Archive dans 31 janvier 2021

L’AXE-SEINE: LE DOSSIER NOIR DE LA GEOGRAPHIE REGIONALE FONCTIONNELLE

Eric Valin, notre expert en intelligence économique territoriale, suite aux considérations pour le moins désobligeantes de l’architecte-urbaniste Roland Castro à l’égard de la Normandie et des Normands dans le journal du Grand-Paris daté du 19 janvier 2021, propose aux lectrices et lecteurs de l’Etoile de Normandie un dossier complet plutôt stimulant pour comprendre ce qui nous arrive et pourquoi certaines… termites voudraient nous grignoter!

A propos de ces insectes peu sympathiques mais qui font partie de la réalité puisque chacun a droit d’avoir la meilleure place possible sous le soleil en ce bas monde, il est utile de savoir, d’une part, que les termites dévorent l’infrastructure tout en donnant l’illusion d’épargner l’intégrité de la superstructure et que, d’autre part, ces insectes dont l’appetit est  insatiable, s’attaquent de préférence aux objets qui ont trop longtemps subi l’humidité et le manque d’entretien:

Humidité et manque d’entretien?

Voilà un bon résumé de l’état de notre Normandie après plus de soixante années passées dans la médiocrité localiste de la division régionale!

On vous laisse lire le propos plein de verve de notre expert qui pose clairement le débat idéologique de fond:

Géographie régionale humaniste VS Géographie régionale fonctionnelle.

Plus que jamais, la Normandie réunifiée depuis 2015, seule vraie région sur la carte de France conciliant la région de la raison (géographie fonctionnelle) avec la province de coeur (géographie humaine) est d’intérêt national car le maintien de son intégrité permet d’éviter la constitution d’une « région-état » supra-nationale du Grand-Paris qui pourrait préférer le cadre européen au cadre national français…

Bonne lecture!


 

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La SNCF oublie DIEPPE! Coup de gueule de Sébastien Jumel et de… l’Etoile de Normandie!

CE QUE FAIT ACTUELLEMENT LA SNCF DE LA PLUS VIEILLE LIGNE FERROVIAIRE DE FRANCE EST…

LAMENTABLE!!!

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Commentaire de Florestan:

Craignent-ils à la Sncf à ce point le « variant anglais » pour saboter à ce point le service public ferroviaire entre Paris-Rouen et Dieppe?

Il serait judicieux que la région Normandie qui a la charge directe de l’entretien des chemins de fer en Normandie affirme sa fermeté à l’égard de la Sncf: il importe que Dieppe ne soit pas négligée sur la carte ferroviaire de la Normandie d’autant plus que dans l’équilibre politique régional qui arbitre l’intérêt général normand, les élus communistes de Dieppe et de la Seine-maritime jouent un rôle important!


https://www.paris-normandie.fr/id160528/article/2021-01-29/dieppe-grande-oubliee-de-la-reorganisation-ferroviaire-2021-en-normandie

Dieppe, grande oubliée de la réorganisation ferroviaire 2021 en Normandie

Transports.

La ligne SNCF reliant Dieppe à Rouen reste le parent pauvre de la réorganisation du transport ferroviaire en Normandie. Plusieurs trains supprimés par la faute de l’épidémie ne sont pas remis en service.

Environ 1 000 usagers partent quotidiennement de la gare SNCF de Dieppe pour se rendre à Rouen afin d’y travailler, étudier ou faire un déplacement pour différentes raisons. Et si l’on comptabilise la fréquentation de l’ensemble des gares desservies sur cette ligne ferroviaire, ils sont 3 000 personnes à prendre le train. Au printemps dernier, le premier confinement a modifié la donne et a considérablement réduit le nombre de voyageurs, obligeant la SNCF à réduire le nombre de trains reliant Dieppe à Rouen. Dans un communiqué en date du 21 janvier 2021, la SNCF et la Région Normandie ont exposé leur nouvelle offre de transport sur les lignes normandes à compter du 1er février 2021. Un retour à la normale est ainsi annoncé sur le réseau « péri-urbain » de Rouen et sur la ligne Paris-Granville. Et si les lignes Paris — Rouen — Le Havre, Paris — Caen — Cherbourg, Paris — Trouville/Deauville vont bénéficier de trains supplémentaires, en revanche la ligne Rouen-Dieppe est totalement absente des annonces.

