Archive dans 4 février 2021

Centralisation, régionalisation, ruralité…Divers communiqués reçus à la rédaction de l’Etoile de Normandie

La rédaction de l'Etoile de Normandie publie les communiqués suivants reçus ce 4 février 2021 du Centre Normand de l'Opinion, du Mouvement Normand et du Mouvement de la Ruralité qui ont en commun la nécessaire critique du fonctionnement centralisé de notre pays et le fait que les réalités régionales et rurales sont mal perçues par ceux qui nous gouvernent et par ceux qui dans les médias dominants pensent faire l'opinion...

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MODE DE SCRUTIN ET REPRESENTATIVITE

 

La France des médias est trop occupée à angoisser actuellement l’opinion publique des dangers du coronavirus : cela lui permet d’occulter les enjeux des prochaines élections régionales et départementales et, ainsi, de faire réfléchir à des problématiques considérées à tort comme subalternes.

Et, d’abord, quand ces élections locales auront-elles lieu ? Mars ? Impossible à cause du Covid, Mai – Juin ? Peut-être, mais sera-t-on sorti de la crise virale ? Automne 2021 ? Cela est bien proche des élections présidentielles. Les reporter après cette élection majeure ? Certains le voudraient… De toute façon, on ne doit pas se faire d’illusions : ce vote sera pollué par la proximité des élections présidentielles. Nous aurons l’occasion de revenir sur cette interférence fâcheuse.

Ensuite, nous constatons qu’il n’y a pas d’interrogations dans l’opinion sur la concomitance des élections régionales et des élections départementales. Nous ne croyons pas un seul instant que ce soit par un souci d’économies qui ait conduit nos dirigeants à organiser cette confusion multiple.

Confusion de périmètre : la Région, les départements.

Confusion de prérogatives… entretenue depuis les Lois Defferre et NOTRe : qui fait quoi ? Comment, dès lors, comparer bilans et projets ?

Confusion des modes de scrutin : pour la Région, une proportionnelle à deux tours avec prime à la liste majoritaire. Pour le département, système compliqué d’une élection double (homme/femme), par canton, au scrutin majoritaire à deux tours.

Outre que les résultats puissent être totalement différents : la majorité de l’une étant radicalement différentes des majorités départementales (bonjour les coopérations entre les départements et la Région!), on doit se poser la question de la représentativité qui, dans un cas, est spatiale, dans l’autre, plus… populaire. Avec un scrutin de liste à la proportionnelle (même tempéré par la prime majoritaire), on peut considérer que presque toutes les composantes de l’opinion sont représentées. Avec le scrutin cantonal majoritaire sont le plus souvent exclues les tendances marginales ou extrêmes. Dans le premier cas, toutes les portions du territoire ne sont pas représentées dans la mesure où les têtes de liste, les seules à être élues, émanent le plus souvent des zones les plus peuplées. Dans le second cas – et, là, soyons très concrets, ni la France insoumise, ni le Rassemblement national et, peut-être, les Ecologistes n’ont une représentation conforme à leur véritable poids électoral.

Quelles conclusions peut-on tirer de cet état de fait ?

Deux représentativités – donc deux légitimités – différentes s’annulent. L’État se régale : « Divide ut imperare », diviser pour régner… On connaît la suite.

Les deux systèmes sont imparfaits : cela n’encourage pas à la participation des électeurs.

Si l’on ajoute la confusion des prérogatives et l’émergence en plus du système concurrent des métropoles, on est loin d’une décentralisation apaisée. Est-ce voulu ?

Il y aurait peut-être des solutions (les constitutionnalistes sont imaginatifs) et c’est sans doute suggéré par la concomitance insolite que le Gouvernement nous impose : que les conseillers départementaux constituent la moitié des membres du Conseil régional et que l’autre moitié soit le résultat d’une proportionnelle intégrale dans chaque département. L’idée n’est pas nouvelle dans son principe. Elle pourrait l’être si l’on mettait cartes sur table (la place du département et ses prérogatives dans l’ensemble régional) et si l’on recherchait un consensus le plus démocratique possible.

