Archive dans 8 novembre 2021

Taxe Foncière 2021 : ce qui a changé

Vous avez peut-être vu des articles dans la presse, ou des reportages à la télévision, faisant état d’une augmentation de la taxe foncière en 2021. Vous vous êtes peut-être aussi demandé pourquoi la part communale de l’impôt foncier avait augmenté ? L’explication est en fait assez simple, et vient de la mise en application, en […]

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Conférence le 13/11 : Le château et la seigneurie de Valmont

M. Jean Louis Jumeau, historien local, fera une conférence sur le château et la seigneurie de Valmont et sur les familles d'Estoutteville et Grimaldi, le samedi 13 novembre, à 14h, à la maison des associations de Fontaine le Dun.

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Valmont, en Seine Maritime, est un bourg médiéval, blotti au pied d'une forteresse, partie intégrante du duché d'Estouteville. Cette famille, apparentée aux têtes couronnées de notre pays, y fonde une abbaye et dispose ainsi d'une nécropole.
Venez nombreux, cette conférence est ouverte à tout public, adhérents ou non.

Le Mesnil Durdent à travers les siècles (2)

Deuxième partie : le café épicerie

Les épiceries de village ont presque toutes disparu. Outre leur utilité pour la vie quotidienne dans un temps où l'on n'allait pas au supermarché de la ville voisine, elles représentaient, à elles seules, une bonne part de la sociabilité rurale. Les nouvelles du village s'y déversaient et s'y redistribuaient au même titre que la marchandise.

Le café épicerie du Mesnil Durdent n'est plus qu'un souvenir lointain, estompé par le temps qui passe inexorablement. Bien que quelques habitants s'en souviennent encore, il a quasiment disparu des mémoires. Les époques changent, les habitudes aussi.

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Histoire des divers propriétaires du café épicerie :

L'histoire de sa fondation démarre vers 1851 ou quelques années auparavant. Il faut dire qu'à cette époque, il y avait 154 habitants dans ce village et que les moyens de locomotion n'étaient pas les mêmes que maintenant. Le pic fut atteint en 1891 avec 175 habitants. En 2021, le café épicerie a disparu, mais les habitants aussi ! Ils ne sont plus que 18.

Ce café épicerie est une aventure familiale qui va perdurer jusqu'au début d'avril 1964, date à laquelle sa propriétaire décède. Que de monde a franchit sa porte pendant ces cent vingt ans !

L'aventure va donc commencer avec Louis Bonaventure Stalin vers le milieu du XIX ème siècle. Celui-ci est né au cours des années révolutionnaires, le 25 messidor de l'an IV (13 juillet 1796), au Mesnil-Durdent, dans une famille de laboureurs. Il est le dernier fils de François et de Susanne Rose Troude, mariés à Blosseville, le 4 juillet 1775. Il naît donc plus de vingt ans après le mariage de ses parents. Bonaventure est un prénom rare et peu populaire. Ses parents ont-ils voulu, avec ce prénom, lui souhaiter une bonne existence dès sa naissance ?

Quelques années plus tard, âgé de 27 ans, il se marie en ce village, le 28 novembre 1823, avec une veuve, Marie Anne Elizabeth Durosay, âgée de 50 ans. Vingt trois ans les séparent ; ce qui peut expliquer qu'ils n'eurent pas d'enfants. Ils sont tous deux cultivateurs. Cependant, Marie Anne décède en décembre 1836. Il se retrouve donc seul. C'est donc dans les années qui suivirent qu'il eût l'idée d'ouvrir son commerce de café épicier. On est en 1850. Sa nièce Agnès Célénie Stalin, âgée de 32 ans, alors tisserande, habite avec lui. Elle abandonnera son métier pour l'aider dans toutes les tâches inhérentes au commerce.

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Dans les chaumières, on filait, on tissait et la terre réclamait une main d'œuvre abondante. Si on se réfère à l'année 1861, parmi les cultivateurs, il y a le maire Paschal Angot , Pierre Taurin, Amand Doutreleau, Pierre Pruvel, Justin Famery qui employaient des domestiques et des servantes. On trouve des tisserands : Patrice Guerpin, Louis Ducroq, Eléonor et Evode Gruel, Frédéric Pesquet, Isidor Dulong, Nicaise et Justin Gruel qui travaillaient en famille avec leurs épouses et enfants. Il y a aussi quelques charpentiers : Hyacinthe Delabarre, Piere et Adolphe Tronel, Augustin et Frédéric Dupré, Eloi Dulong. Des journaliers Arsène Dulong, Savien Ducroq, Simon Saillot, Stanislas Lavisse se louent à la journée dans des exploitations fermières ou à la tâche dans les métiers du bâtiment. Des veuves, mères de famille, sont en majorité fileuses ou cultivatrices comme Marie Rocquigny, Caroline Paimparé, Marie Edde, Virginie Baudart, Anatolie Fortier, Henriette Hallebard, Rose Gruel, Dorothée Cressonnois et Rose Mollé. On peut donc penser qu'une majorité de ses habitants fréquente et s'approvisionne au café épicerie du village.

Les années s'écoulent paisiblement. Le 14 mars 1875, Louis Bonaventure décède en son domicile, âgé de 78 ans. C'est Justin Hubert Famery, époux de son autre nièce Colombe Mathide Stalin, qui est témoin.

Dès 1875, Agnès Célénie, héritière de son oncle, continue à faire vivre le seul commerce du village. Agée de 56 ans, célibataire, elle deviendra la seconde propriétaire du café épicerie familial. Quelques mois plus tard, elle loge sa nièce Irma Dumouchel, âgée de 33 ans. Par la suite, en 1886, c'est son neveu Louis Famery, domestique, âgé de 25 ans qui habite au même lieu.

Les années passent encore ! En 1891, Agnès Célénie est âgée de 72 ans. Elle est aidée dans son commerce par Louise Rose Famery, épicière, sa nièce, âgée de 30 ans. Celle-ci, née le 16 novembre 1860, au Mesnil Durdent, est la fille de Justin Hubert et de Colombe Mathide Stalin. Son père décédé en 1881, fut cultivateur et maire du village en 1866. Elle loge donc chez sa tante, endroit qui est aussi celui de son lieu de travail. On y trouve aussi son frère, Joseph Augustin, cultivateur, âgé de 26 ans.

