Archive dans 14 janvier 2021

Jean-Luc Léger, le président du CESER ne peut contourner un sujet… lourd pour l’avenir de notre métropole normande.

Le CESER à rien... et plus que jamais puisque n'étant pas une assemblée régionale exécutive, son avis, quand il en donne un, ne prête à aucune conséquence notamment pour celui qui prétend présider cette assemblée devenue fantômatique censée représenter la société civile régionale "organisée".

Techniquement, Jean-Luc Léger, le président du CESER a raison: à titre personnel, il a droit d'être contre le projet de contournement autoroutier Est de Rouen quand bien même ce projet se soit vu confirmer son utilité publique par le Conseil d'Etat et son soutien par le gouvernement et la plupart des grands élus de Normandie, à commencer le président de la région.

Mais, là où il a tort, c'est qu'il refuse d'admettre que présider le CESER de Normandie a plus de conséquences politiques que de présider l'association régionale des tyrosémiophiles normands: même si la lettre lui donne raison, l'esprit politique de sa fonction le met en cause dès lors qu'il fait connaître publiquement une position qui aurait dû rester personnelle pour préserver la neutralité de la charge publique qu'il occupe au risque de faire apparaître aussi un certain copinage partisan idéologiquement reconnaissable pour ne pas dire plus!

De cette polémique certainement inutile du point de vue de l'intérêt général normand, on retient surtout la proximité partisane entre le président du CESER et l'actuel président et maire de la métropole de Rouen qui, désormais, s'oppose, lui aussi, à  ce projet après l'avoir soutenu auparavant quand il était président de région en Normandie...

Confirmation: le CESER à rien et son président encore plus à rien!

https://actu.fr/normandie/louviers_27375/polemique-louviers-president-ceser-t-droit-sopposer-contournement-est_23830305.html

Polémique à Louviers : le président du Ceser a-t-il le droit de s'opposer au contournement est ?

L'élu de Louviers Daniel Jubert trouve contradictoire que le président du Ceser s'oppose au contournement est. Jean-Luc Léger rappelle son rôle au sein de l'institution régionale.

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Jean-Luc Léger (à g.) est critiqué par Daniel Jubert (à d.) sur l’apparente contradiction entre sa fonction de président du Ceser et son opposition au contournement est de Rouen. ©La Dépêche de Louviers

Est-il contradictoire d’être président du Conseil économique, social et environnemental régional (Ceser) de Normandie et de s’opposer à un projet pour lequel la même institution a émis un avis favorable ? Pour le conseiller départemental Daniel Jubert (LR), les deux positions sont inconciliables. Mais, dans les faits, il n’y a pas incompatibilité.

Contradiction ?

Dans un e-mail adressé à la rédaction, l’élu lovérien tacle Jean-Luc Léger, le président du Ceser. S’appuyant sur un rapport de 2016, il soupçonne une forme de duplicité chez celui qui, d’une main, apporterait son « soutien très net au contournement Est de Rouen » et de l’autre « critique vivement le projet ».

Ce constat, Daniel Jubert l’a fait à une réunion de l’association Non à l’autoroute, à Poses, voici quelques semaines. Selon lui, Jean-Luc Léger « voulait présider la réunion. Avec les écologistes, j’ai trouvé qu’il exagérait : il a voté favorablement au contournement est, et il dit qu’il est contre ! » s’indigne Daniel Jubert.

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« On fait le distinguo »

Si le conseiller départemental juge la position de Jean-Luc Léger contradictoire, les militants écologistes ne sont manifestement pas sur la même longueur d’onde que lui.

Entre ses positions personnelles et ses positions institutionnelles, on fait le distinguo. Cela dépasse la présidence du Ceser. Jean-Luc Léger s’est toujours positionné contre, comme beaucoup de personnes localement », assure Arnaud Binard, militant EELV, rappelant l’appartenance du principal concerné à l’association Non à l’autoroute.