Club C.N.O. de Caen, le 2 février 2021


 

SANS BORNES, IL N’Y A PLUS DE LIMITES

...Et sans stabilité, il ne peut y avoir d’équilibre ! Certains veulent remettre en cause l’architecture de la France régionalisée. Ils font remarquer, avec juste raison, que des espaces régionaux (Grand Est, Nouvelle Aquitaine…) sont démesurés : les bornes de la cohérence sont franchies et, de ce fait, les limites sont contestées. La création récente de la Collectivité européenne d’Alsace (C.E.A.) par la fusion des deux départements alsaciens montre à l’évidence l’incohérence de la Région Grand Est. L’exemple pourrait être suivi (fusion des deux départements savoyards au sein de la Région Auvergne – Rhône – Alpes). Il y a , là, une recherche de cohérence tout à fait rationnelle. Le Premier ministre, Jean Castex, l’a bien compris. D’une façon iconoclaste, il a réfléchi tout haut : « Les grandes régions ? Pas convaincantes, peu légitimes, guère efficaces ». Cela ne s’applique pas à la Normandie, seule Région, avec la Corse, incontestablement cohérente : depuis sa réunification, cela se vérifie tous les jours. A ce titre, elle peut servir d’exemple et d’aucuns, dans l’Hexagone, rêvent d’une telle réunification (la Bretagne) ou s’accommodent des récents rapprochements (Bourgogne et France – Comté, Nord et Picardie, même si dans les Hauts – de – France, nos voisins Picards souhaiteraient que soit mieux reconnue leur spécificité).

 Modifier les limites régionales si peu d’années après la création des Treize Régions métropolitaines poserait cependant un problème de stabilité et une rupture d’équilibre préjudiciables à la politique de décentralisation / régionalisation de la France. Il est d’ailleurs peu probable que, non seulement pour les prochaines échéances électorales, mais aussi pour les mandatures régionale et départementale à venir, il y ait des changements autres que marginaux. C’est que l’urgence, dans la politique de décentralisation / régionalisation, réside d’abord dans une répartition moins confuse des compétences de ces deux échelons de décentralisation. Jusqu’à quel point la collectivité départementale peut prétendre à des compétences générales, notamment aux plans économique et d’aménagement du territoire ? On constate cependant qu’en matière sociale (souvent plus de la moitié des budgets) et d’aménagement du territoire de proximité / convivialité, le département se révèle plus idoine que la Région.

 Si l’on se réfère au principe de subsidiarité et à condition que les responsabilités et compétences des deux échelons soient clairement définies, une harmonisation ou un équilibre peuvent se concevoir entre Région et départements, surtout si le « chef-de-filat » de la Région est solennellement reconnu par l’État. Ce pourrait être la prochaine avancée du processus de décentralisation initié par l’État central.

 Car, dans cette affaire, il convient de ne pas oublier que la France est avant tout un Etat – Nation et que les prérogatives régaliennes de l’État ne doivent pas être remises en cause.

Or, ce n’est pas le cas et la contestation ne vient pas des différents échelons de décentralisation (Régions, départements, communes), mais de l’État lui-même qui a abandonné aux institutions européennes certaines prérogatives régaliennes.

 La question qui se pose in fine : quelle est la légitimité d’institutions non élues par des peuples et un Etat peut-il accepter sans déchoir qu’une Justice supérieure coiffe la Justice nationale ?

Tant pis si cela dénote un état d’esprit souverainiste, mais il faudra bien trancher un jour.

Ce n’est plus le problème des Régions.

