Des librairies de Seine-Maritime vous plongent dans l’univers d’Harry Potter pour une soirée magique

Le temps d'une soirée, plusieurs librairies vous plongent dans l’univers magique d'Harry Potter.

Le temps d’une soirée, plusieurs librairies vous plongent dans l’univers magique d’Harry Potter. (©Warner Bros)

Vous avez attendu des années votre lettre d’admission à Poudlard qui n’est jamais arrivée ? La soirée organisée notamment par La Galerne, au Havre, mais aussi dans différentes librairies de Seine-Maritime, jeudi 7 février 2019 est faite pour vous ! Le temps d’une « Nuit des livres Harry Potter », plusieurs enseignes proposent aux Moldus de se glisser dans la peau d’un sorcier.

Costumes et jeux de société revisités au Havre

Et pour cette soirée magique, une tenue de circonstances est exigée. Les participants sont invités à revêtir leur plus belles robes de sorcier ou à se glisser dans le costume de leur personnage préféré. Team pull tricoté maison façon Weasley ou uniforme de Beauxbâtons pour les plus chauvins, à vous de choisir ce qui vous démarquera lors du concours du costume le plus original.

Côté animations, La Galerne n’a d’ailleurs pas manqué d’imagination. Les fans de la saga connaissaient la version sorcier des échecs : la librairie havraise leur propose de découvrir les adaptations d’autres classiques des jeux de société avec notamment un Time’s up de Poudlard et Les Loups-Garous de la Forêt Interdite.

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Six rendez-vous en Seine-Maritime

Ailleurs en Seine-Maritime, d’autres libraires participent également à cette soirée, organisée un peu partout en France à l’occasion de la sortie d’Harry Potter et la chambre des secrets, le tome 2 de la saga, en version collector. Attention, la plupart de ces soirées nécessitent une réservation !

Des produits fermiers 24h/24 et 7j/7 à la ferme du Chapon, à Bois-Guillaume, près de Rouen

La ferme du chapon est située au 3045 de la rue de la Haie, à Bois-Guillaume sur le plateau Nord de Rouen (Seine-Maritime),

La ferme du chapon est située au 3045 de la rue de la Haie, à Bois-Guillaume sur le plateau Nord de Rouen (Seine-Maritime), (©Le Bulletin. )

Au 3045 de la rue de la Haie, à Bois-Guillaume sur le plateau Nord de Rouen (Seine-Maritime), ni résidence, ni boutique à la mode, mais une maison particulière en contrebas de grands bâtiments agricoles. L’un protège du matériel et l’autre accueille des animaux avec un espace de vente de produits fermiers, ouvert uniquement le samedi. Souriante, Noémie Dutot rappelle l’histoire familiale de La ferme du chapon

« En 1974, Madame et Monsieur Dutot, mes beaux-parents agriculteurs, reprennent une exploitation centrée sur les vaches laitières et les cultures. Dès 1985, pour les fêtes de fin d’année, ils élèvent des chapons : des poulets castrés nourris au lait d’où une chair moelleuse » relate-t-elle. Son mari, Frédéric, possédait une ferme au sein de la Bretèque. « Il a commencé de travailler avec son père, dès 1997, ce qui a généré un groupement agricole d’exploitation commune (G.A.E.C.). ». L’ensemble ainsi créé s’étend alors sur 170 hectares pour une activité variée reposant sur vaches, chapons et cultures : blé, orge, maïs fourrager, foin, lin, colza avec, également, des herbages à Bois-Guillaume et Isneauville.

L’arrivée de Bernard et Noémie

2002. Bernard Dutot reprend la part de son père dans la G.A.E.C. et s’installe ainsi avec son frère Frédéric. Quant à Noémie, depuis 2001, elle est salariée de l’exploitation avec une activité variée : traite des animaux, administration et vente directe.

En 2009, je suis devenue agricultrice mais je continue de m’occuper des ventes directes à La ferme du chapon le samedi de 9 à 12 heures, seul jour d’ouverture. Ce qui me plait dans mon métier, ce sont le plaisir de la relation avec les animaux, le contact avec les gens et l’esprit de créer ! 

À l’écoute de la clientèle

En parlant de création, le moment est venu pour Noémie d’évoquer cet abri singulier qui se présente désormais à l’entrée de la ferme : « Au cours de mes nombreux samedis de vente en direct, j’ai entendu nombre de clients réclamer que le point de vente ouvre un autre jour de la semaine. Cela aurait été possible si la rentabilité était au rendez-vous ce qui était peu probable car cela n’aurait pas fait venir plus les gens qui travaillent. Nous avons finalement écouté cette demande et trouvé une solution permettant d’assurer une plage maximale d’ouverture : le distributeur automatique de produits 24/24 heures et 7/7 jours ».

109 casiers disponibles

Convaincus de la pertinence du modèle économique après plusieurs visites aux Vergers du Quesnay, un producteur de jus de pomme à Fresquienne, près de Pissy-Poville, La ferme du chapon se rapproche du fournisseur du matériel. « Il est venu sur place pour trouver comment l’adapter au lieu et à nos besoins », précise Noémie. Le bâtiment comporte 109 casiers de plusieurs tailles pour accueillir la production (uniquement lait cru) et celles de sept autres producteurs de Seine-Maritime. « Certains produits sont réfrigérés : lait cru, fromages, beurres, crèmes et volailles. Nous avons dû investir dans deux groupes de froid », poursuit Noémie. D’autres produits sont également proposés comme légumes, œufs, terrines, rillettes, plats cuits, pommes, jus de pommes.

Un départ très encourageant

Disponible depuis le 22 novembre dernier, ce nouveau service semble déjà enchanter la clientèle qui trouve cela génial. Pour l’heure tout fonctionne bien et ce sont les légumes, volailles et jus divers qui sont les plus renouvelés : « Dernière exploitation agricole de la commune, et avec l’exclusivité du chapon , nous sommes les seuls à offrir cette disponibilité ici. Les clients qui venaient déjà me voir le samedi sont rassurés par la machine car ils savent qui est derrière elle. J’ai aussi constaté que beaucoup de personnes retraitées utilisait nos distributeurs », fait valoir Noémie.

Infos pratiques
Contact : 02 35 60 26 61 / Page Facebook : Ferme du chapon

Camille Maury, ancienne élève du lycée hôtelier de Canteleu, près de Rouen, à l’affiche de Top Chef

Camille Maury, 20 ans, ancien élève du lycée hôtelier Georges-Baptiste de Canteleu, près de Rouen (Seine-Maritime), a remporté les épreuves d'Objectif Top Chef.

Camille Maury, 20 ans, ancien élève du lycée hôtelier Georges-Baptiste de Canteleu, près de Rouen (Seine-Maritime), a remporté les épreuves d’Objectif Top Chef. (©DR)

Camille Maury passe de l’autre côté du poste. Jeune cuisinière originaire de Saint-Valéry-en-Caux (Seine-Maritime), ancienne élève du lycée hôtelier de Canteleu, près de Rouen (Seine-Maritime), et adepte d’émissions culinaires, est à l’affiche de Top Chef, programme phare d’M6, à partir du mercredi 6 février 2019, à 21 heures. On la verra déployer ses talents parmi 15 candidats d’horizons divers, accompagnés par les chefs Hélène Darroze, Philippe Etchebest, Michel Sarran et Jean-François Piège.

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Donner son âme à un plat

Avant cela, il a fallu pour elle en passer par la case Objectif Top Chef, une phase de présélection organisée dans les régions. 

« C’est quelqu’un de ma famille qui m’a donné l’idée de m’inscrire, raconte la cuisinière. Personnellement j’ai toujours aimé les émissions culinaires, je les regarde toutes, avec mes amis, c’est un moment de partage. Au début, s’inscrire, c’était plutôt une plaisanterie, mais une fois que c’était fait, j’ai pris les choses très au sérieux. »

Pour Camille, la cuisine est une passion qui vient de loin. « Enfant, j’ai commencé à cuisiner avec ma grand-mère, le week-end, en Normandie. Puis j’ai décidé d’en faire mes études, en bac pro puis en BTS. Mes cinq années au lycée hôtelier ont été très enrichissantes. On apprend tous les aspects du métier : cuisine bien sûr, mais aussi service, gestion etc. » Fait notable, dans son parcours, elle a accédé au rang de disciple Escoffier. Aujourd’hui elle travaille dans un palace parisien. 

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« Ma cuisine est joyeuse et enthousiaste »

Les tournages d’Objectif Top Chef se sont déroulés à Bordeaux, dans un château viticole, pendant une dizaine de jours, au printemps 2018… alors même que Camille passait ses épreuves de BTS. « Ça s’est passé dans une très bonne ambiance. Là, il s’agissait surtout de revisiter des plats (tartiflette, petit salé aux lentilles, pâtisseries…), en leur donnant notre âme. En tout cas c’était incroyable de se retrouver dans la brigade de Philippe Etchebest. »

84 jeunes ont concouru, et c’est donc la Normande qui s’est détachée du lot, décrochant ainsi son sésame : intégrer le casting de Top Chef. Les tournages se sont étalés sur 12 semaines en octobre-novembre 2019, à Paris. « C’était très impressionnant de se retrouver dans le cadre de l’émission, raconte la jeune femme. C’est vraiment une expérience hors du commun. » Bien sûr, il ne s’agit pas de dévoiler le détail des émissions à venir – que Camille regardera en replay, après son service -, toutefois la jeune femme promet des « surprises ». 

Et comment la cuisinière aborde-t-elle son avenir professionnel ? « Ma cuisine est joyeuse et enthousiaste, comme moi. Et j’ai encore beaucoup de choses à apprendre, donc chaque chose en son temps. Mais j’espère continuer à m’épanouir dans mon métier, à travers de beaux projets, afin de procurer du plaisir aux personnes qui goûtent ma cuisine. »

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Vivre avec des Toc, un malade témoigne : « Nous ne sommes pas des attardés »

Depuis son enfance, Benjamin Traest vit avec un trouble obsessionnel compulsif (TOC). A 27 ans, il commence à apprivoiser sa maladie.

Depuis son enfance, Benjamin Traest vit avec un trouble obsessionnel compulsif (TOC). A 27 ans, il commence à apprivoiser sa maladie. (©Mathieu Normand/76actu)

Benjamin Traest a 27 ans. Ce professeur de tennis, habitant à Rouen (Seine-Maritime), a tout d’une personne comme les autres. A ceci près qu’un combat intérieur anime sa vie depuis presque vingt ans. À part sa petite amie et sa famille, peu de gens savent qu’il vit avec des troubles obsessionnels compulsifs (Toc).

« Quand on parle de Toc les gens s’imaginent une personne qui va regarder plusieurs fois si sa porte est bien fermée, si le gaz est éteint, ou qui fait tout le temps le ménage, mais ça peut aller bien plus loin, raconte Benjamin. Il s’agit d’une véritable maladie, trop peu connue de tous. »

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« Benjamin, ça ne va pas dans sa tête »

Cette maladie touche souvent les plus jeunes. Elle se présente sous la forme d’obsessions, qui donnent lieu à des comportements irrépressibles. Ils peuvent s’accompagner de dépression, de démotivation et d’une très forte dépense d’énergie. « Pour chaque personne, cela se manifeste de manière différente, plus ou moins grave », raconte Benjamin. Lui entend une voix dans sa tête. Cela a commencé vers 8 ou 9 ans :

Cette voix me demandait de faire des choses — toucher plusieurs fois une porte, mettre mon genou à plusieurs reprises par terre, etc. — sans quoi je pouvais perdre un match de tennis ou alors un malheur pouvait arriver à moi, à ma famille, à mes proches. Ce genre de choses.

Benjamin, comme de nombreuses personnes dans son cas, n’est pas dupe : « On sait bien que ce sont des superstitions, mais l’émotion est là, bien réelle. » Plus il allait contre cette voix, plus le stress montait et plus les conséquences éventuelles devenaient graves.

Au départ, ses parents pensaient qu’il essayait de se faire remarquer. Ils ont tenté de l’empêcher d’exprimer physiquement ses obsessions, ce qui empirait les choses. « C’est vraiment un moyen qu’on utilise sur le coup pour faire baisser le niveau de stress, même s’il n’est pas bon. »

Une professeure trouvait ses comportements bizarre à l’école primaire. Elle a fini par lancer l’alerte. » Elle a dit à mes parents : ‘Benjamin, ça ne va pas dans sa tête.' » Suivirent des séances chez une psy, qui a décelé les Toc, ainsi qu’un début d’explication :

Ma mère a eu un cancer quand j’avais 2 ans. Elle a du s’absenter du domicile pendant six mois pour ses soins. Tout va bien aujourd’hui, elle est guérie. Mais à l’époque, je n’étais pas apte à la quitter et j’ai pris ça pour une notion d’abandon. C’est peut-être ça qui a provoqué plus tard un choc émotionnel.

De la psy au chamanisme, tous les moyens sont bons

Ses parents ont alors commencé à essayer de comprendre. « Cela restait difficile de se mettre à ma place. Cette notion de différence, c’est peu concret et dur à appréhender pour la plupart des gens. » Benjamin rencontrait des difficultés à affronter le regard des autres. À l’école, il restait dans le rang, s’exprimait peu pour ne pas se faire remarquer. Il n’a pas eu non plus de vie sentimentale avant ses 22 ans :

À l’adolescence tout le monde commence un peu à fricoter. J’étais tellement concentré sur la maladie que les filles ne m’intéressaient pas. C’était là, mais j’avais autre chose à régler avant de l’aborder. Les filles, c’était l’étape d’après.

