Archive dans 9 février 2021

Urgence pour nos étudiant.e.s ! Il est grand temps d’instaurer une allocation autonomie

9 février - Je tiens à relayer, en la soutenant, cette tribune de l'UNEF qui appelle à des mesures d'urgence en faveur de nos étudiant.e.s et notamment la création (enfin !) d'une allocation d'autonomie.
Un projet que je défends depuis des années et qui est bloqué par pur dogmatisme par le Président Macron et ses gouvernements successifs.
Il est scandaleux que les étudiant.e.s soient les grands oubliés de la crise.
Urgence pour nos étudiant.e.s !
Vous pouvez retrouver la tribune sur le site (...)

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Contournement Est: la Métropole s’oppose au financement

La majorité des élus réunis en conseil métropolitain ce lundi 8 février a voté contre la participation de la Métropole de Rouen Normandie au financement du projet d’autoroute à péage pour contourner Rouen.

Il fallait bien s’attendre à un débat marathon pour décider ou non du financement de 41,5km d’autoroute à péage. Après cinq heures d’échanges retransmis en direct sur internet, les élus de la Métropole ont refusé, lundi 8 février, d’allouer les 66 millions d’euros prévus pour le “contournement Est” de Rouen. Estimé à près d’un milliard d’euros, ce projet en discussion depuis près de cinquante ans semble désormais enterré, au moins pour plusieurs années.

Qualifié d’historique par les opposants au projet, ce vote répondait à une demande formulée en novembre dernier par le préfet de Normandie, qui sommait plusieurs collectivités de confirmer leur soutien financier. En 2016, la Métropole s’était d’abord engagée à mettre la main au portefeuille pour bitumer cette liaison entre les autoroutes A28 et l’A13.

C’était sans compter le changement de mandature et le revirement de certains élus, dont le président de la Métropole et actuel de maire de Rouen, Nicolas Mayer-Rossignol. «Le monde change, changeons avec lui, a scandé l’élu en clôture de débat, avant de de se justifier. C’est un sujet extrêmement complexe qui dépend d’un certain nombre de paramètres économiques et écologiques. Je revendique ce droit au doute. Je suis allé voir de nombreux spécialistes. Tous me disent «ne financez plus ce type de projet». J’avais sous-estimé l’état de la planète et les conséquences du réchauffement sur notre Terre que j’ai pu voir jusque dans la vallée de Seine.»

Les arguments écologiques et l’impact d’une telle dépense sur les finances publiques fragilisées par la crise sanitaire (le financement du projet représenterait 8% du budget de la collectivité) ont donc pesé plus lourd que les arguments d’attractivité économique portés par les élus favorables au “contournement Est”.

Sur un total de 123 votants, 76 se sont prononcés contre le projet et 43 pour (quatre abstentions). À l’issue du vote, le groupe des «Élus indépendants pour une métropole des territoires» a quitté la séance qualifiant le scrutin de «mascarade démocratique» contestant à la fois la forme de la délibération (elle tenait en treize pages, une longueur inhabituelle) et son caractère jugé subjectif. Selon l’opposition, elle ne tenait pas compte pas de tous les éléments d’analyse économique ou écologique liés au projet.

“Une décision qui sonne comme une victoire”

“Je me réjouis de cette décision qui sonne comme une victoire tant j’ai dénoncé et combattu ce projet injuste socialement, dangereux sanitairement et dévastateur écologiquement, a commenté le maire stéphanais, Joachim Moyse, à l’issue du vote. Pour les habitants de Saint-Étienne-du-Rouvray, l’abandon du “contournement Est” peut représenter une bonne nouvelle du point de vue de la santé: le rapport d’enquête publié en 2016 indiquait en effet que la zone du rond-point des Vaches représentait “la situation la plus critique” en terme de pollution (lire Le Stéphanais 279).

En contrepartie, afin de proposer des alternatives au “contournement Est”, la délibération votée par les élus propose d’acter certains principes. Il est notamment question de mettre en place “un péage pour les poids lourds au Pucheuil sur l’A28”, “L’interdiction des poids lourds au-dessus d’un certain gabarit dans l’intra boulevard rive gauche et rive droite” ou encore “La réalisation de la gare nouvelle Saint-Sever et plus largement de la ligne nouvelle Paris Normandie, ainsi que l’étude d’une liaison tram-train sur l’axe Yvetot-Rouen-Elbeuf“, autant de propositions qui devraient être sujettes à débats lors des conseils à venir.

