Archive dans 5 janvier 2021

Mont-Saint-Michel: redorer le reliquaire c’est bien mais chasser les crapauds avec un projet qualitatif normand ce serait mieux!

Enfin! ça bouge un peu dans le bon sens au Mont-Saint-Michel depuis une autorité qu'on pouvait penser comme définitivement perdue pour ce qui est de défendre et de valoriser l'intérêt général du site historique normand le plus visité de France avant la crise sanitaire du Covid.

En effet, un vent nouveau souffle au pied de l'archange, dans la rue commercante du village totalement désertée, dans la petite salle municipale qui surplombe le pont-levis qui garde l'entrée: la commune du Mont- Saint-Michel a un nouveau maire et la crise exceptionnelle que nous vivons lui ouvrant grand les yeux, Jacques Bono a décidé de prendre enfin quelques mesures qualitatives indispensables pour redorer le blason du Mont quelque peu terni par un tourisme de masse sans aucune imagination.

C'est un bon début!

Redorer le reliquaire c'est bien mais chasser les crapauds qui y prospéraient avant la crise avec le projet qualitatif d'une destination historique, artistique, culturelle et spirituelle normande ce serait mieux!

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https://www.ouest-france.fr/normandie/le-mont-saint-michel-50170/avranches-le-maire-veut-imaginer-un-nouveau-mont-7102359

Avranches. Le maire veut imaginer un nouveau Mont

Le Mont-Saint-Michel. Le nouveau maire du Mont-Saint-Michel, Jacques Bono, dresse le premier bilan d’une année 2020 marquée par le renouvellement du conseil municipal et par la crise sanitaire.

Entretien avec Jacques Bono, maire du Mont-Saint-Michel

Après ces six premiers mois à la tête de la commune du Mont-Saint-Michel, quel premier bilan en tirez-vous ?

On a fait la campagne des municipales, on a prévu des projets techniques, des projets humains et peu de temps après, le Covid-19 arrive. 2020 a été une année éprouvante, avant tout, physiquement et psychologiquement. Il a fallu gérer un premier confinement, un déconfinement mitigé puis un second confinement avec ce sentiment d’être en liberté dans une prison. Affectivement, la perte de collaborateurs est toujours difficile et l’éloignement de ceux que l’on aime est insupportable. À cela se rajoutent des prises de décisions rarement populaires, vécues comme des contraintes supplémentaires et injustes, mais nécessaires pour l’intérêt collectif.

Interdire le Mont au public, du jamais vu ? Sauf pendant l’Occupation

Interdire les visites au Mont a été une déchirure. Cela a été également frustrant d’annuler les manifestations programmées, de voir les commerces fermer et le personnel se retrouver au chômage partiel. Cette pandémie nous a fragilisés. Maintenant, nous devons nous poser les bonnes questions. Ce malheur doit être le détonateur et l’accélérateur d’un changement. Le tourisme de masse tel qu’on l’a connu et surtout cette nombreuse clientèle étrangère au rendez-vous chaque année mettront des années à revenir. Nous devons « enchanter » nos futurs visiteurs et touristes et cela passe par le changement.

Quel changement ?

En suivant la tendance actuelle, la recherche du « made in France », c’est une certitude. Le Mont Saint-Michel représente la France à travers le monde. Il doit devenir une vitrine du « savoir-faire français ». Notre volonté est de mettre en valeur ce bien classé au patrimoine mondial de l’Unesco. Il faut revisiter son éclairage, son fleurissement, sa propreté, l’accueil, les visites via de nouvelles technologies. La grande rue, particulièrement, doit séduire et attirer de nouveaux visiteurs, devenir en soi un lieu de visite et non plus une simple rue d’accès. Il faut mettre en valeur cette rue. Avec mes collaborateurs c’était un de nos objectifs de campagne et pour cela le changement est incontournable. Et comme tout changement, ce n’est pas simple, mais c’est nécessaire si nous ne voulons pas revivre ce que nous venons de vivre. Nous devons construire et non subir notre avenir. À partir de cette situation exceptionnelle, inimaginable il y a dix mois, nous devons imaginer l’inimaginable pour les dix ans à venir.

Futur port fusionné de l’AXE SEINE: la Normandie sera représentée dans le futur conseil de surveillance… ENFIN!