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(Louise Rose Famery)

En 1894, le 21 juillet, Agnès Célénie, âgée de 74 ans, décède en son domicile. Célibataire, elle a fait héritière sa nièce Louise Rose Famery, qui prendra la suite de sa tante, dans l'unique commerce du village. Louise Rose, célibataire, est âgée de 33 ans. Elle sera la troisième propriétaire du lieu. En 1906, elle loge Gaston Famery, âgé de 9 ans, son neveu, et Justine Famery, âgée de 15 ans, sa nièce, qui est mentionnée comme « bonne ». Cette dernière l'aide dans les tâches quotidiennes.

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(liste des mariages entre 1903 et 1932)

En 1909, le 4 mai, on célèbre le mariage de Justine avec Désiré Jules Varnier. Après être passé devant Monsieur le maire, à 10h, toute la famille se retrouve dans la petite église Saint Aubin du village. On peut imaginer que la fête se poursuit dans la cour du café épicerie, sous les pommiers en fleurs, comme sur la peinture d'Albert Fourié. Le repas, en général, s'étire en longueur. Le dîner est interrompu par « le coup du milieu », trêve où l'on cesse de manger, pour boire du calvados pour titiller l'appétit. C'est le fameux trou normand ! Autrefois, personne n'oubliait cette coutume normande lors d'un repas de famille. Il était indispensable de le boire « cul sec ».

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Les jeunes mariés s'installent au café épicerie chez leur tante. Pas de problème de place, car cette maison construite en briques, à un étage, couverte en ardoises, est composée de dix pièces. Située au bout du village, entourée d'une cour plantée de pommiers, on y accède par un chemin pavé en grès du pays. Sur le pignon s'étalent les branches de quelques poiriers. Au rez de chaussée, sur l'arrière de l'habitation, se trouve le café et l'épicerie, dans deux pièces distinctes, traversées par un couloir. Pendant que Justine s'active avec sa tante Louise au café épicerie, Désiré Jules est domestique chez un certain Varnier. Gaston Famery, alors âgé de 14 ans, est vacher au même lieu.

En 1921, la famille Varnier n'est plus au Mesnil Durdent. Ils se sont installés à quelques distance à Ermenouville. C'est une autre nièce de Louise Rose, Jeanne Marie Léonie Famery, fille de François Justin et de Marie Louise Brainville, qui se retrouve employée de commerce. C'est la dernière fille de ce couple et aussi la sœur de Justine.

Dans la chambre de Louise Rose est accroché au mur, un tableau représentant un escrimeur. C'est le portrait de son frère Frédéric Hubert Famery, décédé en juin 1903, à Honfleur. Il fut professeur d'escrime dans cette ville côtière très réputée. Un journal local rapporte un fait le concernant : le 5 février 1881, à Jumièges, Frédéric-Hubert, alors soldat au 130e RI, se rend maître d'un cheval emballé attelé à une voiture.

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(l'épicerie en 1908)

En 1926, le 16 novembre, Louise Rose Famery décède en son domicile. Elle sera inhumée au cimetière local où son tombeau subsiste encore. Demeurée célibataire, elle fit héritière du café épicerie, sa nièce Jeanne Marie Léonie, qui en deviendra la quatrième propriétaire. Celle-ci est mariée depuis deux ans avec Ambroise Léon Videcoq, qui est tour à tour menuisier chez son père à Sainte Colombe, cultivateur et enfin cafetier. Entouré de leurs deux fils nés en 1925 et 1932, les années passent paisiblement dans le café épicerie. Au cours de l'hiver 1936, Ambroise Léon chute dans une mare, située dans la ferme d'Henri Léon Caumont, son cousin, où il travaillait, en voulant sauver un cheval qui s'y noyait. Le climat est plutôt doux mais très humide. Il s'ensuivit une pneumonie qui ne pût être soignée ! Agé de 40 ans, il décède à son domicile, le 8 février 1936.

A cette époque, en 1936, Jeanne Marie a une employée de commerce : Cécile Hamel. Agée de 23 ans, elle est originaire du Bourg Dun. Orpheline de père à l'âge de deux ans, elle est placée comme domestique à l'âge de 13 ans, en 1926. Le village était alors composé de 19 maisons, habitées par 18 ménages, dont un total de 63 habitants. Il y avait les familles Lejeune, Losay, Caumont, Videcoq, Cauchye, Loue, Gruel, Dulong, Lepelletier, Stalin etc.

Toutes deux continueront à faire vivre la café épicerie jusqu'au décès de Jeanne Marie, le 3 avril 1964. C'est à cette date, cent vingt années après son ouverture, que fermera l'unique commerce du plus petit village de Seine Maritime.

Le café épicerie de campagne aux XIX et XX ème siècle :

Si aujourd'hui, l'épicerie apparaît plutôt comme une solution de dépannage ; dans les années 1950, c'était un commerce où on y trouvait de tout.

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Ayant bravé le temps, ce café épicerie familial, était installé dans la maison d'habitation de ses divers propriétaires. On y vendait de l'huile, du pétrole, du café, de la chicorée, du sucre, des pâtes, du riz, de la farine, des bougies, différentes graines et féculents, des cartes postales etc.

On y faisait la régie des tabacs en y vendant le tabac à priser ou le cube de tabac. Comme la plupart des fumeurs roulaient eux-mêmes leurs cigarettes, le tabac étaient aussi vendu en vrac et pesé sur une petite balance prévue à cet effet. On évoque un temps où le tabac était indissociable de la vie paysanne.

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(balance pour peser le tabac)

Quand on entrait dans la boutique, les odeurs de notre enfance, comme le café, les épices, embaumaient les lieux. On passait obligatoirement par le comptoir pour la commande. Sur celui-ci était posé des bonbonnes de confiseries convoitées par les enfants. Il y avait aussi la balance de Roberval à deux plateaux suivie de ses petits poids en fonte de toutes tailles.

Les marchandises étaient entreposées sur les étagères en bois. Le cahier tenu par le commerçant comptabilisait les achats, qui étaient réglés en espèces, en fin de mois, au moment de la paie. Même le martinet faisait partie du « trésor » de l'épicière.

