Archive dans 20 novembre 2020

Les éleveurs laitiers normands victimes de la pollution électrique des THT: une enquête courageuse du POULPE…

La technocratie jacobine de l'Etat central française refuse de reconnaître que les lignes électriques à haute tension ont des effets négatifs sur la santé des animaux d'élevage en fonction du contexte météorologique et géologique.

Alors que les preuves scientifiques mais aussi les procès d'éleveurs en désarroi se multiplient, les autorités publiques concernées, à savoir EDF et sa filiale spécialisée Réseau Transport Electrique (RTE/ ENEDIS), les préfectures, les ministères concernés (Environnement et Agriculture) mais aussi les chambres d'agriculture, continuent à faire la sourde oreille.

Cette question des courants électriques vagabonds qui se propagent bien au-delà des câbles de la ligne haute tension notamment quand chez nous il fait mucre, ces histoires de  troupeaux de vaches qui se réfugient entre les quatres pattes métalliques des pylônes qui font office de cage de Faraday ou ces témoignages désespérés d'éleveurs constatant le mal être de leurs bêtes, leurs maladies soudaines, leur mort ne sont pas le produit d'une machination complotiste contre l'énergie électro-nucléaire: cette question méprisée a chauffé les esprits pendant le vrai-faux débat public sur le projet de nouvelle ligne THT Cotentin-Maine, puis, ensuite, pendant sa construction houleuse dans les années 2008-2012.

Les propositions ou solutions alternatives faites par les éleveurs et certaines associations pour atténuer cette importance nuisance n'ont pas été prises en compte au nom de l'intérêt national de raccorder au plus vite le futur réacteur nucléaire de l'EPR de Flamanville à la... Bretagne.

En 2020, l'EPR en question n'est toujours pas mis en service et toute cette précipitation à faire cette nouvelle ligne THT balafrant notre bocage normand du Cotentin n'a servi à rien: ce temps pourrait être mis à contribution pour, justement, reprendre enfin sérieusement ce dossier douloureux pour procéder à des réaménagements de la ligne ou des adaptations à la ligne.

Gouverner c'est prévoir: les technocrates qui prétendent nous gouverner oublient de méditer totalement le célèbre adage car la prévention du risque électrique aurait dû être faite avant la construction de la ligne.

L'achat sonnant et trébuchant du silence des éleveurs en souffrance ne saurait faire l'économie d'un véritable souci du bien être des populations d'un Ploukistan normand qui n'a pas l'habitude qu'ils ont, outre-Couesnon, de brûler les préfectures et de barrer les routes à la moindre contrariété...

Archives de l'Etoile de Normandie:

http://normandie.canalblog.com/archives/2017/12/11/35948667.html

http://normandie.canalblog.com/archives/2015/07/17/32373481.html

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Ci-après, on lira l'excellente enquête de Caroline Trouillet du "Poulpe", le média normand et indépendant d'investigation qui a le mérite de remettre sur le devant de la scène médiatique régionale une question que l'on ne doit pas oublier!

Vingt ans après les premiers procès d’éleveurs contre EDF, les courants générés par un ouvrage électrique continuent de causer des troubles dans les troupeaux laitiers. Certaines exploitations sont condamnées à la faillite. Le phénomène est très sensible dans la Manche, où deux lignes à très haute tension serpentent vers la centrale nucléaire de Flamanville. L’association nationale Animaux sous tension a décidé de défendre les éleveurs en justice.

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Par Caroline Trouillet | 18 Nov 2020

Dix hectares de terres couverts par un transformateur électrique et 6 pylônes, soutenant le passage d’une ligne 400 000 volts. Le courant y file jusqu’à la centrale de Flamanville, 120 km plus au nord. Dans la Manche, à Saint-Laurent-de-Terragalte, l’ouvrage occupe un tiers de la ferme du Tertre, où l’on pensait, par mégarde, trouver Serge Provost. Voilà 17 ans que l’éleveur a vendu sa propriété, maudite par 50 années de courants électriques. 

A quelques kilomètres, c’est comme président de l’association nationale Animaux sous tension (Anast) qu’il répond, sans répit, aux sonneries de son téléphone : « La semaine dernière, on m’a appelé pour trois nouveaux cas ». Ces « cas » sont des éleveurs démunis par les incidences d’un ouvrage électrique – lignes à haute, moyenne ou basse tension, transformateurs ou éoliennes – sur la santé de leur troupeau.

Mammites (infection de la mamelle), vaches qui refusent de boire, problèmes de croissance, surmortalité, infertilité… Ce cauchemar, Serge l’a connu, lorsqu’en 1989, le poste de transformation d’EDF s’agrandit de 1 à 10 hectares sur sa ferme, avec la mise en place d’une ligne THT : « De 1990 à 1998, nous avions 300 000 euros de manque à gagner » précise-t-il.

