Archive dans 23 novembre 2020

Le camp « celtique » de Bierre

Le camp de Bierre. Tour pleine tronconique de l’angle nord-est. (Photo Rodolphe Corbin © Patrimoine Normand.)


Extrait Patrimoine Normand n°28.
Par Isabelle Audinet.

 

Château de sable de Titan vu du ciel, le camp de Bierre, au nord de l’Orne, est invisible, ou presque, sur terre. Situé à l’écart des grands axes routiers, ce vaste ensemble protège ses secrets au creux de la campagne luxuriante. Le site fut en effet à peine effleuré par les fouilles archéologiques, n’apportant qu’une partie des réponses aux questions qu’il suscite. De nos jours, des bénévoles remontent et consolident petit à petit les murs qui furent autrefois de fabuleuses carrières pour les constructeurs des hameaux de Launay et Bierre.

Entre Falaise et Argentan, à l’extrême nord du département de l’Orne, sur la commune de Merri, s’élève l’un des plus importants sites archéologiques de Basse-Normandie, tant par sa taille que par son intérêt historique. Bien qu’il soit accessible à la visite et entretenu, il est cependant peu connu. Or, l’intérêt pour ce site remonte au moins au XIXe siècle, puisque des relevés y furent effectués, donnant une description proche dans l’ensemble des relevés actuels. Au XXe siècle, des sondages furent entrepris entre 1969 et 1983 par Guy Verron en différents lieux, apportant des précisions chronologique.

Le camp de Bierre. Emplacement du passage qui permettait autrefois de pénétrer dans l’enceinte. Il était situé sur le côté s'ouvrant en pente douce sur la plaine. (Photo Rodolphe Corbin © Patrimoine Normand.)

Le camp de Bierre. Emplacement du passage qui permettait autrefois de pénétrer dans l’enceinte. Il était situé sur le côté s'ouvrant en pente douce sur la plaine. (Photo Rodolphe Corbin © Patrimoine Normand.)

Présentation générale du camp

Le camp est implanté sur un éperon naturel formé par la confluence de deux rivières, affluents de la Dives.

L’éperon s’élève doucement du sud et domine les rivières au nord d’une quinzaine de mètres environ. Le camp celtique qui y est construit est, concrètement, une succession de trois remparts barrant l’éperon au sud. Une enceinte court aussi tout autour de l’éperon, le rehaussant ainsi de plusieurs mètres. Du haut de ces murailles les vallées apparaissent fort profondes. L’espace enclos dépasse les quatre hectares.

Le camp de Bierre n’est pas un ensemble homogène puisqu’il fut construit en plusieurs périodes. Quant à son utilisation, elle perdure sur de nombreux siècles, de 3500 avant J.C. au Moyen Âge, soit entre 4 500 et 5 000 ans. Depuis, les structures ont eu à souffrir du climat, de la végétation, des animaux, et surtout des habitants de la région qui ont prélevé des matéri...

 

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Stratégie nationale pour un numérique inclusif

Numérique

Stratégie nationale pour un numérique inclusif

Le numérique est devenu un actif essentiel pour accélérer la reprise économique du Pays.

Dans le cadre du plan France Relance, 250 millions d’Euros sont mobilisés pour l’accompagnement au numérique à tous les Français, en cohérence avec leurs besoins et en proximité de chez eux.

Cette action se fait en 3 axes :

  • Outiller et former les aidants
  • Proposer des formations avec des professionnels
  • Soutenir les initiatives des collectivités territoires

 

Ce qui va être fait :

Formation de 4000 conseillers numériques France Services pour développer des ateliers d’initiation et de perfectionnement sur le terrain.

Recrutés par des collectivités, des associations ou des entreprises de l’économie sociale et solidaire, ils bénéficieront de 350 heures de formation, financées à 100% par l’État. Leur rôle : assurer la médiation et l’accompagnement numérique d’une grande partie des 13 millions de Français les plus éloignés de l’usage du numérique et de ses enjeux (protection des données, maîtrise des réseaux sociaux…), à travers des ateliers de proximité et une aide individualisée.

Des lieux plus attractifs : La conception et le déploiement de kits d’inclusion numérique accessibles et attractifs pour les bibliothèques, les centres sociaux, les mairies, les tiers-lieux, les associations caritatives.

La généralisation du service public numérique « Aidants Connect » pour sécuriser le fait qu’un aidant réalise une démarche administrative pour le compte d’un usager et protéger les données personnelles.