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Rollon, sur les traces du premier Normand

Rollon, sur les traces du premier Normand. (DR).

Le premier docu-fiction sur Rollon à voir sur France 3 Normandie, le 22 février 2021 (22h50).

Rollon, sur les traces du premier Normand
Diffusion : lundi le 22 février 2021 à 22h50 sur France 3 Normandie

 
Présentation - Communiqué France 3 :

Le premier documentaire fiction jamais réalisé sur Rollon, le viking qui fonda la Normandie !
 
De Norvège à Rouen, des îles Hébrides à Saint-Clair-sur-Epte, ce film raconte la quête inlassable de chercheurs contemporains pour retrouver les traces de Rollon, viking exilé devenu fondateur de la Normandie. Avec l’apport de la fiction, il décrit les quatre grandes étapes de sa formidable aventure : le bannissement, la conquête, la conversion et la fondation.
Un film qui commence dans la saignée sans merci des raids vikings, se poursuit par l’une des parties d’échecs diplomatiques les plus sidérantes de l’Histoire et s’achève par la création d’un "état" autonome : le Duché de Normandie.
La Normandie doit tout à Rollon. Et pourtant qui, aujourd’hui, se souvient seulement de son nom ? Sinon quelques chercheurs obstinés et passionnés qui, du Danemark à l’Angleterre, de la Norvège à la Vallée de l’Epte collectent sans relâche les traces et archives marquant le passage de ce héros oublié. C’est avec eux et sur leurs traces que ce film s’aventure pour une épopée d’où toutes les idées reçues sont bannies : sur la violence des Vikings, sur la sauvagerie d’une époque, sur l’incompatibilité des civilisations.
L’aventure de Rollon commence en 876, il a 20 ans, il est fils de haute lignée et son charisme fait de l’ombre au roi Harald Ier. Banni de ses terres scandinaves, il erre sur son langskip avec ses guerriers fidèles comme un pillard païen le long des côtes des mers du Nord. Il entre dans le royaume de France par la vallée de la Seine. Pendant des années, il écume, assaille, assiège villes et campagnes, jusqu’à atteindre Paris. En 911, impuissant à le combattre et le chasser, le roi carolingien Charles le Simple lui concède la Neustrie, un territoire à l’ouest du royaume, en échange de sa conversion. Rollon devient le duc Robert Ier. L’adorateur d’Odin et Thor se fait prince chrétien. Et rebaptise la Neustrie : Normandie, la « terre des hommes du nord ». Une région pour toujours vient de naître. Une identité collective s’invente. Une légende singulière s’écrit. Celle du premier des Normands, fondateur d’une dynastie de Ducs, dont la puissance trouvera son apogée avec son descendant, Guillaume le Conquérant. Au XIe siècle, le Historia Normanorum écrit par le chanoine Dudon de Saint-Quentin, est le premier manuscrit à révéler cette épopée.
Ce livre sert de point de départ à ce docu-fiction qui se vit en quatre temps et autant d’événements charnières : le Bannissement, l’Invasion, la Conversion et la Fondation. Entre hier et aujourd’hui, des fjords de Norvège à la cathédrale de Rouen, en passant par les îles Hébrides ou encore le village viking reconstitué d’Hérouville-Saint-Clair, avec historiens et comédiens, médiévistes et chercheurs normands ou scandinaves. Un grand voyage initiatique aux origines de la Normandie.
Dans sa quête d’une terre d’asile, Rollon l’exilé a su tout concilier : le courage guerrier et la subtilité diplomatique, le panthéisme nordique et le monothéisme chrétien, la nature inapprivoisée et le raffinement institutionnel, ses traditions et celles de ses hôtes.

Un documentaire écrit par Stéphane Miquel et Alban Vian
Réalisé par Alban Vian
Philippe Torreton interprète la voix narrative du documentaire
Coproduction Samuel Moutel Keren Production et France Télévisions
Avec le soutien du Centre National de la Cinématographie, la Procirep, Angoa et la Région Normandie.
En partenariat avec le parc historique, scientifique et pédagogique consacrée à la culture viking Ornavik et avec la société Convergences Images Délégué à l'antenne et aux contenus : Bernard Gouley.
 
