Une personne tombe sur une voie en gare Saint-Lazare : circulation interrompue entre la Normandie et Paris

La circulation des trains a été interrompue en gare Saint-Lazare après la chute d'une personne sur une voie, jeudi 24 janvier 2019.

La circulation des trains a été interrompue en gare Saint-Lazare après la chute d’une personne sur une voie, jeudi 24 janvier 2019. (©JB/76actu/Illustration)

Un accident de personne est survenu en gare Saint-Lazare à Paris, dans la matinée du jeudi 24 janvier 2019. Selon la SNCF, une personne est tombée sur une voie. La circulation des trains a été interrompue le temps de l’intervention des secours.

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Importantes perturbations

L’accident s’est produit vers 7h30. D’après Éric Succab, directeur des lignes normandes SNCF Intercités, une personne a chuté sur une voie, mais n’est pas décédée. D’après la SNCF, elle aurait été heurtée par un train. Pour l’heure, on ne sait rien de plus sur l’état de santé de la victime ou les circonstances de la chute.

La circulation des trains a dû être interrompue, notamment pour les lignes entre la Normandie et Paris, ou bien pour les lignes L et J du Transilien. Plusieurs trains ont donc été supprimés et d’importants retards ont été constatés et sont à prévoir jusqu’en fin de matinée, jeudi.

24 heures de tatouage non-stop : l’événement fait son retour près de Rouen

Azraelle et trois autres tatoueurs organisent les 24h du tatouage à Oissel, près de Rouen (Seine-Maritime), le 9 février 2019.

Azraelle et trois autres tatoueurs organisent les 24 heures du tatouage à Oissel, près de Rouen (Seine-Maritime), samedi 9 février 2019. (©Made ink family Normandy)

La ville de Oissel (Seine-Maritime) va de nouveau être le cadre d’une animation dédiée au tatouage, samedi 9 février 2019. Une poignée de tatoueurs passionnés y seront présents pendant… 24 heures ! 

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Du non stop, sans rendez-vous

Azraelle, tatoueuse établie à Oissel et membre de l’association Made Ink Family Normandy organisatrice de l’événement, insiste : « Nous débutons à 9 heures le 9 février pour finir à 9h le lendemain matin. » 

Ce sera du non stop, sans rendez-vous. Nous proposons de réaliser de petits flashs dont les tarifs oscillent entre 20 et 40 euros. Nous réaliserons également des projets personnalisés de 10 centimètres sur 10, hors couleurs et hors ombrages.

Uniquement du tracé ou du remplissage car le rendez-vous ne se déroule que sur 24 heures.

Une nouveauté qui sera facturée 70 euros maximum. Pour ce projet personnalisé, les futurs tatoués doivent prendre contact avec les tatoueurs de l’association par message privé afin de bien définir le projet. « Nous n’avons pas atteint notre but en décembre 2018, nous avions dû couper court à nos 48 heures en raison des manifestations des Gilets jaunes qui bloquaient l’accès à la ville. C’est pour cela que nous faisons une nouvelle animation tatouage. Il faut qu’on rattrape notre coup ! »

Des règles strictes

Le 9 février 2019, trois tatoueurs seront à la disposition du public (Azraelle, Jérémy et Laetitia). Un quatrième (N-Toy) s’occupera uniquement de l’accueil afin de définir les modèles ou les emplacement à tatouer avec les clients mais aussi leur rappeler des règles d’hygiène et de sécurité de base.

Pas de femmes enceintes, pas de personnes ayant subi une opération il y a moins d’un mois ou devant passer entre les mains des chirurgiens dans les trente jours suivant le tatouage, pas d’alcool…

En général lors de ces manifestations ce sont des personnes qui viennent pour la première fois se faire tatouer qui participent à l’animation. Pour les projets personnalisés, je ne peux vous dire car c’est la première fois que nous l’organisons. 

Et Azraelle de souligner avec joie : « Des gens qui n’ont pas pu venir lors des 24 heures du tatouage organisés en décembre 2018 ont déjà bloqué leur journée du 9 février pour être présents. »

Les bénéfices de ces 24 heures du tatouage vont servir à l’association Made ink familly normandy pour l’organisation d’une convention du tatouage. Celle-ci aura lieu, en présence de plus de 40 tatoueurs, les 6, 7 et 8 septembre 2019, au Palais des congrès de Oissel.

Infos pratiques :
Azraelle tatoo, 5 rue Victor Malo, à Oissel (Seine-Maritime).

Stationnement à Rouen. Se garer gratuitement sur l’île Lacroix, c’est bientôt fini !

Les extensions de zones de stationnement payant vont se poursuivre à Rouen (Seine-Maritime) en 2019. Cela concernera entre autres l'île Lacroix.

Les extensions de zones de stationnement payant vont se poursuivre à Rouen (Seine-Maritime) en 2019. Cela concernera entre autres l’île Lacroix. (©JB/76actu/Illustration)

Pour beaucoup, c’était la solution pour se garer gratuitement à proximité du centre-ville de Rouen (Seine-Maritime). Mais à l’été 2019, les places de stationnement gratuit de l’île Lacroix vont devenir payantes, hormis celles du parking de la piscine et de la patinoire. Une bascule qui s’inscrit dans la continuité des extensions des zones payantes décidées depuis le début de son mandat par la municipalité socialiste.

377 places vont devenir payantes

Élu en charge du stationnement, Christophe Duboc justifie : « Les résidents de l’île Lacroix se plaignent fréquemment de subir la faible rotation des véhicules stationnés là. »

Actuellement, c’est un lieu, peut-être le seul, de gratuité au cœur de la ville.

Mais au 1er juillet 2019, 377 places jusqu’alors gratuites basculeront en zone payante moyenne durée. Au même moment, d’autres secteurs de la ville vont connaître le même sort. « La partie nord du quartier Saint-Gervais, une grande zone autour des boulevards de l’Yser et de Verdun et de la route de Darnétal. En gros, dans les quartiers Jouvenet et dans la vallon Saint-Hilaire », détaille Christophe Duboc.

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Plus de 10 000 places payantes

Avant cela, au 1er mai 2019, 53 places situées dans le nouveau quartier Luciline deviendront également payantes. « Sur ce secteur, il y a aussi une pression du stationnement en journée. Cela gênait les habitants », affirme l’élu municipal. 

Christophe Duboc assure que ces extensions de zones payantes, qui doivent d’abord être adoptées en conseil municipal, seront les dernières du mandat d’Yvon Robert. Il dresse le bilan :

En 2019, nous arriverons donc à 1200 places en stationnement payant de courte durée et 9 660 en moyenne durée.

Soit un peu plus de 10 000 places payantes sur les 16 000 que compte la voirie rouennaise. Depuis 2011, le nombre de places payantes a donc doublé à Rouen.

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Contrôles renforcés

2019 sera également l’année du renforcement des contrôles, bien aidés par les voitures Lapi (système de lecture automatique des plaques d’immatriculation). Depuis leur mise en service en octobre 2018, elles ont dressé environ 20 000 forfaits post-stationnement (FPS). En 2018, « 62 000 FPS ont été dressés, contre 66 000 contraventions en 2017. On y est allé mollo sur le matraquage », nous rappelle l’élu, affirmant que ces deux années sont « celles où l’on a le moins verbalisé depuis dix ans ». 

On tient compte du contexte, des travaux notamment. Mais l’avenir, les contrôles vont se renforcer.

Christophe Duboc se défend toutefois de « vouloir faire des automobilistes les vaches à lait de la ville », rappelant que « le tarif du stationnement de moyenne durée, 1,20 euro par heure, n’a pas du tout augmenté durant le mandat ».

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Il justifie cette politique par « la pression de plus en plus importante de l’automobile dans les centre-villes. On va dans le sens de l’Histoire. Regardez dans les pays du Nord, ils l’ont fait 30 ans avant nous ». 

L’élu estime toutefois qu’il y a des progrès à faire pour inciter les automobilistes à ne pas prendre la voiture en centre-ville. Il évoque « les parkings relais, trop peu nombreux dans la métropole. Il faudrait faire au moins 5000 voire 10 000 places supplémentaires en parking relais ». De nouveaux P+R, comme on les appelle aussi, doivent voir le jour à Isneauville, au Zénith et route de Darnétal, nous rappelait Frédéric Sanchez, président de la Métropole Rouen Normandie en décembre 2018.

Infos pratiques :
Pour tout savoir sur les tarifs de stationnement et les modalités de paiement, rendez-vous sur le site internet de la Ville de Rouen. Pour le stationnement résidentiel, rendez-vous ici.


• Redécouvrez notre série d’interview sur la mobilité à Rouen vue par Frédéric Sanchez, président de la Métropole :

FRÉDÉRIC SANCHEZ ET LA MOBILITÉ À ROUEN : « NE PAS ATTIRER LA VOITURE OÙ ELLE N’A PAS DE RAISON D’ÊTRE »
Frédéric Sanchez, président de la Métropole Rouen Normandie, livre sa vision sur la question de mobilités : voiture individuelle, transports en commun, mobilités alternatives.

FRÉDÉRIC SANCHEZ ET LA MOBILITÉ À ROUEN : « JE VEUX UN PROJET AMBITIEUX EN TRANSPORTS EN COMMUN »
Frédéric Sanchez, président de la Métropole Rouen Normandie, livre sa vision sur la question des mobilités : voiture individuelle, transports en commun, mobilités alternatives.

FRÉDÉRIC SANCHEZ ET LA MOBILITÉ À ROUEN : « INAUGURER LA PREMIÈRE LIGNE DE BUS AUTOMATIQUE AU MONDE »
Frédéric Sanchez, président de la Métropole Rouen Normandie, livre sa vision sur la question de mobilités : voiture individuelle, transports en commun, mobilités alternatives.

Danse, cinéma et littérature… Nos idées de sorties en Seine-Maritime, ce jeudi

Bonjour !

Si la matinée du jeudi 24 janvier 2019 va démarrer sous le soleil, elle se terminera sous la pluie ! À partir de 16h, tout le département de la Seine-Maritime sera sous l’eau…

Et n’oubliez pas de sortir couvert, car les températures oscilleront entre 1 et 6°C, pas plus !

Rencontre littéraire

Yasmina Khadra, en signature, à La Galerne, jeudi 24 janvier.

Yasmina Khadra, en signature, à La Galerne, jeudi 24 janvier. (©D.R. Editions Julliard.)

L’écrivain Yasmina Khadra présente à la Galerne son nouveau roman, Khalil, consacré au parcours d’un kamikaze. 

VIDÉO. Yasmina Khadra présente Khalil :

Infos pratiques :
Jeudi 24 janvier 2019, à La Galerne, 148 rue Victor-Hugo, au Havre.
Entrée libre.

Festival Pharenheit

Le Phare présente « Cocagne », la dernière création d'Emmanuelle Vo-Dinh.

Le Phare présente « Cocagne », la dernière création d’Emmanuelle Vo-Dinh. (©Antoine Poupel.)

Dans le cadre de ce festival dédié à la danse contemporaine, Le Phare présente Cocagne, la dernière création d’Emmanuelle Vo-Dinh.

VIDÉO. Images de répétitions de Cocagne :

Infos pratiques :
Jeudi 24 janvier 2019, à 20h30, au Phare, 30 rue des briquetiers, au Havre.
Tarifs : de 8 à 10 euros.
Plus d’infos, ici.

Cinéma

Cannibale Peluche présente un film culte :  « Roar ».

Cannibale Peluche présente un film culte : « Roar ». (©D.R./Allociné.)

Cannibale Peluche présente, pour une séance unique, Roar de Noel Marshall, « le film le plus dangereux de l’histoire du cinéma ». L’essentiel du film a été tourné dans un ranch californien, propriété du réalisateur, qui y avait constitué son propre élevage de fauves (tigres, lions, guépards). Roar est entré dans la légende du cinéma, comptabilisant un record absolu d’accidents. Le film a été réalisé sans trucage, laissant les comédiens à la merci des animaux. Une expérience cinématographique à vivre sur l’écran du Studio.

