Grève des correcteurs du baccalauréat : Rouen « dans le top 5 des pires académies »

Dans l'académie de Rouen, les services de l'Éducation nationale ont achevé leur travail à 23 heures jeudi 4 juillet 2019, afin de donner à tous les élèves leur résultats.

Dans l’académie de Rouen, les services de l’Éducation nationale ont achevé leur travail à 23 heures jeudi 4 juillet 2019, afin de donner à tous les élèves leurs résultats. (©RT/76actu)

L’académie de Rouen a été impactée par la grève des enseignants-correcteurs opposés à la réforme du baccalauréat voulue par le ministre Jean-Michel Blanquer. Dans l’académie rouennaise, 28 enseignants ont participé à ce mouvement de grève. Selon eux, 2 500 copies n’ont pas été rendues aux jurys du bac.

La rectrice de la région académique Normandie, Christine Gavini-Chevet, a confié, lors d’une conférence de presse vendredi 5 juillet 2019, que Rouen était « dans le top 5 des pires académies », là où « nous n’avons eu aucun problème dans l’académie de Caen, tous les résultats étaient connus dès mardi soir ».

Lire aussi : Bac, BTS, CAP, BEP, brevet… Les résultats des examens disponibles sur actu.fr

« 4 % des élèves touchés »

Toutefois, la rectrice n’a pas voulu donner de chiffres précis, « pour ne pas stigmatiser » cette académie. Christine Gavini-Chevet s’est contentée de donner les chiffres nationaux, avec « 4 % des élèves touchés ». Rien que dans le lycée Jeanne-d’Arc de Rouen, l’un des centres d’examen les plus touchés de l’académie, 60 élèves sur 800 n’ont eu qu’un résultat provisoire, calculé à partir des notes obtenues sur l’année. Dans ce cas-là, la rectrice s’est voulu rassurante : « Quand on constatera que la note était meilleure sur leur copie corrigée, on leur mettra la meilleure note. »

Lire aussi : Bac : le contrôle continu, la solution de Jean-Michel Blanquer en cas de retard des notes

« Tous les élèves ont eu leur résultat du bac »

Christine Gavini-Chevet assure que vendredi matin, « tous les élèves ont eu leur résultat du bac » : « On a eu une nuit assez longue. Dans l’académie, à 11 heure [du soir, ndlr] tout était terminé parce que nous avons assez peu de professeurs grévistes, mais ça a été un travail important de tous les services. » En cas de notes manquantes, les jurys se sont basés sur le bulletin scolaire de l’élève, « au cas par cas » :

À chaque fois que cela a été fait, nous l’avons fait au bénéfice de l’élève, ce n’est pas un concours, c’est un examen. Si l’élève aujourd’hui se retrouve au rattrapage, c’est qu’il aurait dû de toute façon être au rattrapage, quelle que soit la note qu’il aurait eue.

La rectrice « espère » que les correcteurs grévistes apporteront leurs copies « aujourd’hui », ainsi « la correction pourra se faire assez rapidement ». En cas de refus de la part des enseignants-correcteurs de ramener les paquets de copies, « qui appartiennent à l’État », la rectrice de la région Normandie n’exclut pas « des sanctions disciplinaires », en plus de la retenue sur salaire.

Une réforme pour 2021

Les syndicats et enseignants grévistes protestent contre la réforme du baccalauréat, prévue pour 2021, qui réduit notamment le nombre d’épreuves finales de l’examen au profit du contrôle continu et s’accompagne d’une refonte de l’enseignement au lycée. À terme, notamment, il n’y aura plus que quatre épreuves en fin de terminale, contre 10 à 15 actuellement.

SONDAGE. Le footballeur Samir Nasri au Havre AC : bonne ou mauvaise idée ?

Des rumeurs persistantes annoncent l'ancien joueur de l'Equipe de France de football Samir Nasri au Havre (Seine-Maritime). Bonne ou mauvaise idée ?

Des rumeurs persistantes annoncent l’ancien joueur de l’Equipe de France de football Samir Nasri au Havre (Seine-Maritime). Bonne ou mauvaise idée ? (©Wikimedia Commons / Ronnie Macdonald)

Samir Nasri va-t-il venir au Havre AC et faire vibrer le Stade Océane (Seine Maritime) lors de la prochaine saison de football en Ligue 2 ? Le journal L’Equipe daté du jeudi 4 juillet 2019 fait état de contact entre l’ex-enfant terrible du football français et Paul Le Guen, le tout nouveau manager sportif du Havre Athletic Club (HAC).

Lire aussi : Football. Paul Le Guen est le nouvel entraîneur du Havre AC

Le joueur rêve de se relancer après une expérience mitigée de six mois à West Ham (303 minutes de jeu, 2 passes décisives) dans le championnat anglais de Premier League. Samir Nasri avait été également suspendu pour dopage pendant 18 mois de juillet 2017 à janvier 2019.

Le Hac du président Volpe a déjà réussi un joli coup en faisant signer Paul Le Guen en mai 2019, triple champion de France avec Lyon. Si le club doyen du foot français réussissait à faire venir le milieu offensif aux 41 sélections et cinq buts en Equipe de France, il réussirait un autre joli coup de communication, propre à braquer les projecteurs sur lui.

Selon L’Equipe, le volet financier n’a pas encore été abordé entre les deux parties. Les émoluments du joueur à son apogée (il était rémunéré 11 millions d’euros lorsqu’il évoluait à Manchester City) s’approchent le budget du club normand (environ 15 millions d’euros). Si Nasri enfile le maillot du Havre, ce ne sera donc pas pour une question d’argent…

Un bon coup sportif ?

Nasri au Havre serait-il un joli coup sportif ? L’ex-international français, âgé de 32 ans, a un talent fou, mais sa carrière a été jalonnée de nombreuses frasques et il traîne une réputation de joueur difficilement gérable. Son niveau actuel pose également question : sa dernière saison pleine remonte 2016/2017 sous les couleurs du FC Séville en Espagne.

Dans un entretien accordé à L’Equipe le 28 janvier, l’ancien joueur de Manchester City et de Séville assurait qu’il « avait changé ». Paul Le Guen lui tend la main et lui donne l’occasion de le prouver. Va-t-il saisir cette opportunité ?

Nous avons tenté de joindre le club du Havre. Celui-ci n’avait pas souhaité répondre à nos sollicitations avant la mise en ligne de cet article.

 

Frédéric Sanchez quitte la présidence de la Métropole de Rouen pour devenir consul général à Québec

Frédéric Sanchez, président de la Métropole Rouen Normandie, dans son bureau du 108, mercredi 12 décembre 2018.

Frédéric Sanchez quitte ses fonctions de président de la Métropole Rouen Normandie pour devenir consul général à Québec. (©FM/76actu)

Il avait dit qu’il se prononcerait sur son avenir après l’Armada de Rouen (Seine-Maritime). Quelques jours après avoir laissé son siège de maire de Petit-Quevilly à Charlotte Goujon, Frédéric Sanchez va laisser celui de président de la Métropole Rouen Normandie pour devenir consul général à Québec. Son décret de nomination est paru le 4 juillet 2019 au Journal officiel.

Lire aussi : Frédéric Sanchez sur le départ ? À Rouen, sa succession déjà dans toutes les têtes

Légalement, c’est le maire de Rouen Yvon Robert qui doit dorénavant organiser dans un délai court des élections, pour décider qui succèdera à Frédéric Sanchez à la tête de la Métropole Rouen Normandie. En coulisses déjà, plusieurs noms circulent : ceux par exemple de Laurent Bonnaterre, de David Lamiray ou encore d’Yvon Robert lui-même.

« Je voulais solennellement évoquer le chemin parcouru »

Lors du dernier conseil de la Métropole, jeudi 27 juin 2019, devant les maires et les élus, s’il n’avait pas évoqué son avenir personnel, Frédéric Sanchez avait toutefois donné un petit discours en forme de bilan : « La période électorale approche, et j’espère qu’elle se déroulera sur le fond. Avant cela je voulais solennellement évoquer le chemin parcouru. Ce que nous avons fait ces dernières années, c’est juste exceptionnel. Nous avons réglé le problème de dispersion de l’agglo et celui de la taille de Rouen, qui auparavant assuraient des tâches pour l’ensemble du territoire. »

Une prise de parole, via une rencontre avec la presse, est prévue vendredi 5 juillet 2019 dans l’après-midi.  

Première édition du Salon du livre d’artiste dans les cabanes de plage au Havre

Le premier salon

Le premier Salon  du livre d’artiste et de l’image imprimée aura lieu dans 12 cabanes de la plage du Havre, les 6 et 7 juillet 2019. (©76actu.)

Le studio Courte échelle a été créé en 2017 au Havre (Seine-Maritime) par Alexandra Lafitte Cavalle et François Belsœur. Il s’intéresse aux champs de l’édition et du graphisme. Samedi 6 et dimanche 7 juillet 2019, aura lieu le premier Salon du livre d’artiste et de l’image imprimée dans les cabanes de plage.

Lire aussi : Un été au Havre. « Exhibit », une exposition dédiée aux arts numériques à découvrir au Tetris

Un autre regard sur l’édition

Au fil des salons, Alexandra et François ont pu rencontrer d’autres acteurs de ce milieu et ont décidé, cette année, d’inviter neuf artistes-éditeurs à investir des cabanes de plage pour présenter leur travail :

Au total, nous investirons 12 cabanes de plage, depuis la première ligne jusqu’à la frontière avec Sainte-Adresse, explique Alexandra Lafitte Cavalle. Les propriétaires ont accepté de nous laisser leurs clefs, le temps de l’événement. L’idée est d’investir ces lieux, tels qu’ils sont, et d’y présenter différents travaux.

Lire aussi : VIDÉO. À peine construit, le phare éphémère en carton d’Un été au Havre s’effondre

Courte échelle souhaite ainsi donner une meilleure visibilité à chacun des artistes-éditeurs présents :

Les cabanes sont emblématiques de la ville et présentent un attrait touristique. Potentiellement, cela permet de mêler les publics et de créer une rencontre entre les gens, poursuit Alexandra.

Baptisé Grave, ce premier salon se veut « une découverte festive et conviviale ».

Coups de cœur

Courte échelle a choisi d’inviter des artistes « coups de cœur  ». « Ce sont des personnes dont le travail nous intéresse et que nous souhaitions valoriser. » Sur les 12 cabanes, l’une sera dédiée à l’accueil du public (il sera possible d’y retirer un dépliant pour localiser les cabanes), une seconde hébergera des ateliers. Chaque jour, deux interventions seront proposées autour de l’édition, du collage et des arts graphiques  : 

Atelier d’écriture ludique, cerfs-volants graphiques ou intervention autour des estampes… Les propositions sont multiples. Si elles peuvent concerner le jeune public, elles peuvent aussi attirer les plus grands qui accompagnent. 

Samedi 6 juillet, une soirée musicale aura lieu au Mc Daid’s, « pour prolonger les rencontres et échanger autour du salon. Cette soirée conviviale rassemblera les artistes et collectifs, mais aussi le public désireux de poursuivre les réflexions initiées sur la plage  », précise Alexandra.

Lire aussi : L’artiste Belugou revisite les mythes de Danaé et Persée à la Maison de l’armateur, au Havre

Infos pratiques :
Samedi 6 juillet, de midi à 19 heures, et dimanche 7 juillet 2019, de 11 heures à 18 heures, sur la plage, au Havre. Soirée au Mc Daid’s, 97, rue Paul-Doumer, au Havre, le samedi 6 juillet, à partir de 19h30.
Entrée libre.

Transports. Une nouvelle ligne de tram au Havre : découvrez l’option qui se dessine pour 2025

D'ici 2025, une troisième ligne de tram pourrait voir le jour au Havre (Seine-Maritime).

D’ici 2025, une troisième ligne de tram pourrait voir le jour au Havre (Seine-Maritime). (©VG/Archives)

Elle pourrait permettre de desservir 55 000 habitants supplémentaires au Havre (Seine-Maritime) mais aussi à Harfleur et Montivillers. Le projet de construction d’une troisième ligne de tram est sur la table. Une première étude de faisabilité a été présentée jeudi 4 juillet 2019 aux élus de la communauté urbaine Le Havre Seine Métropole.

Lire aussi : Transports. Du wifi gratuit sera bientôt disponible à bord du tram au Havre

Le stade et l’hôpital desservis

Elle pourrait voir le jour à l’horizon 2024-2025. Jeudi 4 juillet 2019, Jean-Baptiste Gastinne, maire du Havre et président de la communauté urbaine, a présenté aux élus le contour de ce que pourrait être la troisième ligne de tram. L’objectif affiché ? « Desservir le stade et sortir du territoire de la seule ville du Havre », expose-t-il.

