Archive dans 31 décembre 2020

Les voeux aux Normands d’Hervé MORIN pour l’année 2021

Soutien continu aux entreprises normandes (4000 entreprises aidées en 2020), arrivée des nouveaux trains dans les gares normandes, investissements importants dans les campus des trois universités normandes, voilà, en quelques mots, les grandes lignes du message d'Hervé Morin aux Normands pour la nouvelle année 2021...

VOEUX 2021 D'HERVÉ MORIN

Retrouvez les vœux pour l'année 2021 d'Hervé Morin, Président de la Région Normandie, Président des Centristes et co-fondateur de Territoires !

 Voeux 2021 d'Hervé Morin | Le Nouveau Centre / Les Centristes (les-centristes.fr)

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Mes voeux pour une année 2021 réellement fraternelle et franchement solidaire… afin de trouver le bon chemin

1er janvier - Que 2021 soit l'année de retrouvailles de toutes les libertés - des égalités retrouvées donc aussi de la justice sociale et d'une fiscalité plus juste et du respect des droits humains - de la fraternité réinventée pour affronter les défis de l'acceptation des différences du bien vivre ensemble de la préservation de notre planète et de la Paix.
Oui il y a du boulot c'est vrai, mais rassemblé(e)s tout devient possible. Ne l'oublions jamais ce sont les divisions qui sont les causes de ces (...)

- Actualités /

Guy de Maupassant – Naissance d’un « Bel Ami »

Canotage à Gennevilliers, en 1874. C’est le loisir favori de Maupassant dès qu’il en a les moyens et l’occasion. Huile sur toile d’Édouard Manet, 130.2 × 97.2 cm. (Collection H. O. Havemeyer, legs de Mme H. O. Havemeyer, 1929 - © The Metropolitan Museum of Art - Domaine public – metmuseum.org)


Extrait Patrimoine Normand n°116.
Par Stéphane William Gondoin.

 
La « belle Ernestine » vers 1900. Elle avait alors autour de soixante ans et n’était donc plus la fraîche jeune fille qu’avait si bien connue Maupassant. Elle continuait toutefois de régaler tous ses visiteurs. Les murs de son auberge étaient tapissés d’autographes et de dessins de célébrités passées par sa table. (© Coll. Stéphane William Gondoin)
La « belle Ernestine » vers 1900. Elle avait alors autour de soixante ans et n’était donc plus la fraîche jeune fille qu’avait si bien connue Maupassant. Elle continuait toutefois de régaler tous ses visiteurs. Les murs de son auberge étaient tapissés d’autographes et de dessins de célébrités passées par sa table. (© Coll. Stéphane William Gondoin)

Voici donc le jeune Guy mis à la porte de son institution yvetotaise. Pas question cependant de le laisser déscolarisé, alors que pointe à l’horizon la perspective du baccalauréat. Sa mère l’inscrit donc incontinent au lycée Impérial de Rouen, aujourd’hui le très réputé lycée Pierre-Corneille.

Dans la métropole normande, comme il s’essaye à la poésie, Maupassant fait la connaissance du poète Louis Bouilhet (1821-1869), une célébrité à l’époque, qui le reçoit avec gentillesse et le prend en amitié. À propos de ce premier mentor, il écrira en 1882 : « Son œil large et bon, infiniment bon et perçant, s’allumait d’une petite lueur moqueuse et bienveillante. On y voyait distinctement cette ironie toujours en éveil, toujours aiguë, mais paternelle. » La disparition brutale de cet érudit de haut vol, professeur de lettres et conservateur à la bibliothèque de Rouen, met un terme prématuré à une relation s’annonçant prometteuse. On prête à Laure de Maupassant ces mots : « Si Bouilhet eût vécu, il eût fait de mon fils un poète. C’est Flaubert qui voulut en faire un romancier. »
 

premiers ébats

De retour à Étretat pour les vacances estivales de 1868, Guy profite des joies du bord de mer qu’il affectionne tellement. Et puis, de temps à autre, il y a ces repas dominicaux pris à l’auberge Aubourg, dans la commune voisine de Saint-Jouin, où l’on se rend à pied en jouant à saute-falaise et saute-valleuse. Et là, sur le pas de la porte de sa demeure normande, la belle Ernestine attend les cli...