L'Etoile de Normandie prend note avec satisfaction du communiqué officiel suivant émanant du gouvernement suite à la visite d'Annick Girardin, ministre de la Mer et de Jean-Baptiste Djebbari, ministre des transports sur les quais du grand port maritime de Rouen ce lundi 4 janvier 2020:

Alors que l'enjeu territorial d'intérêt national de l'Axe Seine constitue, de fait, le coeur même de la Normandie au point de justifier aujourd'hui et demain son existence, alors que la réunification de la Normandie est la seule évolution institutionnelle positive et opérationnelle pour créer une gouvernance de l'Axe Seine à la bonne échelle, alors que la Normandie est désormais, de fait, la première puissance publique de finances et de projets pour développer un Axe Seine portuaire, fluvial et logistique en amont de la région parisienne, il était temps, enfin! que le jacobinisme de l'Etat central parisien reconnaisse la réalité normande sinon son évidence: la région Normandie accompagnée des métropoles du Havre et de Rouen sera donc, bel et bien, présente au futur conseil de surveillance du futur port fusionné de l'Axe Seine.

De même, 4 personnalités qualifiées représentant les professionnels des unions portuaires concernées seront, elles aussi, présentes autour de la table de ce conseil de surveillance.

Enfin, un conseil d'orientation scientifique accompagnera les évolutions du futur en port en éclairant les choix stratégiques: c'est une très bonne nouvelle pour nos experts normands en géographie et logistique portuaire et maritime qui travaillent ces sujets depuis des années dans les universités de Caen, Rouen et Le Havre, à condition que les places à ce conseil d'orientation ne soient pas toutes accaparées par les Parisiens.

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https://www.ecologie.gouv.fr/annick-girardin-et-jean-baptiste-djebbari-se-sont-rendus-au-grand-port-maritime-rouen-lundi-4?fbclid=IwAR3uSqqroUdujFcjQfCspGOTr8hD0aeSl1ypGlcOOGMnZwA201AC3I3nghk

Annick Girardin et Jean-Baptiste Djebbari se sont rendus au grand port maritime de Rouen le lundi 4 janvier

Le Lundi 4 janvier 2021

Au cours de ce déplacement, les deux ministres ont pu dévoiler le résultat de la première phase de la préfiguration d’HAROPA qui fut accompagnée d’une concertation approfondie de l’ensemble des parties prenantes au projet ; ils ont ainsi exposé les grands paramètres de la création du nouvel ensemble portuaire HAROPA en présence des principaux élus de l’axe Seine et des représentants des trois places portuaires.

 A sa création prévue le 1er juin 2021, HAROPA constituera le 1er port de France pour le commerce extérieur ; l’ensemble permettra de peser davantage dans la compétition européenne et d’offrir un lieu privilégié pour de nouvelles implantations industrielles.

 Cette ambition est portée par un projet stratégique que les ministres ont détaillé et qui s’organisera autour de 4 axes :

La reconquête de parts de marchés grâce à un système portuaire et logistique de référence à destination des clients et partenaires internationaux ;

L’accélération de la transition écologique par l’amélioration de l’efficacité énergétique et la production d’énergie verte ;

L’innovation et la transition numérique pour déployer de nouveaux services numériques le long du corridor sur l’axe Seine ;

L’accompagnement de la transition et le développement du capital humain.

 Ce projet stratégique sera soutenu par un programme d’investissement ambitieux  qui sera dévoilé lors du comité interministériel de la mer de fin janvier par le Premier ministre.

 HAROPA a vocation à constituer un ensemble d’envergure mondiale au service de la France et des territoires de l’axe Seine dans lequel il s’inscrit. La gouvernance de l’établissement portera ainsi à la fois une vision à l'échelle de l'axe et d'autre part s'appuiera sur ses trois implantations locales.

 Ces instances de gouvernance seront au nombre de trois :

  • Un conseil de surveillance composé de 17 membres avec 5 représentants de l’État, 4 personnalités qualifiées issues du monde économique, les deux Régions Île-de-France et Normandie, les métropoles du Havre, de Rouen et de Paris ;
  • Un conseil d’orientation de l’axe Seine qui permettra d’éclairer les décisions stratégiques du conseil de surveillance ;
  • Un conseil de développement territorial au niveau de chaque place portuaire pour permettre de représenter les intérêts locaux et de les porter auprès du conseil de surveillance.

