à ma place. Cette notion de différence, c’est peu concret et dur à appréhender pour la plupart des gens. » Benjamin rencontrait des difficultés à affronter le regard des autres. À l’école, il restait dans le rang, s’exprimait peu pour ne pas se faire remarquer. Il n’a pas eu non plus de vie sentimentale avant ses 22 ans :

À l’adolescence tout le monde commence un peu à fricoter. J’étais tellement concentré sur la maladie que les filles ne m’intéressaient pas. C’était là, mais j’avais autre chose à régler avant de l’aborder. Les filles, c’était l’étape d’après.

Sur les courts de tennis, sa passion, sa maladie se trouvait parfois exacerbée. Autant être clair : « Les enfants comme adultes me prenaient pour un taré. » S’il empirait parfois les choses, ce sport constituait d’autres fois un bon exutoire, physique et mental. Il avait quelque chose de libérateur. « Il m’a appris à me battre et à avancer. »

Assis à la table de sa cuisine, les cheveux en bataille, Benjamin parle de ses difficultés avec un sourire candide chevillé au visage. La maladie l’a fait mûrir plus vite. Elle l’a aussi poussé à rester positif, ce qui n’est pas le cas de tous les patients. Il l’a constaté un peu plus tard, vers 22 ans, en fréquentant à Rouen des réunions de l’Association française de personnes souffrant de troubles obsessionnels compulsifs (Aftoc).

« Comme dans toute minorité (les Toc touchent environ 2% de la population, Ndlr), ça fait du bien d’être entouré de personnes qui peuvent comprendre. » Dans l’assemblée, certains n’avaient plus de Toc. Ils étaient source de motivation et d’inspiration. « Toutes les idées sont bonnes à prendre, mais chaque solution ne marche pas sur tout le monde. » Il en sait quelque chose. Pour s’en sortir, il a essayé la psychothérapie, l’hypnose, les séances de relaxation, les médicaments et même le chamanisme.

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Être attentif pour ne pas « dégoupiller »

Dans les réunions, à côté de ceux qui s’en sont sortis, il y avait aussi des histoires et des parcours de vie « très, très tristes » :

Je repense à un jeune de 17 ans. Il était extrêmement affecté par la maladie. J’espère qu’il va mieux aujourd’hui. J’ai pris conscience qu’il y avait des cas pire que le mien. Ces rencontres m’ont aussi appris à me battre et à rester humble. T’es obligé de toute façon, sinon tu ne te lèves plus le matin. 

Un traitement anti-dépresseur, découvert en même temps que l’association, a permis à Benjamin de se soulager de « 30% du problème ». « À partir de ce moment-là, j’ai eu l’impression de reprendre une vie normale. » Un second souffle après quelques années très difficiles : alors qu’il se croyait guéri en arrivant au lycée, sa maladie est réapparue insidieusement, sous une autre forme.

« Il ne s’agissait plus de compulsions, qui s’exprimaient physiquement, mais d’obsessions mentales. » Lui qui avait peur de subir des moqueries à cause de son comportement, gardait désormais tout dans sa tête. Des tas de questions le taraudaient.

Si je n’arrivais pas à y répondre, ce qui était souvent le cas, elles m’obsédaient toute la journée. Puis ça s’est empiré. Je prêtais attention à tous les détails, à certains sons, même anodins. Ça me prenait toute mon énergie. J’avais beau avoir la joie de vivre, j’étais submergé.

Cette rechute lui rappelle de toujours être attentif pour ne pas « dégoupiller », parce qu’aujourd’hui, il a réussi à apprivoiser sa maladie.

Vivre avec sa maladie et pas contre

Benjamin a réussi malgré tout à poursuivre des études supérieures, puis à vivre de sa passion en devenant professeur de tennis. Il a repris le dessus. Il a trouvé son salut en partie auprès d’une chamane. Elle l’aide en ancrant en lui des images pour se préserver, par la musique, le toucher ou l’hypnose :

Elle m’a appris que mon mental était avec moi et pas contre moi. Elle m’a donné des pistes pour prendre soin de cette voix intérieure, éviter le stress, reprendre le contrôle. Ça m’a permis de réaliser qu’il fallait que je vive avec la maladie et pas contre.

Cela l’a aussi conforté dans un constat, qu’il souhaite affirmer tout haut : « Nous sommes des personnes normales, avec les mêmes capacités et problèmes que les autres. C’est la maladie qui nous rend différents. Nous ne sommes pas attardés, comme certains pourraient le penser. »

Il reste du chemin à parcourir. Le Rouennais le sait. Un chemin jalonné de choix de vies, de périodes de stress et éventuellement de nouvelles crises. Il se sent désormais plus serein pour vivre ces situations. « Je n’oublie pas d’où je viens. J’essaie toujours de progresser en restant attentif. » Son prochain objectif ? « Pouvoir arrêter complètement le traitement. »

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Forte odeur de gaz dans la piscine d’Yvetot : les secours sur place, l’établissement fermé

 
La piscine municipale Georges Daullé à Arras (Pas-de-Calais) ne rouvrira qu'au printemps 2019.

Suite à une présence de gaz dans la chaufferie du centre aquatique E’caux bulles d’Yvetot (Seine-Maritime), dimanche 27 janvier 2019, la piscine est fermée au public. (©Illustration / Pixabay)

Dimanche 27 janvier 2019, vers 19h, le technicien de maintenance du centre aquatique E’caux bulles d’Yvetot (Seine-Maritime) a signalé aux sapeurs-pompiers une odeur de gaz dans la chaufferie de la piscine.

Après une reconnaissance effectuée par GRDF, une présence significative de gaz a été relevée dans les locaux techniques, précisent les sapeurs-pompiers. L’alimentation en gaz a alors été coupée.

Le centre aquatique fermé au public

Hormis l’agent de maintenance, la piscine d’Yvetot était déserte, dimanche, en fin de journée. Aucune évacuation n’a été nécessaire.

Le centre aquatique d’Yvetot sera cependant fermé au public, le temps de la réalisation de travaux pour la remise en conformité de l’établissement.

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Cinéma, exposition, danse… Nos idées de sorties en Seine-Maritime, ce lundi

Cinéma

L'association Havre de cinéma présente "Argent amer" de Wang Bing.

L’association Havre de cinéma présente « Argent amer » de Wang Bing. (©Les Acacias.)

L’association Havre de cinéma présente Argent amer de Wang Bing. À peine sortis de l’adolescence, Xiao Min, Ling Ling et Lao Yeh ont des rêves plein la tête. Quittant leur village du Yunnan, ils partent grossir la main d’oeuvre de Huzhou, une cité ouvrière florissante des environs de Shanghaï. Soumis à la précarité et à des conditions de travail éprouvantes, ils veulent quand même croire en une vie meilleure.

VIDÉO. La bande-annonce d’Argent amer :

Infos pratiques :
Lundi 28 janvier 2019, au Studio, 3 rue du Général-Sarrail, au Havre (Seine-Maritime).
Tarifs : de 3 à 6,50 euros.

Exposition

La Parenthèse accueille l'exposition, « Une histoire de caractères ».

La Parenthèse accueille l’exposition, « Une histoire de caractères ». (©Happy Font.)

L’exposition présentée à la Parenthèse, galerie de la Maison de l’étudiant, s’articule autour de l’œuvre de Claire Le Breton et Franck Marry, réunis au sein du collectif havrais « Happy Font », dont le travail mêle poétiquement la notion de volume et celle de typographie.

Infos pratiques : 
Jusqu’au 22 février 2019, à La Parenthèse, Maison de l’étudiant, 50 rue Jean-Jacques Rousseau, au Havre (Seine-Maritime).
Du lundi au vendredi, de 9h à 18h.
Entrée libre.