 

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Dossier « Maupassant » (14 pages) :




Abonnement Patrimoine Normand

Guy de Maupassant – Le « poulain échappé »

Vue d’Étretat et de son littoral, au temps de la jeunesse de Maupassant. Paysage marin près de la côte, de Willem Antonie van Deventer, entre 1845 et 1880. Huile sur panneau, 45.5 × 34.5 cm. (M.N.T. Weddik-Lublink, legs Weddik - Arnhem - © Rijksmuseum d’Amsterdam - Domaine public -www.rijksmuseum.nl)


Extrait Patrimoine Normand n°116.
Par Stéphane William Gondoin.

 
Guy de Maupassant enfant, avec sa mère. (© Wikimedia commons - DR)
Guy de Maupassant enfant, avec sa mère. (© Wikimedia commons - DR)

« Le génie n’est que l’enfance retrouvée à volonté » écrivait en 1863 Charles Baudelaire, dans un essai consacré au peintre Constantin Guys. Ces quelques mots s’appliquent à merveille à Guy de Maupassant qui, durant l’ensemble de sa carrière littéraire, puisa une bonne partie de son inspiration dans les souvenirs de ses années de jeunesse et de formation.

Le 5 août 1850, vers les six heures du soir, le sieur Gustave de Maupassant, élégant châtelain de Miromesnil, frappe à la porte de la mairie de Tourville-sur-Arques un nourrisson dans les bras. À l’officier d’état civil, il déclare que son épouse, Laure de Maupassant, née Le Poittevin, a accouché une dizaine d’heures plus tôt dudit bambin, « lequel a reçu les prénoms de Henri, René, Albert, Guy. »
 

LES JEUNES ANNÉES

Issus de milieux privilégiés, mariés à Rouen le 9 novembre 1846, les jeunes époux ont inauguré leur vie conjugale par un voyage en Italie, avant de s’installer à Paris. En 1849, ils décidèrent de louer le château de Miromesnil, afin de passer les étés au frais près des côtes de la Manche. Dans une lettre datant de 1894 adressée au savant normand Henri Gadeau de Kerville, Laure, alors très éprouvée par la récente per...

 

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Dossier « Maupassant » (14 pages) :




Abonnement Patrimoine Normand

PATRIMOINE NORMAND EN PERIL 18/ Deux superbes tableaux du XVIIe siècle restaurés à l’église de Lamberville

Comme d'habitude, le patrimoine artistique normand, notamment religieux et tout particulièrement en zone rural est particulièrement menacé  par la bonne et simple raison que ce patrimoine a perdu toute raison d'être: avec seulement 3% des Français qui déclarent encore aller à la messe au moins une fois par mois, on comprend pourquoi...

C'est la raison pour laquelle, le "plus grand musée d'art de France" qui se se trouve encore au fin fond de nos petites églises rurales souvent fermées, isolées voire abandonnées, est exposé à tous les risques, à commencer par le vol ou le vandalisme ou, tout simplement, le dépérissement et le pourrissement des oeuvres, faute d'entretien, faute d'intérêt...

Fort heureusement, il existe des associations vigilantes, des citoyens et habitants amoureux et soucieux du patrimoine de leur commune parfois accompagnés de leurs élus, qui se préoccupent de sauver ce patrimoine artistique religieux qui est souvent la seule richesse culturelle ou architecturale dont dispose encore la commune:

Dans les régions durement frappées par les hasard de l'Histoire et de ses guerres, il est même urgent de sauvegarder tout ce qui aura pu être épargné, par exemple, par les bombes de la dernière guerre mondiale.

C'est la belle histoire qui vient d'arriver pour la petite église de la commune normande de Lamberville (Manche) près de Caumont-l'Eventé qui vient de recouvrer deux superbes peintures du XVIIe siècle présentant le voeu de Louis XIII à la Vierge Marie et Sainte Famille: ces tableaux sont d'autant plus précieux que le manoir de Lamberville a été détruit en 1944 et que le décor de toiles marouflées peintes par Claude Vignon pour la grande galerie du château de Torigni a, lui aussi, disparu sous les bombes de l'été 1944.

En effet les tableaux de l'église de Lamberville seraient associés à la présence de Claude Vignon à l'occasion de son chantier au château de Torigni qui appartenait à la grande famille des Matignon-Grimaldi.

La grande galerie du château de Torigni... Aujourd'hui (hélas!)