S’éloignant des lignes actuelles à partir de la gare, ce nouveau tracé desservirait le bassin Vauban et les Docks, le campus, les quartiers Sud, le stade Océane « avec une possibilité d’y stationner des rames les soirs de match » , précise le maire et les quartiers de Graville et Soquence.

Au delà des frontières du Havre, le tracé se poursuivra vers Harfleur et Montivilliers, desservant ainsi l’hôpital Jacques Monod. La nouvelle ligne se fondra dans l’actuelle LER (La Lézarde Express Régionale), un parcours sur lequel un service tous les huit à 12 minutes sera ainsi assuré.

Encore un long chemin à parcourir

Le premier pas est franchi, reste encore un long chemin qui débutera par le lancement d’études de faisabilité technique et financière. L’occasion de préciser encore certains points, comme notamment le passage de la Brèque. Plusieurs hypothèses sont sur la table pour desservir ce nœud où 70 000 véhicules passent chaque jour. Une fréquentation qui offre d’ailleurs un fort potentiel de relais, et pose la question de l’aménagement de parking dédiés, parkings qui pourraient également voir le jour du côté du stade Deschaseaux.

Jeudi 4 juillet 2019, le maire du Havre a présenté le projet de troisième ligne du tram.

Jeudi 4 juillet 2019, le maire du Havre a présenté le projet de troisième ligne du tram. (©MC Nouvellon)

Si la communauté urbaine lance aujourd’hui un tel chantier, c’est que « le tram est considéré comme un véritable succès, souligne Jean-Baptiste Gastinne. Depuis sa mise en service en 2012, on constate une augmentation de 30 % de la fréquentation du réseau. » Il représente en effet près de la moitié des 100 000 voyages qui y sont effectués chaque jour.

Avec cette nouvelle ligne, la communauté urbaine estime desservir 55 000 habitants supplémentaires. Et pour cela, elle est prête à mettre les moyens puisque l’investissement estimé pour le moment se situe « entre 250 et 310 millions d’euros ».

Lire aussi : Au Havre, LiA décroche le Ballon d’or des transports publics pour son service 24h/24

Une complémentarité avec le bus

Parmi les points qui restent encore à trancher, on compte notamment la desserte de Sainte-Adresse depuis la plage. « Cela pourrait être un tram ou une autre forme, comme des navettes autonomes comme cela semble avoir la préférence du maire de la commune ». Au delà de Montivilliers, une interrogation demeure également sur comment poursuivre le service jusqu’à Épouville et Rolleville, une portion « probablement peu adaptée au tram » et où des bus pourraient être redéployés.

Derrière la nouvelle ligne de tram, c’est toute une partie du réseau de transport qui sera repensé. Après l’élargissement du service MobiFil à la nouvelle communauté urbaine, ce sont FilBus puis FlexiLia qui bénéficieront dès cet hiver à l’ensemble des 54 communes. 

Des bus supplémentaires seront également ajoutés aux lignes desservant Saint-Romain (ligne 20), Étretat (ligne 24) et Montivilliers (ligne 23) .

Lire aussi : VIDÉO. les chauffeurs de bus du Havre se mettent dans la peau de personnes handicapées

L’État prêt à imposer une aire de grand passage pour gens du voyage à l’agglo de Rouen

Dans l'agglo de Rouen, la plus grande aire d'accueil des gens du voyage, celle de Repainville, est d'une surface de 2,5 hectares. La Métropole Rouen Normandie a l'obligation légale d'en aménager une de plus de 4 hectares.

Dans l’agglo de Rouen, la plus grande aire d’accueil des gens du voyage, celle de Repainville, est d’une surface de 2,5 hectares. La Métropole Rouen Normandie a l’obligation légale d’en aménager une de plus de quatre hectares. (©Archives/76actu)

C’est un dossier qui n’a pas trouvé de solution, ces dernières années, et qui devrait connaître un coup d’accélérateur dans les prochains mois : la constitution d’une aire de grand passage, pour les gens du voyage, sur le territoire de la Métropole Rouen Normandie.

Lire aussi : Accueil des gens du voyage, près de Rouen. 20 emplacements pour près de 2 millions d’euros

« Ce n’est pas un problème de foncier »

Pour la collectivité, la constitution d’une aire de plus quatre hectares est une obligation légale, mais elle n’a pas réussi ces dernières années à enclencher le processus, faute de consensus pour trouver le lieu adéquat. En l’absence de projet métropolitain, l’État a décidé de mettre la collectivité devant ses responsabilités : le préfet de Seine-Maritime a envoyé une lettre de mise en demeure à la Métropole, en juin 2019.

« Cette obligation légale n’est pas nouvelle, elle date de 2003, indique Houda Vernhet, secrétaire générale adjointe de la préfecture. Face au besoin réaffirmé chaque année d’une telle aire de passage, et en l’absence de propositions de la Métropole, compétente en la matière, l’État lui donne un délai : si aucune proposition n’est faite d’ici le 1er octobre, une procédure de substitution sera lancée. »

C’est-à-dire que l’État reprendrait alors la main sur le dossier, en désignant lui-même un terrain. À la charge ensuite de la Métropole de créer une aire de grand passage pour l’été 2020. Dix lieux potentiels ont été identifiés. « Ce n’est pas un problème de foncier, il y en a », souligne la secrétaire générale adjointe. 

Lire aussi : Plus de 250 caravanes de gens du voyage installées à l’aéroport de Rouen

« Nous vérifierons la légalité de la procédure »

En conseil de la Métropole, jeudi 27 juin, Frédéric Sanchez, président, a informé ses pairs de la démarche préfectorale. « Depuis 15 ans, nous ne sommes pas parvenus à créer cette aire de grand passage, reconnait l’élu, donné sur le départ cet été.  Constatant cette difficulté, l’État veut reprendre la main en faisant un choix, à notre place, et aux frais de la Métropole. Je ne dis pas que nous allons nous engager un contentieux, mais nous allons vérifier la légalité de cette démarche. À moins que quelqu’un ne se porte volontaire [s’adressant aux élus présents, ndlr] ce soir pour accueillir cette aire… »

Une proposition en forme de clin d’œil, qui n’a pas (encore) trouvé preneur. 

Au Havre, le jour des obsèques, les fossoyeurs creusent la tombe au mauvais endroit

Couac au Havre lors d'un enterrement, lundi 1er juillet 2019 : les fossoyeurs ont creusé le trou au mauvais endroit.

Couac au Havre (Seine-Maritime) lors d’un enterrement, lundi 1er juillet 2019 : les fossoyeurs ont creusé le trou au mauvais endroit. (©Adobe Stock/Illustration)

Mauvaise surprise pour la famille. Lundi 1er juillet 2019, l’enterrement d’une Havraise, âgé de 84 ans, ne s’est pas passé comme prévu. Au cimetière de la rue Maryse-Bastié, au Havre (Seine-Maritime), des fossoyeurs ont creusé un trou… au mauvais endroit ! Dans le bon rang mais trois concessions trop loin, soit une autre tombe que celle prévue au préalable avec la défunte, précisent nos confrères de Paris-Normandie.

Que s’est-il passé ? La Ville du Havre ne saurait pas l’expliquer. « Ce sont des choses qui pouvaient arriver avant mais aujourd’hui, tout est informatisé. On peut savoir à n’importe quel moment à qui appartient telle tombe dans tel cimetière de manière très précise, souligne le service communication de la Ville du Havre. C’est un couac assez incroyable… »

Lire aussi : Près de Neufchâtel-en-Bray, des actes de vandalisme ont été commis dans un cimetière

L’inhumation a pris du retard

La Ville ne sait pas pourquoi « l’opérateur funéraire n’a pas creusé au bon endroit » et assure que « tous les papiers étaient en règles ». Le service communication tient cependant à souligner la bonne réactivité des agents de la mairie du cimetière :

Nos agents d’accueil ont proposé trois scénarios à la famille. Deux pour reporter l’inhumation au lendemain. Une troisième proposition permettant de faire l’enterrement le soir même, après validation de sa hiérarchie, car le cimetière ferme à 17h30. 

C’est ce qui a été choisi. L’inhumation a eu lieu dans la bonne sépulture, avec un peu de retard, le temps de creuser un nouveau trou. « Un couac regrettable », souligne la Ville du Havre.

Lire aussi : Directives anticipées : pour son enterrement, Emmanuelle a tout prévu dès l’âge de 21 ans

« Il ne faut surtout pas que cela se reproduise »

De son côté, Olivier Bozier, le directeur du secteur opérationnel du réseau Dignité funéraire en baie de Seine, dont font partie les Pompes funèbres Houssaye du Havre, en charge de cet enterrement, ne sait pas non plus ce qu’il s’est passé.

Nous travaillons toujours en très bonne coopération avec les équipes de la Ville, je ne comprends pas pourquoi ce n’est pas la bonne fosse qui a été creusée ! C’est la première fois que j’entends parler d’un truc comme ça.

Olivier Bozier ne veut cependant pas minimiser l’impact pour la famille. « Je ne sais pas ce qu’il s’est passé entre nos deux équipes mais il ne faut surtout pas que cela se reproduise. » Pour cela, le directeur du réseau Dignité funéraire veut essayer de comprendre cet incident afin de ne plus jamais « faire vivre ça à une famille ».

Lire aussi : PORTRAIT. À Caen, elle travaille avec la mort au quotidien : « Un métier difficile mais enrichissant »

Grève du Bac : 2 500 copies retenues dans l’académie de Rouen, des enseignants manifestent

Les professeurs manifestent devant le rectorat de Rouen.

Jeudi 4 juillet 2019, les professeurs manifestent devant le rectorat de Rouen (Seine-Maritime). (©76actu/Astrid Verdun)

À la veille des résultats du baccalauréat, jeudi 4 juillet 2019, à 10 heures, des professeurs se sont réunis devant le rectorat de Rouen (Seine-Maritime) pour contester la réforme du lycée voulue par le ministre Jean-Michel Blanquer. « J’ai encore 58 copies corrigées à la maison dont je n’ai pas entré les notes dans le logiciel de l’Éducation nationale », raconte Christelle Haudebourg du Snes-FSU. Elle est professeure de mathématiques au lycée Marc-Bloch, à Val-de-Reuil (Eure) et fait partie des 28 correcteurs grévistes de l’académie de Rouen.

Lire aussi : Rétention des notes du baccalauréat 2019 : 27 jurys de l’académie de Rouen impactés

Rétention des notes du baccalauréat

Afin de faire entendre leurs revendications, les professeurs grévistes disent avoir retenu 2 500 copies corrigées dans l’académie de Rouen, ce qui empêcherait à ces élèves d’avoir leurs résultats définitifs vendredi. Les matières les plus concernées sont les mathématiques et la philosophie.

Selon Christelle Haudebourg, cela ne pénalise pas les élèves d’avoir ces résultats quelques jours plus tard : « Le plus important, c’est qu’ils aient passé le baccalauréat et que les futurs élèves ne pâtissent pas d’une réforme inadéquate. Le ministre a prouvé qu’il nous méprisait, il refuse depuis des mois la discussion alors il fallait taper fort ».

Jean-Michel Blanquer a indiqué mercredi, que tous les élèves auront leurs résultats vendredi 5 juillet, comme prévu, quitte à s’appuyer sur la note du contrôle continu si les notes des épreuves sont toujours retenues par les professeurs.

Yves Dosdat, secrétaire départemental des syndicats FO lycées et collèges, revient sur ces propos : « Il est aux pieds du mur et il est obligé de bricoler une solution. C’est bancal, mais cohérent car cela préfigure la reforme qu’il veut mettre en place, c’est-à-dire l’introduction massive du contrôle continu dans le bac et donc la remise en cause du caractère égalitaire et républicain de ce diplôme. »

Retenue sur salaire et dépôt de plainte

Une délégation de six enseignants a rencontré la rectrice de Normandie, Christine Gavini-Chevet, en fin de matinée. Florent Bussy, professeur de philosophie à Dieppe était présent à cette réunion :

En plus d’une menace de 15 jours de retrait de salaire correspondant au temps de correction des copies, on nous indique que notre action pouvait donner lieu à une sanction pénale pour recel ! Cela ressemble à de l’intimidation et, en attendant, nous n’avons toujours aucune réponse sur cette réforme.

Contactée, la rectrice n’a pas souhaité s’exprimer sur le détail de cette entrevue.

Convocation des jurys

Parmi tous les professeurs présents à la manifestation, 37 jurés correcteurs étaient convoqués jeudi après-midi, mais 27 d’entre eux ont indiqué vouloir boycotter cet appel. Ils refusent de délibérer sur des notes du contrôle continu, selon eux, injustes pour rendre un avis favorable ou non aux élèves concernés. À 17 heures, jeudi, selon le rectorat, il restait « une minorité » de notes à inscrire.

