Archive dans 4 janvier 2021

Pas de vaccin pour les libéraux !

coronavirus-vaccins-covid-19-pfizer-moderna-astrazeneca-sanofi-russie-chineFace à l'épidémie de Covid, notre première arme efficace est ce vaccin développé en des temps records. Innovant, efficace, disponible : la perspective d'un retour à la normale devenait crédible d'ici quelques mois. L'Europe en avait réservé des millions de doses et nous allions enfin pouvoir protéger notre population !

Mais notre technostructure, après avoir été lamentable sur la mise à disposition de moyens de protection, sur l'utilité niée des masques, sur les aberrations des produits mis en vente dans les supermarchés, sur la fermeture de commerces inoffensifs, bat maintenant les records de lenteur de vaccination.

Alors, le président de la République se "révolte" et ordonne d'accélérer le mouvement. Le ministre de la santé annonce dans la foulée que, dès ce lundi, le personnel de santé de plus de 50 ans allait pouvoir se faire vacciner. Entrant dans cette catégorie, je téléphone ce matin à l'agence régionale de santé de Normandie. La standardiste fut incapable de me répondre autre chose que d'aller me renseigner sur le site du ministère de la santé : aucune réponse concrète, aucune réponse territoriale... Interrogeant plus directement un collègue du CHU, il me répondit qu'il espérait l'ouverture d'une "offre externe" cette semaine. Pendant ce temps, d'autres collègues hospitaliers (personnel de santé de plus de 50 ans) se faisaient phorographier en train d'être vaccinés au CHU.

Alors que les soignants libéraux sont en première ligne face à la Covid (médecins généralistes bien évidemment, infirmières libérales, aides à la personne, mais aussi tout le personnel soignant des cliniques), nous sommes exclus de cette première vague de vaccination. Cette discrimination est lamentable et révoltante. La logistique va sans doute être affinée dans les semaines à venir mais l'administration sanitaire et hospitalière publique démontre une nouvelle fois son ostracisme et son égocentrisme. Le partenariat de façade entre public et privé se fait une nouvelle fois au détriment du secteur libéral et donc des patients qui attendent une égalité de traitement.

Nous en avons eu de multiples exemples depuis des années. Cette discrimination est contre-productive pour notre système de santé. Il est temps de tout remettre à plat et de créer enfin un système de santé intégrant de manière harmonieuse les libéraux à leur juste place

Visite ministérielle à Rouen pour la fusion portuaire de l’Axe Seine en l’absence de la principale intéressée: la Normandie!

Ce lundi 4 janvier 2021, dans le cadre de la communication gouvernementale sur la fusion portuaire de l'Axe Seine, une importante visite ministérielle avait lieu sur les quais du port de Rouen, en présence d'Annick Girardin, ministre de la Mer, du ministre des transports, du préfet de région, du président de la métropole de Rouen, du vice-président de la région Normandie en charge des transports, du président du département de la Seine-maritime, du député de la circonscription et du président de l'union portuaire de Rouen... Et, last but not least, en présence, remarquée, du président d'une métropole du Grand-Paris passablement contestée ces temps-ci!

En revanche, absence d'Hervé Morin, le président incontesté d'une Normandie pourtant incontestable...

On vous explique pourquoi après la lecture du compte-rendu proposé par Ouest-France...

https://www.ouest-france.fr/normandie/rouen-76000/la-fusion-des-ports-du-havre-rouen-et-paris-se-fera-en-juin-l-etat-promet-des-investissements-7107696

« La fusion des ports du Havre, Rouen et Paris se fera en juin » : l’État promet des investissements

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Annick Girardin et Jean-Baptiste Djebbari, ministres de la Mer et des Transports, ont confirmé, ce lundi 4 janvier, la fusion des trois ports aux élus et acteurs portuaires de Rouen. Un plan d’investissements sera dévoilé lors du comité interministériel de la mer fin janvier.

Deux ministres pour une fusion. Jean-Baptiste Djebbari, pour les Transports, et Annick Girardin, pour la Mer, ont passé l’après-midi de ce lundi 4 janvier 2021 au port de Rouen, qui va fusionner avec les ports du Havre et de Paris. Les trois grands ports maritimes et fluviaux étaient déjà réunis dans le groupement d’intérêt économique Haropa. Un directeur général, Stéphane Raison, a été nommé et a pris ses fonctions le 1er janvier. Le siège sera établi au Havre. Rouen souhaite que la présidence du futur conseil d’administration revienne à un Rouennais.