 

Cercle C.N.O. d’Arelaune-en-Seine, 3 février 2021

 


 

 

PORTS EN TUTELLE

 

On les appelait, il y a peu, « Ports autonomes ». Un oxymore sans doute. Ils sont dénommés maintenant « Grands Ports Maritimes » (G.P.M.). Les ports du Havre et de Rouen restent dans la main de l’État. D’ailleurs ne sont-ils pas associés désormais dans l’ensemble HAROPA avec le Port autonome de Paris ? Toujours la même tutelle. Il paraît que les opérateurs portuaires s’en accommodent. Cela vaut mieux. On ne nous empêchera pas de regretter qu’un autre statut, celui des ports de la Rangée Nord, belges et hollandais, n’ait été proposé dans le cadre de la politique de décentralisation/régionalisation aux grands ports français (de la métropole et de l’outre-mer), l’État voulant bien laisser aux Régions et aux départements la gestion des ports secondaires…

C’est ainsi que les ports de Dieppe, Caen-Ouistreham et Cherbourg sont regroupés sous le nom de Ports Normands Associés sous la direction de la Région, les autres restant départementaux.

Il s’ensuit que l’on n’a pas une claire vision de la Normandie, première région maritime de France, que la Région n’a pas la haute main sur cette partie essentielle et spécifique de l’activité normande. On nous objectera que le caractère stratégique des grands ports implique une large intervention de l’État : nous n’en disconvenons pas. L’État partenaire, l’État initiateur de la politique maritime de la France, certainement, (encore faudrait-il qu’il eût vraiment une politique maritime affirmée, constante, programmée, ambitieuse…), mais l’État gestionnaire, jalousement directif, c’est plus que contestable. Les résultats en sont la preuve : alors que lports du Northern Range connaissent une progression continue de leur trafic depuis trois décennies, La Havre, notre locomotive portuaire, stagne et l’opération Port 2000 qui devait « booster » le trafic havrais peine à se concrétiser pleinement : la fameuse « chatière » reliant la partie maritime à la Seine ne sera réalisée que… grâce à l’effort financier de la Région ! La desserte ferroviaire des ports de la Basse – Seine laisse toujours à désirer et la liaison fluviale doit être modernisée.

Malgré tout, les performances havraises et rouennaises sont loin d’être négligeables : on sait faire et il n’y a pas lieu de remettre en cause les personnels dirigeants et d’exécution.

Alors, pourquoi ce relatif marasme ?

Un directeur d’Haropa vient d’être nommé en Conseil des Ministres. Ce haut fonctionnaire – dont nous ne contestons pas les compétences techniques (ingénieur des Ponts, etc.), vient de Dunkerque. Combien de temps restera-t-il au Havre ?

Le Premier ministre, Jean Castex, a réuni le Comité Interministériel de la mer au Havre. Pour définir dit-on,les ambitions maritimes de la France. Il a notamment « débloqué » 1,5 millards d’euro pour HAROPA. Il s’agitait d’une totalisation d’investissement pour la plupart déjà fléchés. Toujours bon à prendre. irement à ce qui avait été annoncé dans la presse, on n’a pas trop évoqué les nécessaires compensations pour la Basse – Seine du Canal Seine – Nord Europe. C’eut été une occasion pourtant… Exemple caricatural de la tutelle étatique : M. Castex a nommé M. Daniel Havis président du Conseil de surveillance de l’ensemble HAROPA. Entendons-nous bien : il ne s’agit pas de contester l’éminente personnalité de M. Havis, mais de s’étonner de cette pratique de l’État qui nomme le Directeur opérationnel de l’ensemble portuaire et le Président de son Conseil de surveillance. C’est une tutelle sans faille…

Certains ont fait remarquer que le Premier ministre, par la désignation d’un Rouennais à la tête du Conseil de surveillance d’HAROPA, avait voulu faire une fleur au Maire de Rouen… Ce doit être de la médisance…

Cercle C.N.O. du Havre, le 1er février 2021


 

Communiqué n°279 du Mouvement Normand, février 2021

Impuissance de la France centralisée et mort de la France

 

La crise de la Covid19 aura montré pour les sceptiques qu’un état aussi centralisé que le nôtre est en fait impuissant. Tellement impuissant que sa seule réponse possible face à une crise d’une telle ampleur est de s’en prendre aux honnêtes citoyens et de restreindre leurs libertés. Et ce avec toute la force de la coercition publique. Avec une telle force que les citoyens aimeraient bien voir déployée contre la délinquance et le terrorisme de rue ou de grande ampleur qui pourrissent leurs vies. 
 