Près de Rouen, un homme condamné pour avoir renversé volontairement le vigile d’une discothèque

Mardi 3 juillet 2019 au tribunal correctionnel de Rouen, un homme comparaissait pour avoir volontairement renversé le vigile d'une boite de nuit.

Mardi 3 juillet 2019 au tribunal correctionnel de Rouen, un homme comparaissait pour avoir volontairement renversé le vigile d’une boite de nuit. (©Illustration / Adobe Stock)

Le 30 décembre 2018 vers 5h40 du matin à Roumare, près de Rouen (Seine-Maritime), les gendarmes sont requis pour se rendre à la discothèque la Brocherie, où deux personnes ont été blessées à la suite d’une rixe. À leur arrivée, les témoins leur expliquent que la rixe a commencé entre deux bandes d’individus, à l’intérieur de l’établissement. Les jeunes sont expulsés par les agents de sécurités, et sur le parking, les tensions semblent s’apaiser jusqu’à ce qu’un individu circulant dans une Twingo « rose ou rouge » vienne renverser un agent de sécurité, qui sous la violence du choc « passe par-dessus le véhicule et retombe sur son épaule ». Le conducteur a ensuite pris la fuite.

Lire aussi : Un homme jugé à Rouen pour avoir poursuivi et percuté la voiture de sa femme

La victime, un agent de sécurité mesurant près de deux mètres pour 140 kilos, indique aux gendarmes connaître l’auteur des faits : « c’est un habitué ». Puis, quelques jours plus tard, après avoir fait sa « petite enquête », celui-ci revient voir les forces de l’ordre et communique cette fois l’identité du client, l’identifiant formellement sur une planche photographique.

Les gendarmes enquêtent sur ce jeune homme, et constatent qu’il détient une Twingo correspondant au signalement des témoins. Sur le véhicule, ils remarquent une trace de choc « pouvant correspondre à l’impact du corps de la victime », indique le tribunal. Les gendarmes recherchent l’individu, et celui-ci se présente finalement de lui-même à la gendarmerie, quelques mois plus tard.

« Il viole à deux reprises son contrôle judiciaire »

Interrogé sur les faits devant le tribunal mardi 2 juillet 2019, Julien*, 23 ans, bientôt père de famille, nie catégoriquement : « je n’ai rien fait, ce n’est pas mon véhicule qui était là-bas ce soir là, je ne comprends pas ce que je fais ici, je n’ai rien à voir avec toute cette histoire ».

« Pourtant, deux témoins et la victime vous ont formellement reconnu : comment expliquez vous cela ? », s’interroge le tribunal. « Ma voiture n’est pas rose ! En effet, il m’arrive d’aller à la Brocherie, mais je n’y étais pas ce soir-là, je prête souvent mon véhicule à des amis, mais je ne sais plus qui l’a utilisé ce soir-là » se défend le prévenu.

Lire aussi : Un homme jugé à Rouen pour avoir poignardé un ami qui voulait l’empêcher de conduire ivre

Bien que son casier judiciaire ne porte trace d’aucune condamnation, Julien est en détention provisoire, et pour cause : suite à cette affaire, il a été placé sous contrôle judiciaire avec interdiction de conduire tout véhicule à moteur, mais lors d’un contrôle routier un peu plus d’un mois plus tard, il a été pris en flagrant délit de conduite. Il a donc été placé en détention provisoire. Le 24 mai 2019, le tribunal a décidé de le remettre en liberté, à nouveau sous contrôle judiciaire, avec toujours cette même interdiction… et là encore, 10 jours plus tard, il a été contrôlé sur un scooter. 

« Ça démontre votre incapacité à respecter les décisions de justice » souligne la présidente. « Je regrette, la première fois c’était pour du travail, la seconde pour aller pointer au commissariat », explique-t-il.

«Blessures graves, état psychologique dramatique»

Pour la victime, la guérison est difficile, l’homme souffre encore de douleurs, et n’a pu reprendre son travail depuis les faits. Son conseil indique pour sa part que le prévenu est délibérément venu percuter son client en faisant une embardée à droite, et ajoute que son client est dans un état psychologique dramatique, actuellement suivi par un psychiatre et un psychologue. En raison de la gravité des blessures, il demande au tribunal de renvoyer l’examen des dommages et intérêt à une autre date, « le temps pour moi de mettre en cause l’assurance du prévenu ».

Pour le ministère public, la culpabilité de Julien ne fait aucun doute. Une peine de 10 mois d’emprisonnement ferme et un maintien en détention sont requis.

De preuves insuffisantes, pour l’avocate de l’accusé

Pour l’avocate de Julien, plusieurs éléments prouvent son innocence : le véhicule n’est pas rose mais rouge, aucune plaque d’immatriculation n’a pu être relevée, et le petit impact sur le véhicule ne peut pas correspondre à un choc violent d’un personne pesant près de 140 kilos. Elle ajoute : « la seule chose qui implique mon client, c’est la victime, et cela ne peut pas suffire », ajoutant que la géolocalisation permet ce soir-là de le situer à son domicile. Elle demande la relaxe.

Le Tribunal n’entendra pas les arguments de la défense, et sera plus sévère avec Julien, en le condamnant à la peine d’un an d’emprisonnement ferme, ordonnant également son maintien en détention.**

*Les prénoms ont été modifiés.
** Cette peine est susceptible d’appel. Toute personne est présumée innocente tant que toutes les voies de recours n’ont pas été épuisées.

De notre correspondant Frédéric Bernard

Collision entre une moto et une voiture : le pilote blessé héliporté au Havre

Un motard a été blessé à la jambe dans un accident de la circulation à Criquetot-l'Esneval (Seine-Maritime).

Un motard a été blessé à la jambe dans un accident de la circulation à Criquetot-l’Esneval (Seine-Maritime). (©Capture d’écran Google street view)

Un motard âgé de 44 ans a été grièvement blessé dans une collision avec une automobiliste, à Criquetot-L’Esneval (Seine-Maritime), mercredi 3 juillet 2019.

Lire aussi : Accident entre une moto et une voiture à Rouen : un homme grièvement blessé

Un refus de priorité

L’accident à eu lieu en face de la brigade de gendarmerie, route de Vergetot. Le pilote, souffrant d’une fracture ouverte de la jambe, a été héliporté vers le centre hospitalier Jacques-Monod du Havre. L’automobiliste, une femme âgée de 56 ans, choquée, a été prise en charge par son mari.

Selon les premiers éléments de l’enquête, la conductrice aurait refusé la priorité au carrefour.

Comment les jeunes pratiquent et consomment la culture à Rouen

Quelles sont les pratiques culturelles des jeunes Rouennais ? La Métropole Rouen Normandie a voulu en savoir en confiant une enquête à une équipe de chercheurs de l'Université.

Quelles sont les pratiques culturelles des jeunes Rouennais ? La Métropole Rouen Normandie a voulu en savoir plus en confiant une enquête à une équipe de chercheurs de l’Université. (©Archives/Catherine Dente)

Quelles sont les pratiques culturelles des jeunes de l’agglomération de Rouen (Seine-Maritime) ? Afin de s’en faire une idée et d’éclairer ses politiques en la matière, la Métropole Rouen Normandie a sollicité l’Université de Rouen, pour la réalisation d’une enquête auprès d’un panel de jeunes (16-29 ans) du territoire.

Ce travail, qui a duré plus d’un an, a été effectué par une équipe pluridisciplinaire de chercheurs (géographes, sociologues, spécialistes de marketing et de consommation…), avec le concours également d’étudiants. Une présentation a été faite au 106, mardi 25 juin 2019, devant un parterre de jeunes et d’acteurs de la culture de l’agglo.

Lire aussi : Dix œuvres de la Collection Pinault exposées gratuitement au musée des Beaux-arts de Rouen

Une offre culturelle riche

Au cours de cette année d’enquête, près de 1 500 jeunes ont été interrogés via un questionnaire, et 75 autres par le biais d’entretiens (individuels et collectifs). Les chercheurs se sont intéressés aux types de pratiques, à leurs lieux d’exercices, ainsi qu’à leurs évolutions, à mesure que les jeunes avancent en âge et passent de l’adolescence à la vie autonome.

Les enquêteurs se sont également attachés à inscrire ces entretiens dans le territoire rouennais, en élaborant une cartographie qualitative de l’agglo, qui a fait ressortir plusieurs types de zones (communes denses à hauts ou faibles revenus, périphéries aux populations plus ou moins âgées, villes ouvrières, zones intermédiaires entre le rural et l’urbain etc) et une caractéristique géographique globale marquante : la présence d’une vaste superficie forestière dans l’ensemble du territoire. En parallèle, ils ont réalisé une photographie du paysage culturel de l’agglo, recensant 800 lieux divers (salles de spectacles, MJC, lieux de patrimoine etc). 

L’offre culturelle est qualifiée de « diverse » et « accessible » par l’équipe enquêtrice, les jeunes « n’hésitant pas à se saisir des offres disponibles dans leur environnement proche ». Diverse, l’offre culturelle est néanmoins marquée par une forte concentration de monuments et autres lieux de patrimoine – 48 % des lieux, et c’est évidemment flagrant à Rouen même -, un spectacle vivant bien représenté et de nombreux lieux de proximité.

Lire aussi : Art contemporain : le Frac de Rouen présente ses acquisitions dans un inventaire gratuit

Numérique, valorisation de l’individu…

Des entretiens et des questionnaires, il ressort sans grande surprise que les jeunes Rouennais lisent très peu, et qu’ils n’ont aucune pudeur à le reconnaître. Sans surprise également, les usages du numériques sont omniprésents – YouTube constituant en soi un thème récurrent qui émane de l’étude -, et conduisent à une « redéfinition des pratiques culturelles », qui « valorisent l’individu ».

L’explosion de l’univers du tatouage – à qui du sens et des significations sont donnés – est un exemple éloquent pour illustrer cette valorisation de l’individu, tout comme la généralisation du jeu vidéo, en privé ou en ligne. À cet égard, on assiste bien à une « reconfiguration des pratiques par rapport à celles de leurs parents », sans toutefois constituer une « rupture » ou un « conflit générationnel ».

Les pratiques évoluent, voilà tout, pourrait-on résumer. Sur l’usage du numérique, la prédominance actuelle des Gafa (Google, Apple, Facebook et Amazon) doit conduire à une « réflexion sur leur rôle dans la définition de la culture », estiment les chercheurs.

Lire aussi : Insolite. Des meubles de salon en forme de consoles de jeux… et qui fonctionnent

… et goût prononcé pour les sorties

Le numérique et la valorisation de l’individu ne sont cependant pas antinomiques avec une « appétence pour les sorties ». Au contraire, « elles ne se démentent pas », constate l’équipe de chercheurs, et elles prennent des visages très divers : participation à des grands événements (festivals de musique, Cathédrale de lumière, Foire Saint-Romain etc), sorties ciné ou promenades en forêt, les enquêteurs soulignant à nouveau cet attrait naturel rouennais.

Côté équipement, les lieux les plus fréquentés sont le 106 (36 % des sorties dans ce type de lieux), devant le Zénith (33 %), l’Opéra (26 %), le Centre dramatique national (13 %), le Kindarena (12 %) et les cinémas (11 %). Au passage, à noter que la pratique sportive est d’une manière générale « importante » et que les grands événements sportifs constituent un pan majeur des sorties.

Au final, les chercheurs esquissent une conclusion de leur enquête en quatre point saillants : « Omniprésence du numérique » ; « appétence pour les sorties » ; « valorisation du sujet créateur : être singulier ensemble » ; « pratiques culturelle qui font territoire(s) ».

Lire aussi : Selon une enquête de l’Ifop, l’image de l’agglo de Rouen est « floue » et « reste à construire »

Santé : en Normandie, la Fédération hospitalière s’alarme de la situation des Urgences

Dans les hôpitaux, les services d'urgence sont en tension : en Normandie, la Fédération hospitalière de France tire la sonnette d'alarme.

Dans les hôpitaux, les services d’urgence sont en tension : en Normandie, la Fédération hospitalière de France tire la sonnette d’alarme. (©Adobe Stock/illustration)

Le mouvement de grève des services d’Urgence dans les hôpitaux a démarré à Paris, mais a rapidement trouvé un écho dans d’autres régions françaises. C’est le cas en Normandie, où des mouvements ont éclos à RouenDieppe (Seine-Maritime), Caen (Calvados) ou encore Cherbourg (Manche). La situation était au cœur des préoccupations de la convention régionale de la Fédération hospitalière de France (FHF), vendredi 28 juin 2019, à Rouen.