La mode sous toutes ses coutures

Jackie Bowyer porte un boléro en cotte de mailles en argent avec une mini-jupe assortie de Paco Rabanne, le 7 novembre 1967. Elle le porte lors de l’ouverture de la nouvelle bijouterie Jones à Brompton Arcade, Knightsbridge, Londres. À découvrir au musée le Secq des Tournelles, dans le cadre du cycle d’exposition « Fashion », dans six musées de l’agglo de Rouen (Seine-Maritime).
Jackie Bowyer porte un boléro en cotte de mailles en argent avec une mini-jupe assortie de Paco Rabanne, le 7 novembre 1967. Elle le porte lors de l’ouverture de la nouvelle bijouterie Jones à Brompton Arcade, Knightsbridge, Londres. À découvrir au musée le Secq des Tournelles, dans le cadre du cycle d’exposition « Fashion », dans six musées de l’agglo de Rouen (Seine-Maritime). (© Peter King / Fox Photos / Getty Images)

Six musées de l’agglo de Rouen (Seine-Maritime) organisent une exposition, « Fashion », qui présente l’histoire de la mode à travers les siècles et sous toutes les formes.

Infos pratiques :
Exposition Fashion, à découvrir jusqu’au 19 mai 2019 aux heures habituelles d’ouverture des musées de l’agglo de Rouen (Seine-Maritime) participants.
Fermeture le mardi et les jours fériés.
Entrée gratuite.

Chorégraphie 

Si vous êtes abonnés au Rive gauche ou si vous disposez du pass danse, ce spectacle est pour vous. Un covoiturage est organisé au départ du Rive gauche pour aller voir Unisson, chorégraphie d’Ashley Chen, au théâtre de l’Arsenal, au Val-de-Reuil (Eure). Dans son spectacle, le chorégraphe pose la question suivent : Comment composer de l’unité à partir du fragmentaire ? Attention, nombre de places limité.

VIDÉO. Extrait du spectacle :

Infos pratiques :
Lundi 28 janvier, à 20h, au théâtre de l’Arsenal, route des Falaises, au Val-de-Reuil (Eure).
Départ du Rive Gauche, avenue de Val l’abbé, à Saint-Étienne-du-Rouvray (Seine-Maritime).
Tarif : 10 euros.

Grand Débat. Patrick Chauvet : « Il faut que les gens puissent profiter du fruit de leur travail »

Le maire délégué de la Commune nouvelle de Buchy Patrick Chauvet (en haut à droite) était présent à Grand-Bourgtheroulde dans l’Eure, pour la rencontre avec Emmanuel Macron, en compagnie de nombreux élus de Normandie, comme la sénatrice Catherine Morin-Desailly (au premier plan).

Le maire délégué de la Commune nouvelle de Buchy Patrick Chauvet (en haut à droite) était présent à Grand-Bourgtheroulde dans l’Eure, pour la rencontre avec Emmanuel Macron, en compagnie de nombreux élus de Normandie, comme la sénatrice Catherine Morin-Desailly (au premier plan). (©Facebook/C.Morin-Desailly)

De retour de Grand-Bourgtheroulde, dans l’Eure, où il a assisté au grand débat organisé entre les maires de Normandie et le président de la République Emmanuel Macron, le maire délégué de la Commune nouvelle de Buchy Patrick Chauvet s’est prêté à un exercice de debriefing. L’élu s’est dit surpris de l’accessibilité du chef de l’État et veut rester optimiste pour l’avenir. Mais il sait bien que la synthèse de toutes ces rencontres sera évidemment difficile, voire épineuse à réaliser pour Emmanuel Macron. Pour le maire de Buchy, le président devra toutefois garder en mémoire des points essentiels, pour que l’apaisement revienne en France.

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« Depuis longtemps on a confisqué le fruit du travail  »

Et pour Patrick Chauvet, une des données essentielles de cette équation, qui n’a pourtant pas été vraiment abordée lors de ce grand oral marathon de près de sept heures en Normandie, touche directement au quotidien des Français. « Les gens ne profitent pas du fruit de leur travail. Il faudrait être plus efficient. Le travail, c’est une valeur importante. Or, depuis longtemps, on a confisqué le fruit du travail. Il est essentiel qu’on retrouve la reconnaissance du travail. Ce n’est pas un problème qui date aujourd’hui, mais maintenant, il devient nécessaire de faire une révolution de simplification. On a tellement complexifié les choses, créé des services… », réfléchit l’élu, qui estime par ailleurs que « la France s’est affaiblie en sur-normant ».

Pour revenir à ce grand débat, « une démarche qui n’avait encore jamais été vue », Patrick Chauvet veut donc rester optimiste pour la suite des événements. Il constate d’ailleurs que le président et les gouvernants se sont avisés (à temps ?) que les maires existaient, qu’ils sont directement au contact de la population, le premier échelon vers lequel se tournent volontiers les concitoyens. Des élus de proximité qui sont donc, de fait, des relais essentiels sur lesquels éventuellement s’appuyer. Des alliés naturels en somme avec lesquels Emmanuel Macron a donc échangé sans barrière, ce mercredi 16 janvier.

« Je souhaite qu’il trouve les clés de l’apaisement »

« Il nous a redit que tout n’était pas de son fait, mais ça ne doit pas le dégager de ce qu’il fait aujourd’hui », observe Patrick Chauvet, qui dit souhaiter qu’Emmanuel Macron « trouve les clés de l’apaisement », afin d’enrayer ce phénomène d’une société qui se déchire. « Il a commis des erreurs, c’est vrai », observe le maire de Buchy qui regrette une sorte de brutalité qu’on a pu parfois constater dans l’attitude du Chef de l’État, avec des propos maladroits, mais il tempère tout de même son propos en rappelant que la situation que le pays expérimente aujourd’hui, découle sans aucun doute de la désindustrialisation amorcée il y a plusieurs décennies.

« Il ne faut pas taper sur les gens »

Mais quand même, Patrick Chauvet pense qu’il « ne faut pas taper sur les gens comme ça. Il ne faut pas embêter les Français… Pour prendre un exemple, on a vu que sur la question des 80 km/h, il était prêt à remettre du pragmatisme ». Preuve selon l’élu que « l’échange et la communication sont toujours utiles. Il a bien fait de faire cela. Quand on n’est pas d’accord, on s’explique et alors on trouve plus de compréhension » reste convaincu Patrick Chauvet.

La synthèse sera difficile

Et en l’occurrence, il estime que cette première étape en Normandie pour Emmanuel Macron va dans le bon sens.

«l faut lui reconnaître cela. Il n’a écarté aucune question. Il était ouvert et à l’écoute. Et quand il a apporté des réponses, c’était surtout en apportant des explications.

Toutefois, Patrick Chauvet pense que la synthèse de ces rencontres avec les maires de France sera difficile, tant il peut y avoir des contradictions dans les demandes.

Tout comme il sera complexe de tirer des enseignements des cahiers de doléances que les Français peuvent aller remplir. « À Buchy, nous avons transmis le cahier de doléances à la députée, chargée de les faire remonter. Mais ce qui revenait le plus souvent c’est : ’Macron, démission ’… » , observe Patrick Chauvet, comme pour dire qu’il n’y a rien à répondre à cela. Une démission, mais après, que fait-on semble interroger l’élu…

« Il faut cultiver l’apaisement »

Dans tous les cas, le maire de Buchy insiste sur le fait que « la violence n’apportera rien. Je souhaite sincèrement qu’on cultive l’apaisement. On ne peut pas laisser un pays aussi divisé », conclut Patrick Chauvet.

Premières Assises du handicap, au Havre : la Ville veut passer « de l’intégration à l’inclusion »

La Ville du Havre organise, samedi 2 février 2019, ses premières Assises du handicap.

La Ville du Havre organise, samedi 2 février 2019, ses premières Assises du handicap. (©Adobe Stock.)

La Ville du Havre (Seine-Maritime) organise ses premières Assises du handicap, au Pasino, samedi 2 février 2019. Trois tables-rondes seront proposées, afin de présenter les différents axes de travail de la Ville. Après l’intégration, cap sur l’inclusion pour la municipalité.

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« Après l’intégration, favoriser l’inclusion »

Depuis une vingtaine d’années, la Ville du Havre a mis en place différentes actions pour favoriser l’accueil des personnes handicapées. Après avoir mis au cœur de ses réflexions l’intégration, la municipalité souhaite aujourd’hui aller plus loin en posant la question de l’inclusion :

Pour Sandrine Gohier, adjointe au Maire chargée du handicap : « L’objet de ces Assises est de dresser un état des lieux de la situation, en conviant des professionnels pour évoquer ensemble leur pratique. La Ville du Havre a beaucoup œuvré pour travailler et améliorer l’accessibilité pour les personnes en situation de handicap, dans les transports, dans la rue. Voirie, associations, transports en commun travaillent de concert sur ces problématiques. »

Aujourd’hui, nous voulons aller plus loin et réfléchir sur l’inclusion. L’inclusion, ce n’est pas réserver un traitement particulier aux personnes handicapées, mais les inclure dans notre projet social « Le Havre ensemble », souligne Sandrine Gohier.

