Archive dans 31 mars 2021

À la découverte du Vexin normand

Le village de Lyons-la-Forêt, au nord du Vexin, telle une carte postale de la Normandie éternelle. (© Stéphane William Gondoin)


Stéphane William Gondoin

Extrait Patrimoine Normand n°117
Par Stéphane William Gondoin.

 

Après avoir insisté sur le rôle historique du Vexin, tampon protecteur entre le royaume de France et la ville de Rouen à l’époque ducale, nous vous proposons maintenant un circuit au départ de Gisors que vous pourrez aussi emprunter à bicyclette. N’hésitez-pas à quitter cet itinéraire à l’invitation de tel ou tel panneau indicateur, vous promettant au bout d’un chemin bucolique une église classée, une confortable gentilhommière, un mégalithe ou un site naturel.

Gisors marque une étape importante sur l’avenue Verte Londres-Paris. Ceux qui l’empruntent quittent les côtes du Sussex à Newhaven et posent le pied sur le sol normand à Dieppe, avant de traverser le pays de Bray via Neufchâtel et Forges-les-Eaux. Rejoignant l’Epte au pied de l’ancienne forteresse de Neufmarché, ladite avenue suit le cours de la rivière jusqu’à Bray-et-Lû : là, un embranchement file vers la capitale, pendant qu’un autre permet d’atteindre Gasny, puis le village mythique de Giverny.

 

Gisors, cœur de Vexin

Outre sa forteresse médiévale, Gisors possède une fantastique église à dominante gothique flamboyant, placée sous le patronage des indissociables saints Gervais et Protais, réputés martyrisés à Rome à l’aube de la chrétienté. Le vaisseau principal de la nef, construit pour l’essentiel au XVIe siècle, est bordé de collatéraux doubles, ce qui donne au visiteur y pénétrant pour la première fois une sensation d’espace, accentuée par la verticalité des grandes arcades prolon...

 

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La « place forte » Vexin

La motte castrale de Gisors, surmontée de sa chemise et de sa tour maîtresse, est l’élément le plus ancien du château. (© Stéphane William Gondoin)


Stéphane William Gondoin

Extrait Patrimoine Normand n°117
Par Stéphane William Gondoin.

 

Entre 911 et 1196, le Vexin normand joue le rôle de glacis entre les terres des rois de France et celles des ducs de Normandie, protégeant notamment la basse vallée de la Seine et la métropole de Rouen. À partir des années 1050, les relations ne cessent de se dégrader entre les deux dynasties : de part et d’autre de la rivière poussent alors des forteresses à foison, depuis lesquelles on se défie, on se raille, on s’épie et on lance volontiers des raids chez le voisin.

La clef de l’Epte est la place de Gisors, de loin la plus importante et la plus convoitée. La conserver signifie pour les ducs maintenir la frontière de leurs domaines sur l’Epte ; la gagner équivaudrait pour les monarques capétiens à repousser les limites de la Normandie loin vers l’ouest, sur l’Andelle, et à affaiblir leurs rivaux en menaçant Rouen. Plusieurs d’entre eux tenteront de se l’accaparer ; un seul réussira…

 

L’alpha et l’oméga de la frontière

Gisors est un toponyme d’origine gauloise, formé à partir de l’élément celtique ritu désignant un gué. Il existe donc sans doute ici, au moins depuis l’âge du fer, une implantation humaine près d’un passage naturel sur l’Epte, peut-être sur ou à proximité d’un grand axe protohistorique ou antique. Gisortis n’est cependant formellement attesté qu’en 968, dans une charte du duc de Normandie Richard Ier (942-996) en faveur de l’abbaye de Saint-Denis. L’endroit semble déjà considéré comme d’importance, puisque s’y tient un plaid en présence d’Hugues Capet, alors duc des Francs, qui en devien...

 

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Changement de quelques pierres

Cette semaine est à marquer d’une pierre blanche.