Lire aussi : Mal-être aux Urgences : un préavis de grève déposé au CHU de Rouen

La santé facteur d’égalité des chances

La Fédération hospitalière de France est une association qui regroupe différentes structures hospitalières (CHU, CH de proximité, Ephad, etc). La Normandie en compte 119. Espace de réflexion, la FHF a pour rôle d’être une interface entre le monde hospitalier et les pouvoirs publics, à commencer par les élus, les maires siégeant d’ailleurs dans les conseils de surveillance des hôpitaux. Force de proposition, sa mission est également de tirer la sonnette d’alarme, au besoin. 

« La santé n’était pas inscrite au débat national, nous avons donc alerté les autorités, rapporte ainsi Zaynab Riet, déléguée générale de la FHF. Nous avons réalisé un sondage auprès de 6 000 Français, montrant que 84 % d’entre eux considéraient pourtant la santé comme un facteur d’égalité des chances, et comme un enjeu de société, ciment de la démocratie. »

Et parmi les dossiers brûlants touchant à la santé, il y a donc celle des services d’urgence. « Dans les territoires, la baisse du nombre de médecins généralistes entraîne automatiquement une hausse de la fréquentation des urgences, note Zaynab Riet. Or ces services sont en tension – comme d’ailleurs plus généralement le milieu hospitalier – et prennent de plein fouet les maux de la société, à commencer par la violence. À cet égard, nous appelons chacun au civisme. » La situation dans les Établissement d’hébergement pour les personnes âgées dépendantes (Ehpad) est également inquiétante, selon la professionnelle de santé : « Il y a une forme d’épuisement moral et physique des agents, ainsi qu’une exaspération croissante des familles des résidents. »

Lire aussi : Santé. Face à un nouveau projet de loi, les hôpitaux de Normandie tirent la sonnette d’alarme

Des attentes fortes et des propositions

Dans ce contexte, la Fédération hospitalière de France, par la voix de sa déléguée générale, formule plusieurs attentes : augmentation du nombre de médecins généralistes, permanence des soins obligatoire en ambulatoire, efforts pour renforcer les structures médico-sociales, moratoire sur la fermeture de lits en milieu hospitalier.

Lors de sa convention régionale, la FHF Normandie était appelée à renouveler ses instances : elle a élu président – pour un mandat de trois ans – le député de Seine-Maritime Christophe Bouillon (PS), déjà membre de l’association. Il succède à Philippe Duron (ancien maire de Caen et ancien député du Calvados) et Emmanuelle Jeandet-Mengual (inspectrice générale des affaires sociales honoraire, élue au conseil municipal à Rouen), qui présidaient les anciennes antennes de Basse et Haute-Normandie, désormais réunies.

Le candidat déclaré aux municipales à Barentin explique : « Cette mission m’intéresse, car la santé est intimement liée aux questions d’aménagement du territoire. Et comme élu d’un territoire périurbain, j’entends les inquiétudes fortes de la population en la matière. »

Le député Christophe Bouillon (au centre) succède à Emmanuelle Jeandet-Mengual et Philippe Duron à la tête de la FHF Normandie

Le député Christophe Bouillon (au centre) succède à Emmanuelle Jeandet-Mengual et Philippe Duron à la tête de la FHF Normandie. (©FM/76actu)

Lire aussi : « Crise sanitaire en Normandie » ? Élus et soignants portent la charge contre l’ARS

Qu’est-ce que la Fédération hospitalière de France ? « La FHF Normandie contribue et participe au niveau régional à la mise en place d’une politique de santé et d’une stratégie de groupe conforme aux intérêts du service public hospitalier et à la prise en charge sociale et médico-sociale, explique la fédération. La FHF réunit en son sein des hôpitaux de tailles différentes – centres hospitaliers de proximité, centres hospitaliers généraux, centres hospitaliers universitaires, établissements spécialisés en santé mentale – ainsi que des Ehpad et des établissements assurant la prise en charge du handicap. La fédération est l’interlocuteur privilégié de l’ensemble des acteurs régionaux afin de représenter collectivement les adhérents aux niveaux régional et départemental tant auprès des pouvoirs publics, des administrations, des collectivités, de la justice que de tout organisme/institution, public ou privé. »

Fripe, vinyle et concerts à Rouen : un marché vintage et le M festival à la friche Lucien

Un marché vintage accès essentiellement sur la fripe se tient à la friche Lucien de mercredi 3 à dimanche 7 juillet 2019.

Un marché vintage se tient à la friche Lucien de Rouen (Seine-Maritime) de mercredi 3 à dimanche 7 juillet 2019. (©MN/76actu)

La Friche Lucien, lieu alternatif installé depuis avril place Carnot sur un site de la SNCF à Rouen (Seine-Maritime), propose un marché vintage jusqu’à dimanche 7 juillet 2019. Axé essentiellement sur la fripe, il est aussi l’occasion de chiner des vinyles. Il sera accompagné jeudi et vendredi de la première édition du M festival avec des concerts gratuits au programme.

Lire aussi : Événement. Un festival pour l’ouverture de la friche Lucien, espace culturel alternatif à Rouen

« Venir chiner sa petite pièce pour l’été »

Le marché est organisé par un invité de la galerie Outsider, installée dans la zone des créateurs de la friche, Diego Olivier. Rouennais et dans la fripe depuis ses 18 ans, il a créé sa propre entreprise de friperie itinérante, Fripe fighter, après six ans de métier. « Je ne fais que de la fripe française, que je vais chiner dans des petites usines du coin, détaille-t-il. Je me balade aussi dans toute la France et en Belgique, beaucoup. »

Sur le site, ses portants accueillent tout type de vêtements des années 1970, sauf des chaussures. Ils seront réapprovisionnés avec des pièces différentes tout au long de ces quelques jours. « Le but de cet événement éphémère et de venir chiner sa petite pièce ou son look pour l’été. » À côté, il a invité Greg de Select records à exposer ses disques. Habitué de la friche où il se rend souvent, ce dernier a tenu à proposer des vinyles à petit prix :

Le but n’est pas de se faire de l’argent. Plutôt de participer au projet de la friche d’une manière qui correspond bien à l’esprit du lieu.

Select records propose aussi des vinyle durant jusqu'à dimanche 7 juillet à la friche.

Select records propose aussi des vinyles jusqu’à dimanche 7 juillet à la friche. (©MN/76actu)

La première édition du M festival, jeudi et vendredi

Jeudi et vendredi, la friche accueillera également la première édition du M festival, dédié à la musique pop, rock, folk et soul, mais aussi au cinéma. Jeudi, des groupes rouennais se partageront l’affiche avec des concerts gratuits :

  • Breaky Boxes à 18 heures ;
  • Joad à 19h20 ; 
  • Swan à 20h40 ;
  • Unppluged à 22 heures.

Vendredi, des talents locaux feront découvrir et redécouvrir au public de belles scènes du cinéma par la danse, le chant et le spectacle. La soirée se terminera sur un DJ set de Viktor à 22h30.

Lire aussi : Le groupe de Rouen Joad fête ses dix ans de scène au théâtre Charles-Dullin

La semaine s’achèvera avec une Parenthèse (entrée 0-2€). Samedi, Blanche et le collectif Rayon rouge s’empareront de la scène pour faire danser le public. Dimanche, changement d’ambiance pour un spectacle d’hypnose avec Sébastien Clée.

Pour toute information complémentaire, consulter le site de la Friche Lucien.

Mondial 2019. 122 000 spectateurs pour le football féminin au Havre : « un très beau succès »

Affichant complet plusieurs soirs, notamment lors de la rencontre France-Brésil, le stade Océan a connu une belle affluence pendant la Coupe du monde.

Affichant complet plusieurs soirs, notamment lors de la rencontre France-Brésil, le stade Océane a connu une belle affluence pendant la Coupe du monde. (©MC Nouvellon)

122 000 spectateurs sur l’ensemble des sept matchs : pas de doute, la Coupe du monde féminine de football a offert au stade Océane, au Havre (Seine-Maritime), une affluence record. Premier bilan d’un mois de juin sportif et festif dans la cité océane.

Lire aussi : Coupe du monde féminine : la France s’impose dans la douleur face au Brésil et file en quarts de finale

« Un pari gagné »

« Nous avions fait un pari en candidatant comme ville d’accueil, et ce pari est gagné », se félicite Jean-Baptiste Gastinne, le maire. Les supporters venus des quatre coins du monde pour assister à la Coupe du monde féminine de football ont quitté la ville il y a une petite semaine, laissant en tête les souvenirs d’un joli succès aux habitants du Havre et à leur premier élu.

On a vu le stade vibrer ! Lors du match France-Brésil, le public a vraiment poussé l’équipe de France dans un match difficile, il a joué son rôle, s’enthousiasme le maire. Il y avait une ambiance formidable au stade, mais aussi dans la ville.

Le temps de la compétition, ce sont ainsi « pas loin de 10 000 supporters américains, environ 3 000 Néerlandais et autant de Suédois » qui ont défilé de les rues, parfois même en parades colorées. « Les délégations chinoises et espagnoles étaient également conséquentes », note Jean-Baptiste Gastinne. Autant de visiteurs qui, il l’espère, « sont repartis avec une très belle image du Havre en tête, et ce grâce à une organisation parfaite de la FIFA mais aussi aux bénévoles, aux agents de la ville mobilisés… »

 

Le Havre des villes hôtes

Avec 122 000 spectateurs sur l’ensemble des sept matchs, soit une moyenne à 17 000 spectateurs par rencontre et un record à presque 24 000 places le soir du 8e de finale des Bleues, le Havre n’a en tout cas rien à envier aux autres villes d’accueil de la compétition.

Nous sommes au 4e rang, une belle performance puisque nous nous classons derrière Paris, Lyon et Nice qui ont de plus grosses jauges et recevaient des matchs plus avancés dans la compétition, souligne le maire.

De quoi booster commerçants, restaurateurs et hôteliers donc. S’il est encore prématuré de livrer un bilan économique détaillé de l’événement, une chose est sûre « les hôtels affichaient complet en juin, et c’est en grande partie grâce à la Coupe du monde ».

Quelle suite à cet élan ?

De quoi aussi faire rêver à une montée en Ligue 1 du HAC pour à nouveau remplir le stade Océane « qui a été conçu pour ça, avec un public proche de la pelouse qui pousse l’équipe », rappelle Jean-Baptiste Gastinne.

Ou pourquoi pas aussi d’accueillir d’autres compétitions internationales. « La jauge ne serait pas suffisante pour des compétions masculines, mais pourquoi pas imaginer recevoir un Euro féminin par exemple? »

Lire aussi : Mondial 2019 : la finale, une grande première pour les Pays-Bas

À Rouen, un homme menacé avec un couteau pour « un différend lié à un jeu vidéo »

Mercredi 3 juillet, un individu avec un couteau a menacé un homme pour une histoire de jeux vidéos.

Mercredi 3 juillet, un individu avec un couteau a menacé un homme pour une histoire de jeux vidéos. (©Illustration / Adobe Stocks)

Il était 23h10 dans la nuit du 3 au 4 juillet 2019 quand un homme se baladant rue Saint-Sever à Rouen (Seine-Maritime) en a vu un autre âgé de 27 ans le croiser, puis venir vers lui et le menacer avec un couteau.

Déjà menacé à plusieurs reprises

Au départ, selon une source policière, il y a « un différend lié à une histoire de jeu vidéo ». La victime, un homme de 24 ans, aurait été menacée « à plusieurs reprises » par cet homme qui, l’ayant aperçu mercredi 3 juillet 2019 dans la rue Saint-Sever, a fait demi-tour pour venir le menacer.

Lire aussi : Incendie dans un immeuble, près de Rouen : deux adolescents confondus par la vidéosurveillance

Âgé de 27 ans, l’agresseur sort son couteau, le déplie, et la victime s’enfuit pour se réfugier dans un commerce de la rue Saint-Sever ouvert à cette heure tardive. La Bac repère l’individu au couteau, qui se rend quant à lui dans un immeuble de la rue du Mail.

Les forces de l’ordre rentrent dans l’immeuble, et y reconnaissent le vélo du mis en cause. Ils se postent devant l’entrée et attendent que celui-ci ressorte, ce qu’il fait à 0h15.

L’homme est alors interpellé par les effectifs de la Bac, et placé en garde à vue.

Lire aussi : Un homme armé d’un revolver menace les habitants d’un village de Seine-Maritime

Imagine Van Gogh, une exposition immersive à découvrir tout l’été au Carré des Docks au Havre

Imagine Van Gogh au Carré des Docks, au Havre, est présenté jusqu'au 1er septembre 2019.

Imagine Van Gogh au Carré des Docks, au Havre, est présenté jusqu’au 1er septembre 2019. (©S.B./Normandie-actu.)

Au Havre (Seine-Maritime), le Carré des Docks présente l’exposition Imagine Van Gogh, une immersion complète dans les toiles de l’artiste. À découvrir jusqu’au 1er septembre 2019.

