Archive dans 19 février 2021

Chronique de Falaise – À la recherche d’un château normand du XIIe siècle

Château Guillaume-le-Conquérant, Falaise. (Photo Rodolphe Corbin © Patrimoine Normand.)


Extrait Patrimoine Normand n°44.
Par Georges Bernage.

 

Le château de Falaise, appelé souvent « château de Guillaume le Conquérant », est un monument majeur de notre patrimoine. Nous allons l’ausculter au fil de nos numéros. Il le mérite bien, malgré tout …

La couverture en téflon blanc qui recouvre…?de manière «?transitoire » (vu son absence de longévité) le château de Falaise. (© Patrimoine Normand.)
La couverture en téflon blanc qui recouvre… de manière « transitoire » (vu son absence de longévité) le château de Falaise. (© Patrimoine Normand.)

Guillaume le Conquérant est bien né au château de Falaise, premier château dont il ne reste rien malgré une touchante légende selon laquelle on nous montrait sa chambre dans le donjon il y a encore une quarantaine d’années… Le donjon actuel a été construit sur ordre de Henri Ier Beauclerc dans le premier quart du XIIe siècle, probablement vers 1123.

Cette puissante tour-maîtresse typiquement normande est flanquée, au sud-est, par une saillie dans laquelle est logée la chapelle castrale. Quelques années plus tard, pour augmenter la capacité résidentielle de l’édifice, une tour secondaire a été plaquée sur la face occidentale de l’édifice principal.

Mais nous étudierons les détails de la construction et de ses structures dans de futures chroniques. Dans celle-ci, nous nous concentrerons sur sa couverture et son aspect au XIIe siècle. Comme le rappelle un castellologue réputé, Jean Mesqui, l’énorme tour à contreforts est « aujourd’hui découronnée d’au moins un étage. » (1)

Elle est maintenant recouverte d’une spectaculaire couverture en téflon… genre chapiteau de cirque. Mais cette couverture en téflon, fâcheuse, n’est qu’une solution transitoire ; elle ne serait garantie que vingt ans - elle n’en aurait donc plus que pour une douzaine d’années… Comme le rappelait la revue Momus (2) : « Les haubans de métal rongent inexorablement la toile et le téflon des tentes et posent de graves problèmes de maintenance ». Nos ancêtres avaient plus de bon sens ; ils construisaient des toitures aptes à durer des siècles et non deux décades et ils étaient plus vigilants pour leurs deniers…

En haut : première illustration de Viollet-le-Duc montrant la structure d’une charpente du XIIe siècle. En bas : seconde illustration de Viollet-le-Duc. (© Patrimoine Normand.)
En haut : première illustration de Viollet-le-Duc montrant la structure d’une charpente du XIIe siècle. En bas : seconde illustration de Viollet-le-Duc. (© Patrimoine Normand.)
Plan du donjon : A. Grand donjon. B. Chapelle Saint-Prix. C. Petit donjon. D. Tour Talbot. 1. Ancienne brèche d'accès. 2. Porte d'entrée. 3. Escalier supérieur. 4. Escalier inférieur. 5. Puits. 6. Cave voûtée. 7. Escalier du petit donjon. 8. Escalier de la Tour Talbot. 9. Escalier de la crypte. 10. Escalier inférieur de la tour Talbot. 11. Escalier supérieur. (© Patrimoine Normand.)
Plan du donjon : A. Grand donjon. B. Chapelle Saint-Prix. C. Petit donjon. D. Tour Talbot. 1. Ancienne brèche d'accès. 2. Porte d'entrée. 3. Escalier supérieur. 4. Escalier inférieur. 5. Puits. 6. Cave voûtée. 7. Escalier du petit donjon. 8. Escalier de la Tour Talbot. 9. Escalier de la crypte. 10. Escalier inférieur de la tour Talbot. 11. Escalier supérieur. (© Patrimoine Normand.)