Une volonté affichée : mettre un terme aux différentes politiques sectorielles dans le domaine du handicap et faire en sorte qu’elles soient toutes inclusives.

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Premières Assises du handicap

Les Assises du handicap sont l’occasion pour la Ville de manifester son intérêt pour la question du handicap et de faire un point d’étape sur les différentes démarches engagées : accessibilité progressive des bâtiments municipaux, amélioration de la voirie (feux sonores, bandes podotactiles etc.), transports, équipements sportifs et culturels.

Nous avons fléché des travaux sur neuf ans. L’Ad’AP (agenda d’accessibilité programmée) est ambitieux, mais réalisable. Progressivement, nous effectuons des travaux dans les écoles, les musées, les gymnases. Notre Ad’AP sera supérieur à la réalisation envisagée car nous avons intégré des travaux à chaque nouvel équipement. Désormais, les architectes et l’ensemble des équipes ont à l’esprit cette nécessité d’adapter les bâtiments, précise l’adjointe en charge du handicap.

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Prochainement, un ascenseur sera installé dans le Muséum d’histoire naturelle, « permettant à tous les publics d’accéder aux deux étages d’exposition ».

À chaque fois que nous avons pu adapter un site, nous l’avons fait. Toutefois, à certains endroits, nous devons faire des choix et, par exemple, nous avons dû renoncer à des aménagements dans la Maison de l’armateur.

Un pacte local sur l’inclusion

Dans le cadre des ces premières Assises, sera signé un pacte local d’inclusion :  » Le but, c’est de sensibiliser et de mobiliser collectivement, afin de construire une culture commune. Les tables rondes seront des temps d’échanges et l’occasion de travailler sur des pistes d’amélioration. »

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Dans le cadre de ce pacte sera actée la gratuité pour les accompagnants de personnes en situation de handicap dans les structures municipales. Seront également mises en valeur les actions menées en partenariat avec les usagers pour faciliter la lecture des documents municipaux, via le FALC (Facile à lire et à comprendre), une version simplifiée d’un texte qui permet d’être comprise par les personnes déficientes intellectuelles.

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Trois tables rondes sont prévues : Inclusion et éducation, Inclusion et loisirs, Inclusion et emploi. Ces Assises rassemblent des associations, des élus et usagers, mais elles sont aussi, et surtout, ouvertes à tous car l’inclusion est un projet de société à porter collectivement.

Infos pratiques : 
Samedi 2 février 2019, de 9h à 15h30, au Pasino, place Jules-Ferry, au Havre.
C’est gratuit.
Inscriptions en ligne sur lesassisesduhandicap@lehavre.fr

Au Havre, des stages gratuits pour faire découvrir le sport aux jeunes pendant les vacances scolaires

La Ville du Havre propose des stages de sport gratuits pour les 6-17 ans, pendant les vacances.

La Ville du Havre propose des stages de sport gratuits pour les 6-17 ans, pendant les vacances. (©Adobe Stock.)

Pendant les vacances de février, la Ville du Havre (Seine-Maritime) propose aux jeunes, âgés de 6 à 17 ans, des stages gratuits pour découvrir le sport. Les inscriptions ouvriront mardi 29 janvier 2019, à 9h.

30 disciplines sportives à découvrir

Dans le cadre de son dispositif « Le Havre en Forme », la Ville du Havre propose des stages gratuits de découverte de la pratique sportive pour les jeunes âgés de 6 à 17 ans. Cette nouvelle édition de l’opération « Découvrez le sport » se déroulera pendant les vacances scolaires de février, du 9 au 24 février 2019. Elle invite les jeunes à découvrir gratuitement une trentaine de disciplines sportives et à s’initier à divers sports pendant deux semaines.

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Au  programme : athlétisme, badminton, basket-ball, billard français, boxe éducative, danse-fitness (nouveauté), escalade, escrime, football féminin, football mixte, gymnastique, handball, hockey sur gazon, judo, karaté, lutte, patinage, roller, rugby, tennis, tennis de table.

Des activités ouvertes aux parents !

Deux nouveautés seront proposées, afin de permettre aux adultes accompagnateurs d’avoir une pratique sportive sur les mêmes créneaux que leurs enfants. Au choix :

  • l’option multisports en famille (jeux de ballons, jeux de raquettes etc.), ouverte à tous  à partir de 6 ans ;
  • et urban training (parcours de marche avec exercices de remise en forme en s’appuyant sur le mobilier urbain), uniquement pour adultes (à partir de 18 ans).

 Sport adapté

Athlétisme, judo, tennis de table, parcours-motricité… Des disciplines seront également proposées aux enfants en situation de handicap. Pour obtenir des renseignements sur les disciplines proposées, contactez le 02 35 19 81 96.

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Infos pratiques :
Inscriptions à partir du mardi 29 janvier 2019, à 9h. 
Rendez-vous sur le site Hariane, ici, à l’Hôtel de ville ou dans les mairies annexes. 
Renseignements et informations sur le site de la Ville, ici, ou au 02 35 19 45 45.

Au Havre, le théâtre-cirque de Martin Zimmermann emmène le public du Volcan au musée

Martin Zimermann est de retour au Volcan, au Havre, avec « eins Zwei Drei ».

Martin Zimmermann est de retour au Volcan, au Havre, avec « Eins Zwei Drei ». (©Augustin Rebetez et Nelly Rodriguez.)

Martin Zimmermann est de retour au Volcan, au Havre (Seine-Maritime), avec une création, où la rencontre de l’absurde, de la magie et de l’humour donnent corps à un théâtre-cirque hybride, peuplé d’objets bizarres et de personnages singuliers. Rendez-vous les 29 et 30 janvier 2019.

Us et coutumes des musées

Pour Eins, Zwei, Drei, Zimmermann met en scène un trio et ses tensions, dans un monde très codé : le musée.

Le musée est une institution publique que chacun connaît, mais c’est également la quintessence de l’élégance, du bon goût, de l’ordre et de la mémoire collective qu’une société se crée.

C’est aussi un endroit où sont édictées des règles et posés des interdits !

VIDÉO. Extrait du spectacle Eins Zwei Drei de Martin Zimmermann :

Bousculer les codes

Autant d’éléments qui ont guidé la nouvelle création de cet artiste suisse, qualifié de « clown punk » par la Radio Télévision suisse. Sur scène, trois clowns, trois corps se mêlent, se rencontrent et s’opposent, mettant en scène « la poésie et la violence des relations humaines », précise Le Volcan.

La pièce bouscule les codes, abolit les champs artistiques et les conventions. Un appel à se libérer !

Infos pratiques :
Mardi 29 janvier 2019, à 20h30, et mercredi 30 janvier, à 19h30, au Volcan, espace Oscar-Niemeyer, au Havre.
Réservations au 02 35 19 10 20 et en ligne, ici.
Tarifs : de 5 à 24 euros.

Le premier One man show de l’artiste Richard Orlinski en avant-première au théâtre À l’ouest, à Rouen

Les 19 et 20 février 2019, Richard Orlinski présente son premier one man show, Tête de Kong, au théâtre À l'ouest, à Rouen (Seine-Maritime)

Les 19 et 20 février 2019, Richard Orlinski présente son premier one man show, « Tête de Kong ! », au théâtre À l’ouest, à Rouen (Seine-Maritime) (©Stéphane de Bourgies)

Richard Orlinski, artiste contemporain français de renommée internationale se lance dans une nouvelle aventure, celle de l’humour. Il présente en avant-première son spectacle Tête de Kong ! au théâtre À l’ouest, à Rouen (Seine-Maritime), les 19 et 20 février 2019.