Sur les courts de tennis, sa passion, sa maladie se trouvait parfois exacerbée. Autant être clair : « Les enfants comme adultes me prenaient pour un taré. » S’il empirait parfois les choses, ce sport constituait d’autres fois un bon exutoire, physique et mental. Il avait quelque chose de libérateur. « Il m’a appris à me battre et à avancer. »

Assis à la table de sa cuisine, les cheveux en bataille, Benjamin parle de ses difficultés avec un sourire candide chevillé au visage. La maladie l’a fait mûrir plus vite. Elle l’a aussi poussé à rester positif, ce qui n’est pas le cas de tous les patients. Il l’a constaté un peu plus tard, vers 22 ans, en fréquentant à Rouen des réunions de l’Association française de personnes souffrant de troubles obsessionnels compulsifs (Aftoc).

« Comme dans toute minorité (les Toc touchent environ 2% de la population, Ndlr), ça fait du bien d’être entouré de personnes qui peuvent comprendre. » Dans l’assemblée, certains n’avaient plus de Toc. Ils étaient source de motivation et d’inspiration. « Toutes les idées sont bonnes à prendre, mais chaque solution ne marche pas sur tout le monde. » Il en sait quelque chose. Pour s’en sortir, il a essayé la psychothérapie, l’hypnose, les séances de relaxation, les médicaments et même le chamanisme.

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Être attentif pour ne pas « dégoupiller »

Dans les réunions, à côté de ceux qui s’en sont sortis, il y avait aussi des histoires et des parcours de vie « très, très tristes » :

Je repense à un jeune de 17 ans. Il était extrêmement affecté par la maladie. J’espère qu’il va mieux aujourd’hui. J’ai pris conscience qu’il y avait des cas pire que le mien. Ces rencontres m’ont aussi appris à me battre et à rester humble. T’es obligé de toute façon, sinon tu ne te lèves plus le matin. 

Un traitement anti-dépresseur, découvert en même temps que l’association, a permis à Benjamin de se soulager de « 30% du problème ». « À partir de ce moment-là, j’ai eu l’impression de reprendre une vie normale. » Un second souffle après quelques années très difficiles : alors qu’il se croyait guéri en arrivant au lycée, sa maladie est réapparue insidieusement, sous une autre forme.

« Il ne s’agissait plus de compulsions, qui s’exprimaient physiquement, mais d’obsessions mentales. » Lui qui avait peur de subir des moqueries à cause de son comportement, gardait désormais tout dans sa tête. Des tas de questions le taraudaient.

Si je n’arrivais pas à y répondre, ce qui était souvent le cas, elles m’obsédaient toute la journée. Puis ça s’est empiré. Je prêtais attention à tous les détails, à certains sons, même anodins. Ça me prenait toute mon énergie. J’avais beau avoir la joie de vivre, j’étais submergé.

Cette rechute lui rappelle de toujours être attentif pour ne pas « dégoupiller », parce qu’aujourd’hui, il a réussi à apprivoiser sa maladie.

Vivre avec sa maladie et pas contre

Benjamin a réussi malgré tout à poursuivre des études supérieures, puis à vivre de sa passion en devenant professeur de tennis. Il a repris le dessus. Il a trouvé son salut en partie auprès d’une chamane. Elle l’aide en ancrant en lui des images pour se préserver, par la musique, le toucher ou l’hypnose :

Elle m’a appris que mon mental était avec moi et pas contre moi. Elle m’a donné des pistes pour prendre soin de cette voix intérieure, éviter le stress, reprendre le contrôle. Ça m’a permis de réaliser qu’il fallait que je vive avec la maladie et pas contre.

Cela l’a aussi conforté dans un constat, qu’il souhaite affirmer tout haut : « Nous sommes des personnes normales, avec les mêmes capacités et problèmes que les autres. C’est la maladie qui nous rend différents. Nous ne sommes pas attardés, comme certains pourraient le penser. »

Il reste du chemin à parcourir. Le Rouennais le sait. Un chemin jalonné de choix de vies, de périodes de stress et éventuellement de nouvelles crises. Il se sent désormais plus serein pour vivre ces situations. « Je n’oublie pas d’où je viens. J’essaie toujours de progresser en restant attentif. » Son prochain objectif ? « Pouvoir arrêter complètement le traitement. »

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Forte odeur de gaz dans la piscine d’Yvetot : les secours sur place, l’établissement fermé

 
La piscine municipale Georges Daullé à Arras (Pas-de-Calais) ne rouvrira qu'au printemps 2019.

Suite à une présence de gaz dans la chaufferie du centre aquatique E’caux bulles d’Yvetot (Seine-Maritime), dimanche 27 janvier 2019, la piscine est fermée au public. (©Illustration / Pixabay)

Dimanche 27 janvier 2019, vers 19h, le technicien de maintenance du centre aquatique E’caux bulles d’Yvetot (Seine-Maritime) a signalé aux sapeurs-pompiers une odeur de gaz dans la chaufferie de la piscine.

Après une reconnaissance effectuée par GRDF, une présence significative de gaz a été relevée dans les locaux techniques, précisent les sapeurs-pompiers. L’alimentation en gaz a alors été coupée.

Le centre aquatique fermé au public

Hormis l’agent de maintenance, la piscine d’Yvetot était déserte, dimanche, en fin de journée. Aucune évacuation n’a été nécessaire.

Le centre aquatique d’Yvetot sera cependant fermé au public, le temps de la réalisation de travaux pour la remise en conformité de l’établissement.

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Cinéma, exposition, danse… Nos idées de sorties en Seine-Maritime, ce lundi

Cinéma

L'association Havre de cinéma présente "Argent amer" de Wang Bing.

L’association Havre de cinéma présente « Argent amer » de Wang Bing. (©Les Acacias.)

L’association Havre de cinéma présente Argent amer de Wang Bing. À peine sortis de l’adolescence, Xiao Min, Ling Ling et Lao Yeh ont des rêves plein la tête. Quittant leur village du Yunnan, ils partent grossir la main d’oeuvre de Huzhou, une cité ouvrière florissante des environs de Shanghaï. Soumis à la précarité et à des conditions de travail éprouvantes, ils veulent quand même croire en une vie meilleure.

VIDÉO. La bande-annonce d’Argent amer :

Infos pratiques :
Lundi 28 janvier 2019, au Studio, 3 rue du Général-Sarrail, au Havre (Seine-Maritime).
Tarifs : de 3 à 6,50 euros.

Exposition

La Parenthèse accueille l'exposition, « Une histoire de caractères ».

La Parenthèse accueille l’exposition, « Une histoire de caractères ». (©Happy Font.)

L’exposition présentée à la Parenthèse, galerie de la Maison de l’étudiant, s’articule autour de l’œuvre de Claire Le Breton et Franck Marry, réunis au sein du collectif havrais « Happy Font », dont le travail mêle poétiquement la notion de volume et celle de typographie.

Infos pratiques : 
Jusqu’au 22 février 2019, à La Parenthèse, Maison de l’étudiant, 50 rue Jean-Jacques Rousseau, au Havre (Seine-Maritime).
Du lundi au vendredi, de 9h à 18h.
Entrée libre.

La mode sous toutes ses coutures

Jackie Bowyer porte un boléro en cotte de mailles en argent avec une mini-jupe assortie de Paco Rabanne, le 7 novembre 1967. Elle le porte lors de l’ouverture de la nouvelle bijouterie Jones à Brompton Arcade, Knightsbridge, Londres. À découvrir au musée le Secq des Tournelles, dans le cadre du cycle d’exposition « Fashion », dans six musées de l’agglo de Rouen (Seine-Maritime).
Jackie Bowyer porte un boléro en cotte de mailles en argent avec une mini-jupe assortie de Paco Rabanne, le 7 novembre 1967. Elle le porte lors de l’ouverture de la nouvelle bijouterie Jones à Brompton Arcade, Knightsbridge, Londres. À découvrir au musée le Secq des Tournelles, dans le cadre du cycle d’exposition « Fashion », dans six musées de l’agglo de Rouen (Seine-Maritime). (© Peter King / Fox Photos / Getty Images)

Six musées de l’agglo de Rouen (Seine-Maritime) organisent une exposition, « Fashion », qui présente l’histoire de la mode à travers les siècles et sous toutes les formes.

Infos pratiques :
Exposition Fashion, à découvrir jusqu’au 19 mai 2019 aux heures habituelles d’ouverture des musées de l’agglo de Rouen (Seine-Maritime) participants.
Fermeture le mardi et les jours fériés.
Entrée gratuite.

Chorégraphie 

Si vous êtes abonnés au Rive gauche ou si vous disposez du pass danse, ce spectacle est pour vous. Un covoiturage est organisé au départ du Rive gauche pour aller voir Unisson, chorégraphie d’Ashley Chen, au théâtre de l’Arsenal, au Val-de-Reuil (Eure). Dans son spectacle, le chorégraphe pose la question suivent : Comment composer de l’unité à partir du fragmentaire ? Attention, nombre de places limité.

VIDÉO. Extrait du spectacle :

Infos pratiques :
Lundi 28 janvier, à 20h, au théâtre de l’Arsenal, route des Falaises, au Val-de-Reuil (Eure).
Départ du Rive Gauche, avenue de Val l’abbé, à Saint-Étienne-du-Rouvray (Seine-Maritime).
Tarif : 10 euros.

Grand Débat. Patrick Chauvet : « Il faut que les gens puissent profiter du fruit de leur travail »

Le maire délégué de la Commune nouvelle de Buchy Patrick Chauvet (en haut à droite) était présent à Grand-Bourgtheroulde dans l’Eure, pour la rencontre avec Emmanuel Macron, en compagnie de nombreux élus de Normandie, comme la sénatrice Catherine Morin-Desailly (au premier plan).

Le maire délégué de la Commune nouvelle de Buchy Patrick Chauvet (en haut à droite) était présent à Grand-Bourgtheroulde dans l’Eure, pour la rencontre avec Emmanuel Macron, en compagnie de nombreux élus de Normandie, comme la sénatrice Catherine Morin-Desailly (au premier plan). (©Facebook/C.Morin-Desailly)

De retour de Grand-Bourgtheroulde, dans l’Eure, où il a assisté au grand débat organisé entre les maires de Normandie et le président de la République Emmanuel Macron, le maire délégué de la Commune nouvelle de Buchy Patrick Chauvet s’est prêté à un exercice de debriefing. L’élu s’est dit surpris de l’accessibilité du chef de l’État et veut rester optimiste pour l’avenir. Mais il sait bien que la synthèse de toutes ces rencontres sera évidemment difficile, voire épineuse à réaliser pour Emmanuel Macron. Pour le maire de Buchy, le président devra toutefois garder en mémoire des points essentiels, pour que l’apaisement revienne en France.

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« Depuis longtemps on a confisqué le fruit du travail  »

Et pour Patrick Chauvet, une des données essentielles de cette équation, qui n’a pourtant pas été vraiment abordée lors de ce grand oral marathon de près de sept heures en Normandie, touche directement au quotidien des Français. « Les gens ne profitent pas du fruit de leur travail. Il faudrait être plus efficient. Le travail, c’est une valeur importante. Or, depuis longtemps, on a confisqué le fruit du travail. Il est essentiel qu’on retrouve la reconnaissance du travail. Ce n’est pas un problème qui date aujourd’hui, mais maintenant, il devient nécessaire de faire une révolution de simplification. On a tellement complexifié les choses, créé des services… », réfléchit l’élu, qui estime par ailleurs que « la France s’est affaiblie en sur-normant ».

Pour revenir à ce grand débat, « une démarche qui n’avait encore jamais été vue », Patrick Chauvet veut donc rester optimiste pour la suite des événements. Il constate d’ailleurs que le président et les gouvernants se sont avisés (à temps ?) que les maires existaient, qu’ils sont directement au contact de la population, le premier échelon vers lequel se tournent volontiers les concitoyens. Des élus de proximité qui sont donc, de fait, des relais essentiels sur lesquels éventuellement s’appuyer. Des alliés naturels en somme avec lesquels Emmanuel Macron a donc échangé sans barrière, ce mercredi 16 janvier.

« Je souhaite qu’il trouve les clés de l’apaisement »

« Il nous a redit que tout n’était pas de son fait, mais ça ne doit pas le dégager de ce qu’il fait aujourd’hui », observe Patrick Chauvet, qui dit souhaiter qu’Emmanuel Macron « trouve les clés de l’apaisement », afin d’enrayer ce phénomène d’une société qui se déchire. « Il a commis des erreurs, c’est vrai », observe le maire de Buchy qui regrette une sorte de brutalité qu’on a pu parfois constater dans l’attitude du Chef de l’État, avec des propos maladroits, mais il tempère tout de même son propos en rappelant que la situation que le pays expérimente aujourd’hui, découle sans aucun doute de la désindustrialisation amorcée il y a plusieurs décennies.

« Il ne faut pas taper sur les gens »

Mais quand même, Patrick Chauvet pense qu’il « ne faut pas taper sur les gens comme ça. Il ne faut pas embêter les Français… Pour prendre un exemple, on a vu que sur la question des 80 km/h, il était prêt à remettre du pragmatisme ». Preuve selon l’élu que « l’échange et la communication sont toujours utiles. Il a bien fait de faire cela. Quand on n’est pas d’accord, on s’explique et alors on trouve plus de compréhension » reste convaincu Patrick Chauvet.

La synthèse sera difficile

Et en l’occurrence, il estime que cette première étape en Normandie pour Emmanuel Macron va dans le bon sens.

«l faut lui reconnaître cela. Il n’a écarté aucune question. Il était ouvert et à l’écoute. Et quand il a apporté des réponses, c’était surtout en apportant des explications.

Toutefois, Patrick Chauvet pense que la synthèse de ces rencontres avec les maires de France sera difficile, tant il peut y avoir des contradictions dans les demandes.

Tout comme il sera complexe de tirer des enseignements des cahiers de doléances que les Français peuvent aller remplir. « À Buchy, nous avons transmis le cahier de doléances à la députée, chargée de les faire remonter. Mais ce qui revenait le plus souvent c’est : ’Macron, démission ’… » , observe Patrick Chauvet, comme pour dire qu’il n’y a rien à répondre à cela. Une démission, mais après, que fait-on semble interroger l’élu…

« Il faut cultiver l’apaisement »

Dans tous les cas, le maire de Buchy insiste sur le fait que « la violence n’apportera rien. Je souhaite sincèrement qu’on cultive l’apaisement. On ne peut pas laisser un pays aussi divisé », conclut Patrick Chauvet.