VIDÉO. La bande-annonce de Roar :

Infos pratiques :
Jeudi 24 janvier 2019, à 20h30, au Studio, 3 rue du Général-Sarrail, au Havre.
Tarifs : de 2 à 6,50 euros.

Soirée rock au 106

Alice Jefferson présente une triple affiche résolument rock. Au programme : The world, Embrasse moi et la formation de Caen (Calvados) Grand parc.

VIDÉO. Écoutez Grand parc :

Infos pratiques :
Jeudi 24 janvier 2019, à 20h, au 106, quai Jean-de-Béthencourt, à Rouen, à 20h.
Tarifs : de 4 à 12,50 euros.

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Bicentenaire de Mont-Saint-Aignan

La commune périphérique de Rouen fut créée en 1819 par ordonnance royale. Elle est le résultat de la fusion des paroisses du Mont-aux-Malades et de Saint-Aignan. Elle compte aujourd’hui 19 200 habitants. Jusqu’au 21 juin 2019, elle proposera de nombreuses animations, spectacles, concerts, rencontres culturelles et sportives et conférences.

Première conférence : « Saint-André, faubourg de Rouen ou quartier de Mont-Saint-Aignan ? » par Jean-Pierre Chaline, professeur émérite Sorbonne université.

Infos pratiques :
Jeudi 24 janvier 2019, à 18h, à la Maison de l’Université, campus, à Mont-Saint-Aignan.
C’est gratuit.

Enlèvement, braquage et course-poursuite pour une dette de stups à Rouen : quatre jeunes condamnés

Quatre personnes comparaissaient, mardi 22 janvier 2019, au tribunal pour une affaire d'enlèvement, séquestration et extorsion qui s'était achevée par une dangereuse course-poursuite en centre-ville de Rouen (Seine-Maritime).

Quatre personnes comparaissaient, mardi 22 janvier 2019, au tribunal pour une affaire d’enlèvement, séquestration et extorsion qui s’était achevée par une dangereuse course-poursuite en centre-ville de Rouen (Seine-Maritime). (©SL/76actu/Archives)

Quatre personnes comparaissaient au tribunal correctionnel de Rouen (Seine-Maritime), mardi 22 janvier 2019, pour une affaire d’enlèvement, séquestration et d’extorsion sur fond de stupéfiants. Le périple de la bande s’était achevé par une impressionnante course-poursuite en plein centre de Rouen, durant laquelle un policier avait été grièvement blessé. Récit d’une incroyable escalade dans la violence.

Forcé à braquer une supérette

Tout commence le 22 décembre 2016 à Rouen. Étienne*, 17 ans au moment des faits, est enlevé et séquestré par une bande d’amis sur fond de dette de stupéfiants. Il est assis sur une chaise pendant 24 heures et subit des violences.

Puis, le 26 décembre 2016, Étienne et un ami sont forcés à monter dans une voiture, conduits dans l’appartement de Myriam*, où ils subissent des violences et se font extorquer 40 euros. La bande force ensuite Étienne à commettre un vol avec arme au Carrefour City de la rue Saint-Julien à Rouen, en gardant son ami comme otage : Nicolas lui explique la marche à suivre, Éric lui donne vêtements, cagoule, arme. Craignant pour la vie de son ami, Étienne s’exécutera, et repartira de son braquage avec la somme de 530 euros.

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Une dangereuse course-poursuite à Rouen

Enfin, le 28 décembre 2016, toujours à Rouen, Nicolas, Éric et leur complice Karim se présentent au domicile des parents d’Étienne et le font monter dans la voiture de Myriam. Étienne reçoit un coup de poing dans le nez, et se voit ramené dans l’appartement de Myriam. Quelques heures plus tard, le groupe retourne au domicile d’Étienne pour extorquer sous la menace d’une arme la voiture du père, une BMW Série 5. « Il me doit 4000 euros, la voiture c’est une caution : c’est soit ton fils soit l’argent », dira Éric au père d’Etienne avant de quitter les lieux.

Le père d’Etienne contacte la police et déclare le vol de son véhicule. Le lendemain, une patrouille repère ce véhicule dans les Hauts de Rouen, et décide de le contrôler. Le conducteur refuse et accélère en brûlant plusieurs feux rouges, roulant à contresens et fuyant direction le Boulevard des Belges.

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À l’intersection avec la rue Saint-Eloi, la voiture percute un véhicule à l’arrêt. Les policiers descendent et ordonnent aux occupants de la voiture de sortir du véhicule, Éric, le conducteur, refuse, accélère de nouveau en percutant violemment un policier qui sera grièvement blessé, et prend la direction du Théâtre des Arts à 80 km/h environ, venant percuter un fourgon de police violemment.

« C’est un menteur … »

À la barre mardi 22 janvier 2019, Éric reconnaît les faits commis au volant de la BMW, mais conteste comme les autres prévenus toutes les autres infractions, disant d’Étienne qu’il est « un menteur, il a voulu monter un dossier contre moi ». La victime maintient quant à elle ses déclarations, expliquant s’être tue, car elle voulait protéger sa famille.

Les policiers pour leur part parlent des risques inconsidérés qu’ils ont dû prendre. « C’est presque un film », commentent-ils en revenant avec beaucoup d’émotion sur le moment où leur collègue a été percuté de plein fouet par le véhicule :

On a cru qu’il était mort, on l’a vu voler.

Au jour du procès, deux ans après, l’agent n’est toujours pas en état de reprendre le travail.

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« Technique qu’on retrouve dans le grand banditisme »

Pour Me Céline Gibard, qui représente Étienne et sa famille, les faits sont choquants « par le très jeune âge des prévenus, mais également par les techniques utilisées, que l’on retrouve dans le grand banditisme ». Elle indique que pour une simple dette de stupéfiant, son client a tout vécu :

Tout était permis, avec des passage à l’acte de plus en plus importants et violents. Alors il a fait comme il pouvait, avec la peur au ventre, il n’a rien dit et tout encaissé pour protéger sa famille.

Pour l’avocate représentant les six policiers blessés et celui représentant le ministère de l’Intérieur et Carrefour City, « ce sont des barbares, ce sont des faits inadmissibles en société ». Ils soulignent le courage et le dévouement des policiers ce jour-là, et réclament près de 28 000 euros pour les policiers, 50 000 euros pour le ministère de l’Intérieur et 25 350 euros pour les employés du Carrefour City de Rouen.

« Personnalité odieuse »

Pour le ministère public, les faits sont extrêmement graves. Il s’agit d’atteintes aux biens et à la liberté, avec une violence croissante. « Ils avaient la possibilité à plusieurs moments de s’arrêter, ils ont préféré persévérer et augmenter en degré la gravité de leurs actes », n’hésitant pas a qualifier « la personnalité odieuse des prévenus qui nient l’évidence ou son atteints d’amnésie ». Le substitut du procureur souligne également le manque total de remord, de regret ou d’un début de réflexion sur la gravité des faits. Le ministère public fait également remarquer le courage du policier grièvement blessé, « qui est venu au péril de sa vie faire obstacle à ce véhicule arrivant à 80 km/h ».

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Il requiert pour Myriam, « sans qui rien n’aurait été possible, sans son appartement, sans sa voiture mais aussi sans sa lâcheté » la peine de deux ans d’emprisonnement dont un an avec sursis. Pour Nicolas, « le compagnon de route, qui ne présente ni regret ni remord » la peine de cinq ans d’emprisonnement dont un avec sursis et mise a l’épreuve pendant trois ans avec maintien en détention. Pour Karim « qui était partout, qui organise tout, et qui est en récidive », le procureur requiert la peine de neuf ans d’emprisonnement ferme ainsi que la révocation de sursis avec mise à l’épreuve à hauteur de 20 mois, avec mandat de dépôt. Enfin pour Éric, « l’extrême, le plus violent, le plus hargneux, à l’initiative de tout, qui ne se préoccupe pas de la vie d’autrui et qui ne reconnait rien, un homme qui a un comportement dangereux et inadmissible », il requiert la peine maximale prévue par la loi, soit dix ans d’emprisonnement ferme avec maintien en détention.

« La colère ne doit pas rendre la justice »

Pour la défense, il n’en est rien : si en effet les délits routiers commis le 29 décembre 2016 sont reconnus, tous les avocats des prévenus s’accordent à dire qu’aucun élément dans la procédure ne permet d’établir la culpabilité de leurs clients respectifs, et demandent chacun la relaxe de leurs clients pour les faits d’enlèvement, séquestration, extorsion, rappelant au tribunal que « la colère du ministère public face à cette affaire ne doit pas rendre la justice », soulignant les incohérences d’Étienne et le manque de preuve matérielle dans le dossier.

Le tribunal reconnaît les prévenus coupables, condamnant Myriam à une peine de un an de prison avec sursis, Nicolas à trois ans dont 6 mois avec sursis et mise à l’épreuve pendant deux ans, Karim à quatre ans et huit mois de prison ferme et Eric à cinq ans de prison ferme et maintien en détention**.

*Tous les prénoms ont été modifiés.

** Ces peines sont susceptibles d’appel. Toute personne est présumée innocente tant que toutes les voies de recours n’ont pas été épuisées.

Frédéric Bernard

Au Havre, les « Perchés » de l’hôpital Janet à nouveau inquiets du manque de moyen en psychiatrie

Les soignants de l'hôpital Janet au Havre (Seine-Maritime) s'inquiètent de voir à nouveau les conditions de travail et de l'accueil des patients se dégrader à nouveau.

Les soignants de l’hôpital Janet au Havre (Seine-Maritime) s’inquiètent de voir à nouveau les conditions de travail et de l’accueil des patients se dégrader à nouveau. (©SL / 76actu)

Un troisième lit installé dans des chambres prévues pour deux patients, des équipes tournant souvent en effectif réduit, des pavillons aux douches ou sanitaires cassés… Voilà six mois que les « Perchés de Pierre-Janet« , l’hôpital psychiatrique du Havre (Seine-Maritime) sont descendus du toit de leur établissement, et ils tirent à nouveau la sonnette d’alarme.

Comme de nombreux soignants en psychiatrie  venus de toute la France, une vingtaine d’entre eux a défilé mardi 22 janvier 2019 dans les rues de Paris pour protester contre le manque de moyens accordés à leurs établissements. 

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34 postes créés : déjà une victoire

« L’euphorie du mois de juin est retombée », ne peut que constater Mathias Monnier, représentant du syndicat Sud à l’hôpital Janet. Pourtant, il y avait eu du mieux après la mobilisation de cet été. « Le protocole signé nous a permis d’avoir 34,3 postes. La création d’une unité provisoire a permis de trouver des solutions d’hébergement adaptées à 21 patients. En sois, ça a déjà été une victoire pour les patients, et une victoire pour les soignants. »

Le problème  ? « Ces 34 postes, ils ont été financés sur le budget de l’hôpital, sans être budgétisés par l’ARS, présente Jennifer Boudet, de la CGT. Cela risque donc d’être pris sur d’autres unités, on parle déjà d’une suppression de 15 postes à la maternité. On déshabille Paul pour habiller Jacques. »

Une situation désormais a priori en résolue : l’ARS, l’Agence régionale de santé, vient justement de débloquer « un million d’euros pour le Pôle psychiatrie dans le cadre de l’exercice 2019 » a annoncé, lundi 21 janvier 2019 le GHH (Groupe hospitalier du Havre).

