Archive dans 12 novembre 2021

Conseil Municipal mercredi 17 novembre

Le prochain Conseil Municipal se déroulera le mercredi 17 novembre 2021 à 18h30 dans la salle du Conseil Municipal en mairie.

Suivant les recommandations du service Défense Protection Civile de la Préfecture de la Seine-Maritime, ce Conseil Municipal se déroulera en public.
Avec obligation pour le public du respect des gestes barrières et de porter un masque.

Cela dit, le service Défense Protection Civile de la Préfecture de la Seine-Maritime rappelle que la situation sanitaire peut évoluer rapidement dans les jours à venir. Nous ne manquerons donc pas de vous informer si de nouvelles mesures d’accueil du public devaient s’appliquer d’ici mercredi prochain.

L’article Conseil Municipal mercredi 17 novembre est apparu en premier sur Val de la Haye.

Conférence sur le centenaire du monument aux morts du lycée François 1er

(Article mis à jour le 13 novembre)
13 novembre - Au lycée François 1er, pour la cérémonie du souvenir et le centenaire du monument aux morts réalisé par Alphonse Saladin.
12 novembre - Dans l'ancienne bibliothèque du lycée Francois 1er, pour une conférence sur le centenaire du monument aux morts, œuvre du sculpteur Alphonse Saladin.
La conférence était animée par Christine D'Aboville, chercheuse-conférencière et Madame Pillet, proviseur du lycée.
Les élèves de la section danse ont également (...)

- Actualités /

Nouvelles mesures sanitaires dans les écoles à compter du 15 novembre 2021

A compter du lundi 15 novembre 2021, le protocole sanitaire repasse au niveau 2. Le port du masque redeviendra donc obligatoire pour les élèves des écoles élémentaires dans les espaces clos. Il restera proscrit pour les enfants scolarisés en école maternelle.Le brassage entre élèves de groupes différents (classe, groupes de classes ou niveau) sera limité. Les services municipaux renforceront la désinfection des surfaces les plus souvent touchées. S’agissant de la restauration, la stabilité des groupes par table sera recherchée.Sur chaque temps périscolaire, les activités seront proposées en respectant la composition des groupes classes. Les animations périscolaires liées aux activités de contact seront suspendues. Les classes resteront fermées dès le premier cas de covid.Dans chaque école, les équipes enseignantes et les professionnels municipaux travaillent en étroite cohérence pour organiser la meilleure articulation des temps scolaires et périscolaires dans l’intérêt des enfants.

Le 17/01/2022 – Permanence virtuelle

Chantal, Nadine et Gilles vous accueilleront à la permanence virtuelle de 14 à 18H00.
Pour vous y connecter :
Sur PC :
Pour votre 1ère connexion vous devez vous inscrire (gratuitement) à l'adresse suivante : https://france-genealogie.org/
Puis, pour venir sur notre stand :
Hall 1 - Quartier des associations
Puis 1-1 Allée des associations de généalogie
Prendre la loupe et taper CGPC
Cliquer sur CGPCSM et vous êtes sur notre stand

Le 13/12/2021 – Permanence virtuelle

Chantal, Nadine et Gilles vous accueilleront à la permanence virtuelle de 14 à 18H00.
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Le 15/11/2021 – Permanence virtuelle

Chantal, Nadine et Gilles vous accueilleront à la permanence virtuelle de 14 à 18H00.
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« Il y a des millions de fausses cartes Vitale en France », vous l’avez peut-être lu sur internet mais est-ce pour autant vrai ? On fait le point

Depuis quelques temps, je vois fleurir sur internet, les réseaux sociaux et dans certaines de vos interpellations cette information : il y aurait une fraude massive aux prestations sociales grâce à des millions de fausses cartes Vitale. Qu’en est-il vraiment ?  Pourquoi est-ce que nous avons plus de cartes Vitale que d’assurés inscrits à la […]

Le 15/11/2021 – Permanence virtuelle

A titre expérimental, votre cercle vous propose une permanence sur son stand virtuel.
Chantal, Nadine et Gilles vous accueilleront à la permanence virtuelle le 3ème lundi du mois (sauf décembre 2ème).
Cette expérimentation se fera sur 3 mois aux dates suivantes :

Lundi 15/11/2021 de 14 à 18H00
Lundi 13/12/2021 de 14 à 18H00
Lundi 17/01/2021 de 14 à 18H00