En effet, depuis l’été dernier, la municipalité avait demandé au Port de sécuriser l’accès à ses terrains bordant la piste cyclable. Et faire ainsi d’une pierre deux coups : en empêchant les véhicules de pénétrer (sur les terrains du Port ainsi que sur la piste cyclable) et en sécurisant l’accès aux arbres fruitiers situés sur ce même espace.

Une série de rochers, pesant environ 500kg chacun, a donc été installée il y a quelques semaines pour empêcher l’accès à l’espace.

travaux pierres port
Pour information, les photos ont été réalisées avec l’accord des agents qui travaillaient sur le site

Mais certains des rochers étaient trop petits, donc peu efficaces. C’est la raison pour laquelle les agents du Port interviennent actuellement pour remplacer ces pierres identifiées préalablement par des rochers plus gros. Et ce, comme l’avait souhaité la concertation entre la municipalité et le Port.

Aménagement paysager cet automne

Bien sûr, dans quelques mois, un aménagement de verdure est prévu autour de ces pierres pour embellir les lieux et faire en sorte que les rochers se fondent dans le paysage.

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Le Vexin – Berceau de la Normandie

L’Epte, frontière mythique entre les terres des rois de France et le duché de Normandie. (© Stéphane William Gondoin) ; Vitrail de l’église Notre-Dame de Saint-Clair-sur-Epte. Accord de 911. à gauche, Charles le Simple, à droite, Rollon. (© Patrimoine Normand)


Stéphane William Gondoin

Extrait Patrimoine Normand n°117
Par Stéphane William Gondoin.

 

Il était une fois une contrée du nord-ouest de la Gaule, au milieu duquel coulait un affluent de la Seine, l’Epte. Au cœur du Moyen Âge, les caprices de l’Histoire et les petits arrangements entre les hommes transformèrent ce paisible cours d’eau en une frontière hermétique séparant deux États antagonistes : sur la rive gauche, le domaine royal, soumis à l’autorité des souverains francs, carolingiens d’abord, capétiens ensuite ; sur la rive droite, le puissant duché de Normandie, appelé à étendre sa domination du nord de l’Angleterre jusqu’aux Pyrénées.

C’est ici même, sur les bords de cette rivière, qu’a débuté l’épopée normande par un jour de l’année 911, lorsque le chef viking Rollon reçut, des mains du roi des Francs Charles le Simple, « la terre qui avait été convenue, [… ] de l’Epte jusqu’à la mer. » Cette rencontre mythique marque la naissance d’une principauté dominée par les Scandinaves et ouvre pour le Vexin une ère nouvelle.

 

Aux origines de la partition

Le Vexin doit son nom aux Véliocasses, un peuple gaulois installé à l’âge du fer principalement dans les méandres de la rive nord de la Seine, depuis sa confluence avec l’Oise jusqu’aux parages de la presqu’île de Jumièges. Ils partagent des frontières avec plusieurs autres tribus celtiques : Caleti du pays de Caux, Ambiani de la région d’Amiens, Bello...

 

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Balade gustative à Jersey – Au bonheur des papilles

Le château fort de Mont-Orgueil surplombant le petit port de Gorey. (© Stéphane William Gondoin)


Stéphane William Gondoin

Extrait Patrimoine Normand n°117
Par Stéphane William Gondoin.

 
Clare Minihane et sa boîte aux huîtres. (© Stéphane William Gondoin)
Clare Minihane et sa boîte aux huîtres. 
(© Stéphane William Gondoin)

7 mars 2020. Le monde d’avant… Alors que sonne déjà le tocsin sur nos bonheurs précaires, nous sommes en visite chez nos cousins de l’île Anglo-Normande de Jersey. Bottes aux pieds, nous marchons d’un bon pas au milieu des grèves, immensités sablonneuses et rocheuses délaissées par la mer l’espace d’une poignée d’heures. Direction une construction plantée au sommet d’un gros rocher granitique.