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Dans la pièce d'à côté, il y avait le café ou plutôt « le bistrot ». C'était un lieu convivial, où se rencontraient les habitants du village, après leur journée de travail ou dès qu'ils avaient un peu de temps libre, tandis que les femmes restaient à la maison afin de préparer à manger, de broder ou de coudre. Comme le coût de la vie était différent, les femmes raccommodaient et remaillaient les vêtements détériorés. La télévision n'existait pas encore vraiment dans les années 1960, du moins pas chez les ouvriers. C'était un lieu d'échange concernant les nouvelles locales. Mais c'était aussi l'endroit, où partait une grande partie de la paie ! Les tournées d'alcool divers étaient rythmées, suivant les parties de cartes ou de dominos. Un vocabulaire spécifique normand désignait les différents dominos : il y avait le « couche-tout-nu » ou « bianchinette » : le double blanc ; « l'asticot tout chaud » : l'as ; « le doublle tré » : le double trois ; le « catouille ma tout cha » : le double quatre et un dernier exemple : « la mé coche et ses douze teïtes » : le double six.

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Les cafés et épiceries de jadis :

http://belcaire.over-blog.com/article-les-cafes-et-epiceries-d-antan-a-belcaire-pays-de-sault-51943144.html

Au début du XX ème siècle, une des pièces de l'étage servait de mairie.

Au Mesnil Durdent comme dans les environs, il était organisé une fête par village. Depuis très longtemps, un pèlerinage avait lieu chaque année en juin en l'honneur de saint Onuphre. Le 19 juin était alors jour de fête et tous les chemins du village étaient envahis par les pèlerins, leurs carrioles et leurs chevaux. D'autres occasions permettaient aussi de faire la fête comme sur cette photo prise devant le café épicerie en 1943.

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Vers le milieu du XX ème siècle, ou peut-être quelques années auparavant, fut installée une cabine téléphonique dans le couloir entre l'épicerie et le café. A cette époque, il n'en existait pas d'autres, accessible au public, en dehors des bureaux de poste.

En 1964, après le décès de Jeanne Marie Léonie Famery, le café épicerie a fermé définitivement ses portes aux habitants du village. Il a été vendu à Etienne Lalou, journaliste, producteur de télévision et auteur de livres. Il ne pouvait pas rêver d'un lieu plus paisible.

F.Renout
(Administrateur cgpcsm)

Sources :
Archives départementales de Seine Maritime
Mémoire familiale
Photos du café épicerie : collection familiale

Le Mesnil Durdent à travers les siècles (1)

Première partie : Sur les traces du passé

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Rendons hommage à la plus petite commune de Normandie comprenant dix huit habitants en 2018 : le Mesnil Durdent. Ce n'est pas par hasard que j'ai choisi ce lieu car c'est aussi celui des ancêtres paternels de mon épouse. C'est donc un endroit que j'affectionne particulièrement. Ce qui nous lie à la terre de nos origines constitue un mystère en soi. Ainsi la mémoire d'un lieu, c'est bien plus qu'un témoignage des faits de son histoire, c'est aussi un hommage à ses habitants. C'est donc avec nostalgie, que j'ai abordé différents pans d'histoire de ce petit village du Pays de Caux.

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Description du village :

Quand on arrive de Pleine-Sève, sur la route qui mène au local du cercle généalogique du pays de Caux, à Fontaine le Dun, on voit apparaître sur la gauche un grand bosquet d'arbres de haute futaie, composé d'hêtres et de chênes, qui protègent les habitations des vents dominants, soufflant souvent en rafales. Dès l'entrée du village, après PNG - 291.2 koavoir passé le bois, on se trouve dans un paysage champêtre typique du Pays de Caux, composé de haies et de talus où poussent différentes plantes sauvages. Ce sont les clos-masures, terme récent, traditionnellement nommés masures, terme que je préfère. Dès le XVII ème siècle, on constate la présence sur les plans terriers, de bâtiments (étables, granges, charreteries) dispersés dans la cour des fermes plantée d'arbres fruitiers.PNG - 316.7 ko On y trouve encore quelques chaumières ou longères, habitat traditionnel, construites avec les matériaux de la région (pierres de carrière, terre argileuse, limon, paille, bois de chênes ou châtaigniers, joncs et roseaux). Ces demeures ajoutent beaucoup de cachet à ce lieu. Une rue principale, ombragée par de grands arbres centenaires, fait le tour du village où se trouve trois lieux dits : le buisson, le suret et le trou-pierrot.

Jusqu'en 1964, le seul commerce qui existait dans ce village, était le café épicerie de Jeanne Marie Léonie Famery, épouse d'Ambroise Léon Alexandre Videcoq. Ce lieu convivial servait de rencontres entre les habitants. Une des dix pièces de l'habitation servait de Mairie.

En sillonnant le village, sur le terrain de la mairie actuelle, on peut visiter un jardin conservatoire de la flore sauvage locale : le jardin des amouhoques (L'amouhoque est le nom cauchois de la camomille sauvage). Au cœur d'un corridor d'arbres, sur les talus, des étiquettes permettent de connaître le nom des diverses plantes.

Aujourd'hui il n'y a plus ni seigneur, ni curé, mais une petite église en grès encore bariolée des armes de ses patrons et de ses PNG - 227.6 ko bienfaiteurs qui ont disparu. Cette église, reconstruite au XVI ème siècle, dont la chapelle date de 1528, est dédiée à Saint Aubin. Cette chapelle dut être bâtie et ornée par les seigneurs du lieu. Les murs sont en grès du pays, plus petits sur la partie nord, qui est la partie la plus ancienne. Le reste de l'édifice, bâti avec des blocs de grès plus gros et plus soigneusement découpés, a subi des réfections, comme en témoignent les dates portées par certains d'entre-eux : 1715 sur la façade ; 1731 sur le mur sud, avec indication en latin de la réfection et du nom du prêtre en fonction dans la commune.

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Dès l'entrée, on peut voir la corde servant à actionner la petite cloche dite « tinterelle » nommée « Louise ». Celle-ci, d'un poids de 400 Kg a été fondue en 1706. Jusqu'à une époque récente, un habitant du village, Mr Carpentier, successeur de Mr Dulong, faisait sonner l'angélus à midi, tradition qu'il exerce depuis 1961.

