Archive dans 28 février 2021

IL FAUT UNE AOC/AOP LAIT DE NORMANDIE!

L’actualité relatée ci-dessous dans cet article de Ouest-France rappelle l’intérêt de protéger la source même de l’excellence agro-alimentaire normande: le lait.

Un lait de Normandie AOC/AOP devait être celui produit par une vache de race normande broutant son herbe et son foin dans un pré ou une étable située dans l’un des cinq départements normands: le cahier des charges est simple et clair.

Si cela n’est pas mis en oeuvre c’est que des intérêts moins clairs et moins simples s’y opposent avec force.

Ce qui oblige les éleveurs laitiers normands à entrer seuls ou presque en résistance pour s’imposer sur le marché contre les gros industriels et contre la grande distribution qu’il est inutile de nommer ici puisque vous les connaissez tous…

https://www.ouest-france.fr/normandie/belforet-en-perche-61130/normandie-avec-leur-brique-pur-perche-ils-defient-les-industriels-du-lait-7169081

Normandie. Avec leur brique « Pur Perche », ils défient les industriels du lait

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Commercialisée depuis 2018, la brique de lait ornaise a fait du chemin. Sortie du carcan des industriels du secteur, l’entreprise va s’agrandir et espère enfin une rémunération du lait à sa juste valeur.

C’était en 2018. « On est arrivés dans les rayons et on n’a rien dit à personne », se souviennent Aurélie Suzanne et Samuel Sarciaux. Le couple d’agriculteurs commercialisait sa première brique de lait demi-écrémé fabriquée par leurs soins sous la marque Pur Perche.

Pourtant, rien n’était gagné lorsque Samuel Sarciaux a décidé de s’associer avec sa conjointe, en 2015, pour reprendre l’exploitation familiale dans la commune nouvelle de Belforêt-en-Perche (Orne). « J’ai connu les crises successives du prix du lait. Je ne voulais plus être dans un système où on ne contrôle plus les volumes et les prix. On travaille la tête dans le guidon et je me suis demandé si ma vie allait se résumer à ça », retrace l’éleveur, âgé de 40 ans.

Un quatrième producteur arrive en avril

Aujourd’hui, l’entreprise regroupe deux Gaec (Groupement agricole d’exploitation en commun) de l’Orne et une exploitation agricole à responsabilité limitée (EARL) d’Eure-et-Loir. « Un quatrième producteur de Boissy-Maugis nous rejoint le 1er avril », se réjouit le couple. En collaboration avec leurs homologues bretons de Lait’Sprit d’Éthique, les éleveurs font conditionner leurs 2 millions de litres de lait produits chaque année. Leurs briques côtoient les grandes marques dans les enseignes de grande distribution dans le Perche et en région parisienne.

Alors que les agriculteurs bataillent avec la grande distribution pour fixer les prix encadrés par la loi Alimentation, l’entreprise ornaise a acquis l’autonomie financière. « Le projet monte en puissance. On espère emmener le plus de producteurs possible pour qu’ils vivent mieux de leur métier et préservent notre environnement. »

Avec quelques mois de retard, les exploitants envisagent de financer un outil de transformation pour produire une gamme de crème fraîche à la fin d’année. « L’objectif est d’avoir une rémunération du lait à sa juste valeur, c’est-à-dire à 400 € la tonne », indique l’agriculteur.

« Récupérer l’outil et le fruit de notre travail »

Aurélie Suzanne et Samuel Sarciaux se montrent encore réticents à basculer en agriculture biologique. « Il faut défendre toutes les démarches qui favorisent l’environnement mais je trouve que le bio reste entre les mains des industriels. »

Pur Perche démontre que les alternatives sont possibles. Mais la bataille se joue dans le panier du consommateur. « Il faut récupérer notre outil et le fruit de notre travail, appelle Aurélie Suzanne. Le consommateur est prêt à changer ses habitudes. Consommer autrement, c’est aujourd’hui possible. Il y a une porte de sortie mais ce n’est pas nous qui maîtrisons. » Selon le couple, une brèche dans la citerne laitière est ouverte, il ne reste plus qu’à la fendre.

Les bulots ubuesques du Brexit!

De l’autre côté du « channel » la Reine Elizabeth II règne toujours et dans les îles elle est toujours notre duc… Mais de ce côté-ci du « channel » règne Ubu Roi. Et visiblement, le roi Ubu n’aime pas les fruits de mer surtout lorsqu’ils viennent de Jersey!

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Edifiante coupure de presse à lire ci-dessous (Ouest-France, 26/02/21):

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EHHHH les jeunes !!!!

Où sont les jeunes devant l’abjuration du siècle des lumières ? Nous donnions sans compter des leçons de démocratie à tous les pays du monde, déclinant cet orgueil colonial sous les artifices de l’universalité des lumières. .. En quelques mois, sous les...

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