Le 6 h 17 supprimé

La réaction des syndicats, notamment la CGT cheminots, et des élus dieppois et des communes de la vallée de la Scie a été immédiate et un rassemblement s’est tenu vendredi matin sur les quais de la gare SNCF de Dieppe afin de dénoncer cet « oubli ». À cette occasion, le député Sébastien Jumel (PCF) a pris la parole rappelant les incohérences de cette « offre de transport ferroviaire enrichie… En toute logique, la Normandie doit être unie et indivisible et l’enrichissement du transport ferroviaire touche les lignes Caen — Coutances, Caen — Granville et Caen-Cherbourg et rien sur Rouen — Dieppe. Le plan de transport adapté, mis en place depuis plusieurs mois, est reconduit, poursuit le député. Ce plan n’est qu’une offre de transport au rabais. Il n’y plus de train entre 14 h 4 et 17 h 17 au départ de Dieppe. Celui qui part à 6 h 17, habituellement très fréquenté et qui dessert l’ensemble des gares sur la ligne, n’est pas non plus remis en service. »

Les jours de semaine, il y a maintenant 13 allers-retours entre Rouen et Dieppe contre 15 et 16 auparavant. « Nos revendications ne sont pas polémiques. Elles font état d’un constat qui n’est pas adapté à la demande des usagers, souligne Sébastien Jumel. Le transport ferroviaire est un service public qu’il faut défendre. Je constate aussi que les élus des communes traversées par la ligne Dieppe – Rouen sont présents à ce rassemblement. »

Le député a fait part de son désaccord auprès du président de la Région, Hervé Morin. « Il n’a pas constaté de manifestations des usagers. Nous prenons acte et nous manifestons au travers de ce rassemblement. » Il faut toutefois signaler que l’association des usagers de la ligne Rouen – Dieppe (Avuc) est en sommeil depuis le décès voici quelques années de sa présidente Colette Hamelin. Cependant, celle représentant les voyageurs empruntant le ferry TUG Horizon était bien là afin de souligner l’attractivité de la ville de Dieppe.

La chambre d’agriculture n’aime pas que les citoyens Normands exercent leur vigilance pour protéger les haies de bocage…

« On dirait que ça te gêne de marcher dans la boue… » Non! ce n’est pas le Loir-Cher cher à Michel Delpech mais la Manche, son Cotentin et ses haies de bocage qui font l’objet d’une vigilance citoyenne accrue: le monde rural n’appartient plus aux professionnels de la profession.

Les exploitants agricoles forment, désormais, une minorité parmi d’autres dans la vie locale rurale même si elle demeure très influente par la maîtrise du foncier. Et c’est là que les choses deviennent politiquement compliquées c’est que les néo-ruraux et les urbains qui profitent du cadre rural pendant leurs vacances s’opposent à la vision utilitariste et strictement instrumentale du paysage rural pratiquée par des exploitants agricoles encore majoritairement captifs d’un modèle économique agro-productiviste de plus en plus fragile.

Certes, les conversions des élevages laitiers vers le bio sont de plus en plus nombreuses mais il reste encore en activité une vieille garde dont les pratiques brutales à l’égard de l’environnement ne sont plus dans l’air du temps.

Des conflits d’usages naissent qui tournent à l’affrontement politique: il est urgent que les élus locaux et le préfet qui représente la légitimité de l’Etat de droit sur le territoire prennent enfin toutes leurs responsabilités légales lorsque du vandalisme contre le patrimoine végétal des haies de bocage est constaté par des citoyens qui jouent leur rôle de lanceurs d’alerte, que cela plaise ou non!

https://www.ouest-france.fr/normandie/manche/manche-le-ton-monte-dans-le-debat-sur-les-haies-7136876

Manche. Le ton monte dans le débat sur les haies

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L’association environnementale Manche nature répond au président de la Chambre d’agriculture. Pascal Ferey avait qualifié de plateforme de délation le site signalant les destructions de haies

Début janvier, Manche Nature s’offusquait, une fois de plus, de l’abattage de haies bocagères dans la Manche, alors que l’hiver est propice à faire du bois pour les agriculteurs ou les entreprises spécialisées. L’association environnementale a notamment mis en place une plateforme « de signalement de destruction de haies », avec l’endroit, le jour, des photos… « Une plateforme de délation », s’est offusqué Pascal Férey devant nos confrères de France Bleu Cotentin. Le président de la Chambre d’agriculture de la Manche a annoncé son intention de demander au préfet la fermeture de cette plateforme.