Premières Assises du handicap, au Havre : la Ville veut passer « de l’intégration à l’inclusion »

La Ville du Havre organise, samedi 2 février 2019, ses premières Assises du handicap.

La Ville du Havre organise, samedi 2 février 2019, ses premières Assises du handicap. (©Adobe Stock.)

La Ville du Havre (Seine-Maritime) organise ses premières Assises du handicap, au Pasino, samedi 2 février 2019. Trois tables-rondes seront proposées, afin de présenter les différents axes de travail de la Ville. Après l’intégration, cap sur l’inclusion pour la municipalité.

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« Après l’intégration, favoriser l’inclusion »

Depuis une vingtaine d’années, la Ville du Havre a mis en place différentes actions pour favoriser l’accueil des personnes handicapées. Après avoir mis au cœur de ses réflexions l’intégration, la municipalité souhaite aujourd’hui aller plus loin en posant la question de l’inclusion :

Pour Sandrine Gohier, adjointe au Maire chargée du handicap : « L’objet de ces Assises est de dresser un état des lieux de la situation, en conviant des professionnels pour évoquer ensemble leur pratique. La Ville du Havre a beaucoup œuvré pour travailler et améliorer l’accessibilité pour les personnes en situation de handicap, dans les transports, dans la rue. Voirie, associations, transports en commun travaillent de concert sur ces problématiques. »

Aujourd’hui, nous voulons aller plus loin et réfléchir sur l’inclusion. L’inclusion, ce n’est pas réserver un traitement particulier aux personnes handicapées, mais les inclure dans notre projet social « Le Havre ensemble », souligne Sandrine Gohier.

Une volonté affichée : mettre un terme aux différentes politiques sectorielles dans le domaine du handicap et faire en sorte qu’elles soient toutes inclusives.

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Premières Assises du handicap

Les Assises du handicap sont l’occasion pour la Ville de manifester son intérêt pour la question du handicap et de faire un point d’étape sur les différentes démarches engagées : accessibilité progressive des bâtiments municipaux, amélioration de la voirie (feux sonores, bandes podotactiles etc.), transports, équipements sportifs et culturels.

Nous avons fléché des travaux sur neuf ans. L’Ad’AP (agenda d’accessibilité programmée) est ambitieux, mais réalisable. Progressivement, nous effectuons des travaux dans les écoles, les musées, les gymnases. Notre Ad’AP sera supérieur à la réalisation envisagée car nous avons intégré des travaux à chaque nouvel équipement. Désormais, les architectes et l’ensemble des équipes ont à l’esprit cette nécessité d’adapter les bâtiments, précise l’adjointe en charge du handicap.

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Prochainement, un ascenseur sera installé dans le Muséum d’histoire naturelle, « permettant à tous les publics d’accéder aux deux étages d’exposition ».

À chaque fois que nous avons pu adapter un site, nous l’avons fait. Toutefois, à certains endroits, nous devons faire des choix et, par exemple, nous avons dû renoncer à des aménagements dans la Maison de l’armateur.

Un pacte local sur l’inclusion

Dans le cadre des ces premières Assises, sera signé un pacte local d’inclusion :  » Le but, c’est de sensibiliser et de mobiliser collectivement, afin de construire une culture commune. Les tables rondes seront des temps d’échanges et l’occasion de travailler sur des pistes d’amélioration. »

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Dans le cadre de ce pacte sera actée la gratuité pour les accompagnants de personnes en situation de handicap dans les structures municipales. Seront également mises en valeur les actions menées en partenariat avec les usagers pour faciliter la lecture des documents municipaux, via le FALC (Facile à lire et à comprendre), une version simplifiée d’un texte qui permet d’être comprise par les personnes déficientes intellectuelles.

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Trois tables rondes sont prévues : Inclusion et éducation, Inclusion et loisirs, Inclusion et emploi. Ces Assises rassemblent des associations, des élus et usagers, mais elles sont aussi, et surtout, ouvertes à tous car l’inclusion est un projet de société à porter collectivement.

Infos pratiques : 
Samedi 2 février 2019, de 9h à 15h30, au Pasino, place Jules-Ferry, au Havre.
C’est gratuit.
Inscriptions en ligne sur lesassisesduhandicap@lehavre.fr

Au Havre, des stages gratuits pour faire découvrir le sport aux jeunes pendant les vacances scolaires

La Ville du Havre propose des stages de sport gratuits pour les 6-17 ans, pendant les vacances.

La Ville du Havre propose des stages de sport gratuits pour les 6-17 ans, pendant les vacances. (©Adobe Stock.)

Pendant les vacances de février, la Ville du Havre (Seine-Maritime) propose aux jeunes, âgés de 6 à 17 ans, des stages gratuits pour découvrir le sport. Les inscriptions ouvriront mardi 29 janvier 2019, à 9h.

30 disciplines sportives à découvrir

Dans le cadre de son dispositif « Le Havre en Forme », la Ville du Havre propose des stages gratuits de découverte de la pratique sportive pour les jeunes âgés de 6 à 17 ans. Cette nouvelle édition de l’opération « Découvrez le sport » se déroulera pendant les vacances scolaires de février, du 9 au 24 février 2019. Elle invite les jeunes à découvrir gratuitement une trentaine de disciplines sportives et à s’initier à divers sports pendant deux semaines.

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Au  programme : athlétisme, badminton, basket-ball, billard français, boxe éducative, danse-fitness (nouveauté), escalade, escrime, football féminin, football mixte, gymnastique, handball, hockey sur gazon, judo, karaté, lutte, patinage, roller, rugby, tennis, tennis de table.

Des activités ouvertes aux parents !

Deux nouveautés seront proposées, afin de permettre aux adultes accompagnateurs d’avoir une pratique sportive sur les mêmes créneaux que leurs enfants. Au choix :

  • l’option multisports en famille (jeux de ballons, jeux de raquettes etc.), ouverte à tous  à partir de 6 ans ;
  • et urban training (parcours de marche avec exercices de remise en forme en s’appuyant sur le mobilier urbain), uniquement pour adultes (à partir de 18 ans).

 Sport adapté

Athlétisme, judo, tennis de table, parcours-motricité… Des disciplines seront également proposées aux enfants en situation de handicap. Pour obtenir des renseignements sur les disciplines proposées, contactez le 02 35 19 81 96.

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Infos pratiques :
Inscriptions à partir du mardi 29 janvier 2019, à 9h. 
Rendez-vous sur le site Hariane, ici, à l’Hôtel de ville ou dans les mairies annexes. 
Renseignements et informations sur le site de la Ville, ici, ou au 02 35 19 45 45.

Au Havre, le théâtre-cirque de Martin Zimmermann emmène le public du Volcan au musée

Martin Zimermann est de retour au Volcan, au Havre, avec « eins Zwei Drei ».

Martin Zimmermann est de retour au Volcan, au Havre, avec « Eins Zwei Drei ». (©Augustin Rebetez et Nelly Rodriguez.)

Martin Zimmermann est de retour au Volcan, au Havre (Seine-Maritime), avec une création, où la rencontre de l’absurde, de la magie et de l’humour donnent corps à un théâtre-cirque hybride, peuplé d’objets bizarres et de personnages singuliers. Rendez-vous les 29 et 30 janvier 2019.

Us et coutumes des musées

Pour Eins, Zwei, Drei, Zimmermann met en scène un trio et ses tensions, dans un monde très codé : le musée.

Le musée est une institution publique que chacun connaît, mais c’est également la quintessence de l’élégance, du bon goût, de l’ordre et de la mémoire collective qu’une société se crée.

C’est aussi un endroit où sont édictées des règles et posés des interdits !

VIDÉO. Extrait du spectacle Eins Zwei Drei de Martin Zimmermann :

Bousculer les codes

Autant d’éléments qui ont guidé la nouvelle création de cet artiste suisse, qualifié de « clown punk » par la Radio Télévision suisse. Sur scène, trois clowns, trois corps se mêlent, se rencontrent et s’opposent, mettant en scène « la poésie et la violence des relations humaines », précise Le Volcan.

La pièce bouscule les codes, abolit les champs artistiques et les conventions. Un appel à se libérer !

Infos pratiques :
Mardi 29 janvier 2019, à 20h30, et mercredi 30 janvier, à 19h30, au Volcan, espace Oscar-Niemeyer, au Havre.
Réservations au 02 35 19 10 20 et en ligne, ici.
Tarifs : de 5 à 24 euros.

Le premier One man show de l’artiste Richard Orlinski en avant-première au théâtre À l’ouest, à Rouen

Les 19 et 20 février 2019, Richard Orlinski présente son premier one man show, Tête de Kong, au théâtre À l'ouest, à Rouen (Seine-Maritime)

Les 19 et 20 février 2019, Richard Orlinski présente son premier one man show, « Tête de Kong ! », au théâtre À l’ouest, à Rouen (Seine-Maritime) (©Stéphane de Bourgies)

Richard Orlinski, artiste contemporain français de renommée internationale se lance dans une nouvelle aventure, celle de l’humour. Il présente en avant-première son spectacle Tête de Kong ! au théâtre À l’ouest, à Rouen (Seine-Maritime), les 19 et 20 février 2019.

LIRE AUSSI : Elie Semoun, Cartman, Richard Orlinski, Cartouche… Les grands rendez-vous du théâtre À l’ouest

Un joke devenu réalité

Comment est venue l’idée de faire votre premier one man show ?
Richard Olinski : C’est un chemin en réalité. J’ai toujours voulu faire du théâtre et de la comédie. J’aime cela. J’ai fait le guest avec des amis sur scène comme Christelle Chollet. En fait, l’idée est une blague qui est devenue réalité et cela a un rapport avec tout ce que je fais. De fil en aiguille le projet lancé par Laurent Baffie a évolué et aujourd’hui c’est un vrai one-man. Je raconte ma vie de façon drôle, mes failles. On y apprend aussi des choses, j’y parle d’histoire de l’art. C’est un spectacle drôlement intelligent et intelligemment drôle.
Il faut écouter sa voix intérieure et ne pas toujours suivre les règles et les codes qu’on veut vous imposer.

Vos premières impressions sur ce nouveau métier ?
Je ne pensais pas que le métier pouvait être aussi dur, ni aussi prenant. C’est une vraie remise en question. Je pensais que c’était facile. C’est un travail de longue haleine, il faut répéter, beaucoup répéter. Il faut arriver à capter l’attention du public, partager. Je m’entraîne tous les jours pour être le plus opérationnel et le plus crédible possible. Il y a toujours beaucoup de travail derrière ce que je fais.

Une bienveillance du milieu

De qui sont vos textes ?
Les textes de mon spectacle sont de Laurent Baffie. J’ai reçu une première mouture sur laquelle je me suis mis à bosser pour m’approprier ce récit et cette histoire qui est la mienne. Je le refais pour moi. Je me connais mieux que lui peut me connaître. Je peaufine, je met des références à l’actualité, je fais quelque chose qui me ressemble. C’est aussi une remise en question.
Je suis également aidé par pas mal d’humoristes qui me donnent des conseils. Il y a une sorte de bienveillance. Je suis un petit jeune dans ce milieu, si j’avais 20 ans de moins il y aurait certainement de la jalousie. Le fait que des gosses de 20 ans me conseillent me prouve qu’ils ne me voient pas comme un concurrent. L’apprentissage passe dans les deux sens et il n’y a pas d’âge pour cela.

Vous êtes passé de l’immobilier à l’art. Quel a été le déclencheur ?
Je le raconte dans mon livre Pourquoi j’ai cassé les codes. J’en avais marre de vivre une vie qui ne me correspondait pas, marre d’avoir un costard qui ne m’allait pas. J’avais besoin de donner un sens à ma vie. J’étais malheureux. Finalement j’étais mal dans ma peau. Je me suis lancé dans cette aventure, je me suis remis en question. J’ai eu à faire face à beaucoup de levées de bouclier, le chemin était semé d’embûches. C’est violent, il m’a fallu beaucoup d’abnégation, beaucoup de travail.
Tout est concentré autour du business. L’ego est très fort aussi. C’est un facteur très fort qu’il faut apprendre à gérer.

VIDÉO. La bande-annonce du spectacle : 

« Il faut toujours se remettre en question »

Votre choix fut le bon puisque vous êtes aujourd’hui parmi les artistes les plus vendus dans le monde.
Oui, mais on ne voit pas ce qu’il y a derrière cela. Il faut toujours se remettre en question. La réussite se calcule à plein de niveaux. Ce qu’on voit à l’extérieur ce sont toujours de nouvelles choses mais il y a à chaque fois une prise de risque. Le partage de ce qu’on fait avec le plus grand nombre c’est quelque chose de très plaisant. Ce partage m’anime. Je n’hésite pas à faire des conférences par exemple. La notion de partage est tellement forte. On donne beaucoup et on reçoit beaucoup en échange.

Art, livre, musique, humour… Tant de projets que vous avez mené avec brio. Avez-vous encore d’autres projets en tête à réaliser ?
J’en ai beaucoup. Quand on me propose une idée je ne sais pas dire non. Il y a l’ouverture de mes galeries Orlinski que j’essaie de développer dans le monde. Après il y a des collaborations intéressantes avec des marques et puis il y a la transmission vers les jeunes. C’est un projet qui me plaît.
J’aimerai créer un incubateur qui permette de développer tous les côtés artistiques. Ça revient à l’échange, quand on comprend cette notion on a compris beaucoup de choses dans la vie.

Infos pratiques :
Au théâtre À l’ouest, 26 quai Gaston Boulet, à Rouen, les 18 et 19 février 2019 à 20h.
Tarifs : de 19 à 24 euros.