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Un joke devenu réalité

Comment est venue l’idée de faire votre premier one man show ?
Richard Olinski : C’est un chemin en réalité. J’ai toujours voulu faire du théâtre et de la comédie. J’aime cela. J’ai fait le guest avec des amis sur scène comme Christelle Chollet. En fait, l’idée est une blague qui est devenue réalité et cela a un rapport avec tout ce que je fais. De fil en aiguille le projet lancé par Laurent Baffie a évolué et aujourd’hui c’est un vrai one-man. Je raconte ma vie de façon drôle, mes failles. On y apprend aussi des choses, j’y parle d’histoire de l’art. C’est un spectacle drôlement intelligent et intelligemment drôle.
Il faut écouter sa voix intérieure et ne pas toujours suivre les règles et les codes qu’on veut vous imposer.

Vos premières impressions sur ce nouveau métier ?
Je ne pensais pas que le métier pouvait être aussi dur, ni aussi prenant. C’est une vraie remise en question. Je pensais que c’était facile. C’est un travail de longue haleine, il faut répéter, beaucoup répéter. Il faut arriver à capter l’attention du public, partager. Je m’entraîne tous les jours pour être le plus opérationnel et le plus crédible possible. Il y a toujours beaucoup de travail derrière ce que je fais.

Une bienveillance du milieu

De qui sont vos textes ?
Les textes de mon spectacle sont de Laurent Baffie. J’ai reçu une première mouture sur laquelle je me suis mis à bosser pour m’approprier ce récit et cette histoire qui est la mienne. Je le refais pour moi. Je me connais mieux que lui peut me connaître. Je peaufine, je met des références à l’actualité, je fais quelque chose qui me ressemble. C’est aussi une remise en question.
Je suis également aidé par pas mal d’humoristes qui me donnent des conseils. Il y a une sorte de bienveillance. Je suis un petit jeune dans ce milieu, si j’avais 20 ans de moins il y aurait certainement de la jalousie. Le fait que des gosses de 20 ans me conseillent me prouve qu’ils ne me voient pas comme un concurrent. L’apprentissage passe dans les deux sens et il n’y a pas d’âge pour cela.

Vous êtes passé de l’immobilier à l’art. Quel a été le déclencheur ?
Je le raconte dans mon livre Pourquoi j’ai cassé les codes. J’en avais marre de vivre une vie qui ne me correspondait pas, marre d’avoir un costard qui ne m’allait pas. J’avais besoin de donner un sens à ma vie. J’étais malheureux. Finalement j’étais mal dans ma peau. Je me suis lancé dans cette aventure, je me suis remis en question. J’ai eu à faire face à beaucoup de levées de bouclier, le chemin était semé d’embûches. C’est violent, il m’a fallu beaucoup d’abnégation, beaucoup de travail.
Tout est concentré autour du business. L’ego est très fort aussi. C’est un facteur très fort qu’il faut apprendre à gérer.

VIDÉO. La bande-annonce du spectacle : 

« Il faut toujours se remettre en question »

Votre choix fut le bon puisque vous êtes aujourd’hui parmi les artistes les plus vendus dans le monde.
Oui, mais on ne voit pas ce qu’il y a derrière cela. Il faut toujours se remettre en question. La réussite se calcule à plein de niveaux. Ce qu’on voit à l’extérieur ce sont toujours de nouvelles choses mais il y a à chaque fois une prise de risque. Le partage de ce qu’on fait avec le plus grand nombre c’est quelque chose de très plaisant. Ce partage m’anime. Je n’hésite pas à faire des conférences par exemple. La notion de partage est tellement forte. On donne beaucoup et on reçoit beaucoup en échange.

Art, livre, musique, humour… Tant de projets que vous avez mené avec brio. Avez-vous encore d’autres projets en tête à réaliser ?
J’en ai beaucoup. Quand on me propose une idée je ne sais pas dire non. Il y a l’ouverture de mes galeries Orlinski que j’essaie de développer dans le monde. Après il y a des collaborations intéressantes avec des marques et puis il y a la transmission vers les jeunes. C’est un projet qui me plaît.
J’aimerai créer un incubateur qui permette de développer tous les côtés artistiques. Ça revient à l’échange, quand on comprend cette notion on a compris beaucoup de choses dans la vie.

Infos pratiques :
Au théâtre À l’ouest, 26 quai Gaston Boulet, à Rouen, les 18 et 19 février 2019 à 20h.
Tarifs : de 19 à 24 euros.

Économie. Retour sur la success-story de Minut’Rit, la conciergerie d’entreprise du Havre

De la baguette de pain au pressing en passant par la garde d'enfants ou l'entretien de la voiture, la Minut'Rit aide les salariés à régler leurs petits problèmes du quotidien.

De la baguette de pain au pressing en passant par la garde d’enfants ou l’entretien de la voiture, la Minut’Rit aide les salariés à régler leurs petits problèmes du quotidien. (©La Minut’Rit)

Du pressing aux courses, en passant par l’entretien de la voiture, l’envoi d’un colis pile à temps pour l’anniversaire de grand-mère ou encore la recherche quelqu’un pour garder les enfants : la Minut’Rit est là pour régler les petits problèmes du quotidien des salariés. Lancée au Havre (Seine-Maritime), cette conciergerie d’entreprise compte désormais 17 franchisés au service de 150 entreprises un peu partout en France.

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De deux à 2 000 salariés

Lancée en 2012 par Cécile et Antoine Tauvel, alors tout juste sortis de l’école, l’entreprise a donc fait un joli bout de chemin. Au tout début de l’aventure, le Havre donc, un réseau d’une petite dizaine de prestataires et une première entreprise, Safran, qui tente l’aventure. 

L’occasion de faire ses preuves et d’améliorer progressivement le service avant de décrocher un second contrat, quelques mois plus tard. Les choses s’enchaîneront assez vites ensuite. La Minut’Rit a depuis ajouté dans son carnet d’adresse des entreprises comme Renault, GSK ou Michelin tout en continuant à travailler avec d’autres comptant seulement quelques salariés, et survivant ainsi à ce qui aurait pu, dans les premiers temps, passer pour un effet de mode.

Un logiciel sur mesure pour s’organiser

Le secret de la réussite ? La carte de la proximité d’abord. « En 2014, nous avons lancé les premières franchises, raconte Cécile Tauvel. Notre stratégie a été d’agir à la demande des entrepreneurs, sans faire de salon ou de communication. Cela permet de trouver des gens qui veulent vraiment faire de la conciergerie tout en ayant conscience qu’on ne peut pas se lancer seul. »

Pas facile en effet de jongler entre les emplois du temps pour assurer un maximum de présence chez les clients, trouver les bons prestataires tout en évitant de se retrouver noyé dans l’administratif. « On a l’impression que c’est facile mais la conciergerie nécessite une vraie organisation, insiste Cécile Tauvel. Nous avons même développé un logiciel sur mesure pour plus d’efficacité. »

Comment ça marche ?
Au cours des permanences physiques au sein de l’entreprise, ou via le site internet ou l’application, les salariés peuvent avoir recours à toute une panoplie de service : pressing, repassage, courses, demande de carte grise, garde d’enfants, livraison d’un colis… En plus du catalogue établi, ils peuvent faire appel à d’autres services sur demande. Le tout se fait sans commission, le service étant pris en charge par l’entreprise en fonction du temps passé sur place.

Travailler en local

La Minut’Rit apporte donc l’aide technique, et les franchisés leur connaissance du territoire. Car le réseau, c’est l’autre ingrédient indispensable de la recette du succès de l’entreprise. De l’idée cadeau de dernière minute au couvreur à trouver en urgence après une tempête, le « Minuteur » doit se construire un large panel de prestataires.

Nous sommes attachés à garder une partie très locale, l’offre s’adapte aussi en fonction de ça. Même lorsque nous nous sommes lancés à Bolbec par exemple, nous avons cherché sur place un pressing, un boulanger, l’ESAT pour le repassage… Cela n’aurait pas eu de sens de faire la navette depuis le Havre.

En continuant sur cette lancée, la Minut’Rit entend désormais conforter son réseau sur l’ensemble de la France. « L’objectif serait de passer à 35 collaborateurs aujourd’hui à 100 en 2020 », ambitionne Cécile Tauvel. Et pourquoi pas, un jour, se lancer à l’international ? L’option est en tout cas à l’étude.

À Rouen, ils inventent une machine révolutionnaire pour recycler les bouteilles plastiques

La machine B:bot de Rouen (Seine-Maritime), qui peut broyer jusqu'à 3 000 bouteilles par m2, sera présente sur le marché au printemps 2019.

