Archive dans 2 janvier 2021

Post-Brexit: reprise des rotations des ferries entre le Royaume-Uni et la Normandie qui paye pour que tout se passe bien!

Ce 2 janvier 2021 c'est aussi la reprise du trafic normal des liaisons ferries entre la Normandie et le Royaume-uni après les longues tribulations du Brexit:

Le préfet de région Normandie et de la Seine-maritime fait savoir sa satisfaction ce jour par un communiqué de presse à lire ci-après. Aucun incident ne fut à déplorer en cette journée inaugurale du Brexit proprement dit sur le littoral normand: les procédures douanières et de sécurité se sont déroulées comme prévues et les navires ont pu effectuer leurs rotations normalement.

Sauf ce que ne dit pas le communiqué d'auto-satisfaction de la préfecture c'est que la réussite de cette première journée "post-Brexit" repose sur un effort important des Normands travaillant dans les ports normands accompagné d'un important soutien financier de la part de la région Normandie: une facture, d'ailleurs plutôt salée, qui pourrait se monter à près de 30 millions d'euros d'après Hervé Morin...

https://www.ouest-france.fr/normandie/cherbourg-en-cotentin-50100/trafic-transmanche-brittany-ferries-reprend-ses-rotations-de-fret-entre-cherbourg-et-poole-7106248

Trafic transmanche. Brittany Ferries reprend ses rotations de fret entre Cherbourg et Poole

Capture d’écran du 2021-01-02 23-02-49

Le ferry Cotentin était à quai ce samedi 2 janvier 2021, à Cherbourg-en-Cotentin (Manche), pour son premier chargement de fret post-Brexit. Les rotations entre Cherbourg et la ville anglaise de Poole seront désormais quotidiennes.

À Cherbourg (Manche), la gare maritime était quasi-déserte, mais les services des douanes étaient sur le pont, ce samedi 2 janvier 2021, pour assurer le chargement du ferry Cotentin, dans le respect des nouvelles règles du Brexit.

Le navire de la Brittany Ferries effectue, à partir de ce mois de janvier, des rotations quotidiennes pour le fret entre le port de Cherbourg et la ville de Poole, au sud de l’Angleterre. Il est arrivé d’Angleterre, vers 14 h, avec dix remorques sans chauffeur.

Une quinzaine de camions semblaient patienter au pied de la passerelle 2 dans l’après-midi. Le départ vers Poole étant prévu à 18 h 15. Le ferry dispose d’une capacité de 110 places pour des véhicules de fret ou des remorques non accompagnées.


 

Lire ausssi:

https://www.ouest-france.fr/europe/grande-bretagne/brexit/brexit-la-facture-des-travaux-dans-les-ports-normands-est-salee-7106263

Brexit. La facture des travaux dans les ports normands est salée

Des travaux d’un montant global de 8 millions d’euros ont été effectués dans les ports de Ouistreham (Calvados), Cherbourg (Manche) et Dieppe (Seine-Maritime) pour faciliter l’instauration du Brexit et des nouvelles modalités douanières. À Ouistreham, la facture va s’alourdir d’au moins 10 millions d’euros pour installer le poste de contrôle vétérinaire sur le terminal.

Trois premiers bateaux post-Brexit

Dieppe (Seine-Maritime), Cherbourg (Manche) et Ouistreham (Calvados) ont respectivement accueilli leur premier bateau post-Brexit, ce samedi 2 janvier 2021, à 4 h 30, 14 h et 15 h 15, avec seulement des camions à bord, une cinquantaine au total. L’occasion de tester la mise en œuvre des nouvelles formalités de circulation des marchandises avec le rétablissement de la frontière entre le Royaume-Uni et la France.

Chaque année, ce sont plus de 1,7 million de passagers, 500 000 véhicules légers et 158 000 poids lourds qui transitent entre la Grande-Bretagne et la France via ces terminaux transmanche, dont Ports de Normandie est propriétaire. Avec l’instauration du Brexit et de ces nouvelles règles, « ce sont déjà 10 millions d’euros qui ont été investis et probablement 20 à 30 millions qui le seront demain », indique Hervé Morin, président de la Région Normandie.

Déjà 8 millions d’euros de travaux

Pour réussir au mieux cette transition, des travaux pour un montant global de 8 millions d’euros ont d’ores et déjà été effectués dans les trois ports (6 millions d’euros à Cherbourg, 600 000 € à Ouistreham et 1,5 million d’euros à Dieppe). « À Ouistreham (un million de passagers, 250 véhicules légers et 100 000 camions chaque année), le premier impératif était de créer des voies de circulation spécifiques pour les poids lourds », explique Philippe Deiss, directeur de Ports de Normandie. Ces voies permettent d’orienter les routiers en fonction des contrôles auxquels ils doivent être soumis. D’autres files sont prévues pour contrôler les animaux de compagnie présents installés dans les véhicules des particuliers.

