Archive dans 19 janvier 2021

Elections régionales ou présidentielles (on ne sait…): le concours de « morinades » démarre sur Europe1

Billet de Florestan:

Pas d'authentiques campagnes électorales sans produits de la campagne: choux, raves, navets, pommes et tomates jetés véritablement ou symboliquement à la figure des candidats, le pire étant la bataille de boules puantes qui a fait dire à un Mélenchon qu'il n'avait pas l'intention d'atteindre l'Elysée en passant par les égoûts.

C'est le prix à payer pour celui ou celle qui ose prétendre à nos suffrages pour accéder au plus sacré de la démocratie: revêtir durant le temps d'un mandat limité qui peut durer plus d'un lustre, le noble manteau de la souveraineté du peuple des citoyens.

On espère l'impétrant impeccable et capable de faire de grandes choses mais n'est pas Guillaume Le Conquérant, Saint Louis, Jeanne d'Arc, Henri IV, Danton, Napoléon, Gambetta, Clémenceau, De Gaulle qui veut ou qui peut!

Le candidat ou la candidate n'en est que trop humain: il ou elle fera ce qu'il ou elle pourra. La perfection n'est pas de ce monde. Mais cela n'interdit pas l'intelligence d'arriver au pouvoir et de savoir quoi en faire pour servir l'intérêt général.

Les hommes et femmes politiques, ces professionnels, de fait, de la vie publique, prennent le risque de former une caste dont les moeurs et la moralité peuvent irriter le peuple citoyen qui exige d'elle la vertu qu'il se refuse trop souvent à lui-même: cette irritation, voire ce ressentiment ou cette colère quand elle n'est pas encore changée en indifférence désabusée, fait prospérer la dérision et la galéjade faute d'avoir pu instituer l'exigence d'un authentique dialogue civique et politique entre les électeurs et leurs élus au cours du mandat entre deux campagnes électorales.

Ainsi l'Etoile de Normandie et ses lecteurs prennent à ce point au sérieux les questions et enjeux de la Normandie qu'ils osent s'y intéresser de façon continue et pas seulement quelques jours avant le premier tour de la précédente élection régionale: avec l'énergie du désespoir nous souhaitons contribuer ici à l'information des citoyens Normands qui font l'effort de s'intéresser à la Normandie entre deux élections régionales...

Le premier mandat de la réunification normande s'achève: avec objectivité, on peut raisonnablement affirmer que le bilan de la majorité régionale sortante, présidée par Hervé Morin, est plutôt bon de notre point de vue car c'est un bilan dont certains aspects sont authentiquement normands.

Mais les prochaines échéances électorales approchent et le vent dérisoire de la galéjade se lève. En Normandie, vieille province de langue d'oïl, la galéjade occitane se dit... "morinade"!

Que voulez-vous, c'est ainsi: Hervé Morin fait des morinades comme la pluie mouillée peut parfois tomber d'un ciel de bocage normand. C'est ainsi!

Et à l'instar de l'imbécile qui regarde la crasse sous l'ongle du doigt d'un sage montrant la lune, l'apparition d'une morinade dans l'actualité des prochaines élections régionales réjouira par la distraction qu'elle opère celles et ceux qui, dans quelques salles de rédaction, soufflaient déjà devant l'effort d'avoir à se creuser la tête pour intéresser le grand public d'auditeurs ou de téléspectateurs pris pour des débiles, à un sujet considéré comme parfaitement chiant:

La Normandie!

Néanmoins, nous espérons une météo clémente pour ces prochaines élections régionales: la Normandie a vraiment besoin d'un peu de beau temps dans le ciel de nos intelligences.


 

Sur une l'antenne matinale d'une radio nationale quelque peu poussive, Bertrand Chameroy nous a servi la première "morinade" de la saison: du réchauffé!

https://www.europe1.fr/emissions/latout-cham/si-jetais-president-la-campagne-herve-morin-2022-est-lancee-4019131

Bertrand Chameroy a trouvé la solution pour sortir de cette crise sanitaire, il s'agit d'Hervé Morin. Virtuose du pipeau, il a repris le titre de Gérard Lenorman "Si j'étais président" sur le plateau de "C à vous" sur France 5. Pour que le pays se redresse et que tout aille enfin mieux, il faut lancer dès ce lundi la campagne "Hervé Morin 2022".

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Le Courrier de l’ODIN: les actualités normandes du 4ème trimestre 2020

Sous les sabots de SLEIPNIR, le coursier d’ODIN….

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LE COURRIER DE L’O.D.I.N.

 Office de Documentation et d’Information de Normandie

 

 LES ACTUALITES NORMANDES DU QUATRIEME TRIMESTRE 2020

 Pouvait-on imaginer plus agréable symbole de beauté et d’optimisme que le merveilleux France 2021, pour inaugurer la nouvelle année ? A tous nos lecteurs, auditeurs et internautes, tous les membres des équipes dirigeantes des associations du Groupe Mouvement Normand, parmi lesquelles l’O.D.I.N., souhaitent une bonne nouvelle année. En espérant qu’elle sera meilleure pour la Normandie et les Normands que la calamiteuse année 2020.

 Quand allons-nous sortir de cette étrange pandémie du coronavirus Covid 19, dont on subit actuellement le deuxième assaut ? Nous n’en savons rien. Ce que l’on constate, c’est que cette seconde vague est plus mal ressentie par nos compatriotes, même si ses conséquences en matière économique paraissent moindres (et cela dépend pour qui!). Faut-il craindre un troisième assaut du virus ? Nous sommes dans l’expectative et rien que cela alimente notre inquiétude.

 C’est donc avec cette épée de Damoclès, à tous les instants, que nous allons essayer de faire un bilan de situation des actualités normandes de ce dernier trimestre 2020, année noire s’il en est. Les conséquences de la pandémie sont difficiles à évaluer : le désastre économique, social et culturel est comparable aux effets de la crise de 1929 et de la Seconde Guerre mondiale (moins les destructions et les centaines de milliers de morts). Il va falloir se retrousser les manches si l’on veut en quelques années (trois, cinq, dix?) retrouver le dynamisme d’avant la crise virale et un niveau de production, en tous domaines, analogue à l’avant-mars 2020… Et nous ne parlons pas des dettres dont on ne sait même pas s’il faudra les rembourser. (Nous pensons qu’il le faudrait, d’aucuns, plus réalistes ou plus cyniques pensent nous en dispenser…). Ce que nous allons devoir comprendre, c’est que tous les secteurs ne sont pas touchés également et que la crise va accoucher d’une situation nouvelle aux contours mal définis ou encore imprécis.

Quid du petit commerce ?

Quid du secteur de l’hotellerie et de la restauration ?

Quid des industries touristiques ?

Quid des activités culturelles ?

Quid de l’économie du sport ?

D’autre part, quel sera l’avenir du télétravail ?

Y aura-t-il des conséquences heureuses sur la revitalisation d’une France périphérique qui pourrait retenir dans nos petites villes et nos bourgs ruraux maints salariés et leurs familles, ces navetteurs qui étaient contraints jusqu’à maintenant d’aller travailler dans le Capitale ou dans les métropoles ?

Que va-t-il advenir de la génération actuelle des collègiens et lycéens auxquels on n’apprend pas à travailler normalement ? Quant aux étudiants, craignons que le désastre soit inexorable…

Dans le domaine culturel, le spectacle vivant est sinistré et le patrimoine fragilisé : comment retrouver une vraie vie intellectuelle dans ces conditions ? Cinéma et télévision sont bridés dans leurs capacités de créations et de productions…

Dans ce contexte désolant (on pourrait continuer la litanie de la dégradation de la situation), il convient cependant de faire le point et, si possible, de relever tous les indices d’espoir : ils seront le contrepoint, secteurs par secteurs d’activités, des constats navrés de la baisse d’activité.

 

I – AU PLAN EXTERIEUR

 A la crise virale s’ajoute le crise du Brexit. Ne jamais oublier qu’en matière de commerce extérieur, seules les relations commerciales avec le Royaume – Uni étaient excédentaires pour la France. La Normandie, après les Hauts de France, est aux premières loges. Le trafic transmanche est déjà perturbé et, après le 1er janvier 2021, il faudra se réadapter. Sommes-nous prêts ?

 Ports Normands Associés (Dieppe – Cherbourg , Caen-Ouistreham) déploient des efforts considérables – douanes, gestion des flux - . Sera-ce suffisant ?

Les deux Grands Ports Maritimes du Havre et de Rouen sont sans doute mieux armés… Mais qu’en est-il vraiment des perspectives de la pêche ?