Économie. Retour sur la success-story de Minut’Rit, la conciergerie d’entreprise du Havre

De la baguette de pain au pressing en passant par la garde d'enfants ou l'entretien de la voiture, la Minut'Rit aide les salariés à régler leurs petits problèmes du quotidien.

De la baguette de pain au pressing en passant par la garde d’enfants ou l’entretien de la voiture, la Minut’Rit aide les salariés à régler leurs petits problèmes du quotidien. (©La Minut’Rit)

Du pressing aux courses, en passant par l’entretien de la voiture, l’envoi d’un colis pile à temps pour l’anniversaire de grand-mère ou encore la recherche quelqu’un pour garder les enfants : la Minut’Rit est là pour régler les petits problèmes du quotidien des salariés. Lancée au Havre (Seine-Maritime), cette conciergerie d’entreprise compte désormais 17 franchisés au service de 150 entreprises un peu partout en France.

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De deux à 2 000 salariés

Lancée en 2012 par Cécile et Antoine Tauvel, alors tout juste sortis de l’école, l’entreprise a donc fait un joli bout de chemin. Au tout début de l’aventure, le Havre donc, un réseau d’une petite dizaine de prestataires et une première entreprise, Safran, qui tente l’aventure. 

L’occasion de faire ses preuves et d’améliorer progressivement le service avant de décrocher un second contrat, quelques mois plus tard. Les choses s’enchaîneront assez vites ensuite. La Minut’Rit a depuis ajouté dans son carnet d’adresse des entreprises comme Renault, GSK ou Michelin tout en continuant à travailler avec d’autres comptant seulement quelques salariés, et survivant ainsi à ce qui aurait pu, dans les premiers temps, passer pour un effet de mode.

Un logiciel sur mesure pour s’organiser

Le secret de la réussite ? La carte de la proximité d’abord. « En 2014, nous avons lancé les premières franchises, raconte Cécile Tauvel. Notre stratégie a été d’agir à la demande des entrepreneurs, sans faire de salon ou de communication. Cela permet de trouver des gens qui veulent vraiment faire de la conciergerie tout en ayant conscience qu’on ne peut pas se lancer seul. »

Pas facile en effet de jongler entre les emplois du temps pour assurer un maximum de présence chez les clients, trouver les bons prestataires tout en évitant de se retrouver noyé dans l’administratif. « On a l’impression que c’est facile mais la conciergerie nécessite une vraie organisation, insiste Cécile Tauvel. Nous avons même développé un logiciel sur mesure pour plus d’efficacité. »

Comment ça marche ?
Au cours des permanences physiques au sein de l’entreprise, ou via le site internet ou l’application, les salariés peuvent avoir recours à toute une panoplie de service : pressing, repassage, courses, demande de carte grise, garde d’enfants, livraison d’un colis… En plus du catalogue établi, ils peuvent faire appel à d’autres services sur demande. Le tout se fait sans commission, le service étant pris en charge par l’entreprise en fonction du temps passé sur place.

Travailler en local

La Minut’Rit apporte donc l’aide technique, et les franchisés leur connaissance du territoire. Car le réseau, c’est l’autre ingrédient indispensable de la recette du succès de l’entreprise. De l’idée cadeau de dernière minute au couvreur à trouver en urgence après une tempête, le « Minuteur » doit se construire un large panel de prestataires.

Nous sommes attachés à garder une partie très locale, l’offre s’adapte aussi en fonction de ça. Même lorsque nous nous sommes lancés à Bolbec par exemple, nous avons cherché sur place un pressing, un boulanger, l’ESAT pour le repassage… Cela n’aurait pas eu de sens de faire la navette depuis le Havre.

En continuant sur cette lancée, la Minut’Rit entend désormais conforter son réseau sur l’ensemble de la France. « L’objectif serait de passer à 35 collaborateurs aujourd’hui à 100 en 2020 », ambitionne Cécile Tauvel. Et pourquoi pas, un jour, se lancer à l’international ? L’option est en tout cas à l’étude.

À Rouen, ils inventent une machine révolutionnaire pour recycler les bouteilles plastiques

La machine B:bot de Rouen (Seine-Maritime), qui peut broyer jusqu'à 3 000 bouteilles par m2, sera présente sur le marché au printemps 2019.

La machine B:bot de Rouen (Seine-Maritime), qui peut stocker plus de 3 000 bouteilles dans moins de un m2, sera présente sur le marché en juin 2019. (©Green big)

Le saviez-vous ? Malgré la mise en place du tri sélectif dans tous les foyers français, seulement 55% des bouteilles en plastiques sont recyclées en France ! « Et dans les métropoles, c’est moins d’une bouteille sur dix qui est recyclée », assure Benoit Paget, le fondateur de Green Big, une start-up de Rouen (Seine-Maritime).

Pour atteindre l’objectif fixé par le gouvernement, soit 100% du recyclage plastique en 2025, les trois associés Benoit Paget, Fabien Rimé, Baptiste Danezan de Green Big ont imaginé une machine révolutionnaire pour les bouteilles plastiques : le B:bot

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300 kg de plastique au m2

Cette machine transparente a pour fonction de manger la bouteille dès que vous la glissez dedans et de la broyer en petites paillettes. « B:bot peut contenir 300 kg de plastique au m2 contre 20 kg au m2 dans une poubelle jaune, assure Benoit Paget. Et ces paillettes sont un produit semi-transformé, prêt pour le recyclage et beaucoup mieux valorisé à la tonne. »

Le B:bot, qui a aussi pour particularité d’interagir avec l’éco-citoyen grâce à un digital embarqué, remet en place une forme de consigne. « Selon les paramétrages, on peut lui demander de restituer quelques centimes à l’éco-citoyen, ou alors d’envoyer ces quelques centimes sous forme de don à une association, ou encore de gagner des bons d’achats », raconte le fondateur de Green Big. 

La machine peut même dire à l’éco-citoyen si le déchet qu’il veut lui faire manger est conforme ou non. « B:bot trie également de manière différenciée les bouteilles plastiques transparentes et colorées, qui ne sont pas composées du même plastique », souligne Benoit Paget.

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Le retour de la consigne

Pour le fondateur de Green Big, c’est le retour de la consigne qui devrait motiver l’éco-citoyen à trier différemment ses bouteilles plastiques :

En Allemagne, le retour des consignes a été adopté et 90% des bouteilles plastiques sont recyclées.

Ensuite, ce plastique collecté sous forme de paillette est directement racheté par un industriel chargé de retransformer ce plastique. 

Aujourd’hui, sur 400 000 tonnes de PET, ce plastique utilisé pour les bouteilles plastiques transparentes, seulement la moitié est recyclée. « Les industriels, pour améliorer leur empreinte carbone, cherchent des plastiques recyclés mais ne les trouvent pas, ajoute l’entrepreneur. Le but de B:bot est aussi de répondre à cette problématique. »

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Mais alors quid des poubelles jaunes ? 

Cette machine, si révolutionnaire soit-elle, remet en question le recyclage quotidien réalisée par les citoyens dans les poubelles jaunes. Qu’en dit Benoit Paget ? « Malheureusement, le tri sélectif n’est pas toujours bien fait et quand tous les déchets cartons, plastiques… sont mélangés, le tri n’est pas aussi efficace que quand il est réalisé à la source. Il faut savoir qu’en sortie de centres de tri, dans les ballots de bouteilles plastiques, on retrouve encore 10% de matières qui n’est pas du PET. C’est compliqué. »

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Avec B-bot, Benoit Paget assure que le recyclage des bouteilles plastiques coûte trois fois moins cher, « car on ne passe par le centre de tri ». « Et il y a moins de surface de stockage et moins de transport effectué. Le système est vertueux car il s’autofinance. »

Les B:bot pourraient être installés dans des supermarchés ou dans les zones à conteneurs. Une belle idée, à condition que les citoyens acceptent de trier leurs bouteilles plastiques à part et de les apporter à leur B:bot le plus proche.

Une machine made in Normandie
La machine a été conçue par un bureau d’études à Caen (Calvados) et façonnée par des industriels à Dieppe. Une création 100% made in Normandie !
La jeune pousse Green Big vient de finaliser son premier tour de table auprès de quatre investisseurs normands à la fois institutionnels et industriels : Normandie Participations, Crédit Agricole en Normandie, NFactory et Alterval. 
Cette première tranche de un million d’euros va permettre à la start-up d’industrialiser la fabrication de la première série de B:bot. Les premières machines devraient arriver sur le marché en juin 2019. 

Au cœur de l’acte XI des Gilets jaunes, les « street médic » de Rouen répondent à l’urgence

Pendant l'acte XI des Gilets jaunes, samedi 26 janvier 2019 à Rouen (Seine-Maritime), des "street medic" ont prodigué les premiers soins aux personnes blessées. Comme chaque samedi depuis le 29 décembre 2018.

Pendant l’acte XI des Gilets jaunes, samedi 26 janvier 2019 à Rouen (Seine-Maritime), des « street médic » ont prodigué les premiers soins aux personnes blessées. Comme chaque samedi depuis le 29 décembre 2018. (©SL / 76actu)

Au départ, ils étaient juste des Gilets jaunes. Puis, au fil des actes où les affrontements devenaient de plus en plus dur avec les forces de l’ordre, ils ont voulu se rendre utile. Samedi 26 janvier 2019, toute la journée, une dizaine de « street médic » a suivi le cortège et les heurts de l’acte XI, à Rouen (Seine-Maritime). Trois sont venus de Fécamp avec leur matériel de soin, pour répondre aux premières urgences, légères samedi.

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« Quand ça chauffe, on va au plus près »

« J’ai décidé d’aider, ça me permet de me canaliser et de ne pas péter un câble », explique Victor* sans tabou, juste avant d’aller au point de rassemblement des Gilets jaunes, à l’hôtel de ville à 10h. Militant depuis le début du mouvement, il s’est décidé à être médic après l’acte V, vécu à Paris, où il a vu « des choses dingues, des blessures graves ». Il officie chaque samedi à Rouen depuis le 29 décembre.

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Le menuisier de 28 ans est venu de Fécamp avec deux amis qui complètent l’équipe de choc des street médic. Guillaume et Flam, 33 et 37 ans, l’épaulent. L’un est DJ, l’autre est un pompier volontaire qui travaille dans la sécurité incendie. Tous les trois ont une formation en premiers secours, qu’ils mettent en application. « On est des bénévoles, quand ça chauffe on va au plus près pour prendre les gens en charge », détaille Guillaume. 

Dans les sacs : sérum, compresses et bandages

Grâce à leurs tee-shirts blancs marqués d’une croix bleue et rouge, ils sont facilement identifiables. Sur la route du point de convergence du matin, ils ont été fouillés par la police. Dans les sacs plein à craquer : sérum physiologique contre les lacrymogènes, compresses et bandages pour les plaies.

« Parfois, les forces de l’ordre nous retirent les casques ou le sérum, c’est inadmissible », vitupère Guillaume. Ça ne sera pas le cas ce samedi, contrairement à leurs confrères de Caen (Calvados). Si les relations peuvent être tendues avec la police, c’est que ce qu’ils font n’a rien d’officiel : « Certains se servent de ce statut pour venir sur les manifs avec des casques et ensuite aller à l’affrontement », affirme une source policière. 

Ce n’est pas le cas de Guillaume, Victor et Flam. Comme les pompiers n’interviennent pas avant d’être en zone sécurisée, les Fécampois sont les premiers à s’occuper d’un blessé, « peu importe s’il est gilet jaune ou policier », assurent-ils. Ils sont en relation avec des secouristes « issus de la Croix-Rouge » qui restent à des points fixes pour « faire le pont avec les pompiers ».

Avant les premières lacrymogènes tirées à 14h rue Jean-Lecanuet, le trio est resté à la marge du cortège, sur les côtés. Ils n’ont enfilé leurs casques qu’au moment où des vitrines ont été brisées : « C’est parti ! »

Après les premières grenades lacrymogènes, Guillaume dégaine et distribue du sérum physiologique aux manifestants incommodés par le gaz.

Après les premières grenades lacrymogènes, Guillaume dégaine et distribue du sérum physiologique aux manifestants incommodés par le gaz lacrymogène. (©SL / 76actu)

« Médic ! Il nous faut un médic ! »

Quand le gaz a répondu aux projectiles, ils ont commencé à distribuer leur sérum. « C’est environ 120 dosettes par acte », calcule Victor qui a chez lui « de quoi tenir cinq actes ». Ils s’arrangent avec des connaissances pour se fournir le fameux sérum. Et des manifestants leur en donnent des boîtes pleines. Même s’ils sont en faveur du mouvement, les street médic peuvent être pris entre deux feux : « On est au milieu, ça vole au-dessus de nous. »

Au milieu des gaz lacrymogènes mais sur le côté de la route, Flam garde un oeil sur les heurts en cours à quelques mètres.

Au milieu des gaz lacrymogènes mais sur le côté de la route, Flam garde un oeil sur les heurts en cours à quelques mètres. Sa GoPro est allumée dès qu’il y a du grabuge. (©SL / 76actu)

Ça vole aussi en dessous, comme rue Jeanne d’Arc, après un tir de lanceur de balle de défense (LBD) qui touche la jambe d’un manifestant. Ses compères hurlent au milieu des gaz : « Médic ! Il nous faut un médic ! » Flam se précipite sur le jeune homme, extrait pour être installé à l’écart des heurts. Pour calmer la douleur, Victor applique une mousse sur l’hématome : « Pas de fracture. Ça va piquer, ce sera bleu. » Blessure légère.

VIDÉO. Un jeune homme blessé à la jambe est pris en charge par les street médic : 

Les street médic en ont vu d’autres, notamment à l’acte X : « Un mec a été blessé au rein avec un LBD », raconte Victor, photo à l’appui. Ils l’ont pris en charge et d’après le jeune homme, « il risque de perdre cet organe ». 