Nous ferons un premier bilan à l'issue de ces 3 permanences, pour décider de la suite à donner.
Pour vous y connecter :
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Vide atelier à la la galerie L’Établi

Les artistes de la galerie L'Établi organisent un vide atelier samedi 13 et dimanche 14 novembre 2021. Sur place, le grand public pourra y acheter des fournitures à petits prix, mais aussi des créations en fin de série, des éditions, ou encore de la déco.L'accès est libre, au 45 de la rue des Bons-Enfants, de 14h à 19h.Plus d'infos sur l'Événement Facebook de la galerie L'Établi

Éditions S-Active

Pour le salon du livre de #Pavilly, (qui se déroulera ce dimanche 14 novembre), avec les 30 auteurs Cultur’Esne a invité 2 éditeurs dont Les éditions S-Active.

Pavillaise, Marguerite Soudey a toujours adoré les livres. Au cours de sa carrière, elle a accompagné des auteurs et publié plusieurs ouvrages au sein des entreprises où elle exerçait.
Biographe et prête plume, elle a créé en 2016 la maison d’édition S-Active et publie :
La Pomme Qui Rit – collection jeunesse pour donner envie de lire au plus grand nombre et faciliter la lecture (adaptation pour les DYS, livres en gros caractères…)
S-Active polars, des polars accessibles dès 15 ans,
S-Active témoignages – des témoignages utiles pour transmettre
– des romans,
– de l’humour
– des BD.
S-Active est une société indépendante et engagée : elle propose aux auteurs une juste rétribution, coache des personnes éloignées de l’emploi et imprime en France sur du papier fabriqué en France et issu de forêt gérée durablement.
Vous pouvez la suivre sur Facebook, Instagram et Linkd’n.

Alain Dutheil l’a rejointe en 2019, ensemble, ils écument régulièrement les salons du livre.

Le Havre : L’Ecole de production a été inaugurée

L'Ecole de production (EDP) de la métropole havraise est "la 35e école de production en France", avait déclaré Stéphane Lelièvre, son directeur en mars dernier. Elle vient d'être inaugurée lundi 8 novembre. À mi-chemin entre l’académique et l’apprentissage, ce réseau d’écoles professionnelles est destiné aux jeunes de 15 à 18 ans en difficultés scolaires et dans les métiers de l’industrie (usinage, mécanique industrielle, chaudronnerie, métallerie, électricité, métiers du bois...). Ces écoles sont soutenues par TotalEnergies depuis 2018. Au Havre, l’école de production a officiellement ouvert ses portes fin décembre 2020 en accueillant la première promotion de son CAP chaudronnerie. Soutenue par de grandes entreprises, la mission locale et la Région, cette formation doit permettre de répondre à la pénurie de main d’œuvre qualifiée dans le secteur et au chômage des jeunes. "Ce partenariat, d’un montant de 60 millions d’euros sur dix ans, a pour objectif d’étendre le réseau à 100 écoles en 2028, réparties dans les treize régions pour accueillir 4 000 jeunes", déclare TotalEnergies par voie de communiqué.

La jeune entreprise normande Juliette lève 2 millions d’euros et se rapproche des Laboratoires Gilbert

Mardi 9 novembre, Karline et Baptiste Hamain, fondateur de la marque Juliette, ont annoncé avoir réussi une levée de fonds de 2 millions d’euros. La jeune marque, qui a pour objectif de proposer des produits pour une maison zéro déchet, a également annoncé son rapprochement avec l'industriel normand Les Laboratoires Gilbert.  "On a en commun l’envie de créer de manière respectueuse et une volonté de s’investir pour la préservation de l’environnement et bien sûr, la Normandie", indique la jeune entreprise. Les Laboratoires Gilbert sont spécialisés dans les secteurs de la santé, la cosmétique et du monde de bébé.  Pour la jeune marque, ce rapprochement va permettre une accélération sur le plan industriel et distribution des produits d'hygiène côté salle de bain, mais également sur le développement de gammes dédiées aux bébés et à la maison.  Les Laboratoires Gilbert vont aussi permettre le déploiement des produits Juliette en physique, notamment en pharmacies. Les Laboratoires Gilbert sont présents dans 86 pays, et dans 22 000 pharmacies en France. 

Éditions Le Pucheux

Pour le salon du livre de #Pavilly, (qui se déroulera ce dimanche 14 novembre), avec les 30 auteurs Cultur’Esne a invité 2 éditeurs dont Les éditions Le Pucheux.