En toute dernière extrémité, l’accord sur le Brexit s’est achevé sur un modus vivendi et operandi sur la pêcher : est-ce solide ? Nous avons noté avec satisfaction que le Traité de la Baie de Granville avait été reconduit avec les Iles normandes de la Manche : Jersey et Guernesey ont trop à faire avec la Normandie continentale et savent depuis toujours être dans la situation de ne pas être partie prenante de l’Union Européenne. Les relations inter-normandes, donc, sont peut-être le modèle de ce que seront les relations entre le Royaume-Uni et le continent, la France et la Normandie au premier chef. Parmi les conséquences du Brexit concernant la pêche, le fait que les pêcheurs de l’Union Européenne aient moins l’accès aux zones de pêche britanniques implique, qu’en Baie de Seine, la concurrence evec les Belges et les Hollandais s’exacerbe déjà . Les chalutiers – géants néerlandais suscitent l’inquiétude sur les quais de nos ports.

 

II- ACTIVITES PORTUAIRES ET MARITIMES

 L’allusion à la pêche nous entraîne à évoquer dans la foulée le devenir de nos ports. La grande affaire du trimestre a été le choix du siège d’HAROPA au Havre. Choix normal, nous l’avons dit en son temps. Dans les projets, il semble que Le Havre s’engage délibérément dans la bonne voie (relance de la plate-forme multi-vrac, projet de « chatière », etc.). CMA-CGM augmente sa capacité avec la Porte Océane, ainsi que l’armement COSCO ; Le G.P.M. de Rouen surfe sur son bon trafic céréalier cette année et se réjouit de la venue d’en navire (le Glory Amsterdam) de 225 m x 32, avec un tirant d’eau de 11 m 15. D’autre part, son annexe de Honfleur n’est pas entravée dans son développement par la crise virale.

Quant aux autres ports, ils résistent comme nous l’avons dit plus haut, sauf pour le trafic transmanche (fret et passagers).

A noter la nomination de Stéphane Raison à la barre des ports de l’Axe Seine. C’est un ingénieur des ponts, eaux et forêts, issu de l’Ecole nationale des Travaux Publics. Il vient de Dunkerque. Nos lecteurs savent ce que nous pensons de ces nominations ministérielles de personnalités, impeccablement formés sans doute, mais de passage et n’ayant pas a priori la compétence commerciale et l’enracinement des dirigeants des ports du Northern Range.

Deux dossiers qu’il faudra suivre : les constructions navales, d’une part, la déconstruction des navires, d’autre part.

Et puis une attention devra être portée au devenir du trait de côte : les falaises reculent, les côtes plates craignant les submersions. La Normandie est très concernée.

 

III- SECURITES ET INSECURITES

 Nous évoquions l’activité du Port du Havre : c’est une plaque tournante et une cible. Cible des cyberattaques : la cybercriminalité progresse partout, et pas que dans nos ports. Les spécialistes de l’intelligence économique mettent en garde organismes et industriels : cette lutte devrait être coordonnée à l’échelon national (c’est le cas) et relayée à l’échelon régional : sommes-nous prêts et formés ?

Le Havre est aussi une plaque tournante de la drogue et les saisies sont de plus en plus fréquentes et intenses. Cela encourage la grande délinquance et l’insécurité. Les milieux autorisés lancent un cri d’alarme : la société se délite. En Normandie comme ailleurs. Il n’est que de de lire la presse pour s’en convaincre. Ajoutons à cela les manifestations de l’islamisme radical et on peut se demander si l’on n’assiste pas à un début de « libanisation » de certaines zones de Normandie, devenant, petit à petit, terre de djihad. Evidemment cela accroît la morosité de la société normande qui n’en peut mais.

Hausse des petits et grands délits complète ce sinistre tableau. C’est une source d’inquiétude.

Que faut-il penser, par exemple, de cette vague de mutilations d’équidés qui a sévi particulièrement en Normandie, terre du cheval ?

 L’insécurité sanitaire est actuellement oblitérée par la crise du Covid 19, mais les désertifications médicales persistent dans le rural profond et, même, dans les villes. Le départ en retraite sans remplacement des généralistes inquiète la population. Quant aux spécialistes…

 Néanmoins des lueurs d’espoir permettent un optimisme mesuré : l’Hôpital du Havre se hisse dans le Top 10 en France, un Institut « Sang et Cerveau » vient d’être créé à Caen dans la structure Cyceron, avec un IRM nouvelle génération, le CHU de Rouen vient de réussir une première mondiale dans le traitement d’une insuffisance cardiaque par l’implantation d’une microsone quadripolaire Axome TM et le Centre de recherches et d’études sur le médicament de Normandie (CERMN= s’engage sur le traitement de la maladie d’Alzheimer.

 

IV- AUTRES FAITS DE SOCIETE

 Il y a fort à parier qu’en 2021 on parlera de l’amplification galopante de l’accueil des mineurs non accompagnés (M.N.A.) par l’A.S.E. de chaque département : le budget en devient exorbitant, bientôt l’équivalent de l’entretien des routes départementales (sur lequel il y aurait beaucoup à dire). L’État compense mal, comme d’habitude, et des départements deviennent de plus en plus des pompes à fric de la protection sociale dévoyée. Vont se poser évidemment avec plus d’acuité les problèmes liés à l’immigration sans contrôle.

 Tout cela se passe dans le contexte navrant d’un hiver démographique qui frappe durement la Normandie : elle perd des habitants, elle vieillit et sa population change. S’agit-il des prémices du Grand Remplacement ?

 Parmi d’autres faits de société de société, nous relevons la nomination d’un nouvel évêque pour le diocèse de Bayeux – Lisieux, Mgr Habert, et, toujours à cause de la crise virale, une chute impressionnante de la collecte du Denier du culte.

 Du côté des médias, la reprise de Paris-Normandie par le groupe nordiste Rossel se faisant dans le contexte de la crise, il est difficile d’en apprécier le bénéfice pour les lecteurs : nombre d’éditions locales sont regroupées et la pagination de ce journal… ne grossit pas (euphémisme).

 Malgré une indécente et coûteuse campagne de publicité menée par la Poste, constatons – en Normandie comme ailleurs – une dégradation scandaleuse de la distribution du courrier et la fermeture de nombreux bureaux de poste ou la réduction des heures d’ouverture de certains d’entre eux.

 Est-ce ainsi que l’on va revitaliser le rural ? La politique dite des « Petites Villes de demain », à l’inverse, peut réveiller ces dernières.

 

V- CONTRASTES DANS LE SECTEUR ENERGETIQUE

 L’information la plus importante, mais pas encore opérante, est l’annonce par EDF de son intention de construire un second E.P.R. à Penly. Hurlements des écologistes, approbation des élus locaux (notamment du PCF…), satisfaction de la majorité du Conseil régional : un long débat commence et n’est pas prês de s’achever. Pas plus que ne s’achève le chantier de l’E.P.R. de Flamanville d’ailleurs. Notre position est claire : pour des raisons écologiques (mais oui!) et pour des raisons d’indépendance nationale, sans compter le coût de la production de l’électricité nucléaire, nous sommes favorables à la poursuite du programme nucléaire français. Nous nous doutons cependant que l’affaire sera au centre des débats de la prochaine campagne électorale des Régionales et des Départementales.

 Alors que le solaire – nous devons l’avouer : nous n’y croyions pas trop en Normandie – connaît in développement important et de surcroît accepté dans la Région, l’éolien terrestre suscite de vigoureuses oppositions : il paraît que l’on veut tripler le nombre des aérogénérateurs dans des « fermes éoliennes » de plus en plus fournies. Le degré d’acceptabilité de la population normande a des limites et la presse est pleine de protestations en tous genres.

Qu’en est-il de l’éolien off-shore ? Beaucoup de contestations (pêcheurs – tourisme) et de scepticisme, mais la perspective de faire de la Normandie la première région productrice d’électricité à partir de l’off-shore qui s’accompagne de la création d’usines de construction et de maintenance d’éoliennes au Havre et à Cherbourg séduit certains milieux. Affaire à suivre donc.

 Au plan de l’industrie pétrolière, on a des inquiétudes sur le devenir à terme des deux grandes raffineries de la Basse – Seine : Exxon, à Notre-Dame de Gravenchon, Total, à Gonfreville – L’Orcher. Cependant les multiples investissements consentis par ces grandes firmes, notamment pour diversifier la filière raffinage, laissent à penser que, sitôt la crise passée, Exxon et Total reprendront le cours de leur développement.

 La vraie innovation en matière énergétique nous paraît être l’utilisation de l’hydrogène : la Normandie semble bien placée. Un permis de construire d’une usine de production d’hydrogène vert vient d’être déposé à Saint – Jean de Folleville – Zone Industrielle de Port – Jérôme et le site de Vernon d’Ariane Group va devenir un cluster pilote dans le domazine de l’hydrogène. La Région encourage la filière : « Près d’un tiers de la consommation nationale d’hydrogène se fait en Normandie », indique la collectivité.

 On dit généralement que la meilleure source énergétique est constituée par les économies d’énergie. En Normandie, 209 projets d’économies énergétiques ont été retenues dans le cadre de la rénovation énergétique des bâtiments publics de l’État et de l’Enseignement supérieur dans 60 communes. C’est un investissement de 77 millions d’euros et beaucoup d’heures de travail B.T.P. en perspective.