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Cinq blessés pris en charge par les pompiers

Samedi, il n’y a pas eu de blessé grave. Les trois secouristes amateurs ont agi sur de petites écorchures, ou en aide à un vieil homme tombé à côté de laquelle la police venait de tirer du gaz sans lui prêter attention. Si du point de vue d’une source judiciaire, la journée a été « hyper-violente », les interventions pour des blessures ont été limitées. Au total, cinq personnes ont été emmenées par les pompiers, dont un policier frappé. 

LIRE AUSSI : Acte XI des Gilets jaunes : une dizaine de blessés et 20 interpellations en Seine-Maritime

Il y a aussi eu un homme blessé sur le haut du crâne qui s’est fait soigner, avec un autre victime d’une foulure du poignet, dans une pharmacie de la place du Vieux-Marché. Victor, Guillaume et Flam ne sont pas toujours là où des heurts éclatent, tant le cortège est disparate et mobile. Mais ils sont satisfaits de pouvoir « être utiles ». Ils sont partis vers 16h30, direction Fécamp : il fallait être à l’heure pour la garde de Flam chez les pompiers. 

* Le prénom a été changé à la demande de l’intéressé.

Êtes-vous incollable sur l’actualité en Normandie ? Voici le quiz de la semaine du 21 janvier

Avez-vous bien suivi lactualité en Normandie en 2017 ? Testez-vos connaissances avec notre quiz.

Avez-vous bien suivi l’actualité en Normandie cette semaine ? Testez-vos connaissances avec notre quiz. (©Adobe Stock/Illustration)

Bonjour à tous !

L’actualité a encore été chargée cette semaine en Normandie. Vous pensez avoir tout suivi et savoir tout ce qu’il s’est passé dans la région ?

Prouvez-le en faisant un sans-faute à notre quiz actu de la semaine. 

Si le quiz ne s’affiche pas, cliquez ici.

 

Un pompier et un gendarme en repos secourent une femme dans un incendie à Rouen

Avant l'arrivée des pompiers, les deux témoins avaient évacué la femme vivant dans l'appartement de son logement.

Avant l’arrivée des pompiers, les deux témoins avaient évacué la femme vivant dans l’appartement de son logement. (©Illustration/Fotolia)

Le hasard fait parfois bien les choses : samedi 26 janvier 2019, un pompier en repos et un gendarme de réserve ont secouru une femme d’un incendie dont ils ont été témoins à Rouen (Seine-Maritime).

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Ils évacuent la victime du logement

Les faits se sont produits un peu après midi, dans un immeuble de la rue Jean-Revel, à quelques pas de la préfecture de Rouen. L’incendie a plus précisément pris dans un appartement situé au troisième étage.

Les témoins qui préviennent les pompiers ne sont autres qu’un gendarme réserviste et un sapeur-pompier en repos. Avant l’arrivée des secours officielle, ils parviennent à prêter assistance à l’habitante du logement en question, dont il la font sortir.

L’incendie rapidement maîtrisé

Incommodé par les fumées, cette femme âgée d’une soixantaine d’années sera finalement transportée au CHU de Rouen.

L’action des deux témoins a également permis de limiter l’impact de l’incendie sur le reste de l’immeuble. Ce dernier a finalement été éteint assez rapidement par les pompiers.

Acte XI des Gilets jaunes : une dizaine de blessés et 20 interpellations en Seine-Maritime

La mobilisation des Gilets jaunes a été moins importante ce samedi 26 janvier en Seine-Maritime.

La mobilisation des Gilets jaunes a été moins importante ce samedi 26 janvier en Seine-Maritime. (©S.Louvet )

Les Gilets jaunes eux-mêmes devaient s’y attendre : la mobilisation aura été moins forte, samedi 26 janvier 2019, pour l’acte XI de leur mouvement. En cause notamment, une importante manifestation organisée à Évreux, dans l’Eure, qui a mobilisé par ailleurs.

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Des rassemblements aussi à Dieppe et Barentin

Cette semaine, la préfecture n’avancera pas de chiffres pour le département concernant le nombre de participants à cette 11e journée jaune. « Ce que l’on peut dire, c’est qu’ils ont été moins nombreux, même si l’on a compté aujourd’hui plus de points de rassemblement », souligne Benoît Lemaire, directeur de cabinet à la préfecture de Seine-Maritime.

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A noter notamment, une déambulation dans les rues de Dieppe, qui avait été déclarée au préalable et qui s’est déroulée toute la journée sans incident, ainsi qu’un petit rassemblement à Tourville-la-Rivière. A Barentin aussi, les Gilets jaunes ont tenté dans la matinée un mouvement, vite dispersé par les gendarmes. 

Environ 800 personnes à Rouen

Le plus gros de la mobilisation s’est donc, comme ces dernières semaines, concentré dans les grandes villes. A Rouen tout d’abord, où « il n’y a pas eu plus 800 manifestants sur la journée », assure une source policière à 76actu. Une tendance en corrélation avec ce qu’ont pu observer nos journalistes sur le terrain.

Environ 800 Gilets jaunes ont défilé ce matin dans les rues de Rouen, et des renforts sont attendus cet après-midi.Retour sur cette matinée ici : https://actu.fr/?p=21071522

Publiée par 76 actu sur Samedi 26 janvier 2019

Après une matinée globalement calme, les choses ont ensuite dégénéré dans le centre-ville. Des petits groupes composés d’une dizaine de manifestants se sont dispersés dans les rues, provoquant pour certains des affrontements avec les forces de l’ordre. 

Des poubelles ont été incendiées, la porte du commissariat de police cassée et une vitrine brisée, rue Jean Lecannuet.

Deux policiers et quatre manifestants secourus par les pompiers

En tout, les forces de l’ordre ont procédé à 13 interpellations à Rouen, auxquelles s’ajoute une arrestation à Barentin. Les pompiers sont de leur côté intervenus pour trois incendies ainsi que pour porter secours à cinq personnes, dont un policier.

Après avoir reçu un projectile sur le casque, il a été traîné par des Gilets jaunes avant que ses collègues n’interviennent. Il souffre d’une blessure à l’épaule, précise la préfecture.

De leur côté, les Gilets jaunes ont compté au moins six blessés légers dans leur rang.

Même scénario au Havre, où un peu plus de 400 personnes ont défilé dans les rues d’après la police. En fin de manifestation, des heurts ont éclatés entre des groupes de jeunes et la police, provoquant l’interpellation de six personnes responsable de jets de projectiles à l’encontre des forces de l’ordre. Là encore, un policier a été blessé, cette fois-ci au visage.

Sport à Rouen : l’ASPTT va lancer un financement participatif pour l’inclusion des enfants autistes

L'ASPTT, club omnisports de Rouen (Seine-Maritime), s'apprête à lancer une campagne de financement participatif en faveur des enfants autistes.

L’ASPTT, club omnisports de Rouen (Seine-Maritime), s’apprête à lancer une campagne de financement participatif en faveur des enfants autistes. (©Adobe Stock/Illustration)

Belle initiative de l’ASPTT. Durant la semaine du 28 janvier 2019, le club omnisports de Rouen (Seine-Maritime) va lancer une campagne de financement participatif pour rendre accessible ses activités aux enfants autistes.

Financer du matériel et payer les éducateurs

Sur son site internet, l’ASPTT explique sa démarche. « Dans une démarche d’inclusion et d’accessibilité à la pratique sportive à tous les publics, notre association souhaite accueillir des enfants diagnostiqués TSA (Trouble du Spectre de l’Autisme) au sein de groupes sportifs ordinaires. La règle d’or de notre projet : le 1 pour 1 ! », détaille l’association sportive. Objectif, avoir un accompagnant pour chaque enfant autiste accueilli.

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Le club accueille déjà 15 enfants autistes et souhaite en accueillir 20 en 2019-2020. Mais pour cela, il doit s’équiper en matériel. « L’argent récolté servira dans un premier temps à se doter en matériel, notamment en tablettes tactiles », précise l’ASPTT.

Elle servira aussi à la création de carnets d’échanges qui naviguera entre familles, éducateurs et référent, mais aussi à rémunérer nos éducateurs. Enfin, la collecte servira également à développer notre journée  « JO de l’Autisme ».

La campagne de financement participatif sera donc lancée prochainement sur la plateforme KissKissBankBank. À noter que les dons ouvrent droit à une réduction d’impôt.

Hippisme. Bold Eagle, Readly Express… Qui va gagner le Grand Prix d’Amérique ? Notre pronostic

Le 29 janvier, Bold Eagle a remporté un 2e Prix d'Amérique et le driver manchois Franck Nivard un 5e. Ce dimanche, ils tentent de remporter un autre Grand Prix de France.

Déjà vainqueur à deux reprises de l’épreuve reine des trotteurs, Bold Eagle, le champion normand, va tenter d’inscrire une troisième fois son nom au palmarès du Grand Prix d’Amérique. (©JLL LeTrot)

18 concurrents pour une seule couronne. Le Grand Prix d’Amérique 2019 livrera son verdict dimanche 27 janvier aux alentours de 16h, sur l’hippodrome de Vincennes

LIRE AUSSI : VIDÉO. Un jour avec Bold Eagle, le meilleur cheval du monde, en quête d’un troisième Prix d’Amérique

Au départ, on compte huit chevaux entraînés en Normandie, cinq dans l’Orne par Sébastien Guarato et trois dans le Calvados par Philippe Allaire. Les Normands vont-ils remporter cette année l’Amérique ? Rien n’est moins sûr, face aux redoutables pensionnaires de Jean-Michel Bazire ou encore à deux visiteurs suédois aux dents longues… Pronostic.

Les favoris

Trois chevaux semblent se détacher du lot. En tête de ceux-ci, « la ballerine », comme on a coutume de l’appeler eu égard à son jeu de jambes qui peut faire penser à celui d’une danseuse classique. Belina Josselyn aura à son sulky le meilleur driver de France, Jean-Michel Bazire, qui est également son entraîneur. Lors de l’ultime course préparatoire à l’Amérique, elle a véritablement crevé l’écran, disqualifiée pour avoir gêné un adversaire, mais franchissant tout de même le poteau en tête dans un style époustouflant.

Face à elle, l’inusable Bold Eagle. Tonique comme à ses plus beaux jours lorsque nous sommes allés à sa rencontre à six jours de l’échéance au Ménil-Bérard (Orne), le pensionnaire de Sébastien Guarato concourra pour remporter un troisième sacre dans la plus belle des course de trotteurs, triplé qui lui avait échappé d’un nez l’an dernier.

Car l’an dernier, Bold Eagle était tombé sur son demi-frère, un drôle de cheval venu de Suède et qui sera de nouveau au départ avec de légitimes ambitions cette année, Readly Express. Même s’il a paru moins tranchant lors de la dernière course préparatoire à l’Amérique, nul doute que son mentor l’a préparé de sorte qu’il arrive au top de sa condition dimanche.

LIRE AUSSI : Hippisme. Franck Nivard associé à Bold Eagle disputera le Prix d’Amérique dimanche

Les secondes chances

Face à ces trois champions qui devraient rallier la majorité des suffrages des parieurs, citons Bird Parker, le crack du Calvados, dépendant du redoutable entraînement de Philippe Allaire. Dur comme un roc, il est capable de suivre tous les rythmes.

Mentionnons également Davidson du Pont, autre atout de Jean-Michel Bazire, qui n’aura contre lui que de participer à son premier Prix d’Amérique. Il est encore jeune, mais c’est un petit champion.

Et puis Eridan, un autre ornais présenté par Sébastien Guarato. Même s’il est le plus jeune cheval au départ de la course, Sébastien Guarato nous a également confié qu’il était certainement de ceux qui possédaient la plus belle pointe de vitesse finale. S’il parvient à ne pas trop faire d’effort durant le parcours, il conclura sa course sur un sprint qui pourrait faire mal.

Notre sélection chiffrée : 12 – 18 – 15 – 16 – 4 – 3

Marianne Rötig signe « Cargo », le récit de son voyage en mer, du Havre à Malte

Marianne Rötig a réalisé son rêve : embarquer sur un géant des mers au départ du Havre. Une aventure qu'elle narre dans « Cargo ».

Marianne Rötig a réalisé son rêve : embarquer sur un géant des mers au départ du Havre. Une aventure qu’elle narre dans « Cargo ». (©Pixabay.)

Avec Cargo, Marianne Rötig signe un sublime récit de voyage. Elle raconte au fil des pages son épopée maritime, depuis son embarquement au Havre (Seine-Maritime), jusqu’à son arrivée à Malte. Sept jours en mer, sept jours pour confronter ses images mentales à la réalité, sept jours pour construire une cosmogonie personnelle.

Une odyssée racontée avec poésie et élégance. Entretien avec Marianne Rötig.

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Une fascination pour les ports

76actu : Vous débutez votre récit, en évoquant des souvenirs de jeunesse : Hambourg, son port, ses conteneurs. Une invitation au voyage. C’est au Havre que tout commence pour vous. Vous avez eu un vrai coup de cœur pour la ville ?

Marianne Rötig : J’ai toujours été fascinée par les ports. Cela faisait longtemps que je fantasmais sur Le Havre. Si la ville est proche de Paris, je n’avais pas eu l’occasion de venir. Il a fallu des années avant que j’effectue mon premier voyage au Havre. Ma première rencontre avec la ville, c’était il y a cinq ans. Je me suis perdue dans les rues. J’avais une image floue du Havre, celle d’un bout de terre. C’est un endroit vraiment à part. Le Havre ne laisse personne indifférent : soit on aime, soit on n’aime pas trop. Rapidement, j’ai su qu’il se passait quelque chose avec cette ville.

Votre venue au Havre a aussi réveillé des souvenirs personnels.

Oui, j’ai une histoire familiale avec Le Havre. Le grand-père de mon grand-père est passé par Le Havre. Né en Allemagne, il devait embarquer pour les États-Unis, afin d’aller y chercher du travail. Finalement, il s’est arrêté au Havre et y a tenu une maison d’horlogerie. Lors de ma première visite, je suis tombée sur un horloger. Une nouvelle évidence pour moi : si je devais faire un voyage en cargo, il me fallait absolument partir du Havre.