Par Rodolphe Corbin.

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Dégradation des conditions d’enseignement au collège, Marcel-Pagnol à son tour touché par le coup de rabot du Ministère

Le Conseil d’administration du collège Marcel-Pagnol du Havre a appris à son tour, lors de sa réunion du 5 février, la prévision de baisse de sa dotation horaire globale (DHG) pour la prochaine rentrée.

Une situation préjudiciable aux conditions d’enseignement des élèves qui ne saurait être compensée par l’augmentation des heures supplémentaires annualisées (HSA), notamment en raison des problèmes que pose le recours à ces heures supplémentaires et surtout pour un établissement classé REP+.

Et une situation qui n’est pas à la hauteur des besoins des élèves, surtout dans cette période particulièrement difficile d’une crise sanitaire dont personne ne peut prétendre connaître et la fin et l’ampleur de ses conséquences.

A cela s’ajoute de fortes inquiétudes partagées par les membres du Conseil d’administration sur les conditions de l’enseignement en SEGPA. Ces deux sujets ont fait l’objet d’une motion détaillée et argumentée que Sophie Hervé, Conseillère départementale et déléguée du Conseil départemental au sein du Conseil d’administration du collège, a transmis au directeur des services de l’Education Nationale.

Au regard de ces éléments, du contexte de la crise sanitaire et de ses conséquences, elle lui demande que la DHG actuelle du collège soit, ad minima, reconduite en l’état pour la rentrée 2021 et que des moyens adaptés à la hauteur des besoins puissent être affectés à l’enseignement en SEGPA.

(Cliquer sur l’image pour agrandir)


Pour télécharger la motion : http://departement.elus76.com/wp-content/uploads/2021/02/2021-02-05-Motion-Pagnol.pdf

Ponts de l’estuaire de la Seine, rétrospective sur leur problématique…

     Votre serviteur a eu accès, avec un mois de retard, à un excellent article, en date du 8 janvier dernier, du quotidien normand Le Courrier Cauchois mettant en perspective la fin prochaine (2027) de la concession d'exploitation des ponts de Tancarville puis de Normandie dévolue à La CCI Seine Estuaire. Voyons de quoi il retourne :

Sandouville

Les tarifs des ponts de Tancarville et Normandie restent les mêmes en 2021.... Pour d'autant plus augmenter à l'avenir ?

Pour la Chambre de Commerce et d’Industrie (CCI) Seine Estuaire, qui gère les ponts de Normandie et de Tancarville, le passage en 2021 prolonge la route vers le doute. L’année 2020 et ses deux confinements ont entraîné une baisse significative du trafic. « Pas loin de 20 % » et une perte de « 20 millions d’euros (M€), indique Eric Lehéricy, directeur général de la CCI Seine Estuaire. « La priorité depuis plusieurs mois était de sécuriser notre année 2021 », poursuit-il. « C’est chose faite avec un prêt garanti par l’Etat de 19,2 M€ contracté auprès de six banques partenaires de la CCI. L’autre objectif est d’identifier les prochains travaux à réaliser sur les deux ponts. » Une poutre présentant des faiblesses sur le viaduc d’accès au pont de Tancarville côté Seine Maritime est déjà concernée, pour un montant autour de 10 millions d’euros. Le chantier est prévu sur la période 2021-2022 : seuls les poids lourds de plus de 70 tonnes seront concernés par une déviation vers le pont de Normandie.

Commentaire :

     La perte de 20 millions d'euros indiquée par le directeur général de la CCI, n'est-ce pas plutôt un manque à gagner provisoire ? Et cela justifie-t-il une "sécurisation" par un prêt ? N'est-ce pas une aubaine pour les six banques partenaires de la CCI ?

     Car, en matière d'embrouille, la CCI (à l'époque "du Havre") n'est pas une novice : n'est-ce pas elle qui, il y a quelques années, a prétendu avoir à envisager le... besoin d'un doublement du pont de Tancarville à cause d'une prétendue nouvelle norme européenne prescrivant la séparation physique des flux de circulation sur les ponts ?