Le financement du centre d’appel Solidarité Numérique utile pour accompagner les personnes en difficulté avec le numérique notamment en période de confinement : 01 70 772 372 et sur www.solidaritenumerique.fr

Devenez conseiller numérique France services !

Plus d’infos : Accueil – Conseiller numérique (conseiller-numerique.gouv.fr)

 

Cédric O, Secrétaire d’État chargé de la Transition numérique et des Communications électroniques vous explique tout dans cette vidéo ⤵

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Kaze & Ikue Mori – Sand Storm

Ajouter de la matière au vent, et il va vous giffler le visage. Ajoutez de la matière au vent, et il va assécher votre voix. Ajoutez de la matière au vent, et il va se densifier.Le vent, ici, on le connaît : c'est Kaze, le vent en japonais, qui a [...]

Rouen et la vallée de la Seine… normande candidatent pour la « capitale » européenne de la culture en 2028

Le communiqué officiel était à lire ce jour sur le site du Journal de l'Axe Seine qui a, comme on s'en doute, une conception strictement "amont" de la vallée de la Seine en aval du Grand-Paris...

Alors, disons d'emblée, avant de lire ce communiqué publié sur le site du Journal de l'Axe Seine qu'il ne s'agit pas de la candidature de "la vallée de la Seine" ou la candidature de "la vallée de la Seine côté Normandie" mais qu'il s'agit de la candidature de Rouen et de la vallée de la Seine... NORMANDE!

Est-ce clair?

S'il s'agit bien de la candidature d'un "espace de projet" qui se nomme "vallée de la Seine normande" candidature soutenue par la Région Normandie, la métropole de Rouen et les départements de la Seine-Maritime et celui de l'Eure ainsi que la communauté d'agglomération "Seine-Eure" (Louviers-Val-de-Reuil), la question se pose de savoir si la vallée de la Seine normande doit se poursuivre jusqu'à son estuaire: Le Havre doit donc être associé à cette belle aventure...

Enfin, si l'on considère les rives de cette vallée de la Seine normande avec la profondeur géographique nécessaire pour ne pas confondre une vallée "normande" avec un... pipeline reliant le Grand Paris à la mer, il faut bien admettre que la rive gauche de ladite vallée peut se dérouler jusqu'à... Caen.

Cette candidature doit être menée par Rouen c'est légitime puisque c'est notre métropole normande.

Mais cette candidature ne réussira que si le fond est dans la forme ou l'inverse: le projet de valoriser les atours naturels et les atouts culturels magnifiques de la vallée de la Seine normande n'aura de sens que si la méthode consiste à faire enfin! travailler une équipe normande qui doit correspondre au réel que nous dicte la géographie normande, à savoir que cette vallée normande s'ouvre sur un large estuaire borné par les trois pôles d'une tripolitaine normande: Rouen/ Le Havre/ Caen.

Elément de contexte supplémentaire dans ce bel agenda de promotion à l'échelle européenne de notre Normandie...

2028 c'est après... 2027 qui est, aussi, l'occasion de célébrer un double millénaire!

Celui de la naissance de Guillaume Le Conquérant, fondateur de fait de la civilisation anglo-normande

Celui de la création de la ville de Caen.

https://www.lejournaldelaxeseine.fr/la-vallee-de-seine-capitale-europeenne-de-la-culture-2028/?utm_source=Le+journal+de+l%27Axe+Seine&utm_campaign=a6f768b581-EMAIL_CAMPAIGN_2020_11_20_12_38&utm_medium=email&utm_term=0_28560d4e36-a6f768b581-277077561

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“La ville en couleurs”: un jeu familial à imprimer

Inspiré de l’opération du même nom qui a animé la Ville en juillet et août, le jeu de plateau imprimable “La Ville en couleurs” a été inventé, testé et amélioré lors d’ateliers animés au sein de la ludothèque de Saint-Étienne-du-Rouvray. la ludothèque Plusieurs mois après l’opération « La ville en couleurs » qui regroupait des dizaines d’évènements organisés dans la ville en juillet et août, un jeu de société imprimable est disponible par la Ville pour  a redonné des couleurs à la ville. À l’heure du reconfinement, un jeu créé à cette occasion « La ville en couleurs » et téléchargeable depuis le site de la ville, propose de vous faire passer quelques bons moments de détente en famille. La règle est simple : chaque joueur choisit un des cinq plateaux quartiers (culture, développement durable, éducation, sport et citoyenneté) dont il doit colorier les trois bâtiments – un immeuble, une maison et un bâtiment spécial ; mais attention, pas n’importe comment : des cartes couleurs sont distribuées et tournent ensuite entre les joueurs jusqu’à ce que chacun se constitue sa petite réserve stratégique. Et ensuite à vos crayons !