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« J’ai voté contre »

En tout cas, Jean-Luc Léger assume et justifie sa position, rétablissant d’abord les faits : « Personnellement, j’ai voté contre. J’étais minoritaire et ce n’est pas une injure, surtout au Ceser. » De même, l’avis du Ceser de Normandie sur le projet de liaison A28-A13 n’est pas aussi tranché que le laisse croire Daniel Jubert, malgré l’avis favorable apporté en conclusion.

Comme le précise Jean-Pierre Cobert, membre du Conseil citoyen de la transition écologique et solidaire (CCTES) Eure-Seine, « la fonction de président du Ceser est destinée à être consensuelle ». C’est ce qui distingue l’institution des collectivités territoriales, par exemple.

Le président n’est pas un chef de l’exécutif, il est animateur d’une assemblée et n’a ni majorité ni minorité. Pas comme un maire ou un président de collectivité », explique Jean-Luc Léger.

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En réalité, le rapport sur le contournement, qui date de juin 2016, a été réalisé par « un groupe de travail composé de personnes aussi bien favorables que défavorables au projet ».

J’ai même confié l’animation de ce groupe à une personne qui est pour ! » précise le président du Ceser.

Points forts et points faibles

Au final, l’avis énonce les points forts et les points faibles des projets. Le consensus s’inscrit avec évidence dans le fonctionnement de l’institution.

S’il y a des opposants déclarés, on recherche un accord », insiste Jean-Luc Léger.

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Il suffit de lire le rapport dont il est question dans lequel « le Ceser a donné un avis favorable au projet, sous réserve que des engagements contraignants soient inscrits au cahier des charges ».

Pourquoi, alors, des élus comme Daniel Jubert peuvent percevoir une contradiction dans la position de Jean-Luc Léger ? Pour ce dernier, il s’agirait principalement d’une méconnaissance des « décideurs politiques » de ce qu’est le Ceser. Le président en assume la responsabilité et songe à y remédier :

Nous travaillons à redéfinir la stratégie de communication, afin de mieux diffuser ce que nous produisons et d’associer les décideurs politiques », assure Jean-Luc Léger.

En l’occurrence, les Départements, les Établissements publics de coopération intercommunale (EPCI)…

Quant à lui, Arnaud Binard ironise sur le « jeu politique » de Daniel Jubert. Ceci mis à part, le militant écologiste se félicite de trouver une oreille disponible chez l’élu de Louviers, « d’accord avec nous aussi bien sur le contournement est que sur la liaison Rouen-Évreux ».

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Vaccination

Plus de 75 ans, soignants : où, quand et comment se faire vacciner à proximité de Rives-en-Seine ?

Deux centres de vaccination à Lillebonne et Duclair accueilleront, pour le moment, uniquement les personnes de plus de 75 ans et les personnels soignants.

 

1 – Date, adresse et inscription :

Premiers rdv à partir du 26 janvier 2021 : Salle des Aulnes – Parc des Aulnes, Rue Thiers, 76170 Lillebonne

Premiers rdv à partir du 21 janvier 2021 : Salle des Hallettes – Duclair, Place du Général de Gaulle, 76480 Duclair

 + Avant de se rendre sur place, vous devez obligatoirement et préalablement prendre RDV sur internet via doctolib

 

Pour Lillebonne, s’inscrire par internet ICI.

Pour Duclair, s’inscrire par internet ICI.

Pour les personnes n’ayant pas accès à internet un numéro devrait être mis en place par les autorités de l’Etat. Il vous sera communiqué dès que possible.

 

2 – La commune peut vous accompagner :

 Accéder à  Internet :

Pour vous inscrire, un accès à internet est disponible en mairie et du personnel communal pourra vous accompagner dans cette démarche (Pour éviter tout regroupement, merci de prendre un RDV si vous le souhaitez) :

Retrouvez ICI les horaires d’ouverture et coordonnées des mairies déléguées.

Se déplacer :

Pour vous rendre sur site à Lillebonne ou à Duclair si vous n’avez aucun autre moyen de transport, la commune peut vous accompagner. Prendre RDV au 02 35 95 90 10.