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Le Havre : une histoire d’amour

Comment s’est organisée cette odyssée maritime ?

Monter à bord, ça s’est fait sans réflexion. J’ai vu que c’était possible de monter sur un cargo. Le voyage a été très facile et très simple à mettre en place. Ma seule contrainte imposée : partir du port du Havre. Je suis donc revenue plusieurs fois, je suis allée plus loin dans le port. J’y ai traîné pas mal. J’ai rencontré la ville par le port : on peut parler d’une histoire d’amour avec le port.

Quand vous décrivez votre arrivée sur le port, on se croit dans un film des années 40, une esthétique à la Casablanca. Vous parlez d’un « suspense de polar » pour décrire cette transition entre la ville et le port, le trajet en taxi. Le voyage démarrait là ?

Oui, j’ai cheminé dans le port, avant d’atteindre le quai pour embarquer. L’ambiance, de nuit, y est très particulière. Il faut prendre un bus, puis un taxi, avant d’atteindre la destination finale : le quai.

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Sept jours en mer : l’odyssée de Marianne

"Cargo" de Marianne Rötig est publié aux éditions Gallimard.

« Cargo » de Marianne Rötig est publié aux éditions Gallimard. (©S.B./Normandie-actu)

Votre projet littéraire vous a-t-il permis d’assouvir une envie de lointain, de donner corps à vos rêves ?

En embarquant, je n’avais pas imaginé que cela deviendrait un livre. J’avais commencé un roman et ne pensais pas écrire sur cette expérience. Cargo est le livre du livre, qui est né sur la route de l’autre. Quand je pars en voyage, j’écris tous les jours dans des carnets. Tel était le projet initial. Puis, la vie à bord, le rythme du voyage ont orienté les choses autrement.

La rencontre avec un ami m’a donné l’idée de structurer le livre en m’appuyant sur les sept jours de traversée. Il a fallu sept jours pour créer la Terre. Les jours de la semaine ont structuré mon écriture. J’ai commencé à agencer le récit sur le bateau. L’écriture a été rapide. Je suis rentrée en décembre et j’ai écrit en janvier.

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Dans Cargo, peut-on dire que vous réécrivez votre propre mythologie personnelle ?

Je crée une sorte de cosmogonie. Ce livre est la réécriture d’une mythologie personnelle et de la mythologie, au sens large. Je suis entre deux eaux, entre deux terres. Que se passe-t-il dans cet espace infini ?

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Seule femme à bord

Vous étiez la seule femme à bord. Comment avez-vous vécu cette expérience ? Cette rencontre avec l’équipage ?

En fait, j’étais surprise car j’étais la seule passagère à bord : d’ordinaire, les voyages en cargo sont souvent complets. Je n’avais eu aucun renseignement préalable sur le voyage. Être la seule femme à bord est particulier : il faut accueillir la chose, se faire une place. L’équipage était courtois et très respectueux.

Se succèdent des portraits, des récits de moments partagés. Vous étiez seule touriste, mais jamais seule à bord de ce grand bateau.

Oui, j’avais l’impression d’être une passagère clandestine. J’étais une hôte de luxe car je dînais à la table des officiers. Il y avait beaucoup de bizarreries à observer cette semaine-là, notamment la vie de l’équipage. Ce qui m’a marquée, c’est le silence et l’élégance des marins. J’ai pu dresser des portraits singuliers de ces personnes que j’ai côtoyées pendant une semaine.

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Éprouver la mer, le temps

Comment avez-vous vécu cette expérience solitaire ? L’isolement a-t-il nourri votre écriture ?

Je ne suis jamais sentie seule à bord car je dialoguais quotidiennement avec mon écriture. Si le bateau est immense, les espaces d’habitation ne sont pas grands donc on se croise tous. Je me suis même sentie plus accompagnée que d’habitude.

Votre livre se termine sur l’arrivée à Malte. Alors que vous avez pris le temps de longuement décrire Le Havre, le départ, ce retour sur la terre ferme est évoqué rapidement. La volonté de ne pas effacer les souvenirs vécus en mer ?

L’écrivain est un peu filou. Mon livre est écrit chronologiquement. Or, la première partie a été rédigée en grande partie sur le bateau même. Puis, à partir de dimanche, je n’ai pris que des notes. Ce qui m’intéressait, c’était la traversée. Il me fallait mener avec rigueur mon enquête sur la semaine. Une fois le port de Malte atteint, le voyage prenait fin et le récit avec.

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Infos pratiques : 
Cargo de Marianne Rötig, aux éditions Gallimard, Coll. « Le sentiment géographique ».
Prix : 12,50 euros.

Événement « La Ronde », à Rouen : huit expositions gratuites d’art contemporain, dans les musées

La Ronde est une série d'expositions d'art contemporain déclinée dans huit lieux différents de l'agglo de Rouen (Seine-Maritime), dont ici, au muséeum d'histoire naturelle.

La Ronde est une série d’expositions d’art contemporain déclinée dans huit lieux différents de l’agglo de Rouen (Seine-Maritime), dont ici, au muséeum d’histoire naturelle. (©FM/76actu)

L’art contemporain à la portée de tous. C’est qui est proposé avec La Ronde « événement de culture contemporaine », organisé dans les musées de l’agglo de Rouen (Seine-Maritime), jusqu’au 25 mars 2019. Huit expositions gratuites sont au programme.

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Les musées terrains de jeux des artistes contemporains

Il s’agit de la quatrième édition de ce rendez-vous annuel, imaginé par la Réunion des musées métropolitains, la structure qui rassemble la plupart des musées de l’agglo rouennaise. Au départ, il s’agissait de créer un événement fédérateur pour les musées de la RMM, qui venait de se constituer, en janvier 2016. À partir de la deuxième édition, La Ronde s’est muée en événement d’art contemporain, illustrant la volonté des musées rouennais de mettre l’accent sur la création contemporaine. 

Caractéristique de La Ronde, l’exposition est participative : elle est le fruit d’un appel à projets, qui aboutit à la sélection d’une douzaine d’artistes. Autre trait notable de l’événement, il est proposé aux artistes de prendre place chacun dans un lieu différent, de faire des musées leur terrain de jeux. Les créations contemporaines côtoient ainsi des œuvres de styles et d’époques très différents. 

Et désormais, La Ronde est également le titre d’une publication annuelle, la « revue d’art contemporain de la Réunion des musées métropolitains », qui met en valeur les artistes de l’événement, mais aussi les autres temps forts de l’art contemporain organisés au cours de l’année, dans les musées de la RMM et ses partenaires (Frac, Hangar 107, centre photographique…).

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Le programme dans les huit lieux

• Au musée des beaux-arts, la série de photographies All Star de Valérie Belin et un ensemble de sculptures de Rina Banerjee, en partenariat avec la galerie Nathalie Obadia Paris/Bruxelles ; les Nuages de Victor Cord’homme, projet porté par la maison des Arts de Grand-Quevilly ; Peinture emmurée de Miquel Mont. 
• Au musée des Antiquités, une installation de Sophie Dubosc, et Damnatio Memoriae, installation de RERO dans le square André-Maurois. 
• Au musée de la céramique, l’arc-en-ciel géant Tagadaaaa… de Charlotte Coquen ; installation de bougies de Renaud Auguste-Dormeuil, I will keep a light burning, vendredi 22 mars 2019 en soirée, dans la cour du musée. 
• Au musée Le Secq des Tournelles, La Troisième calamité de Simon Boudvin, qui s’inspire du graphisme des grilles ornant les rues de Hanoï au Vietnam, projet porté par Le SHED.
• À la Fabrique des Savoirs, à Elbeuf : la série photographique Stracci de Stefano Bianchi, projet porté par le Centre photographique Rouen Normandie.
• Au muséum d’histoire naturelle, l’installation De mémoire d’Arnaud Caquelard, plasticien, dans la galerie des continents.
• Au musée national de l’éducation (au centre d’expositions de la rue Eau-de-Robec), carte blanche à l’illustrateur jeunesse Arnaud Nebbache.
• Au Hangar 107 (centre d’art contemporain sur les quais rive gauche), le travail de Tania Mouraud.

Des origamis créés par le plasticien Arnaud Caquelard, à découvrir au muséum d'histoire naturelle, à Rouen (Seine-Maritime).

Des origamis créés par le plasticien Arnaud Caquelard, à découvrir au muséum d’histoire naturelle, à Rouen (Seine-Maritime). (©FM/76actu)

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Acte XI : suivez en direct la mobilisation des Gilets jaunes en Seine-Maritime

Nouvelle journée de mobilisation, ce samedi 26 janvier 2019, dans les rues de Seine-Maritime pour l'acte XI des Gilets jaunes.

Nouvelle journée de mobilisation, ce samedi 26 janvier 2019, dans les rues de Seine-Maritime pour l’acte XI des Gilets jaunes. (©S.Louvet/76actu)

Le mouvement a beau avoir été secoué par les divisions faisant suite à l’annonce de candidature aux élections européennes de certaines de leurs figures emblématiques, menées par la normande Ingrid Levavasseur, les Gilets jaunes devraient à nouveau répondre présent, ce samedi 26 janvier 2019, pour l’acte XI de leur mobilisation. 

LIRE AUSSI. Ingrid Levavasseur tête de liste aux élections européennes, une partie des Gilets jaunes s’y oppose

Une forte mobilisation est attendue dans l’Eure, à Évreux, pour répondre notamment aux nombreux arrêtés préfectoraux pris début janvier pour interdire les manifestations dans une vingtaine de communes du département.

Les manifestants ont toutefois annoncé se retrouver également à Rouen, dès ce matin, et au Havre en début d’après-midi. 

Suivez ici, en direct, le déroulé de cette 11e journée de mobilisation :

11h30 : Le cortège grossit progressivement dans les rues de Rouen

Au fil de la matinée, de plus en plus de Gilets jaunes rejoignent la manifestation. Une première poubelle a été incendiée :

11h : A Rouen, les Gilets jaunes sont désormais environ 500

Le cortège grossit progressivement au cours de la manifestation rouennaise. Autour de 500 personnes viennent de passer rue Jeanne d’Arc.

Les Gilets jaunes sont désormais 500 dans les rues de Rouen.

Les Gilets jaunes sont désormais 500 dans les rues de Rouen. (©MB/76actu)

10h45 : Début de manifestation dans le calme à Rouen

Le cortège s’est mis en mouvement vers le centre-ville. Le calme règne malgré la méfiance affichée par les manifestants envers les forces de l’ordre.

10h25 : Les Gilets jaunes commencent à se rassembler à Rouen

Entre 200 et 300 personnes se sont retrouvées place de l’hôtel de ville d’après nos journalistes mobilisés sur place.

10h : Des perturbations sur les réseaux de transports en commun sont d’ors et déjà annoncés à Rouen

9h50 : La gendarmerie rappelle les règles de sécurité à observer sur les manifestations

Neige, grève générale illimitée, Gilets jaunes… L’actualité de la semaine en Normandie

Lundi 21 janvier

Le préfet de l’Eure, Thierry Coudert (à gauche), ne cache pas sa colère à l’égard du président de l’agglomération Seine-Eure, Bernard Leroy.

Le préfet de l’Eure, Thierry Coudert (à gauche), ne cache pas sa colère à l’égard du président de l’agglomération Seine-Eure, Bernard Leroy. (©La Dépêche de Louviers)

Les suites de la réunion d’Emmanuel Macron avec les maires de Bourghteroulde… À la suite des révélations de la Dépêche de Louviers quant à une faille dans le dispositif de sécurité ayant permis à un citoyen non-maire de bluffer le service d’ordre, le préfet de l’Eure demande à Bernard Leroy, maire du Vaudreuil et complice de cette affaire, de démissionner. Détails.

Autre information : conséquence de la réforme de l’apprentissage adoptée à l’été 2018, les apprentis de Normandie ne bénéficieront plus d’une aide de 500 euros attribuée jusqu’alors par la Région. Plus d’informations dans notre article

Mardi 22 janvier

La neige a fait son apparition en Normandie cette semaine.

La neige a fait son apparition en Normandie cette semaine. (©FM / 76actu)

Let it snow ! La neige a fait son apparition, répondant à la vigilance orange dans laquelle Météo France avait placé la Normandie. Mardi puis mercredi, deux jours qui ont ravi les amateurs de jolis paysages en Normandie, blanchis par les flocons.

Du côté du Réseau astuce, en revanche, c’était un peu la panique… 

Dans un tout autre registre, bien moins féérique que celui de la poudreuse, des agents de l’ONCFS ont découvert deux cadavres d’oiseaux protégés dans les marais de la Dives. Les armes de cinq chasseurs ont été saisies. Les détails.

Et une nouvelle tragique, enfin : l’avion transportant Emiliano Sala de Nantes à Cardiff a disparu des radars dans le secteur de Guernesey, lundi 21 janvier 2019. L’attaquant argentin a joué une demi-saison à Caen. Plus d’informations.

Mercredi 23 janvier

Porte-parole des Gilets jaunes de Rouen, François Boulo appelle à compter du 5 février 2019 à la grève générale illimitée.

Porte-parole des Gilets jaunes de Rouen, François Boulo appelle à compter du 5 février 2019 à la grève générale illimitée. (©MN/76actu)

Peut-être un tournant dans la mobilisation des Gilets jaunes. Après Eric Drouet, l’un des leaders nationaux du mouvement, c’est au tour de François Boulo, le porte-parole normand, d’appeler à la grève générale illimitée, par voie de communiqué. Celle-ci prendrait effet à compter du 5 février, jour de grève générale pour la CGT. Lire notre article.

Un fait divers… Un homme de 75 ans a perdu le contrôle de sa voiture et foncé dans la vitrine d’une pharmacie, rue Courtine à Val-de-Reuil. L’histoire aurait pu, à quelques centimètres près, être bien plus grave

Jeudi 24 janvier

Jean Peltier avec le certificat de vie délivré par Évelyne Girardin, maire de Saint-Martin-de-Lieue (Calvados).