Il reste un filon énergétique insuffisamment exploré en Normandie, c’est la méthanisation. Elle suscite des oppositions… qui se calment lorsque les installations sont bien réglées. C’est un département de l’utilisation de la biomasse et rien que pour le bois de chauffage, la Normandie se redécouvre des atouts.

La Normandie reste l’une des principales régions productrices d’énergie en France et elle montre qu’elle peut affronter la diversification énergétique.

 

VI- LA FERME NORMANDE SUBIT LA CRISE, MAIS DISPOSE DE SOLIDES ATOUTS

 Bonne année pour les céréales, descente aux enfers pour les betteraviers et la filière sucre. La filière Lait/Elevage bovin se maintient. Se posent les problèmes du maraîchage – fermeture du commerce alimentaire de détail -, de la production de carottes (interdiction d’un pesticide), mais aussi promotion des circuits courts de production des produits de la ferme.

Un des points forts de l’agriculture normande, c’est la liniculture et la transformation du lin. Le lin « made in France » – on devrait dire « made in Normandy » - a la cote dans le monde. « Le lin retisse sa toile normande » : une filature est en projet dans l’Eure. Certes la crise a freiné des ambitions des liniculteurs, mais la Normandie détient, là, un énorme potentiel de croissance, ne serait-ce que par la multiplication des usages du lin.

 La crise est terrible pour la filière cidricole. Toutes les autorités, la Région au premier chef, se penche au chevet de la malade. Pourtant, avant la crise, un certain réveil des exploitants de vergers et des transformateurs cidricoles laissait augurer une belle croissance analogue à celle des brasseurs de bière. La filière cidre sera-t-elle en mesure de reprendre l’offensive ?

 

VII - PREOCCUPATIONS ENVIRONNEMENTALES

 Nous serons moins diserts sur ce chapitre : nos amis de l’Organisation Normande de Défense de l’Environnement (O.N.D.E.), avec leur bulletin mensuel, Fréquences Normandes, vous adressent, chers lecteurs, un panorama le plus large possible des problèmes environnementaux.

Cependant, nous mettrons l’accent sur quatre sujets de préoccupations qui défraient la chronique dans les journaux.

 On redécouvre le bienfait des haies bocagères au plan écologique, pour améliorer l’élevage par le bien-être animal, pour embellir le paysager et pour le bois de chauffage. Evidemment, cela défrise les adeptes des grandes cultures en openfields et les marchands d’engins agricoles (qui grossissent d’années en années). Mais la lutte contre les nouveaux aléas climatiques rend indispensable la reconstitution d’un réseau dense de haies.

Nombre de municipalités protestent dans la presse contre les dépôts sauvages de déchets de toutes sortes. C’est un vrai fléau. Cette pratique délictueuse, qui s’apparente au vandalisme, augmente, comme toutes les incivilités. Une question se pose : la police rurale (les gardes-champêtres) sont-ils suffisamment nombreux  pour surveiller la campagne et réprimer au besoin ces comportements irresponsables ? Cela étant, à la fameuse décharge Dollemard, près du Havre, le tri a débuté : la réhabilitation de ce site de bordure de mer devrait durer plusieurs mois. Il en est de même de la décharge des falaises de Saint-Aubin, près Quillebeuf, en bordure de Seine.

On a commencé la démolition des barrages du Sud – Manche, au grand dam des riverains et dans la crainte des futures inondations qui ne manqueront pas d’arriver dans la vallée de la Sélune. Il s’agit, rappelons-le, de permettre la remontée des poissons perturbés, les pauvres, depuis les années vingt du XXe siècle… Partout, en Normandie, on remet en cause les biefs des anciens moulins, pour les mêmes raisons et, triomphante, la presse annonce que « le poisson va pouvoir revenir en Suisse Normande »… sauf que les travaux du barrage de la Madeleine, à Pont-Audemer, provoquent des nuisances et des dégâts sur les maisons riveraines.

Le réchauffement climatique modifie la composition du manteau forestier. Le hêtre, particulièrement emblématique de la forêt normande, s’adapte mal au nouveau climat et les spécialistes préconisent des reboisements avec d’autres essences.

 

VIII - MOBILITES & COMMUNICATIONS

Est-il utile de dénoncer une fois de plus les nombreux manquements de la SNCF envers la Normandie ? La Région, une fois de plus, conteste la redevance d’usage pour des services de plus en plus aléatoires. Les coups de sang d’Hervé Morin provoquent des promesses de la part des dirigeants de la féodalité ferroviaire… jusqu’à la prochaine fois.

Cela étant, on songe à relancer la ligne Motteville – Saint-Valery, pour désenclaver le territoire. La Région et les autres collectivités normandes se disent prêtes à financer le « saut-de-mouton » de Clichy pour désengorger Saint-Lazare. Les usagers attendent avec impatience la livraison des premiers trains Omnéo de chez Bombardier : le retard, là, encore, serait dû à la crise.

Inquiétudes pour les ponts stratégiques de Tancarville et de Normandie. On vient de dépenser 140 millions d’euros pour leurs entretiens et l’avenir n’est pas serein… Qu’arriverait-il si ces ponts essentiels rendaient leurs tabliers ?

 La crise, toujours la crise, a mis à mal le transport aérien. Le trafic des aéroports normands a plongé. Quand repartiront-ils ? En attendant, à Deauville – Normandie, outre la modernisation de l’aérogare, on prépare sur une partie inoccupée de l’emprise aeroportuaire la réalisation d’une centrale solaire…

C’est au plan des communications immatérielles qu’il y a lieu d’être optimiste : peu à peu, la fibre optique se déploie en Normandie, aussi bien dans la Manche qu’en Seine-Maritime, où le délégué régional d’Orange, Marc Maouche, annonce que l’opérateur va être en capacité de relier 750 000 logements et locaux professionnels.

En matière logistique, la Normandie se place au premier rang. Ainsi l’entreprise AG Real Estate fait construire Navlog, le plus grand entrepôt de logistique en blanc au pied du Pont de Normandie. Le géant européen Dachser ouvre son premier site en Normandie, à Grand-Quevilly (12 000 m²). Il n’est donc pas étonnant que l’Institut Supérieur de Logistique du Havre (I.S.E.L.) développe l’accueil et la formation de 600 élèves, en partenariat avec Vernon et Paris. Malgré le confinement et en accord avec l’Université du Havre, les travaux pratiques de cette formation ont pu se dérouler dans divers bâtiments universitaires.

 

IX – TOUT NATURELLEMENT ? ABORDONS LES PROBLEMES DE FORMATIONS

 C’est peu de dire que le Covid 19 perturbe toutes les formes de formation, y compris l’apprentissage que l’État et la Région promouvaient ardemment avant la crise. La vie étudiante est sacrifiée et la distinction entre le « présentiel » et le « non présentiel » montre à l’évidence qu’une génération de jeunes souffre durement des différents confinements. La société en paiera les conséquences et pas seulement les jeunes.

Quelques motifs d’espérance :

- L’Université de Caen lance des recherches sur l’origine de la pandémie.

- Caen occupe la 18e place dans le classement des universités du magazine L’Etudiant (selon cinq critères : attractivité, formation, vie étudiante, cadre de vie, emploi). Rouen est 22e et Le Havre 38e

- L’Université de Caen se dote de 2,4 millions d’euros de matériel informatique pour l’enseignement à distance.

- Création d’une école d’usinage dans le Cotentin.

- Première formation professionnelle de dentelle à aiguille de Normandie.

– Création d’une école pour les « décrocheurs » au Havre vers des filières plutôt industrielles.

- L’ I.N.S.A. de Rouen ouvre un CFA pour trois formations d’ingénieur en alternance

- Neoma Business School (L’E.S.C. de Rouen) et l’Ecole de Management de Normandie (Caen – Le Havre – Deauville) se placent très honorablement dans le palmarès des Grandes Ecoles de Commerce.

- Une Ecole de Design est lancée à Deauville.

- Pour les Ecoles d’ingénieurs généralistes, l’INSA de Rouen est classée 11e, l’Esigelec (Rouen) 14e

- Pour les Ecoles de Transport et logistique, l’ISEL du Havre est 13e.

- On parle de créer une Ecole vétérinaire en Normandie.

- Les trois Universités normandes portent une Ecole universitaire de recherche, XL-Chem, en partenariat avec l’ENSI de Caen et l’INSA de Rouen.

- Un Institut supérieur de l’Electronique et du Numérique s’est ouvert à Caen.

Il n’y a donc paas lieu de désespérer. Mais l’État semble avoir barguigné les financements pour le Supérieur et la Recherche en Normandie. Le Président de la Région, Hervé Morin, soutenu par toute la communauté universitaire et nos grandes écoles, menace de ne pas signer le Contrat de Projets Etat-Région si le ministère de l’Enseignement Supérieur ne revoit pas sa copie. Hervé Morin en appelle au Premier Ministre. Nul doute que l’on va reparler de cette partie de bras de fer entre l’État et la Région durant le premier semestre de l’année 2021.