Des patients désœuvrés 

Une enveloppe qui devrait, en plus d’assurer le financement de ces nouveaux postes, permettre de poursuivre le travail de sortie de crise amorcée au sein de l’hôpital. « Nous travaillons beaucoup sur les flux de sortie des patients sur les unités d’accompagnement dédiées, précise Laurence Biard, directrice de la psychiatrie. Plus largement, nous avons élaboré un projet médico-soignant, afin de déterminer avec les équipes les orientations à présenter à l’ARS. »

Un projet qui ne rassure pas totalement les soignants. Au cœur de leurs inquiétudes également, le « pool de nuit », récemment mis en place pour éviter que les soignants ne soient présents en plus petit nombre la journée, « Aujourd’hui, certains recommencent à être travailler la nuit et certaines unités se retrouvent à nouveau avec seulement deux soignants pour gérer environs 25 patients », explique Mathias Monnier. 

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Dans les couloirs de Janet, on croise donc toujours, comme avant la mobilisation des « perchés », des patients passant leur journée assis sur une chaise, attendant d’être pris en charge. « C’est malheureux, mais on va surtout s’occuper de celui qui fait du bruit », témoigne Amandine Vasset. Cette aide-soignante a elle rejoint la CGT quelques jours seulement avant le mouvement de cet été.

« Une période de pic d’activité »

« On a eu une bouffée d’oxygène après cet été, mais on revient doucement à la situation d’avant. On avait pu recommencer à faire des ateliers, des sorties… » Des modes de prises en charge nécessaires, mais qu’elle a vu disparaître au fil de sa carrière, débutée il y a une dizaine d’années.

Aujourd’hui, on apprend aux jeunes à faire le ménage et régler les petits problèmes du quotidien, pas à travailler sur des projets. Et un malade qui ne fait rien, il rumine son mal. Au final, ils sortent sans solution et finissent par revenir dans le même état.

De son côté, la directrice se veut rassurante. « C’est vrai que nous avons eu, quelques jours en décembre et tout ce début d’année, une période de pic d’activité avec des lits supplémentaires, reconnaît-elle. Mais depuis la crise, ils sont limités de trois à six par pavillon. C’est normal que cela inquiète, mais il est encore un peu tôt pour dire que cela va durer. »

« On demande juste les moyens pour bien prendre en charge les patients »

De même, elle précise que le « pool de nuit », encore récent, peut nécessiter de mobiliser d’autres soignants même s’il « doit faire face à l’énorme majorité des absences ». Plus globalement, Laurence Biard rappelle le travail engagé pour désengorger les urgences de Janet avec au programme « la création d’une unité protégée pour les soins plus intensifs. Le manque de ce type de lieu embouteille les urgences. »

Au programme également, une enveloppe de près de 15 millions d’euros pour réhabiliter trois pavillons d’ici cinq à six ans, ainsi que la construction d’une unité de pédopsychiatrie sur le site de l’hôpital Flaubert.

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Toujours mobilisés, les soignants ont rendez-vous mardi 29 janvier 2019 avec la direction de l’hôpital pour évoquer ces sujets d’inquiétude. « Le pire dans tout ça, c’est qu’on ne demande pas des augmentations de salaires, mais juste les moyens pour bien prendre en charge les patients », soupire Amandine Vasset.

En Seine-Maritime, une fillette de 4 ans percutée par un automobiliste

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Mercredi 23 janvier 2019, les pompiers sont intervenus à Cléon après qu’une fillette de 4 ans et demi s’est fait percuter par un automobiliste (©Adobe Stocks/Illustration)

Mercredi 23 janvier 2019 en milieu d’après-midi, les sapeurs-pompiers sont intervenus sur les lieux d’un accident dans la commune de Cléon, près de Rouen (Seine-Maritime), rue de Tourville.

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Une fillette percutée sur un passage cloutée

Un automobiliste a percuté une fillette de 4 ans. Selon une source judiciaire, celle-ci aurait échappé à la surveillance de ses parents avant d’être heurtée sur un passage clouté. Elle souffrirait d’une fracture au niveau des membres inférieurs. 

Deux engins de sapeurs-pompiers ont été mobilisés durant l’opération qui à 17h30 était toujours en cours.

Les petites enquêtes, un escape game pour enfants voit le jour à Rouen

Les petites enquêtes, un escape game spécialement dédié aux enfants a vu le jour à Rouen (Seine-Maritime).

Les petites enquêtes, un escape game spécialement dédié aux enfants a vu le jour à Rouen (Seine-Maritime). (©Adobestock/Illustration)

Tout débute par une partie de poker clandestine. L’ensemble des coupables a été arrêté sauf un, parti avec le magot. Mais il n’est pas au bout de ses peines. Le groupe d’experts du département scientifique des petits enquêteurs, une équipe de choc, a été mis sur le coup…

Ainsi commence le scénario du premier escape game pour enfants lancé par l’établissement Get out à Rouen (Seine-Maritime) mardi 15 janvier 2019. Intitulé Les petites enquêtes, il s’adresse aux jeunes, « dès l’âge de savoir lire ».

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Entre jeu de rôle et jeu d’énigmes

Les enfants ont environ 60 minutes pour résoudre l’enquête. Ils doivent d’abord récupérer la liste des suspects. « Ils obtiennent ensuite des indices qui leurs permettent d’éliminer ces suspects les uns après les autres, un peu sur le modèle du Qui est-ce ?, jusqu’à remonter au coupable », précise le gérant de Get out Rouen, Youen Sachet.

Get out possède 17 franchises en France. Le scénario des Petites enquêtes a été conçu à partir d’expériences menées à Reims et à Rennes. « On a réutilisé certaines énigmes, mais on a repensé le scénario », explique Youen Sachet.

Un sergent instructeur laborantin, incarné par un membre de Get Out, accompagne les joueurs. Il leur donne les informations récupérées par la police sur le terrain. « Cela ajoute une dimension jeu de rôle. Ça permet aussi de canaliser tout le monde. »

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Deux nouveaux scénarios à venir

Pour jouer, il faut réunir une équipe de cinq à dix enfants. Cet escape game se déroule dans la Panic room, aménagée pour l’occasion. « Il peut aussi s’exporter à la maison, indique le gérant. Tant que les gens ont des tables et des chaises, il est possible d’installer les éléments chez eux. »

Une équipe de jeunes a déjà réussi le défi. Les enfants accrochent bien, ce qui donne de la suite dans les idées à Youen Sachet : « On travaille sur un autre scénario pour enfants qui se déroulerait à l’extérieur, dans les rues de Rouen. On espère le mettre en place au printemps. »

Les adultes ne sont pas non plus oubliés. Un nouvel escape game sur le thème des phobies devraient aussi voir le jour prochainement.

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Infos pratiques
Les petites enquêtes, tous les jours sauf le samedi. Pour une équipe de cinq à dix enfants, à partir de « l’âge de savoir lire » (6-7 ans) jusqu’à 12 ans. Réservation obligatoire. Tarif : 20€ par joueur. Tél.: 09 86 63 43 42.

L’écrivain Yasmina Khadra présente son roman « Khalil » à La Galerne, au Havre

Yasmina Khadra en signature à La Galerne, jeudi 24 janvier, pour son nouveau roman, « Khalil ».

Yasmina Khadra en signature à La Galerne, jeudi 24 janvier, pour son nouveau roman, « Khalil ». (©D.R. Éditions Julliard.)

Nouveau rendez-vous littéraire à la librairie La Galerne, au Havre (Seine-Maritime), jeudi 24 janvier 2019. Yasmina Khadra présentera son nouveau roman, Khalil, ou le parcours d’un jeune kamikaze.

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Mourir en martyr

Dans Khalil, Yasmina Khadra plonge son lecteur dans l’esprit d’un jeune kamikaze. 13 novembre 2015, Khalil se rend à Paris pour participer à cette terrible nuit sanglante, qui a frappé la capitale. Sa mission : faire un maximum de victimes, en activant son gilet explosif. Mais rien ne se passe comme prévu… Khalil ne peut mourir en martyr comme il le souhaitait. 

VIDÉO. Yasmina Khadra présente Khalil :

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Aux frontières de la folie

Yasmina Khadra livre un récit à la première personne, plongeant son lecteur dans les pensées et les ressentis d’un kamikaze, un jeune homme aveuglé par une cause embrassée par désespoir. Khalil retrace la course folle d’un terroriste, dont la pensée vacille, partagée entre lucidité de la conscience et brutalité de la folie. Sans complaisance, Khadra explore les méandres d’une âme perdue, à la recherche du salut.

VIDÉO. Yasmina Khadra, invité de La grande librairie :

De Paris à Molenbeek

Khalil nous conduit de Paris à Molenbeek, en Belgique, quartier devenu tristement célèbre, après l’arrestation de Salah Abdelslam. On y suit un jeune homme traqué par ses propres remords, en rupture familiale et sociale, qui tente de donner, par des actions terroristes, un sens à sa vie. Khalil dresse le portrait d’un jeune paumé, récupéré et embrigadé par des extrémistes religieux. Une tentative pour éclairer le Mal et lui donner un visage, une voix.

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Infos pratiques :
Jeudi 24 janvier 2019, à 18h, à La Galerne, 148 rue Victor-Hugo, au Havre.
Entrée libre.
Khalil de Yasmina Khadra, aux éditions Julliard. Prix : 19 euros.

VIDÉOS. La mule, The hate U give, L’ordre des médecins… Les sorties cinéma du mercredi 23 janvier 2019

La mule

Clint Eastwood à l'affiche dans son nouveau film, dans les salles, mercredi 23 janvier 2019.

Clint Eastwood à l’affiche dans son nouveau film, dans les salles, mercredi 23 janvier 2019. (©Warner Bros. Entertainment Inc., Imperative Entertainment, LLC, and BRON Creative USA, Corp. All Rights Reserved. / Claire Folger)

À plus de 80 ans, Earl Stone est aux abois. Il est non seulement fauché et seul, mais son entreprise risque d’être saisie. Il accepte alors un boulot qui – en apparence – ne lui demande que de faire le chauffeur. Sauf que, sans le savoir, il s’est engagé à être passeur de drogue pour un cartel mexicain. Le nouveau film de Clint Eastwood.

VIDÉO. La bande-annonce de La mule :

  • Où voir ce film en Seine-Maritime ?
    Au Havre : Sirius (les horaires, ici), Gaumont  (les horaires, ici).
    À Rouen : Omnia, (les horaires, ici), Gaumont Rouen Grand-Quevilly (les horaires, ici), Kinepolis (les horaires, ici), Pathé Docks 76 (les horaires, ici).

L’ordre des médecins

Jérémie Renier, à l'affiche de « L'ordre des médecins ».

Jérémie Renier, à l’affiche de « L’ordre des médecins ». (©Pyramide Distribution.)

Simon, 37 ans, est un médecin aguerri. L’hôpital, c’est sa vie. Il côtoie la maladie et la mort tous les jours dans son service de pneumologie et a appris à s’en protéger. Mais quand sa mère est hospitalisée dans une unité voisine, la frontière entre l’intime et le professionnel se brouille. L’univers de Simon, ses certitudes et ses convictions vacillent… Jérémie Renier et Marthe Keller sont les acteurs principaux de ce drame signé David Roux.

VIDÉO. La bande-annonce de L’ordre des médecins :

  • Où voir ce film en Seine-Maritime ?
    Au Havre : Sirius (les horaires, ici)
    À Rouen : Omnia, (les horaires, ici)

The hate U give

« The hate U give », portrait d'une jeunesse  américaine révoltée.

« The hate U give », portrait d’une jeunesse américaine révoltée. (©2018 Twentieth Century Fox)

Starr est témoin de la mort de son meilleur ami d’enfance, Khalil, tué par balles par un officier de police. Confrontée aux nombreuses pressions de sa communauté, Starr doit trouver sa voix et se battre pour ce qui est juste. Le film est une adaptation du roman éponyme, véritable best-seller, d’Angie Thomas, sur une adolescente noire témoin du meurtre de son ami d’enfance par un policier blanc.

VIDÉO. La bande-annonce de The hate U give :

  • Où voir ce film en Seine-Maritime ?
    Au Havre : Gaumont  (les horaires, ici).
    À Rouen : Gaumont Rouen Grand-Quevilly (les horaires, ici), Kinepolis (les horaires, ici), Pathé Docks 76 (les horaires, ici).