Lire aussi : Un été au Havre. « Exhibit », une exposition dédiée aux arts numériques à découvrir au Tetris

100 000 visiteurs à la Villette

Le projet Imagine Van Gogh, conçu par Annabelle Mauger et Julien Baron, propose de s’immerger dans l’univers du célèbre peintre, plongeant le visiteur dans une salle obscure où flottent des voiles sur lesquelles les œuvres de l’artiste sont projetées :

Nous avons présenté, en 2017, cette exposition à la Villette, où elle a attiré près de 100 000 visiteurs. Le Carré des Docks est le lieu idéal pour proposer une exposition immersive et nous sommes ravis d’amener Van Gogh au Havre, explique Pascal Bernardin, président d’Encore Productions, qui, après la production de concerts rock, s’est lancé dans la production d’expositions grand public, notamment l’exposition Harry Potter à Madrid et à Milan.

Plus de 200 œuvres projetées

Imagine Van Gogh au Carré des Docks, au Havre, est présenté jusqu'au 1er septembre 2019.

Imagine Van Gogh au Carré des Docks, au Havre, est présenté jusqu’au 1er septembre 2019. (©S.B./Normandie-actu.)

Misant sur l’ « edutainment », une démarche qui consiste à introduire du divertissement dans une activité culturelle, les producteurs de cette exposition immersive, à travers la voix d’Aurélien Binder, directeur général de Fimalac Enterntainment, se félicitent de « reprendre des communautés qui ne vont pas dans les musées pour les amener vers l’art  ».

Destinée au grand public, cette exposition se veut un parcours sensoriel, mêlant images et sons (des tubes du classique empruntés à Erik Satie, Prokofiev) pour partir à la découverte des détails des toiles du célèbre artiste. Une boucle de 30 minutes pour plus de 200 œuvres.

Il faut compter environ 1 heure, voire 1 heure et demi, pour pouvoir s’imprégner complètement de cet univers, souligne Annabelle Mauger, qui, avec ce projet digital, se réjouit de faire rentrer la Provence au Havre. Il faut marcher, déambuler. Cet espace immersif est un espace de liberté.

Lire aussi : Culture. Un été au Havre : coup d’envoi sur le quai de Southampton, samedi

Une boucle de 30 minutes

Imagine Van Gogh au Carré des Docks, au Havre, est présenté jusqu'au 1er septembre 2019.

Imagine Van Gogh au Carré des Docks, au Havre, est présenté jusqu’au 1er septembre 2019. (©S.B./Normandie-actu.)

Le parcours est chronologique : « Nous évoquons trois épisodes de la vie de Van Gogh : Arles, Saint-Rémy-de-Provence et Auvers-sur-Oise. Des années exceptionnelles au cours desquelles il signera des œuvres emblématiques  : Les tournesols, Les iris, La nuit étoilée. » L’occasion également d’évoquer sa période « japoniste ».

Objectif de cette exposition : rentrer dans le détail de l’œuvre. « Nous ne sommes pas dans la découverte muséale, mais dans la contemplation d’une image de l’œuvre de Van Gogh que nous avons orientée », insistent Annabelle Mauger et Julien Baron.

Lire aussi : Culture. Un été au Havre : coup d’envoi sur le quai de Southampton, samedi

Une première pour le Carré des Docks

Véronique Chaveau Lefebvre a pris la direction du Carré des Docks en mars dernier. Présenter une exposition est une première pour le lieu, qui « est positionné sur les affaires. C’est un défi, un vrai challenge d’accueillir une exposition pour l’été dans nos murs. Nous allons ouvrir sur une période, où, d’ordinaire, nous sommes fermés. Nous allons tester le marché. »

L’exposition se déploie sur 1 500 m2. Avant de pénétrer dans la salle, quelques panneaux informatifs permettent de rappeler le parcours de Vincent Van Gogh, sa vie, son œuvre. Puis, le visiteur est invité à se plonger dans les tableaux, à décrypter les détails et, pourquoi pas, à se perdre entre ces grandes voiles suspendues et flottantes.

Pour les amateurs d’art, manquera un élément majeur : le rapport premier au medium, à la matière. Un choix assumé par les organisateurs qui veulent, avant tout, offrir une expérience aux visiteurs. Un scénario établi favorise le dialogue des œuvres entre elles. Sols et murs sont investis pour cette plongée sonore et visuelle. Une invitation à découvrir les œuvres du maître, en vrai…

Lire aussi : Un été au Havre. La « Narrow house » d’Erwin Wurm s’installe avenue Foch

Une immersion sonore et visuelle

Julien Baron est ravi de présenter au Carré des Docks Imagine Van Gogh :

Ce lieu est très beau et il nous a permis de rentrer facilement dans l’univers. Il se prêtait idéalement à la hauteur des voiles qui montent jusqu’à 12,50 mètres. 

40 vidéoprojecteurs et 900m2 de projections au sol, « une première pour l’exposition », servent ce dispositif renforcé par une ambiance sonore. 

Souvent, l’immersion demande un dispositif qui nous coupe du monde car on a recours à des appareils, des casques. Ici, c’est une expérience collective d’immersion que nous proposons. Trop souvent, la réalité augmentée nous coupe de la réalité réelle, souligne Julien Baron.

Après van Gogh… Picasso !

Après Van Gogh, les deux concepteurs vont s’attaquer à un autre monstre de l’art moderne : Picasso. L’exposition sera présentée à la Sucrière, à Lyon. On peut imaginer le concept décliné à l’envie, avec de multiples autres artistes mis à l’honneur. L’histoire de l’art ne manque pas de talents !

Si Imagine Van Gogh se veut accessible à tous les publics, en terme de contenu et de discours, on pourra néanmoins regretter le prix pratiqué. L’entrée, sans réduction, est fixée à 13,50 euros. Il en coûtera 11,50 euros aux étudiants et demandeurs d’emploi. Le juste prix pour un voyage en Provence ?

Infos pratiques :
Jusqu’au 1er septembre, au Carré des Docks, 64 quai de la Réunion, au Havre. Tlj de 10h à 19h. Réservation dans les points de vente habituels.
Tarifs : de 9,50 à 13,50 euros. Tarif famille (2 adultes + 2 enfants) : 39 euros.

Municipales de Rouen : le Modem, Agir, LREM, Jean-Louis Louvel au centre des attentions

Jean-Louis Louvel, président du club de rugby de Rouen, a été choisi par le Modem comme tête de file, le 25 juin 2019.

Jean-Louis Louvel, président du club de rugby de Rouen, a été choisi par le Modem comme tête de file, le 25 juin 2019. (©RT/76actu/archives)

C’est la majorité présidentielle qui est en train de se positionner pour soutenir Jean-Louis Louvel. Le président du club de rugby de Rouen (Seine-Maritime) n’est toujours pas officiellement candidat à la mairie, que déjà le Mouvement Démocrate (Modem) et Agir, famille politique proche d’Édouard Philippe, le soutiennent. Des postures qui plaisent à l’investisseur normand.

Lire aussi : PORTRAIT. Sport, presse, politique… Les ambitions du « roi de la palette » J-L. Louvel à Rouen

Le Modem « soutiendra » Jean-Louis Louvel

Le premier parti à avoir désigné sa tête de file est donc le parti de François Bayrou. Le 25 juin, « le Modem a décidé que si Jean-Louis Louvel partait à la mairie de Rouen, nous le soutiendrions », explique à 76actu Richard Lecœur, responsable départemental du mouvement. « Ça permet au Modem d’exister », ironise Patrick Chabert, conseiller municipal centriste, lui-même candidat au poste de maire.

Mais le Modem n’est pas le seul à faire les yeux doux au chef de multiples entreprises, également propriétaire du journal Paris-Normandie. Agir, formation politique proche du Premier ministre, espère aussi pouvoir se rallier derrière une candidature Louvel. « Je pense que Jean-Louis Louvel peut porter une liste de rassemblement. Je travaille à ça », admet Agnès Firmin-Le Bodo, députée du Havre, référente départementale.

« L’envie qui m’anime est de catalyser au service du territoire »

Depuis le mois de février, le président de Palette gestion services (PGS) sème des cailloux sur le chemin d’une candidature. Il avait déclaré à 76actu son envie de « [s]’engager encore davantage au service des Rouennais ». Aujourd’hui, ces appels du pied « ne peuvent pas [l]’agacer » :

Que se soit au titre du rugby ou de Rouen normandy invest, j’ai toujours agi comme locomotive, pour fédérer. L’envie qui m’anime est de catalyser au service du territoire.

Jean-Louis Louvel assure ne pas avoir demandé le soutien de ces deux formations, « c’est un grand mot », mais  « j’entretiens des contacts ». Concernant le cas d’Agnès Firmin Le Bodo, l’entrepreneur l’affirme sans mal : « J’ai du respect et de l’estime pour elle et en bonus, elle aime le sport. »

Mais pour le moment, l’investisseur normand n’est pas candidat. Il confirmera son « intention » après ses vacances d’août. « C’est un moment propice au recul avant de dire quelque chose », confie-t-il.

Louvel candidat à l’investiture de LREM

Agir, le Modem, et qu’en est-il de La République En Marche (LREM) ? Richard Lecœur espère que ses « amis » de la majorité présidentielle se rallieront à ce choix : « C’est tout à fait pensable. » En tout cas, Jean-Louis Louvel est candidat à l’investiture, au même titre que le conseiller municipal Robert Picard et l’élue départementale Marine Caron. LREM prendra sa décision à la rentrée, « chaque chose en son temps », avait annoncé face aux lecteurs de 76actu le député Damien Adam.

« La visibilité est très faible sur le processus. Ça dépend du moment où la commission nationale d’investiture se saisira du cas de Rouen », croît comprendre Robert Picard, persuadé que « si on ne se rassemble pas, on ne peut pas gagner ».

Un Jean-Louis Louvel décidément bien en vue, puisque selon nos informations,  le président Les Centristes de la Région Normandie, Hervé Morin, a décidé d’inclure le président du Rouen Normandie rugby dans un sondage enclenché par l’Ifop depuis lundi 1er juillet. Dans notre propre sondage, sans aucune valeur scientifique, Jean-Louis Louvel était à la peine, puisque 73 % des quelque 5 000 votants disaient ne pas connaître le patron fondateur de PGS. En septembre, il lui restera encore six mois pour faire croître cette notoriété. L’heure des tactiques et des jeux de positions a bien commencé.

En Seine-Maritime, une famille accuse l’Église de lui avoir volé 250 euros

Jimmy Lemonnier accuse l'église de Barentin de lui avoir volé 250 euros. Une somme donnée en novembre 2018 pour l'organisation de son mariage et du Baptême de sa fille.

Jimmy Lemonnier accuse l’église de Barentin de lui avoir volé 250 euros. Une somme donnée en novembre 2018 pour l’organisation de son mariage et du baptême de sa fille. (©RT/76actu)

« Qu’une église puisse faire ça… » Jimmy Lemonnier n’en revient toujours pas. Il accusent la paroisse de Barentin de lui avoir volé la somme de 250 euros, correspondant à l’avance faite pour la préparation de son mariage avec Noémy Richet et du baptême de sa fille Giulia, prévus en juillet 2019. Le curé de Barentin dément en bloc et menace à son tour de dépôts de plaintes pour « harcèlement » et « incitation à la haine ».

Lire aussi : Lâchés par leur constructeur en Normandie, ils se retrouvent avec une maison inachevée

Il pousse sa femme à se marier à l’Église

Tout commence en août 2018, lorsque Jimmy, chrétien et fidèle de la paroisse cauchoise, fait sa demande de mariage à Noémie. Il convainc alors sa future femme de célébrer leur amour en l’église Saint-Martin et de baptiser leur petite fille dans la foulée. En novembre, Jimmy se rend au presbytère pour annoncer son intention à l’abbé Aimé-Rémi Mputu, curé depuis septembre, ici. Ensemble, ils conviennent de la date, fixée au 13 juillet. « C’est moi qui l’ai reçu, parce que le mardi, je fais une permanence libre », se souvient le Père Aimé.

Seulement, là où la version des deux hommes diffère, c’est sur la somme versée. Jimmy affirme avoir remis de l’argent à la secrétaire du curé à l’issue de leur entretien.

« Je suis allé voir la secrétaire pour lui demander combien je devais payer pour le mariage. Elle m’a répondu ‘200 euros pour le mariage’ et ce que je voulais pour le baptême. Je lui ai alors donné 250 euros en liquide, nous avons recompté l’argent qui a été mis dans une enveloppe et elle a marqué mon nom et celui de ma conjointe sur un post-it qu’elle a collé sur l’enveloppe », explique Jimmy dans une plainte déposée à la gendarmerie de Pavilly, que nous avons pu consulter.