 

X – LA DEGLINGUE DES ECONOMIES DU TOURISME, DE L’HOTELLERIE-RESTAURATION, DE LA CULTURE, DES LOISIRS ET DU SPORT

On mesure mal l’ampleur du désastre économique et social qui s’annonce dans certains secteurs… Il faudrait sans doute faire une distinction entre les activités qui ne sont qu’à l’arrêt ou en recul et celles qui ne se relèveront pas de la crise… Ce qu’il y a de rageant dans la situation, c’est que, la plupart du temps, l’outil de travail, l’entreprise et, même, la clientèle sont intacts. Il ne s’agit pas d’une destruction comme dans une vraie guerre. Du jour au lendemain, tout pourrait repartir… mais les trésoreries sont exsangues et l’aide de l’État (exceptionnelle dans son ampleur) risque de ne pas être suffisante pour envisager un redémarrage serein.

 Le tourisme est en recul, mais la Normandie a sauvé l’essentiel avec une saison d’été somme toute honorable. Encore faut-il nuancer entre tourisme balnéaire qui a tiré son épingle du jeu et le tourisme urbain plus impacté par la désertion des touristes étrangers. La chute de la fréquentation des musées, châteaux ne va pas favoriser l’entretien du patrimoine.

 L’hôtellerie – restauration connaît un véritable séisme : combien d’hôtels, d’auberges, de restaurants, de bars vont devoir mettre la clef sous la porte ? D’eux, pourtant, dépend une grande part de l’attractivité de la Normandie.

 La situation est peut-être plus contrastée dans le monde sportif – vu en tant qu’économie du sport – car les disciplines ne sont pas toutes logées à la même enseigne. Trois sports semblent s’en tirer mieux : l’hippisme, la voile, le cyclisme. Ne correspondent-ils pas à des vocations profondes de la Normandie ? Tous les sports collectifs sont à la dérive. Les clubs se débattent dans des situations financières quasi insolubles et, souvent, tout est arrêté. La pratique amateur est en berne et l’habitude sportive s’évanouit. Le confinement remet tout en cause : nous sommes pessimistes pour la sortie de crise. Et les incitations de l’État et les aides ponctuelles de la Région auront du mal à relancer les pratiques sportives.

Une lueur dans cette nuit : la Normandie se mobilise quand même pour les prochaines Olympiades. Elle offre ses installations et sait qu’elle servira de base arrière pour certaines équipes d’athlètes… Mais 2024, c’est loin et, en même temps, c’est proche. Ce peut être un stimulant.

 Salles de spectacles, cinémas, théâtres sont à l’arrêt. Derrière tout cela, c’est toute une économie qui périclite et c’est une partie ESSENTIELLE de la société qui se retrouve dans une nuit complète : il n’y a pas que les acteurs et les intermittents du spectacle, d’un côté, les spectateurs de l’autre qui vivent mal la crise. Il faut y ajouter tous ceux qui concourent au spectacle vivant et à la production… Malgré cela, on apprend que la Normandie reste attractive pour les tournages cinématographiques et que 2021 sera loin d’être une année blanche en ce domaine.

 Quant aux loisirs… Combien de manifestations annulées ? Il ne reste plus que la télévision offerte aux foules inertes.

 

XI – FILIERES ECONOMIQUES EN CRISE. SURSAUTS ET MOTIFS D’ESPERANCE

 Ne soyons pas dupes : les accidents industriels de la fermeture de la Chapelle Darblay et la fin de Vallourec n’ont pas été provoqués par la crise virale, mais ils accroissent l’angoisse du monde du salariat qui se demande si, en 2021, on ne connaîtra pas une grave défaillance en matière d’emplois.

Des fleurons de l’industrie normande rencontrent des difficultés. Cela choque dans la mesure où elles apparaissaient comme des locomotives avant le confinement.

Ex : NAE – Normandie Aerospace, qui était en pleine croissance début 2020 connaît une stagnation liée à la chute du transport aérien, mais la filière se diversifie.

Des entreprises de la filière agro-alimentaire font mieux que résister

Ex : Ferrero, à Villers-Ecalles, augmente ses capacités de production.

Les B.T.P., après un instant de sidération durant le premier confinement, relèvent la tête et profitent à plein des travaux nécessités par la transition énergétique.

Même la lutte contre le Covid 19 a suscité des capacités d’innovation pour un certain nombre de start-up.

Innovation est d’ailleurs le grand mot d’espoir de l’économie normande blessée et qui veut (et qui peut) surmonter la crise. L’État met le paquet, notamment au plan social (chômage partiel) et solidaire (aides aux entreprises en difficulté, qui sont ainsi dédommagées des contraintes du confinement.

La Région intervient au moyen de dispositifs souples et donne ainsi le sentiment que les acteurs économiques en difficulté ne sont pas seuls.

Ce sera sur cette note d’espoir raisonné que nous conclurons ce tour d’horizon des actualités normandes de cette fin d’année 2020.

 Le 5 janvier 2021,

 GUILLAUME LENOIR

REVUE de presse normande au 19 janvier 2021

Les nouvelles relations franco-britanniques post-Brexit: la lettre d'information des professionnels du tourisme normand fait le point...

Une bonne nouvelle: le retour des boutiques "duty free" sur le pont des ferries.

Autre conséquence bénéfique pour les ports normands: l'augmentation du trafic pour l'Irlande au départ de Cherbourg et bientôt du Havre...

https://pronormandietourisme.fr/2021/01/18/brexit-ce-qui-change/?utm_source=newsletter-ctn&utm_medium=mail&utm_campaign=20210119-CTN

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(Publié le 18/01/21) –

Le Royaume-Uni a officiellement quitté l’Union Européenne le 31 décembre 2020. Depuis toujours, ce pays et la Normandie entretiennent d’étroits liens historiques, d’amitié et de proximité, et la clientèle britannique reste la première clientèle internationale en termes d’arrivées sur notre territoire. Cette sortie de l’Union Européenne peut ainsi être naturellement vécue comme un véritable chamboulement pour les professionnels du tourisme normands, voire comme une menace qui pèserait sur nos relations.

Afin d’apporter une clarté et une lisibilité quant aux nouvelles règles et régulations qui viennent d’entrer en vigueur, nous avons souhaité résumer de façon claire ce que cela implique concrètement pour les voyageurs britanniques et pour vous-mêmes :

Rappelons tout d’abord qu’un accord sur le Brexit a été arraché in extremis entre l’Union Européenne et le Royaume-Uni le 24 décembre dernier, tirant ainsi un trait définitif sur le redouté No Deal. Il convient également de rappeler que même avant le 31 décembre 2020, le Royaume-Uni ne faisait pas partie de l’espace Schengen et que nos voisins britanniques ont toujours eu besoin de présenter un passeport pour se rendre en France.

Depuis le 1er janvier 2021, les voyageurs en provenance du Royaume-Uni ne bénéficient toutefois plus des facilités offertes aux ressortissants des États membres de l’Union Européenne pour le passage des frontières. Ils sont désormais, ainsi que la marchandise qu’ils transportent, soumis à des contrôles migratoires, douaniers, sanitaires et phytosanitaires.

Tourisme

Les ressortissants britanniques qui ne disposent pas du statut de résident dans un État membre de l’Union européenne et qui souhaitent se rendre en Normandie pour un court séjour n’auront pas besoin de visa. Toutefois, ils devront :

  • Présenter leur passeport qui sera composté à l’entrée et à la sortie de l’espace Schengen. La durée maximale d’un court séjour ne peut excéder 90 jours pour toute période de 180 jours. Cela signifie que les ressortissants britanniques qui possèdent une résidence secondaire en Normandie ne pourront pas passer plus de trois mois consécutifs sur place.
  • Être en mesure de justifier qu’ils détiennent les ressources suffisantes pour subvenir à leurs besoins durant leur séjour.
  • Être munis d’une attestation d’assurance couvrant l’ensemble des dépenses médicales, hospitalières et de décès, susceptibles d’être engagées pendant toute la durée de leur séjour, y compris les frais de rapatriement pour raison médicale.

Les ressortissants britanniques résidant en France ou dans un autre État membre de l’Union européenne avant le 31 décembre 2020 bénéficient des dispositions de l’accord de retrait signé entre le Royaume-Uni et l’Union Européenne et n’auront par conséquent pas besoin de visa. Toutefois, ils devront être en mesure de :

  • Présenter un titre de séjour portant la mention « Article 50 TUE » ou une attestation d’enregistrement de la demande de titre de séjour.
  • Pour ceux n’ayant pas encore fait la demande de titre de séjour en France ou auprès des autorités compétentes d’un autre État membre, présenter des justificatifs permettant d’attester de leur qualité de résident (preuve de domicile établie par une autorité locale, bail de location, quittances de loyer, factures d’électricité ou de gaz à leur nom datant de l’année 2020).