Yao

Omar Sy est à l'affiche de « Yao ».

Omar Sy est à l’affiche de « Yao ». (©Pan-Européenne.)

Depuis son village au nord du Sénégal, Yao est un jeune garçon de 13 ans prêt à tout pour rencontrer son héros : Seydou Tall, un célèbre acteur français. Invité à Dakar pour promouvoir son nouveau livre, ce dernier se rend dans son pays d’origine pour la première fois. Pour réaliser son rêve, le jeune Yao organise sa fugue et brave 387 kilomètres en solitaire jusqu’à la capitale. 

VIDÉO. La bande-annonce de Yao :

  • Où voir ce film en Seine-Maritime ?
    Au Havre : Gaumont  (les horaires, ici).
    À Rouen : Gaumont Rouen Grand-Quevilly (les horaires, ici), Pathé Docks 76 (les horaires, ici).

Green book : sur les routes du Sud

Trois Golden Globes ont été décernés à « The green book », avec Mahershala Ali et Viggo Mortensen.

Trois Golden Globes ont été décernés à « The green book », avec Mahershala Ali et Viggo Mortensen. (© eOne Germany.)

En 1962, alors que règne la ségrégation, Tony Lip, un videur italo-américain du Bronx, est engagé pour conduire et protéger le Dr Don Shirley, un pianiste noir de renommée mondiale, lors d’une tournée de concerts. Durant leur périple de Manhattan jusqu’au Sud profond, ils s’appuient sur le Green Book pour dénicher les établissements accueillant les personnes de couleur, où l’on ne refusera pas de servir Shirley et où il ne sera ni humilié ni maltraité.

VIDÉO. La bande-annonce de Green book : sur les routes du Sud :

  • Où voir ce film en Seine-Maritime ?
    Au Havre : Gaumont  (les horaires, ici).
    À Rouen : Gaumont Rouen Grand-Quevilly (les horaires, ici), Kinepolis (les horaires, ici), Pathé Docks 76 (les horaires, ici).

Les petits flocons

« Les petits flocons », la comédie de l'hiver !

« Les petits flocons », la comédie de l’hiver ! (© Bac Films)

Des sommets enneigés, le ciel bleu… En vacances à la montagne, Wanda ne peut pas skier, sa jambe a triplé de volume à cause d’une phlébite. Pas de veine pour une mannequin jambe ! Pendant que son mari Thomas et leurs deux enfants s’éclatent sur les pistes, Wanda se console en s’occupant de son invité Sami, un ex-taulard fraîchement sorti de prison. Mais les moniteurs de ski et l’air de la montagne ont tôt fait de monter à la tête de tout ce petit monde…

VIDÉO. La bande-annonce des Petits flocons :

  • Où voir ce film en Seine-Maritime ?
    Au Havre : Gaumont  (les horaires, ici).
    À Rouen : Gaumont Rouen Grand-Quevilly (les horaires, ici), Kinepolis (les horaires, ici)

Humour. Léa Crevon, « chanteuse à personnage comique », à l’affiche du théâtre À l’ouest, à Rouen

Léa Crevon, coup de cœur humour du tremplin du Zénith de Rouen, est à découvrir À l'ouest, le 24 janvier 2019..

Léa Crevon, coup de cœur humour du tremplin du Zénith de Rouen, est à découvrir À l’ouest, le 24 janvier 2019. (©Thierry Chion)

L’humoriste Léa Crevon se produit au théâtre À l’ouest, scène 100% rire à Rouen (Seine-Maritime), jeudi 23 janvier 2018. Elle va y présenter son nouveau spectacle : Grain de folie.

Spectacle nouvelle version

« C’est encore une nouvelle version de mon spectacle, avec un nouveau fil conducteur, explique cette artiste originaire de la région de Rouen. C’est un mélange de sketchss et de chansons. J’y parle toujours de mariage, un peu moins qu’avant. Mais après je préfère laisser la surprise aux gens qui vont venir me voir. Ils me découvriront sur scène. Je vais parler un peu de mon enfance, du mariage, du fait que je sois fille unique… »

Son style, elle le définit elle-même comme étant « chanteuse à personnage comique ».

LIRE AUSSI : L’humoriste rouennaise Léa Crevon, avec la troupe du spectacle « Ohlala ! », à Paris

Loufoque et candide

Léa Crevon incarne sur les planches un personnage loufoque et candide, une création qui lui a valu de remporter le premier prix interprète lors du Festival Le Mans cité chansons en 2010. Suivant ensuite une formation aux arts du music-hall, elle intègre la compagnie de La flambée tout en continuant de créer et de perfectionner son personnage loufoque. Une interprétation qui lui vaut d’être remarquée et de se faire remarquer dans divers tremplins. En 2016, elle est élue coup de cœur du Zénith de Rouen… Elle se présente également en ouverture des spectacles de Jarry, Jeanfi, Cauet, Kevin et Tom

LIRE AUSSI : L’humoriste normande Léa Crevon joue son spectacle à Rouen, au théâtre À l’ouest

Cet été, Léa Crevon apparaissait dans le spectacle Ohlala !, à Paris. « C’est une bonne opportunité qui ouvre des portes. Depuis j’ai passé des auditions, j’ai renoué avec des contacts professionnels. Je suis maintenant appelée pour venir sur des projets. Je continue à vivre mes petites aventures. »

• VIDÉO. Extrait : 

Infos pratiques :
Au théâtre À l’ouest, 26 quai Gaston Boulet, à Rouen, à 20h.
Tarif : 20 euros.

Deux conducteurs ivres arrêtés à Rouen : l’une grille des sens interdits, l’autre des feux rouges

Deux conducteurs ivres ont été interpellés à Rouen (Seine-Maritime), dans la nuit du 22 au 23 janvier 2019.

Deux conducteurs ivres ont été interpellés à Rouen (Seine-Maritime), dans la nuit du 22 au 23 janvier 2019. (©Adobe Stock/Illustration)

Deux conducteurs ont été interpellés quasiment simultanément à Rouen (Seine-Maritime), dans la nuit du mardi 22 au mercredi 23 janvier 2019, alors qu’ils conduisaient en ayant bu

Il grille plusieurs feux rouges

Le premier automobiliste a été repéré vers 1h15, apprend-on de source judiciaire. Une patrouille de police l’a remarqué alors qu’il remontait la rue Jeanne-d’Arc depuis le quai de la Bourse. Il faisait des embardées et a grillé plusieurs feux rouges sous les yeux des policiers. 

Ces derniers ont enclenché la sirène et le gyrophare, amenant le conducteur de l’Audi A3 à s’arrêter. Âgé de 23 ans, il affichera un taux de 1,82 g d’alcool par litre de sang.

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Elle prend des rues en sens interdit

Quasiment au même moment, vers 1h30, la conductrice d’une Mini a été repérée par une patrouille de police secours sur le boulevard de l’Yser, alors qu’elle faisait des écarts avec son véhicule.

Les policiers l’ont suivi dans les rues Bouvreuil et du Donjon, qu’elle a empruntées en sens interdit. Elle s’est arrêtée à la demande des policiers qui l’ont soumises à l’éthylotest. La conductrice âgée de 26 ans avait 1,42 g d’alcool par litre de sang.

Si l’on met de côté les feux et sens interdits grillés, les deux conducteurs encourent deux ans d’emprisonnement et de 4 500 euros d’amende. 

Un homme interpellé après s’être exhibé dans un bus, près de Rouen

Un homme a été interpellé pour s'être exhibé dans un bus à Darnétal, près de Rouen (Seine-Maritime), mardi 22 janvier 2019.

Un homme a été interpellé pour s’être exhibé dans un bus à Darnétal, près de Rouen (Seine-Maritime), mardi 22 janvier 2019. (©JB/76actu/Illustration)

Un homme a été interpellé à Darnétal, dans l’agglomération de Rouen (Seine-Maritime), mardi 22 janvier 2019, accusé de s’être exhibé dans un bus. Il a été placé en garde à vue.

Il baisse son pantalon dans le Teor

Selon une source judiciaire, ce sont les agents de la TCAR qui ont alerté la police vers 18h30. Des jeunes femmes ont en effet indiqué aux agents qu’un homme avait, dans un Teor de la ligne T3, baissé son pantalon et ses sous-vêtements pour exhiber ses parties intimes. 

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Un équipage de la Brigade spécialisée de terrain s’est rendu sur place, à l’arrêt Rue des Belges. Les agents de la TCAR ont désigné aux policiers l’individu qui se trouvait non loin de là, rue Sadi Carnot.

Dégrisement puis garde à vue

Le suspect était manifestement ivre, titubant et tenant des propos incohérents au moment de son interpellation. Une des victimes, âgée d’une vingtaine d’années, a formellement reconnu l’individu. Elle a affirmé son souhait de déposer plainte.

L’homme, âgé de 53 ans, a été placé en dégrisement puis en garde à vue.

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Submersion marine : le territoire du Havre s’organise pour prévenir les risques

Des études approfondies ont été menées sur le territoire du Havre pour évaluer les risques de submersion marine.

Des études approfondies ont été menées sur le territoire du Havre pour évaluer les risques de submersion marine. (©illustration/Adobe stock)

C’est une première étape dans l’établissement d’un large plan de prévention des risques de submersion par la mer qui a été présenté mardi 22 janvier 2019. Après avoir établi dans le détail différents scénarios, la préfecture de Seine-Maritime entame, avec les acteurs du Havre, un travail sur une nouvelle réglementation à mettre en place dans ce bassin d’activité.

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Un risque d’inondation par l’est

La réserve naturelle de l’estuaire sous deux mètres d’eau, une partie de la ville basse du Havre ou de sa zone industrielle inondées… Contrairement à ce que l’on aurait pu imaginer, ce n’est pas le front de mer qui est directement menacé par le risque de submersion. Le territoire havrais est plutôt exposé à un risque de débordement par l’est, via un espace naturel qui jouerait un important rôle de stockage d’eau.

C’est ce qu’il ressort de l’étude menée par les services de la DDTM de Seine-Maritime, en collaboration avec les acteurs locaux comme Le Havre Seine Métropole ou le Grand port maritime du Havre dans le cadre de l’élaboration du Plan de prévention des risques littoraux par submersion marine. 

Trois années d’enquête

Pas de panique toutefois : les différents scénarii établis le sont sur une base centennale, c’est-à-dire ayant une « chance » sur 100 de se produire chaque année. Une base prenant également en compte l’élévation du niveau de la mer liée au réchauffement climatique. « Il s’agit là d’un travail très technique, voir scientifique », précise Laurent Bresson, directeur de la DDTM de Seine-Maritime.

Trois ans auront été nécessaires pour modéliser de la façon la plus précise possible les risques potentiels du bassin havrais. « Un territoire jeune, qui a beaucoup été transformé par la main de l’homme assez récemment à l’échelle qui nous intéresse, note Laurent Bresson. Nous n’avons pas le recul historique que l’on peut avoir ailleurs. »

Établir une nouvelle réglementation

Une fois cette base établie, il reste encore aux concepteurs de ce PPRL un an de travail pour concevoir le dispositif réglementaire qui en découle. « Parmi les leviers dont nous disposons, nous allons principalement agir sur l’aménagement de l’urbanisme et de la construction », pose le directeur de la DDTM.

C’est donc une phase de concertation avec les acteurs locaux qui s’ouvre désormais pour calibrer cette réglementation au mieux. Cela pourra par exemple passer par « la fixation d’un plancher pour les nouvelles constructions au dessus de la côte de submersion » ou « faire en sorte que la desserte des réseaux, notamment électriques, soit réalisée plutôt par le haut sur les nouvelles constructions dans les zones à risque. »

Un travail sur le long, voir le très long terme qui relève pour la plupart « du bon sens » et qui aura son importance : ces réglementations vaudront « servitude d’utilité publique », et s’imposeront donc aux plans locaux d’urbanisme.