Alors quelles toitures recouvraient le « donjon » de Falaise il y a neuf siècles ? La surface du bâtiment est bien trop vaste pour n’avoir été couverte que par une seule couverture qui eut été une immense pyramide. La structure de ce bâtiment montre bien ce qu’elle était. Un mur de refend partage le bâtiment en deux : grande salle au nord, chambre et antichambre au sud. Cette « séparation » devait se prolonger jusque dans les parties hautes, au moins par des piliers de bois. Ainsi, comme nous le rappelions en janvier 1997, dans le n°13 de Patrimoine Normand : « Ces grandes tours étaient couvertes de longues toitures successives, suivant le rythme des cloisons intérieures, avec un chéneau pour l’écoulement des eaux ». Ecoutons maintenant Eugène Viollet-le-Duc qui, au moins, fait preuve d’une immense érudition concernant l’architecture médiévale, érudition qui man­que fâcheusement à certains architectes contemporains : « Les Normands, peuples de marins, semblent être les premiers, dans ces contrées, qui aient fait faire un pas considérable à l’art de la charpenterie. Il est certain que, dès le XIe siècle, ils construisirent de vastes édifices entièrement couverts par de grandes charpentes apparentes ; l’Angleterre con­serve encore bon nombre de ces charpentes » (3). Le génial architecte donne un peu plus loin un exemple de charpente du XIIe siècle : « Or, pour ce qui est des charpentes de combles, dont nous nous occuperons d’abord, le système emprunté aux anciens est fort simple. Il consiste en une suite de fermes portant des pannes sur lesquelles reposent les chevrons. La forme primitive est souvent dépourvue de poinçons ; elle se compose (voir 1re ill.) d’un entrait AB, de deux arbalétriers A C, BC, et d’un entrait retroussé DE, destiné à empêcher les arbalétriers de fléchir et de se courber sous la charge de la couverture. Si ces fermes ont une portée plus grande, on y ajoute un poinçon CF, venant recevoir les extrémités des deux arbalétriers, s’assemblant en F à tenon et mortaise, et arrêtant ainsi la déformation de la ferme. Si l’on craint la flexion de l’entrait AB (2e ill.), par suite de sa longueur, le poinçon vient s’assembler en F, le suspend, et l’entrait retroussé DE s’assemble en GH dans ce poinçon. Les pannes I reposaient sur les arbalétriers, retenues par des chantignolles K, et les chevrons LM s’accrochaient sur leur face externe. Mais si le comble n’a pas une forte inclinaison et si l’on veut que la rencontre des arbalétriers avec l’entrait ne porte pas à faux, ce système exige des murs d’une grande épaisseur. En effet (2e ill.) : supposons que l’intervalle à couvrir NO soit de sept mètres soixante centimètres, les arbalétriers ayant 0,20 c. d’équarrissage, les pannes autant, et les chevrons 0,12 c., on voit que l’épaisseur des murs doit être de 1,10 c, ce qui est considérable eu égard au peu de largeur du vaisseau. » (4) Sur la construction principale, la surface à couvrir est d’une vingtaine de mètres de long pour des largeurs respectives de douze et sept mètres environ.

Connaissant maintenant le type de couverture utilisée au XIIe siècle, valable pour les donjons normands de cette époque, nous essaierons de voir, dans la prochaine chronique la disposition possible des parties hautes de cette construction…

Ce qui aurait pu être fait. La vue du château de Falaise tirée des albums de Merian (ci-dessous) nous donne une idée des toitures encore en place dans le courant du XVIIe siècle, malgré des fantaisies dans la disposition. Une toiture aurait pu être mise en place sur la Tour Talbot ce qui aurait accentué sa forme élancée, restitué l'intention de son constructeur et évité le béton sur la terrasse. Pour souligner les « apports » contemporains, l'utilisation du bois et du pan de bois permettrait une distinction claire tout en restant très proche de l'esprit de ce temps. Ces grandes tours étaient couvertes de lon­gues toitures successives, suivant le rythme des cloisons intérieures, avec un chéneau pour l'écoulement de l'eau. Quant à l'avant-corps : hourds, palissade et pan de bois étaient la solution…?si cet avant-corps est nécessaire. (Conception et réali­sation : Patrimoine Normand - G. Bernage, B.Paich, F. Gautier.)