  • Impuissance donc sur toute la ligne pour l’état jacobin, centralisé, étouffeur de lui-même et de la France. Gouverner c’est prévoir dit-on. Seul l’Etat centralisé peut nous protéger dit-on aussi. 
  • Impuissance sur toute la ligne : aucune prévision, aucun stock stratégique pour faire face à cette pandémie, et cela ne date pas de ce gouvernement. Lui jeter la pierre serait injuste et non productif. Pire des stocks existants laissés à l’abandon, non renouvelés. 
  • Impuissance dans la fourniture d’urgence des fameux masques, alors que les régions elles arrivent à en obtenir ; l’état leur volera, impuissance encore… 
  • Impuissance dans ces hôpitaux inadaptés, une bureaucratie hospitalière incapable de réagir, et réarticuler son organisation, de parer à l’urgence. Et ce pendant plus d’un an (douze mois), car c’est aujourd’hui encore et toujours le même cirque : toujours les mêmes services débordés, toujours les mêmes manques, pénuries de matériels. Incroyable dans un pays qui se veut développé. 
  • Impuissance dans le refus de s’appuyer sur le formidable réseau de médecins généralistes et de pharmaciens d’officine. 
  • Impuissance dans le refus de laisser les cliniques privées porter l’aide qu’elles pouvaient au point culminant des morts humaines. Dans le refus encore de laisser les services vétérinaires, c’est-à-dire les collectivités territoriales, aider au dépistage par PCR. 
  • Impuissance aujourd’hui dans la distribution étatique des vaccins. Impuissance encore et toujours dans la délivrance des vaccins par les médecins généralistes. Impuissance étatique partagée au niveau de l’union européenne dans l’achat des vaccins. 
  • Impuissance totale de l’état aveugle, sourd, incapable de se réformer, de réagir, d’appliquer même les décisions du gouvernement. 

La centralisation à outrance dénoncée par Alain Peyrefitte dans ses célèbres ouvrages « Le mal français » et « La France en désarrois » est toujours d’actualité, et cela nous tue. La centralisation c’est la mort du pays. La décentralisation est une question de bon sens et de logique. C’est maintenant une question de survie. 

Régionalisons, départementalisons, bref, responsabilisons à chaque niveau où cela est nécessaire et indispensable, et bien sûr, renvoyons l’Etat à sa juste place afin qu’il cesse enfin de se diluer et de se distraire hors de ses devoirs régaliens.

La commission exécutive du Mouvement Normand


 

Communiqué du Mouvement de la ruralité du 4 février 2021

 

Ruralité : non à la destruction de nos us et coutumes !

 

Qu’il s’agisse des nouvelles municipalités gérées par EELV ou d’exécutifs pluriels de gauche avec les verts et les animalistes, tous s’engagent dans une croisade contre les ruraux, les chasseurs et les pêcheurs.

Les dernières villes emportées par les écologistes viennent encore de s’illustrer par un ostracisme animaliste délirant. Lyon, Bordeaux comme Paris, interdisent la pêche au vif, quant à Montpellier, par le dogmatisme d’un élu animaliste, la municipalité a interdit la chasse sur le territoire communal.

La dérive végan s’incruste dans les exécutifs EELV où de gauche plurielle et engage l’éradication des activités traditionnelles rurales. Avec une vidéo contre la pêche, rassemblant les figures de l’écologie radicale avec la présidente de L214 Brigitte Gottiere, l’activiste Pierre Rigaux et Allain Bougrain-Dubourg, c’est une déclaration de guerre à tous ceux qui aiment la ruralité vivante avec ses traditions et ses us et coutumes.

Plus de sapin de Noël, plus de Tour de France, plus patrouille de France, plus de pêche, plus de chasse. Bientôt plus de poisson rouge dans l’aquarium, plus d’animaux domestiques. Fini les chiens et chats asservis aux hommes, terminé les centres équestres… Des interdits et encore des interdits !