Les « Stylos rouges » de l’Académie de Rouen se mobilisent pour rendre visible le travail des enseignants

Les Stylos rouges de l'Académie de Rouen organisent une correction collective, mercredi 23 janvier 2019.

Les Stylos rouges de l’Académie de Rouen organisent une correction collective, mercredi 23 janvier 2019. (©Adobe Stock.)

Méprisés, mal aimés : le malaise des enseignants et des professionnels de l’Éducation est grand. Né au moment des vacances de Noël, le mouvement des Stylos rouges rassemble des professeurs (premier et second degrés), des psychologues de l’Éducation nationale et des conseillers d’éducation. 

Les Stylos rouges sortent de l’ombre et se mobilisent pour faire entendre leur voix, dans un contexte social agité. « On réveille un peu les gens », souligne Patrick Domenget, professeur certifié d’histoire-géographie au lycée Claude-Monet, au Havre (Seine-Maritime). Mercredi 23 janvier 2019, les Stylos rouges organisent une action destinée à rendre visible l’invisible : le travail de correction effectué par les enseignants. Des corrections collectives sont organisées au Havre et à Rouen (Seine-Maritime).

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« C’est une première ! »

Les Stylos rouges multiplient les actions : envoi de stylos rouges au Président de la République, participation à la rédaction des cahiers de doléances… Dans l’Académie de Rouen, ils innovent et organisent une correction collective, à 14h, place des Cotonniers, à Rouen, et place de l’Hôtel-de-Ville, au Havre :

On appelle tous ceux qui se sentent concernés à nous rejoindre et ils sont nombreux. Par la correction collective, nous souhaitons pratiquer une autre action et sortir de nos établissements scolaires pour rendre visible ce travail invisible. Nous sommes toujours renvoyés à nos 18h, à nos vacances. L’idée, c’est de montrer l’autre facette du travail : la préparation des cours, les corrections et de rendre visuelle cette action, précise Patrick Domenget.

Les revendications sont nombreuses et la colère s’intensifie chez les fonctionnaires. Colère à l’égard du gouvernement, des idées reçues etc.

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Un mépris total

Les Stylos rouges ont élaboré un manifeste qui recense les différentes revendications, parmi lesquelles la revalorisation du métier et le dégel du point d’indice :

Nous sommes dans un contexte qui bouge beaucoup. Les revendications dans le pays sont importantes. Les fonctionnaires n’ont rien obtenu. Un geste a été fait pour les gilets jaunes, pour les policiers. Mais quelle prime a donné l’État patron ? Le mépris à notre égard est total : parents d’élèves, gouvernement etc. On en reçoit tellement sur la tête, de la part du gouvernement, de la part de l’ensemble des gens.

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« Le mal est fait »

Oubliés des différents discours d’Emmanuel Macron, les Stylos rouges estiment que « le mal est fait ». Remontés contre leur ministre, Jean-Michel Blanquer, ils ne décolèrent pas :

Quelle que soit l’évolution du mouvement, il n’aura pas d’autre choix que de satisfaire au maximum nos demandes. Ce qui est en jeu, c’est l’avenir de la formation. Or, les enseignants déconseillent le métier à leurs enfants et les candidats manquent aux concours. Le ministre contribue à construire une mauvaise image de la profession, souligne Patrick Domenget.

D’autres actions sont envisagées pour porter les revendications nombreuses de professionnels en souffrance : dégel du point d’indice et revalorisation salariale, amélioration des conditions d’apprentissage, réformes du secondaire et reconnaissance de la mission éducative…

5 millions de fonctionnaires avec le point d’indice gelé, ce sont 5 millions de ménages qui ne consomment pas. La crise du pays est profonde.

Plus de 600 personnes ont rejoint la page Facebook du mouvement de l’Académie de Rouen. « Il faut mobiliser les collègues désabusés. La lutte sera longue. »

REPORTAGE. Le plan temps froid déclenché : l’Armée du Salut gère l’urgence, au Havre

Un repas chaud, un endroit où dormir l'action de l'armée du salut au Havre, ce n'est pas uniquement en cas de déclenchement du plan temps froid.

Un repas chaud, un endroit où dormir et surtout des professionnels qui visent à recréer ce lien entre la personne vulnérable et le monde qui l’entoure : l’action de L’Armée du Salut au Havre (Seine-Maritime), ce n’est pas uniquement en cas de déclenchement du plan temps froid. (©M-B/76actu)

Ils sont prêts depuis novembre. Mais c’est vendredi 18 janvier 2019 que le plan temps froid a été déclenché en Seine-Maritime. Depuis cette date au Havre, l’Armée du Salut gère, en plus de ses nombreuses structures du pôle urgence, l’accueil de personnes démunies au sein du gymnase Monod à compter de 18h, avec l’appui de la Croix Rouge. 36 personnes ont ainsi été accueillies lundi 21 janvier. 

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25 à 30 personnes accueillies chaque jour

La nuit a été courte pour Florence Burgeïa, responsable du pôle urgence au Havre et chef de projet de l’Armée du Salut. « Hier soir, (lundi, ndlr), nous avons accueilli 36 personnes au gymnase Monod. Je suis allée voir si tout se passait bien. J’ai beaucoup discuté avec les gars. Je suis rentrée à minuit et demi. » 

En moyenne, 25 personnes vont être accueillies dans le gymnase chaque jour durant cette période de plan temps froid. La mise en route est bien rodée. « On s’y prépare depuis septembre avec la Croix Rouge, la police, l’hôpital et tous les services de la ville qui sont concernés. »

Chaque jour, les démunis viennent via le 115 ou « se présentent à 18 heures ». « Le bouche à oreille joue beaucoup. » 

Les personnes que nous accueillons peuvent prendre un repas chaud, dormir sur des brancards en guise de lits et prendre une douche. On a deux tentes pour accueillir éventuellement des familles. Mais pour le moment, nous n’accueillons que des hommes, indique Florence Burgeïa. 

Le petit-déjeuner est servi à 7 heures le matin. À 8 heures, le gymnase ferme et le local de l’Armée du salut prend le relais, rue Lamartine, au bon vouloir des personnes démunies.

Le plan temps froid : des places d’hébergements en plus
À Rouen : site Colette-Yver (rue du Chanoine Maubec) pour l’accueil des femmes, des familles et enfants, gymnase Graindor (rue des Charrettes) pour l’accueil d’hommes isolés.
Au Havre : Gymnase Monod ( 3 rue de Westinghouse) pour l’accueil de tous les publics.
Sur l’ensemble des territoires : en fonction de la saturation des dispositifs, des places hôtelières supplémentaires pourront également être mobilisées durant la période de déclenchement, sur le territoire de Rouen, Le Havre, Dieppe, Elbeuf et Fécamp.

Recréer ce fil qui lie un individu au monde extérieur

Une partie de l'équipe de l'Armée du Salut au Havre qui compte 130 personnes, à gauche Florence Bugeïa et à droite Christopher Berthelemy.

Une partie de l’équipe de l’Armée du Salut au Havre qui compte 130 personnes, à gauche Florence Bugeïa et à droite Christopher Berthelemy. (©M-B/76actu)

Un tiers des personnes reçues par l’Armée du salut aujourd’hui et pas seulement dans le cas du dispositif temps froid est en situation irrégulière ou a été débouté du droit d’asile.

LIRE AUSSI : L’histoire. Grâce à la mobilisation des Havrais, Christophe, sans-abri, a trouvé du travail

Christopher Berthelemy, adjoint de Florence, regrette également : « On voit cette année beaucoup de jeunes entre 18 et 25 ans. »

Établir le profil de la personne vulnérable relève de l’impossible pour ces deux travailleurs sociaux. « Ils ont chacun un parcours différent, ce qu’ils ont en commun c’est une rupture de lien familial, amical ou social. Notre boulot, c’est justement de recréer ce fil qui lie un individu au monde extérieur. Mais pas en voulant aller trop vite, sinon on fait des nœuds. » 

« L’urgence dans le social, ça prend du temps » 

À 55 ans, Florence, passionnée, parle tout en regardant à travers la baie vitrée de son bureau ce qu’il se passe dans les locaux, à l’étage au-dessous.  « Ah tiens, il est revenu le petit jeune. Il a repris son calepin, regarde ! Hier soir, au gymnase, il a dessiné quasiment tous les gars, c’est incroyable le talent qu’il a », explique-t-elle à son adjoint. 

Dans l’après-midi, une première entrevue aura lieu pour mieux connaître son parcours. Le jeune homme parlera… Ou pas ! Florence n’a de cesse de le répéter : « L’urgence ici, s’arrête à la porte de notre service. Si vous pensez régler les problèmes des gens sans prendre le temps… Faut changer de métier ! » 

Un métier qu’elle exerce depuis plus de 30 ans, transmettant son savoir et sa passion aux plus jeunes comme Christopher, trentenaire : « Je me souviendrai toujours du jour où tu m’as dit : ce métier-là on ne sait pas comment y arrive, mais on sait pourquoi on reste. » 

« On n’arrive pas dans la rue par choix ! »

Ils ne comptent pas leurs heures, passent leurs jours de congés à aller chercher des meubles ou victuailles données par des bienfaiteurs et admettent en souriant : « Parfois avec certains qu’on tente d’aider, on doit faire des conneries, comme tout être humain ! » 

L’humanité, ce grand mot que Florence répète sans cesse. 

Quand j’ai commencé dans le métier une dame m’a dit : si tu ne connais pas l’histoire de l’humanité, tu n’as rien à faire ici. 

Aujourd’hui Christopher comme Florence voudraient convaincre les gens que « non, on arrive pas dans la rue par choix ! Simplement parce que ce n’est pas humain de dormir dehors. »

Convaincre également que « oui, une personne vulnérable parce qu’elle est humaine, parfois doit être poussée à trouver elle-même des ressources pour s’en sortir, plutôt que d’attendre des autres qu’ils la sortent de sa situation. » 

Convaincre enfin que « la prise en charge des personnes vulnérables, ce n’est pas seulement l’hiver… À l’Armée du Salut, nous c’est tous les jours même l’été. » Mais après tout… « C’est très humain de penser aux gens qui dorment dehors seulement quand on ressent le froid. »

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Le pôle urgence du Havre
100 places pour les hommes isolés et 50 pour les familles dans un centre d’hébergement et de réinsertion sociale et 30 places dans le CHRS Mazeline ;
80 places dans le centre d’accueil pour sans-abri ;
80 places dans le centre d’accueil et d’orientation ;
58 places pour les urgences séquentielles ;
un centres de soins, d’accompagnement et de prévention en addictologie.

Création, exposition, performance… Nos idées de sorties en Seine-Maritime, ce mercredi

Bonjour à tous et à toutes !

De la neige est au programme de ce mercredi 23 janvier 2019 dans toute la Seine-Maritime ! Malheureusement, les flocons vont devoir parfois laisser place à des averses de pluie, qui bien souvent font fondre la neige.

Cela n’empêchera pas le thermomètre de descendre, alors couvrez-vous ! Il ne devrait pas faire plus de 4°C ! Voici quelques propositions de sorties, bien au chaud, pour ce mercredi hivernal :

Atelier créatif

Le Muséum d'histoire naturelle du Havre organise un atelier créatif pour les 6-10 ans.

Le Muséum d’histoire naturelle du Havre organise un atelier créatif pour les 6-10 ans. (©D.R.)

À partir de 60 tampons aux formes géométriques ou texturées gravées sur gomme et montées sur bois, les enfants sont amenés à créer plusieurs compositions et illustrations d’animaux ou de végétaux qu’ils réuniront dans un cahier façonné par leurs petites mains. Dans cet atelier créatif, Alexandra Lafitte Cavale propose aux enfants de réfléchir aux courbes et formes géométriques que l’on peut trouver dans la nature. Parce que mieux voir commence aussi par mieux comprendre. Pour les 6-10 ans.