Ce que nous avions proposé dès notre n°13, de février 1997, de Patrimoine Normand. (© Patrimoine Normand.)

(Conception et réalisation : Patrimoine Normand - G.Bernage, B.Paich, F.Gautier.)
© Patrimoine Normand
Ce qui aurait pu être fait. La vue du château de Falaise tirée des albums de Merian (ci-dessous) nous donne une idée des toitures encore en place dans le courant du XVIIe siècle, malgré des fantaisies dans la disposition. Une toiture aurait pu être mise en place sur la Tour Talbot ce qui aurait accentué sa forme élancée, restitué l'intention de son constructeur et évité le béton sur la terrasse. Pour souligner les « apports » contemporains, l'utilisation du bois et du pan de bois permettrait une distinction claire tout en restant très proche de l'esprit de ce temps. Ces grandes tours étaient couvertes de lon­gues toitures successives, suivant le rythme des cloisons intérieures, avec un chéneau pour l'écoulement de l'eau. Quant à l'avant-corps : hourds, palissade et pan de bois étaient la solution… si cet avant-corps est nécessaire. (Conception et réali­sation : Patrimoine Normand - G. Bernage, B.Paich, F. Gautier.)
 
 
(1) Jean Mesqui, Châteaux forts et fortifications en France, Flammarion, 1997, p. 163.
(2) Citation dans le n°30 de Patrimoine Normand, p. 28.
(3) Dictionnaire raisonné de l’architecture, T 3, p. 3.
(4) Op. cit., T3, pp. 3 et 4.


Reconstitution 3D du château de Falaise à travers les âges. (© Normandy Productions.)
 

Retrouvez l'article intégral dans la version papier de PATRIMOINE NORMAND (n°44, novembre-décembre 2002-janvier 2003).
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Avis à une journaliste de OF: un historien normand du Mont-Saint-Michel ne peut être que… Normand!

Mauricette Guittard journaliste à ouest-France, le journal breton qui a pris l'habitude de reluquer notre Mont-Saint-Michel bien Normand l'a peut-être enfin appris en écrivant l'article suivant consacré à une belle personnalité de notre tradition normande d'érudition historique: Henry Decaëns qui vient d'être fait chevalier dans l'ordre des Arts et des Lettres...

Les liens entre le Mont-Saint-Michel et la partie orientale de la duchée de Normandie à ce point proche de Paris qu'elle en devint "Haute" pour être distinguée d'une "Basse" (devant la Bretagne si l'on en croit la foi d'un journal breton...), ont toujours été très intimes puisque le diocèse d'Avranches a toujours fait partie de la province ecclésiastique de Rouen.

Mais avec l'honorable Henry Decaëns venu de Rouen, (cela aurait dû mettre la puce à l'oreille de Mauricette) nous savons que cette intimité entre la Haute et la Basse se noue dans l'architecture même du choeur de l'abbatiale du Mont-Saint-Michel dont le plan s'inspire du choeur de la cathédrale d'Evreux (département de l'Eure, ex-Haute-Normandie, on insiste pour que les journalistes bretons qui pourraient nous lire, comprennent enfin...) et dont les architectes et les ouvriers venaient de Rouen tout comme l'abbé de l'époque qui était aussi l'archevêque de Rouen comme Henry Decaëns le précise lui-même à la fin de l'article de Mauricette Ouest-France à lire ci-dessous...

Moralité:

Henry de Caen de Rouen n'est pas un historien "haut'-normand mais un historien... normand!


 

https://www.ouest-france.fr/normandie/manche/henry-decaens-le-chevalier-du-mont-saint-michel-7158111

Henry Decaëns, le « chevalier » du Mont-Saint-Michel

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Nommé chevalier dans l’ordre des Arts et des Lettres, Henry Decaëns, un historien haut-normand, est l’un des spécialistes du Mont-Saint-Michel et de son abbaye.