 Ce déplacement a également permis d’observer les avancées du plan de relance au service de l’ambition du Gouvernement en matière maritime et intermodale (400 millions d’euros). Les ministres ont pu constater le déploiement sur site de 83 bornes électriques à quai qui permettront d’alimenter en courant électrique plus de 100 bateaux fluviaux à l’horizon 2023 sur l’axe Seine. Par ailleurs, la réhabilitation du nouveau quai du terminal vrac permettra d’accompagner les relais de croissance du port avec l’accueil de nouveaux trafics de biomasse acheminés notamment par mode massifié.

 "Il n'y a pas de nation maritime sans grands ports solidement ancrés dans leur territoire. Grâce au rapprochement des trois ports au sein de l'axe HAROPA, nous renforçons la vallée de la Seine en lui conférant un rôle économique déterminant pour l'avenir de notre pays. Ce projet constitue l'une des premières briques de notre stratégie nationale portuaire, qui permettra de faire des ports français de véritables actifs stratégiques au service de leur territoire."

Annick Girardin
"L’ambition du gouvernement est de rendre nos ports plus forts : HAROPA est un moyen de la concrétiser. Ce nouvel ensemble portuaire va permettre à la France de reconquérir des parts de marché, de renforcer sa compétitivité et l’attractivité de ses territoires.
Cette journée marque une étape importante dans la fusion des ports de Seine. La prochaine sera la création effective de l’établissement, en juin prochain. D’ici là, en lien avec Annick GIRARDIN et moi-même, Stéphane RAISON poursuivra la concertation nécessaire avec l’ensemble des acteurs économiques et des élus concernés."
Jean-Baptiste Djebbari

Ce qu’il fallait retenir en Seine-Maritime ces derniers jours

Premier "Ce qu'il fallait retenir en Seine-Maritime..." de 2021, et au programme le plan hivernal qui passe au niveau "temps froid", plusieurs épisodes de pollution aquatique signalés fin décembre, la vaccination covid-19 qui arrive sur le département, les collégiens et lycéens qui se sont mobilisés pour les plus démunis, la culture qui reste au point mort alors que les commerces peuvent ouvrir tous les dimanches, de nouvelles odeurs suspectes sur la métropole rouennaise et le Brexit.

Le niveau "temps froid" du plan hivernal déclenché le 4 janvier par la préfecture de la Seine-Maritime.

Les températures réelles et ressenties sont en forte baisse ces jours-ci, ce qui a évidement pour conséquence de rendre encore plus compliquées voir très dangereuses les conditions de vie des sans-abris. De ce fait la préfecture à déclenché le niveau "temps froid" du plan hivernal, pour permettre d'augmenter les possibilités d'accueil et d’hébergement sur le département. Ces places sont principalement situées dans des associations ou des gymnases, mais le plan permet également de réquisitionner des places en hôtel notamment sur Rouen, Le Havre, Dieppe, Elbeuf et Fécamp. Nous ne pouvons qu'encourager cette mesure, mais il est aussi de notre devoir de rappeler qu'en France il y a bien plus de logements inoccupés que de personnes vivant dans la rue, et que la Seine-Maritime ne fait pas exception, il est aussi important de rappeler que ces personnes, si elles sont plus en danger en hiver, vivent en grande précarité toute l'année, aussi il convient de les aider et les soutenir au quotidien, et ce d'autant plus en cette période Covid-19 faite de couvres-feu et confinements qui les rends encore plus invisibles aux yeux de la population..... 

Plusieurs épisodes de pollution aquatique ont été signalés ces derniers temps

Tout d'abord ce fut la rivière du Commerce entre Port-Jérôme et Lillebonne qui a été touchée les 18 et 19 décembre 2020. Riverains et  entreprises ont alerté les pompiers après avoir observé des irisations multicolores sur plus d'un kilomètre. Il aura fallu l'intervention de quinze pompiers, dont une équipe spécialisée dans les risques chimiques et plusieurs barrages pour contenir le phénomène. Les raisons de cette pollution : Un dysfonctionnement d'un poste de relèvement des eaux usées, le réseau a débordé et des rejets se sont retrouvés dans la rivière.