En effet, ce cuisinier de profession a déposé plainte le 31 mai et ne compte pas lâcher, parce que « venant d’une église, c’est très grave ».

« Nous n’avons jamais parlé d’argent »

Pourquoi cette plainte ? Parce que Jimmy et Noémie ont demandé à être remboursés lorsqu’il ont préféré annuler les deux cérémonies en l’église de Barentin. Somme que la paroisse nie avoir reçue. « Je ne peux donner que ce que j’ai reçu », a répondu Père Aimé à Jimmy dans un texto.

Selon l’homme d’église, ce jour de novembre, Jimmy « est parti, je suis resté dans mon bureau et nous n’avons jamais parlé d’argent avec lui ». Pour le curé, c’est impossible que le couple ait versé cette somme : 

Je suis dans le diocèse depuis 19 ans et je n’ai jamais vu un couple donner de l’argent dès le premier rendez-vous qui est consacré à l’ouverture du dossier. Généralement, les gens donnent le jour de la cérémonie.

Pourtant, Jimmy affirme dans sa plainte que le jour où il a annoncé l’annulation, la secrétaire lui a répondu « que c’était bon, mais qu’il fallait qu’elle voit avec la comptable (sic) ». Après plusieurs appels et rendez-vous sur place, « ils m’ont dit qu’ils n’avaient pas trouvé l’argent », affirme le père de famille.

Des laïques « très abattues »

Le Père Aimé affirme que « les dames avec qui [il] travaille sont très abattues » par les accusations et les commentaires lus sur les réseaux sociaux. Le curé de Barentin « incite » ses collaboratrices à déposer plainte à leur tour pour « harcèlement et incitation à la haine ». L’enquête de gendarmerie se poursuit. Noémie et Jimmy célébreront leur mariage le 13 juillet, comme prévu, mais en mairie uniquement.

Le cinéma Kinépolis de Rouen va diffuser les huit films Harry Potter en un week-end

Nuit des livres Harry Potter jeudi 7 février 2019 au magasin Cultura de Neuville-en-Ferrain, dans la métropole de Lille (Nord).

Le Kinépolis de Rouen propose un marathon de la saga Harry Potter le week-end du 6 et du 7 juillet 2019  (©Warner Bros)

Quoi de mieux, pour échapper à la chaleur ambiante et voyager dans le cinéma culte qu’un marathon de films ? Ce week-end, le cinéma Kinépolis de Rouen (Seine-Maritime) propose une nouvelle plongée dans l’univers du sorcier le plus célèbre de tous, Harry Potter.

Concours :
Des places à gagner ! 76actu met en jeu 6 places (3×2 places) pour chacune des journées de ce marathon de films Harry Potter, au Kinépolis de Rouen (Seine-Maritime). Pour cela, il faut adresser un mail à l’adresse 76actu@gmail.com, mercredi 3 juillet à partir de 20h30 (en mentionnant, nom, numéro de téléphone, adresse et séances souhaitées). Les premiers à écrire à partir de l’heure donnée seront sélectionnés et prévenus par mail.

Huit films à la suite

Pour une nouvelle édition Kultissime, le cinéma projette sur grand écran les huit films de la saga Harry Potter, en version originale sous-titrée, sur deux jours. Préparez les réserves de pop-corn, voici le déroulé du programme :

Le samedi 6 juillet 2019 :

  • Harry Potter à l’école des Sorciers à 13h30
  • Harry Potter et la Chambre des secrets à 16h25
  • Harry Potter et le Prisonnier d’Azkaban à 19h30
  • Harry Potter et la Coupe de feu à 22h15

Lire aussi : Cette boutique vend un voyage inédit dans les studios de tournage d’Harry Potter

Le dimanche 7 juillet 2019 :

  • Harry Potter et l’Ordre du Phoenix à 10h45
  • Harry Potter et le Prince de sang mêlé à 14 heures
  • Harry Poter et les Reliques de la mort Partie 1 à 17 heures
  • Harry Potter et les Reliques de la mort Partie 2 à 19h50

Informations pratiques :
Marathon Harry Potter, Kultissime, au cinéma Kinepolis de Rouen, centre-commercial Saint-Sever.
Réservation sur le site internet,
36 euros pour les huit films.

Un homme armé d’un revolver menace les habitants d’un village de Seine-Maritime

Un homme de 53 ans a été interpellé en possession d'un .44 Colt dans les rues de Brunville, mardi 2 juillet 2019.

Un homme de 53 ans a été interpellé en possession d’un Colt calibre .44 dans les rues de Brunville, mardi 2 juillet 2019. (©Capture d’écran Google street view)

Un homme a été interpellé par la gendarmerie mardi 2 juillet 2019, en possession d’un revolver. Il menaçait les habitants de Brunville, près de Dieppe (Seine-Maritime).

Lire aussi : En Seine-Maritime, il heurte sa femme en voiture et la laisse inconsciente sur la route

Un Colt à la main

C’est un habitant de la rue de l’Église qui a donné l’alerte. Il décrit un homme faisant des rodéos avec une voiture. Selon une source judiciaire, cet individu âgé de 53 ans aurait également menacé les voisins de ce témoin avec un Colt calibre .44 Poudre noire et aurait eu « une altercation physique et verbale » avec l’un d’eux.

À leur arrivée sur place, les gendarmes aperçoivent le suspect dans la rue, arme à la main. Après plusieurs sommations, l’homme accepte finalement de poser son revolver à terre et de se laisser interpeller sans résistance. Il a été placé en garde à vue.

Rétention des notes du baccalauréat 2019 : 27 jurys de l’académie de Rouen impactés

Quatre-vinvt-cinq professeurs de l’académie de Rouen se sont réunis devant le lycée galilée de Franqueville-Saint-Pierre pour l’assemblée générale.

85 professeurs de l’académie de Rouen se sont réunis devant le lycée Galilée de Franqueville-Saint-Pierre pour une assemblée générale. (©Florian Gambin)

L’annonce des résultats du baccalauréat 2019 qui devait avoir lieu vendredi 5 juillet 2019 sera vraisemblablement reportée de quelques jours. Mercredi 3 juillet, les professeurs de l’académie de Rouen s’étaient donné rendez-vous au lycée Galilée de Franqueville-Saint-Pierre, près de Rouen (Seine-Maritime) : ils ont revoté la reconduite de la grève, et donc par ricochet la rétention des notes. Vingt-sept jurys de l’académie vont être directement impactés par cette décision. Tous les jurés se retrouveront jeudi 4 juillet à 10 h devant le rectorat de Rouen. 

85 professeurs présents

La date limite pour la saisie des notes du baccalauréat 2019 était mercredi 3 juillet 2019 à 9h. Avec la présence de 85 professeurs venus des différents établissements scolaire de l’académie de Rouen, devant le lycée Galilée de Franqueville-Saint-Pierre, où 28 d’entre eux se revendiquent en grève, des notes n’ont pu être saisies : ce qui aura certainement pour conséquence le report des résultats du baccalauréat 2019.

Par la voix de Lucas Radut, professeur de philosophie au lycée Les Fontenelles de Louviers (Eure), les grévistes de l’académie de Rouen ont décidé d’emboîter le pas de leurs collègues des académies de Créteil, Toulouse ou encore Nancy, en reconduisant le mouvement de grève jeudi 4 juillet.

La conséquence de cette décision est que « 27 jurys de l’académie de Rouen vont être directement impactés », informe Stéphane Fourrier, représentant SNES FSU (Syndicat national des enseignements de second degré).

« La balle est dans son camp »

Pour le représentant syndical, c’est au ministre de l’Éducation nationale et de la Jeunesse, Jean-Michel Blanquer, d’assumer la responsabilité d’un report des notes du baccalauréat au niveau national :

Dorénavant, la balle est dans son camp. Il faut bien comprendre que nous ne voulions pas en arriver à cette extrémité. Nous avons déposé le préavis de grève au début du mois, pour le 17 juin. Si le ministre l’avait voulu, nous avions tout le temps de rouvrir les négociations. Mais au lieu de ça, il fait le sourd, en jouant la carte autoritaire et en nous menaçant d’une retenue sur salaire. 

Rendez-vous devant le rectorat

Suite à la reconduction du mouvement de grève, Lucas Radut annonce qu’une nouvelle manifestation se tiendra jeudi 4 juillet à 10h, devant le rectorat de Rouen « On choisit ce lieu, car c’est le rectorat notre patron et puisqu’on nous menace d’une retenue sur salaire, nous décidons d’aller manifester notre mécontentement contre cette réforme des lycées directement auprès de notre employeur. Ça fait du bien de voir autant de monde aujourd’hui, mais pour pouvoir résister à cette pression, nous devons rester ensemble, car collectivement nous sommes plus forts ».

Florian Gambin

Façade effondrée près de Rouen : le propriétaire réalisait « des travaux de réfection »

Le premier étage de la façade d'un immeuble s'est effondré mardi 2 juillet 2019 au Petit-Quevilly (Seine-Maritime). Le reste a été partiellement démoli afin d'éviter un nouvel effondrement dans la soirée.

Le premier étage de la façade d’un immeuble s’est effondré mardi 2 juillet 2019 au Petit-Quevilly (Seine-Maritime). Le reste a été partiellement démoli afin d’éviter un nouvel effondrement dans la soirée. (©Astrid Verdun/76actu)

Une enquête pour mise en danger de la vie d’autrui a été ouverte après l’effondrement de la façade d’un immeuble au Petit-Quevilly (Seine-Maritime), mardi 2 juillet 2019 peu avant 20 heures. Des travaux menés par les propriétaires auraient conduit à cet incident, qui n’a pas fait de blessés, mais impressionné une soixantaine de témoins.

Lire aussi : Accident entre une moto et une voiture à Rouen : un homme grièvement blessé

Des travaux pour étayer le premier étage

Le mur s’est effondré au premier étage d’un hôtel à l’encontre duquel un arrêté de mise en péril avait été prononcé, suivi d’un arrêté d’exécution de travaux. Les propriétaires, auxquels appartient le bar attenant, avaient décidé de réaliser eux-même ces travaux. Une source judiciaire précise :

Leur fils a expliqué qu’il était en train d’étayer le premier étage dans le cadre de travaux de réfection. Il a voulu retirer une fenêtre et a senti le sol se dérober sous ses pieds.

Le trentenaire a eu le temps de se mettre en lieu sûr, tout comme les clients du bar. Le périmètre a été rapidement sécurisé. « Le propriétaire ne semblait pas comprendre pourquoi la police et les pompiers se trouvaient sur les lieux », poursuit cette même source. Le gaz et l’électricité ont été coupés. Des fissures inquiétantes ont entraîné l’utilisation d’une pelleteuse pour démolir partiellement le bâtiment et éviter un nouvel effondrement dans la soirée.

Lire aussi : Frédéric Sanchez sur le départ ? À Rouen, sa succession déjà dans toutes les têtes

Un arrêté de sécurité du domaine public

Le lendemain, le spectacle d’un trou béant dans l’immeuble s’offrait aux passants. La façade d’un kebab installé au rez-de-chaussée avait été très abîmée. Les commerces situés à proximité demeuraient inaccessibles. Un commerçant du quartier ne semblait pas très étonné de la situation :

Ça fait un an que je passe de l’autre côté du trottoir parce que j’avais peur que ça s’effondre. Le mur était tordu et l’immeuble semblait avoir bougé depuis quelque temps.

Un arrêté de sécurité du domaine public a été prononcé par la mairie à la suite du sinistre. « On ne laissera évidemment pas le bâtiment dans cet état, nous sommes en train de voir ce que nous pouvons faire juridiquement pour intervenir », explique Charlotte Goujon, la nouvelle maire de Petit-Quevilly, qui a pris la place de Frédéric Sanchez ce mardi 2 juillet.

L’incident n’a fait aucun blessé.

Astrid Verdun et Mathieu Normand

Municipales 2020. Jean-Paul Lecoq veut l’union, mais qu’en pensent « les gauches » au Havre ?

Pour gagner les Municipales de 2020 au Havre, le député entend jouer la carte deu rassemblement des gauches. Sont-elles prêtes à le suivre ?

Pour gagner les élections municipales de 2020 au Havre (Seine-Maritime), le député Jean-Paul Lecoq entend jouer la carte du rassemblement des gauches. (©Marie-Charlotte Nouvellon/76actu)

La désunion à gauche, c’est selon Jean-Paul Lecoq, député PCF de Seine-Maritime, la raison pour laquelle la droite est au pouvoir au Havre depuis 1995. Maire de Gonfreville-l’Orcher pendant 22 ans, Jean-Paul Lecoq sera tête de liste, mais cette fois sans étiquette pour les élections municipales de 2020 dans la cité Océane. Il appelle au rassemblement de toutes « les gauches » pour renverser 25 ans de pouvoir, mais sera-t-il suivi ? Le point avec les différents chefs de file de l’opposition à gauche au sein du conseil municipal.