Henry Decaëns a été nommé chevalier dans l’ordre national des Arts et des Lettres. Cette distinction récompense son amour et sa grande connaissance du Mont-Saint-Michel (Manche). Ce Haut-Normand, bibliothécaire de la faculté de droit de Rouen, puis éditeur et directeur de la maison d’édition de l’université rouennaise, a étéguide conférencier à l’abbaye du Mont-Saint-Michel pendant 48 ans.

Conférencier à 23 ans

En juillet 1965, Henry Decaëns a 23 ans et vient d’être nommé guide conférencier à l’abbaye du Mont. « J’ai passé trois jours dans la bibliothèque de l’université de Caen et lu tout ce qui concernait l’abbaye. Je me suis fait des fiches. Le samedi soir, au Mont, j’ai dormi dans la Maison verte, là où loge aujourd’hui l’administrateur de l’abbaye. Le dimanche, j’ai repéré les lieux. Le lundi, j’ai commencé les visites. Sans mes fiches. »

« On ne sortait pas du Mont »

Été après été, Henry Decaëns a consacré un mois de ses grandes vacances « et quelques week-ends » à l’abbaye du Mont-Saint-Michel. « On restait un mois au Mont. Sans jour de repos. Deux visites un jour, trois visites le suivant et ainsi de suite. On ne sortait pas du Mont. À cette époque, des marchands ambulants se garaient près des remparts : boulanger, épicier, marchand de légumes, poissonnier. On avait tout sous la main. »

À Tombelaine à pied

Henry Decaëns se marie en 1967. « En 1970, à la naissance de notre second enfant, on nous a proposé un petit appartement au Fanil. Pendant mes visites, mon épouse allait à Tombelaine à pied avec les enfants. C’était possible à l’époque. La Sée et la Sélune coulaient au Nord de Tombelaine et le Couesnon plutôt à l’Ouest. C’était sans danger. » En 1972, le couple achète « une petite maison aux Pas. On l’a toujours et on y séjourne régulièrement ».

Citoyen d’honneur du Mont

En 48 années de guide conférencier, Henry Decaëns a tout vu et tout appris de l’abbaye. « J’ai même été marié dans l’église souterraine, Notre-Dame-sous-Terre, par l’abbé Hamel. Un privilège. En 2015, j’ai été nommé citoyen d’honneur de la commune du Mont. » Montois d’adoption et de cœur, Henry Decaëns se souvient d’un Mont-Saint-Michel « qui ne vivait que l’été. Tout était fermé l’hiver. De ce Mont endormi, mais qui respirait, je garde de magnifiques souvenirs ».

Une douzaine de livres

Henry Decaëns a lutout ce qui a été écrit sur le Mont. « J’ai chez moi près de 12 m linéaires de livres sur le sujet. » L’historien a rendu la politesse et publié « une douzaine de livres sur le Mont. Dont un Itinéraire, aux Éditions du Patrimoine, traduit en onze langues. J’ai aussi collaboré à de nombreux ouvrages collectifs. » À Rouen, il a été, pendant quarante ans, l’administrateur de l’église abbatiale Saint-Ouen bâtie, entre autres, par Guillaume d’Estouteville, archevêque de Rouen de 1454 à 1483. « Guillaume d’Estouteville a été le trente-quatrième abbé du Mont Saint-Michel, de 1444 à 1483. Je ne pouvais pas échapper au Mont-Saint-Michel ! »

Auxiliaires de puériculture

Recrutement Auxiliaires de puériculture

L’Agglomération Fécamp Caux Littoral recrute deux auxiliaires de puériculture, à temps plein, titulaires du Diplôme d’État d’Auxiliaire de Puériculture.

Les personnes intégreront une équipe pluridisciplinaire de 10,5 agents.

Une aptitude au travail en équipe et appétence pour le travail auprès du très jeune enfant âgé de 0 à 3 ans sont des prérequis indispensables.

Une expérience en crèche ou un stage significatif en petite enfance sont vivement souhaités.

Postes à pourvoir pour le 23 août 2021.