À chaque tour, les joueurs peuvent colorier un ou plusieurs éléments en fonction de leurs cartes et gagner ainsi des points de victoire. Des cartes fleurs sont également glissées dans le paquet et permettent au joueur qui les acquiert d’engranger des points supplémentaires. Tous ces points sont ensuite reportés sur un plateau score attribué à chaque joueur et comme on s’en doute, le gagnant est celui qui à la fin remporte le plus de points ! En moyenne, une partie dure de 30 à 40 minutes et s’adresse aux petits et grands dès l’âge de 8 ans. Pour jouer, il suffit d’imprimer les éléments qui accompagnent la règle détaillée (plateaux et cartes à découper), de se munir de feutres ou crayons de couleurs et hop, c’est parti !

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Lancement de la plateforme « 1 jeune, 1 solution »

Ne laisser aucun jeune au bord du chemin. C’est l’objectif du plan “1 jeune, 1 solution”, lancé en juillet dernier par le gouvernement pour aider chaque jeune à trouver une formation, un emploi, une mission ou un accompagnement qui correspond à ses besoins. Pour faire face à la crise, le Gouvernement a triplé les moyens […]

Baisse du taux d’imposition sur le revenu pour les plus modestes

Impôt sur le revenu

Baisse du taux d'imposition sur le revenus pour les plus modestes

Olivier Dussopt, Ministre délégué chargé des comptes publics, a présenté les baisses d’impôts sur le revenu dans la région Normandie.

 

Depuis 3 ans, le Gouvernement et la majorité parlementaire font baisser la pression fiscale sur les ménages avec notamment la suppression progressive de la taxe d’habitation. Nous avons également fait le choix de baisser le taux de l’impôt sur le revenu pour les plus modestes. Le taux de la première tranche passe ainsi de 14% à 11%. Les effets de cette mesure de la loi de finances 2020 concernent 17,3 millions de foyers fiscaux pour cette année, dont 827 854 foyers fiscaux en Normandie. Cela représente environ six foyers normands sur dix.

En Seine-Maritime, cette mesure bénéficie à 313 357 foyers pour une baisse moyenne de 305€ par ménage en 2020.

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L’estuaire de l’Orne

L'estuaire de l'Orne. (Photo © Y. Guéret - Roméo India PVA.)


Extrait Patrimoine Normand n°28.
Par Isabelle Audinet.

 

Aux portes de l’agglomération caennaise, l’estuaire de l’Orne est une zone naturelle sauvegardée, repos des oiseaux migrateurs.

À peine avons-nous franchi le cordon de sable, que nous débouchons face à un paysage inattendu. Derrière nous la mer, la ville. Devant nous, une vaste prairie, des pépinières, des buissons, des bois… Trois ou quatre pas et des lapins apeurés détalent en toutes directions, leurs petites queues blanches en l’air, avec comme seul but la recherche d’une cachette pour mieux nous observer de loin. Alertés par leur course, des merles s’envolent, battant le rappel des passereaux vacant à leurs occupations dans les buissons. Nous sommes à la Pointe du Siège, à quelques kilomètres de Ouistreham et de Caen, mais il nous semble avoir changé d’espace ou de temps. Les lieux n’appartiennent plus à l’homme et à son agitation économique que l’on aperçoit de la plage. Nous sommes des intrus en Terra Incognita. Des yeux nous suivent, des museaux au vent flairent nos odeurs alors que nous, yeux en alerte, nez dans les fleurs et index sur le déclencheur à l’affût d’un oiseau, d’un lapin ou d’un paysage changeant, progressons dans cette langue de sable. Le canal de l’Orne d’un côté, reste d’un projet napoléonien, l’Orne de l’autre, la Pointe du Siège n’est qu’une petite partie de cette déferlante verte, jaune et bleue qu’est l’estuaire de l’Orne. À la fois maîtrisée et « libre », l’Orne mêle ses eaux aux eaux du canal et de la mer. Au canal l’activité économique et les navires de plus gros to...

 

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Pour la Nouée et les fêtes de fin d’année, déconfinons la langue normande!

Sur l'Etoile de Normandie, nous faisons la réclame de la Normandie pour tous celles et ceux qui s'en réclament!