Il s’agit de la Seymour Tower, bâtie en 1782 à deux kilomètres de la côte pour contrer une éventuelle invasion française. Derek et Trudie, nos deux adorables guides, s’arrêtent de temps à autres pour nous délivrer quantité d’informations sur un biotope d’une richesse insoupçonnable à l’œil non exercé : ici une algue rare aux propriétés luminescentes, qui deviendra un véritable projecteur miniature à la nuit tombée ; là une praire, un couteau ou un crabe, bien cachés sous le sable ou dans les trous d’eau oubliés par la mer au pied des rochers.

Une fois arrivés sur place, surprise : plus de canons ni de boulets - bien sûr ! - dans la Seymour Tower, mais un gîte au confort spartiate, où l’on trouve uniquement l’indispensable ; de quoi apprendre à nous passer de ce superflu dont nous encombrons si souvent nos existences… L’essentiel est ailleurs : on peut en effet s’offrir une expérience d’isolement entre ces murs chargés d’histoire, en réservant un lit pour une nuitée. Frisson garanti à marée haute, quand les eaux cernent le roc et que le vent hurle en secouant les volets ; de quoi s’ima...

 

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Balade entre Veulettes et Paluel – La basse vallée de la Durdent

La front de mer de Veulettes. (© Stéphane William Gondoin)


Stéphane William Gondoin

Extrait Patrimoine Normand n°117
Par Stéphane William Gondoin.

 

La Durdent est l’un de ces nombreux fleuves côtiers qui, de Fécamp au Tréport, entaillent l’immense plateau calcaire seinomarin pour venir se joindre aux eaux de la Manche. Dans la partie inférieure de son cours, elle serpente entre deux coteaux à travers de vastes prairies humides et un réseau de mares. Un asile pour quantité d’espèces animales et végétales.

La Durdent ne présente certes qu’un très lointain cousinage avec la Seine. Avec seulement 25 km entre son embouchure et sa source, située du côté d’Héricourt-en-Caux, elle est pourtant bel et bien un fleuve au sens académique du terme, puisqu’elle se faufile directement jusqu’à la mer. D’une grande régularité, son débit a incité les hommes à longtemps profiter de sa force motrice en bâtissant de nombreux moulins sur ses berges, dont il demeure quelques intéressants spécimens. Ses eaux vives et claires ont également favorisé l’implantation d’une soixantaine de cressonnières tout au long de la vallée ; une seulement, la cressonnière Saint-Firmin, reste active. Les ondes cristallines remplissent au passage plusieurs ballastières, creusées il y a des lustres pour fournir des matériaux de construction. Elles alimentent aussi les douves du château de Cany, une merveille d’époque Louis XIII, et arrosent le centre des communes de Grainville-la-Teinturière et de Cany-Bar...

 

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Jean-François Doublet – La jeunesse du corsaire normand de Louis XIV

F.Warrain, Buste du corsaire Jean Doublet (1655-1728). Plâtre, 1898. Honfleur, musée de la Marine. Inv. VH. 39.202. (Photo Rodolphe Corbin © Patrimoine Normand)


Serge Van Den Broucke

Extrait Patrimoine Normand n°117
Par Serge Van Den Broucke.

 
Le vieux port de Honfleur. (Photo Rodolphe Corbin © Patrimoine Normand)
Le vieux port de Honfleur. 
(Photo Rodolphe Corbin © Patrimoine Normand)

Jean-François Doublet est l'un des héros historiques de Honfleur : d'abord matelot, puis capitaine au commerce, pilote sur les voiliers du roi, corsaire et lieutenant de frégates, sa vie est intimement liée à la grande épopée de la marine en Normandie au XVIIe siècle. Mais comment tout cela avait-il commencé ?