Envoyer CV et lettre de motivation, photocopie du diplôme et le relevé de notes pour le dernier stage en crèche avant le 31 mars 2021 à l’adresse mail florence.gourguechon@agglo-fecampcauxlittoral.fr

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Agent Technique Polyvalent

Recrutement Agent Polyvalent

L’Agglomération Fécamp Caux Littoral recrute un agent technique polyvalent à temps plein pour son espace Petite Enfance :

La personne assurera les différentes fonctions suivantes :

  • l’entretien des locaux d’une superficie de 800 m2 selon les protocoles spécifiques petite enfance et de ses équipements,
  • la remise en température et dressage des repas pour 40 enfants âgés de 0 à 3 ans,
  • l’entretien du linge de la crèche (dortoir, repas, change…).

La personne aura également la charge à planifier le travail de 2 autres agents techniques polyvalents.

Une expérience en procédure HACCP liée à la cuisine de la crèche est exigée.

Une aptitude au travail en équipe est également nécessaire.

Horaire en décalé pour les fonctions liées à l’entretien.

Poste à pourvoir au 23 août 2021.

Envoyer CV et lettre de motivation avant le 3 mars 2021 à l’adresse mail florence.gourguechon@agglo-fecampcauxlittoral.fr

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Infirmière – Petite Enfance

Recrutement Infirmière Petite Enfance

L’Agglomération Fécamp Caux Littoral recrute une infirmière titulaire du Diplôme d’État d’Infirmière, à temps plein.

En tant que professionnel de la petite enfance et infirmière, vous aurez 2 grandes missions :

  • une mission de prise en charge des enfants âgés de 0 à 3 ans dans leur besoin au quotidien (éveil, repas, change sieste, observation de son bon développement psychomoteur),
  • et en tant que professionnel de santé : mise en place de différents protocoles obligatoires, suivi des vaccination, des ordonnances, des PAI…

Ces 2 temps de travail sont répartis de la manière suivante : 75% auprès des enfants et 25% en temps administratif.

Une aptitude au travail en équipe est nécessaire.

Poste à pourvoir pour le 23 août 2021.

Une expérience en crèche est souhaitée.

Envoyer CV, lettre de motivation et photocopie du diplôme avant le 31 mars 2021 à l’adresse mail florence.gourguechon@agglo-fecampcauxlittoral.fr

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L’exposition virtuelle « Au bord de la mer »

[LE MUSÉE DES SAPEURS-POMPIERS DE FRANCE présente]

L’exposition virtuelle « Au bord de la mer »

Nous avons le plaisir de vous présenter les sculptures de Corinne LEPICARD et de Michel GIBAULT.

Si vous avez aimé ces œuvres et que vous voulez entrer en contact avec les artistes, n’hésitez pas à envoyer un mail au Musée des Sapeurs-Pompiers à l’adresse suivante : musee@montville.fr

Nous vous invitons également à visiter le site internet de Michel GIBAULT : http://michelgibaultsculpteur.com/ et la page Facebook de Corinne LEPICARD.

Un GRAND merci aux Artistes pour leur participation.

Cherbourg-Bayonne: construction d’un Axe Plantagenêt pour le fret ferroviaire…

En période de crise, il faut investir en sachant regarder un peu plus loin que l'horizon assombri par la brume de la conjoncture. La géo-histoire peut nous y aider...

La géographie de la Normandie permet de doubler par l'Ouest, le corridor isthmique européen saturé "Amsterdam- Marseille" : c'est l'axe que nous appelons ici "axe Plantagenêt" parce que nous connaissons ici l'histoire normande ou anglo-normande.

Le Brexit a créé l'opportunité de faire du port normand de Cherbourg la porte d'entrée privilégiée de l'Irlande en Europe: c'est une opportunité qui doit être totalement prise en compte en Normandie.

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https://www.ouest-france.fr/economie/transports/cherbourg-bayonne-la-premiere-autoroute-ferroviaire-de-la-facade-atlantique-7155174

Cherbourg-Bayonne : la première autoroute ferroviaire de la façade atlantique

Voilà plusieurs années que les gouvernements successifs cherchent à développer les autoroutes ferroviaires. En 2022, la première autoroute ferroviaire de la façade atlantique reliant Cherbourg à Bayonne pourrait entrer en service. Les travaux ont déjà commencé en Normandie et Pays de la Loire.