Et pour déconfiner la Normandie, sa culture, son histoire, sa langue, on vous donne rendez-vous non pas dans la jungle numérique d'Amazon mais sur le site de nos amis de Magène qui depuis leur Nord-Cotentin, font beaucoup et depuis des années pour la sauvegarde et la transmission du patrimoine immatériel de notre région...

magene-tatihou


Le normand : une super idée pour les fêtes !

Notre boutique 100% normande pur jus vous propose des livres et des disques en langue du pays. Pour ces fêtes 2020 si particulières, nous n'avons pas hésité à rétrécir nos prix afin que chacun puisse enrichir sa collection.

Avec vous, Magène, association de bénévoles, sans but lucratif, veut continuer à faire vivre la langue normande qui a tant marqué la vie de notre région.

Alors, jetez un coup d'oeil dans notre boutique ...et laissez-vous tenter !

C'est ici :

https://magene.pagesperso-orange.fr/boutique.html

Plein de bonheur pour les fêtes !

 

L'équipe de Magène

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Archive de l'Etoile de Normandie:

http://normandie.canalblog.com/archives/2014/01/28/29068402.html

 

Port-Bail

Port-Bail. (Photo Isabelle Audinet © Patrimoine Normand.)


Extrait Patrimoine Normand n°28.
Par Erik Groult.

 
Port-Bail - Le Havre recouvert aux grandes marées et le port de plaisance qui peut accueillir 200 bateaux. (Photo Isabelle Audinet  Patrimoine Normand.)
Port-Bail - Le Havre recouvert aux grandes ­marées et le port de plaisance qui peut accueillir 200 bateaux. (Photo Isabelle Audinet © Patrimoine Normand.)

Au bord d’un magnifique havre envahi par la mer aux grandes marées, le village de Port-Bail offre aux voyageurs un visage original.

On est d’abord surpris de trouver si près l’une de l’autre, deux égli­ses. La première dans la partie la plus élevée du village est dédiée à saint Martin. Sa cons­truction remonte aux XIIe et XVe siècles. Située devant la pla­ce des arbres autrefois « place de Gouey » parce que paroisse de la commune de Gouey qui fut réunie en 1819 à la commune de Port-Bail. Cette même place des arbres était jadis un cimetière. On pénètre dans l’église Saint-Martin par son porche couvert marquant le passage du profane au sacré. À l’intérieur de celui-ci, remarquons à gauche la statue de saint Martin sur son cheval partageant son manteau. Elle est fort abîmée. Sous ce même porche une piéta du XVIe siècle. Ces deux sculptures furent retrouvées lors de la restauration de l’église en 1950 dans les murs de la sacristie, restauration due aux graves dégâts causés par un incendie en juin 1944.

Sous la tour à bâtière du XIVe siècle, la chapelle du baptistère abrite deux statues de pierre de la fin du XVe siècle. Elles représentent deux diacres : saint Etienne tenant une pierre et saint Laurent dont on devine le gril, objet de son martyr. Dans le chœur, deux statues plus récentes : saint Lô patron du diocèse et saint Martin. On remarquera les départs de croisée d’ogives attestant l’existence d’une voûte.

La chapelle du Saint Sacrement et la Vierge datent du XVe siècle, elle contient une statue de même époque, Marie, ­Reine.

Nous descendons la place aux arbres et nous nous dirigeons vers la mer. Sur notre droite, l’église Notre-Dame dresse son style roman. Le cœur comportait deux travées couvertes de voûtes d’arêtes en pierre et se terminait par une abside en cul de four, c’est la partie la plus remar...

 

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Réflexion Post Sentencielle…..

 



Samedi 21 novembre 2020, Monsieur Jonathan D À été condamné à une peine de 25 ans de réclusion criminelle pour le meurtre de son épouse.

Ce procès aura été l’objet d’une médiatisation aussi outrancière que tapageuse...

Dès aujourd’hui, lundi 23 novembre 2020, à partir du moment où Monsieur D. a annoncé qu’il ne ferait pas appel de cette décision, un silence de tombe va retomber sur lui, seulement brisé, à intervalles réguliers, par la reviviscence de son affaire au travers d’émissions racoleuses qui entretiendront soigneusement dans l’esprit du public le souvenir des faits, tout à fait atroces par ailleurs.... compromettant ainsi ses chances de réinsertion....

Que va devenir Monsieur D ?

Quel va être son parcours pénal, à partir du moment où sa condamnation va devenir définitive ?
Qui s’en soucie, d’ailleurs ?