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Sur le mur de la nef se trouve le blason de la famille Langlois De Breteuil, famille alliée aux Le Picard, derniers seigneurs du lieu. A l'intérieur, quelques seigneurs locaux et leurs enfants y furent inhumés. A l'entrée du cœur, sur une pierre tombale effacée par le temps, on déchiffre à peine la date de 1528. Sur une autre dalle on y trouve la date de 1364.

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La révolution est passée par là et a cassé la croix du cimetière datant de 1556. L'entretien de l'église a toujours posé énormément de problèmes comme en témoigne un document de 1746 relatant l'obligation d'abattre des arbres au sein du cimetière afin de poser des chevrons à la chapelle de l'église et autres pièces principales, la toiture s'étant effondrée d'elle-même.

Vers 1800, il existait huit mares dans ce village. L'une d'entre-elles se nommait Saint Onuphre. Peut-être celle qui se trouvait en face de l'église (derrière le parking actuel). Les habitants venait s'y baigner. En 1852, celle-ci n'existait plus depuis quelques années déjà. On allumait un feu de carrefour en l'honneur de ce saint. Autrefois, le 24 juin, un pèlerinage avait lieu chaque année, en l'honneur de Saint Onuphre qui attirait entre 1500 et 2000 personnes. Il y avait aussi un pèlerinage à Sainte Clotilde, peu fréquenté.

Au Mesnil Durdent, Saint Onuphre, patron des tisserands, était fêté le 19 juin ; mais le pèlerinage avait lieu le 24 qui était un jour férié pour les ouvriers agricoles. Ce saint anachorète égyptien du V ème siècle, représenté avec une barbe et des cheveux tombant jusqu'à terre, avait le pouvoir de guérir des douleurs rhumatismales. Une messe y était dite à l'église par le curé. PNG - 267.1 ko La procession avait lieu autour de l'église. Les fidèles venaient des villages environnants et parfois de plus loin. Les voitures à cheval étaient rangées le long de la route et dans la cour de la ferme proche de l'église (actuellement la ferme de Mr Carpentier). Des marchands s'installaient à la sortie du cimetière, pour y vendre des galettes et des fruits et légumes de saisons. L'après midi et le dimanche suivant avait lieu la fête du village. Des jeux y étaient organisés : couse à la valise, course en sac etc. Des forains s'installaient dans la cour du café : balançoires, marchands de pain d'épices etc.

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Concernant ces seigneurs locaux, on note aussi deux mariages dans l'église de ce village. En premier, celui de David Joseph Raulin De Gueutteville De Réalcamp avec Marie Magdeleine De Bourdainville, le samedi 16 février 1697. Le second, celui de François Le Picard avec Charlotte Marie Françoise Raulin De Gueutteville De Réalcamp, le jeudi 21 septembre 1719. Ils se marièrent certainement sous la canicule, car celle-ci dura de juillet à septembre. A cette époque, il y avait un cadran solaire en pierre, datant de 1731, sur les murs de l'église, comme à Houdetot, Fontaine le Dun, etc. Ils ont précédé les horloges qui pénétrèrent dans nos campagnes sous le règne de Louis XIV. On lit auprès de ce cadran cette inscription latine : « sumptibus michaelis antonii vavltier, hujus ecclesioe rectoris, extructum anno 1731 » .

Dans le cimetière verdoyant entourant l'église, protégé d'une haie, fleurit chaque année un superbe rhododendron, qui abrite le tombeau d'un nouveau né. Celui-ci, plus que centenaire, fut certainement planté lors de l'inhumation de Théodore Désiré Marie Joseph Anquetil, âgé de six mois, le 17 septembre 1884 ; hommage rendu par ses parents Marie Antoine Anquetil, cultivateur et maire du lieu, et Augustine Marie Gardet.

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Concernant le faible nombre d'habitants actuels du Mesnil Durdent, il en fut autrement au cours des siècles. On note sur le rôle d'assiette de la taille du village, entre 1697 et 1789, qu'il y avait 24 feux en 1697 et 1712 ; c'est à dire à peu près 120 habitants. C'est en 1891, qu'on atteint le nombre maximum d' habitants, c'est à dire 175. Cinq ans plus tard, en 1896, on en dénombrait plus que 107. Ce nombre continuera de décroître jusqu'à notre époque.

Quelques anecdotes puisées dans le passé :

Pierre Lansille, né hors mariage de Marguerite Dumontier de la paroisse de Brametot, déclare donner le nouveau né à Pierre Lansille, domestique de Mr de Gueutteville père, qui s'avère être d'après mes recherches, Gédéon Raulin, seigneur du lieu.

Françoise Surval, âgée de 75 ans, épouse de Louis le Mognan, décède le 20 avril 1760, dans cette paroisse, et est inhumée en présence de son époux, lequel n'a pas pu signer, étant dans un état mortel. Quelques jours plus tard, Louis le Mognan décède à son tour, le 26 avril, âgé de 70 ans.

Anne Leborgne, âgée de 55 ans, veuve Bocquet, décédée en la paroisse de Cailleville, ayant été trouvée moribonde dans l'étendue de cette paroisse et transportée dans une étable de Mr De Gueutteville, où elle est décédée, a été inhumée au Mesnil Durdent, le 27 juillet 1728.

Anne Guéroult, âgée de 26 ans, épouse d'Adrien Roussel, sous brigadier des fermes du roi, domiciliée à la paroisse Notre Dame de Lillebonne, se rendit en celle du Mesnil Dudent pour y accoucher chez sa belle mère Marie Anne Maillard, veuve de Christophe Roussel, depuis le 21 novembre 1730. Onze lieues séparent les deux paroisses. Le voyage ne fut donc pas évident à cette époque. C'est donc le 14 décembre 1736, que naquît une fille Marie Anne Angélique.

Sur les registres des délibérations des procès criminels du bailliage de Cany, en mars 1750, est mentionné la plainte de noble et discrette personne, Maître Isaac François René Lemaréchal, escuyer et prêtre curé du Mesnil Durdent, contre la demoiselle Marie Madeleine Vauttier et Marie Anne Picquet, sa servante, demeurant en la dite paroisse, pour insultes, voyes de fait, libelles diffamatoires et lettres écrites à différentes personnes contre l'honneur et la réputation du dit seigneur Lemaréchal.