Infos pratiques :
Mercredi 23 janvier 2019, à 14h30, au Muséum d’histoire naturelle, place du Vieux-Marché, au Havre (Seine-Maritime).
Tarif : 3 euros par personne, matériel fourni.
Dans la limite des places disponibles. Réservation conseillée au 02 35 41 37 28.

Exposition

L'exposition consacrée à Édouard Riou, au Havre, dévoile le travail d'illustrateur de cet artiste oublié.

L’exposition consacrée à Édouard Riou, au Havre, dévoile le travail d’illustrateur de cet artiste oublié. (©S.B./Normandie-actu.)

La bibliothèque Armand-Salacrou, au Havre, invite le public à découvrir le travail d’Édouard Riou, illustrateur attitré des récits de Jules Verne. À voir jusqu’au 27 avril 2019.

Infos pratiques :
Jusqu’au 27 avril 2019, à la bibliothèque Armand-Salacrou, 17 rue Jules-Lecesne, au Havre (Seine-Maritime).
Ouvert du mardi au samedi, de 14h à 18h, et de 14h à 17h, pendant les vacances scolaires.
Entrée libre.
Une conférence, organisée en partenariat avec le CHRH, avec Aline Lemonnier-Mercier aura lieu vendredi 8 février 2019, à 18h, à la bibliothèque Salacrou. Entrée libre.

Performance

« Batterie », une performance de David Wampach, présentée au Portique.

« Batterie », une performance de David Wampach, présentée au Portique. (©Richard Wampach.)

Dans le cadre du festival Pharenheit, Le Portique accueille la performance Batterie de David Wampach.

LIRE AUSSI : Exposition. Le travail photographique de Patrick Tosani au Portique, centre d’art du Havre

Infos pratiques :
Mercredi 23 janvier 2019, à 18h30, au Portique, 30 rue Gabriel Péri, au Havre (Seine-Maritime).
Réservations en ligne, ici.
C’est gratuit.

Humour

Savions-nous que notre quotidien était aussi drôle ? Anne Roumanoff est toujours là pour nous le rappeler et puisque le monde va mal, autant s’en amuser follement !

Infos pratiques :
Mercredi 23 janvier, à 20h30, au THV, au Havre (Seine-Maritime).
Billetterie dans les points de vente habituels.
Tarifs : à partir de 38 euros. 

Karine Deshayes

Ruisseau de splendeurs musicales et d’airs somptueux alternant virtuosité et lyrisme, « Il Trionfo del Tempo et del Disinganno » est signé Haendel. Il composa ce premier oratorio lors d’un séjour à Rome. Il avait 22 ans. Cet oratorio enchanteur est interprété par l’ensemble « Les nouveaux caractères » sous la direction de Sébastien d’Hérin. Karine Deshayes (Piacere) apporte beauté et plaisir.
Durée 2h30. 

VIDÉO. Un aperçu de l’œuvre d’Haendel :

Infos pratiques :
Mercredi 23 janvier 2019, à la Chapelle Corneille, rue Bourg l’Abbé, à Rouen (Seine-Maritime), à 20h.
Tarifs : de 10 à 32 euros.

Exposition photo

Catherine Dressayre a observé pendant 18 mois les ouvriers du chantiers du quai 9 de Lanester. Elle a assisté à la construction d’un bâtiment et rencontré les compagnons. Ces derniers se sont révélés dans leurs gestes et leurs efforts denses jusqu’à laisser paraître leur fragilité. Magique environnement, vision esthétique et poétique du chantier. Des dizaines de photos à découvrir.

Infos pratiques :
Jusqu’au 9 mars 2019, à Forum, maison de l’architecture, 48 rue Victor Hugo, à Rouen (Seine-Maritime).
Du mardi au samedi, de 14h à 18h.
Entrée libre.

François Boulo, porte-parole des Gilets jaunes de Rouen, appelle à « la grève générale illimitée »

Porte-parole des Gilets jaunes de Rouen, François Boulo appelle à compter du 5 février 2019 à la grève générale illimitée.

Porte-parole des Gilets jaunes de Rouen, François Boulo appelle à compter du 5 février 2019 à la grève générale illimitée. (©MN/76actu)

Ce pourrait être un nouveau tournant dans la mobilisation des Gilets jaunes. Mardi 22 janvier 2019, après dix samedis de mobilisation, François Boulo, le porte-parole des Gilets jaunes de Rouen (Seine-Maritime), a lancé sur sa page Facebook un appel à la « grève générale illimitée », faisant suite à l’appel de la CGT à une grève générale, mardi 5 février 2018. 

Dix heures après sa publication, le message de François Boulo comptait déjà 6 800 partages.

[TRÈS IMPORTANT] Suite à l'appel de la CGT à la grève nationale le 5 février 2019, Nous, Gilets Jaunes de Rouen,…

Publiée par François Boulo – Gilet Jaune sur Lundi 21 janvier 2019

LIRE AUSSI : VIDÉOS. Qui est François Boulo, porte-parole médiatique des Gilets jaunes de Rouen ?

« On rebondit sur l’appel de la CGT »

« Nous, Gilets jaunes de Rouen, déplorons que le pouvoir exécutif s’obstine à ne rien entendre des revendications portées par les Gilets jaunes et à conduire une politique injuste rejetée par 75% des Français », peut-on lire dans le communiqué diffusé sur les réseaux sociaux.

Ce document a été réalisé à la suite de discussions avec des référents des Gilets jaunes de Rouen, assure François Boulo.

Déjà, à l’issue de l’acte X, samedi 19 janvier, cet avocat de profession évoquait sa volonté d’en passer par une grève générale, avec l’espoir d’aboutir à la dissolution de l’Assemblée nationale.

Évoquant le refus du gouvernement de remettre en cause l’ISF (Impôt sur la fortune), mais aussi les blessés parmi les Gilets jaunes et les forces de l’ordre, ainsi que les morts, les Gilets jaunes de Rouen veulent passer à la vitesse supérieure.

LIRE AUSSI : Gilets jaunes. Eric Drouet appelle à une « grève générale illimitée » 

Un appel à la grève « illimitée »

« On rebondit sur l’appel à la grève général de la CGT pour le 5 février, mais nous on appelle à ce qu’elle soit illimitée, jusqu’à ce qu’il y ait un réel changement de cap politique ou bien un retour aux urnes. »

Quant au Grand débat national, François Boulo se montre critique : « On ne demande pas des sondages, mais des référendums. On sait bien qu’il n’y aura en réalité pas de dialogue. » Le communiqué, signé par François Boulo, fait également suite aux déclarations de l’un des leaders du mouvement national Eric Drouet, qui appelle lui aussi à une grève générale illimitée

Sur le site service-public.fr, il est précisé qu’un salarié « peut faire grève, mais il ne peut le faire seul, sauf s’il accompagne un appel à la grève lancé au niveau national […] Le salarié participant à un mouvement illicite n’est pas protégé par le droit de grève. Il risque une sanction disciplinaire et peut être licencié sans que l’employeur ait à prouver une faute lourde. » Le rôle des syndicats pourrait donc être primordial dans la suite de la mobilisation…

Manon Loubet et Jean-Baptiste Morel

CARTE. Où trouver les restaurants étoilés du Guide Michelin en Normandie ?

Le palmarès du Guide Michelin 2019 est tombé. En Normandie, on recense 30 restaurants. Découvrez -les !

Le palmarès du Guide Michelin 2019 est tombé. En Normandie, on recense 30 restaurants. Découvrez -les ! (©Illustration Adobe Stock )

Le palmarès du célèbre Etoiles Michelin est tombé hier, lundi 21 janvier 2019. Parmi les 632 restaurants qui figurent dans l’édition 2019, on note deux nouveaux établissements trois étoiles, 5 nouveaux deux étoiles et 68 nouvelles tables une étoile. 

Quant aux Normands : sont-ils gagnants ou perdants ? 

LIRE AUSSI : Les quatre chefs de la Manche conservent leur étoile au Guide Michelin

30 étoilés en Normandie

Pour cette édition 2019, la Normandie reste stable : pas de nouvelle étoile, mais pas de perte non plus. On recense toujours trois établissements avec deux étoiles : le Saqana à Honfleur, Jean-Luc Tartarin au Havre et Gill à Rouen. 

27 établissements affichent une étoile à leur carte.

Dans la Manche 

  • Le Pily à Cherbourg 
  • L’Intution à Saint-Lô
  • Le Mascaret à Blainville-sur-Mer
  • La Marine à Barneville-Carteret

Félicitations à mes 3 confrères et leurs équipes d'avoir garder le niveau. Cela fait que notre département est une…

Publiée par Le Pily sur Mardi 22 janvier 2019

En Seine-Maritime

  • Les Voiles d’Or à Dieppe
  • Au Souper Fin à Frichemesnil 
  • L’Auberge du Dun à Le Bourg-Dun
  • Le Colombier à Offranville
  • L’Odas à Rouen 
  • Rodolphe à Rouen 
  • Le Bec au Cauchois à Valmont
  • Le Manoir de Retival à Caudebec-en-Caux

LIRE AUSSI : L’Auberge du Dun affiche son étoile depuis 27 ans !

Dans le Calvados

  • Le 1912 à Trouville-sur-Mer
  • Le Pavé d’Auge à Beuvron-en-Auge
  • Ivan Vautier à Caen
  • Stéphane Carbone à Caen
  • À Contre-Sens à Caen
  • L’Initial à Caen 
  • L’Essentiel à Deauville 
  • Maximin Hellio à Deauville
  • Château de Sully à Sully

⭐️ 10 ans d’étoile à Caen ! 2009-2019Et 5 ans d’étoile à l’Ecailler à Port-à-Bessin (2003-2007) ! C’est aujourd’hui…

Publiée par Stéphane Carbone Restaurant sur Lundi 21 janvier 2019

Dans l’Orne

Arnaud Viel et son épouse Cécilia sont à la tête du restaurant La Renaissance à Argentan lors de l'obtention de leur première étoile en 2019.

Arnaud Viel et son épouse Cécilia sont à la tête du restaurant La Renaissance à Argentan lors de l’obtention de leur première étoile en 2019.
(©Illustration le Journal de l’Orne)

Dans l’Eure 

  • Le Jardin des Plumes à Giverny 
  • L’Auberge de la Pomme aux Damps
  • La Licorne Royale à Lyons-la-Forêt

Retrouvez tous les restaurants étoilés de Normandie sur notre carte (en violet, les restaurants deux étoiles, en orange, ceux avec une étoile)

Nouvelles chutes de neige, risques de verglas : la Seine-Maritime placée en vigilance orange

La Seine-Maritime est placée en vigilance orange jusqu'à mercredi  23 janvier 2019, 16h.

La Seine-Maritime est placée en vigilance orange neige et verglas jusqu’à mercredi 23 janvier 2019, 16h. (©Archives S-L/76actu)

La Seine-Maritime est placée en vigilance orange neige et verglas depuis mardi 22 janvier 2019 16h, jusqu’au lendemain mercredi 23 janvier à la même heure. Une zone de pluie avec du grésil va arriver en début de soirée et laisser place dans la nuit à des chutes de neige. 

LIRE AUSSI : Météo. Vague de froid en Normandie : la neige devrait arriver dès mardi

Un réveil sous la neige mercredi

Vous devriez vous réveiller avec 5cm de neige mercredi matin. C’est ce que prévoit Météo France, qui a placé le département de Seine-Maritime en vigilance orange neige et verglas à 16h, ce mardi jusqu’à demain, même heure.

Sylvie Haverkamp, météorologiste à la station de Boos indique ainsi : « On attend 5 cm de neige à l’est du département et 3cm ailleurs, avec une zone littorale qui devrait être relativement épargnée. » 

LIRE AUSSI : Transports en commun à Rouen : pourquoi une fine couche de neige provoque-t-elle des complications ?