Achats

Les achats effectués en France par les voyageurs en provenance du Royaume-Uni pourront bénéficier d’une détaxe, sous réserve du respect des conditions d’éligibilité. Des bornes PABLO, permettant d’automatiser ces formalités, seront mises à la disposition des voyageurs dans les ports, aéroports et gares desservant le Royaume-Uni. Les boutiques « Duty Free » feront également leur grand retour à bord des navires assurant les liaisons entre le Royaume-Uni et la Normandie. Le Duty Free sera possible seulement à bord des navires et les boutiques à bord ne pourront ouvrir que lorsque les navires seront dans les eaux internationales.

Voyages d’affaires

Les voyageurs britanniques qui se rendent en France pour un voyage d’affaires ne seront pas concernés par l’obligation de visa s’ils restent moins de 90 jours. Ils n’auront pas non plus besoin d’une autorisation de travail dès lors qu’ils n’exercent aucune activité rémunérée sur place.

Permis de conduire

Les touristes britanniques pourront conduire pendant la durée de leur séjour avec leur permis de conduire obtenu par examen au Royaume-Uni. Le permis de conduire international n’est pas nécessaire. Pour les ressortissants britanniques qui résident en France, le permis de conduire sera reconnu pendant un délai d’un an à compter du 1er janvier 2021. Des dispositions spécifiques et réciproques préciseront ensuite les modalités de reconnaissance et/ou d’échange pour les titulaires d’un permis britannique résidant en France.

Animaux domestiques

Les voyageurs résidant en Grande-Bretagne et transportant des chiens, des chats ou des furets depuis la Grande-Bretagne vers la France devront respecter l’ensemble des conditions sanitaires suivantes :

  • S’assurer que les animaux de compagnie sont identifiés : micropuce électronique implantée sous la peau ou tatouage clairement lisible réalisée avant le 3 juillet 2011.
  • S’assurer que les animaux de compagnie ont été vaccinés contre la rage et que le vaccin est toujours valable.
  • S’assurer d’être en possession d’un certificat sanitaire, pour chaque animal de compagnie, délivré par un vétérinaire officiel établi au Royaume-Uni. Le certificat sanitaire doit être accompagné du justificatif de vaccination contre la rage ainsi que d’un document attestant de l’identification de l’animal de compagnie. Le certificat sanitaire est valable pour une période de 10 jours à compter de sa date de délivrance et doit être présenté lors des contrôles aux frontières pendant cette période. Le certificat sanitaire est valable sur le territoire de l’UE et de l’Irlande du Nord pour une période de quatre mois.

Les Français vers le Royaume-Uni :

Pour les professionnels du tourisme normands qui souhaiteraient se rendre au Royaume-Uni :

  • En tant que citoyen français, vous n’aurez pas besoin de visa pour une visite de tourisme au Royaume-Uni tant que sa durée n’excède pas 6 mois.
  • Jusqu’au 1er octobre 2021, vous pourrez continuer à voyager muni de votre carte nationale d’identité ou de ou votre passeport en cours de validité. A compter du 1er octobre 2021, votre seule carte nationale d’identité ne vous permettra plus de voyager au Royaume-Uni, un passeport en cours de validité sera alors nécessaire.
  • Si vous vous rendez au Royaume-Uni en voiture, vous devriez pouvoir conduire avec votre permis français accompagné d’une traduction anglaise. Ce point est cependant toujours en négociation et le permis de conduire international pourrait être exigé pour conduire au Royaume-Uni.

En résumé, toutes ces nouvelles mesures sont sources de quelques contraintes pour les visiteurs britanniques mais également d’opportunités pour le tourisme en Normandie. Le retour des boutiques de produits détaxés « Duty Free », qui avaient disparu il y a plus de vingt ans, pourrait notamment conduire à une hausse du nombre de passagers sur les lignes transmanche.

Autre conséquence directe du Brexit : les liaisons avec l’Irlande s’intensifient, comme le prouvent les chiffres actuels du trafic portuaire à Cherbourg. Une nouvelle ligne entre Le Havre et l’Irlande est par ailleurs à l’étude.

De par son positionnement géographique, ses liens historiques et ses cinq liaisons maritimes avec le Royaume-Uni, la Normandie est ainsi bien placée pour tirer des bénéfices de ce nouveau chapitre.

Pour toute question relative au Brexit et à ces nouvelles mesures, n’hésitez pas à nous contacter par mail aux adresses ci-dessous.


Pour développer le tourisme vers l'Italie, la Normandie offre une carte maîtresse de par son histoire avec l'Italie du Sud... Espérons qu'ils y penseront:

Les 20 et 21 janvier 2021, Normandie Tourisme participe au Médiatour virtuel organisé par Atout France Italie.

Pendant 2 jours, à l’aide d’une plateforme numérique, Normandie Tourisme a la possibilité de rentrer en contact avec une vingtaine de journalistes italiens, via des rendez-vous préprogrammés.

Une présentation du marché italien et de son paysage médiatique sont également à l’ordre du jour.

Cette opération vise à présenter les nouveautés de la Normandie à la presse italienne et à élaborer des projets avec les différents journalistes rencontrés (articles, reportages, voyages de presse…), pour accroître la notoriété de notre destination en Italie.

Normandie Tourisme y présente son dossier de presse annuel en italien, axé sur ses nouvelles valeurs (liberté, authenticité, partage) et sur des balades thématiques (en famille, hors des sentiers battus, artistique, gastronomique).


Annonce d'un "webinaire" intéressant quant à la réflexion poursuivie ici sur l'intelligence territoriale économique:
PLAN DE RELANCE & TRANSITION ECOLOGIQUE

Nous sommes heureux de vous inviter à un Webinaire du Cercle Colbert que nous organisons le 27 janvier à 18h en partenariat avec l'Institut Sapiens sur le plan de relance et la transition écologique. Nous croiserons avec nos intervenants les points de vue scientifique, économique, politique et juridique. Inscriptions: invitationcolbert@gmail.com

Il s'agit du premier webinaire d'un cycle de 3 sur le plan de relance. Le 2e portera sur le plan de relance et le rôle des collectivités et des acteurs territoriaux, et le 3e, en mars sur la perception citoyenne du plan de relance.

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 En lien avec l'information précédente, on notera la visite du Premier ministre dans la ville portuaire normande d'un ancien Premier ministre...

C'est l'occasion de redire ici que le développement de l'enjeu national de l'Axe Seine pourrait faire l'objet d'une subsidiarité régionale normande expérimentale...

https://www.paris-normandie.fr/id157249/article/2021-01-18/economie-maritime-le-premier-ministre-jean-castex-attendu-au-havre-pour-un?mediego_ruuid=65112590-b2b5-49aa-89c5-0eca326bbab3_3&mediego_euid=b00E80C&mediego_campaign=20210119_7130de2d-5a37-44d3-8049-be54233d8046

Economie maritime : le Premier ministre Jean Castex attendu au Havre pour un nouveau Cimer

Le 4e Comité interministériel de la mer (Cimer) du quinquennat a lieu vendredi 22 janvier 2021, au Havre. Accompagné de plusieurs de ses ministres, Jean Castex, le Premier ministre, devrait y fixer ses orientations pour l’économie maritime et portuaire, en présence de son prédécesseur à Matignon, Edouard Philippe.

À moins de six mois de la fusion effective des trois ports de l’axe Seine, Le Havre, Rouen et Paris, un nouveau Comité interministériel de la mer (Cimer) aura lieu vendredi 22 janvier 2021 au Havre. Pour ce quatrième rendez-vous maritime et portuaire du quinquennat (le dernier en date avait eu lieu le 9 décembre 2019, à Paris), plusieurs membres du gouvernement sont attendus au Havre. Édouard Philippe devrait accueillir vendredi son successeur à Matignon, Jean Castex, accompagné de plusieurs ministres, Annick Girardin (en charge de la Mer) ou encore Jean-Baptiste Djebbari (en charge des Transports).

De Brest au Havre

Le premier Cimer sous le mandat d’Emmanuel Macron s’était tenu à Brest. Edouard Philippe y avait tracé les grands axes de la politique maritime pour les cinq années suivantes. Fin 2018, c’est à Dunkerque qu’avait lieu le deuxième Cimer du quinquennat. En décembre 2019, c’est à Matignon cette fois-ci, sous la présidence d’Édouard Philippe, qu’avait eu lieu ce rendez-vous d’avant-Covid.

Des enjeux de compétitivité

Qu’attendre du quatrième Cimer de ce quinquennat ? Les acteurs du monde portuaire souhaitent notamment des précisions sur la gouvernance des Grands ports maritimes, notamment du nouvel ensemble Haropa (Havre-Rouen-Paris), dont le siège est installé au Havre. Lors du dernier Cimer, à Matignon, le gouvernement avait fixé, entre autres caps, de bâtir l’économie maritime et portuaire du XXIe siècle.

Pour cela, une douzaine de mesures concrètes devaient voir le jour. Parmi elles, la création d’un Comité stratégique portuaire rattaché au Comité interministériel de la Logistique (CILog), la mise en place d’un Observatoire des coûts de passage du fret dans les ports dès 2021, ou encore la définition d’une trajectoire de transition écologique dans chaque Grand port maritime et la mise en place d’un contrat d’objectif et de performance dans les tous les Grands ports maritimes. Objectif : « Passer à une phase offensive de reconquête de parts de marché des ports français en faisant de la transition écologique un avantage compétitif », disait alors le gouvernement.