La dérive animaliste doit être stoppée. Elle va broyer des vies, des métiers, des emplois, des savoir-faire et éradiquera un pendant de l’histoire de France au travers de ses pratiques rurales.

Le Mouvement de la ruralité appelle au rassemblement des acteurs de la ruralité autour de LMR pour contrer cette dérive liberticide et culturelle. L’ostracisme environnemental et animaliste ça suffit !

 

 

Travaux de janvier

L'essentiel des travaux du mois, météo oblige, ont été réalisés en intérieur: Pose du placoplâtre pour la réalisation des toilettes par l'entreprise Morice, d'une ventilation double-flux par l'entreprise Delamotte. Mais une belle tranchée extérieure a...

Dans la rue, le monde de la culture refuse de se résigner

Les professionnels de la culture et du monde du spectacle se sont à nouveau rassemblés au centre-ville de Rouen pour montrer leur opposition au décisions gouvernementales jugées arbitraires. Cette mobilisation, qui visait à obtenir l’ouverture d’un dialogue avec Paris, répondait également à l’appel de l’intersyndicale CGT, Solidaires, FSU, et mouvements lycéens et étudiants, qui a donné lieu à une journée de mobilisation interprofessionnelle dans toute la France.

«Y’en a M’Art», «Sans le spectacle on est mort», «Où suis-je? Qu’ai-je fait? Que dois-je faire encore?», pouvait-on lire sur les pancartes. Ce jeudi 4 février matin, plusieurs centaines de personnes issues du monde du spectacle et de la culture se sont retrouvées sur le parvis du musée des Beaux-Arts de Rouen pour partager à nouveau leur désarroi, leur colère et surtout leur incompréhension face à une situation qui apparaît désormais bloquée. «Notre sentiment est que ce choix de confiner la culture a été très arbitraire», dénoncent Manon Basille et Pierrick Le Bras du trio rouennais de chanson française Huit Nuits, «On est là pour montrer qu’on existe et qu’on veut un peu de considération!». Même exaspération pour Sophie Grassart, plasticienne qui avoue ne pas comprendre cet ostracisme: «On se sent transparent, il n’y a pas de logique!». Pourquoi ce refus d’ouvrir les lieux de culture alors que tant d’autres activités ont repris et qu’un test réalisé grandeur nature en Espagne au mois de décembre a montré que la tenue d’un concert moyennant un protocole sanitaire strict pouvait être sans danger pour le spectateur.

Derrière le silence, souffrance et lassitude

Un peu plus loin, Frédéric Jouhannet, violoniste, est venu avec plusieurs artistes du collectif des Vibrants défricheurs, son humour, mais aussi ses gants de boxe. Il se sent dépité «À vrai dire, on n’attend plus grand chose de ce gouvernement, et pour ma part, je suis surtout venu faire le plein d’énergie!» Danse, musique, performances étaient au rendez-vous: malgré la pluie, sur le parvis du musée des Beaux-Arts, le monde de la culture se serre les coudes et entend montrer que derrière ce grand silence, beaucoup de lassitude et de souffrance, il continue à créer, à exister. Dans les rangs, Raphaëlle Girard, directrice du Rive Gauche ne veut pas se résigner. «On ne peut pas se contenter d’une fermeture jusqu’à nouvel ordre! Il nous faut un peu de visibilité, au moins une date de revoyure, ce qui n’est même plus le cas… Aujourd’hui nous reportons les spectacles mois par mois car il n’est pas question de les annuler, mais quand allons-nous pouvoir reprendre, se remettre à vivre tout simplement? Nous avons beaucoup travaillé sur les protocoles, fermé l’espace restauration et malgré cela, aucun dialogue ne semble possible».

