Jour : 27 juin 2023

Les conteneurs près de l’école ont été déplacés

Les conteneurs textile et à verre situés en face de la future MAM (maison d’assistantes maternelles) à l’angle des rues Chivé et des Frères Duret viennent d’être déménagés. Le conteneur textile est arrivé à côté du distributeur à baguettes. Un endroit plus facile d’accès pour se garer et déposer ses sacs. Et le conteneurs à… Lire la suite »Les conteneurs près de l’école ont été déplacés

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La Mairie délivre les cartes d’identité et passeports

A partir du mois de juillet, vous pourrez effectuer de nouveau vos demandes de passeport et/ou de Carte Nationale d’Identité à Rives-en-Seine ! Un service utile pour tous Le retour de ce service essentiel est une vraie amélioration des délais En savoir plus

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Vie et métiers d’autrefois – Le musée de Breteuil-sur-Iton

Le musée de Breteuil-sur-Iton offre une immersion foisonnante dans le quotidien de nos ancêtres. Lilian Letourneur a partagé avec nous sa passion et sa tendresse pour la vie d’autrefois. (© Virginie Michelland)


Virginie Michelland

Extrait Patrimoine Normand n°126
Par Virginie Michelland.

 

Le temps n’a pas de prise sur les souvenirs du passé que l’on respecte et que l’on chérit. À Breteuil-sur-Iton, un musée foisonnant propose une immersion dans le quotidien de nos ancêtres. Lilian et Élisabeth Letourneur y ont guidé nos pas.

Transmettre pour avancer ­

Ce musée Vie et Métiers d’Autrefois est d’abord un hommage au travail manuel ; à la main qui fabrique et construit, au geste qui perpétue les savoir-faire, à l’outil qui permet leur accomplissement. Rénovés si besoin, le rabot, le couteau, le marteau ou le tire-clou passent de main en main, avec en filigrane la fierté du travail bien fait…

Lilian a reçu cette fierté en héritage de son père, René Letourneur, artisan couvreur-zingueur établi à Lieurey (27) de 1952 à 1986, aux côtés de Simone. On découvre la panoplie d’outils à sa disposition. Le marteau et l’enclume d’ardoisier côtoient la lampe et le fer à souder le zinc, la griffe et la grignoteuse, ou encore le sorcier et la bichantourneuse. Le matériel du ramoneur est aussi représenté à travers la corde, le hérisson et le boulet, jetés le long de la paroi de la cheminée. Quant aux matériaux de couverture, ils s’exposent avec leurs caractéristiques régionales et leur couleur locale.

De la préservation d’un héritage familial à la constitution d’une collection monu…

 

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Le jardin des Sculptures – Château de Bois-Guilbert

Le jardin des Sculptures – Au pays de Pierre Le Pesant de Boisguilbert. Le Couple allongé, avec une magnifique perspective ouverte sur une allée de verdure emmenant vers un bouquet d’arbres. (© Stéphane William Gondoin)


Stéphane William Gondoin

Extrait Patrimoine Normand n°126
Par Stéphane William Gondoin.

 

Le château de Bois-Guilbert, toutes fenêtres riantes. (© Stéphane William Gondoin)
Le château de Bois-Guilbert, toutes fenêtres riantes. (© Stéphane William Gondoin)

« Je regarde un tableau ; il faut que je m’entretienne avec une statue » écrivait Denis Diderot dans ses Observations sur la sculpture et sur Bouchardon. Ce besoin ressenti par le philosophe des Lumières, le sculpteur et paysagiste normand Jean-Marc de Pas offre à tout un chacun l’opportunité de l’éprouver dans le parc de son château de Bois-Guilbert, à la lisière du pays de Bray. Voyage aux frontières du réel et de l’imaginaire, dans un site hanté par de grands esprits de naguère, notamment celui de Pierre Le Pesant de Boisguilbert, ce qui vaut au domaine le double label de « Maison des Illustres » et de « Jardin remarquable ».