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Si un lecteur de l'Etoile de Normandie pouvait nous trouver une photo (en noir et blanc forcément) de l'état de cette grande galerie du château de Torigni avant 1944, qu'il nous communique ce précieux document en pièce jointe dans un message à l'adresse de la rédaction de l'Etoile de Normandie: bienvenorm@yahoo.fr

L'église Saint-Jean-Baptiste de Lamberville.

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Lamberville : Eglise Saint Jean - Eglises en Manche

 

Manche : trois experts restaurent deux tableaux du XVIIe siècle | La Presse de la Manche (actu.fr)

Manche : trois experts restaurent deux tableaux du XVIIe siècle

Deux tableaux du XVIIe siècle de l'église de Lamberville ont été restaurés par trois experts, afin de leur redonner leur lustre d'antan.

La petite église de Lamberville, près de Torigni-sur-Vire conserve, dans son chœur, deux tableaux du XVIIe siècle de très belle facture : La Sainte Famille et Le Roi présentant les instruments de la Passion à la Vierge à l’Enfant.

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Inscrites au répertoire supplémentaire des Monuments historiques, ces œuvres viennent de retrouver toute leur splendeur d’antan.

Offertes en 1944

Grâce au soutien financier du Département de la Manche, de la direction régionale des affaires culturelles (Drac) et d’amoureux de l’art qui ont répondu à une souscription lancée en ligne par la fondation La Sauvegarde de l’art français, la commune de 174 habitants a entrepris la restauration de ces deux toiles, mais aussi des cadres, ainsi que la réfection du maître-autel, de la toiture et d’une partie de la maçonnerie de l’édifice.

Ce sont les deux seuls tableaux de l'église. Ils étaient très endommagés, en particulier La Sainte Famille. Ce tableau était rapiécé avec des morceaux de journaux et de carton. Ce sont des œuvres importantes du patrimoine de la commune. On les a toujours connues dans l'église, bien que leur origine demeure un mystère.

Bernard FousseMaire de Lamberville

Placées dans l’église Saint-Jean-Baptiste, les deux œuvres auraient été offertes à la commune par la famille de Siresme de La Ferrière, dont le château, situé tout près de Lamberville, a été détruit en 1944.

« Selon Stéphane Loire, conservateur au département des peintures du Louvre, ces toiles pourraient être l’œuvre d’un peintre français du XVIIe siècle, d’une génération postérieure à celle de Simon Vouet (1590-1649) et vraisemblablement contemporain de Charles Le Brun (1619-1690) », rapporte la Sauvegarde de l’art français.

Et de poursuivre : « La qualité des cadres en bois sculpté, peint et doré, donne à penser qu’elles sont le fruit d’une commande importante, probablement réalisée dans les années 1660 et peut-être liée à la présence à la même époque de Claude Vignon (1593-1670) au château de Torigni-sur-Vire. »

Cet été, le tableau Le Roi présentant les instruments de la Passion à la Vierge à l’Enfant a retrouvé sa place dans le côté nord du chœur et La Sainte Famille dans le côté sud.

Les tableaux ont été restaurés par trois experts installés dans la Manche et le Calvados. Ils ont fait un travail remarquable en redonnant aux œuvres tout leur éclat.

L’église de Lamberville étant d’ordinaire fermée, pour admirer ce patrimoine, il faut solliciter une visite auprès de la mairie au 02 33 56 17 41 ou sur mairielamberville@gmail.com.

La SNCF méprise la NORMANDIE…

Au point de pratiquer sans dérailler la méprise.

Par exemple: le Paris-Cherbourg de la journée du 29 décembre 2020 qui oublie de s'arrêter dans une gare pourtant nommée... Evreux-Normandie!

Le train Paris - Cherbourg oublie de s'arrêter en gare d'Evreux (francebleu.fr)

Le train Paris - Cherbourg oublie de s'arrêter en gare d'Evreux

Mercredi 30 décembre 2020 à 15:12 - 
Par France Bleu Normandie (Seine-Maritime - Eure)

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Un oubli avec de fâcheuses conséquences : le conducteur du dernier train entre Paris et Cherbourg mardi 29 décembre 2020 à oublié de s'arrêter en gare d'Evreux.