D’aucuns pourront dire que la justice est passée (certes), que le châtiment va s’accomplir et qu’il n’a eu que ce qu’il mérite...

Mais, au-delà de ça, au-delà de la notion de châtiment, une des composantes de la peine, concomitamment avec la réinsertion, il est fondamental de préciser quel va être le parcours de Monsieur D, ne serait-ce que pour souligner que la « chaîne pénale » ne s’arrête pas au seul procès mais se poursuit, bien au-delà, jusqu’à sa libération effective, en fin de peine ou dans le cadre d’un aménagement de peine, qui est le lot de tout condamné, quelque soit la gravité des faits pour lesquels il a été condamné.

Pour commencer, si l’on considère que celui-ci est détenu depuis trois ans, soit depuis l’année 2017, sa fin de peine, avant toute remise de peine, interviendra durant l’année 2042. (Le rédacteur de ces lignes, n’ayant bien évidemment pas eu accès au dossier, ne connaît pas sa date d’incarcération exacte)

Toutefois, comme cela est le cas pour tous les condamnés à temps (exception faite des condamnés à la réclusion criminelle à perpétuité donc), un crédit de remise de peine s’imputera sur sa fin de peine, équivalent à 51 mois, (trois mois pour la première année, deux mois pour les années suivantes), ramenant ainsi sa fin de peine à l’année 2038.

Il est important de préciser que ce crédit de remise de peine est conditionné par une conduite exemplaire en détention sur le plan disciplinaire c’est-à-dire, qu’au moindre incident disciplinaire, sanctionné par une sanction disciplinaire, le juge de l’application des peines peut retirer une partie du crédit de remise de peine ce qui a pour effet de reculer la date de fin de peine.
Il ne s’agit donc pas d’un cadeau fait aux condamnés, sans aucune contrepartie.

Enfin, au crédit de remises de peine, s'ajoutent des remises de peine supplémentaire, qui peuvent s'élever jusqu'à trois mois par an mais sont fonction des efforts de réadaptation sociale qui sont examinés annuellement par le juge de l'application des peines qui vérifie, d'une part, si le condamné indemnise ses parties civiles, a mis en place des soins sur le plan psychologique et/ou psychiatrique, travaille en détention etc. etc...

Là encore, l'absence d'effort de réinsertion est sanctionnée par le juge de l'application des peines qui peut aller jusqu'à refuser les remises de peine supplémentaire ou les réduire drastiquement.

Enfin, il est important de préciser que, compte tenu de l’infraction pour laquelle il a été condamné, Monsieur D Devra purger une période de sûreté, équivalent à la moitié de sa peine, soit 12 ans et 6 mois, avant de prétendre à quelque aménagement de peine que ce soit, ne serait-ce qu’une simple permission de sortir, sachant que le relèvement de la période de sûreté, que tout condamné peut bien évidemment demander, n’est accordé qu’à titre tout à fait exceptionnel.

Monsieur D va attendre, en maison d’arrêt, durant de nombreux mois, voire, plus d’une année, son affectation dans un établissement pour peine, qui passera, très certainement, compte tenu du quantum de la peine, par une admission au centre national d’évaluation afin de déterminer, selon les critères de l’administration pénitentiaire (bien obscurs, au demeurant), l’établissement pénitentiaire le plus adapté à sa personnalité, sachant, qu’il lui sera demandé d’émettre des vœux quant à l’établissement dans lequel il souhaite être affecté.... l’administration pénitentiaire, le plus souvent, se dépêchant de l’affecter dans un autre établissement, en application d’une politique relevant plus de la gestion des flux que d’une véritable personnalisation de la peine.

Une fois affecté en établissement pour peine, commencera pour le condamné un parcours carcéral particulièrement long jusqu’à l’expiration de la période de sûreté postérieurement à laquelle il sera effectivement en mesure de solliciter un aménagement de peine.

Toutefois, celui-ci ne coule pas de source et ne tombe pas du ciel comme par magie.

En effet, une fois encore, compte tenu, à la fois du quantum de la peine et de l’infraction pour laquelle il a été condamné, Monsieur D. devra subir, une fois encore, au sein d’un centre national d’évaluation, une procédure dite « d’examen du dangerosité », durant laquelle il sera examiné sous tous les angles : psychologique, psychiatrique, qualité du projet de réinsertion, évaluation du sentiment de culpabilité et d’empathie vis-à-vis de sa victime etc. etc...