« On est en avance »

Les deux ministres ont rencontré les acteurs portuaires et les élus, de Nicolas Mayer-Rossignol, maire et président de la Métropole de Rouen, à Jean-Baptiste Gastinne, vice-président de la communauté urbaine du Havre, Patrick Ollier, président du Grand Paris, ou Bertrand Bellanger, à la tête du Département de Seine-Maritime. « La fusion verra le jour le 1er juin, a confirmé Annick Girardin. On en parle depuis tellement d’années, c’est fait. On est au rendez-vous. C’était un projet prévu en 2030. En 2021, on y est. On est en avance. »

Les deux ministres ont promis des investissements de l’État. « Dans le plan de relance, 175 millions d’euros iront aux grands ports. Nous sommes venus voir sur le terrain quels étaient les projets d’investissements concrets pour relancer l’attractivité des ports et créer de l’activité et des emplois. »

Reconquérir des parts de marché

Jean-Baptiste Djebbari a affirmé aux élus et acteurs portuaires « la nécessité d’avoir une politique d’attractivité commerciale et industrielle, de développement et de transition écologique. Les défis sont la reconquête de parts de marchés, grâce à un système portuaire et logistique de référence à destination des clients et partenaires internationaux, l’accélération de la transition écologique par l’amélioration de l’efficacité énergétique, et la production d’énergie verte, l’innovation et la transition numérique pour déployer de nouveaux services numériques le long du corridor sur l’axe Seine ». Un programme d’investissements sera détaillé par le Premier ministre Jean Castex lors du comité interministériel de la mer, fin janvier.

Revitalisation de l’axe Seine

Des investissements de l’État, c’est ce que demandait Nicolas Mayer-Rossignol : « Nous étions particulièrement vigilants sur un équilibre territorial. On nous dit que des choses seront faites dans ce sens.»

Le président de la Métropole veut voir dans cette fusion « un élément clé, comme le train par ailleurs, de la revitalisation de l’axe Seine pour laquelle il faut une dynamique nationale et un portage politique plus forts. Nous ne sommes pas dans un mécano administratif local mais sur un projet de compétitivité, de développement économique et de transition écologique de niveau national et même européen »


 Commentaire de Florestan:

Pour le nouveau maître de Rouen, la revitalisation de l'Axe Seine se fait, semble-t-il, sur la face cachée de la lune. Une lune gouvernée depuis la place parisienne, selon la préférence d'un chien bien domestiqué qui a pris l'habitude d'aboyer dans un corridor!

Car, comme d'habitude chez NMR, on ne trouvera aucune allusion à la Normandie réunifiée qui est pourtant, de fait, la première collectivité territoriale concernée par l'Axe Seine puisque l'Axe Seine avec sa métropole de Rouen est le coeur battant de la Normandie... Comment serait-il possible qu'un coeur battant puisse ignorer le reste du corps ou l'inverse?

Du côté du gouvernement, aucune surprise! Y compris avec une ministre de la Mer en déplacement à Rouen: le pouvoir central terrien parisien technocratique de l'Etat français ne sait toujours pas comment un port maritime fonctionne concrètement avec une confusion entre développement maritime, logistique et commercial d'un port et grand mécano techno!

Mais revenons sur l'absence du principal intéressé voire des principaux intéressés car cette absence est double, a priori, à lire ce compte-rendu proposé par Xavier Oriot pour Ouest-France:

1) ABSENCE des professionnels et entrepreneurs qui font vivre concrètement un grand port maritime: on rappelle que les unions portuaires concernées par la fusion portuaire de l'Axe Seine demandent toujours à être intégrées de plein-pied au futur conseil d'administration de ce grand machin fusionné.

2) ABSENCE de la région Normandie qui pourrait expérimenter la subsidiarité régionale en pilotant au niveau régional un enjeu d'intérêt national.

Comme d'habitude dans notre état central jacobin, la région principalement concernée n'aura pas voix au chapitre sauf pour avoir le droit de financer concrètement ce que l'Etat promet aujourd'hui de financer!

En effet, ce dernier prévoit chichement de saupoudrer 175 millions sur l'ensemble des grands ports maritimes français alors qu'il en faut plus de 300 millions pour financer le seul chantier de création d'une "chatière" permettant d'ouvrir la darse de Port 2000 du Havre vers le port intérieur et la Seine afin de donner l'accès des grands terminaux maritimes aux barges fluviales...

Un chantier prioritaire et dont le financement est, d'ores-et-déjà, bouclé par la région Normandie qui n'aura pas de droit de siéger en tant que telle au futur conseil d'administration du futur port fusionné de l'Axe Seine!

PATRIMOINE NORMAND EN PERIL/19: Il faut sauver le clos-masure du Val-Soleil du béton municipal havrais!