Sur le terminal, de nouveaux espaces de stationnement ont été créés pour faciliter le débarquement et l’embarquement des camions. Ils permettront de stocker les véhicules durant les contrôles, forcément plus nombreux et plus longs qu’avant le Brexit. « Les bateaux doivent être déchargés et rechargés aussi rapidement qu’avant. C’est une question de modèle économique », précise le directeur de Ports de Normandie.

Un nouveau poste de contrôle vétérinaire

Tous les camions transportant des produits d’origine animale ou végétale devront impérativement faire l’objet d’un contrôle par les Services d’inspection vétérinaire et phytosanitaire (Sivep), à Ouistreham. « Nous avons aménagé tout un espace avec des laboratoires, explique Philippe Deiss. Le problème, c’est qu’il se trouve à 3 km de la gare maritime. À l’avenir, il faudra que l’on installe le Sivep sur le site du terminal. Il faudra donc l’agrandir. » Le coût de nouveau poste d’inspection est estimé à plus de 10 millions d’euros.

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C’est le nombre d’agents douaniers supplémentaires déployés à la gare maritime d’Ouistreham pour l’instauration du Brexit. L’équipe est ainsi passée de 38 à 51 agents.


 

Lire, enfin, le communiqué de presse de la préfecture de région Normandie et de la Seine-maritime:

Capture d’écran du 2021-01-02 22-55-16

2021

  Une meilleure année à toutes les pavillaises et pavillais! Espérons que l’année dernière et son cortège de tristesse, d’angoisses, de pleurs, d’annulations… de déceptions ne soit plus qu’un mauvais souvenir. Espérons une année de retrouvailles, de renouveau, de projets, de culture et de solidarité! Nous vous le souhaitons ardemment, ainsi que de vous préserver de cette pandémie. Michèle Démares, Brigitte Favry Bourget  vos élues et porte parole au conseil municipal et  communauté de communes.

Moulin à vent de Saint-Vaast-la-Hougue

Dans les années 1980, le moulin a fait l’objet d’une première restauration. Son propriétaire d'alors, Jacques Groult, a entrepris des recherches qui ont permis de reconstruire à l’identique le mécanisme, la charpente et sa couverture, les quatre ailes et la queue. La tour, bien conservée, n'a nécessité que très peu de remise en état. (© Jacques Groult)


Extrait Patrimoine Normand n°116.
Par la Fondation du patrimoine.

 

Le patrimoine de Saint-Vaast-la-Hougue ne se limite pas aux deux tours de Vauban ou à la chapelle des marins. La preuve : situé en bordure de mer dans l’anse du Cul-de-Loup, un moulin à vent construit dans les années 1850 reste un rare témoin du passé industriel de la cité. Pour réparer les outrages du temps, les propriétaires - la famille Groult – ont décidé de se lancer dans une restauration à l’identique. Un projet qui a reçu un avis favorable pour obtenir le label de la Fondation du patrimoine. Découverte d’un étonnant bâtiment.

onstruit vers 1855 en bordure de mer dans l'anse du Cul-de-Loup, le moulin à vent de Saint-Vaast-la- Hougue a servi durant la seconde moitié du XIXe siècle à commander une scierie à bois installée dans un atelier voisin. Sa tour en granit et ses ailes sont visibles de la baie de Morsalines et du fort de La Hougue, où se trouve l'une des deux tours de Vauban inscri...

 

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Livet-sur-Authou – Ou Les Bucoliques

Jolie chaumière, dont on se félicite qu'elle soit encore debout. (© Virginie Michelland)


Extrait Patrimoine Normand n°116.
Par Virginie Michelland.

 

Arthur Rimbaud aurait pu offrir à son célèbre Dormeur du Val les frais ombrages de Livet-sur-Authou pour sépulture. L'atmosphère paisible et lumineuse de ce « trou de verdure où chante une rivière / Accrochant follement aux herbes des haillons d'argent », se retrouve bel et bien dans ce havre de paix eurois, où nous avons suivi Michel Leseur et son épouse, dominique.

première approche

Au sortir de Brétigny, à quelques kilomètres de Brionne, ce beau village apparaît au détour d'un virage. Ce ne sont que quelques maisons au milieu d'un océan de verdure, où la forêt forme un écrin de 145 hectares. Le centre de la commune présente d'autres nuances de vert, plus tendres : le vert de la prairie centrale et des herbages voisins.

L'amoureux de nature sait qu'il est au bon endroit pour une halte régénérante. Dès l'entrée du bourg, un panneau indicateur précise que Livet est un site naturel classé. Une distinction qui concerne aussi, dans son ensemble, le vallon de l'Authou, ce cours d'eau affluent de la Risle, et même la vallée de la Risle tout entière, inventoriée au titre des Zones naturelles d'Intérêt écologique faunistique et floristique (ZNIEFF). Que de distinctions pour un village préservé de l'urba...

 

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Quand Napoléon Bonaparte visitait la Normandie

La statue équestre de l'empereur à Rouen, réalisée en 1865 par Vital Gabriel Dubray. (© Stéphane William Gondoin)


Extrait Patrimoine Normand n°116.
Par Serge Van Den Broucke.