La réponse d’Yves Grall est sur le même ton. « À moins que vous et vos amis ne pensiez comme abominable de veiller à la préservation de la biodiversité et de la ressource en eau, vous ne pouvez en aucun cas dire que nous appelons à la délation, s’indigne le président de Manche nature. Par contre, les citoyens que nous sommes sont profondément indignés de vous voir, militant du parti des « pas vu, pas pris », voler à la défense de délinquants. »

Guillaume le Conquérant – Duc de Normandie et roi d’Angleterre !

Guillaume sur le trône d’Angleterre. (Musée de la Tapisserie, Bayeux.)


Extrait Patrimoine Normand n°44.
Par Thierry Georges Leprévost.

 

Parce qu’elles sont terriblement évocatrices, certaines formules ont la vie dure. Ainsi en va-t-il de la célèbre citation de Guillaume de Poitiers : « Le duc soumit toute les villes d’Angleterre en un jour seulement, entre neuf heures du matin et le soir ». Elle trouve encore un écho favorable chez certains historiens, même parmi les plus éminents. Or, les faits tempèrent l’enthousiasme du chroniqueur-panégyriste ducal. Pour essentielle et symbolique qu’elle fût, la bataille de Hastings n’était que la première étape d’un long parcours vers le pouvoir.

Ce n’est pas que Guillaume lui-même n’y ait cru ! Après sa victoire, il fait enterrer le corps de Harold sur le littoral, en haut de la falaise, et élever un amoncellement de pierres, c’est-à-dire un montjoie, sur Caldbec Hill, là où s’élèvera l’abbaye. Il consolide son campement, réorganise ses troupes, en reçoit d’autres du continent, seconde vague normande après celle des combattants de Senlac, et attend la soumission de l’Angleterre. Or, six jours s’écoulent et personne ne vient à lui. Nul thegn, nul prélat, nul Saxon de marque ne se jette à ses pieds pour le reconnaître comme nouveau maître du royaume sans roi. Alors, il décide de s’imposer comme tel. Et de régler ses comptes.

Sa première victime sera Romney. On se souvient qu’à l’aube du 29 septembre, deux navires de la flotte ducale avaient eu le malheur de dévier à l’est pour aborder sur les rives de ce bourg aujourd’hui situé dans les terres. Tous les occupants des nefs avaient été massa...

 

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À la recherche du melon de Honfleur

Melon d'Honfleur cultivé au Jardin Conservatoire de Saint-Pierre-sur-Dives. (Photo Christiane Dorléans © Patrimoine Normand.)


Extrait Patrimoine Normand n°42.
Par Christiane Dorléans.

 

Melon de Honfleur, melon de Lisieux ou de Notre-Dame-de-Courson, autrefois cultivé en plein champ, ce fabuleux melon a t'il définitivement disparu ?

Il était cultivé sur les coteaux les mieux exposés au soleil autour de Lisieux, Honfleur, Orbec et jusque dans certaines vallées de l'Eure.

Il est décrit par Vilmorin Andrieux (témoignages recueillis par Montviette Nature, 1991) : « Plante très vigoureuse, à tiges très ramifiées… Floraison extrêmement soutenue… Fruit très gros, allongé à côtes assez marquées, finement brodé sur toute la surface, prenant à maturité une couleur jaunâtre un peu saumonée. Chair orange assez épaisse. La longueur du fruit peut atteindre facilement 0,35 m à 0,40 m… Maturité demi-tardive. »

Il était cultivé sur les coteaux les mieux exposés au soleil autour de Lisieux, Honfleur, Orbec et jusque dans certaines vallées de l'Eure.

Cette variété rustique et néanmoins savoureuse demandait à être seulement protégée des dernières gelées au moment de la mise en terre des jeu...

 

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