 «Nous saluons l’ouverture des premiers centres de vaccination à proximité de la commune car les attentes de nos concitoyens sont fortes. Ces centres de vaccination ne sont, pour l’instant, accessibles qu’aux personnes de plus de 75 ans et aux soignants.

Dans les semaines et mois à venir avec l’arrivée de nouveaux vaccins et afin de permettre une vaccination à grande échelle, j’ai proposé aux services de l’Etat de mettre à disposition une salle communale et des agents communaux en cas de besoin.

Dans l’intervalle, la commune vous accompagnera au mieux pour faciliter votre vaccination si vous le souhaitez. Nous vous transmettrons toutes les informations utiles dès que nous en disposerons  », précise Bastien Coriton, Maire de Rives-en-Seine

 

L’article Vaccination est apparu en premier sur Mairie de Rives-en-Seine.

Aberrant projet routier de Contournement Est de Rouen : l’opposition des élus communistes gagne du terrain

A l’invitation du Préfet de Région qui souhaite que les financeurs du projet routier de contournement Est de Rouen confirment leur engagement, la majorité des droites au Conseil départemental a convoqué, ce 14 janvier, une séance extraordinaire de l’assemblée départementale.

L’occasion pour Stéphane Barré et pour Séverine Botte de réaffirmer leur opposition à ce projet « d’un autre siècle », tout en appelant à travailler sur un projet alternatif qui fasse consensus : « Nous sommes favorables à ce que toutes les populations respirent mieux, mais pas que certaines soient sacrifiées au profit d’autres. »

Rappelant ainsi au passage que « des alternatives au projet actuel sont possibles. Notamment une partie de cette alternative se situe… à l’ouest du port de Rouen ! Cette possibilité a été testée, grandeur nature, à l’occasion de l’incendie du pont Mathilde. »

Stéphane Barré a conclu : « Comme nous, comme les associations de riverains et les élus de toute obédience qui défendons un autre projet ou un Contournement Est soutenable, nous refusons ce projet tel qu’imposé, en demandant de réétudier les autres alternatives de Contournement de Rouen moins impactantes pour les populations, vous agirez M. le Président pour améliorer la qualité de vie de tous les citoyens Seinomarins dont ceux de la Métropole rouennaise.

Ainsi, dans 10 ou 15 ans, vous ne vous trouverez pas dans la difficulté de justifier l’injustifiable en ayant un seul argument : « Nous ne savions pas ! »

Vous l’aurez compris M. le Président et mes chers collègues, nous voterons contre l’engagement de notre collectivité.

  • Contre ce coût prohibitif et non maitrisé ;
  • Contre le paiement d’un péage de surcroit inconnu ;
  • Contre un projet nuisible à la santé de nos concitoyens ;
  • Contre un traitement inégalitaire de nos populations : la santé n’a pas de prix et ne doit pas être une variable d’ajustement !

Contre un projet qui augmente les taux de CO2 dans l’atmosphère. »

Lors du dernier Conseil départemental qui a traité ce sujet, le projet actuel avait été adopté par 66 voix, les 4 élus communistes ayant voté contre.

Ce jour, il n’a été adopté que par 38 voix ! 6 élus ayant voté contre et 26 autres ayant refusé de prendre part au vote, non sans avoir émis préalablement de nombreuses critiques et de fortes réserves…

Quelques repères chiffrés rappelés par Stéphane Barré dans son intervention :

  • 1,2 milliards d’Euros d’enveloppe globale annoncée, puis revue à la baisse à 886 millions d’Euros H.T. (valeur 2015) à la demande de Ségolène Royale alors Ministre de l’Environnement et des transports, qui se répartissent ainsi :
  • 396 millions d’Euros pour le futur concessionnaire privé qui encaissera les péages.
  • 490 millions d’Euros d’argent public dont 245 millions d’euros pour l’Etat et 157 millions d’euros pour la Région, ce qui représente 55% d’argent public

Pour le reste, l’Etat propose une répartition entre le Département de Seine-Maritime 22 Millions d’euros et… et… et peut-être la Métropole de Rouen pour 66 Millions d’euros.