Denis Ducastel est un amoureux du patrimoine du pays de Caux. Il vit à Fontaine-Le-Bourg et préside l’Université Rurale du Cauchois.
Il présentera à l’ouverture du salon une vielle normande qu’il a fait restaurer.

Depuis 1998, l’association Le Pucheux publie des ouvrages régionaux sur l’histoire, la langue et les traditions de la Normandie, principalement du nord de la Seine. Elle est située à Fontaine-Le-Bourg.
Rappelons qu’un pucheu est un récipient en zinc muni d’un long manche pour puiser l’eau et symboliquement sert à pucher les traditions normandes et les présenter aux lecteurs.

Un stand proposera les ouvrages des éditions Le Pucheux, notamment les dernières parutions :
– Le dernier paysan
– La vie d’aôtefeis pis d’à c’t’heu – Souvenirs et réflexions d’un Normand
– …

Santé, climat : la crise sanitaire, un stress test pour l’avenir ?

« Quel impact de la crise sanitaire sur notre perception de la crise climatique ? » Tel était l'intitulé de la table ronde qui s'est tenue le 7 octobre dernier, dans le cadre du 22ème colloque annuel du SER, Syndicat des énergies renouvelables, qui représente 400 acteurs de la filière. Qu'avons nous appris de la pandémie ? Comment ont réagi les sociétés, les politiques publiques ? L'enjeu est majeur, car ces crises, sanitaire et climatique, posent un même défi à l'humanité entière. En effet, elles possèdent un certain nombre de points communs. En particulier, « elles touchent avant tout les plus défavorisés », souligne Hugo Viel, 26 ans, activiste pour l'écologie et la justice sociale. Autre point commun, elles sont toutes deux des crises annoncées. Si les climatologues alertent la communauté internationale depuis longtemps, « dans le monde des spécialistes des maladies infectieuses, cette crise sanitaire était annoncée », explique Arnaud Fontanet, épidémiologiste à l'Institut Pasteur. Les scientifiques avaient en effet dressé un « portrait robot » du virus capable de provoquer une pandémie (contagieux avant les symptômes, taux de létalité ..). Déjà, plusieurs alertes avaient eu lieu, avec le SRAS, la grippe aviaire ou le H1N1. C'est finalement le virus du Covid 19 qui a réuni toutes les caractéristiques inéluctables au déclenchement de la pandémie. Mais les deux types de crises, sanitaire et climatique, présentent aussi des différences, lourdes en conséquences, du point de vue de la réponse à y apporter : au tempo brutal de l'épidémie s'oppose celui des effets du changement climatique, plus insidieux. Autre différence, « avec l'épidémie, on peut prendre des mesures, certes difficiles, mais dont on voit rapidement les effets. Pour le climat, c'est très différent. Même si l'on prenait toutes les mesures nécessaires, la situation continuerait à se dégrader. Politiquement, il est très difficile de militer pour l'urgence du long terme », analyse Étienne Klein, philosophe des sciences, directeur de recherches au Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA). Une réalité qui soulève une question fondamentale, pointe Eric Orsenna, membre de l’Académie Française : « la démocratie est-elle capable d'intégrer le long terme » ? L'amnésie collective L'enjeu de la réponse à apporter aux crises, qui ne saurait être limité à la seule problématique des politiques publiques, invite à regarder de près les réactions face à la pandémie, le fonctionnement de la société et les réflexes des individus.