Un secteur de poids

L’économie « bleue », autrement dit l’économie relative à la mer, représente 355 000 emplois directs et 91 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2019. En 2018, 376 millions de tonnes de marchandises ont transité par les ports français.

Sur l’axe Seine, le nouvel établissement Haropa fait l’objet d’un plan stratégique sur la période 2020-2025. Ce plan est aujourd’hui soumis à la consultation du public. Lancée fin octobre 2020, elle se terminera le 30 janvier 2021. Chacun peut donner son avis et contribuer à la réflexion via le site internet dédié à la concertation.

https://concertationplanstrategique.haropaports.com/fr/je-partage-mes-idees-et-contribue-la-reflexion-collective-sur-lavenir-de-haropa

(Voir en page d'accueil de l'Etoile de Normandie)


L'anniversaire de la naissance de Gustave Flaubert se prépare à Rouen avec une superbe exposition consacrée aux fastes littéraires de Salammbô et qui va donner lieu à une très belle coopération culturelle avec la Tunisie...

https://www.arts-spectacles.com/Rouen-Musee-des-Beaux-arts-Salammbo-une-exposition-inspiree-du-roman-de-Flaubert-du-23-avril-au-19-septembre-2021_a15497.html

Rouen, Musée des Beaux-arts : Salammbô, une exposition inspirée du roman de Flaubert du 23 avril au 19 septembre 2021

À l’occasion du bicentenaire de la naissance de Gustave Flaubert, le Musée des Beaux-arts de Rouen propose, au printemps 2021, un parcours extraordinaire et transdisciplinaire - art, littérature, opéra, cinéma, bande dessinée, archéologie… - pour révéler la portée du roman Salammbô sur les tous les arts, ainsi que son actualité et son héritage dans l’histoire de la Méditerranée.

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2021 marque le bicentenaire de la naissance de Gustave Flaubert (1821- 1880). L’occasion, pour la RMM, de déployer un vaste programme de célébrations ! Du 23 avril au 19 septembre 2021, le Musée des Beaux-arts de Rouen présente Salammbô, une exposition inspirée du roman flaubertien éponyme, paru en 1862. Fureur, passion, désir, trahisons et… éléphants traversent cette géniale épopée qui fait voyager le public en terre punique, trois siècles avant J.-C.

Pour mener à bien cet ambitieux projet, le musée des Beaux-Arts a choisi de s’associer au Mucem, à Marseille, qui accueillera l’exposition à l’automne 2021, mais aussi à l’Institut national du patrimoine de Tunisie, qui a permis le prêt d’exceptionnels chefs-d’œuvre archéologiques émanant du site de Carthage. Le Musée national du Bardo accueillera enfin l’exposition, marquant le retour de Flaubert en Tunisie au printemps-été 2022.

Résolument transdisciplinaire, l’exposition se déroule en trois temps.
On trouve d’abord les sources sur lesquelles Flaubert a pu s’appuyer, du mythe de Carthage tel qu’on le connaît à travers Didon ou l’histoire des guerres puniques, aux débuts de l’archéologie carthaginoise.

L’exposition explore ensuite l’immense postérité artistique du roman : la musique, l’opéra et le cinéma seront évoqués à travers les maquettes de décors, les costumes, les affiches et les copies restaurées des captations d’époque. L’édition populaire et ses séduisantes couvertures, l’imagerie publicitaire, qui convoquent un univers à la fois exotique et fatal, fait le lien avec notre époque où Salammbô semble renaître dans les imaginaires à travers l’immense travail de Philippe Druillet dans le domaine de la bande dessinée et du jeu vidéo.

Enfin, ce sera l’occasion d’aborder le développement des recherches archéologiques, des pionniers de l’archéologie punique jusqu’aux fouilles entreprises sous l’égide de l’Unesco et de faire ainsi écho aux questionnements actuels autour de l’archéologie carthaginoise.

En conclusion, le reportage du photographe tunisien Douraid Souissi sur la place de Salammbô dans l’espace public tunisien viendra se joindre aux propos de l’universitaire Samia Kassab-Charfi sur l’héritage du roman dans la littérature tunisienne moderne et contemporaine.

L’exposition réunira environ 250 œuvres, objets, images, issus des collections publiques et privées françaises et européennes, dont le musée du Louvre, la Bibliothèque nationale de France, le Musée National d’Art Moderne- Centre Pompidou, le musée d’Archéologie méditerranéenne de Marseille, le Cabinet des Médailles de Marseille, les musées de Rouen, Munich et Berlin…

Gravée dans la mémoire de générations de lecteurs, la première phrase du roman de Flaubert est l’élément déclencheur d’une expérience unique, où les émotions et sensations sont portées à leur paroxysme. L’attraction fatale entre Salammbô, prêtresse de Tanit, et Mâtho, chef des mercenaires révoltés, l’opulente Carthage, ses cultes féroces, ses invincibles murailles et son aqueduc cause de sa perte, les batailles sanglantes, les éléphants incendiés et les lions crucifiés, tout dans ce roman hors-norme est propice à enflammer les imaginaires.

L’ambition de cette exposition inédite est d’envisager la portée considérable, sur les sciences et les arts, du roman de Flaubert, d’explorer l’immense héritage de la création plastique, musicale, cinématographique, autant que l’histoire et l’actualité des fouilles archéologiques du site de Carthage (Tunisie). Le visiteur est ainsi invité à plonger dans l’univers extravagant, fantastique, excessif du roman « monstre » de Flaubert, voyageant dans le livre, l’histoire et le drame, comme s’il assistait à un opéra. Au-delà du drame, de l’histoire, des images, Salammbô porte une méditation très actuelle sur la violence politique, la force des déterminismes, les dominations de classe et les assignations de genre.

Un signe de la puissance démiurgique de l’oeuvre de Flaubert, qui écrivait en 1857 à Michelet : « Je vais (…) faire un peu d’histoire. C’est un large bouclier sous lequel on peut abriter bien des choses. »

Pour mener à bien cet ambitieux projet, le musée des Beaux-Arts a choisi de s’associer au Mucem, à Marseille, qui accueillera l’exposition à l’automne 2021, mais aussi à l’Institut national du patrimoine de Tunisie, qui a permis le prêt de chefs-d’oeuvre archéologiques émanant du site de Carthage. Le Musée national du Bardo accueillera enfin l’exposition, marquant le retour de Flaubert en Tunisie au printemps-été 2022.

Informations pratiques

Musée des Beaux-arts de Rouen
Esplanade Marcel Duchamp
Tél. : 02 35 71 28 40

Ouvert de 10h à 18h
Collections permanentes gratuites
Musée fermé les mardis et les 1er janvier, 1er mai, 1er et 11 novembre, 25 décembre.
mbarouen.fr

Le mépris de la Sncf pour les Normands et la Normandie: un marronnier toujours en fleurs sur l'Etoile de Normandie quelle que soit la saison!

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La SNCF a supprimé plusieurs allers-retours entre la capitale et le sud Manche. Un collectif d'usagers vient de lancer une pétition en ligne pour exiger le retour de tous les trains sur le Paris-Granville et toutes les liaisons sur le Caen-Rennes.
Le Collectif de défense des axes ferroviaires sud Normandie veut que la SNCF et la Région Normandie rétablissent au plus vite les cinq allers-retours sur la ligne Paris Granville. Dominique Riliach, la secrétaire du Collectif estime "qu'on ne doit pas profiter de la situation de pandémie pour faire des économies en réduisant de moitié la circulation des trains sur le Paris – Granville".

Il n'y a plus aujourd'hui que deux allers-retours et les horaires ne sont pas adaptés aux voyageurs avec par exemple un dernier départ à 15h50 de Granville et celui de Paris à 16h13 de Paris.

Dans son communiqué, le collectif rappelle "que l’activité économique continue pour les salariés, les travailleurs indépendants, les chefs d’entreprise, que les scolaires doivent se rendre sur leur lieu d’étude, cette situation ne permet pas à toutes ces personnes de répondre à leurs obligations".

Trop de voyageurs dans les trains qui circulent, dénonce le collectif

Daniel Mouton, granvillais membre du Collectif, déplore que les usagers se retrouvent plus nombreux dans les trains restants. "Il n'y a plus de distanciations entre voyageurs en cette période d'accélération de propagation de Covid". 

La pétition en ligne sur change.org demande donc la remise en service des 5 allers et retours qui assurent toute la longueur du trajet entre Paris et Granville.

Le trafic est adapté au contexte sanitaire, selon la SNCF

La direction régionale de la SNCF explique de son côté que depuis le 4 Janvier, date de reprise, le plan de transport mis en œuvre est le même que début décembre, adapté au contexte de crise sanitaire : fréquentation en baisse observée notamment chez les abonnés (liée aux consignes du gouvernement de privilégier le télétravail notamment). "Ce plan de transport mis en œuvre jusqu’à fin janvier, est susceptible d’être ajusté en fonction de l’évolution de la crise sanitaire et des annonces gouvernementales".