Un oubli un peu ennuyant pour les voyageurs. Le conducteur du dernier train de la journée sur la ligne Paris-Caen-Cherbourg, qui passe par Evreux, a oublié de s'arrêter dans l'Eure, mardi 29 décembre !

C'est une information révélée par nos confrères de France 3 qui a pu nous être confirmée. Ce train, tard en soirée, car le dernier au départ de Paris, ne s'est pas arrêté en gare d'Evreux. Au lieu de freiner, il a continué sur sa lancée, comme si de rien n'était, au grand dam des voyageurs qui s'étaient levés pour sortir. 

Problème, le train ne peut pas s'arrêter exceptionnellement dans les gares suivantes, celle de Serquigny et de Bernay, car il n'y a plus d'agents SNCF présents à cette heure-là. Les voyageurs doivent descendre en gare de Lisieux. Ils ont été pris en charge par la SNCF et ramenés en autocar jusqu'à Evreux, avec un certain retard. 

Pierre Dumont, président de l'association des usagers de la ligne Paris Caen Cherbourg parle d'un "événement très rare et malheureux, probablement du à une erreur humaine", tout en soulignant le fait que les voyageurs ont été "plutôt bien pris en charge". 

Pêche normande post-Brexit: défendre ensemble l’intérêt général normand

L'Etoile de Normandie salue la réaction du comité régional des pêches de Normandie présidé par Dimitri Rogoff toujours soucieux de défendre l'intérêt général normand en matière de pêche sachant que cet intérêt général embrasse notre outremer immédiat: les îles anglo-normandes.

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Traité de la baie de Granville. Le comité des pêches discute avec Jersey et Guernesey (ouest-france.fr)

Traité de la baie de Granville. Le comité des pêches discute avec Jersey et Guernesey

Le Comité régional des pêches de Normandie réagit dans un communiqué à la fin des accords de la baie de Granville. Son objectif : préserver les droits des pêcheurs normands.

« Le traité de la baie de Granville régissant la pêche dans les eaux anglo-normandes a été abrogé sans préavis. Il était un outil de concertation locale remarquable et inédit », déplore dans un communiqué le comité régional des pêches.

Et d’annoncer que Marc Lefèvre, président du conseil départemental de la Manche « s’est entretenu avec Ian Gorst, ministre des affaires étrangères, afin de s’assurer de la préservation des droits des pêcheurs normands dans les eaux des îles anglo-normandes ». Il est ressorti de cet entretien que « Jersey attribuera les licences à tous les bateaux justifiant de dix jours d’activité par an depuis 2017. Cette attribution s’organisera sur la base de ce qui se faisait via le Traité de la Baie de Granville, permettant un accès aux riverains et une bonne gestion de la ressource ».

Des consignes à court terme

Le comité des pêches, qui a aussi pris contact avec Guernesey « qui apparaît être dans des dispositions de poursuite d’activité pendant la période de mise en œuvre de la nouvelle réglementation »salue l’envie de Jersey de « s’inscrire dans une relation apaisée de proximité » et appelle « à ce qu’il n’y ait pas d’initiatives isolées intempestives sur notre littoral ».

Concernant le bruit selon lequel « les Britanniques contrôleront et sanctionneront tous les navires CEE, dont les Français, qui seraient dans leurs eaux tant qu’ils n’ont pas été identifiés, listés et transmis par l’Union Européenne »le comité assure : « Il faudrait attendre le 31 au début d’après-midi pour avoir des informations. Il nous apparaît inconcevable que des navires restent immobilisés sur de longues périodes, quelles que soient les subventions annoncées. » Et de demander à court terme des consignes claires de l’État aux armements.


 Commentaire de Florestan:

Le mandat des professionnels de la pêche normande est clair. C'est, dorénavant, aux élus normands qu'ils soient du continent ou des îles de se mobiliser pour créer, enfin, ce lobby normand qui nous manque afin d'aller négocier à Bruxelles ce qu'il nous faut avec cette idée simple: des îles anglo-normandes au littoral français, c'est le même type de pêche qui est pratiqué. Une pêche artisanale respectueuse de l'environnement et soucieuse de la ressource halieutique.

Voir aussi:

Les pêcheurs de la Petite Bretagne appelés à quitter les eaux de la Grande Bretagne...

Brexit : le Comité des pêches appelle les pêcheurs bretons à quitter les eaux britanniques demain soir (francebleu.fr)