Lire aussi : Municipales. Le député Jean-Paul Lecoq, candidat au Havre : « Gouverner sans casquette politique »

« Ne pas se rassembler serait mortifère »

Dans son entretien accordé à 76actu, Jean-Paul Lecoq soutenait le 25 juin dernier qu’élu maire du Havre, il laisserait sa casquette de député à Nathalie Nail, sa suppléante et conseillère municipale d’opposition au Havre. Sans surprise, le chef de file du groupe d’opposition, soutenu par le PCF lors des dernières municipales, Jean-Louis Jegaden, se réjouit d’un tel rassemblement autour de Jean-Paul Lecoq. « Évidemment pour notre groupe d’opposition, suivre Jean-Paul Lecoq va de soi. » Même s’il faut pour cela laisser de côté son étiquette ? « Il faut rassembler les gauches, tout le monde en est conscient, j’espère. La revanche de l’étiquette sur l’histoire, ça ne fonctionne pas. »

Ne pas parvenir à ce rassemblement serait mortifère. Et pour le moment, je n’ai pas l’impression que ce soit irréalisable. Nous avons encore du temps pour convaincre les autres chefs de file et les partis, soutient Jean-Louis Jegaden.

« C’est le candidat idéal »

Dès le mois de décembre, Christian Bouchard également chef de file de la liste sans étiquette à gauche qui s’était désolidarisée du PS en 2014 appelait au rassemblement des forces. « Nous avons fait le choix de ne pas être dans un parti pendant cinq ans tout en étant des citoyens engagés. Jean-Paul Lecoq s’est présenté comme le candidat de la gauche et au-delà et veut gagner pour redonner enfin le pouvoir aux Havrais. Nous nous inscrivons pleinement dans ce projet. » Christian Bouchard lui reconnaît le charisme, la proximité avec les gens et soutient : «  Il est reconnu et attendu, c’est ce que nous percevons lors de nos réunions. De plus, c’est un bosseur qui connaît très bien les dossiers de sa circonscription comme ceux du Havre. Le groupe Génération.s ne s’y est pas trompé et a décidé de le suivre également. » 

Jean-Paul Lecoq a bien conscience de la défiance des gens envers les appareils politiques, explique Christian Bouchard. 

Reste donc à convaincre les politiques de cette défiance ? « Le rassemblement est indispensable, nous avions tous de bonnes raisons qui se sont avérées être les mauvaises pour ne pas faire l’union, à chacun de prendre ses responsabilités. » 

Lire aussi : Jean-Paul Lecoq, député PCF de Seine-Maritime : « Je ne défends pas que les ouvriers »

Surfer sur la vague verte

Trois réunions ont eu lieu entre les différentes gauches présentes au Havre et la tête de liste Jean-Paul Lecoq. Selon ce dernier, « C’est au niveau national que les forces politiques vont également être consultées par les adhérents pour savoir s’ils rejoignent le rassemblement ou s’ils font une liste. » Alexis Deck, chef de file pour les écologistes soutient que, dès le 13 juin, et fort des résultats de Yannick Jadot aux Européennes, dans une lettre adressée au député, les membres de son équipe ont fait part de leur intention de présenter une liste en 2020. 

« Le choix d’une liste clairement identifiée « écologiste » s’est trouvé renforcé par les bons résultats de la liste Jadot aux Européennes, au Havre comme dans le reste du pays. L’actualité donne, hélas, raison aux écologistes qui, dans une vision de long terme, luttent pour préserver le climat, la biodiversité et les ressources de la planète en défendant un mode de vie durable et humaniste qui s’attaque aux pollutions et au gaspillage. » 

Lire aussi : CARTE. En Normandie, le Rassemblement national arrive partout en tête… sauf dans la Manche !

Ainsi nous pourrons mieux mettre en avant les valeurs légitimes anti-productivistes, sociales et démocratiques que nous portons depuis toujours. Elles seront alors exposées aux électeurs havrais dans toute leur plénitude, insistent les écologistes.

 Ces derniers entrouvrent toutefois une porte en conclusion de leur courrier : « La perspective de listes concurrentes au premier tour ne doit pas empêcher un dialogue et un respect mutuel qui seront nécessaires à nos discussions en vue d’une éventuelle entente pour l’entre-deux-tours. »

Lire aussi : Municipales 2020. Des élus et entrepreneurs de Normandie veulent faire du climat une priorité

Pour le PS, un objectif : porter un projet commun

Le PS, depuis octobre 2018, organise des ateliers autour de thématiques, afin de construire « un projet de gauche pour les havrais.es ».

Dans le cadre des ces réunions, élaborées autour de sept thématiques, nous avons été rejoints par des Havrais, des gens venus d’autres horizons politiques, animés par la volonté de débattre et de construire un projet en commun pour la ville et ses habitants. Nous avons lancé les choses tôt et espérons avoir fini mi-juillet pour faire une synthèse, budgéter et échanger sur la base de ce projet avec les autres forces de gauche, explique Mathieu Brasse.

Si l’élu pense « qu’il est envisageable de porter ce projet en commun localement », il admet que « la vision écologique et sociale différente pourrait ne pas permettre de faire aboutir l’union » autour de la figure de Jean-Paul Lecoq. « L’électorat a une demande sociale et écologique, y compris dans les urnes », rappelle Mathieu Brasse.

Les formations et mouvement politiques ont leur rôle à jouer dans la vie locale. Les Havrais ont envie d’autre chose. Ils ont une image écornée de la politique locale. Avec le changement de maire, on note un repli des élus actuels sur eux-mêmes.

Il y a donc une carte à jouer pour la gauche, selon Mathieu Brasse. Mais quelle gauche ? « Nous échangeons sur les projets. Des consensus et désaccords émergent. Nous attendons des propositions concrètes. »

De la parole aux actes

Gérald Maniable, conseiller municipal France Insoumise, reconnaît que la candidature de Jean-Paul Lecoq présente des atouts : « Il a une image au-delà du PCF et est reconnu et estimé pour ses qualités. Je pense qu’il est assez sincère pour exprimer une certaine union de la gauche. »

Si cette candidature semble un bon signal, Gérald Maniable identifie des freins :

Il faut que le discours se traduise par les actes. La machine PCF est en route et nous veillons à apporter une autre sensibilité, afin que l’expression des citoyens soit garantie. Jean-Paul Lecoq a de bonnes intentions, mais le PCF a beaucoup de travail à faire sur l’écologie. On peut pas rester dans une posture politique.

La loi Travail ou la trahison du PS

Si l’élu France Insoumise souligne la qualité d’expertise de Jean-Paul Lecoq, sa connaissance du territoire, il se questionne sur le ralliement jusqu’au PS :

On est nombreux à s’être battu contre la loi travail et on l’a toujours en travers de la gorge. Il faut que le PS s’exprime et prenne position car ce parti a de fortes responsabilités dans la situation actuelle. Lors des échanges, il faut mettre les choses sur le tapis et que le PS reconnaisse un certain nombre d’erreurs.

Gérald Maniable attend un véritable engagement sur ces questions pour décider si la France Insoumise suivra Jean-Paul Lecoq :

C’est un homme bien humainement, une bonne figure pour porter un projet. Il faut mutuellement qu’on s’aide. J’attends du candidat qu’il mette en pratique, dans un programme clair, les engagements écologiques et citoyens qu’il annonce.

Solène Bertrand et Murielle Bouchard

VIDÉOS. Spider-Man, Yesterday, Rojo… Les sorties cinéma du mercredi 3 juillet 2019

Yesterday

«Yesterday» : et si les Beatles n'avaient jamais existé ?

«Yesterday» : et si les Beatles n’avaient jamais existé ? (©Jonathan Prime/Universal Pictures)

Hier, tout le monde connaissait les Beatles, mais aujourd’hui seul Jack se souvient de leurs chansons. Il est sur le point de devenir extrêmement célèbre. Jack Malik est un auteur-compositeur interprète en galère, dont les rêves sont en train de sombrer dans la mer qui borde le petit village où il habite en Angleterre, en dépit des encouragements d’Ellie, sa meilleure amie d’enfance qui n’a jamais cessé de croire en lui. Après un accident avec un bus pendant une étrange panne d’électricité, Jack se réveille dans un monde où il découvre que les Beatles n’ont jamais existé… ce qui va le mettre face à un sérieux cas de conscience.

VIDÉO. La bande-annonce de Yesterday :

  • Où voir ce film en Seine-Maritime ?
    Au Havre : Au Sirius (les horaires, ici) et au Gaumont  (les horaires, ici).
    À Rouen : Gaumont Rouen Grand-Quevilly (les horaires, ici), Kinepolis (les horaires, ici), Pathé Docks 76 (les horaires, ici).

Spider-Man : far from home

Spider-Man est de retour sur les écrans.

Spider-Man est de retour sur les écrans. (©Sony Pictures.)

L’araignée sympa du quartier décide de rejoindre ses meilleurs amis Ned, MJ, et le reste de la bande pour des vacances en Europe. Cependant, le projet de Peter de laisser son costume de super-héros derrière lui pendant quelques semaines est rapidement compromis quand il accepte à contrecœur d’aider Nick Fury à découvrir le mystère de plusieurs attaques de créatures qui ravagent le continent !

VIDÉO. La bande-annonce de Spider-Man : far from home :

  • Où voir ce film en Seine-Maritime ?
    Au Havre : Gaumont  (les horaires, ici).
    À Rouen : Gaumont Rouen Grand-Quevilly (les horaires, ici), Kinepolis (les horaires, ici), Pathé Docks 76 (les horaires, ici).

Pour les soldats tombés

« Pour les soldats tombés », un documentaire de Peter Jackson.

« Pour les soldats tombés », un documentaire de Peter Jackson. (©Imperial War Museum/Courtesy of Warner Bros. Pictures)

Entre 1914 et 1918, un conflit mondial change à jamais le cours de l’histoire. Les hommes et femmes qui y ont participé ne vivaient pas dans un monde silencieux, en noir et blanc. Faites donc un voyage dans le temps pour revivre, comme si vous y étiez, ce moment historique majeur. Un documentaire signé Peter Jackson.

VIDÉO. La bande-annonce du film Pour les soldats tombés

  • Où voir ce film en Seine-Maritime ?
    Au Havre : Au Sirius (les horaires, ici)
    À Rouen : Omnia, (les horaires, ici).

Rojo

«Rojo», un thriller qui se déroule en Argentine.

«Rojo», un thriller qui se déroule en Argentine. (©Condor Films.)

Argentine, 1975. Claudio, avocat réputé et notable local, mène une existence confortable, acceptant de fermer les yeux sur les pratiques du régime en place. Lors d’un dîner, il est violemment pris à parti par un inconnu et l’altercation vire au drame. Claudio fait en sorte d’étouffer l’affaire, sans se douter que cette décision va l’entraîner dans une spirale sans fin.

VIDÉO. La bande-annonce de Rojo :

  • Où voir ce film en Seine-Maritime ?
    Au Havre : Au Sirius (les horaires, ici)
    À Rouen : Omnia, (les horaires, ici).

Incendie dans un immeuble, près de Rouen : deux adolescents confondus par la vidéosurveillance

Deux adolescents ont été interpellés mardi 2 juillet 2019, près de Rouen (Seine-Maritime), après avoir incendié des poubelles dans un immeuble.

Deux adolescents ont été interpellés mardi 2 juillet 2019, près de Rouen (Seine-Maritime), après avoir incendié des poubelles dans un immeuble. (©Isabelle Villy)

Les secours ont été alertés mardi 2 juillet 2019, vers 15h30, après qu’un incendie s’est déclaré dans le local servant à entreposer les encombrants, dans la tour Becquet de Darnétal, près de Rouen (Seine-Maritime). À l’arrivée des sapeurs-pompiers, des fumées s’échappaient du local et ils ont dû casser la porte pour pénétrer à l’intérieur. Les techniciens de GRDF étaient également présents sur le site. 

Lire aussi : Près de Rouen, la façade d’un immeuble s’est effondrée : les pompiers sur place

Deux ados surpris sur la vidéosurveillance

Une source judiciaire rassure sur l’impact de l’incident :

Aucune victime n’est à déplorer et aucun relogement n’a été nécessaire, mais le local a été entièrement noirci par les fumées.

Un système de vidéosurveillance installé sur le site, a permis aux enquêteurs d’identifier deux jeunes garçons, en train de mettre le feu aux poubelles, à plusieurs endroits du local. Ils ont ensuite pris la fuite. Ils ont finalement été interpellés dans la soirée rue Sadi-Carnot. Âgés de 12 ans tous les deux, les adolescents originaires de Darnétal et Saint-Léger-du-Bourg-Denis ont ensuite été remis à leurs responsables. Ils seront convoqués ultérieurement pour être auditionnés.