Jean Peltier avec le certificat de vie délivré par Évelyne Girardin, maire de Saint-Martin-de-Lieue (Calvados). (©Le Pays d’Auge)

Une histoire pas banale, d’abord : celle d’un Lexovien déclaré mort, mais étant tout à fait vivant. Cette histoire, c’est celle de son combat administratif pour prouver… qu’il n’est pas mort. On vous raconte.

« Embauché comme livreur, il était en réalité le chauffeur du PDG ». Une affaire d’emploi fictif qui vous est racontée ici.

Le groupe Claude Fournis Automobile a été repris par Didier Berrezai. L’entrepreneur originaire de Lisieux (Calvados) était propriétaire de plusieurs concessions en Normandie. Plus de détails à ce lien.

Vendredi 25 janvier

Comment parler du mouvement des Gilets jaunes avec les enfants, une psychologue du Havre (Seine-Maritime), répond.

Comment parler du mouvement des Gilets jaunes avec les enfants, une psychologue du Havre (Seine-Maritime), répond. (©Illustration Adobe stock)

À la veille de l’Acte XI du mouvement des Gilets jaunes, une question… Comment parler dudit mouvement, de ses revendications, des violences qui émaillent les manifestations, avec des enfants ? Les réponses d’une psychologue.

Et puis un arbre, un hêtre de 150 ans, majestueux, rouennais, qui va bientôt être abattu. On vous explique les raisons, à ce lien.

Les irréductibles Gilets jaunes sur le rond-point des Vaches de Rouen, devenu « un symbole »

Gérard, ancien ouvrier de Renault Cléon, préfère tenir le rond-point des Vaches de Saint-Étienne-du-Rouvray, lors des manifestations le samedi.

Gérard, ancien ouvrier de Renault Cléon, préfère tenir le rond-point des Vaches de Saint-Étienne-du-Rouvray, lors des manifestations qui ont lieu le samedi. (©RT/76actu)

Ils ont fêté leurs deux mois de mobilisation, dimanche 20 janvier 2019, là où tout à commencé pour eux. Sur le rond-point des Vaches, situé à Saint-Étienne-du-Rouvray, dans l’agglo de Rouen (Seine-Maritime). L’endroit est devenu « une institution connue dans toute la France et même au-delà », se targue Pascal, Gilet jaune de 59 ans, en préretraite. Rares sont les giratoires encore occupés par les militants au chasuble fluo. Celui-ci l’est, depuis le premier jour.

LIRE AUSSI : Reportages, analyses, interviews… Retour sur deux mois de Gilets jaunes en Seine-Maritime

« J’étais de gauche, mais c’est fini »

À la veille de l’acte XI, le froid mord la peau. Les quelques dizaines de Gilets jaunes se réchauffent grâce aux feux, presque constamment alimentés grâce à la générosité d’entreprises du coin ou d’automobilistes faisant une halte avant de se rendre en déchetterie. « Je préfère être ici que chez moi, à ne rien faire. On s’est fait des amis », apprécie Pascal.

LIRE AUSSI : Bilan de l’acte X des Gilets jaunes en Seine-Maritime : des heurts et interpellations à Rouen

Parmi eux, il y a notamment Gérard, 71 ans, un ancien ouvrier de Renault Cléon. « J’ai été délégué CGT. J’étais de gauche, mais c’est fini. » Avec sa pelle en main, il nettoie et alimente le brasier. Lui ne se rendra pas à la manifestation, samedi 26 janvier, préférant rester à son poste pour défendre son bastion :

Si on ne garde pas ce rond-point, tout est mort.

Tous ici demandent le rétablissement de l’impôt sur la fortune et la mise en place du Référendum d’initiative citoyenne (RIC), « le reste, c’est à négocier », consent Pascal.

« On est tous dans le merde »

Angle, 36 ans, prend le café après avoir nettoyé les abords du rond-point des Vaches. Elle n'est pas une Gilet jaune de la première heure. Elle s'est investit pour la première fois, "le soir de Noël".

Angel, 36 ans, prend le café après avoir nettoyé les abords du rond-point des Vaches. Elle n’est pas une Gilet jaune de la première heure. Elle s’est investie pour la première fois « le soir de Noël ». (©RT/76actu)

De « nombreuses femmes, infirmières, assistantes de vie scolaire ou secrétaire », occupent les lieux, ainsi « que des retraités et chômeurs », constate Angel, assistante maternelle de 36 ans. Cette mère divorcée de trois enfants a pris son temps avant de s’investir. Sympathisante depuis le début, elle a passé le pas « le soir de Noël » :

Je voulais me faire ma propre idée. Quand on arrive ici, on se rend compte qu’on est tous dans la merde.

LIRE AUSSI : Les femmes Gilets jaunes en première ligne à Rouen : « Les petits contrats, c’est pour nous »

Pour cette trentenaire, si la flamme de la contestation est toujours intacte sur ce carrefour, cela est dû à la position stratégique du rond-point des Vaches : un lieu « accessible » où de nombreuses routes convergent.

À ses côtés, Frédérique prend le temps de venir prendre des nouvelles de ses nouveaux « amis ». Elle a bien conscience que le rond-point des Vaches est « devenu un symbole ». Cette ancienne sans domicile fixe occupe maintenant un appartement à Oissel. Après deux mois et demi de lutte, cette femme de 53 ans, de « sensibilité de gauche » veut « que ça aboutisse » :

Ce qui me fera céder ? La fin de ce système perverti et l’arrivée de la VIe République. Il faut qu’on instaure une consultation du peuple de façon plus régulière.

En attendant, ces Gilets jaunes consacrent leur temps libre à l’occupation de leur « institution ». « On se réunit, on se remotive ici. Les gens viennent de partout. Des routiers s’arrêtent pour discuter », décrit Pascal. Les dernières discussions en vogues font la part belle au grand débat national lancé par le président Emmanuel Macron à Bourgtheroulde (Eure). « Je lui raconterais bien ma vie, au président », invite Frédérique.

L’initiative d’Ingrid Levavasseur de créer une liste aux élections européennes est également au centre des conversations. « Elle, je sens qu’elle va… Elle prend le RIC pour son profit », dénonce Gérard. À coup sûr, ces irréductibles n’ont pas fini de commenter les rebondissements de leur propre actualité sur ce « carrefour de la colère ».

LIRE AUSSI : SONDAGE. Êtes-vous favorable à une liste de Gilets jaunes aux élections européennes de 2019 ?

• PHOTOS. Les Gilets jaunes encore mobilisés sur le rond-point des Vaches :

Puces, concert de K-pop et défilé de peluches géantes : que faire en Normandie ce week-end ?

Parmi les rendez-vous à ne pas manquer ce week-end en Normandie, les Puces rouennaises se déroulent au parc des exposition du 25 au 27 janvier 2019.

Parmi les rendez-vous à ne pas manquer ce week-end en Normandie, les Puces rouennaises se déroulent au parc des exposition du 25 au 27 janvier 2019. (©Jean-François Lange)

Bonjour à tous !

Ça y est, le week-end est enfin arrivé ! Et si quelques flocons de neige sont venus, au cours de la semaine écoulée, blanchir certains paysages de la région, ces samedi 26 et dimanche 27 janvier 2019 seront plutôt gris. De la pluie et encore de la pluie dans le ciel pour ces deux jours. Côté température, il fera en revanche un peu plus doux : comptez en moyenne entre 4 et 9 degrés, même si le thermomètre redescendra d’un ou deux crans dimanche.

Mais pour vous remonter le moral et trouver une bonne raison de sortir un peu le nez de chez soi, la rédaction a sélectionné, comme chaque semaine, le meilleur des idées de sortie en Normandie. Découvrez tout de suite notre sélection.

Un week-end en musique 

DANIEL GUICHARD EN CONCERT A CAEN
50 ans de scène, ça se fête ! Et Daniel Guichard vous invite à célébrer ce cap symbolique avec lui au Zénith de Caen, dimanche 27 janvier 2019. Un instant unique et intime avec ce public qu’il aime et qui l’accompagne depuis si longtemps. Ce sera l’occasion de profiter de son répertoire intemporel où se mêlent chansons inédites et ses plus grands succès. 

FATOUMATA DIAWARA, LA GRANDE VOIX DU MALI
Grande voix de l’Afrique contemporaine, Fatoumata Diawara présente son spectacle Fenfo co-réalisé avec Matthieu Chedid, samedi 26 janvier 2019 au Grand-Quevilly. Poésie engagée, folk wassoulou moderne, la Malienne, fière de son héritage, chante l’Afrique d’aujourd’hui. 

ORANGE YETI ENVOÛTE NOTRE-DAME-DE-GRAVENCHON
Un brin de folk, un zest de pop et une pincée de rock : Orange yéti sera sur la scène de l’Arcade à Notre-Dame-de-Gravenchon (Seine-Maritime) samedi 26 janvier 2019.

À lire et à regarder…

QUATRE AUTEURS A LA LIBRAIRIE LE GOUT DES MOTS A MORTAGNE-AU-PERCHE
La librairie Le goût des mots organise une rencontre-dédicace samedi 26 janvier 2019, autour du livre « Les Grands Turbulents, 1880-1980 ». Le livre rassemble 54 portraits de groupes artistiques révolutionnaires et insoumis, dans le monde entier (Amérique du Sud, Asie, Russie, France…).

ROAD TRIP DE FECAMP AU HAVRE 
Dans le cadre du festival Pharenheit mis en place par le Centre chorégraphique du Havre, le spectacle Road movie est présenté à Fécamp (Seine-Maritime) ce samedi 26 janvier 2019.

Pour sortir de l’ordinaire….

DES PELUCHES GÉANTES VONT DÉFILER DANS LES RUES DE SOMMERVIEU, PRES DE BAYEUX
Samedi 26 et dimanche 27 janvier 2019, la salle des fêtes de Sommervieu (Calvados), sera le terrain de jeux de fursuiters, groupe de passionnés qui se glisseront dans les costumes d’animaux géants et tout doux. Un défilé dans les rues est prévu à partir de 15 heures le samedi.

LE CONCERT MYTIQUE DES BTS, LES ROIS DE K-POP, A (RE)VIVRE SUR GRAND ECRAN AU HAVRE ET A ROUEN
Filmé au stade olympique de Séoul, lors du BTS World Tour, Love yourself, le concert du célèbre de K-pop coréen, sera projeté, samedi 26 janvier 2019, au cinéma. Avis aux fans du genre !

NOUVELLES EDITIONS DES PUCES ROUENNAISES : LE RENDEZ-VOUS DES CHINEURS ET DES COLLECTIONNEURS
Chineurs invétérés, amateurs de belles choses anciennes, collectionneurs de vinyls, la 38e édition des puces rouennaises est faite pour vous. Rendez-vous du 25 au 27 janvier 2019.

Dans les grandes villes

CONCERTS, THEATRE, SOIREE DANSANTE, HUMOUR… QUE FAIRE A CAEN CE WEEK-END ?
Des envies de sorties à Caen (Calvados) et dans les environs, du 25 au 27 janvier 2019 ? Concerts, théâtre, humour, soirée, exposition… Nos idées pour vous occuper ce week-end.

FATOUMATA DIAWARA, HUMOUR, CHINE, PUCES… QUE FAIRE A ROUEN CE WEEK-END ?
Fatoumata Diawara en concert, les Puces au Parc des expositions, de la chansons, de l’humour, du théâtre… Les coups de cœur de la rédaction pour passer un bon week-end à Rouen.

La K-POP DE BTS SUR GRAND ECRAN, CONCERTS, EXPOS… : QUE FAIRE AU HAVRE CE WEEK-END
Loto, concert de K-pop, psyché garage ou encore expositions : le programme culturel du week-end des 26 et 27 janvier 2019 est chargé au Havre. La sélection de la rédaction.

Et ailleurs aussi… 

AGENDA DES LOISIRS A L’AIGLE ET SES ENVIRONS
De la soirée swing au traditionnel loto en passant par le comptage des oiseaux, découvrez ici quelques idées de sorties à l’Aigle et dans ses environs.

LES RENDEZ-VOUS A NE PAS MANQUER CE WEEK-END DANS LE PAYS DE CAUX
Concerts, spectacles et promenade en pleine nature sont au programme de ces samedi 26 et dimanche 27 janvier 2019 dans le pays de Caux. À vos agendas !

Grand débat, politique sociale, événements… Une année « offensive » au Département de Seine-Maritime

Pascal Martin, président du conseil départemental de Seine-Maritime.

Pascal Martin, président du conseil départemental de Seine-Maritime. (©Archives/Alan Aubry/Département Seine-Maritime)

Le président du Département de Seine-Maritime, Pascal Martin, a esquissé les temps forts attendus en 2019, à l’occasion d’une rencontre avec la presse, jeudi 24 janvier 2019, à l’Hôtel du Département, à Rouen (Seine-Maritime). « Ce sera une belle année pour le Département, une année à l’offensive », a défendu l’élu. 

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Grand débat : le Département s’exprimera

• Crise des Gilets jaunes et grand débat :
« La crise des Gilets jaunes a mis en exergue, au-delà du ras-le-bol fiscal, qu’une partie de la France se sent abandonnée, constate Pascal Martin. Le Département, en toute humilité, peut répondre, en partie, à ces attentes : par ses politiques, il contribue à lutter contre les fractures territoriales et les inégalités sociales. Et ces politiques ne sont pas uniquement imaginées à l’Hôtel du Département, mais co-construites avec les élus de terrain, les maires et conseillers départementaux pleinement intégrés dans leur territoire.  »
Concernant plus précisément le grand débat national, l’élu de Montville indique que la collectivité départementale y participera, de deux manières : apport d’une contribution propre, un texte qui sera établi selon une méthode « encore à définir », et organisation d’une journée publique d’échanges (un samedi, date à déterminer). 