 

Dès le lendemain un autre phénomène de pollution aquatique a été constaté dans un ruisseau sur la commune de Bolbec. Cette fois-ci  c'est une nappe de couleur rouge qui a été vue et les riverains ont été importunés par une forte odeur d’hydrocarbure. La encore une dizaine de pompiers sont rapidement arrivés sur place pour stopper la pollution. Il s'agissait cette fois-ci d'un rejet de fioul  à priori "accidentel".

La vaccination contre le Covid-19 arrive à petits pas sur la Seine-Maritime

Vous avez forcément entendu parler de la campagne de vaccination qui débute ces temps-ci en France et partout dans le monde contre le Covid-19, nous ne reviendrons pas ici sur les différents types de vaccins, ou sur leur efficacité ( même si nous pouvons noter quelques "soucis" sur certains d'entre eux notamment aux États-Unis), nous vous présentons simplement le plan mis en place et les populations concernées :

 

Tout d'abord les séniors et personnels les plus âgés des EHPAD, pourront se faire vacciner sur la base du volontariat à partir de la semaine prochaine. Il est important de rappeler que chaque personne pourra bénéficier d'une consultation de réflexion auprès d'un médecin, qui répondra aux divers questions et devra recueillir le consentement du citoyen

 

Fin janvier débutera la deuxième phase de ce plan, avec la possibilité pour les plus de 75 ans ne vivant pas en EHPAD de profiter du vaccin. Un certain nombre de professionnels de plus de 50 ans sera également concerné, tel que les pompiers, le reste des personnels des établissements de vie des seniors  et les aides à domicile.

 

Et enfin à partir du printemps le reste de la population pourra toujours sur la base du volontariat, profiter de la vaccination.

Calendrier donné avec les chiffres pour l'ensemble de la France ( En Normandie pour fin janvier il est prévu environ 50 000 vaccinations)

Nos collégiens et lycéens se sont mobilisés pour les plus démunis

©ADMR 76 image d'une précédente collecte
©ADMR 76 image d'une précédente collecte

La Fédération ADMR 76, réseau associatif d’aide à domicile, a pour la quatrième année consécutive proposé en partenariat avec plusieurs établissements scolaires de Seine-Maritime, l'opération "Sakado". Le principe est simple et parfaitement expliqué dans les colonnes de 76actu par Cynthia Buzon, référente de secteur ADMR : "L’objectif est d’aider les sans-abri. Nous récoltons les sacs à dos pour les redistribuer à des associations d’aide humanitaire, comme la Croix-Rouge ou l’Autobus, qui font des maraudes" " Nous avons quatre kits : un kit chaleur pour tout ce qui est chaussettes, pulls, bonnets, le kit culture et communication où on peut mettre des livres, papiers à lettres, carnets de notes et des stylos et le kit festif où on retrouve du chocolat, des conserves de qualité, des boissons, des gourmandises… Et cette année, on a rajouté le kit hygiène et Covid avec des brosses à dents, du dentifrice, des masques, du gel et des lingettes". Cette année ce sont plus de 300 sacs à dos qui ont été distribués, un grand bravo donc à l'association et aux jeunes qui fait le maximum en cette année compliquée.

La culture reste au point mort mais les commerces sont autorisés à ouvrir les dimanches de janvier....

Une mauvaise nouvelle à laquelle il fallait s'attendre, il n'y aura pas dans l’immédiat de réouverture des musées, théâtres, cinémas et salles de concerts, alors même que ce sont des lieux ou il est bien plus facile que dans les commerces de réguler la quantité de visiteurs et donc de minimiser les risques, tout simplement en fonctionnant sur un système de réservations par exemple....

Très dur pour toutes les personnes travaillant dans ces secteurs, mais aussi pour l’ensemble de la population car peut-on parler de vie ou seulement de survie lorsqu'il n'y a pas de culture ?

 

Dans le même temps les commerces ont été autorisés à rester ouverts tous les dimanches de janvier pour rattraper la période de fermeture qui fut très compliquée pour eux aussi.