Gare à la route ce soir

En fin d’après-midi, « nous attendons des zones de pluie qui arriveront sous forme d’averses avec du grésil. Un phénomène qui devrait s’accentuer au fur et à mesure de l’avancée de la soirée. »

En première partie de nuit, « à partir de 22 heures, les premiers flocons tomberont. » Et le phénomène devrait se poursuivre même dans la matinée, « au moins jusqu’à 4 heures du matin. »  La fin du phénomène est prévu vers 10 heures, « ce qui laissera largement le temps à la neige de tenir. »

Et côté températures : « Les minimales tourneront demain matin autour de 0°. »

Transports en commun à Rouen : pourquoi une fine couche de neige provoque-t-elle des complications ?

A l'arrivée des premiers flocons, les usagers du réseau astuce redoute les retards à Rouen (Seine-Maritime).

A l’arrivée des premiers flocons, les usagers du Réseau astuce redoute les retards à Rouen (Seine-Maritime). (©JB/76actu/Illustration)

Les toits, les trottoirs et les rues de l’agglomération de Rouen (Seine-Maritime) étaient recouverts d’une fine couche de neige mardi 22 janvier 2019 au matin. Toujours un peu stressante pour certains automobilistes, l’arrivée des premiers flocons l’est aussi pour les utilisateurs des transports en commun du Réseau astuce. Même les moins expérimentés le savent : la neige est presque toujours synonyme de galère.

Ce mardi n’a pas échappé à la règle. Jusqu’à 10 heures du matin, la circulation des bus a été compliquée, avec des retards, provoquant l’irritation et les grelottements des usagers en train de patienter aux arrêts. La situation est revenue assez rapidement à la normale après l’heure de pointe. Mais pourquoi, alors que la quantité de neige n’était pas si importante, les habitants de l’agglo ont-ils encore vécu cette situation ?

LIRE AUSSI :Transports. À Rouen, les seniors payent-ils plus cher en heure de pointe sur le Réseau Astuce ?

Assurer la sécurité des voyageurs

« Ce n’est pas le nombre de centimètre de neige qui compte, mais le fait que les routes soient glissantes », explique le service de communication du Réseau astuce. Les véhicules du réseau sont soumis aux mêmes contraintes que les véhicules particuliers, mais ils ont en plus l’obligation de s’arrêter pour assurer la sécurité des voyageurs.

Les agents du Poste de commandement centralisé (PCC) suivent et régulent en direct la circulation sur chaque ligne. Ils donnent des consignes aux chauffeurs, leur demandant de stopper ou de continuer leur route.  Aux arrêts importants, comme à Boulingrin, ou sur le bord des voies de Teor, des bus étaient stationnés durant la matinée, attendant l’ordre de repartir.

« Le fait qu’une route soit glissante n’est pas la seule cause de l’arrêt des bus, poursuit la communication. Cela peut aussi venir de l’accumulation des voitures sur certains axes très fréquentés, qui fait que les bus se retrouvent coincés. » Mardi matin, les véhicules du réseau Astuce pouvaient par exemple monter jusqu’à Canteleu, mais pas redescendre, du fait des embouteillages.

Bus, Teor et tram soumis à des contraintes différentes

Tous les véhicules ne sont pas logés à la même enseigne. Les contraintes diffèrent pour les Teor et les tramways, qui circulent sur leurs propres voies. L’événement climatique est anticipé sur les voies de tramway par le passage d’un pantographe racleur, qui permet d’assurer le bon fonctionnement du tramway avant sa sortie. Un appareil passe aussi sur les voies.

Même principe pour les Teor. « Quand on est prévenu à l’avance, on peut faire passer la sableuse du Réseau astuce en amont. » Par contre, une fois que le Teor se retrouve sur les routes, il est soumis aux mêmes contraintes que les bus. Le Réseau astuce n’a aucun contrôle sur le salage ou le sablage des routes. L’organisation en revient aux communes.

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Comment suivre l’évolution du trafic ?

Pour éviter d’attendre son bus pour rien, obtenir un itinéraire de secours ou prévoir une solution alternative, il est possible d’obtenir des infos trafic sur internet en temps réel. Le Réseau astuce dispose d’une application smartphone. Il possède aussi une section info trafic sur son site… quand ce dernier fonctionne. Ce qui n’était pas le cas pendant une heure mardi matin.

« Le nombre de connexions simultanées a explosé et les serveurs n’ont pas pu répondre à la demande. Il s’agit d’une situation extrêmement rare », assure le Réseau astuce. Pour sa communication en temps réel, le réseau de transport privilégie son compte Twitter. Attention d’ailleurs, en le consultant on apprend que la situation pourrait se répéter mercredi 23 janvier 2019…

Découvrez les métiers de l’industrie avec le French Fab Tour, qui fait étape au Havre

La French Lab fait la promotion de l'industrie, qui représente 2,8 millions d'emplois.

La French Lab fait la promotion de l’industrie, qui représente 2,8 millions d’emplois. (©Adobe Stock.)

Le French Fab Tour est un événement destiné à promouvoir l’industrie, susciter des vocations chez les jeunes, proposer des offres d’emploi et co-construire l’industrie de demain. Parmi les 60 dates prévues en France : un rendez-vous havrais, jeudi 31 janvier 2019

Un village s’installera sur l’esplanade de l’Hôtel-de-Ville, au Havre (Seine-Maritime), de 9h à 17h. Les inscriptions en ligne sont ouvertes.

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L’industrie française : 2,8 millions d’emplois

Le French Lab Tour fait étape au Havre, jeudi 31 janvier 2019.

Le French Lab Tour fait étape au Havre, jeudi 31 janvier 2019. (©French Lab)

La French Fab a été lancée, le 2 octobre 2017, par Bruno Lemaire, ministre de l’Économie et des finances, pour rassembler les industriels français et faire la promotion de cette filière et de ses nombreux métiers. Objectif affiché : faire rayonner l’excellence de l’industrie française à l’international.

Représentant 10% du PIB français, rassemblant 213 300 entreprises, l’industrie française, l’un des socles de l’économie nationale, avec ses 2,8 millions d’emplois, pèse lourd sur le marché du travail.

Faire la promotion de l’industrie française

Afin de valoriser ce secteur, les professionnels et entreprises innovantes se sont fédérés au sein de la French Fab pour donner une meilleure visibilité à l’industrie et faire connaître son savoir-faire.

L’année 2019 est celle du déploiement de la French Fab dans les territoires et de sa prise en main par les acteurs de l’industrie. 60 rendez-vous sont prévus en France. Le French Fab Tour fera étape, au Havre, jeudi 31 janvier. Un rendez-vous « pour la jeunesse, l’emploi et la croissance de l’industrie française « .

LIRE AUSSI : Une campagne de recrutement lancée à la verrerie Tourres et Cie-Saverglass, au Havre

À la rencontre des industriels locaux

Cette journée spéciale permet de toucher tous les publics : jeunes, demandeurs d’emploi, acteurs locaux. De 9h à 12h, collégiens et lycéens seront conviés à découvrir le monde industriel. Une structure de 200 m² dédiée à des ateliers ludo-éducatifs accueillera les jeunes générations. Leur sera également proposée l’expérience French Fab : 20 minutes pour comprendre les concepts de fabrication utilisés dans l’industrie via la résolution d’énigmes.

Suivra un temps pour les étudiants, avant une session dédiée à l’emploi et aux métiers de l’industrie. Un espace de « jobdating » mettra en relation demandeurs d’emploi et industriels locaux. Des ateliers permettront d’accompagner les candidats dans leur recherche d’emploi.

Infos pratiques :
Jeudi 31 janvier 2019, sur l’esplanade de l’Hôtel-de-Ville, au Havre.
Inscriptions en ligne, ici.

Exposition. Plongez dans l’univers musical de l’artiste Élodie Lesourd, au Frac de Rouen

L'exposition, qui utilise les deux niveaux du Frac de Normandie Rouen (Seine-Maritime), est pensé commune un tout, une œuvre globale.

L’exposition, qui utilise les deux niveaux du Frac de Normandie Rouen (Seine-Maritime), est pensé commune un tout, une œuvre globale. (©FM/76actu)

Après plusieurs expositions monographiques consacrées à des photographes, au Frac (Fonds régional d’art contemporain) Normandie Rouen (Seine-Maritime), place au médium peinture, avec une présentation de l’œuvre d’Élodie Lesourd, à découvrir jusqu’au 5 mai 2019. Le nom de l’exposition, Lambda Pictoris, renvoie à celui d’une étoile de la « constellation du peintre ». Baignant dans un univers musical – avec un penchant prononcé pour les références au métal -, l’expo connaîtra un prolongement au 106, samedi 9 mars 2019. 

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La musique comme dominante

Rétrospectif, le projet rassemble des œuvres d’époques et de styles différents. Toutefois l’ensemble est bien pensé comme un tout, les créations formant la partition d’une même œuvre. Par ailleurs, l’exposition comprend des éléments déployés sur les deux niveaux du Frac (œuvre murale grand format, disposition de plaques de plexiglas dans le vide, peintures entièrement blanches venant ponctuer le parcours). 

Et la musique se retrouve en effet presque partout dans les motifs utilisés : instruments, scène tumultueuse d’après-concert, portraits, supports divers (éléments de communication, set-list de concert, pochettes de disques) etc. Des œuvres s’inspirent d’installations existantes, et sont recréées de manière hyperréaliste – ce que l’artiste appelle par un néologisme « l’hyperrockalisme » (lire ci-dessous). D’autres utilisent plus volontiers l’abstraction, ou l’assemblage d’objets ou matières. 

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Qui est Élodie Lesourd ? « Artiste française (née en 1978) formée aux Beaux-arts de Lyon puis de Nantes, Élodie Lesourd se réfère autant à l’histoire de l’art qu’à la musique (jusque dans ses courants les plus extrêmes comme le black métal) pour éprouver les limites de la représentation et de la signification au sein de sa peinture, rapporte le Frac Normandie Rouen. Deux orientations formellement distinctes tendent à guider sa pratique. Un premier corpus d’œuvres, dites « hyperrockalistes », se caractérise par la réappropriation dans un style hyperréaliste de vues d’installations d’artistes contemporains se référant à ces mêmes courants musicaux. […] Une autre partie de son travail, usant de l’abstraction et du télescopage, s’intéresse à isoler les différents éléments des supports de communication en provenance de ces champs musicaux, de la pochette de disque au sticker, pour les repenser dans des compositions originales où le référent n’est plus identifiable que dans le titre. »

Passerelles entre art et musique 

En prolongement à l’exposition, un concert du groupe Pest Modern (rock) sera organisé jeudi 31 janvier à 18h30, au Frac, qui présente la démarche : « Intéressée par les rencontres entre art et musique, Élodie Lesourd invite Pest Modern, un groupe détonant créé par un père et son fils. Le père, Joël Hubaut, plasticien touche à tout, est connu pour ses performances loufoques et ses poésies sonores. Le fils, Emmanuel Hubaut, chanteur et musicien, a plus d’une dizaine d’albums à son actif avec des groupes comme Les Tétines Noires. » Concert organisé avec la participation de Nicolas Germain (el TiGeR CoMiCs GRoUP) et le soutien du 106. 

Et le samedi 9 mars, une journée d’événements divers sera proposée au 106, justement, laissant carte blanche à l’artiste, et aux « musiques qui influencent son œuvre ». Au programme, à partir de 15 heures : création d’une œuvre in situ par Élodie Lesourd (à voir dans le hall du 106 du 9 mars au 6 avril 2019), des conférences, des vidéos et un véritable festival de black métal (les connaisseurs apprécieront la venue de Sordide ou Lingua Ignota). Le programme détaillé, ici

LIRE AUSSI : Angèle, Miossec, Thérapie Taxi… Les rendez-vous musicaux qui vous attendent au 106, à Rouen

• Découvrez des images de la monographie consacrée à Élodie Lesourd : 

Infos pratiques :
Exposition Élodie Lesourd, Lambda Pictoris, jusqu’au 5 mai 2019, au Frac Normandie Rouen, 3, place des Martyrs-de-la-Résistance, à Sotteville-lès-Rouen, en face du Jardin des plantes.
Ouvert du mercredi au dimanche, de 13h30 à 18h30.
Entrée gratuite. 

