Archive dans 16 janvier 2021

Pourquoi Signal est supérieur à WhatsApp

Le monde de la sécurité informatique a tendance à nous embrouiller. Très vite il donne l’impression qu’à moins d’être technicien ou formé dans une école, on ne peut plus rien y comprendre. Dans cet article nous analysons l’application de messagerie Signal et en tirons quelques leçons plus générales pour s’orienter. Depuis une dizaine de jours, …

2021 pour le meilleur et pour le sourire

Que vos voeux se réalisent ! Des dessins, des sapins, des des lutins, des gommettes, des coeurs, des escargots, un renard, des sourires et des coupes de champagne … venez découvrir les mots et les dessins des Vaudésiens, ils sont affichés à l’extérieur de la Mairie…et ça fait du bien ! Merci à tous les contributeurs c’est une joie de vous lire, et à chacun : paix, amour, bonheur !

Merci à Valentin, Manon, Lexane, Raphaël, Lauris, Romane, Valentin, Simao, Isabelle, Julia : VOUS NOUS AVEZ GATÉS !

“que les sourires reviennent”

“Paix, amour et Bonheur”

“une année magnifique et splendide”

“plus de liberté”

“que 2021 change notre monde”

L’article 2021 pour le meilleur et pour le sourire est apparu en premier sur Val de la Haye.

COTENTIN: péninsule scandinave!

Sur l'excellente page Facebook à décourvrir ci-après, on trouve le rappel de cette belle évidence: le Cotentin fut une péninsule scandinave, ou plus exactement, "iro-norvégienne" suite à l'installation de colons norvégiens réfugiés expulsés d'Irlande dans la première moitié du IXe siècle: ils s'installèrent dans le Cotentin dans un territoire du royaume franc qui avait été confié par le roi Charles le Chauve à la bonne garde des Bretons dans le cadre d'un improbable "tractatus armoricanus" confiant les diocèses de Coutances et d'Avranches, diocèses suffragants de l'archidiocèse de Rouen dans le cadre de l'ancienne province ecclésiastique de Rouen héritère de l'antique Seconde lyonnaise du Bas-empire romain du IVe siècle et qui sera, à partir de 911, le cadre mental et moral d'établissement du futur duché de Normandie...
Voici la Manche, et notamment le Cotentin ! Les communes au nom d'origine scandinave.
Pour le contexte historique, les origines du peuplement scandinave dans la Manche sont un peu différentes de celles de la Seine-Maritime et de l'Eure. Comme je l'avais indiqué sur les autres cartes, les environs de l'estuaire de la Seine furent surtout peuplés par des anglo-danois issus du Danelaw (Partie de l'Angleterre contrôlée par les scandinaves. Rollon avait des relations avec un chef danois, Guðrum, qui avait reçu l'Estanglie par le roi Alfred en 879 et qui prit le nom de baptême d'Athelstan [Alstemus]).
Par contre, pour ce qui est du Cotentin, il connut surtout la venue d'Iro-norvégiens (Irlandais et norvégiens. L'Irlande fut durement touché par les raids scandinaves et notamment norvégiens. L'île connu un mélange des populations que l'on retrouve également en Islande. Beaucoup d'esclaves irlandais ont accompagné leurs ravisseurs dans leurs colonisations. Certains purent devenir des hommes libres, avoir leurs propres terres et se mélanger avec les scandinaves).

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VACCINS contre le COVID19: Laurent Beauvais et Nicolas Mayer-Rossignol devraient écrire au cabinet Mac KINSEY…

... Plutôt qu'à Hervé Morin!

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Ce sont-ils trompés d'interlocuteurs?

Faisant suite aux récentes déclarations du Président de la Région Normandie concernant l’achat de doses de vaccins contre la Covid-19 par la collectivité régionale, Nicolas Mayer-Rossignol et Laurent Beauvais, tous deux anciens Présidents de Région, lui ont adressé ce courrier.