« Chaque camion chargé sur le train, c’est une tonne de CO2 économisée, se réjouit Maxime Boisson, représentant de la maîtrise d’ouvrage SNCF Réseau. L’autoroute ferroviaire, transition écologique dans le transport de marchandises, permet d’éviter la saturation des autoroutes et des routes. C’est le fret d’avenir ! » Six autoroutes ferroviaires ont déjà vu le jour dont l’une permet le passage en Espagne, l’autre en Italie. Une septième devrait entrer en service l’année prochaine et relier Cherbourg à Bayonne. « La part du fret ferroviaire dans le transport de marchandises en France n’est actuellement que de 9 % mais l’offre devrait se développer davantage dans les années à venir : l’État entend doubler ce chiffre d’ici à 2030 », précise Laurent Fléchet, pilote maîtrise d’ouvrage des autoroutes ferroviaires à SNCF Réseau.

à lire aussi

Un projet soutenu par Brittany Ferries

Cet axe situé sur la façade Atlantique est stratégique pour de nombreux acteurs français comme Brittany Ferries. En 2018, la compagnie maritime bretonne interpelle SNCF Réseau via un appel à manifestation d’intérêt lancé par l’État, car elle cherche à proposer à ses clients une solution alternative au transport maritime et faciliter les échanges commerciaux entre l’Angleterre et l’Espagne. Le principe est simple : acheminer des camions complets ou des semi-remorques sur des wagons spécialement aménagés, surbaissés pour franchir ponts et tunnels. Les ingénieurs se mettent au travail, imaginent un tracé permettant de traverser la France de nuit, à raison d’un aller-retour par jour, cinq jours par semaine.

Un mode de transport plus économique

Chaque wagon peut transporter deux semi-remorques : « Il suffit d’un terminal de départ avec une plateforme de chargement des camions, explique Laurent Fléchet, un terminal à l’arrivée et la définition d’un « sillon », le tracé de l’itinéraire du train calé dans le temps en vérifiant les disponibilités et fréquentations de la voie. » Les transporteurs optent davantage pour le transport de la remorque seule, afin d‘éviter la présence d’un conducteur durant tout le trajet. Il suffit d’organiser une récupération à l’arrivée par un autre conducteur : « L’autoroute ferroviaire est pertinente d’un point de vue économique à partir de 600 km et plutôt orientée sur les transports transfrontaliers, poursuit Laurent Fléchet. Elle est aussi intéressante pour franchir des obstacles comme des zones de montagnes. 

Trois ponts en Normandie et Pays de la Loire

En Normandie, ils repèrent deux ponts voûtés et maçonnés gênant la circulation. Le camion sur le wagon augmente en effet la hauteur standard habituelle. L’un est déconstruit, jugé inutile. Pour l’autre, il est décidé de creuser le sol afin d’abaisser la voie et permettre le passage des wagons chargés. Les travaux débutent.Un troisième pont est identifié à Écommoy dans la Sarthe : « Nous avons procédé à un abaissement de plateforme et donc, creusé le sol pour permettre le passage du train », explique Maxime Boisson. Les travaux ont eu lieu en septembre et octobre 2020 dans le respect du protocole sanitaire. Pendant dix jours, la circulation a été totalement interrompue, la double voie a été démontée et déposée. Les pelles mécaniques ont creusé le sol d’une trentaine de centimètres sur une longueur de 300 mètres. En même temps, la traversée de la voie piétonne de la gare d’Ecommoy a été sécurisée. Le montant des travaux s’élève à 1,18 million d’euros, intégralement financés, comme pour la Normandie, par l’Agence de financement des infrastructures de transport de France.