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La demoiselle Vauttier et se servante étaient accusées d'avoir insulté plusieurs fois dans le cimetière, le curé de la paroisse lorsqu'il entrait dans l'église et en sortait, de l'avoir suivi lorsqu'il chantait en célébrant l'office, d'un ton si haut, qu'il se serait trouvé interrompu, d'avoir exposé des libelles, même sur la haie de son jardin, qui forme la clôture du cimetière, quand la procession de la messe paroissiale y passait, d'avoir jeté des pierres dans le dit cimetière à ceux qui entraient dans l'église pour la prière du soir et en sortaient. Je ne sais pas comment se termine l'histoire ! Toujours est-il qu'il célèbre un dernier baptême le 1 août 1779, un mois avant son décès, à l'âge de 70 ans, le 1 septembre 1779. Parmi les témoins, on note la présence du seigneur et cousin du lieu, Jean François Le Picard, et quelques prêtres des communes environnantes.

Les seigneurs locaux :

Le premier seigneur local mentionné fut Richard Duredent en 1240 . Il possédait le fief d'Ermenouville, village voisin. Etait-ce ce seigneur normand surnommé Dens Durus ? Le peuple lui a gardé longtemps le nom de Mesnil-bas, relativement au Mesnil-Geoffroy qu'il appelait le Mesnil-haut. En 1250, le curé et le seigneur Richard De Durdent se présentaient à la cure. Le village comptait 20 chefs de famille. En 1443, le seigneur du lieu était Guillaume Duredent. Quand cette famille Duredent s'éteint, la seigneurie échoit aux Pévrel, puis aux Le Balleur. On note la naissance d'un Robert Balleur en 1566.

Au XVI ème siècle, la seigneurie appartient à la famille Raulin de Gueutteville de Réalcamp, famille originaire de Bourgogne, anoblie au XV ème siècle. Ces derniers étaient aussi connu sous le nom de « De Gueutteville » ; nom de leur fief.

http://racineshistoire.free.fr/LGN/PDF/Rollin.pdf

Voici un résumé de leur histoire, qui commence avec Jean Raulin. Il se marie vers 1614 avec Suzanne De Clercy, fille de Charles III, chevalier, Seigneur de Clercy, de Gonneville et Silleron, patron d'Angiens et Blamesnil. De leur union nassent deux fils Gédéon et Jean et une fille Suzanne.

Jean Raulin, écuyer, sieur de Réalcamp,seigneur de Mesnil Durdent et autres lieux épouse vers 1640 Judith De Grouchy. Il possède 60 acres de terre. Son fils Michel aura trois épouses et un fils du même prénom qui décède, âgé de 25 ans, le 2 novembre 1710. Il sera inhumé au Mesnil Durdent. Avec lui s'éteindra cette branche.

Gédéon Raulin, son frère, se marie le 10 août 1657 avec Nicole De Tourneroche, fille de Jacques, Seigneur de Fontaine le Dun et de Valmont, et d'Anne de Bourbel de Montpinson. De cette union naissent deux fils Jean Baptiste et David Joseph entre 1662 et 1672 et cinq filles.

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Jean Baptiste, âgé de 32 ans, se marie le 16 janvier 1694, à Autigny, avec Marie Anne Le Vert. De ce mariage naissent dix enfants entre 1696 et 1708, dont huit décèdent en bas âge dans la paroisse du Mesnil Durdent. L'histoire retiendra le mariage de Charlotte Marie Françoise, née le 20 décembre 1696, noble Dame et patronne de Réalcamp, en date du 21 septembre 1719, en l'église Saint Aubin du Mesnil Durdent, avec François Le Picard, Seigneur de Beaucamp et de Saint Philibert et de Veules les roses en partie, capitaine de la capitainerie de Saint Vallery en Caux, qui deviendra le seigneur du lieu, suite à la donation des terres par son épouse.

David Joseph, son frère, âgé de 25 ans, se marie le 16 février 1697, en l'église du Mesnil Durdent, avec Marie Magdeleine De Bourdainville dont naîtront 13 enfants : 11 fils et deux filles dont certains auront une descendance. David Joseph et Marie Magdeleine décèdent respectivement en janvier 1737 et le 16 avril 1742, à Autretot. Cinq jours plus tard, on trouve un acte, passé devant Maître Saffrey, notaire à Baon-le-Comte, près d'Yvetot, en date du 21 Avril 1742, où figurent leurs deux fils aînés Jacques Cosme Damien et Jean-Baptiste.

La seigneurie du Mesnil Durdent passe donc entre les mains De François Le Picard de par son mariage ; certainement après le décès de son beau-père Jean Baptiste Raulin, en 1737. Par la suite, c'est son fils Jacques François Martin et son petit fils Jean François qui deviendront seigneur et patron du Mesnil Durdent jusqu'à la révolution. Ces deux derniers épousèrent des demoiselles Langlois (d'Estaintot et De Bailleul). L'une d'elle, alors veuve, possédait une maison avec masure et douze acres de terre.

Mémoires des hommes :

https://geneafrance.com/?v=Le%20Mesnil-Durdent&i=76428&dn=Seine-Maritime

Une filiation quelque peu curieuse :

Concernant les personnalités liées à la commune, on mentionne Etienne De Raulin De Réalcamp, dit Raulin laboureur, ingénieur agricole, colonel dans la résistance, député de la libération, descendant de la famille seigneurial du Mesnil Durdent.

Etienne De Raulin, fils d'André De Raulin et Marie Thérèse Varangot, naît le 17 janvier 1902, à Laval et décède le 13 février 1956, à Erquy. Il se marie en premières noces avec Bernadette Braye de Chéreille en 1921, puis en secondes noces avec Thiphaine de Launoy, en 1933.

A sa naissance, son patronyme était simplement Raulin. Son état civil est rectifié par jugement du 16 mars 1905 par le tribunal civil de la Mayenne. Il devient alors De Raulin De Gueutteville De Réalcamp. Cette mention de patronyme figure sur l'acte de décès de Joseph Ange Raulin, teinturier, en date du 8 février 1856, arrière arrière grand-père d'Etienne. Ce dernier est le fils de Jacques de Raulin De Gueutteville et de Madeleine de la Fontaine.