Monsieur le Président,
Vous vous êtes récemment exprimé médiatiquement pour affirmer votre souhait d’acheter au nom de la Région Normandie des doses de vaccin contre la Covid-19 afin d’en faire bénéficier une frange de la population. Les doutes légitimes quant à la mise en œuvre d’une stratégie vaccinale à l’échelle de l’Etat ne doivent pas pour autant mener à la multiplication de stratégies concurrentes par les collectivités.
Votre proposition nous paraît à ce stade à la fois potentiellement dangereuse et irréaliste. Comme vous le savez, les vaccins sont très majoritairement commandés à l’échelle européenne, voire nationale, pour des raisons d’efficacité et de coût. Il va de soi, compte tenu des économies d’échelle, que le groupement de commandes permet d’obtenir les millions de doses nécessaires à un coût réduit pour le contribuable.
La répartition des doses commandées fait ensuite l’objet d’une coordination nationale. À ce stade et jusqu’à la fin de l’année 2021 au moins, aucune production surnuméraire n’apparaît mobilisable. Il semble de plus irréaliste de penser que des producteurs puissent accorder la priorité à une collectivité, quelle qu’elle soit, au détriment des États. Organiser de ce fait une concurrence infranationale entre les collectivités ne risque que d’ajouter au chaos et à la confusion.
Ainsi, au-delà d’un simple exercice de communication, pourriez-vous éclairer précisément les Normands sur la stratégie que vous envisagez de mettre en œuvre ? Quels stocks de vaccins comptez-vous mobiliser ? Combien de doses seraient-elles commandées ? À quel prix et sous quel délai ? La Région compte-t-elle participer à la mise en place de centres de vaccination, ce qui serait positif ? La lutte contre la covid-19 exige de chacun des responsables politiques un esprit de responsabilité et de solidarité et non la recherche de la singularité.
Dans l'attente de votre réponse, nous vous prions de croire, Monsieur le Président, en l'assurance de notre respectueuse considération.

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Commentaire de Florestan:

On regrette l'emploi par deux anciens présidents de région en Normandie l'emploi du fusil à tirer dans les coins contre le président de région normand en exercice.

La vraie cible sinon le vrai sujet c'est que l'Etat central a refusé d'associer clairement le bloc régional à l'organisation de sa politique nationale vaccinale en préférant s'appuyer sur ses propres forces déconcentrées sur les territoires qui se montrent quelques peu dépassées par les circonstances.

Au lieu d'écouter les oracles aussi discutables que coûteux de la firme américaine Mac Kinsey, le gouvernement aurait dû organiser une cellule de crise nationale avec les présidents de régions et organiser l'action entre les présidents de région et les préfets de région: ce couple a parfaitement fonctionné lors du premier épisode de la crise au printemps dernier pour gérer les premières urgences économiques et sociales: pourquoi ne pas faire de même avec la vaccination?

Vaccination anti-Covid : le cabinet McKinsey conseille le gouvernement - Le Point

La boîte à idées progressistes « Terra Nova » jette un pavé dans le mille-feuilles territorial avant les élections régionales…

Bllet de Florestan:

 

Montaigne disait qu'il fallait "frotter et limer sa cervelle contre celle d'autrui" pour être plus intelligent...

C'est la raison pour laquelle, on trouvera ce qui suit sur l'Etoile de Normandie, le webzine de l'unité normande qui assume et défend son régionalisme normand, incarné, enraciné en son territoire normand: 

Terra Nova, c'est la boutique d'en face: ils sont "progressistes", "libéraux" favorables à la "mondialisation" et lorsque ces experts s'aventurent sur nos terres, ils démontrent surtout qu'ils ne sont attachés à rien: chez ces héritiers directs de la chapelle de "Saint-Simon" qui avait, au début du XIXème siècle, pour projet l'idéal rationnaliste de "remplacer le gouvernement des hommes par le gouvernement des choses", c'est le triomphe sans imagination et sans surprise de la géographie fonctionnelle sur toute autre considération au nom d'une vision utilitaire du territoire forcément plus efficace que toute autre considération: pour Terra Nova, les territoires n'existent pas en eux-mêmes. Ils ne sont qu'espaces passifs du déploiement social et économique de l'activité des métropoles, pour le meilleur et pour le pire!