Lever les contraintes

Pour la partie sud, les études préliminaires se poursuivent, notamment pour franchir les quatre tunnels situés entre Poitiers et Bordeaux. Afin de permettre une mise en exploitation dans le calendrier souhaité, une méthode innovante est en cours de mise en œuvre. « Nous avançons sur une route que nous fabriquons en même temps, explique Laurent Fléchet. Nous tentons de résoudre les difficultés au fur et à mesure qu’elles se présentent. » Les réflexions devront aussi examiner les différentes contraintes d’exploitation, comme le risque de fermeture prolongée des passages à niveaux pour la traversée de Cherbourg et éviter les heures de pointe. Alors que les travaux réalisés en Normandie et Pays de la Loire s’élèvent à 3 millions d’euros, on évoque le chiffre très approximatif de 8 millions d’euros pour la partie sud. L’État prendra à sa charge la totalité des travaux concernant les infrastructures.

Redevance d’enlèvement des ordures ménagères 2021

En 2020, afin de tenir compte des conséquences de l’épidémie de COVID sur les revenus de ses usagers, la Communauté de Communes Yvetot Normandie, a décidé de prolonger le délai de paiement de la Redevance d’enlèvement des ordures ménagères jusqu’au 30 septembre 2020 (contre un délai de paiement d’un mois habituellement).

 

Cet allongement du délai de paiement a pour conséquence de modifier le calendrier de facturation et de prélèvements automatiques 2021. Ainsi, les premiers prélèvements qui devaient intervenir en février n’ont pas eu lieu. La CCYN vous prie de s’excuser pour la gêne occasionnée. Elle vous communiquera prochainement le calendrier de facturation et de prélèvements automatiques 2021.

Une mésentente durable entre la métropole et la région serait mortelle pour la Normandie…

Dans la dernière édition disponible de la Chronique de Normandie éditée par Bertrand Tierce (n°668, 15 février 2021) un constat inquiétant est dressé, constat que nous partageons totalement:

Parmi les collectivités territoriales normandes, les dix premières, par la taille du budget, ont la responsabilité d'organiser une cohérence territoriale de leur action publique à l'échelle normande, au service de l'intérêt général de notre région.

Cela implique qu'à à ce niveau d'investissement et de fonctionnement, le localisme n'est plus de mise.

Dans le graphique ci-dessous, la hiérarchie des collectivités territoriales normandes est éloquente:

La région Normandie est largement en tête pour sa capacité à investir suivie par la métropole de Rouen dans cette même capacité à investir. Suivent, ensuite, toujours à l'aune de ce critère essentiel, les cinq départements normands, la communauté urbaine du Havre, la communauté urbaine de Caen et la communauté d'agglomération du Cotentin (Cherbourg) fermant la marge...

En conséquence, s'il y a mésentente durable entre les deux principales sources de financement public disponibles pour préparer l'avenir de la Normandie, on peut craindre le pire:

L'intérêt général de la Normandie exige une entente entre la Région et la métropole de Rouen, entre Hervé Morin et... Nicolas Mayer Rossignol: message reçu 5/5 par...

Hervé Morin!

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Lire, ci-après, l'analysé proposée par Bertrand Tierce, que nous partageons totalement:

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Voir aussi:

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La région Normandie, premier partenaire public pour l'avenir de tous les territoires normands... Preuve supplémentaire avec l'exemple du Perche normand (Orne).

Communiqué de la région:

Signature du contrat de territoire révisé du Pays du Perche Ornais

 Vendredi 19 février, Hervé MORIN, Président de la Région Normandie, Christophe de BALORRE, Président du Département de l’Orne et Jean-Claude LENOIR, Président du PETR du Pays du Perche Ornais ont signé le contrat de territoire révisé du Pays du Perche Ornais à Mortagne-au-Perche.

Le montant total des projets pour le Perche ornais est 17 millions d’euros €. La participation de la Région s’élève à 3,3 millions €, celle du Département à 1,2 million € et celle du pôle d'équilibre territorial et rural du Perche et des communes qui le composent à 6,8 millions €.

Les projets ont pour but de favoriser l’attractivité du Perche, d’accroître la compétitivité économique du Perche et d’encourager le développement durable et solidaire du territoire. Ces projets s’inscrivent dans le plan de relance Normandie.