Si la Métropole se désengage à son tour après le Département de l’Eure et la Communauté d’agglomération Seine Eure, qu’adviendra-t-il ? »

Pour télécharger l’intervention complète de Séverine Botte :  Contournement Est de Rouen SBO

Pour télécharger l’intervention complète de Stéphane Barré :  Contournement Est de Rouen SBA

Pour visionner l’ensemble des débats : 

https://www.youtube.com/watch?v=_BxuBADMcmo&feature=emb_title.

Manifestation le 16 janvier 2021 Non à la loi d’insécurité globale

Manifestation le 16 janvier 2021

 

Place de l’Hôtel de Ville du Havre 15 h

 
 

Manifestation le 16 janvier 2021 Non à la loi d'insécurité globale

*

 

Non à la loi de sécurité Globale

 

 

 Avec l’instauration de l’État d’Urgence Sanitaire, le gouvernement accentue sa dérive autoritaire et sécuritaire, rendant très difficile voire impossible tout contrôle, que ce soit par le parlement, les juridictions, les élus locaux ou bien sûr les citoyens

 

Aux 3 décrets promulgués en décembre 2020 et au projet de loi dit de « sécurité globale », s’ajoute le projet de loi « confortant le respect des principes des valeurs de la République ». Ces textes renforcent les pouvoirs des exécutifs (ministres, préfets, policiers) accentuent le fichage des habitants, des membres des associations, des syndicats, des partis, des cultes, des salariés.

 

Les réponses apportées par le gouvernement à la crise sanitaire, au terrorisme et aux tensions sociales rompent l’équilibre des pouvoirs aux dépens de la justice et des élus.

 

Ces projets se font sans mesures positives pour les services publics, pour lutter contre le racisme et les discriminations.

  

L’avenir n’est pas totalement écrit pour l’année 2021, l’ensemble des projets n’est pas encore adopté.  Les organisations signataires de ce texte vous appellent à continuer le combat pour le respect la défense des libertés, le respect de l’égale dignité et des droits des citoyens.

 

 

Premiers signataires : Ligue des Droits de l’Homme, AHSETI, Ensemble, FSU, Mouvement de la Paix, NPA, ATTAC, LFI, Solidaires Le Havre, Femmes Solidaires, Collectif NousToutes76-Le Havre, PCF, EELV, Amnesty International Le Havre



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Article original rédigé par Ensemble Le Havre et publié sur Ensemble ! Le Havre
Reproduction interdite sans autorisation

L’enfer? Etre un étudiant confiné chez soi mais au coeur d’une zone blanche du Ploukistan normand!

Quelques nouvelles du... Ploukistan!

Moulins-la-Marche?

C'est dans l'Orne, au milieu de nulle part comme son nom l'indique puisque ce Moulins normand est aux marches du Perche à l'Est, du pays d'Ouche au Nord et de la plaine d'Alençon ou du Hiesmois à l'Ouest... De bien jolis noms de pays normands séculaires qui donnent l'envie de s'y mettre au vert au printemps ou en été le temps d'un week-end quand on est un cadre parisien surmené.

Mais cette annonce de Paradis se transforme vite en enfer redoutable si la liaison ferroviaire assurée par la Sncf (en l'occurrence, le Paris-Granville) reste toujours aussi incertaine en terme de fiabilité horaire et de confort et si on décide de se mettre au vert au coeur d'une zone blanche numérique entre deux haies de bocage ou deux haras...

Car c'est, bel et bien, l'enfer au sens premier du mot, c'est-à-dire, un enfermement, que vivent quelques étudiants normands originaires de l'Orne qui ne pouvant plus aller à Paris pour étudier en "présentiel" en raison du Covid ont choisi de retourner dans leurs maisons de famille en province, en Normandie, dans l'Orne pour suivre les cours en "distanciel"...

Problème?

A Moulins-la-Marche, la 3G passe à peine...

Le département de l'Orne a beaucoup dépensé ces derniers temps pour communiquer sur son offre de se mettre au vert dans un paradis rural à une heure de Paris et connecté numériquement au monde entier et c'est, effectivement, la seule opportunité sérieuse pour redynamiser le département le plus rural, le moins peuplé et le plus âgé des cinq départements normands.