La machine B:bot de Rouen (Seine-Maritime), qui peut stocker plus de 3 000 bouteilles dans moins de un m2, sera présente sur le marché en juin 2019. (©Green big)

Le saviez-vous ? Malgré la mise en place du tri sélectif dans tous les foyers français, seulement 55% des bouteilles en plastiques sont recyclées en France ! « Et dans les métropoles, c’est moins d’une bouteille sur dix qui est recyclée », assure Benoit Paget, le fondateur de Green Big, une start-up de Rouen (Seine-Maritime).

Pour atteindre l’objectif fixé par le gouvernement, soit 100% du recyclage plastique en 2025, les trois associés Benoit Paget, Fabien Rimé, Baptiste Danezan de Green Big ont imaginé une machine révolutionnaire pour les bouteilles plastiques : le B:bot

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300 kg de plastique au m2

Cette machine transparente a pour fonction de manger la bouteille dès que vous la glissez dedans et de la broyer en petites paillettes. « B:bot peut contenir 300 kg de plastique au m2 contre 20 kg au m2 dans une poubelle jaune, assure Benoit Paget. Et ces paillettes sont un produit semi-transformé, prêt pour le recyclage et beaucoup mieux valorisé à la tonne. »

Le B:bot, qui a aussi pour particularité d’interagir avec l’éco-citoyen grâce à un digital embarqué, remet en place une forme de consigne. « Selon les paramétrages, on peut lui demander de restituer quelques centimes à l’éco-citoyen, ou alors d’envoyer ces quelques centimes sous forme de don à une association, ou encore de gagner des bons d’achats », raconte le fondateur de Green Big. 

La machine peut même dire à l’éco-citoyen si le déchet qu’il veut lui faire manger est conforme ou non. « B:bot trie également de manière différenciée les bouteilles plastiques transparentes et colorées, qui ne sont pas composées du même plastique », souligne Benoit Paget.

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Le retour de la consigne

Pour le fondateur de Green Big, c’est le retour de la consigne qui devrait motiver l’éco-citoyen à trier différemment ses bouteilles plastiques :

En Allemagne, le retour des consignes a été adopté et 90% des bouteilles plastiques sont recyclées.

Ensuite, ce plastique collecté sous forme de paillette est directement racheté par un industriel chargé de retransformer ce plastique. 

Aujourd’hui, sur 400 000 tonnes de PET, ce plastique utilisé pour les bouteilles plastiques transparentes, seulement la moitié est recyclée. « Les industriels, pour améliorer leur empreinte carbone, cherchent des plastiques recyclés mais ne les trouvent pas, ajoute l’entrepreneur. Le but de B:bot est aussi de répondre à cette problématique. »

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Mais alors quid des poubelles jaunes ? 

Cette machine, si révolutionnaire soit-elle, remet en question le recyclage quotidien réalisée par les citoyens dans les poubelles jaunes. Qu’en dit Benoit Paget ? « Malheureusement, le tri sélectif n’est pas toujours bien fait et quand tous les déchets cartons, plastiques… sont mélangés, le tri n’est pas aussi efficace que quand il est réalisé à la source. Il faut savoir qu’en sortie de centres de tri, dans les ballots de bouteilles plastiques, on retrouve encore 10% de matières qui n’est pas du PET. C’est compliqué. »

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Avec B-bot, Benoit Paget assure que le recyclage des bouteilles plastiques coûte trois fois moins cher, « car on ne passe par le centre de tri ». « Et il y a moins de surface de stockage et moins de transport effectué. Le système est vertueux car il s’autofinance. »

Les B:bot pourraient être installés dans des supermarchés ou dans les zones à conteneurs. Une belle idée, à condition que les citoyens acceptent de trier leurs bouteilles plastiques à part et de les apporter à leur B:bot le plus proche.

Une machine made in Normandie
La machine a été conçue par un bureau d’études à Caen (Calvados) et façonnée par des industriels à Dieppe. Une création 100% made in Normandie !
La jeune pousse Green Big vient de finaliser son premier tour de table auprès de quatre investisseurs normands à la fois institutionnels et industriels : Normandie Participations, Crédit Agricole en Normandie, NFactory et Alterval. 
Cette première tranche de un million d’euros va permettre à la start-up d’industrialiser la fabrication de la première série de B:bot. Les premières machines devraient arriver sur le marché en juin 2019. 

Au cœur de l’acte XI des Gilets jaunes, les « street médic » de Rouen répondent à l’urgence

Pendant l'acte XI des Gilets jaunes, samedi 26 janvier 2019 à Rouen (Seine-Maritime), des "street medic" ont prodigué les premiers soins aux personnes blessées. Comme chaque samedi depuis le 29 décembre 2018.

Pendant l’acte XI des Gilets jaunes, samedi 26 janvier 2019 à Rouen (Seine-Maritime), des « street médic » ont prodigué les premiers soins aux personnes blessées. Comme chaque samedi depuis le 29 décembre 2018. (©SL / 76actu)

Au départ, ils étaient juste des Gilets jaunes. Puis, au fil des actes où les affrontements devenaient de plus en plus dur avec les forces de l’ordre, ils ont voulu se rendre utile. Samedi 26 janvier 2019, toute la journée, une dizaine de « street médic » a suivi le cortège et les heurts de l’acte XI, à Rouen (Seine-Maritime). Trois sont venus de Fécamp avec leur matériel de soin, pour répondre aux premières urgences, légères samedi.

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« Quand ça chauffe, on va au plus près »

« J’ai décidé d’aider, ça me permet de me canaliser et de ne pas péter un câble », explique Victor* sans tabou, juste avant d’aller au point de rassemblement des Gilets jaunes, à l’hôtel de ville à 10h. Militant depuis le début du mouvement, il s’est décidé à être médic après l’acte V, vécu à Paris, où il a vu « des choses dingues, des blessures graves ». Il officie chaque samedi à Rouen depuis le 29 décembre.

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Le menuisier de 28 ans est venu de Fécamp avec deux amis qui complètent l’équipe de choc des street médic. Guillaume et Flam, 33 et 37 ans, l’épaulent. L’un est DJ, l’autre est un pompier volontaire qui travaille dans la sécurité incendie. Tous les trois ont une formation en premiers secours, qu’ils mettent en application. « On est des bénévoles, quand ça chauffe on va au plus près pour prendre les gens en charge », détaille Guillaume. 

Dans les sacs : sérum, compresses et bandages

Grâce à leurs tee-shirts blancs marqués d’une croix bleue et rouge, ils sont facilement identifiables. Sur la route du point de convergence du matin, ils ont été fouillés par la police. Dans les sacs plein à craquer : sérum physiologique contre les lacrymogènes, compresses et bandages pour les plaies.

« Parfois, les forces de l’ordre nous retirent les casques ou le sérum, c’est inadmissible », vitupère Guillaume. Ça ne sera pas le cas ce samedi, contrairement à leurs confrères de Caen (Calvados). Si les relations peuvent être tendues avec la police, c’est que ce qu’ils font n’a rien d’officiel : « Certains se servent de ce statut pour venir sur les manifs avec des casques et ensuite aller à l’affrontement », affirme une source policière. 

Ce n’est pas le cas de Guillaume, Victor et Flam. Comme les pompiers n’interviennent pas avant d’être en zone sécurisée, les Fécampois sont les premiers à s’occuper d’un blessé, « peu importe s’il est gilet jaune ou policier », assurent-ils. Ils sont en relation avec des secouristes « issus de la Croix-Rouge » qui restent à des points fixes pour « faire le pont avec les pompiers ».

Avant les premières lacrymogènes tirées à 14h rue Jean-Lecanuet, le trio est resté à la marge du cortège, sur les côtés. Ils n’ont enfilé leurs casques qu’au moment où des vitrines ont été brisées : « C’est parti ! »

Après les premières grenades lacrymogènes, Guillaume dégaine et distribue du sérum physiologique aux manifestants incommodés par le gaz.