Encore des odeurs suspectes sur la métropole rouennaise... et des explications qui peinent à convaincre

De très nombreux signalements d'odeurs étranges ont été faits les 1er et 2 janvier sur le site Atmo Normandie, pour beaucoup Lubrizol est encore dans les esprits et l'association rapidement faite, mais Atmo précise à Paris-Normandie  qu'il s'agirait de la "conjonction des conditions météorologiques actuelles : inversion thermique, plafond très bas, et aucun vent avec le fonctionnement intensif des chaudières en raison du froid et particulièrement l'utilisation des feux de cheminées " . La préfecture a d'ailleurs conseillé
"de maintenir les pratiques habituelles de ventilation et d’aération (la situation lors d’un épisode de pollution ne justifie pas des mesures de confinement) et de ne pas aggraver les effets de cette pollution en s’exposant à des facteurs irritants supplémentaires : fumée de tabac, utilisation de solvants en espace intérieur ... "

Mais ces explications sur les causes des odeurs ne satisfont pas la grande majorité des habitants, car est ce n'est pas forcément idiot, pourquoi il s'agit d'un phénomène qui n'a pas été constaté les autres années ?  Dès que nous en saurons plus et dans le cas d'un problème sur l'une des nombreuses usines du secteur nous reviendrons bien évidement sur le sujet, pour l'heure il faut tout de même constaté qu'un de nos lanceur d’alerte s'est rendu sur le secteur de Lubrizol rive-gauche et n'a rien constaté.

Concernant le Brexit...

©wikimedia.org
©wikimedia.org

Il est encore trop tôt pour faire un point complet sur l'impact du Brexit en Seine-Maritime,  nous pouvons simplement rappeler qu'un accord a été trouvé in-extremis sur la pêche, mais il s'agit d'un accord à minima qui engendrera d'ici 2026 une perte de 8 à 10 % pour le secteur au niveau français et jusqu'à 25% au niveau européen. Concernant les voyages, les douanes sont rétablies,  avec les restrictions d'usage que l'ont peut retrouver pour d'autres destinations, vous pouvez retrouvez toutes les infos complètes sur le sujet ici : https://www.douane.gouv.fr/dossier/le-brexit-cest-le-1er-janvier-2021-soyez-prets


Economie du Livre: la chaîne de valeur est encore normande!

La Normandie garde sur son sol une forte activité industrielle d'imprimerie et de conception liée au marché du livre qui est centré sur Paris: outre la proximité d'avec Paris, cette forte présence de la filière du livre en Normandie témoigne aussi d'une tradition régionale qui a des racines historiques anciennes: dès l'arrivée de l'imprimerie en France à la fin du XVe siècle, les villes de Rouen et de Caen étaient réputées au niveau national pour leurs imprimeurs aux côtés de Paris ou de Lyon.

Enfin, dans la traditionnelle répartition provinciale des métiers parisiens, la librairie était réservée aux Normands...

Cette filière industrielle régionale aux savoir-faire traditionnels souffre beaucoup en ce moment et reçoit l'aide du conseil régional de Normandie. Exemple avec cette entreprise brayonne de reliure:

https://actu.fr/normandie/forges-les-eaux_76276/forges-les-eaux-herve-morin-etait-en-visite-a-l-entreprise-agm_38504522.html

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Forges-les-Eaux : Hervé Morin était en visite à l'entreprise AGM

Hervé Morin, président de la Région Normandie, est venu le lundi 4 janvier à la rencontre du directeur et des salariés de la société de reliure AGM située à Forges-les-Eaux.

Devant les salariés de l’entreprise AGM (Arts graphiques modernes), Hervé Morin a profité de sa venue à Forges-les-Eaux, le lundi 4 janvier, pour s’excuser de ne pas avoir sollicité le relieur forgion pour l’édition du Petit Nicolas version normande.

C'était pour moi un moyen de me faire pardonner d'avoir oublié le dernier relieur français.

Hervé Morin Président de la Région Normandie

Lors de sa visite, le président de la Région Normandie a donc tenu à rappeler son soutien au tissu économique local.

À lire aussi

Cette entreprise possède un savoir-faire considérable et quasiment unique dans notre pays. Cette visite me conforte dans l'idée qu'il faut bâtir des modèles sur lesquels la chaîne de valeur reste en Normandie. À chaque fois qu'on peut faire jouer le collectif normand, alors on gagne. Dans la région, on essaie de le faire sur nos propres commandes : 96 % des travaux effectués vont aux entreprises normandes. Mais il y a des choses sur lesquelles nous n'avons pas encore les bons réflexes.