L'un des sites historiques les plus remarquables du beau port de Honfleur, c'est l'église médiévale Sainte Catherine, fameuse non seulement car elle est la plus grande église en bois de France, mais aussi parce que son clocher n'est pas perché sur la charpente, comme il se devrait, mais simplement posé au sol, à côté. C'est un point de repère facile pour s'orienter. À partir de là, descendez la rue des Lingots, et en quelques pas, vous aboutirez dans la rue des Capucins, qui doit son nom à un ancien couvent, et qui se nommait originellement rue Hobeliu, d'après le patronyme d'une famille qui y résidait. Au numéro 31 se trouve une belle maison ancienne, qui porte sur son mur sa date de construction : 1627. À partir de 1711 y vivait tranquillement un homme de cinquante-cinq ans, menant une existence de rentier cossu. On dit qu'il prenait parfois plaisir, à la veillée, à réunir quelques amis et à les régaler de ses récits de voyage, car il avait voyagé, beaucoup, et loin. Pourtant, les gens simples qui passaient devant son porche dans les cris et l'agitation d'une ville active – la paysanne au panier débordant de légumes, les enfants courant vers le port ou le maréchal-ferrant menant un cheval par le licol – ne soupçonnaient sans doute pas que ce résident paisible avait mené depuis sa plus tendre enfance une existence d'aventures spectaculaires, risqué sa vie cent fois sur les mers, côtoyé la haute noblesse française et anglaise aussi bien que les bandits de la pire espèce, et fait fortune dans des expéditions toujours dangereuses et souvent scabreuses. Car cet Honfleurais, c'était Jean-François Doublet, lieutenant de frégate sous Louis XIV, le corsaire du Roi-So...

 

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Le printemps des cigognes

L’accouplement. (© Stéphane William Gondoin)


Stéphane William Gondoin

Extrait Patrimoine Normand n°117
Par Stéphane William Gondoin.

 

La situation sanitaire nous empêche à nouveau de publier notre habituel Agenda en Normandie ce trimestre, faute encore une fois de manifestations à annoncer. Nous espérons bien sûr le remettre en route dès le prochain numéro. Restons positifs ! En lieu et place, nous avons souhaité vous apporter le printemps à domicile, en partageant avec vous un spectacle naturel aussi rare que fascinant

Depuis le début des années 1990, la cigogne blanche (ciconia ciconia) fait un retour remarqué en France en général, en Normandie en particulier. Ce superbe oiseau, pendant longtemps iconique d’une Alsace où il a pourtant bien failli disparaître, a trouvé dans notre région des territoires favorables à sa reproduction, notamment grâce à l’aménagement de plateformes artificielles. On en compte désormais plusieurs centaines d’individus, répartis entre les marais du Cotentin et du Bessin, ceux de la Dives et de la Touques, les zones humides de la Basse-Seine, celles de la vallée de la Risle… Les mena...

 

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Notre-Dame-et-Saint-Laurent d’Eu – Double patronage pour une collégiale

La façade occidentale de la collégiale et la statue équestre du duc Ferdinand-Philippe d’Orléans. (©Stéphane William Gondoin)


Stéphane William Gondoin

Extrait Patrimoine Normand n°117
Par Stéphane William Gondoin.

 

Réputée pour son superbe château, résidence appréciée du roi Louis-Philippe, où il reçut en grand apparat à deux reprises la reine Victoria, la cité d’Eu possède également la chapelle d’un ancien collège de Jésuites, ainsi qu’une splendide collégiale héritée de sa riche histoire médiévale. Nous avons poussé la porte de celle-ci pour vous.

Comme héritière de l’antique Augusta Ambianorum, dont les vestiges se trouvent à quelques kilomètres de là sous les couverts du bois l’Abbé, Eu est l’une des villes les plus anciennes de Normandie. Au Moyen Âge, elle joue un rôle stratégique fondamental, défendant la frontière nord du duché de Normandie contre les empiétements des comtes de Flandre. Aussi la puissante place forte que l’on y édifie, dont l’existence est attestée dès 925, devient-elle le centre d’un riche comté confié à des membres de la famille ducale.