Relaxé des accusations de trafic de drogue, le gérant d’une boutique de CBD du Havre prêt à rouvrir

A l'issue d'une perquisition survenue mercredi 8 août 2018, la police a emmené tous les produits de la boutique Weed Corner "pour analyses", laissant les étagères vides.

Fermée depuis le mercredi 8 août 2018, la boutique Weed Corner devrait prochainement rouvrir ses portes. (©Aurélia Morvan / 76actu)

Après une fermeture cet été, trois semaines à peine après son ouverture, et un procès en janvier 2019, la boutique de CBD, aussi appelé « cannabis légal », Weed Corner, situé avenue Foch au Havre (Seine-Maritime), se prépare à rouvrir ses portes.

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« Un acteur responsable »

Elle n’était restée ouverte que quelques semaines, à l’été 2018. En juillet dernier, suivant la tendance qui a vu  fleurir les boutiques de CBD partout en France, Cyrille Bjaoui lançait au Havre son Weed Corner. Dans les rayons de son magasin, il proposait « des baumes, des huiles, des infusions. »

Pour le gérant, les choses sont claires. « On a bien dit dès le début que l’on était pas un coffee shop. Nous avions choisi les produits ayant un réel intérêt pour le grand public, sans surfer sur le marketing des miels et chocolats ou des feuilles à rouler. Je me suis présenté comme acteur sensé, responsable. »

Le CBD, c’est quoi ?
Ça en a le goût et l’odeur, mais cela n’en n’est pas vraiment : le CBD, ou cannabidiol, est l’un des composants du cannabis. Sa commercialisation est autorisée dans la limite où le produit respecte la limitation à 0,2 % de THC ou tétrahydrocannabinol, l’agent psychotrope du cannabis qui, lui, est illégal.

Fermeture, garde à vue et procès

Des précautions qui n’empêcheront pas les autorités de fermer la boutique, le 8 août 2018. Perquisitionnée, elle a été mise sous scellée le temps que la police contrôle les taux des produits. « En octobre, j’ai été placé en garde à vue à la surprise générale, puisque les taux étaient bons. C’est là que l’interdiction d’exercer est tombée », raconte le gérant.

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Finalement, le tribunal du Havre lui donnera raison : mardi 8 janvier 2019, Cyrille Bjaoui est relaxé. Le parquet a toutefois décidé de faire appel de cette décision.

La réouverture se prépare

Ce qui n’empêche pas le patron du Weed Corner de préparer la réouverture de sa boutique. « Nous attendons seulement de récupérer les clés pour pouvoir rouvrir début février », espère-t-il.

S’il reconnaît que « se retrouver fermé du jour au lendemain avec un écriteau ‘trafic de stupéfiants’ sur la porte » a été un coup dur, il compte sur « l’enthousiasme » des débuts de l’ouverture pour voir à nouveau sa boutique se remplir. « À ce moment là, on avait eu des clients de 18 à 92 ans, je n’avais jamais vu ça. »

Informations pratiques : 
Weed Corner, 18 avenue Foch, au Havre.
A suivre sur les réseaux sociaux via Facebook

Pouvoir d’achat, conditions de travail : la colère monte chez les sapeurs-pompiers de Seine-Maritime

Face au manque de pouvoir d'achat et au sous-effectifs, la grogne et la démotivation s'intensifient chez les pompiers de Seine-Maritime.

Face au manque de pouvoir d’achat et au sous-effectifs, la grogne et la démotivation s’intensifient chez les pompiers de Seine-Maritime. (©Adobestock/Illustration)

« Citoyens, êtes-vous prêts à préserver votre sécurité contre le prix d’une baguette de pain par mois ? » Le Syndicat autonome des sapeurs-pompiers professionnels de Seine-Maritime a posé cette question sur sa page Facebook samedi 19 janvier 2019, accompagnée d’un sondage. Par ce biais, il souhaite dénoncer un manque d’investissement pour le Service départemental d’incendie et de secours (Sdis) au sein du département de Seine-Maritime.

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Un des coûts par habitant les plus bas

« Le département de Seine-Maritime est celui de première catégorie qui investit le moins dans ses pompiers, 65 € par an par habitant contre 74 € de moyenne nationale », souligne cette publication. La statistique avancée représente ce que coûte le SDIS par habitant dans le département. Le nombre est un peu ancien. Selon les derniers chiffres du ministère de l’Intérieur publiés en 2018, le coût par an par habitant était de 67 € en Seine-Maritime en 2017. L’écart avec la moyenne nationale, calculée à 84 €, s’accroit même.

« Il s’agit d’un des taux les plus bas pour les SDIS de catégorie A », précise François Joutel, le trésorier du syndicat. En France, les SDIS sont classés en trois catégories — A, B ou C — selon le nombre d’habitants de leur zone. La catégorie A est la plus élevée. Les financements sont apportés en majorité par le Département, mais aussi par les communes et les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI).

Quand on demande plus d’investissement, la réponse est toujours la même : il n’y a pas d’argent. Nous souhaitons montrer aux élus que les citoyens sont prêts à mettre un euro par mois en plus pour leur sécurité. Le but n’est pas d’augmenter les impôts, mais plutôt de se demander si on ne pourrait pas les répartir un peu mieux.

« La grogne monte »

Selon le syndicat autonome, l’investissement plus faible influe sur certains leviers permettant d’augmenter le pouvoir d’achat. François Joutel cite par exemple l’indemnité administrative de technicité, une prime dont l’indice est plus faible en Seine-Maritime que dans d’autres départements, ou encore les tickets restaurant « qui n’ont pas été réévalués depuis plus de 10 ans ». Il regrette aussi le système de rémunération des gardes :

Les sapeurs pompiers de Seine-Maritime sont rémunérés sous forme d’équivalence. Ils effectuent 80 gardes de 24h. Ces gardes de 24h sont rémunérées 17h. Chaque année, le SDIS nous vole 560 heures qu’il ne nous paie pas… A force de gratter des économies, nous en arrivons à des situations ubuesques.

LIRE AUSSI : Sapeurs-pompiers en colère en Seine-Maritime : « La population est en danger »

« Les sapeurs-pompiers sont de plus en plus démotivés sur le terrain », assène-t-il. Lors de la dernière assemblée générale du syndicat, jeudi 17 janvier, certains professionnels se disaient prêts à monter des actions.

Notre hiérarchie trouve impossible de donner des fonds et nous musèle plutôt que de trouver des solutions. On nous demande d’être gentils mais la grogne monte de plus en plus. Certains pompiers souhaitent aller voir directement les élus pour les sensibiliser à leurs problèmes.

Plus d’embauches demandées

S’il se bat en priorité pour l’augmentation du pouvoir d’achat, le syndicat autonome espère aussi que les embauches suivront pour améliorer les conditions de travail « de plus en plus difficiles ». « On ne peut plus continuer de faire subir aux gens ce qu’ils subissent aujourd’hui. On est passé de 975 sapeurs-pompiers en Seine-Maritime à moins de 880. »

Premier syndicat des pompiers en France, le syndicat autonome est le deuxième en Seine-Maritime derrière la CGT. Cette dernière se bat aussi de son côté pour obtenir des embauches. Une revendication qui répond à trois objectifs, selon le secrétaire générale de la CGT Sdis 76 Matthieu Gibassier : « combler le sous effectif, garantir la qualité du service public et assurer la sécurité de nos intervenants. »

En décembre dernier, la CGT avait déjà interrompu le conseil municipal de Dieppe pour alerter sur la situation. Dans cette ville aussi, les sous-effectifs inquiètent. Une page Facebook a même été mise en ligne pour prévenir la population.

Tous les problèmes rencontrés par les pompiers de Seine-Maritime devraient être mis sur la table lors d’une rencontre entre les organisations syndicales et le président du SDIS76 André Gautier, à la fin du mois de janvier.

LIRE AUSSI :

Un détenu évadé et un homme en cavale se lancent dans une course-poursuite, près de Rouen

Deux hommes en cavale ont engagé une course-poursuite avec la police, lundi 21 janvier 2019, près de Rouen (Seine-Maritime).

Deux hommes en cavale ont engagé une course-poursuite avec la police, lundi 21 janvier 2019, près de Rouen (Seine-Maritime). (©Adobe Stock/Illustration)

Le conducteur a pris de nombreux risques pour fuir la police, dans l’agglo de Rouen (Seine-Maritime), lundi 21 janvier 2019. Et pour cause, lui était évadé de prison et son passager en cavale.

Ils jettent des objets sur la route

Selon une source judiciaire, la course-poursuite a débuté vers 23h30, lorsqu’un équipage de police a repéré une 206 circulant à vive allure, rue de l’Abbaye à Notre-Dame-de-Bondeville. Les policiers ont allumé gyrophare et sirène pour contrôler le véhicule qui a pris aussitôt la fuite.

Une poursuite s’est alors engagée. Dans sa fuite, le chauffard a multiplié les infractions, grillant des feux et stop, effectuant des demi-tours et virages dangereux, roulant à contresens. À plusieurs reprises, le passager a jeté divers objets, dont des bouteilles de bière pleines sur la route pour tenter de ralentir les policiers.

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Ils fuient à travers champ

La poursuite a continué jusqu’au chemin des Bouillons, à Mont-Saint-Aignan. Le conducteur a alors envoyé sa voiture en bordure d’un champ, en voulant effectuer un virage. Les policiers ont alors quitté leur véhicule pour aller à la rencontre du fuyard, qui a redémarré la 206 pour fuir à travers champ.

Roulant à la faible allure, le véhicule a été suivi par les policiers qui couraient derrière. Arrivés au bout du champ, le conducteur et son passager ont quitté leur voiture pour prendre la fuite à pied. 

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Un évadé et un recherché

Les deux individus ont finalement été interpellés. Le conducteur, âgé de 33 ans, roulait sans permis. Mais, plus important, il était recherché depuis son évasion le 15 novembre 2018 de la prison de Saint-Aubin-Routot, près du Havre. Son passager était également recherché pour purger des peines de prison. Ils ont tout deux été placés en garde à vue.

Aya Nakamura ajoute des dates à Rouen et à Caen à sa tournée française : les réservations sont ouvertes

Aya Nakamura sera en séance de dédicaces chez Auchan Englos, près de Lille (Nord), ce samedi 3 novembre 2018.

Aya Nakamura se produira en concert au Zénith de Rouen le 28 novembre 2019. (©Facebook/Aya Nakamura)

« Y a pas moyen Djadja », pas moyen que les fans manquent ces rendez-vous qu’Aya Nakamura donne à ses fans rouennais et caennais, le 28 novembre et le 17 décembre 2019.

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À Rouen puis Caen

Dans un tweet, la chanteuse a annoncé qu’elle viendrait en effet à Rouen (Seine-Maritime) le 28 novembre, puis à Caen (Calvados) le 17 décembre (au Zénith à chaque fois), à l’occasion de dates supplémentaires dans sa tournée qui avait déjà prévu faire escale en Normandie, au Tétris du Havre (Seine-Maritime) le 4 mai 2019.

La jeune artiste n’en est pas à sa première scène en Seine-Maritime, puisque depuis 2015 elle a déjà donné plusieurs concerts dans des discothèques du Havre et de Rouen.

Pour les dates rouennaise et caennaise de la tournée 2019 de la star, les préventes sont ouvertes. Ne tardez pas à prendre vos billets, il y a fort à parier que beaucoup vont vouloir chanter Djadja à l’unisson avec Aya Nakamura.