 Sept nouvelles opérations ont été ajoutées au contrat initial :

  • La requalification du bourg de Longny-au-Perche
  • L’étude de revitalisation du centre-ville de Mortagne-au-Perche
  • La rénovation et couverture de la piscine de Longny-au-Perche
  • La création d’un centre de mémoire et de culture en centre-ville de Mortagne-au-Perche
  • La rénovation du Carré du Perche
  • L’opération collective de modernisation du commerce et des services de centre-bourg
  • La restauration du Manoir de Courboyer – Maison du Parc

Le contrat initial concerne :

Projets pour l’attractivité du Perche :

  • La création d’un pôle de santé au Theil-sur-Huisne, CDC des Collines du Perche normand
  • L’espace télémédecine du pôle de santé de Mortagne-au-Perche
  • La modernisation de salles de sport à La Chapelle-Montligeon, Val-au-Perche, Mortagne-au-Perche, Longny-les-Villages
  • La création d’une espace multisports à Tourouvre-au­-Perche
  • La modernisation des piscines de Bellême et de Bretoncelles
  • L’aménagement du centre de loisirs de Val au Perche et à Longny-les-Villages
  • La création d’une médiathèque à Rémalard
  • La muséographie du musée de l’émigration française au Canada à Tourouvre-au-­Perche.

 

Projets pour la compétitivité économique :

  • L’aménagement des Zones d’activités économiques : aménagement numérique des ZAE du bassin de Mortagne-au-Perche et Cœur du Perche
  • La création d’une zone d’activité à Tourouvre-au-Perche
  • L’immobilier d’entreprise : création d’un bâtiment pour l’accueil d’un artisan à Mâle, d’un atelier locatif pour deux entreprises sur la zone de la Croix verte à Sérigny, d’un atelier locatif à Sablons-sur-Huisne
  • Une opération collective de modernisation de l’artisanat et du commerce

 

Développement durable et solidaire du territoire :

  • L’opération groupée de plantation de haies dans le bassin de Mortagne-au-Perche et dans le Parc naturel régional du Perche
  • La création d’une épicerie sociale au sein de la maison des solidarités dans le bassin de Mortagne-au-Perche.

 

NPNRU: présentation des projets

Afin de répondre aux objectifs du programme NPNRU (Nouveau programme national de renouvellement urbain) – développer l’attractivité du quartier de Château blanc, favoriser la mixité sociale, renforcer le volet économique et ouvrir le quartier au reste du territoire – la Ville s’est lancée dans un réaménagement ambitieux de ce territoire, avec une fin des travaux envisagée en 2026.

Recyclage de copropriétés dégradées

L’étude réalisée par le cabinet Urbanis sur la copropriété Robespierre a permis de faire ressortir le caractère marginal de l’immeuble Sorano (140 logements) : véritable barrière physique entre le centre Madrillet et les réalisations d’habitat construites dans le cadre du PRU (plan de renouvellement urbain) sur le parc Macé, il marque une rupture forte au sein du quartier de par son implantation et sa forme, une barre de dix niveaux sur un rez-de-chaussée surélevé.
En sus des désordres techniques généraux observés sur l’ensemble des immeubles de la copropriété, les problématiques spécifiques cumulées par l’immeuble Sorano (dégradation permanente des parties communes, manque d’hygiène, absence de sécurité incendie, tranquillité et sécurité publiques), sa désertion progressive par les occupants et sa position urbaine militent en faveur d’une démolition.
L’immeuble Sorano a été qualifié « d’immeuble de la honte » par la presse locale. Sa démolition permettra d’assurer les continuités est/ouest et la poursuite à terme du processus de diversification de l’offre d’habitat sur l’emprise foncière libérée.

La maîtrise d’ouvrage de cette opération a été confiée à la Ville de Saint-Étienne-du-Rouvray qui a délégué les acquisitions et la démolition de l’immeuble à l’EPFN (Établissement public foncier de Normandie).
Au regard des risques encourus, l’immeuble Sorano a été évacué et sécurisé en septembre 2019, entraînant une procédure accélérée des relogements des occupants et d’acquisition des biens.

 

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