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Ayant fait des recherches familiales sur la famille Raulin du Mesnil Durdent, je fus étonné de ne pas voir ce dernier couple mentionné sur mon arbre. Ce serait donc intéressant de pouvoir l'intégrer. J'ai donc fait quelques recherches concernant un certain Jacques Cosme Damien, célibataire, décédé le 30 octobre 1762, à Autretot ; le seul suceptible d'être l'ancêtre de cette famille Raulin de la Manche. La seule information que je retrouve, c'est qu'il demeure depuis quinze ou seize ans en la paroisse de Veauville (certainement Veauville lès baons) et que malade, il revient dans cette paroisse où il décède chez son neveu Jean Baptiste Carpentier. Il n'est donc pas le maillon pouvant relier ces deux familles du Pays de Caux et de la Manche !

J'oriente alors mes recherches sur les archives de la Manche. Où ont pu se marier Jacques de Raulin et Madeleine de la Fontaine ? Je trouve leur mariage en date du 18 octobre 1755, au Mesnil Tôve, dans la Manche, lieu de naissance de l'épouse. Joseph Ange est bien leurs fils né le 9 février 1770 à Juvigny le Tertre. Quand à Jean Jacques et non jacques, il est baptisé à Juvigny le Tertre, le 11 novembre 1714 et décède au même lieu le 28 mai 1778. Teinturier de son état, il est le fils de Julien Raulin, laboureur, puis teinturier, et de Françoise Gesbert, originaire tous deux de la manche.

Quelques questions me viennent à l'esprit : sous quels critères le tribunal de la Mayenne a-t-il rendu son arrêté concernant la filiation d'Etienne De Raulin puisque celle-ci est impossible ? Comment a t-il pu trouver un lien familial avec la famille Raulin du Mesnil Durdent ? Sur la base de quels documents ?

Bien que cette famille Raulin de la Manche me paraisse honorable, celle-ci a bien pour ancêtres un laboureur devenu teinturier de père en fils, et non une ascendance noble en lien avec la famille Raulin de Réalcamp du Mesnil Durdent ! Hors, suite au jugement de 1905, une trentaine de descendants de Joseph Raulin, portent actuellement à l'état civil le nom "De Raulin de Gueuteville de Réal Camp" ! Malgré le jugement, je pense que cette famille ne peut prétendre à prendre ce patronyme.

F.Renout
(Administrateur cgpcsm)

Sources :
Archives départementales de Seine Maritime
Archives départementales de la Manche
Les recherches de la noblesse de la Gallissonière
Jacques Margerand (descendant Raulin de la Manche)
L'abbé Cochet
Association du jardin des amouhoques
M.G Micberth (monographies des villes et villages de France)
Regards Cauchois (suivant informations de Mme Léger, ancienne conseillère)

Ségur : plus de 50 millions d’euros d’investissements pour soutenir les établissements de santé de la Métropole de Rouen

En mars dernier, le Premier ministre Jean Castex et le ministre des Solidarités et de la Santé Olivier Véran annonçaient un plan de 19 milliards d’euros d’investissement dans le cadre du Ségur de la santé. Aujourd’hui, le ministre Véran vient d’officialiser les premiers projets retenus pour la région Normandie après concertation avec les acteurs locaux, […]

Fred Thelmo

Chaque jour, jusqu’à la date du salon du livre de #Pavilly, (qui se déroulera le dimanche 14 novembre), Cultur’Esne vous présente un auteur. Aujourd’hui : Fred Thelmo.

Frédéric Lelong est bien connu des enfants à Luneray puisqu’il y est professeur des écoles et enseigne aux classes de CM1 et CM2 depuis plus de 15 ans.
Mais Frédéric Lelong a deux identités… Connu à Luneray comme enseignant au groupe scolaire Maurice-Genevoix, reconnu dans le milieu de la BD sous le nom de Thelmo, auteur-illustrateur d’albums jeunesse.

Il a commencé à se faire un nom dans la bande dessinée au travers de ses affiches et en collaborant pour des œuvres collectives sur l’Histoire.
Il a sorti son premier album La Jeune Fille aux goélands en 2016, un succès qui l’encourage à poursuivre dans une nouvelle voie, croquer des histoires avec humour.
Soixante dessins durant le confinement
« Bienvenue en Covidie » est son deuxième album et il a déjà bien cartonné sur les réseaux sociaux.
Frédéric Lelong a dessiné son quotidien de confiné, avec dérision, dans un esprit bon enfant et sous le regard complice de sa femme Anne-Lise, également professeure des écoles à Luneray, qui a bien voulu servir de modèle !
« Bienvenue en Covidie », c’est l’illustration de deux mois de confinement à la maison.

 

Alexis Hanquinquant est champion du monde de paratriathlon

Saison au plus que parfait pour Alexis Hanquinquant qui est devenu champion du monde de paratriathlon, ce vendredi 5 novembre 2021 à Abu Dhabi, aux Émirats Arabes Unis.Après la médaille d'or aux Jeux paralympiques de Tokyo cet été, après le titre européen à Valence, après avoir été sacré champion de France, Alexis Hanquinquant a décroché le titre de chapion du monde de paratriathlon ce week-end. Une performance XXL qui vient clore une saison exceptionnelle !Le pensonnaire du Rouen Triathlon s'est imposé dans le temps canon de 58'54, devant le Japonais Uda et l'Espagnol Sanchez-Palomero, soit le même podium qu'à Tokyo à la fin du mois d'août."Très content de ma course, les conditions étaient quasi identiques à celles de Tokyo. Je suis super fier d'avoir réalisé la saison parfaite. Je suis super fier d'avoir réalisé la saison parfaite. Maintenant place à un peu de repos pour repartir de plus belle sur 2022 afin d'essayer de conserver mes titres et de continuer à progresser", a déclaré le champion à l'issue de ce nouveau sacre.