 

Napoléon Bonaparte est l'une des plus imposantes figures de l'histoire de France. La disparition provisoire de sa grande statue équestre à Rouen pour cause de restauration, nous donne l'occasion de rappeler que ses séjours en Normandie ont révélé un souverain attentif au développement de notre région.

Depuis le 2 juillet 2020, la place du Général-de-Gaulle, à Rouen – le vaste parvis situé devant l'hôtel de ville, jouxtant la grande abbatiale Saint-Ouen – est bien vide : l'imposante statue équestre haute de cinq mètres de l'empereur Napoléon Ier a disparu, laissant un socle nu. Cette statue, réalisée en 1865 par le sculpteur Vital Gabriel Dubray et inaugurée le 15 août de la même année, souffrait de désordres fragilisant sa structure et mettant en péril sa stabilité. Reposant sur les trois appuis que constituent les deux pattes arrière et la queue, l'ensemble - dont le bronze provient des canons de la bataille d'Austerlitz - avait développé au cours du temps une fissure évolutive au niveau de l'un des membres postérieurs du cheval, présentant ainsi un risque sérieux si rien n'avait été fait. Elle est donc actuellement en cours de restau...

 

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L’abbaye de Saint-Évroult – De Saint-Pierre à Notre-Dame

L’abbaye de Saint-Évroult. (© Stéphane William Gondoin)


Extrait Patrimoine Normand n°116.
Par Stéphane William Gondoin.

 

Nichée au cœur de ce pays d’Ouche si cher à Jean de La Varende, à mi-chemin entre Gacé et L’Aigle, l’ancienne abbaye Notre-Dame fut l’un des grands centres intellectuels normands de l’époque ducale. Malgré une destruction systématique de ses bâtiments dans le sillage de la Révolution, il en demeure des vestiges imposants plantés au milieu d’un cadre verdoyant en bordure d’un étang.

Outre Dom Lenoir, dont nous venons d’éclairer le travail discret sur les documents émanant de la Chambre des comptes, le monastère de Saint-Évroult-Notre-Dame-du-Bois est également réputé pour avoir abrité un autre bénédictin célèbre sa vie durant : Orderic Vital (1075- v. 1141), premier véritable historien de la Normandie, auteur d’une monumentale Historia Ecclesiastica (Histoire de l’Église). Sans ce personnage, nous ne saurions rien - ou presque - de la fin du règne Conquérant, ainsi que des dissensions qui oppo...

 

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Dom Lenoir et les archives de la Chambre des comptes

Moine lisant. Gravure de Ferdinand Bol, XVIIIe siècle, 11.4 × 7.4 cm. (Achat en 1885 - © Rijksmuseum d’Amsterdam - Domaine public - www.rijksmuseum.nl)


Extrait Patrimoine Normand n°116.
Par Bertrand Pâris.

 

Au cours des siècles, de nombreuses pièces historiques relatives à l’histoire de la Normandie ont disparu, victimes de destructions volontaires ou involontaires, de vols ou de pertes… Fort heureusement pour nous, un moine normand entreprit au XVIIIe siècle de recopier et de répertorier quantité de documents très divers. Son travail colossal nous permet aujourd’hui d’éclairer des pans entiers du passé de notre région.

la chambre des comptes

Intervenant en tant que gardienne de la bonne exécution de toute entrée ou sortie du trésor royal, la Chambre des comptes avait avant la Révolution une compétence très large, que ce soit en matière de salaires ou de revenus fonciers. Ses archives présentaient également un remarquable intérêt au plan généalogique.

De très nombreux fiefs normands relevant directement de la Couronne, le roi de France, en sa qualité de suzerain direct, se trouvait théoriquement en relation avec la plupart des seigneurs du duché, y compris les plus petits. Cette relation impliquant des opérations financières, la Chambre des comptes interve...

 

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Le plateau du Roumois – Un territoire, des traditions, une identité

Le Roumois, c’est une identité rurale forte,et une harmonie qui charme le regard. (© Alain Joubert)


Extrait Patrimoine Normand n°116.
Par Virginie Michelland.

 

Un territoire, c’est d’abord une identité. Le Roumois revendique ainsi une personnalité forte et riche, que l’association Roumois, Terres vivantes en Normandie n’a de cesse de préserver, valoriser et transmettre.

un fleuve, une forêt, des terres

Entre les « prairies mouilleuses » du Marais-Vernier, le plateau argileux du Lieuvin et les vastes étendues de la plaine du Neubourg, le Roumois forme un plateau crayeux qui domine la Seine. Le fleuve y étire ses méandres, conférant à ce pays de Normandie toute sa place au sein du parc naturel régional des Boucles de la Seine normande. Un territoire aux multiples visages, protégé dès 1974 sous le nom de parc naturel régional de Brotonne, du nom d’une forêt envoûtante de 7 400 hectares, autre élément mar...

 

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