« Ce que je regrette, c'est qu'après le premier confinement, pendant deux mois, on n'a fait que parler du monde d'après. On parlait de changer de vie, de solidarité, d'empathie.... Puis, me semble-t -il , cela a été oublié. Tout est reparti comme avant », s'emporte Hugo Viel. Un point de vue qu'étaye Étienne Klein : « dans l'histoire, aucune épidémie n'a été suivie par autre chose qu'une amnésie collective, une envie de récupérer le temps perdu... ». Sous-jacent, un enjeu majeur : la crise du Covid a mis en lumière un mécanisme de la société qui impacte fortement la nature de la réaction collective : son rapport à la science. « La crise du Covid a montré un relatif échec de la vulgarisation », note Étienne Klein. En fait, celle-ci n'a touché que les individus qui y sont a priori sensibles. Globalement, la pandémie a surtout vu se déployer une quantité redoutable de fake news, notamment concernant les vaccins supposés dissimuler la 5G, ou sur l'origine du virus, qui aurait été « inventé » par la CIA ou le KGB, au choix... « Le pacte de confiance avec le savoir est rompu », souligne Eric Orsenna, qui redoute une opposition croissante entre frénésie d'innovation sans recherche de sens, d'une part, campement sur un positionnement buté réactionnaire, de l'autre. Si l'enjeu du rapport à la science, et, plus largement, à la connaissance et à l'information est crucial, c'est aussi parce que le changement dans nos sociétés ne saurait être décrété. Sur le sujet du climat, « il est très important que l'ensemble de la population s'approprie ces enjeux.(…). Il faut faire très attention, dans l'élaboration des politiques publiques, à donner la parole à tous, s'assurer qu'elles soient bien comprises », alerte Corinne Le Quere, présidente du Haut-conseil pour le Climat. « Qu'attendons nous ? » Autant de sujets à affronter, dans un futur où crises climatiques et sanitaires semblent bien destinées à se multiplier. Sur le front sanitaire, d'après Arnaud Fontanet, « aujourd'hui, le plus souvent, l'émergence des virus est due au passage de l'animal à l'homme (…) Vu la densité de la population et sa circulation, il est impossible de l'empêcher. Il faut surveiller les foyers potentiels dès leur création ». Par exemple, pour les virus issus du monde sauvage, comme Ebola avec les primates, il faudrait trouver des activités de substitution pour les chasseurs de singes. Concernant les virus qui se développent dans des élevages de grande densité, porcins ou volailles, par exemple, ces derniers devraient être redimensionnés et très surveillés. Difficile, en revanche, d'après le scientifique, d'anticiper quel sera le prochain virus. « Il en existe des centaines, qui font des recombinaisons entre eux... », note Arnaud Fontanet. Lequel préconise une véritable stratégie d'équipement de stocks de matériel sanitaire nécessaire en cas de crise, qui pourrait utilement être mutualisés à l'échelle européenne. Sur le plan du climat aussi, la bataille est très loin d'être gagnée : certes, la crise sanitaire a provoqué une chute des émissions de gaz à effet de serre, mais cette dernière était circonstancielle, liée à la baisse d'activité et de circulation générée par le confinement. Et l'impact des plans de relance est loin d'être totalement satisfaisant. En France, un tiers des investissements vont dans le sens de la trajectoire vers la neutralité carbone. Toutefois, souligne Corinne Le Quere, « il faudra évaluer les effets du reste des investissements. Et il faut également maintenir cette trajectoire sur le long terme, intégrer le paramètre du climat dans toutes les décisions ». Par exemple, dans l'éducation, les investissements pour la formation devraient être tournés vers des emplois verts... Au total, les mesures prises actuellement semblent bien insuffisantes à Hugo Viel, qui souligne en particulier la poursuite des investissements dans les énergies fossiles. « C'est l'ennemi, il faut en sortir. Qu'attendons nous ? »