Hervé Morin avait donc pris rendez-vous pour visiter les 6000 m2 d’ateliers où plus de 3 millions de livres sont reliés chaque année. Mais avec un chiffre d’affaires en forte diminution, baisse de 40 % entre 2019 et 2020, AGM pâtit de la délocalisation de l’activité et d’une concurrence européenne importante (Pologne, Espagne, Italie, Slovénie), comme l’explique Olivier Caratgé, directeur de la société.

En 2007, il y avait encore six relieurs en France et en 2008, 50 salariés travaillaient dans l'entreprise (35 aujourd'hui ndlr). Mais les éditeurs ont commencé à fabriquer à l'étranger et les imprimeurs ont réalisé leur propre reliure.

Olivier Caratgé
Directeur de l'entreprise AGM

La Région vient en aide aux entreprises

Alors que la société de reliure industrielle investit régulièrement dans des machines d’occasion (plieuse, massicot), l’entreprise créée en 1966 a présenté un plan d’investissement important auprès de la Région et un appel à projets avec le plan de relance industriel pour bénéficier de subventions.

Parmi les compétences majeures de la Région, il y a le soutien à l'économie et donc aux entreprises. Ce que nous avons en obsession, c'est de faire en sorte que le tissu économique de PME et TPE soit encore debout au printemps prochain quand la relance économique aura lieu.

Hervé MorinPrésident de la Région Normandie

Depuis le début de la crise, la Région est intervenue dans 4000 entreprises et a consacré 200 millions d’euros pour aider les entreprises normandes. Et dans ce contexte économique difficile, Hervé Morin a réitéré son soutien

On consacre plus de 300 millions d'euros pour former les demandeurs d'emploi et tous les dispositifs de formation peuvent être mis en place. Encore faut-il que les entreprises fassent appel à nous.

L’entreprise AGM, déjà soutenue en 2019 par la Région à hauteur de 100 000 euros sous forme d’un prêt à taux nul, pourrait donc de nouveau solliciter l’aide de la Région pour l’investissement et la formation.

Benjamin Epineau

Des protections pour les hélices de bateaux

Sécurité Maritime

Equiper les hélices de moteurs à bateaux d'un système de protection

J’ai demandé dans le cadre de la Loi Mobilité un amendement pour que soit rajouté aux moteurs de bateaux des protections sur les hélices.

En Normandie, les accidents provoqués par les hélices de bateaux sont encore trop nombreux en navigation de plaisance et de loisirs nautiques.

La ministre de la mer, Annick Girardin, s’est donc engagée à demander un rapport sur ce sujet et le type de préconisation.

J’ai été auditionnée en Juin 2020 et le dossier est aujourd’hui à l’étude, pris en charge par la Direction des Affaires Maritimes et le Ministère de l’Environnement, de l’Energie et de la Mer.

J’ai également demandé l’élaboration des règles relatives à la sécurité et à la prévention des pollutions des navires de plaisance en mer et des bateaux de plaisance en eaux intérieures.

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L’article Des protections pour les hélices de bateaux est apparu en premier sur Stéphanie Kerbarh Députée de Seine-Maritime.

Janvier 2021: derniers soubresauts de la guerre du Camembert?

En principe, les étiquettes portant la mention "camembert fabriqué EN Normandie" sont interdites depuis le 1er janvier 2021 suite à une décision de justice qui condamne définitivement les industriels qui abusaient de cette appelation géographique ainsi que des consommateurs car, un camembert fabriqué EN Normandie n'implique pas que le lait en provienne ou qu'il provienne de vaches de race normande.

Les producteurs de camembert respectant le rigoureux cahier des charges de l'AOC/AOP "Camembert DE Normandie" s'estimaient lésés par une concurrence qu'ils estimaient déloyale qui entrenait la confusion dans l'esprit des consommateurs peu avertis entre vrai et faux camembert...

Lire (si possible) l'article suivant proposé par Les Echos (04/01/21):

Capture d’écran du 2021-01-04 21-48-10

Commentaire de Florestan:

Au-delà de cette bataille épique autour du fromage à pâte molle le plus célèbre du monde ou presque, se pose la question stratégique pour la Normandie de la valorisation de ses produits les plus emblématiques: la protection de l'authenticité normande doit être plus efficace en amont de la fabrication fromagère.

Par exemple, il serait judicieux de créer une AOC/AOP "Lait de Normandie".