Mais il y a encore très loin entre la publicité dans le métro parisien et la réalité du plancher des vaches!

https://actu.fr/normandie/moulins-la-marche_61297/les-etudiants-confines-a-moulins-la-marche-subissent-l-enfer-de-la-connexion-internet_38684179.html

Les étudiants confinés à Moulins-la-Marche subissent l'enfer de la connexion internet

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Contraints de suivre les cours à distance, ces étudiants de Moulins (Orne) ont décidé de rentrer chez leurs parents. C'était sans compter sur les grandes difficultés de connexion.

Les portes des universités sont closes depuis octobre et pour l’instant toujours aucune perspective de réouverture. Cette fois c’est clair, les étudiants sont les grands oubliés de cette crise sanitaire. L’intégralité des cours se faisant désormais en ligne, certains étudiants ont décidé de retourner vivre chez leurs parents le temps que les facs rouvrent. Mais qu’en est-il de ceux qui n’ont pas accès à la fibre, comme c’est le cas à Moulins-la-Marche (Orne) ?

Retour aux sources

Valentin et Clément sont deux jeunes Moulinois que les études ont poussés à quitter leur Normandie natale. Suite aux mesures sanitaires drastiques que subissent les universités, ils ont décidé de retourner vivre au domicile familial quelque temps. Le confinement en campagne, c’est bien, mais à quel prix ? En plus de mettre les nerfs de certains à vif, la mauvaise connexion internet est très handicapante pour continuer de suivre correctement les cours.

Les deux étudiants habitent Moulins-la-Marche depuis leur plus tendre enfance. Valentin est en deuxième année de DUT Techniques de Commercialisation à Laval et Clément en troisième année de licence de Sciences de Gestion majeure Management à Toulouse. Ils nous racontent leur quotidien depuis plusieurs semaines, entre cours en visio et galères de connexion.

Plusieurs raisons ont poussé les deux étudiants à regagner la commune ornaise. « Je ne me voyais pas rester à Laval tout ce temps tout seul » confit Valentin. Et puis rester seul dans son appartement lorsque même les professeurs en visio ne font pas d’effort pour créer de l’interaction, c’est plutôt déprimant. Clément apprécie aussi son retour ici.

« Revoir la famille, c'est important. C'est plus agréable d'être ici à la campagne avec un jardin que dans mon petit appartement ».

Clément Lerine, étudiant confiné à Moulins-la-Marche

Tous les deux et comme une très grande majorité d’étudiants en France, suivent leurs cours intégralement sur ordinateur. « Pour moi, ça représente entre 30 et 35 heures de cours » explique Valentin. Pas facile de rester concentré si longtemps devant un écran, surtout quand la connexion internet fait des siennes. C’est pour cette raison que Clément ne travaille pas à Moulins-la-Marche mais à quelques kilomètres, à Tellières-le-Plessis (Orne), pour bénéficier d’un meilleur débit.

Valentin raconte   « Une fois j’ai eu une coupure d’internet en plein milieu d’une épreuve de partiel. J’ai dû faire un partage de connexion avec mon téléphone qui ne capte que la 3G ici. Résultat : il me fallait plus de 30 secondes pour envoyer une seule réponse alors que l’épreuve durait seulement 10 minutes ».

96 heures de téléchargement

Et lorsque les travaux doivent être rendus sous format vidéo, les ennuis continuent. Les deux jeunes hommes utilisent la plate-forme YouTube pour déposer leur vidéo. En paramétrant l’accès, celle-ci ne sera visible que par leurs professeurs. Mais encore une fois, plus facile à dire qu’à faire.

« La dernière fois que j'ai voulu publier une vidéo de 10 minutes, ça a mis 96 heures à se mettre en ligne ! Et la qualité de la vidéo reste à désirer ».

Valentin Brisoux, étudiant confiné à Moulins-la-Marche

Pour ceux qui ne seraient pas encore convaincus par ces témoignages, parlons chiffres.