Les clos-masures, éléments typique du paysage rural cauchois sont gravement menacés tant par la disparition de leurs fonctions agricoles traditionnelles que par le changement climatique: les rideaux de grands hêtres qui les cernent et qui ont besoin d'un climat frais et humide, supportent mal la modification climatique en cours...

Dans le cas présenté ci-après, la menace est la bétonisation et la banalisation d'un patrimoine végétal culturel dont l'authenticité mérite sa conservation intégrale au profit d'un projet collectif de créer un bien commun, un verger partagé en l'occurrence...

Comme d'habitude, ce sont les citoyens riverains qui se mobilisent.

On vous invite à signer la pétition!

http://www.sanvicvillage.fr/2020/08/alerte-a-la-betonisation-du-site-verdoyant-du-val-soleil.html?fbclid=IwAR1xksbzijI7Z9HU3C2Gsd0VCreLj6xO8yS-tVPLIZRPgtF_MO1weHjrzdk

Alerte à la bétonisation du site verdoyant du Val Soleil.

Sauvons le Val Soleil !

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Le parc du Val Soleil est un site arboré et verdoyant couvrant 5000 m² en plein site urbain du quartier de Sanvic avec un logis classé, vestige historique d'un ancien clos masure du 17ème siècle faisant partie de l'ancien hameau « Le Vornier ».

La Ville du Havre propriétaire de la parcelle veut, semble t-il, tourner une page et s'en séparer. De récents travaux de bornage laissent à penser en effet qu'une transaction est projetée pour en faire un programme immobilier ou un lotissement.

Dans le même temps les riverains s'estiment oubliés de la consultation sur la destination du terrain et la Ville, délégataire donc garante de la destination du bien public, serait selon des sources concordantes et persistantes, en phase de céder silencieusement et unilatéralement le terrain à un promoteur désireux de réaliser là un profit privé au dépend de ce dernier carré vert du quartier.

De cette inquiétude est né un Collectif pour signifier l'opposition du quartier à la bétonisation et sa volonté de préserver au contraire ce précieux et unique site verdoyant en poumon vert pour la Ville précisément en protégeant le patrimoine des arbres existants, agrémenté sur les surfaces vacantes d'un verger-forêt productif avec des arbres à fruits. Le Collectif songe pour cela à une formule de cogestion assurée par un Comité Ville et habitants sur un principe de concessions à usagers du verger.

Pour le Collectif le projet est double. Il est non seulement écologique mais aussi culturel par la réhabilitation du manoir dont la préservation permettrait d'abriter un musée d'histoire locale tout en faisant un geste essentiel en direction du patrimoine historique de la ville.

Il s'agit donc d'un projet à la fois écologique et culturel. C'est pour toutes ces raisons que le Collectif est convaincu que l'avenir de ce parc ne se fera pas sans les habitants qui composent le quartier.

Signer pour l'action de ce Collectif "Oasis du Val Soleil" et soutenir leur action.

 

« L’Oasis du Val Soleil, ainsi, les arbres centenaires seront respectés, le manoir réhabilité, le site aménagé en verger-forêt et l’ensemble pourra devenir une structure phare du Bas Sanvic tel un îlot de fraîcheur et de richesses, réservé à la bio-diversité ».

 

Le lien vers la pétition Change.org2450 ont signé !

Rejoignez aussi le groupe Facebook "Sauvons le Val Soleil"
en cliquant
ici

 

Pêche post-Brexit: l’entente entre pêcheurs normands (ceux des îles et ceux du continent) est… cordiale!

Loin des polémiques médiatiques inutiles, les pêcheurs normands et anglo-normands et les autorités publiques locales correspondantes ont bien compris qu'il fallait défendre dans l'urgence et au mieux un intérêt général commun de part et d'autre du "passage de la Déroute"!

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https://www.ouest-france.fr/mer/peche-et-brexit-le-statu-quo-autour-de-jersey-7107015

Pêche et Brexit : le statu quo autour de Jersey

Pas d’interruption des droits d’accès aux eaux jersiaises, c’est ce à quoi s’est engagé le gouvernement de l’île dans le cadre des accords du Brexit.

Le Comité régional des pêches de Normandie a pris acte, vendredi 1er janvier 2021, de la décision de Jersey de  se joindre à l’accord de commerce et coopération avec le Royaume-Uni  . Mais il rappelle  son attachement au Traité de la baie de Granville  .

Officiellement, depuis le 1er janvier 2021, et tant que les autorisations d’accès ou licences ne sont pas délivrées, il est interdit d’aller pêcher dans la zone économique exclusive ou les eaux territoriales du Royaume-Uni.