Résultats sportifs du 4 au 6 novembre 2021

Le FCR n'y arrive plus. Au terme d'un match terminé à 8 contre 11 (deux cartons rouges et un blessé), les Diables Rouges s'inclinent à Diochon face à la modeste équipe de Saint-Malo. Les Rouennais glissent dangereusement au classement. Prochain rendez-vous à Plabennec, chez un autre mal classé.Les Lions ont affiché une belle determination pour venir à bout de Vannes, en Pro D2. 10e au classement, ils accueillent Agen le 19 novembre à Diochon.Les Dragons se sont fait surprendre sur la glace de l'île Lacroix par Gap. Ils occupent la 3e place de la Synerglace Ligue Magnus avec deux matches en moins.Les filles du Rouen Handball poursuivent leur beau parcours en championnat. Les promues réalisent un match nul face à une belle équipe de Nantes.Pierre Gasly réalise une superbe performance sur le circuit de Mexico. Parti 5e sur la ligne de départ, il a su gérer sa quatrième place tout au long de la course.Enfin, et c'est sans aucun doute la grosse performance du week-end, Alexis Hanquinquant, pensionnaire du Rouen Triathlon, est devenu champion du Monde de paratriathlon à Abu Dhabi. Champion de France, d'Europe et médaille d'or à Tokyo, le Normand conclut une année exceptionnelle !FootballNationale 2 (11e journée)FC Rouen - Saint-Malo 0-1Régionale 1 féminine (6e journée)US Alençonnaise 61 - FC Rouen 2-1RugbyPro D2 (10e journée)Rouen Normandie Rugby - Vannes 19-10Élite 2 féminine (4e journée)Entente Sp. Bruges-Blanquefort - Valkyries Normandie Rugby Clubs 57-0Hockey sur glaceSynerglace Ligue Magnus (17e journée)Rouen - Gap 0-3Division 2 (5e journée)Rouen - Courbevoie 3-2 a-pBasketPro B (4e journée)Rouen Métropole Basket - Saint-Chamond 72-96HandballNationale 1 féminine (8e journée)Rouen Handball - Nantes 23-23Formule 1Championnat du Monde (Grand Prix du Mexique)1 - M. Verstappen2 - L. Hamilton3 - S. Perez4 - P. GaslyParatriathlonChampionnat du Monde (Abu Dhabi)1er - Alexis Hanquinquant

Dose de rappel du vaccin contre la Covid 19

Pour maintenir leur protection vaccinale au niveau attendu, tous les 65 ans et plus doivent bénéficier d’une dose de rappel, de même que tous les professionnels exerçant dans le champ sanitaire et médico-social. 175 915 injections ont été administrées en Normandie depuis le lancement de la campagne de rappel : c’est la marque d’une vraie adhésion de la population, mais il faut amplifier encore la dynamique, car se faire administrer le rappel dès qu’on est éligible, c’est se protéger !Dans le détail, les conditions du rappel vaccinal sont les suivantes :6 mois après la dernière injection du schéma initial :Les résidents des EHPAD et des USLD ;Les personnes de plus de 65 ans vivant à domicile ;Les personnes à très haut risque de forme grave ;Les personnes atteintes de comorbidité(s) ;Les personnes sévèrement immunodéprimées (ces personnes peuvent recevoir le rappel à partir de 3 mois après la dernière injection, sur avis médical) ;L’entourage d’une personne immunodéprimée ;Les professionnels des secteurs de la santé, du médico-social, du transport sanitaire de l’aide à domicile intervenant auprès de personnes vulnérables ou pompiers. 4 semaines après la dernière injection du schéma initial :Les personnes ayant reçu le vaccin Janssen.Le rappel vaccinal se fait uniquement avec le vaccin Pfizer-BioNTech, quel que soit le vaccin utilisé précédemment. Pour tous ces publics, la vaccination est désormais possible auprès d’un professionnel de santé de ville quel qu’il soit, et toujours également en centre de vaccination.Informations pratiquesPour connaître les possibilités de vaccination à proximité de chez soi :www.normandie.ars.sante.fr et www.sante.fr

Le salon du Livre de jeunesse ouvre ses portes

La 39e édition du festival du Livre de jeunesse se tient à la Halle aux toiles du vendredi 12 au dimanche 14 novembre 2021. "Au pied de mon arbre" est la thématique retenue.Le rendez-vous incontournable du livre de jeunesse rouennais prend un peu d'avance sur son calendrier habituel. C'est bien du 12 au 14 novembre qu'il se tient cette année à la Halle aux toiles. L'occasion de venir rencontrer auteurs et éditeurs, de découvrir les nouveautés et de faire connaissance avec Françoise Rogier, invitée d'honneur de cette 39e édition.L'autrice et illustratrice belge vient de sortir "La forêt de travers", avec Marie Colot. Dans le cadre du festival, elle anime plusieurs ateliers dans les écoles de la Métropole Rouen Normandie tout au long de cette semaine. Bien entendu, elle fait partie du jury qui décerne les prix du concours et participe aux rencontres avec le public sur les trois jours du festival.Le festival voyage hors de ses murs aussi, puisqu'il investit d'autres écoles pour des lectures données par des bénévoles ; propose des expositions dans les médiathèques de Marome et Clères, ainsi qu'à la bibliothèque du Châtelet, à Rouen.La nouveauté 2021, c'est la poésie. La structure La Factorie - Maison de la poésie de Normandie présente en effet ses titres jeunesse, via sa toute nouvelle maison d'édition, Les carnets du dessert de lune.Des livres par miliers, pour les petits et les plus grands. Et la promesse de passer un bon moment. Même pour les parents.Informations pratiquesFestival du Livre de jeunesseDu vendredi 12 au dimanche 14 novembreHalle aux toilesTarif : 3,50€ (gratuit pour les - de 18 ans)Billetterie sur festival-livre-rouen.fr/billetterie-en-ligne-et-reservationsPlus d'infos sur festival-livre-rouen.fr