On notera surtout que ce pavé de Terra Nova jeté dans le mille-feuilles territorial est publié à quelques mois des prochaines élections régionales avec la principale proposition de stopper le mouvement de décentralisation au moment même où l'actuelle majorité présidentielle contourne dans son action territoriale le bloc régional hérité de la réforme de 2015, bloc trop puissant à son goût au point d'envisager le report des élections régionales après les présidentielles de 2022,  à la faveur de la crise sanitaire en cours...

Nous pensons, au contraire des gens de "Terra Nova" qui pourrait aussi nous pondre un rapport sur comment coloniser la planète Mars, que l'enracinement dans un territoire, la prise de conscience d'un espace-vécu et le sentiment d'appartenance et d'identité, voire la fierté de participer à une communauté humaine de destin cultivant un héritage, un patrimoine et un projet pour son territoire que cela soit au niveau national, ou au niveau régional ou local est le principal moteur de l'action publique ou privée pour créer les richesses et les emplois du présent et de l'avenir.

Exemples:

Le logo de la Vendée interdit sur les plaques d’immatriculation : le département réagit (ouest-france.fr)

Vous avez un autocollant sur votre plaque d'immatriculation ? Attention, c'est illégal | Actu

C'est la raison pour laquelle, nous défendons ici le principe d'expérimenter l'idée de la subsidiarité régionale, une idée qui reste inconnue des experts de Terra Nova alors que ces derniers dénoncent, non sans raison, l'hyper spécialisation des compétences attribuées à telle ou telle collectivité territoriale dans la loi NOTRe de 2015 au point de fustiger un "taylorisme territorial" qui peut justifier, aujourd'hui une très néfaste et inutile guéguerre entre, par exemple, les conseils départementaux et les conseils régionaux.

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Plus que jamais, il faut ouvrir le droit à l'expérimentation pour des collectivités territoriales assises sur de vrais territoires: la Normandie la seule région-province de France, la Corse, collectivité territoriale unique, l'Alsace toute récente collectivité européenne ou la région à identité forte de Bretagne (qui reste à réunifier) ou encore le département de la Vendée sont, d'ores-et-déjà, des territoires qui ont demandé à l'Etat central le droit à expérimenter la subsidiarité régionale...

L'Etoile de Normandie suggère que les présidents des territoires concernés se rencontrent et se concertent pour défendre l'idée de la subsidiarité régionale dans le débat national.

Nous avons affirmé notre thèse. Nous vous laissons vous débrouiller avec celle de... Terra Incognita!

 

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Le cercle de réflexion Terra Nova s’attaque au « dogme » de la décentralisation (lemonde.fr)

Le cercle de réflexion Terra Nova s’attaque au « dogme » de la décentralisation

Le think tank social-démocrate estime, dans un rapport publié mercredi 13 janvier, qu’il serait plus judicieux de transformer la conception et le pilotage des politiques publiques que d’approfondir la décentralisation.

Par Patrick Roger

Dans son rapport publié mercredi 13 janvier, intitulé « Après la décentralisation, 15 propositions pour refonder l’action territoriale », le cercle de réflexion Terra Nova, de sensibilité sociale-démocrate, n’y va pas par quatre chemins. Alors que doit être présenté en conseil des ministres, à la fin du mois de janvier, le projet de loi dit « 4D » – pour décentralisation, déconcentration, différenciation, décomplexification –, ses auteurs, Daniel Béhar et Aurélien Delpirou, n’hésitent pas à affirmer, à rebours des principales associations d’élus regroupées au sein de Territoires unis (Association des maires de France, Assemblée des départements de France et Régions de France), que « la question n’est pas celle d’un approfondissement de la décentralisation ».

Lire aussi:  Projet de loi « 4D » : toujours pas de « grand soir » en vue de la décentralisation

« En quelques années, la “défense des territoires” s’est imposée comme le mainstream de la pensée politique en matière d’action publique », constatent les auteurs, prenant comme exemple la déclaration de politique générale prononcée le 15 juillet 2020 par Jean Castex, dans laquelle il citait pas moins de trente fois le terme « territoires ». Ainsi s’inscrivent-ils en faux contre certaines interprétations du mouvement des « gilets jaunes » y ayant vu une « revanche des territoires », opposant métropoles dynamiques et mondialisées aux espaces « périphériques » laissés pour compte. « La question des inégalités territoriales ne peut se réduire à une opposition entre une “France des métropoles” et une “France des territoires” », insistent-ils. De fait, c’est dans les grands pôles urbains que le taux de pauvreté est le plus important : 16,1 %, contre 14,3 % en moyenne en France métropolitaine.