 

Au même moment, la colère grondait aussi de l’autre côté de la Seine, depuis la rive gauche de Rouen, où un autre rassemblement s’est tenu dans le cadre d’une journée de mobilisation nationale et interprofessionnelle, lancée à l’initiative d’une intersyndicale CGT, Solidaires, FSU, et mouvements lycéens et étudiants. «Cette journée s’inscrit dans la continuité des luttes», tonne Pascal Morel, secrétaire de l’Union départementale CGT de Seine-Maritime «pour la justice sociale, les libertés, les salaires, la défense du service public et contre la précarité sociale». Deux autres rassemblements étaient d’ailleurs prévus simultanément au Havre et à Dieppe. Parti du cours Clémenceau, le cortège rouennais s’est élancé quant à lui vers la rue de la République avant de converger à hauteur du musée des Beaux-Arts avec le monde de la culture, pour se diriger ensuite vers la Préfecture.

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Travaux église : déviation

Eglise Notre-Dame : la restauration commence

La Ville de Rives-en-Seine, très attachée à la préservation de son patrimoine, a fait réaliser un diagnostic d’état sanitaire de l’église Notre-Dame de Caudebec-en-Caux dévoilé début 2020.

Comme préconisé par l’architecte du patrimoine, Judicaël de la Soudière Niault, dans son rapport, certains travaux doivent être réalisés en urgence. Si de nombreuses campagnes de restauration ont été réalisées depuis la fin de la guerre, il est désormais temps d’en relancer une.

Un premier chantier à 84 000€ HT, subventionné par la Direction Régionale des Affaires Culturelles et le Département de la Seine-Maritime, l’église étant classée monument historique, est en cours. Cette campagne de restauration concerne uniquement les travaux prioritaires.

Des réunions de chantier régulières réunissent le Maire Bastien Coriton, son 2e adjoint, Lionel Duramé, l’architecte Judicaël de la Soudière Niault, ainsi que Nicole Renaux, directrice des Services Techniques, et les responsables des entreprises mobilisées.

Nettoyage avant travaux

La première étape, en l’occurrence le nettoyage de la chambre des cloches et de son accès, a démarré en décembre 2020. Une épaisse couche de saleté, allant parfois jusqu’à 40 cm, a été retirée. Composée de branchages et de fientes d’oiseaux qui trouvent refuge sur la toiture de l’église, comme les pigeons ou les choucas des tours, elle crée d’importants dégâts. Outre les salissures, l’acidité des fientes peut endommager la pierre. Il y a également un risque d’effondrement compte tenu du poids des déjections qui s’accumulent. Au total, presque 300 sacs ont été remplis et jetés, soit presque 4 tonnes !

Repérages indispensables

Début février, une nacelle de 65 m a été installée au pied de l’église, impliquant une modification provisoire des règles de circulation (cliquez sur plan de déviation ci-contre pour l’agrandir).

Les architectes du patrimoine du cabinet Nasca, Judicaël de la Soudière-Niault et Héléna Lenoir, ont réalisé un travail de repérages préalables pour vérifier l’état de toutes les sculptures et autres ouvrages fragilisés par le temps, en vue d’établir le plan des interventions de confortation.

Maçonnerie et couverture pour consolider l’édifice

Sans surprise, l’état d’usure de certaines pierres datant des XVe (arcs-boutants et culées à pinacles de l’ensemble nef/choeur) et XVIe siècles (partie basse de la flèche), est avancé. Plusieurs éléments de maçonnerie ont d’ailleurs été retirés de l’édifice, presque 140 kg au total, puis stockés et inventoriés pour être restaurés ultérieurement.

Avec l’approbation de Bruno Togni, représentant la DRAC, de nombreuses consolidations sont au menu des maçons pour les semaines à venir, comme des rescellements au mortier ou des goujonnages, autrement dit la pose de tiges pour assembler les pierres entre elles. Il leur faudra aussi couper tous les végétaux qui ont poussé dans les interstices des murs ou dans les gargouilles, empêchant le bon écoulement de l’eau.

Ce sont justement ces problèmes d’infiltrations qui constituent l’autre priorité du chantier. Plusieurs portions de la couverture, qui laissent s’infiltrer de l’eau, sont à rénover, tout comme la plupart des fixations des descentes d’eau pluviales. Les interventions s’étaleront sur tout le mois de février et seront pour la plupart effectuées depuis une nacelle.

 

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