Après les premières grenades lacrymogènes, Guillaume dégaine et distribue du sérum physiologique aux manifestants incommodés par le gaz lacrymogène. (©SL / 76actu)

« Médic ! Il nous faut un médic ! »

Quand le gaz a répondu aux projectiles, ils ont commencé à distribuer leur sérum. « C’est environ 120 dosettes par acte », calcule Victor qui a chez lui « de quoi tenir cinq actes ». Ils s’arrangent avec des connaissances pour se fournir le fameux sérum. Et des manifestants leur en donnent des boîtes pleines. Même s’ils sont en faveur du mouvement, les street médic peuvent être pris entre deux feux : « On est au milieu, ça vole au-dessus de nous. »

Au milieu des gaz lacrymogènes mais sur le côté de la route, Flam garde un oeil sur les heurts en cours à quelques mètres.

Au milieu des gaz lacrymogènes mais sur le côté de la route, Flam garde un oeil sur les heurts en cours à quelques mètres. Sa GoPro est allumée dès qu’il y a du grabuge. (©SL / 76actu)

Ça vole aussi en dessous, comme rue Jeanne d’Arc, après un tir de lanceur de balle de défense (LBD) qui touche la jambe d’un manifestant. Ses compères hurlent au milieu des gaz : « Médic ! Il nous faut un médic ! » Flam se précipite sur le jeune homme, extrait pour être installé à l’écart des heurts. Pour calmer la douleur, Victor applique une mousse sur l’hématome : « Pas de fracture. Ça va piquer, ce sera bleu. » Blessure légère.

VIDÉO. Un jeune homme blessé à la jambe est pris en charge par les street médic : 

Les street médic en ont vu d’autres, notamment à l’acte X : « Un mec a été blessé au rein avec un LBD », raconte Victor, photo à l’appui. Ils l’ont pris en charge et d’après le jeune homme, « il risque de perdre cet organe ». 

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Cinq blessés pris en charge par les pompiers

Samedi, il n’y a pas eu de blessé grave. Les trois secouristes amateurs ont agi sur de petites écorchures, ou en aide à un vieil homme tombé à côté de laquelle la police venait de tirer du gaz sans lui prêter attention. Si du point de vue d’une source judiciaire, la journée a été « hyper-violente », les interventions pour des blessures ont été limitées. Au total, cinq personnes ont été emmenées par les pompiers, dont un policier frappé. 

LIRE AUSSI : Acte XI des Gilets jaunes : une dizaine de blessés et 20 interpellations en Seine-Maritime

Il y a aussi eu un homme blessé sur le haut du crâne qui s’est fait soigner, avec un autre victime d’une foulure du poignet, dans une pharmacie de la place du Vieux-Marché. Victor, Guillaume et Flam ne sont pas toujours là où des heurts éclatent, tant le cortège est disparate et mobile. Mais ils sont satisfaits de pouvoir « être utiles ». Ils sont partis vers 16h30, direction Fécamp : il fallait être à l’heure pour la garde de Flam chez les pompiers. 

* Le prénom a été changé à la demande de l’intéressé.

Êtes-vous incollable sur l’actualité en Normandie ? Voici le quiz de la semaine du 21 janvier

Avez-vous bien suivi lactualité en Normandie en 2017 ? Testez-vos connaissances avec notre quiz.

Avez-vous bien suivi l’actualité en Normandie cette semaine ? Testez-vos connaissances avec notre quiz. (©Adobe Stock/Illustration)

Bonjour à tous !

L’actualité a encore été chargée cette semaine en Normandie. Vous pensez avoir tout suivi et savoir tout ce qu’il s’est passé dans la région ?

Prouvez-le en faisant un sans-faute à notre quiz actu de la semaine. 

Si le quiz ne s’affiche pas, cliquez ici.

 

Un pompier et un gendarme en repos secourent une femme dans un incendie à Rouen

Avant l'arrivée des pompiers, les deux témoins avaient évacué la femme vivant dans l'appartement de son logement.

Avant l’arrivée des pompiers, les deux témoins avaient évacué la femme vivant dans l’appartement de son logement. (©Illustration/Fotolia)

Le hasard fait parfois bien les choses : samedi 26 janvier 2019, un pompier en repos et un gendarme de réserve ont secouru une femme d’un incendie dont ils ont été témoins à Rouen (Seine-Maritime).

LIRE AUSSI. Une piétonne renversée par un bus dans le centre de ville de Dieppe

Ils évacuent la victime du logement

Les faits se sont produits un peu après midi, dans un immeuble de la rue Jean-Revel, à quelques pas de la préfecture de Rouen. L’incendie a plus précisément pris dans un appartement situé au troisième étage.

Les témoins qui préviennent les pompiers ne sont autres qu’un gendarme réserviste et un sapeur-pompier en repos. Avant l’arrivée des secours officielle, ils parviennent à prêter assistance à l’habitante du logement en question, dont il la font sortir.

L’incendie rapidement maîtrisé

Incommodé par les fumées, cette femme âgée d’une soixantaine d’années sera finalement transportée au CHU de Rouen.

L’action des deux témoins a également permis de limiter l’impact de l’incendie sur le reste de l’immeuble. Ce dernier a finalement été éteint assez rapidement par les pompiers.

Acte XI des Gilets jaunes : une dizaine de blessés et 20 interpellations en Seine-Maritime

La mobilisation des Gilets jaunes a été moins importante ce samedi 26 janvier en Seine-Maritime.

La mobilisation des Gilets jaunes a été moins importante ce samedi 26 janvier en Seine-Maritime. (©S.Louvet )

Les Gilets jaunes eux-mêmes devaient s’y attendre : la mobilisation aura été moins forte, samedi 26 janvier 2019, pour l’acte XI de leur mouvement. En cause notamment, une importante manifestation organisée à Évreux, dans l’Eure, qui a mobilisé par ailleurs.

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Des rassemblements aussi à Dieppe et Barentin

Cette semaine, la préfecture n’avancera pas de chiffres pour le département concernant le nombre de participants à cette 11e journée jaune. « Ce que l’on peut dire, c’est qu’ils ont été moins nombreux, même si l’on a compté aujourd’hui plus de points de rassemblement », souligne Benoît Lemaire, directeur de cabinet à la préfecture de Seine-Maritime.

LIRE AUSSI. Revivez l’acte XI de la mobilisation des Gilets Jaunes en Seine-Maritime

A noter notamment, une déambulation dans les rues de Dieppe, qui avait été déclarée au préalable et qui s’est déroulée toute la journée sans incident, ainsi qu’un petit rassemblement à Tourville-la-Rivière. A Barentin aussi, les Gilets jaunes ont tenté dans la matinée un mouvement, vite dispersé par les gendarmes. 

Environ 800 personnes à Rouen

Le plus gros de la mobilisation s’est donc, comme ces dernières semaines, concentré dans les grandes villes. A Rouen tout d’abord, où « il n’y a pas eu plus 800 manifestants sur la journée », assure une source policière à 76actu. Une tendance en corrélation avec ce qu’ont pu observer nos journalistes sur le terrain.

Environ 800 Gilets jaunes ont défilé ce matin dans les rues de Rouen, et des renforts sont attendus cet après-midi.Retour sur cette matinée ici : https://actu.fr/?p=21071522

Publiée par 76 actu sur Samedi 26 janvier 2019

Après une matinée globalement calme, les choses ont ensuite dégénéré dans le centre-ville. Des petits groupes composés d’une dizaine de manifestants se sont dispersés dans les rues, provoquant pour certains des affrontements avec les forces de l’ordre. 

Des poubelles ont été incendiées, la porte du commissariat de police cassée et une vitrine brisée, rue Jean Lecannuet.

Deux policiers et quatre manifestants secourus par les pompiers

En tout, les forces de l’ordre ont procédé à 13 interpellations à Rouen, auxquelles s’ajoute une arrestation à Barentin. Les pompiers sont de leur côté intervenus pour trois incendies ainsi que pour porter secours à cinq personnes, dont un policier.

Après avoir reçu un projectile sur le casque, il a été traîné par des Gilets jaunes avant que ses collègues n’interviennent. Il souffre d’une blessure à l’épaule, précise la préfecture.

De leur côté, les Gilets jaunes ont compté au moins six blessés légers dans leur rang.

Même scénario au Havre, où un peu plus de 400 personnes ont défilé dans les rues d’après la police. En fin de manifestation, des heurts ont éclatés entre des groupes de jeunes et la police, provoquant l’interpellation de six personnes responsable de jets de projectiles à l’encontre des forces de l’ordre. Là encore, un policier a été blessé, cette fois-ci au visage.