Le secteur du recyclage, confiant dans l’avenir

Après la crise de 2020, le secteur du recyclage voit l'avenir s'éclaircir. Le 12 octobre, Federec, Fédération professionnelle des entreprises du recyclage, qui représente 1 200 entreprises du secteur, a dévoilé les résultats de son observatoire statistique, sur « le marché du recyclage en 2020 », dans le cadre du salon Pollutec, à Lyon. Premier constat, le secteur n'a pas été épargné par la crise : l'an dernier, son chiffre d'affaires a chuté de 10,7% pour s'établir à 7,6 milliards d'euros (contre 8,5 milliards d'euros, en 2019). Ce chiffre masque une grande disparité de situations : certaines entreprises ont subi une baisse d'un quart de leur chiffre d'affaires, quand d'autres sont parvenues à le préserver, notamment en profitant de la remonté des cours des matériaux, fin 2020. Globalement, toutefois, les tonnages collectés par ces professionnels ont diminué l'an dernier : au total, ils ont baissé de 6,8%, pour atteindre 31 millions de tonnes. Ce chiffre ne comprend pas l'activité de la filière des déchets du bâtiment et des travaux publics. En effet, c'est l'une des rares à avoir augmenté (de 3%) ses tonnages collectés, atteignant les 41,5 millions de tonnes. Son évolution illustre les rebondissements qu'a connu le secteur durant le Covid. Durant le premier confinement, l'arrêt des chantiers a provoqué une baisse de 80% des déchets collectés, par rapport à l'activité normale. Puis, à la mi-mai, la collecte a retrouvé un niveau presque normal ( 90%), un peu freinée encore par la crise sanitaire et le retard de certains chantiers lié à la période d'élections municipales. Mais sur l'année, la diminution des mises en chantier de logements neufs a été compensée par l'accroissement des travaux de rénovation et par une activité soutenue de démolition, notamment liée aux Jeux Olympiques de 2024. En fait, les difficultés se sont concentrées sur l'aval, dans l'écoulement des matières issues du recyclage : les marchés de consommation de matières issues du tri (plastique, bois...) on été impactés par la crise. Résultat, l'équilibre financier de cette filière a été mis à mal. Son chiffre d'affaires a baissé de 10%, passant de 1,9 milliard d'euros en 2019 à 1,7 milliard en 2020. L'année des montagnes russes Dans le même sens, c'est la plupart des 12 filières du secteur qui ont vu leur activité, et donc, leur tonnages collectés, baisser, à des niveaux divers. Par exemple, la collecte a diminué de 9% pour la filière métal, en raison des fermetures d'usines qui ont engendré des arrêts de production. Partant, le chiffre d’affaires de la filière pour 2020 s’établit à 1,66 milliard d'euros, soit une baisse de 17 % par rapport à l'année précédente. Autre exemple, celui de la filière papier-carton : elle a collecté 6,318 millions de tonnes l'an dernier, soit 6,2% de moins qu'en 2019. Résultat, le chiffre d'affaires de vente de matière de ce segment ( hors prestations) s'est limité à 540 millions d'euros en 2020, soit 11% de moins qu'en 2019, ( 607 millions d'euros). En cause : la très forte chute de la collecte (en particulier de papier) qui a fondu de moitié durant le premier confinement, en raison de la fermeture temporaire de certains centres de tri. Résultat : la forte demande papetière, notamment portée par celle des ménages pour l'emballage, a été satisfaite par des stocks et des importations. Et aujourd'hui, la filière s'inquiète de la santé des papetiers français, qu'illustre l'avenir incertain du site de Chapelle-Darblay. A contrario, deux filières s'en sont mieux sorties. C'est le cas de celle du verre : la collecte des ménages a compensé la baisse des activités des cafés, hôtels et restaurants. Ainsi les tonnages collectés en 2020 ont augmenté, pour atteindre 2 317 935 tonnes, soit une hausse de +3,5% par rapport à 2019 pour le verre d’emballages. Même évolution positive pour la filière CSR, combustibles solides de récupération (plastiques non recyclables, de papiers et cartons et textiles souillés....). Elle annonce une hausse de son tonnage de 4% par rapport à 2019, qui était déjà une année record, en raison d'une forte demande. Neuf chefs d'entreprise sur dix optimistes Au final, l'univers du recyclage « a tenu bon » dans la crise, d'après un communiqué de Federec. La filière a préservé l'essentiel de son écosystème, grâce aux aides de l’État, et en particulier, au dispositif de chômage partiel. Un accord sectoriel, qui prévoyait prise de congés et activité partielle longue durée, a aussi contribué à maintenir l'emploi. Résultat, le nombre de salariés a même légèrement augmenté, ( +0,7%) en 2020, pour atteindre 31 000 dont 87% en CDI. En revanche, le recours à l’intérim a fortement chuté : il est passé de 13 % des effectifs ETP de la filière en 2019 à 5 % l'année suivante. Quant aux investissements, leur niveau a diminué de 15%, atteignant 531 milliards d'euros. Toutefois, rappelle Federec ce chiffre représente environ 7% du chiffre d'affaires global de la filière, un pourcentage similaire aux années précédentes. Dans le détail, 42 % des investissements ont été réalisés dans les machines de tri, 27 % dans le matériel de collecte et 15 % dans le bâtiment. Ainsi, « de nombreuses entreprises du secteur ont poursuivi leurs efforts de modernisation (…) pour encore mieux se structurer », estime la Fédération. Laquelle prévoit une nette reprise à horizon 2021 et 2022, en particulier dans les grands groupes, notamment via les appels à projet issus du Plan de Relance. Et les chefs d'entreprises du secteur semblent, en effet, confiants. D'après leurs réponse à l'Observatoire, 9 chefs d'entreprises sur dix pensent que l'année 2021 sera « bonne » ou « plutôt bonne ». Au delà de la sortie de crise, le secteur du recyclage va devoir aussi faire face à de nouveaux enjeux législatifs et réglementaires, dont la mise en œuvre de la loi AGEC, relative à la lutte contre le gaspillage et à l'économie circulaire, qui vont impacter ses modes de fonctionnement.

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