1 Gbit/s représente 1000 Mbit/s. À Alençon, ville couverte par la fibre optique, le débit est de 8 Gbit/s. A Moulins-la-Marche, il est de 72 Mbit/s. « Fiber to the home » qu’ils disaient…

L’Orne 100 % fibrée en 2023, utopique ou réalisable ? Difficile à dire et puis d’ici là, Valentin et Clément auront déjà fini leurs études.

Juliette Gloria

CCI de ROUEN-METROPOLE: un diagnostic territorial sévère et de fortes ambitions… qui ignorent la solution normande!

L'Etoile de Normandie a pu se procurer le document suivant qui présente et rassemble les constats parfois sévères, les doléances mais aussi les projets et les ambitions des forces vives représentées sur le territoire de la CCI de Rouen-Métropole qui s'étend sur la partie centrale du département de la Seine-maritime (métropole de Rouen ou Roumois, Pays de Caux, Dieppe et Pays de Bray).

Ce document est intéressant à lire tant il est symptomatique de ce que nous avons coutume de dire et d'analyser ici concernant la Normandie:

1) La Normandie est réunifiée depuis cinq ans mais, semble-t-il, personne n'est au courant ou presque: le localisme sévit encore et toujours!

2) La Normandie traîne encore avec elle le boulet du passif de la division: le diagnostic territorial plutôt sévère au sujet de la "métropole" de Rouen à lire ci-après, en témoigne...

3) Le conseil régional de Normandie de part ses compétences en matière de développement économique et territorial et avec les finances associées est devenu le premier interlocuteur public pour sauvegarder et valoriser le présent mais aussi pour développer l'avenir: ce document a été adressé au futur maire de Rouen et président de la métropole de Rouen dans le cadre des dernières élections municipales en 2020.

Compte-tenu de l'évidence rappelée ci-dessus et à la vue d'un premier bilan, plutôt calamiteux du Nouveau Maître de Rouen,

https://www.ouest-france.fr/normandie/rouen-76000/contournement-est-de-rouen-pourquoi-le-maire-n-en-veut-plus-7117392

https://actu.fr/normandie/rouen_76540/un-trou-se-forme-sur-la-chaussee-a-rouen-une-partie-des-quais-fermee-a-la-circulation_38704485.html

... on dira que Messieurs Dames de la CCI de Rouen se sont trompés d'interlocuteur:

Car ce document rouennais devrait donc être envoyé de toute urgence à... Caen au siège de la Région Normandie présidée par un certain Hervé Morin qui a décidé de se représenter à la tête de la Normandie à l'occasion des prochaines élections régionales prévues en juin 2021 si le coronavirus et la majorité présidentielle actuelle ne conjuguent par leurs efforts pour les reporter en 2022 après la prochaine élection présidentielle...

 

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LA CCI ROUEN MÉTROPOLE ET LES ENTREPRISES FORCES DE PROPOSITION POUR LES PROCHAINES ÉLECTIONS MUNICIPALES 
 

Dans le cadre des prochaines élections municipales, la CCI Rouen Métropole a mené une consultation auprès de 3 000 entreprises du territoire pour interpeler les candidats en matière de développement économique. Ambitions 2030 est un document construit à partir de l’expression « sans filtre » des chefs d’entreprise qui exposent leurs jugements : les freins rencontrés et les sources de satisfaction selon leur implantation. Ils proposent en outre des préconisations pour renforcer l’attractivité autour de différentes thématiques telles que l’image et la qualité de vie, l’économie des territoires, les conditions d’accueil et la mobilité. Une approche territoriale de l’enquête permet d’appréhender les constats et les propositions d’actions pour la Métropole Rouen Normandie, les villes de Rouen et d’Elbeuf, le Pays Dieppois, le Pays de Caux et le Pays de Bray. L'objectif de ce document est donc d'interpeler les hommes et femmes qui piloteront ces collectivités leur demandant ainsi de prendre position durant la campagne électorale de 2020 sur des éléments précis.   

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