Sport à Rouen : l’ASPTT va lancer un financement participatif pour l’inclusion des enfants autistes

L'ASPTT, club omnisports de Rouen (Seine-Maritime), s'apprête à lancer une campagne de financement participatif en faveur des enfants autistes.

L’ASPTT, club omnisports de Rouen (Seine-Maritime), s’apprête à lancer une campagne de financement participatif en faveur des enfants autistes. (©Adobe Stock/Illustration)

Belle initiative de l’ASPTT. Durant la semaine du 28 janvier 2019, le club omnisports de Rouen (Seine-Maritime) va lancer une campagne de financement participatif pour rendre accessible ses activités aux enfants autistes.

Financer du matériel et payer les éducateurs

Sur son site internet, l’ASPTT explique sa démarche. « Dans une démarche d’inclusion et d’accessibilité à la pratique sportive à tous les publics, notre association souhaite accueillir des enfants diagnostiqués TSA (Trouble du Spectre de l’Autisme) au sein de groupes sportifs ordinaires. La règle d’or de notre projet : le 1 pour 1 ! », détaille l’association sportive. Objectif, avoir un accompagnant pour chaque enfant autiste accueilli.

LIRE AUSSI : « Un diagnostic précoce peut influer sur le trouble de l’autisme », selon un médecin du CHU de Rouen

Le club accueille déjà 15 enfants autistes et souhaite en accueillir 20 en 2019-2020. Mais pour cela, il doit s’équiper en matériel. « L’argent récolté servira dans un premier temps à se doter en matériel, notamment en tablettes tactiles », précise l’ASPTT.

Elle servira aussi à la création de carnets d’échanges qui naviguera entre familles, éducateurs et référent, mais aussi à rémunérer nos éducateurs. Enfin, la collecte servira également à développer notre journée  « JO de l’Autisme ».

La campagne de financement participatif sera donc lancée prochainement sur la plateforme KissKissBankBank. À noter que les dons ouvrent droit à une réduction d’impôt.

Hippisme. Bold Eagle, Readly Express… Qui va gagner le Grand Prix d’Amérique ? Notre pronostic

Le 29 janvier, Bold Eagle a remporté un 2e Prix d'Amérique et le driver manchois Franck Nivard un 5e. Ce dimanche, ils tentent de remporter un autre Grand Prix de France.

Déjà vainqueur à deux reprises de l’épreuve reine des trotteurs, Bold Eagle, le champion normand, va tenter d’inscrire une troisième fois son nom au palmarès du Grand Prix d’Amérique. (©JLL LeTrot)

18 concurrents pour une seule couronne. Le Grand Prix d’Amérique 2019 livrera son verdict dimanche 27 janvier aux alentours de 16h, sur l’hippodrome de Vincennes

LIRE AUSSI : VIDÉO. Un jour avec Bold Eagle, le meilleur cheval du monde, en quête d’un troisième Prix d’Amérique

Au départ, on compte huit chevaux entraînés en Normandie, cinq dans l’Orne par Sébastien Guarato et trois dans le Calvados par Philippe Allaire. Les Normands vont-ils remporter cette année l’Amérique ? Rien n’est moins sûr, face aux redoutables pensionnaires de Jean-Michel Bazire ou encore à deux visiteurs suédois aux dents longues… Pronostic.

Les favoris

Trois chevaux semblent se détacher du lot. En tête de ceux-ci, « la ballerine », comme on a coutume de l’appeler eu égard à son jeu de jambes qui peut faire penser à celui d’une danseuse classique. Belina Josselyn aura à son sulky le meilleur driver de France, Jean-Michel Bazire, qui est également son entraîneur. Lors de l’ultime course préparatoire à l’Amérique, elle a véritablement crevé l’écran, disqualifiée pour avoir gêné un adversaire, mais franchissant tout de même le poteau en tête dans un style époustouflant.

Face à elle, l’inusable Bold Eagle. Tonique comme à ses plus beaux jours lorsque nous sommes allés à sa rencontre à six jours de l’échéance au Ménil-Bérard (Orne), le pensionnaire de Sébastien Guarato concourra pour remporter un troisième sacre dans la plus belle des course de trotteurs, triplé qui lui avait échappé d’un nez l’an dernier.

Car l’an dernier, Bold Eagle était tombé sur son demi-frère, un drôle de cheval venu de Suède et qui sera de nouveau au départ avec de légitimes ambitions cette année, Readly Express. Même s’il a paru moins tranchant lors de la dernière course préparatoire à l’Amérique, nul doute que son mentor l’a préparé de sorte qu’il arrive au top de sa condition dimanche.

LIRE AUSSI : Hippisme. Franck Nivard associé à Bold Eagle disputera le Prix d’Amérique dimanche

Les secondes chances

Face à ces trois champions qui devraient rallier la majorité des suffrages des parieurs, citons Bird Parker, le crack du Calvados, dépendant du redoutable entraînement de Philippe Allaire. Dur comme un roc, il est capable de suivre tous les rythmes.

Mentionnons également Davidson du Pont, autre atout de Jean-Michel Bazire, qui n’aura contre lui que de participer à son premier Prix d’Amérique. Il est encore jeune, mais c’est un petit champion.

Et puis Eridan, un autre ornais présenté par Sébastien Guarato. Même s’il est le plus jeune cheval au départ de la course, Sébastien Guarato nous a également confié qu’il était certainement de ceux qui possédaient la plus belle pointe de vitesse finale. S’il parvient à ne pas trop faire d’effort durant le parcours, il conclura sa course sur un sprint qui pourrait faire mal.

Notre sélection chiffrée : 12 – 18 – 15 – 16 – 4 – 3

Marianne Rötig signe « Cargo », le récit de son voyage en mer, du Havre à Malte

Marianne Rötig a réalisé son rêve : embarquer sur un géant des mers au départ du Havre. Une aventure qu'elle narre dans « Cargo ».

Marianne Rötig a réalisé son rêve : embarquer sur un géant des mers au départ du Havre. Une aventure qu’elle narre dans « Cargo ». (©Pixabay.)

Avec Cargo, Marianne Rötig signe un sublime récit de voyage. Elle raconte au fil des pages son épopée maritime, depuis son embarquement au Havre (Seine-Maritime), jusqu’à son arrivée à Malte. Sept jours en mer, sept jours pour confronter ses images mentales à la réalité, sept jours pour construire une cosmogonie personnelle.

Une odyssée racontée avec poésie et élégance. Entretien avec Marianne Rötig.

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Une fascination pour les ports

76actu : Vous débutez votre récit, en évoquant des souvenirs de jeunesse : Hambourg, son port, ses conteneurs. Une invitation au voyage. C’est au Havre que tout commence pour vous. Vous avez eu un vrai coup de cœur pour la ville ?

Marianne Rötig : J’ai toujours été fascinée par les ports. Cela faisait longtemps que je fantasmais sur Le Havre. Si la ville est proche de Paris, je n’avais pas eu l’occasion de venir. Il a fallu des années avant que j’effectue mon premier voyage au Havre. Ma première rencontre avec la ville, c’était il y a cinq ans. Je me suis perdue dans les rues. J’avais une image floue du Havre, celle d’un bout de terre. C’est un endroit vraiment à part. Le Havre ne laisse personne indifférent : soit on aime, soit on n’aime pas trop. Rapidement, j’ai su qu’il se passait quelque chose avec cette ville.

Votre venue au Havre a aussi réveillé des souvenirs personnels.

Oui, j’ai une histoire familiale avec Le Havre. Le grand-père de mon grand-père est passé par Le Havre. Né en Allemagne, il devait embarquer pour les États-Unis, afin d’aller y chercher du travail. Finalement, il s’est arrêté au Havre et y a tenu une maison d’horlogerie. Lors de ma première visite, je suis tombée sur un horloger. Une nouvelle évidence pour moi : si je devais faire un voyage en cargo, il me fallait absolument partir du Havre.

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Le Havre : une histoire d’amour

Comment s’est organisée cette odyssée maritime ?