Du burlesque qui… cartonne au théâtre des Deux rives

Du 9 au 13 novembre 2021, le théâtre des Deux rives présente "Les gros patinent bien", une pièce de cabaret burlesque qui emmène le public de la Scandinavie au fin fond de l'Europe, avec pour seul décor, des cartons ! Inventif et hilarant. Si vous ne connaissez pas l'univers déjanté d'Olivier Martin-Salvan et de Pierre Guillois, précipitez-vous au théâtre des Deux rives.A travers leur pièce "Les gros patinent bien", les deux Français plongent le public dans un imaginaire débridé bourré d'humour et de poésie, avec pour tout décor, une chaise et des... cartons. C'est parti pour près d'une heure et demi de voyage dans l'absurde, sur les traces d’un lointain ancêtre, qui traversa le monde de la Scandinavie aux confins de l'Europe, survécut à bien des dangers et connut mille et une vies... Sous les yeux des spectateurs, les cartons se métamorphosent en patins à glace, symbolisent un fjord ou encore une cabane. La puissance évocatrice des mots et l'attitude scénique des deux comédiens font le reste !A découvrir en famille dès l'âge de 6 ans. Informations pratiques Les gros patinent bienPièce de cabaret burlesque d'Olivier Martin-Salvan et de Pierre GuilloisMardi 9, mercredi 10 et vendredi 12 novembre 2021 à 20h ; jeudi 11 et samedi 13 novembre 2021 à 18hThéâtre des Deux rivesTarif plein 20 €, tarif réduit 15 € et tarif solidarité (uniquement au guichet) : 5 € AAH, ASPA ou 1 € étudiants, minimas sociaux.Soirée exceptionnelle vendredi 12 novembre 2021 : tarifs majorés de 4 € (majoration reversée aux Restos du cœur)Pass sanitaire obligatoire à partir de 12 ansRencontre avec l’équipe artistique à l’issue de la représentation du mercredi 10 novembre 2021 traduite en langue des signes française par LiessePlus d'infos et réservations en ligne sur le site Internet du CDN Normandie-Rouen

Brittany Ferries lance une ligne entre Le Havre et l’Irlande

Le Brexit poursuit peu à peu d'égrainer le chapelet de ses conséquences. La création d'une frontière entre le Royaume-Uni et l'Europe a en effet fait gonfler considérablement la demande autour du fret entre l'Irlande et le continent. Et chaque port, chaque compagnie, cherche logiquement à en tirer profit. C'est en tout cas ce qui conduit le transporteur breton Brittany Ferries à ouvrir une nouvelle liaison de fret reliant Le Havre à Rosslare dans le Sud-Est de l'Irlande, et ce dès le 12 novembre 2021. + 70 % de fret transporté entre la France et l'Irlande Depuis septembre, l'augmentation significative de la demande de liaisons directes entre l'Irlande et la France se confirme avec plus de 70 % de fret transporté, par rapport aux huit premiers mois de l'année. « Grâce à la flexibilité de notre flotte, nous avons été en mesure de réagir rapidement à cette forte demande, a déclaré Christophe Mathieu, directeur général de Brittany Ferries. Le Brexit a engendré plus de difficultés que d'opportunités sur les lignes transmanche. Dès lors, les liaisons directes France-Irlande se sont avérées très attractives pour le transport de marchandises, au détriment des lignes desservant l'Irlande via la Grande-Bretagne. » « C'est une évidence économique : en près d'un an, le nombre de véhicules transportés par mer depuis l'Irlande a triplé, appuie de son côté Jean-Marc Roué, président du conseil de surveillance de Brittany Ferries. Je ne doute pas que l'activation par les Britanniques des mesures de contrôles sur le Landbrige, début 2022, ne renforce encore cette appétence pour la voie maritime et que cette ligne Le Havre / Rosslare ne soit promise à un bel avenir. » Un positionnement stratégique Cette ligne vient aussi renforcer la route maritime Cherbourg-Rosslare opérée par Brittany Ferries avec le Connemara depuis début 2020... La compagnie se positionne ainsi plus fortement sur une liaison vers l'Irlande de plus en plus concurrencée. DFDS rallie ainsi Dunkerque à Rosslare depuis décembre 2020, et Irish Ferries, déjà présent à Rosslare, lorgne aussi sur le trafic vers l'hexagone, après avoir ouvert une liaison entre Douvres et Calais. « Nous nous devons d'être présents sur toutes les lignes offrant un réel potentiel de croissance dans le cadre de notre retour à la compétitivité, défend Jean-Marc Roué. Notre expérience vers l'Irlande, tant depuis Cherbourg que depuis la Bretagne, est suffisamment probante pour que nous nous lancions aujourd'hui dans cette belle aventure. » Mieux, cette liaison vient aussi compléter la ligne Rosslare-Bilbao créée par Brittany Ferries en 2018. Elle affiche une augmentation de l'ordre de 70% par rapport 2020. Plus 1 000 unités de fret par mois sont transportées entre l'Irlande et l'Espagne, au rythme deux aller-retours par semaine. Pour la ligne Le Havre / Rosslare la fréquence sera plus faible, avec un aller-retour chaque week-end. La traversée sera assurée par le navire Le Cotentin qui est doté d'une capacité de 120 unités fret et 120 cabines. Pour Aletheia Press, Benoit Delabre

La marque rouennaise Lestia lance Gaïa, une huile anti-vergeture

Porté par deux amis d’enfance, Antonin Dugautier et Nassim Hattaby, le projet apporte une solution saine, bio et vegan. L’huile anti-vergeture Gaïa est le fruit de huit mois de travail. Elle est réalisée à partir d'un mélange d'huiles 100% naturelles, extraites de plusieurs plantes telles que le tournesol, l’arnica, l’églantier rouge et la rose musquée. Favorisant le made in France, les deux compères récupèrent la matière première en Aquitaine et la traite dans un laboratoire partenaire en Occitanie. La démarche du circuit court est aussi prise en compte. Ainsi, le siège social de l’entreprise se situe à Rouen tandis que la logistique est assurée à Bihorel. Une gamme de 5 à 6 produits Afin de réduire l’empreinte carbone, l’entreprise utilise un système de recharge et des emballages recyclés. Elle teste le produit avant sa mise en vente grâce à une méthode participative qui associe un panel de femmes enceintes et de jeunes mamans. Les deux associés prévoient de développer une gamme composée de cinq à six produits destinés à la sécurisation de la période de grossesse, notamment une crème hydratante, un shampooing et un complément alimentaire. Signalons enfin que le projet Lestia est lauréat du concours Talents des cités dans la région Normandie.

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