Pour Jersey, les accès seront délivrés par le gouvernement de l’île pour les navires démontrant une activité de onze jours au moins, entre le 1er février 2017 et le 30 janvier 2020, dans ses eaux.

Mais, après son entretien avec le ministre des Affaires étrangères de Jersey, Ian Gorst, dès lundi 28 décembre, le président du Conseil départemental de la Manche, Marc Lefèvre, a obtenu l’assurance qu’il n’y aurait aucune interruption dans les autorisations de pêche pour les pêcheurs français dans les eaux jersiaises.

Les armements manchois, actuellement autorisés à pêcher, vont donc poursuivre leur activité dans les 3 à 12 milles autour de Jersey et dans les 6 à 12 milles autour de Guernesey.

Mais pour le Comité régional des pêches, l’idéal serait le maintien du Traité de la Baie de Granville rendu caduc par les nouveaux accords commerciaux du Brexit. « Ce traité garantissait les conditions d’une exploitation durable et équilibrée de la mer commune. L’accord offre une clause de retour aux traités précédents. Nous proposons donc aux autorités britanniques et locales son maintien. »


 

Lire le communiqué de presse du conseil départemental de la MANCHE:

 

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Lire aussi le communiqué diffusé sur le site du comité régional des pêches et élevages marins de Normandie qui démontre que l'entente entre pêcheurs normands et anglo-normands est... cordiale!

https://www.comite-peches-normandie.fr/crpmem-article-373-24-actualites-evolution-des-annonces-liees-au-brexit

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BREXIT: Honi soit qui mal y pense! L’identité anglo-normande n’a pas besoin de passeport…

L'Etoile de Normandie a repéré ce billet paru en novembre dernier dans le Courrier Cauchois...

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Brexit : vive le passeport bleu et anglo-normand

Le Courrier Cauchois - 13 novembre 2020 - p. 2
Billet, Par Vilère

Avec le Brexit, les Britanniques retrouvent-ils un document d'identité 100 % british ? Pas si sûr ! En témoigne leur passé anglo-normand.

Conséquence du Brexit, les Britanniques ont retrouvé leur passeport bleu. Un détail qui a son importance Outre-Manche et qui suscite des réactions de fierté et de satisfaction.

Bon nombre de sujets de Sa Très Gracieuse Majesté supportaient mal le passeport européen de couleur bordeaux, fût-il frappé des armes séculaires de la couronne britannique, celles arborant par deux fois les trois léopards normands hérités de Guillaume. Sur le nouveau passeport bleu 100 % britannique, le même sceau est représenté entouré de sa fameuse devise : " Honi soit qui mal y pense ".

C'est là que le bât blesse. Nombreux sont nos voisins des îles à se demander pourquoi continuer dorénavant à faire vivre sur leur passeport cette devise en français ! Pourtant elle n'est pas écrite en français mais en langue anglo-normande. Certes, la différence est subtile puisque seul l'ajout d'un "n" au verbe honnir ferait d'elle une phrase française, mais enfin elle témoigne du passé européen, qu'on le veuille ou non, de la Grande-Bretagne. Car non seulement la langue anglo-normande aux consonances très françaises a imprégné la langue anglaise depuis le XIè siècle mais qui plus est, la phrase est née sur le continent européen, à Calais, au XIVè siècle.

Au cours d'un bal, le roi Édouard III d'Angleterre ramassa la jarretière tombée de la cuisse de sa favorite pour la mettre à son propre genou en prononçant la fameuse devise. Dans la foulée fut créé l'ordre de Ia Jarretière, le plus prestigieux de la chevalerie britannique, dont les mots royaux vinrent immédiatement agrémenter les armes de la couronne et donc tous les documents et bâtiments officiels de Grande-Bretagne.

Enfin, un siècle plus tard, le roi Henri V ajouta aux armes de la couronne quatre autres mots en français, " Dieu et mon droit ", qui figurent aussi sur les passeports. Dernière ironie de l'histoire : le nouveau passeport britannique bleu est un produit fabriqué par une entreprise française et non plus par l'imprimeur anglais répondant au nom de " De la rue ". De quoi en perdre son anglais!

Non à l’augmentation des péages de nos ponts, et non à la prolongation de la concession accordée à la CCI

4 janvier - La concession accordée par l'Etat (propriétaire des ponts de Normandie et de Tancarville) à la Chambre de Commerce arrive à expiration en 2027.
Avec de nombreux élus locaux et décideurs économiques, je plaide depuis des années pour que le franchissement de ces deux ponts stratégiques sur la Seine cesse d'être soumis à un péage. S'agissant ici d'une situation unique et inique en France qui entrave l'activité économique et la vie quotidienne des normands.
Malgré son unification, la Normandie (...)

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