Monter à bord, ça s’est fait sans réflexion. J’ai vu que c’était possible de monter sur un cargo. Le voyage a été très facile et très simple à mettre en place. Ma seule contrainte imposée : partir du port du Havre. Je suis donc revenue plusieurs fois, je suis allée plus loin dans le port. J’y ai traîné pas mal. J’ai rencontré la ville par le port : on peut parler d’une histoire d’amour avec le port.

Quand vous décrivez votre arrivée sur le port, on se croit dans un film des années 40, une esthétique à la Casablanca. Vous parlez d’un « suspense de polar » pour décrire cette transition entre la ville et le port, le trajet en taxi. Le voyage démarrait là ?

Oui, j’ai cheminé dans le port, avant d’atteindre le quai pour embarquer. L’ambiance, de nuit, y est très particulière. Il faut prendre un bus, puis un taxi, avant d’atteindre la destination finale : le quai.

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Sept jours en mer : l’odyssée de Marianne

"Cargo" de Marianne Rötig est publié aux éditions Gallimard.

« Cargo » de Marianne Rötig est publié aux éditions Gallimard. (©S.B./Normandie-actu)

Votre projet littéraire vous a-t-il permis d’assouvir une envie de lointain, de donner corps à vos rêves ?

En embarquant, je n’avais pas imaginé que cela deviendrait un livre. J’avais commencé un roman et ne pensais pas écrire sur cette expérience. Cargo est le livre du livre, qui est né sur la route de l’autre. Quand je pars en voyage, j’écris tous les jours dans des carnets. Tel était le projet initial. Puis, la vie à bord, le rythme du voyage ont orienté les choses autrement.

La rencontre avec un ami m’a donné l’idée de structurer le livre en m’appuyant sur les sept jours de traversée. Il a fallu sept jours pour créer la Terre. Les jours de la semaine ont structuré mon écriture. J’ai commencé à agencer le récit sur le bateau. L’écriture a été rapide. Je suis rentrée en décembre et j’ai écrit en janvier.

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Dans Cargo, peut-on dire que vous réécrivez votre propre mythologie personnelle ?

Je crée une sorte de cosmogonie. Ce livre est la réécriture d’une mythologie personnelle et de la mythologie, au sens large. Je suis entre deux eaux, entre deux terres. Que se passe-t-il dans cet espace infini ?

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Seule femme à bord

Vous étiez la seule femme à bord. Comment avez-vous vécu cette expérience ? Cette rencontre avec l’équipage ?

En fait, j’étais surprise car j’étais la seule passagère à bord : d’ordinaire, les voyages en cargo sont souvent complets. Je n’avais eu aucun renseignement préalable sur le voyage. Être la seule femme à bord est particulier : il faut accueillir la chose, se faire une place. L’équipage était courtois et très respectueux.

Se succèdent des portraits, des récits de moments partagés. Vous étiez seule touriste, mais jamais seule à bord de ce grand bateau.

Oui, j’avais l’impression d’être une passagère clandestine. J’étais une hôte de luxe car je dînais à la table des officiers. Il y avait beaucoup de bizarreries à observer cette semaine-là, notamment la vie de l’équipage. Ce qui m’a marquée, c’est le silence et l’élégance des marins. J’ai pu dresser des portraits singuliers de ces personnes que j’ai côtoyées pendant une semaine.

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Éprouver la mer, le temps

Comment avez-vous vécu cette expérience solitaire ? L’isolement a-t-il nourri votre écriture ?

Je ne suis jamais sentie seule à bord car je dialoguais quotidiennement avec mon écriture. Si le bateau est immense, les espaces d’habitation ne sont pas grands donc on se croise tous. Je me suis même sentie plus accompagnée que d’habitude.

Votre livre se termine sur l’arrivée à Malte. Alors que vous avez pris le temps de longuement décrire Le Havre, le départ, ce retour sur la terre ferme est évoqué rapidement. La volonté de ne pas effacer les souvenirs vécus en mer ?

L’écrivain est un peu filou. Mon livre est écrit chronologiquement. Or, la première partie a été rédigée en grande partie sur le bateau même. Puis, à partir de dimanche, je n’ai pris que des notes. Ce qui m’intéressait, c’était la traversée. Il me fallait mener avec rigueur mon enquête sur la semaine. Une fois le port de Malte atteint, le voyage prenait fin et le récit avec.

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Infos pratiques : 
Cargo de Marianne Rötig, aux éditions Gallimard, Coll. « Le sentiment géographique ».
Prix : 12,50 euros.

Événement « La Ronde », à Rouen : huit expositions gratuites d’art contemporain, dans les musées

La Ronde est une série d'expositions d'art contemporain déclinée dans huit lieux différents de l'agglo de Rouen (Seine-Maritime), dont ici, au muséeum d'histoire naturelle.

La Ronde est une série d’expositions d’art contemporain déclinée dans huit lieux différents de l’agglo de Rouen (Seine-Maritime), dont ici, au muséeum d’histoire naturelle. (©FM/76actu)

L’art contemporain à la portée de tous. C’est qui est proposé avec La Ronde « événement de culture contemporaine », organisé dans les musées de l’agglo de Rouen (Seine-Maritime), jusqu’au 25 mars 2019. Huit expositions gratuites sont au programme.

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Les musées terrains de jeux des artistes contemporains

Il s’agit de la quatrième édition de ce rendez-vous annuel, imaginé par la Réunion des musées métropolitains, la structure qui rassemble la plupart des musées de l’agglo rouennaise. Au départ, il s’agissait de créer un événement fédérateur pour les musées de la RMM, qui venait de se constituer, en janvier 2016. À partir de la deuxième édition, La Ronde s’est muée en événement d’art contemporain, illustrant la volonté des musées rouennais de mettre l’accent sur la création contemporaine. 

Caractéristique de La Ronde, l’exposition est participative : elle est le fruit d’un appel à projets, qui aboutit à la sélection d’une douzaine d’artistes. Autre trait notable de l’événement, il est proposé aux artistes de prendre place chacun dans un lieu différent, de faire des musées leur terrain de jeux. Les créations contemporaines côtoient ainsi des œuvres de styles et d’époques très différents. 

Et désormais, La Ronde est également le titre d’une publication annuelle, la « revue d’art contemporain de la Réunion des musées métropolitains », qui met en valeur les artistes de l’événement, mais aussi les autres temps forts de l’art contemporain organisés au cours de l’année, dans les musées de la RMM et ses partenaires (Frac, Hangar 107, centre photographique…).

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Le programme dans les huit lieux

• Au musée des beaux-arts, la série de photographies All Star de Valérie Belin et un ensemble de sculptures de Rina Banerjee, en partenariat avec la galerie Nathalie Obadia Paris/Bruxelles ; les Nuages de Victor Cord’homme, projet porté par la maison des Arts de Grand-Quevilly ; Peinture emmurée de Miquel Mont. 
• Au musée des Antiquités, une installation de Sophie Dubosc, et Damnatio Memoriae, installation de RERO dans le square André-Maurois. 
• Au musée de la céramique, l’arc-en-ciel géant Tagadaaaa… de Charlotte Coquen ; installation de bougies de Renaud Auguste-Dormeuil, I will keep a light burning, vendredi 22 mars 2019 en soirée, dans la cour du musée. 
• Au musée Le Secq des Tournelles, La Troisième calamité de Simon Boudvin, qui s’inspire du graphisme des grilles ornant les rues de Hanoï au Vietnam, projet porté par Le SHED.
• À la Fabrique des Savoirs, à Elbeuf : la série photographique Stracci de Stefano Bianchi, projet porté par le Centre photographique Rouen Normandie.
• Au muséum d’histoire naturelle, l’installation De mémoire d’Arnaud Caquelard, plasticien, dans la galerie des continents.
• Au musée national de l’éducation (au centre d’expositions de la rue Eau-de-Robec), carte blanche à l’illustrateur jeunesse Arnaud Nebbache.
• Au Hangar 107 (centre d’art contemporain sur les quais rive gauche), le travail de Tania Mouraud.

Des origamis créés par le plasticien Arnaud Caquelard, à découvrir au muséum d'histoire naturelle, à Rouen (Seine-Maritime).

Des origamis créés par le plasticien Arnaud Caquelard, à découvrir au muséum d’histoire naturelle, à Rouen (Seine-Maritime). (©FM/76actu)

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