D’autres chantiers peuvent suivre. La CCI se projette sur trois ans : « sur les deux ponts, on n’envisage pas avant 2023 un retour à la ‘’normale’’ du trafic, à l’image de 2019. Les touristes ne sont pas là et les habitudes des professionnels ont changé, même si la circulation des poids lourds a permis de maintenir du trafic durant les confinements. » En tous les cas, une bonne nouvelle (pour l’instant) à destination des usagers des deux ponts : le 18 décembre, la CCI a voté le maintien des tarifs actuels sur les deux ponts. « On ne fait pas ce qu’on veut. L’Etat garde le contrôle dans le cadre du contrat de concession », rappelle Eric Lehéricy.

Commentaire :

     Doit-on prendre pour argent comptant la déclaration de la CCI " n’envisage(ant) pas avant 2023 un retour à la ‘’normale’’ du trafic, à l’image de 2019. " Tant de projections d'économistes et autres prévisionnistes s'avérant... erronées !...

Un montant de travaux d’ici 2027, qui passerait de 53 à 140 millions d’euros

                Toutefois, selon le directeur général de la CCI Seine Estuaire, le prêt contracté de 19,2 M€ et l’identification des prochains travaux ne sont qu’une première phase. « On entre maintenant dans la deuxième. » En 2027, l’Etat doit récupérer la gestion des ponts de Normandie et de Tancarville. Des discussions sont en cours entre les pouvoirs publics et la CCI Seine Estuaire autour d’une ‘’clause de revoyure’’. L’objectif de ces discussions, commencées début 2021 et qui finiront fin 2022, est de déterminer les travaux devant être effectués avant que l’Etat ne récupère la gestion ‘’en bon état d’entretien’’. « Aujourd’hui, il est difficile de commenter des discussions qui ne sont encore qu’à mi-chemin, surtout après l’année 2020 perturbée. On y verra sûrement plus clair à la fin du premier semestre 2021 », avance posément Eric Lehéricy.

                Un courrier de la main du président de Région Hervé Morin à destination du Premier ministre Jean Castex vient semer le trouble sur ces négociations. Le courrier indique que, initialement, le modèle économique de la concession retenait l’hypothèse d’un montant de ‘’53 M€’’ de travaux à réaliser d’ici 2027. Ce montant fait partie des discussions actuelles. Or, selon la lettre de l’élu, « l’Etat exige désormais un montant de travaux estimé à 140 M€, sans la moindre garantie qu’il s’agisse d’un ‘’montant plafond’’. » La CCI ne souhaite, elle, confirmer aucun chiffre. De son côté, le président de Région juge cette démultiplication ‘’inacceptable’’. Il souligne que « le pont de Normandie était à l’origine un projet de l’Etat », visant à « connecter le Nord et l’Ouest de la France » : « Il a pourtant été réalisé par la Chambre de Commerce, grâce à une dette garantie par les collectivités » ; à savoir la Région, ainsi que les départements de Seine-Maritime, du Calvados et de l’Eure.

Commentaire :

Rappel utile du président de Région...

« L’Etat prescrit mais ne paie pas »

Pour Hervé Morin, pas question que (seuls) les usagers, via une potentielle augmentation du prix des péages (dans son courrier, Hervé Morin avance un chiffre de ‘’15 %’’ de hausse) et les collectivités (Région et Départements) paient. « L’Etat prescrit mais l’Etat ne paye pas alors qu’il récupérera des ouvrages en parfait état », pointe Hervé Morin. « Les normands vont supporter une augmentation marquée des sommes garanties à travers leurs collectivités et vont subir de plein fouet l’augmentation des tarifs. D’une façon ou d’une autre, l’Etat doit apporter plus : par une contribution budgétaire aux travaux à réaliser sur les ponts ou par un allongement plus substantiel de la durée de la concession. » Il s’agit, selon lui « de garantir l’équilibre tout en ramenant l’évolution des tarifs à des niveaux socialement et économiquement acceptables, c’est-à-dire des niveaux proches de l’inflation. »

Commentaire :

     La CCI ne dédaignerait probablement pas un allongement de la concession, malgré les "pertes" occasionnelles éventuelles, elle qui n'a jamais manifesté d'avis favorable à la réalisation d'un franchissement ferroviaire de l'estuaire à proximité du Havre, bien au contraire !

Les discussions devraient être animées dans les prochains mois entre la CCI, l’Etat, les banques et les collectivités. Il s’agit de décider qui paiera, quel montant, et si la durée de concession sera allongée. « Aujourd’hui, toutes les pistes sont sur la table », conclut Eric Lehéricy.

Charles Turcand