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• Politique sociale : 
En matière de politique sociale, au cœur de l’action des Départements, Pascal Martin a annoncé une nouveauté : l’ouverture de permanences sociales sans rendez-vous, dans les centre médico-sociaux (il y en a 90 en Seine-Maritime). L’enjeu, en apportant plus de « souplesse » dans le fonctionnement, est d’améliorer « l’écoute » des publics concernés. La tenue de ces permanences sans rendez-vous nécessitera une « réorganisation interne », et « adaptation en termes d’ouverture au public », a précisé l’élu. 

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Un deuxième marathon 

• Événements : 
Côté grands événements, Pascal Martin a mis en avant la participation du Département à plusieurs rendez-vous phares, qui animeront le territoire en 2019 : Salon de l’agriculture, Foire de Rouen (sur le thème de Londres), Armada 2019 (le Département est l’organisateur historique de la « grande parade »), et fête de l’axe Seine, le 12 octobre 2019, qui réunira plusieurs Départements traversés par le fleuve (Hauts-de-Seine, Yvelines, Val-d’Oise, Eure, Seine-Maritime et Calvados). Les coureurs auront également de quoi se réjouir : il y aura bien une deuxième édition de Seine Marathon 76, le week-end sportif organisé en partenariat avec la Ville de Rouen. 

• Loisirs : 
Le Département seinomarin reprend cette année dans son champ de compétences le golf et la base de loisirs de Jumièges, où 6 millions de travaux sont prévus. Les marcheurs attendent également l’achèvement de la voie verte entre Arques-la-Bataille et Dieppe, en site propre, au programme cette année. 

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Légendes urbaines en Normandie : dans les entrailles du château de Tancarville

Le château de Tancarville est niché en haut d'une falaise surplombant la Seine. Il regorge de légendes urbaines.

Le château de Tancarville est niché en haut d’une falaise surplombant la Seine. Il regorge de légendes urbaines. (©Les Amis du Château de Tancarville)

Perché en haut d’une falaise qui surplombe la Seine, le château de Tancarville (Seine-Maritime) recense à lui seul, des siècles d’histoire. Il a d’ailleurs été classé en 1862, au titre des monuments historiques.

Bâti au XIIe siècle par la famille de Tancarville, il est passé entre différentes mains, notamment celles de la famille d’Harcourt pour être aujourd’hui un bien privé (il est donc illégal de s’y rendre sans autorisation). Il se compose d’une partie médiévale, de plusieurs tours, et d’une partie plus classique construite par le Comte d’Évreux avant la Révolution. 

Jean-Loup Diviné, président de l’association des Amis du Château de Tancarville, précise : 

Ce château est passé de famille en famille et a subi de nombreuses transformations. 

Mais ce qui fait c’est sa célébrité, ce sont les légendes urbaines qui l’entourent. Récit. 

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Jeanne d’Harcourt

Au XVe siècle, quelques temps après la guerre de Cent ans, Jeanne d’Harcourt, fille de Guillaume d’Harcourt (propriétaire en ces temps des lieux), y réside avec son époux. Après plusieurs années de mariage, son mari décida de la quitter parce qu’elle était  » petite, bossue, et indisposée à avoir des enfants » d’après le recherches menées par Achille Deville, recensées dans son ouvrage Histoire du château et des sires de Tancarville (1834) . La légende raconte qu’un soir, elle rédigea son testament. Et le lendemain, le 4 novembre 1488, elle mourut. Coïncidence ? L’histoire ne le précise pas.

Toujours est-il qu’en s’approchant du château, certains auraient entendu des bruits de pas dans la partie la plus récente de l’édifice. D’autres auraient vu de la lumière. Le spectre de Jeanne sans doute…

Un château en danger
Le château de Tancarville tombe en ruine. L’association des Amis du Château de Tancarville se bat pour le sauver.  Racheté en 2013 par des footballeurs réunis en ASL (Association Syndicale Libre), il est aujourd’hui peu entretenu. L’association a donc lancé un appel à Stéphane Bern, chargé par Emmanuel Macron de lister les monuments et bâtiments historiques en péril. Mais au bout d’un an, « nous n’avons toujours pas de réponses », précise le président de l’association « alors nous restons en stand-by ».

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La façade du château de Tancarville photographiée en 1908

La façade du château de Tancarville photographiée en 1908 (©Archives E.Michel)

La Tour Du Diable

Sans doute la légende la plus connue. Peu après la Révolution, le château était laissé à l’abandon. Existait déjà alors une tour d’artillerie datant du XVe siècle appelée la tour du Lion. Un jour, des paysans passaient à proximité lorsqu’ils entendirent des bruits suspects et des cris en provenance de cette tour. Apeurés, ils en parlèrent au curé. Peut-être était-ce là les âmes des prisonniers de la tour qui revenaient hanter les lieux ? 

L’homme d’église se rendit alors sur place et s’engouffra dans la partie inférieure, là ou la poudre de canon était entreposée. 

Quand il en est ressorti, il a assuré avoir vu le Diable et lui avoir jeté de l’Eau bénite.

D’où le surnom actuel de tour du Diable. Après cet exorcisme, les gens ont muré cette partie inférieure de la tour. Pour tenter d’enfermer ces « esprits » à tout jamais…

Au Havre, il se fait livrer par colis une centaine de cachets d’ecstasy commandés sur le darknet

Le jeune homme aurait commandé jusqu'à 300 cachets de MDMA sur le dark net et en aurait revendu une partie.

Le jeune homme aurait commandé jusqu’à 300 cachets de MDMA sur le dark net et en aurait revendu une partie. (©Pixabay)

Un homme a été arrêté au Havre (Seine-Maritime), mercredi 23 janvier 2019, pour trafic de stupéfiants. Il a pu être appréhendé après que les services des douanes ont contrôlé un colis qu’il s’était fait envoyer à son domicile. Ce dernier contenait une centaine de cachets d’ecstasy commandés sur le darknet.

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Un colis suspect envoyé à son adresse

Les faits remontent au mois de novembre 2018. C’est à cette époque que le service des douanes contrôle un colis suspect, commandé par un particulier. A l’intérieur, ils découvrent en effet 105 cachets de MDMA.

Après s’être rendus au domicile du destinataire de ce paquet, un jeune homme de 26 ans vivant au Havre (Seine-Maritime), ils trouvent porte close et saisissent alors la police locale.

De la MDMA et de la cocaïne

Le suspect sera finalement interpellé mercredi 23 janvier 2019. Lors de sa garde à vue, il expliquera avoir testé pour la première fois l’ecstasy à l’occasion d’un festival. Sa consommation serait ensuite devenue plus régulière, passant d’un à deux puis cinq cachets par événement.

C’est alors qu’il commence à passer commander sur le darknet. Il achète d’abord des cachets de MDMA donc, puis également de la cocaïne. En tout, il admet avoir passé ainsi une dizaine d’achats.

Des achats sur le net puis de la revente

En mars dernier, le jeune homme commence également un commerce de revente. Achetant en gros 50 cachets pour 100€, il les revend ensuite au détail entre 5 et 10€ le cachet. Sur le même principe, il reconnaît s’être fourni 5 grammes de cocaïne pour 100€, qu’il a revendu deux fois ce prix. En tout, il admet avoir ainsi reçu 15 grammes de cocaïne et 300 cachets d’ecstasy.

Les policiers ont d’ailleurs saisi chez lui un ordinateur, livrant les traces de ces achats en ligne, ainsi qu’une balance utilisée pour la revente. Ce commerce servait a priori à financer sa consommation personnelle, le jeune homme exerçant par ailleurs une activité professionnelle. Une arme de poing, chargée à blanc, a également été découverte à son domicile.

L’homme sera entendu par la justice en avril prochain. 

Des Gilets jaunes victimes de grenades Gli-F4 à Rouen : deux plaintes déposées

Deux plaintes ont été déposées par un homme et une femme qui disent avoir été blessées par des grenades Gli-F4 lors d'une manifestation le 29 décembre 2019, à Rouen (Seine-Maritime).

Deux plaintes ont été déposées par des militants Gilets jaunes qui disent avoir été blessés par des grenades Gli-F4 lors d’une manifestation le 29 décembre 2019, à Rouen (Seine-Maritime). (Illustration ©RT/76actu)

Deux plaintes ont été déposées contre X pour « violences par personne dépositaire de l’autorité publique avec usage d’une arme », par des militants Gilets jaunes les 22 et 25 janvier 2019. Une procédure judiciaire qui fait suite à des blessures causées par des grenades lacrymogènes instantanées, dites Gli-F4, lancées par les forces de l’ordre à Rouen (Seine-Maritime).

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Mickaël, 37 ans, et Sabrina, 38 ans, tout les deux habitants de l’Eure, affirment qu’ils manifestaient « pacifiquement », à proximité de la rue Jean-Lecanuet. « Mes clients ne pensaient pas qu’ils pouvaient être blessés lors de cette manifestation », précise leur avocate Me Chloé Chalot.

« La grenade a explosé à trois mètres de moi »

Mickaël, ancien sapeur-pompier volontaire, portait secours à une autre victime lorsqu’il dit avoir été touché :

J’ai entendu une grosse détonation et quelqu’un était à terre. J’ai pratiqué les premiers soins à cette personne. C’est lorsque j’ai voulu la dégager vers la place de l’Hôtel-de-Ville que j’ai été touché par une grenade Gli-F4. Son usage n’était pas justifié, il n’y avait pas de casseurs autour de moi.

L’homme a eu trois morceaux de plastique dans le mollet droit. Son médecin lui a prescrit 12 jours d’interruption temporaire totale de travail (ITT). 

Sabrina, quant à elle, a été touchée à la jambe gauche : « Je discutais avec un ami lorsqu’on a entendu des cris un peu plus haut. On est allé voir ce qu’il se passait. On a fait 20 mètres et j’ai reçu une grenade dans la jambe. Elle a explosé à trois mètres de moi. Pendant plusieurs secondes, je n’entendais plus rien, c’était horrible. Deux hommes m’ont porté pour me tirer de là. J’ai maintenant un ulcère à la cheville à cause des corps étrangers. »

Pour Me Chalot, « l’idéal serait d’avoir une enquête de l’Inspection générale de la police nationale (IGPN) pour savoir dans quelles conditions mes clients ont été blessés ».

• VIDÉO. Sabrina a filmé ses blessures le jour de son hospitalisation :

Publiée par Erimel Anirbas sur Samedi 29 décembre 2018

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25 grammes de TNT

Une grenade Gli-F4 est composée de 25 grammes de TNT et de gaz lacrymogène. Comme l’indique Libération, le bruit de l’explosion avoisine les 165 décibels, soit plus qu’un avion au décollage. « On sait que ces grenades sont dangereuses. La France est le seul pays européen à les utiliser », déplore Me Chalot.

Le collectif rouennais né en 2009, Face aux armes de la police, dénonce l’utilisation de ces « armes de mutilation massive » et conseille les deux plaignants. Pour Olivier, porte-parole du collectif, « il ne faut pas attendre grand chose de cette procédure au pénal. Retrouver le tireur est difficile et le policier ou gendarme est protégé par une chaîne de commandement, parce qu’il obéit aux ordres ». Pour eux, la prochaine étape sera de  « poursuivre l’État devant le tribunal administratif, parce que derrière ces violences policières, il y a une responsabilité politique de l’État », précise le porte-parole. « On souhaite la condamnation de l’État », appuie Me Chalot.

Face aux armes de la police, il assure que d’autres personnes ont été blessées lors de manifestations des Gilets jaunes à Rouen et que « d’autres plaintes suivront ». Il recense une trentaine de blessés par ces armes sur toute la France depuis le début du mouvement des Gilets jaunes.

En décembre 2018, un collectif d’avocats demandait l’abrogation immédiate du décret autorisant l’usage des Gli-F4, autorisées depuis 2011 en France. Comme le rappelle Le Figaro, les conditions d’utilisation des Gli-F4 ont été durcies depuis la mort en 2014 de Rémi Fraisse, tué par une grenade offensive OF-F1, interdite depuis.

En janvier, trois plaintes ont été déposées pour des violences policières présumées commises lors d’interpellation de militants Gilets jaunes à Rouen. Des enquêtes ont été ouvertes par le procureur de la République.

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En Seine-Maritime, une cinquantaine d’armes non déclarées saisies par les autorités

48 armes de catégorie B sans autorisation de détention ont été saisies entre le 22 et le 23 janvier 2019 en Seine-Maritime.

48 armes de catégorie B non déclarées ont été saisies entre le 22 et le 23 janvier 2019 en Seine-Maritime. (©Gendarmerie nationale)

Dans le cadre d’une opération conjointement menée par la préfecture de Seine-Maritime et les procureurs de la République de Dieppe et de Rouen, 48 armes de catégorie B (armes d’épaule et armes de poing) non déclarées ou bien dont les autorisations étaient périmées, ont été saisies dans le département.

65 gendarmes mobilisés

La préfecture a signalé aux procureurs la situation de détenteurs d’armes dont les autorisations étaient périmées et pour lesquelles aucune demande de renouvellement n’avait été formulée, afin que les parquets de Dieppe et de Rouen saisissent la section de recherches de Rouen et le groupement de la gendarmerie départementale de Seine-Maritime.

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L’opération judiciaire, menée les 22 et 23 janvier 2019, a impliqué 65 gendarmes, et s’est déroulée avec l’appui du PIXAF (Plateau d’Investigation eXplosif et Armes à feu), d’une équipe cynophile et des services de déminage, précisent les deux procureurs de la République par voie de communiqué.

48 armes saisies… dont 20 jamais déclarées

Au total, ce sont 48 armes qui ont été saisies, dont 20 n’avaient jamais été déclarées, ainsi que des munitions et de nombreux éléments pyrotechniques. « Des éléments d’armes interdits à l’acquisition et à la détention (catégorie A) ont également été découverts et saisis lors de l’opération », précise le communiqué.

Une personne a été placée en garde à vue, et 19 ont été entendues.

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