Le but de toute aménagement de peine, et de permettre à tout condamné, fut-il condamné à la réclusion criminelle à perpétuité, de réintégrer la société ; toutefois, cette réintégration ne s’opère qu’après que les juridictions de l’application des peines aient obtenu la certitude ou la quasi certitude de l’absence de risque de récidive.

Tel est le but de cette procédure d’examen de dangerosité qui constitue, en réalité, un véritable parcours du combattant pour le condamné....

Autant dire que Monsieur D, lorsque la période de sûreté assortissant sa peine sera achevée, n’est pas sorti de détention pour autant.....











Envoyé de mon iPhone

Un confinement? Pas vraiment…

Le second confinement a-t-il un impact sur la vie des Stéphanais·es ? Oui, mais l’impression générale est qu’il est beaucoup moins sévère. Avec une question : sera-t-il aussi efficace qu’au printemps ?

Depuis le 30 octobre dernier, le confinement est de retour. Comme au printemps dernier ? Pas tout à fait… « Pour moi, ce n’est pas un confinement. Beaucoup de gens travaillent, les enfants vont à l’école. On a l’impression de croiser du monde tout le temps et tous n’ont pas un masque », regrette Saïf, un père de famille venu chercher son fils à la sortie de l’école Jean-Jaurès. Un peu plus loin, Lucie, venue récupérer sa fille en CP, pointe plutôt une maladresse dans le terme choisi : « C’est autre chose que le confinement. Je pense que le président aurait dû expliquer les choses différemment, choisir un autre mot. »

« Il faut s’y faire »

Pour eux, la rentrée a été particulière puisqu’il a fallu dire aux enfants qu’ils allaient devoir porter un masque pour aller en classe. « Tous ses camarades en ont un alors ça va, elle comprend, assure Lucie, mais ce n’est pas facile car c’est un peu anxiogène. Il a fallu prendre le temps d’en parler. » Pour le fils de Saïf, c’est un peu plus compliqué : « Il me dit que ça le gêne, qu’il en a marre. Mais c’est pour notre santé à tous alors il faut s’y faire. »

Plus tôt dans la journée, Lucas et ses camarades inscrits au lycée Marcel-Sembat de Sotteville-lès-rouen s’entassent dans le fond du bus F3, sans pouvoir respecter la fameuse distanciation sociale faute de place. « Le matin ou le soir, on a l’impression que c’est comme d’habitude. Mais on n’a pas le choix si on veut arriver à l’heure en cours. » Pas forcément inquiet, il concède tout de même être prudent lorsqu’il rentre chez lui. « Je me lave plus souvent les mains, j’évite les contacts… On se dit qu’on peut l’avoir sans le savoir puisqu’on est jeune. »

Au nouveau parc du champ des Bruyères inauguré fin septembre, les rayons de soleil du début novembre attirent de nombreux habitants qui profitent de l’autorisation de sortie dans un périmètre d’un kilomètre autour de chez soi. « On habite pas loin, au Château blanc. Mais je ne sais pas si ça fait plus d’un kilomètre », sourit Ignès venue avec deux copines prendre l’air. Elle non plus n’a pas la même impression avec ce « reconfinement ». « On peut sortir pour aller en cours, voir les amis. On fait attention quand même… »

En tenue de sport, Icham est sorti pour faire un peu d’exercice. « La dernière fois, le parc n’était pas encore ouvert. On n’avait pas de lieu à proximité où s’exercer ». Abonné dans une salle de sport, il est lui impacté dans son loisir quotidien. « La dernière fois, je m’installais sur mon balcon, mais bon ce n’était pas top. Là, on a de l’espace… » Un œil rivé sur sa montre, regarde-t-il s’il ne dépasse pas l’heure autorisée ? « En fait je regardais mon rythme cardiaque, mais oui je vais devoir bientôt rentrer. » Et se reconfiner. Mais seulement jusqu’à demain…

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STOP À LA VIOLENCE

Mercredi 25 Novembre, journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes.

 

« Aujourd’hui, la violence à l’égard des femmes et des filles constitue l’une des violations des droits humains les plus répandues, les plus persistantes et les plus dévastatrices dans le monde. Elle demeure également l’une des moins signalées en raison de l’impunité, du silence, de la stigmatisation et du sentiment de honte qui l’entourent. » (source : www.un.org)

 

STOP À LA VIOLENCE

Plus d’informations sur : https://www.un.org/fr/events/endviolenceday/