La SNCF précise que sur la ligne Paris-Granville, un suivi régulier des trains (comptage, retours clients…) a permis de réaliser certaines adaptations depuis la fin d’année. "Nous avons renforcé la composition d’un certain nombre de trains, notamment les vendredis et lundis pour garantir un confort de voyage à nos clients", affirme la compagnie.


 Pêche artisanale normande post-Brexit: nous avons raison de dire que les pêcheurs Normands du continent et des îles, ceux de Guernesey en l'occurrence, sont capables de s'entendre...

https://www.ouest-france.fr/normandie/brexit-un-accord-de-peche-en-vue-avec-guernesey-7122311

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Les autorités des trois parties y travaillent, ayant déjà réaffirmé « leur attachement à une relation de coopération au bénéfice mutuel du bailliage de Guernesey et de la Normandie »

D’ici-là, les bateaux normands conservent leur accès aux eaux de l’île anglo-normande, en attendant la mise en place d’un régime de licences basé sur les activités menées par les armements sur une période antérieure à l’accord. Par ailleurs, le gouvernement français est sollicité afin qu’il ajoute le port de Diélette comme port de débarque des navires guernesiais, s’ajoutant à Granville, Cherbourg et Carteret.


 Même si le Nouveau Maître de Rouen et ses amis écologistes n'en parlent pas...

https://www.ouest-france.fr/normandie/rouen-76000/rouen-le-sixieme-port-francais-investit-pour-etre-plus-propre-et-moins-energivore-7121701

Rouen. Le sixième port français investit pour être plus propre et moins énergivore

Bornes électriques pour couper le moteur des navires en escale, récupération et filtration des eaux pluviales souillées et terminaux multimodaux… Le port de Rouen engage un programme d’investissements pour être plus propre et moins énergivore

Le 1er juin, les trois ports du Havre, de Rouen et de Paris ne feront qu’un, sous le nom d’Haropa. Le directeur général Stéphane Raison a pris ses fonctions le 4 janvier et le siège sera installé au Havre. Rouen recevait cette semaine deux ministres, Annick Girardin pour la mer et Jean-Baptiste Djebbari pour les transports, venus confirmer les modalités de cette première fusion de ports français qui pourrait être suivie d’autres.

Rouen est le sixième port français avec 22 millions de tonnes de marchandises générant deux milliards d’euros par an. C’est aussi le premier port céréalier avec plus de 50 % du trafic national. La zone industrialo-portuaire de 3 800 hectares emploie 18 000 personnes dont seulement 400 dockers ; la manutention est faible.

80 bornes électriques du Havre à Paris

Depuis trois ans, le port a lancé un programme de travaux pour être plus propre et plus vert. Quinze premières bornes électriques de 16, 32 et 63 ampères permettront aux convois de fret et aux paquebots de croisière fluviaux en escale de ne plus faire tourner leur moteur à quai.

« Quatre-vingts bornes seront installées d’ici à 2023 du Havre à Paris, prévoit Pascal Gabet, directeur du port de Rouen. C’est moins de nuisances sonores et atmosphériques. Chaque borne, c’est une économie de vingt à trente tonnes de CO2 par an. »

Il faut maintenant convaincre les mariniers de couper leur moteur et se brancher au tarif de 21 centimes le kilowatt. Haropa et Voies navigables de France (VNF) ont coopéré pour avoir la même technologie et le même mode de paiement et d’abonnement sur l’ensemble des quatre-vingts bornes. Chaque borne coûte de 100 000 à 200 000 euros, 500 000 pour les paquebots de croisière financés par le port, VNF, l’Ademe et l'Europe.

Eaux pluviales dépolluées

En amont du port, à Grand-Couronne, le terminal de la Papeterie, en référence à la fabrique de papier de la Chapelle-Darblay proche… L’eau de pluie souillée de graisses et d’hydrocarbures ruisselait sur les quais en pente et se déversait dans la Seine.

Pour améliorer la qualité des eaux du fleuve, des aquadrains, caniveaux enterrés avec une grille, recueillent les eaux pluviales sales pour les filtrer dans un débourbeur déshuileur avaant de les évacuer dépolluées dans la Seine. « Depuis trois ans, nous avons équipé deux premiers terminaux et allons en traiter six autres dans les trois prochaines années et les trente-trois du port dans les dix ans », ajoute Pascal Gabet. Un investissement de 12 millions d’euros financés par le plan de relance.

La quasi-totalité des terminaux sont multimodaux : maritimes, fluviaux et ferroviaires. Rive droite comme rive gauche, « nous tenons a un raccordement de tous nos terminaux à une voie ferrée pour les pré et post-acheminements ».

Et quand ce n’est pas le train, les industries étant à quelques centaines de mètres, des bandes transporteuses ou des tuyaux permettent de transporter directement les marchandises, biomasses et granulés de bois et déchets pour la combustion… dans les bateaux à quai.

« Nous avons réduit le transport par camion de l’équivalent de 50 000 camions par an », confirme Pierre Cossart, dirigeant de Sea Invest France qui exploite le terminal de la Papeterie où il a construit un entrepôt de 7 000 m2 avant un deuxième de 9 000 m2. « Cet écosystème et l’économie circulaire, c’est le modèle de demain », est convaincu Pascal Gabet.

En 2020, le trafic maritime total du port de Rouen s’élève à 22,4 millions de tonnes, en baisse de 4,7 %, dont 12,7 millions de tonnes de vracs solides (céréales, agrégats et granulats…), 8,6 millions de tonnes de vracs liquides (carburants…) et 475 000 tonnes de conteneurs


 ENFIN!

La Normandie et les Normands méritent un peu de respect!

https://www.lamanchelibre.fr/actualite-926204-normandie-deux-gerants-condamnes-pour-tromperie-sur-le-made-in-normandie

Normandie. Deux gérants condamnés pour tromperie sur le "Made in Normandie"

Faits Divers, Justice. Pour pratiques commerciales trompeuses, deux gérants d'une boutique sont jugés devant le tribunal judiciaire de Caen le 14 janvier 2021.

Publié le 18/01/2021 à 10h00

Lors du 75e anniversaire du débarquement, en 2019, les services de la DDPP (Direction départementale des Populations) multiplient les contrôles. Dans un magasin de vente de biscuits et de friandises du cru, fraîchement installé à Cabourg, les inspecteurs relèvent 9 pratiques commerciales trompeuses le 11 juin 2019 : de véritables caramels d'Isigny jouxtent astucieusement des caramels au détail non AOP, des sachets sous la dénomination "biscuiterie de Honfleur" sont fabriqués industriellement par Bonne-Maman, des pavés d'Arromanches sont fabriqués dans le Morbihan et les financiers aux amandes "J'irai revoir ma Normandie" sont fabriqués dans la Creuse, entre autres. Le 14 janvier 2021, au tribunal judiciaire de Caen, pour le procureur Jean-Michel Rotaru, l'infraction est constituée. Pour la défense, les consommateurs doivent percevoir les jeux de mots sur la Normandie. Le tribunal retient la tromperie sur les caramels. Les deux gérants sont condamnés à 500 € d'amende avec sursis. Leur société n'est pas condamnée.


Les acteurs culturels enracinés dans le territoire normand doivent s'armer de patience et s'adapter: nous sommes en hiver et l'hiver culturel risque de durer...

https://actu.fr/normandie/arques-la-bataille_76026/pres-de-dieppe-l-academie-bach-s-adapte_38793266.html

Près de Dieppe, l'Académie Bach s'adapte

Reports des spectacles et des projets : près de Dieppe, l'Académie Bach, comme de nombreuses autres structures culturelles, doit s'adapter

Comme toutes les structures à la programmation habituellement dense, l’Académie Bach à Arques-la-Bataille, près de Dieppe (Seine-Maritime) doit s’adapter à la situation sanitaire.

Après avoir annulé une grande partie de ses événements 2020, les passionnés de musique ancienne doivent revoir leur calendrier 2021.

Report et rendez-vous

Le spectacle de danse baroque prévu en février est d’ores et déjà reporté en décembre 2021 et les prochaines dates sont annoncées à partir du mois de mai sous réserve de nouvelles décisions gouvernementales.

Ainsi, la 2e édition des Journées des claviers historiques se tiendra du 21 au 24 mai; les stages de chant choral, de polyphonie Renaissance « 1 par voix » et d’Airs de cour sont prévus du 14 au 21 août tandis que le stage de théâtre baroque aura lieu en juillet ou en octobre; et le festival de musique ancienne en Normandie se déroulera du 16 au 21 août.

Jumelage avec une école des Mureaux

Parallèlement, ce sont toutes les actions menées en coulisses qui subissent les conséquences de la situation actuelle, notamment le théâtre baroque à l’école, le projet-phare de l’Académie Bach.