Deux blocs de collectivités

Terra Nova pourfend avec vigueur le « dogme » décentralisateur. « Dans les années 1960-1970, la décentralisation incarnait une promesse politique », estiment les auteurs. Aujourd’hui, « [elle] ne constitue plus un enjeu de société, mais devient une affaire de répartition de compétences ». Ils fustigent le « taylorisme territorial », poussé à son extrême par la loi NOTRe du 7 août 2015, qui assigne chaque échelon administratif dans une spécialisation des compétences. Un principe qu’ils jugent « dépassé, inefficace et contre-productif »« Et s’il fallait renoncer au principe de spécialisation des compétences normées par le législateur et organiser des combinaisons de responsabilités et des coopérations entre acteurs territoriaux ? », interrogent-ils.


 Terra Nova | Après la décentralisation : 15 propositions pour refonder l’action territoriale (tnova.fr)

Après la décentralisation : 15 propositions pour refonder l’action territoriale

Ce rapport invite à se situer « après la décentralisation » autant d’un point de vue stratégique que chronologique. Il n’est plus temps de lancer un « nouvel acte » de décentralisation. Non parce que notre organisation territoriale serait sans défaut, loin de là ; elle fait d’ailleurs l’objet de remises en cause aussi récurrentes que familières. Mais parce qu’il est précisément vain de penser, comme le montre le présent rapport, qu’on pourrait trouver un nouvel équilibre territorial satisfaisant en cherchant à contenir nos espaces de vie dans un seul périmètre, gouverné par une seule autorité, dotée de compétences exclusives.

Le territoire français ne doit plus être pensé comme un simple jeu d’emboitement d’échelles, du niveau local au national. On doit prendre en compte la mobilité des Français, leurs déplacements toujours plus nombreux et complexes, au sein de bassins de vie dilatés. Notre espace vécu dépend toujours plus de systèmes de connexions, qui démultiplient nos espaces d’appartenance et d’exploration. Aucun découpage administratif ne peut délimiter les lieux définis par les usages : du domicile au travail, du travail aux loisirs et plus généralement vers tous les lieux où l’on trouve des ressources, où l’on étend ses réseaux de proximité, où se déploient toutes les dimensions de nos existences. Mais comment organiser le pouvoir politique d’espaces à géométrie variable ? L'analyse de Daniel Béhar, Professeur à l’Ecole d’urbanisme de Paris (Université Paris-Est) et Aurélien Delpirou, Maître de conférences à l’Ecole d’urbanisme de Paris (Université Paris-Est).

Pour lire en intégralité le rapport proposé par Terra Nova:

Microsoft Word - Décentralisation 3-3.docx (tnova.fr)


 

Commentaire de Florestan:

Avec les deux éléments que nous avons soulignés et mis en gras, on voit bien la logique universalisante des gens de Terra Nova qui appliquent à l'échelle infra-nationale ce qui fait leur obsession à l'échelle nationale ou supra-nationale: la suppression des frontières en particulier et, d'une manière générale, la relativisation des identités culturelles nationales ou régionales qui pavent la réalité humaine.

L'être humain ne se réduit pas à ses usages utilitaires.

Péris en mé…

La rédaction de l'Etoile de Normandie adresse ses plus sincères condoléances aux familles endeuillées de ces trois marins-pêcheurs normands naufragés et décédés au large de notre côte...

Péris en mé: no l'dit. Pis no dit qu'vâot  muus l'taire.

Les femmes sé sènent sus l'couop. Les houmes né savent qui faire.

Péris en mé: les p'tiots vouos guettent dreit dauns l'blaume d'l'u:

"Al-ouos en, mes éfaunts..." et non n'les dispute pus...

Touot l'monde est lo trembllaunt sus les marches dé l'égllise,

Et no guette oû pus louen sus la mé drôle et grise.

Y-en a ieun qui l'a dit: "Sante-Thérèse est finin..."

