Jour : 2 septembre 2025

« Elle n’a pas été graciée par le Président »: l’histoire de la dernière femme guillotinée en France

Le 21 avril 1949 à l’aube, une femme de 32 ans, est guillotinée dans la cour de la prison d’Angers. Condamnée à mort pour homicide conjugal, Germaine Leloy est la dernière femme à être exécutée en France. Tout l’intérêt du nouveau…
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« Les propos relayés ne sont pas exacts » : la famille de l’élève accusé de menaces de morts envers une professeure contre-attaque après la grève des enseignants

Lundi 1er septembre, des enseignants du lycée professionnel Julliot-La Morandière de Granville (Manche) se sont mis en grève pour dénoncer la réintégration d’un élève ayant proféré selon eux des « menaces de mort » envers une professeure. La famille du j…

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Cavelier de La Salle – Le Normand de l’Amérique française

Statue de Robert Cavelier de La Salle, Lincoln Park, Chicago. L’explorateur français passa effectivement par l’emplacement de la ville actuelle, lors de l’un de ses voyages sur le lac Michigan. (© Paul R. Burley – Travail personnel – CC BY-SA 4.0 – Wikimedia commons)


Stéphane William Gondoin

Extrait Patrimoine Normand n°134
Par Stéphane William Gondoin.

 

Si, de nos jours, notre Terre nous semble bien petite perdue dans l’immensité de l’univers, elle reste au XVIIe siècle un vaste espace à explorer et à conquérir. L’esprit d’aventure et la soif de découverte poussent des Européens à s’engager dans des expéditions au long cours qui les entraînent vers des contrées inconnues. Le Normand René-Robert Cavelier de La Salle appartient à ce cercle d’audacieux et passera à la postérité comme l’homme qui offrit une immense partie de l’Amérique du Nord au Roi-Soleil.

Robert naît à Rouen sans doute le 21 novembre 1643. Dans le registre des baptêmes de la paroisse de Saint-Herbland, église située à deux pas de la cathédrale, il apparaît le lendemain comme « fils d’honorable homme Jean Cavelier et de Catherine Gest ». Son père exerce la profession de « grossier mercier », c’est-à-dire de négociant en gros spécialisé dans les tissus. Son oncle, Henri Cavelier, pratique la même activité, mais il arme par ailleurs des navires à destination de ce que l’on appelle en ce temps la « Nouvelle-France », colonie implantée autour du vaste estuaire du fleuve Saint-Laurent, au Canada. De là, peut-être, le goût que développera le jeune homme pour les voyages.

 

Ennui chez les jésuites

On ne sait strictement rien des premières années de la vie de Robert. Il a au moins deux frères (Jean et Nicolas) et une sœur (Catherine). Vers l’âge de 9 ou 10 ans en…

 

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Abbaye-aux-Dames – La Sainte-Trinité de Caen

Abbaye-aux-Dames à Caen. (© Michel Dehaye)


Stéphane William Gondoin

Extrait Patrimoine Normand n°134
Par Stéphane William Gondoin.

 

Le 18 juin 1066. Toute la Normandie bruisse des préparatifs de l’expédition militaire que le duc Guillaume II (1035-1087) entend mener en Angleterre. Ce jour-là cependant, il délaisse ses obligations de commandement pour assister, aux côtés de son épouse, à la dédicace de l’abbatiale de la Trinité, à Caen, une ville qui a déjà acquis une grande importance.

­­­Après la révolte de quelques-uns de ses principaux vassaux du Cotentin et du Bessin, qui avaient manqué de le renverser en 1046-1047, Guillaume travaille en effet à établir un centre de pouvoir sous son contrôle aux portes des anciens territoires rebelles ; c’est sur Caen qu’il a porté son choix.

 

Le mariage de la discorde

Le duc a par ailleurs épousé Mathilde de Flandre, vers 1050, alors que le pape Léon IX (1049-1054) s’était clairement opposé à cette union au concile de Reims, l’année précédente. Les raisons de cette obstruction ne sont pas clairement établies. Elles s’appuient à l’évidence sur un empêchement canonique, les familles de Guillaume et de Mathilde ayant déjà conclu plusieurs alliances matrimoniales et les deux époux étant cousins au 5e degré. Ces prétextes dissimulent selon toute vraisemblance des motivations plus poli…

 

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La pêche au homard en Normandie – Une tradition millénaire

Homards fraîchement pêchés. (© Damien Bouet)


Damien Bouet

Extrait Patrimoine Normand n°134
Par Damien Bouet.

 

Sur les côtes accidentées de Normandie, la pêche au homard et, plus largement, aux crustacés est une tradition pluriséculaire.

Le homard en Normandie

Du normand hoummar et du vieux norrois hummarr, le homard a toujours été consommé en Normandie. Au Moyen Âge, notamment sur les côtes du Cotentin, dans les îles Anglo-Normandes et à Chausey, les populations profitent des marées pour pêcher dans les rochers. Le crustacé est davantage consommé par les classes populaires, puisque les produits de la mer sont alors dépréciés et jugés moins prestigieux que la viande.

Au XIXe siècle, la pêche au homard est structurée. Le développement de casiers adaptés permet une pêche ciblée. Avec l’essor du chemin de fer, les pêcheurs, en particulier ceux de Granville, Saint-Vaast-la-Hougue, Barfleur, ou Port-en-Bessin, l’exportent toujours plus loin, suscitant l’intérêt et la convoitise des palais parisiens. Au début du XXe siècle, le homard devient un mets de choix et il est de plus en plus recher…

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Les parlers normands – Histoire et spécificités

Les deux léopards normands, surnommés traditionnellement « cats » en parler normand, incarnent non seulement l’emblème régional, mais aussi la persistance de traits phonétiques spécifiques comme le maintien du son [k]. (Ph© Patrimoine Normand)


Extrait Patrimoine Normand n°134
Par Patrice Lajoye & Stéphane Laîné.

 

Du « cat » au « chat », il n’y a qu’un son… ou toute une histoire. Héritiers des dialectes d’oïl, les parlers normands possèdent des traits phonétiques que le français courant n’a pas (ou n’a plus). Entre curiosités linguistiques et traditions orales, voyage au cœur de patrimoine linguistique.

Les parlers normands font partie intégrante de la langue française, par l’origine et par beaucoup de leurs caractéristiques. Sur un plan historique, ils appartiennent au vaste ensemble des dialectes d’oïl et ils relèvent aujourd’hui de ce que les sociolinguistes nommeraient une variation diatopique (dans l’espace) du français standard (ou de référence).

Loin d’être isolés, les parlers normands ont connu au cours de leur évolution des phénomènes phonétiques qui ont concerné de nombreux autres parlers plus ou moins proches géographiquement. Ils appar…

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Les racines cauchoises de Joséphine De Beauharnais

« On est de son enfance comme on est d’un pays » comme disait Antoine de Saint Exupéry. Pour notre personnage, les lieux d’enfance de la future impératrice respirent l’exotisme. Elle fera ses premiers pas, en Martinique, dans une civilisation sucrière.
Marie Rose Josèphe Tascher de la Pagerie, plus connue sous le nom de Joséphine De Beauharnais, est née le 23 juin 1763, aux trois îlets, en la paroisse du cul de sac à vaches, dans l’habitation de ses parents, connue à (…)


Personnages

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