« Nous le regrettons d'autant plus que cette année devait voir une extension géographique de cette action unique en son genre en jumelant les enfants de l'école d'Arques-la-Bataille avec ceux d'une école des Mureaux, dans les Yvelines »

Jean-Paul CombetPrésident de l'Académie Bach

Ce projet qui unit l’école arquaise avec cette école de région parisienne, classée en zone d’éducation prioritaire, s’est mis en place grâce aux efforts conjoints de l’Académie Bach et de l’association Des Mots et des notes dirigée par Françoise Roussel.

Il a été confié aux bons soins des comédiens du Théâtre de l’incrédule de Benjamin Lazar.

Pour tous, ce n’est que partie remise :

« Nous gardons l'espoir qu'il sera possible de reporter le programme de cette année, centré sur Le Bourgeois gentilhomme de Molière, à une date ultérieure »

Jean-Paul Combet

Une envie de partage et de scène que les membres de la structure, les artistes et les spectateurs ont en commun.


 Contre le risque de plus en plus grand de submersion marine sur notre littoral, il va falloir dépenser davantage...

https://actu.fr/normandie/ouistreham_14488/digues-dunes-epis-1-6-million-de-travaux-de-ouistreham-a-lion-sur-mer_38679987.html

Digues, dunes, épis : 1,6 million de travaux de Ouistreham à Lion-sur-Mer

De Ouistreham à Lion-sur-Mer, la communauté urbaine Caen la mer commence des travaux pour conforter les ouvrages de défense contre la mer.

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 Le plancher des vaches normandes est bien éloigné du parquet de certains ministères parisiens...

https://actu.fr/normandie/longueville-sur-scie_76397/dans-un-college-pres-de-dieppe-avec-l-absence-de-la-principale-les-equipes-s-epuisent_38800389.html

Dans un collège près de Dieppe : « Avec l’absence de la principale, les équipes s’épuisent »

Le collège Jean-Malaurie de Longueville-sur-Scie doit faire face à à l’absence de la principale, non remplacée, et la suppression d’un poste de principal adjoint


Toutes nos félicitations à ce chef cuisinier d'Etretat qui vient d'obtenir sa première étoile Michelin: l'étoile de l'espoir pour sortir vivant de la crise sanitaire actuelle?

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Première étoile au Michelin pour le chef du Donjon, à Étretat : « On ne réalise pas encore »

Le jeune chef Gabin Bouguet vient de décrocher une étoile dans le prestigieux guide Michelin, lundi 18 janvier 2021. Il est le chef de ce restaurant depuis février 2018.

Gabin Bouguet est « encore sur un nuage ». Le prestigieux guide Michelin vient de lui décerner une étoile, lundi 18 janvier 2021, pour son travail au restaurant Le Donjon-Domaine Saint-Clair d’Étretat (Seine-Maritime). Une première étoile à seulement 31 ans.

Quand je suis revenu au Donjon, avec Omar Abodib, le directeur, on a parlé de cet objectif de l'étoile. On disait cela pour dans trois, cinq ans. C'est tombé cette année.

Gabin Bouguet nouveau chef étoilé du Donjon-Domaine Saint-Clair.

Le nouveau chef étoilé était mis dans la confidence depuis « quelques jours », mais entendre l’officialisation lors de l’annonce par le comité, en direct, a été une émotion immense : « C’est une grande satisfaction pour toutes les équipes. On ne réalise pas encore. »

Une nouvelle d’autant plus extraordinaire que « c’est la première fois dans l’histoire du Michelin qu’un restaurant d’Étretat est distingué », se réjouit Omar Abodib, le patron de l’établissement.

À la tête du restaurant depuis 2018

Neuf personnes travaillent dans les cuisines du Donjon-domaine Saint-Clair aux côté de Gabin Bouguet. Le chef a pris la tête du restaurant en février 2018. Auparavant, Gabin Bouguet a effectué son apprentissage au restaurant rouennais l’Écauille dirigé par Marc Tellier. Il a ensuite travaillé pour la première fois au Donjon d’Étretat avant de partir cinq ans en Angleterre à la Maison bleue. « Je suis revenu au Donjon ensuite pour dépanner et finalement, je suis resté. » Pour le plus grand plaisir de toute l’équipe, mais surtout des gourmets.

FUSION PORTUAIRE DE L’AXE SEINE: LES CITOYENS NORMANDS DOIVENT DONNER LEUR AVIS JUSQU’AU 30 JANVIER 2021

L'Axe Seine logistique et portuaire qui traverse la Normandie donne à notre région son intérêt national:

Notre devoir de citoyens normands est de nous y intéresser pour que la Normandie et les Normands ne soient pas dépossédés de cet enjeu car la tentation est grande de voir le pilotage et la gouvernance de ce projet essentiel pour l'avenir de la Normandie être confisqués par les pouvoirs centraux parisiens sous prétexte d'organiser le "port de Paris" voire, de construire au mépris des réalités géo-historiques et géo-politiques les plus élémentaires, une mégalopole du Grand-Paris étendue jusqu'au Havre préemptant la Normandie utile dans le cadre d'une vente à la découpe de l'unité normande procédant tranche par tranche:

Fusion portuaire; mise en réseau des agglomérations urbaines de Rouen (ne galvaudons pas l'expression de "métropole régionale") et du Havre avec la mégalopole du Grand-Paris; fusion départementale"276" recréant la Haute-Normandie au sein de l'actuelle région normande. Démembrement de la Normandie et rattachement du super département "276" à une région urbaine du Grand-Paris...

Quel paradoxe, en effet, d'ignorer aujourd'hui la Normandie alors que sa réunification et la mise en place d'une collectivité territoriale régionale qui puisse enfin agir à la hauteur des enjeux est la seule bonne nouvelle concrète en dix années de bavardage institutionnel et médiatique sur l'Axe Seine!

Comme notre collectif citoyen et républicain "Bienvenue en Normandie" l'écrivait déjà en octobre 2010 à l'occasion de la présentation parisienne du projet néfaste et funeste de l'urbaniste Antoine Grumbach de créer la région urbaine "Seine-métropole" sur l'Axe Seine,"la Seine aval ne doit pas être avalée sans l'aval des Normands!"

Et comme ce cauchemar n'est que le retour fantômatique de l'illusion du plan Delouvrier des années 1960 qui avait sacrifié la vocation métropolitaine et régionale de la ville de Rouen et brisé en deux le potentiel régional normand au nom d'un inutile et inefficace développement urbain et industriel de la région parisienne jusqu'à la mer, les Normands doivent s'opposer avec force à l'idée que la fusion portuaire en cours puisse être considérée par certains professionnels d'eux-mêmes de la politique "politichienne" qui ont prévu de se retrouver à Rouen le 11 février prochain, comme la prémisse d'une future fusion-absorption de la Normandie dans la mégalopole parisienne!

Pour en revenir à la concertation et à l'avis que l'on daigne ici nous demander, nous défendons les trois principes et positions suivantes:

1) Les acteurs et professionnels portuaires qui font la vie concrète des ports doivent être directement associés aux arbitrages et décisions stratégiques du futur port.

2) Le port fusionné de l'Axe Seine est un enjeu territorial d'intérêt national: les deux régions concernées qui seront de par leurs compétences et leurs finances, les premiers partenaires de projet du futur port, doivent avoir la capacité d'expérimenter le principe de subsidiarité régionale: les présidents des conseils régionaux de Normandie et d'Ile-de-France doivent avoir voix prépondérante au conseil d'administration ou de surveillance du futur port car ceux qui vont ouvrir le plus largement la bourse doivent décider.

3) Un grand port maritime international et ses continuités logistiques terrestres ou fluviales ne serait être gouverné depuis son hinterland fut-il peuplé de 12 millions d'habitants agglomérés autour d'une ville qui est la capitale d'un état central depuis... 1500 ans! Si tel devait être le cas, ce serait une coûteuse et inefficace exception... Une exception française de plus!

Le pilotage stratégique du port de l'Axe Seine doit donc se faire au Havre en Normandie.

NOUS INVITONS NOS LECTEURS ET LECTRICES DE L'ETOILE DE NORMANDIE A PRENDRE PART LARGE PART À LA CONSULTATION SUIVANTE:

https://concertationplanstrategique.haropaports.com/fr

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https://concertationplanstrategique.haropaports.com/fr/je-partage-mes-idees-et-contribue-la-reflexion-collective-sur-lavenir-de-haropa

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Mobilisation et soutien aux professionnels du secteur de l’événementiel et de la culture

Moment d’échanges important à l’auditorium Roland-Leroy d’Oissel avec les professionnels du secteur de l’événementiel et de la culture affectés par la crise sanitaire.

En présence de Céline Brulin, sénatrice, Fabien Roussel et Hubert Wulfranc, députés, de Stéphane Barré, Maire d’Oissel et Conseiller départemental, les membres du réseau Alerte rouge Normandie, les représentants des directions de théâtre, de compagnie, les salariés du secteur culturel ont évoqué leur quotidien difficile et lancé un appel solennel au gouvernement pour être entendu, sauver les emplois et leur secteur d’activité lourdement impacté.