 

Une collégiale et un archevêque

Autour de l’an mille, il y a comme il se doit une chapelle au centre de ce château. À partir de 1002, le comte Guillaume d’Eu la fait desservir par un collège de chanoines séculiers. Ces clercs, qui ne vivent pas en cénobites mais qui occupent chacun une maison mise à leur disposition, se réunissent seule...

 

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Quillebeuf – Verrou historique de la Basse-Seine

Quillebeuf-sur-Seine. (Photo Rodolphe Corbin © Patrimoine Normand)


Pierre Lair-Frémont

Extrait Patrimoine Normand n°117
Par Pierre Lair-Frémont.

 
Alors qu’au niveau d’Honfleur l’estuaire fait cinq kilomètres de large, le chenal ne mesure même pas une centaine de mètres au niveau de Quillebeuf. Carte des environs de Quillebeuf. (© BnF-GESH18PF37DIV3P7D)
Alors qu’au niveau d’Honfleur l’estuaire fait cinq kilomètres de large, le chenal ne mesure même pas une centaine de mètres au niveau de Quillebeuf. Carte des environs de Quillebeuf.
(© BnF-GESH18PF37DIV3P7D)

Pendant huit siècles, les particularités géomorphologiques de la ville de Quillebeuf lui ont permis d’exercer un contrôle total sur la navigation en Basse-Seine et, ce faisant, de garantir la protection du royaume de France. Ses habitants ont bénéficié de tous temps de privilèges ; des structures administratives et humaines spécifiques, rares dans une ville de cette dimension, s’y sont implantées. Une exposition, organisée à Muséoseine de Caudebec-en-Caux, met en lumière ce rôle méconnu.

quillebeuf, une cité bien singulière

Lorsqu’on observe le positionnement actuel de Quillebeuf, village aligné comme tant d’autres en bord de Seine, il est bien difficile d’imaginer à quel point il a exercé, au cours des siècles, un contrôle total sur la navigation en Basse-Seine et sur la sécurité du royaume de France.

La configuration des lieux, avant les grands travaux d’endiguement commencés au milieu du XIXe siècle, est bien différente de celle d’aujourd’hui. Jusqu’en 1850, Quillebeuf occupe une situation très particulière, au fond de l’estuaire, à l’endroit précis où celui-ci se rétrécit brutalement. C’est là que la Seine perd son aspect maritime pour adopter son allure de fleu...

 

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La restauration de la chapelle de Torp à Villers-Canivet

La restauration de la chapelle de Torp à Villers-Canivet. Après de nombreuses années de collecte de dons, la première et importante campagne de restauration est achevée en 2016. Il s’agissait essentiellement de travaux de gros œuvre pour un montant de plus de 180 000 €. (© Fondation du patrimoine)


Fondation du patrimoine

Extrait Patrimoine Normand n°117
Par Michel Levron.

 

Dans les années 2000, la chapelle de Torp dans le Calvados était en ruine et risquait de disparaître avec son riche passé. C’était sans compter sur la volonté de la municipalité de Villers-Canivet dont elle dépend. Cette modeste commune (à peine plus de 800 habitants) a décidé de restaurer ce petit patrimoine en créant l’association des Amis de la chapelle de Torp. Une très belle aventure menée depuis près de 20 ans avec notamment la Fondation du patrimoine.

Avec son petit cimetière attenant, la chapelle de Torp fait partie d’un patrimoine local déjà riche. Au cœur du hameau s’érigent le château de Torp et sa ferme fortifiée, qui ont été épargnés par les aléas historiques de la région. De son côté, le village de Villers-Canivet abrite un joyau : une abbaye cistercienne inscrite au titre des Monument historiques en 1994.

 

Une ancienne église paroissiale

Avant le 17 octobre 1828, date du rattachement de la commune de Torp à celle de Villers-Canivet, la petite chapelle était l’église paroissiale. Bâti en deux époques, fin du XIIe et début du XIIIe, ce lieu de culte, dédié à la Vierge, comporte deux parties distinctes, sépa...

 

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