Cha ya douna l'grélot. Persoune n'a répounun.

Ch'est sa pouore pétite femme! Qui qu'va dévenin sen père?

Et sen p'tiot qu'est où ber! Ol en mouorra sa mère!

"Qu'est-ch'doun qui prêche ainchin? qu'a crié eun patroun,

Et si ch'est eun pêqueus, ch'est indène dé sen noum..."

Persoune a pus ryin dit. No reste là d's auntiennes.

Ch'est finin! No s'en r'va tcheu sei, l'quoeu louord dé penne...

Finin! Péris en mé! Sus les listes du port

No ajouot'ta chin noums, pîqu'en r'veilà chin d'morts.

Des batiâos sount partis pouor fouilli les dérouotes.

En deux jouors i vount faire set ou huit couops la rouote:

"Noz- a pouortaunt trachi et no s'en r'vynt sauns ryin"...

Il lé disent pé. Cha s'veit. No s'en douotait touos byin.

Péris en mé! Ch'est touot! Pé bésouen qu'no l's enterre.

La mé a touot garda. D'eun sens, cha s'sa lu glouère.

Péris en mé! Cha f'ra l'dimaunche des femmes en nei

Qué par pityi loungtemps no-z aim'ma muus n'pas vei.

Péris en mé! Alors, où Bureau, eun douènyi

Fait byin vite eun Etat pouor l'envyer oû Quartyi.

Péris en mé! L'Bouon Dieu a deu lu pardouna

Si, quaund ils 'taient sus terre, ils ount fait eu miot d'ma,

Et dauns la mé maôvaise, quaund i s'y enfouncîtent,

-N'lu fallit qu'eun moment- entré'ieux i sé l'dîtent.

Des terrians vouos dirount qu" ch'est eune triste mort.

Les pêqueus vouos répoundent: "chaqueuen countent d'sen sort".

"L'pêqueus meurt à sen bord, m'disait souovent men père,

Voume eun prête à s'n âotel, j' syis tréjouos prêt à l'faire... "

Péris en mé! Salut! J'f'rai eune pryire pouor vouos,

Touot seu douns la falaise, dreit d'vaunt la mé, à g'nouos.

 

Côtis-Capel, 1965


 Naufrage du « Breiz » : les corps des trois marins retrouvés (ouest-france.fr)

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Naufrage du « Breiz » : les corps des trois marins retrouvés

Publié le 15/01/2021 14:22 | Mis à jour le 16/01/2021 08:13

Les corps des trois pêcheurs disparus dans le naufrage du Breiz au large de Ouistreham ont été retrouvés dans l'épave par des plongeurs, le 15 janvier en début d’après-midi.

La préfecture maritime de la Manche et de la mer du Nord avait décidé en fin de matinée de mettre un terme à la recherche des disparus, âgés de 19, 26 et 27 ans.

La veille, aux alentours de 19 h, le Breiz, chalutier-coquillard de Courseulles-sur-Mer, alerte le Cross Jobourg pour signaler une avarie de barre survenue à environ 3 milles au nord de Lion-sur-Mer. Parmi les moyens dépêchés sur zone, le canot SNSM Sainte-Anne des Flots de Ouistreham parvient à passer une remorque au chalutier, et fait cap sur Port-en-Bessin.

Peu avant minuit, dans une mer formée et de mauvaises conditions météo, décision est prise de changer de cap et de regagner Ouistreham. Pendant la manœuvre, le Breiz embarque une lame et sombre soudainement. Commencent alors les recherches pour retrouver ses trois hommes d’équipage. Elles sont interrompues deux heures plus tard et reprennent dès le lever du jour. En vain.

Une enquête a été ouverte par le parquet du Havre et confiée à la gendarmerie maritime. Comme dans tout événement de mer ayant causé des victimes, une enquête sera également diligentée par le Bureau d'enquêtes sur les accidents de mer (BEAmer). Le Breiz, chalutier âgé de 42 ans et long de 11,21 mètres, avait été racheté en 2013 à un retraité par Sylviane et François Leboucher, propriétaires de la poissonnerie des Quatre-Vents à Courseulles. Le bateau avait alors été l’objet d’un radoub complet aux chantiers James de Port-en-Bessin.