Accident entre une moto et une voiture à Rouen : un homme grièvement blessé

Un motard a été grièvement blessé dans un accident de la circulation à Rouen (Seine-Maritime), mardi 2 juillet 2019.

Un motard a été grièvement blessé dans un accident de la circulation à Rouen (Seine-Maritime), mardi 2 juillet 2019. (©Adobe stock/Illustration)

Un motard a été grièvement blessé dans un accident de la circulation, route de Darnétal à Rouen (Seine-Maritime), mardi 2 juillet 2019 vers 15 heures.

Lire aussi : Près de Rouen, la façade d’un immeuble s’est effondrée : les pompiers sur place

Polytraumatisé

Le motard circulait en direction de Darnétal quand une voiture arrivant dans le sens inverse lui a coupé la route, non loin de l’auberge de jeunesse. Éjectée par le choc, la victime a été polytraumatisée.

Lors de sa prise en charge, les secours suspectaient des fractures au niveau des deux jambes. L’homme a été transporté à l’hôpital.

Toute la programmation de l’édition 2019 des Terrasses du jeudi, à Rouen

Tahiti 80 sera sur la scène des concerts d'ouverture, place Saint-Marc, le 4 juillet.

Tahiti 80 sera sur la scène des concerts d’ouverture, place Saint-Marc, le 4 juillet. (©Valerian 7000)

Cette année, ce sont 30 artistes qui vont se produire à Rouen (Seine-Maritime), dans le cadre  de la nouvelle édition du festival gratuit Les terrasses du jeudi, programmé les jeudis 4, 11, 18 et 25 juillet.

Lire aussi : Art contemporain : le Frac de Rouen présente ses acquisitions dans un inventaire gratuit

Les moments forts

Le 4 juillet 2019, le grand concert d’ouverture Place Saint-Marc fait la part belle à la scène Rouennaise : Steeple Remove, Tahiti 80, et Christine sont à l’affiche. Sebastian Erik Klein, figure incontournable des nuits rock’n’roll Rouennaises, est également de la partie. Il poussera quelques disques entre les concerts. Sur la totalité de sa programmation, les Terrasses proposent au public d’écouter 20 groupes régionaux.

Une croisière musicale d’une heure et demie est proposée par le DJ Aeon Seven. Il s’agit du Liveboat. Larguez les amarres le mercredi 10 juillet 2019, les places sont limitées et la réservation se fait uniquement en ligne.

Le 11 juillet 2019, l’ambiance sera spéciale à l’espace du palais. À partir de 18 heures Le bal swing des Terrasses ouvre ses portes.

L'artiste camerounais Sango Ndedi Ndolo  ouvre les concerts de clôture de cette nouvelle édition des Terrasses du jeudi.

L’artiste camerounais Sango Ndedi Ndolo ouvre les concerts de clôture de cette nouvelle édition des Terrasses du jeudi. (©A Builles)

La traditionnelle clôture aura lieu le 25 juillet, sur la place des Emmurées. Au programme : Sango Ndedi Ndolo, un beau projet soul et folk, la rappeuse sud africaine Dope Saint Jude et Orkesta Mendoza de Tucson, Arizona, qui mettra le feu avec leurs morceaux cumbia et rock. entre les concerts, l’animation sera assurée par le DJ Aeon Seven.

Programmation

Jeudi 4 juillet 2019

  • 18h30 & 20h15 – Place du 19 avril 1944 : King Biscuit
  • 18h45 – Place des Carmes : La Gammine
  • 19 heures & 20h45 – Rue Eau-de-Robec : Johnny and Rose
  • 19h15 & 21 heures – Place du Vieux-Marché : Kinkeliba
  • 20h30 – Place des Carmes : Vilain Cœur

VIDÉO. Écoutez King Biscuit :

Soirée d’ouverture, place Saint-Marc : 

  • 20 heures, 21h20 et 22h40 : DJ Sebastian Erik Klein
  • 20h30 : Steeple Remove
  • 21h50 : Tahiti 80
  • 23 heures : Christine

jeudi 11 juillet

  • À partir de 18h30 – Espace du Palais : Le Bal Swing des Terrasses
  • 18h45 & 20h30 – Place des Carmes : Turbo Niglo
  • 19 heures & 20h45 – Place de la Pucelle: Dôgô Foly
  • 19h15 & 21 heures – Rue Eau-de-Robec : Gene Clarksville and Play
  • 19h30 – Place Saint-Marc : Feathers and Greed
  • 21h15 – Place Saint-Marc : Requin Chagrin

VIDÉO. Écoutez Turbo Niglo : 

Jeudi 18 juillet

  • 18h45 – Place du Vieux-Marché : ADM
  • 19 heures & 20h45 – Espace du Palais : Burking Youth
  • 19h15 & 21h – Place Barthélémy : Lady Arlette
  • 19h30 – Place du Général-de-Gaulle : Ellah A. Thaun
  • 20h30 – Place du Vieux-Marché : Billet d’Humeur
  • 21h15 – Place du Général-de-Gaulle : We Hate You Please Die

VIDÉO. Écoutez ADM :

Jeudi 25 juillet

  • 18h30 & 20h15 – Place des Carmes : Ameriga
  • 18h45 & 20h30 – Place Barthélémy : Marcus & CookieMonkey
  • 19h & 20h45 – Rue Eau-de-Robec : Y O U
  • 19h15 – Place de la Pucelle : Animal Tristé
  • 21 heures – Place de la Pucelle : Tankus The Henge

VIDÉO. Écoutez Ameriga : 

Soirée de clôture, place des Emmurées :

  • 19 heures, 20h40 et 22 heures : DJ Aeon Seven
  • 20 heures : Sango Ndedi Ndolo
  • 21 heures : Dope Saint Jude
  • 22h30 : Orkesta Mendoza

Superlove lance un appel à projets culturels ouvert à tous les artistes du Havre

I love LH change de nom et devient Superlove. L'association vient de lancer un appel à projets culturels.

I love LH change de nom et devient Superlove. L’association vient de lancer un appel à projets culturels. (©I love LH.)

Les artistes du Havre (Seine-Maritime) souhaitant proposer à Superlove un projet artistique sont invités à solliciter l’association. L’appel à projets est ouvert à toutes les disciplines artistiques. 

Lire aussi : Festival We Love LH. Le festival des talents du Havre. Le programme

« Un incubateur de projets culturels »

L’association I love LH a mené, depuis 2008, un véritable travail de promotion de la scène artistique locale. Ses festivals et ses compilations ont permis à de nombreux artistes du Havre et de la Pointe de Caux, comme Aloha Orchestra, d’émerger.

Aujourd’hui, rebaptisée Superlove, l’association souhaite « réorienter le projet initial et retrouver l’étincelle du début », explique Julien Burel, directeur artistique, qui envisage la structure version 2019 comme un « incubateur de projets culturels ».

Appel à projets

Afin d’accompagner les artistes dans leur création, Superlove lance un nouvel appel à projets,  : « L’idée, c’est de détecter des projets et de travailler sur des produits artistiques locaux, afin de signer des créations originales estampillées Superlove », développe Josepha Cuvier, présidente. Superlove souhaite également pouvoir créer des collaborations et croiser les arts et champs culturels.

Pour octobre 2019, nous avons déjà un projet d’édition. « Gueules de Havrais » est une série de portraits de Havrais vivants ou morts.

Superlove appelle toutes les bonnes volontés à rejoindre l’association pour porter des nouveaux projets culturels made in LH ! 

Infos pratiques :
Pour découvrir Superlove et remplir le formulaire dédié aux appels à projets, rendez-vous en ligne, ici

L’entreprise Charlott’ recherche 150 vendeurs de lingerie à domicile en Seine-Maritime

La marque Charlott', recherche 150 vendeurs et vendeuses de lingerie à domicile en Seine-Maritime.

La marque Charlott’, recherche 150 vendeurs et vendeuses de lingerie à domicile en Seine-Maritime. (©DR)

L’entreprise Charlott’, leader de la vente de lingerie à domicile, organise une opération de recrutement à l’hôtel Campanile de Barentin (Seine-Maritime), jeudi 4 juillet 2019 de 12 heures à 20 heures. A cette occasion, la marque mettra en avant les opportunités dans son secteur d’activité, avec 150 postes à pourvoir dans le département. Des animations ouvertes au public se trouvent aussi au programme.

Du temps partiel au temps plein

Outre la découverte de la société et de ses valeurs, Charlott’ présentera en détail le métier de conseillère et le secteur de la vente à domicile. Un stand de recrutement animé par plusieurs conseillers de la marque fournira des renseignements sur la profession et l’apport de la marque en termes de formation et de réseau.

Payés à la commission, les vendeurs à domicile indépendants ont des profils très variés, comme le précise la communication de Charlott’ :

Il y a plusieurs formules allant du temps plein, où en se donnant à fond dans son projet on peut obtenir un bon revenu, jusqu’au temps partiel, en tant que complément de revenus à côté d’une autre activité.

Le recrutement ne sera pas la seule préoccupation de cet après-midi. Un ensemble d’animations se trouvent également au programme : un défilé de mode, la découverte de la nouvelle collection, un atelier relooking avec une maquilleuse, une coiffeuse et un photographe, ainsi qu’une tombola et un cocktail.

Opération recrutement de Charlott’, jeudi 4 juillet 2019 de 12 heures à 20 heures à l’hôtel Campanile de Barentin.

À la recherche de familles pour accueillir des enfants pendant les vacances en Seine-Maritime

En Seine-Maritime, le Secours populaire lance un appel au bénévolat pour devenir « familles vacances ».

En Seine-Maritime, le Secours populaire lance un appel au bénévolat pour devenir « familles vacances ». (©Illustration Adobe Stock)

En 2019, le nombre de familles qui accueillent des enfants défavorisés pendant les vacances en Seine-Maritime a baissé. Le Secours populaire lance un appel. Il sera peut-être trop tard pour les vacances estivales, mais certainement pas pour les suivantes. 

Lire aussi : Subventions supprimées, pénurie de bénévoles… En Normandie, les associations sont-elles en danger ?

Huit enfants dans des familles d’accueil en vacances

Cette année en Seine-Maritime, huit enfants issus d’un milieu défavorisé vont pouvoir, via le Secours populaire, partir ou passer des vacances dans des familles plus aisées ayant souhaité les accueillir. « On cherche de nouvelles familles et cette année, dans notre département comme au niveau national, on se rend compte que c’est beaucoup plus difficile », explique Stéphanie Treffel, animatrice au Secours populaire de Seine-Maritime. 

En moyenne, nous avions 25 familles d’accueil qui répondaient à notre appel avec au final 20 enfants répartis durant les grandes vacances. Certaines ont déménagé, d’autres ne se sont pas proposées à nouveau pour des raisons personnelles et on peine à trouver de nouvelles familles.

Lire aussi : Le secours populaire en Seine-Maritime lance une cagnotte pour acheter de nouveaux ordinateurs

Un enfant sur trois privé de vacances

Le dispositif mis en place par le Secours populaire date de nombreuses années maintenant. Malgré tout, « un enfant sur trois est toujours privé de vacances faute de moyens financiers », indique l’association via un communiqué de presse. Le Secours populaire de Seine-Maritime lance donc un appel. 

Ce sera certainement trop tard pour les vacances d’été mais nous recherchons toujours des familles en Seine-Maritime pour les vacances 2019-2020, dès la Toussaint.

Basée sur le bénévolat des familles accueillantes, cette initiative vise surtout à « permettre aux enfants des familles aidées de se faire de nouveaux amis, tout en découvrant une nouvelle région, un autre mode de vie. Des liens se tissent dans la durée et les enfants sont très souvent en contact avec les familles entre les séjours. Ces séjours en familles de vacances permettent aussi aux enfants de gagner en autonomie et d’élargir leurs horizons. »

Pour l’animatrice : « Lorsqu’une famille manifeste son désir de recevoir un enfant pendant les vacances, nous veillons à ce qu’elle ait un enfant approximativement du même âge. Deux bénévoles vont sur place constater les conditions d’accueil puis on remplit un dossier, évidemment il faut avoir un casier judiciaire vierge. »

Le Secours populaire conclut son appel en insistant : « N’hésitez pas à prendre contact auprès de notre association pour échanger sur ce dispositif vacances et permettre à des enfants de vivre des séjours inoubliables et ainsi raconter leurs souvenirs de vacances tout comme leurs camarades au moment de la rentrée scolaire. »

Lire aussi : 5 000 enfants oubliés des vacances profitent de la plage de Cabourg

Infos pratiques :
Joindre l’antenne du secours populaire de Rouen : 02 35 72 15 56.

Fabriqué avec WordPress | Theme: SpicePress par SpiceThemes