« C’est un lieu privilégié, un espace de liberté. J’ai eu envie de créer un chemin de poésie, pour partager ma passion pour la Nature et pour l’Art, autour de notre maison de famille, avec un désir d’harmonie pour une ouverture au public sur le long terme. Ce jardin est un voyage intérieur, une œuvre vivante et naturelle où l’on peut entrer. » Ainsi Jean-Marc de Pas, sculpteur et paysagiste, résumait-il le projet qui l’anime depuis quatre décennies, dans une interview accordée à nos confrères du Parisien en janvier 2021 : transformer le parc de la demeure ancestrale de sa famille en un écrin verdoyant et arboré, où s’instaure un échange perpétuel entre l’artiste et la nature, d’une part, entre son œuvre, tant végétale que statuaire, et les visiteurs, d’autre part. En pousser aujourd’hui la porte est déjà en soi une heureuse inspiration, avec à la clef une plongée initiatique dans un univers onirique et poétique, pour une errance vers « le pays des chimères [qui] est en ce monde le seul digne d’être habité ». (Rousseau, La Nouvelle Héloïse)
 

Histoire d’un fief et d’une famille

Les origines du « bois de Gilbert » (Boscum Giliberti) remontent au moins au début du XIIIe siècle. Il est mentionné pour la première fois vers 1210 dans le Registre des fiefs, un recensement des domaines relevant de la couronne de France effectué sous le règne de Philippe Auguste (1180-1223). Il appartient alors à un cer…

 

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Pierre Corneille – La querelle du Cid

Portrait de Pierre Corneille vers 1680, par François Sicre. Au soir de sa vie, le Rouennais avait perdu la faveur du public. Il ne mourut cependant pas, comme cela est trop souvent raconté, dans le dénuement. (© Paris musées – Musée Carnavalet – www.parismusees.paris.fr – Domaine public)


Stéphane William Gondoin

Extrait Patrimoine Normand n°126
Par Stéphane William Gondoin.

 

Maison natale de Pierre Corneille, rue de la Pie, à Rouen, près de la place du Vieux-Marché. Elle est aujourd’hui transformée en musée. (© Stéphane William Gondoin)
Maison natale de Pierre Corneille, rue de la Pie, à Rouen, près de la place du Vieux-Marché. Elle est aujourd’hui transformée en musée. (© Stéphane William Gondoin)

Vers la fin de l’année 1636 ou au début de l’année 1637, Pierre Corneille fait donner les premières représentations de son Cid, une tragi-comédie en cinq actes qui reçoit aussitôt un accueil triomphal de la part du public. Ce succès n’est pas du goût de tout le monde et déclenche des échanges violents entre un auteur visionnaire et ses défenseurs, et les tenants farouches de l’orthodoxie. De véritables passes d’armes, où les plumes et les bons mots remplacent fleurets ou épées…

Né à Rouen le 6 juin 1606, Pierre Corneille est le fils éponyme d’un « maître des eaux et forêts de la vicomté de Rouen », et de Marthe Lepesant, fille d’un avocat de la ville. Il appartient donc à la petite bourgeoisie de robe et est destiné, après des études au collège des jésuites (le lycée qui porte aujourd’hui son nom), à la profession d’avocat. Très tôt attiré par le théâtre, il abandonne ses charges juridiques et écrit sa première pièce, une comédie intitulée Mélite, jouée à Paris en 1629. Il persiste dans le genre avec La Veuve (1631), La Galerie du Palais (1632) et La Place Royale (1633). En 1635, il se lance dans un projet de tragédie, Médée, qui connaît aussi un beau succès.
 

Les volontés du Cardinal

Il n’est pas aisé de vivre d’un métier de plume en ce temps-là, sauf à posséder soi-même une solide fortune familiale pour assurer son quotidien, ou à disposer d’un puissant protecteur. La liberté n’est en outre guère de mise : toute parution d’ouvrage, toute organisation de spectacle dans un théâtre ayant pignon sur rue est soumise à l’autorisation royale ; en d’autres termes, elle doit passer sous les fourches caudines de la cen…

 

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