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Il s’associe avec deux éleveurs bretons pour créer, en 1993, l’Anast, et interpelle, aux côtés du président de la Confédération paysanne, François Dufour, le ministre de l’Agriculture, Gilles Le Pinsec. Lequel constitue en 1999 un groupement d’experts pour étudier l’influence des champs électromagnétiques : le groupe permanent de sécurité électrique en milieu agricole (GPSE).

Devenue une association financée par RTE et Enedis, le GPSE a engagé avec les chambres d’agriculture des protocoles pour accompagner, depuis 2014, 28 éleveurs en difficulté, dont 12 en Normandie. L’Anast recense quant à elle une centaine d’éleveurs impactés. Une dizaine dans la Manche, département le plus nucléarisé de France, traversé par deux lignes THT. La première, construite à la fin des années 1980, et la deuxième dite Cotentin-Maine, implantée en 2012, en prévision de la mise en service du nouvel EPR à Flamanville.

Du protocole avec, au procès contre

Treize kilomètres au nord de Saint-Laurent-de-Terragalte, un pylône surplombe, à 300 mètres, la propriété de Dominique Veauprès. Ajouté aux 33 autres qui traversent Isigny-Le-Buat, l’ouvrage apporte, via la taxe sur les pylônes électriques, 142 264 euros à la commune en 2020. Et matérialise, pour Dominique, la ruine de son exploitation.

« Quand j’ai commencé, j’avais 30 ans. J’ai quitté la ferme à 53 ans. Ils m’ont bousillé la partie la plus dynamique de ma vie professionnelle ». « Ils » c’est RTE, installateur de la ligne THT et son pylône qui auraient amené, dès 1991, des perturbations électriques causant des mammites à répétition dans son troupeau.

« Ils m’ont dit qu’il fallait désinfecter les griffes entre chaque vache pendant la traite. Personne ne fait ça. Bon, je l’ai fait pendant 4 mois. Sans aucun résultat » relate l’éleveur en décrivant les expertises vétérinaires et zootechniques qui ont suivi, en 2008, sa signature d’un protocole GPSE, avec RTE et la Chambre d’agriculture.

En 2009, le GPSE finance la mise en équipotentialité de toutes les structures métalliques de son exploitation, afin qu’elles soient reliées entre elles à la terre. « Après l’opération, les vaches sortaient de la stabule en file indienne au ras du poteau, puis en courant. Je les ai filmées. Quelque chose les gênaient très fortement ». Les ennuis continuent, jusqu’à mi-août 2012. Un matin, Dominique Veauprès mesure comme à son habitude le courant sous la ligne : elle est hors tension. 

« On s’est aperçu alors que tout marchait nickel. Une vraie ferme… », explique un éleveur de la même commune. Depuis dix ans, Thierry Charuel produisait un lait impropre à la consommation, avec des décès inexpliqués dans son troupeau. Or, à partir de fin août 2012, les courbes qui indiquent la capacité du lait à transmettre le courant chutent progressivement sur son robot de traite.

Jusqu’en septembre. Le courant revient alors dans la ligne, qui était en maintenance. L’éleveur perd une dizaine de vaches en un mois. Trois ans plus tard, il réclame à RTE un dédommagement d’un million d’euros. Tout en confirmant le lien de causalité entre la proximité de la THT et les dommages, la cour de cassation ne retient que le préjudice sur un an de la qualité du lait : 37 000 €. « Une victoire avec des miettes » regrette Thierry Charuel.

Quant à Dominique Veauprès, il a, en 2014, emprunté à la banque pour déménager sa ferme 8 kilomètres plus loin. « Depuis, je travaille avec un troupeau qui marche. Mais je suis endetté à 90 % ». Un an plus tôt, après avoir sollicité RTE pour co-financer sa délocalisation, l’opérateur lui avait répondu : « Il s’avère qu’il n’existe pas d’éléments objectifs permettant d’associer au fonctionnement de la ligne RTE des effets sur les animaux ».

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Lire la suite de cette enquête de Caroline Trouillet sur le site du Poulpe, média normand d'investigation:

https://www.lepoulpe.info

Signalisations de sortie d’agglomération

Comme vous l'avez constaté, de nouveaux panneaux ont été installés en entrée/sortie d'agglomération. Certains administrés nous ont fait part de leur étonnement, car les panneaux sont situés en amont de leur domicile, alors même qu'ils habitent à Saint-Pierre.

La municipalité tient à vous informer que ces nouveaux panneaux ne changent rien aux limites géographiques de la commune: si vous les dépassez, vous êtes simplement hors agglomération, mais toujours à Saint-Pierre.

Nathalie Darche – 15 Berceuses

On avait aimé Pétrole, disque fin et puissant, véritable pas de côté qui nous emmenait dans l’univers rêveur de Nathalie Darche. Dans Pétrole, Nathalie n’était pas seule, mais son piano, et surtout son toucher Debussyen se reconnaissait entre mille. La [...]

Le BREXIT s’invite au Havre aujourd’hui : tout va bien !…

20 novembre - Clément BEAUNE, Secrétaire d'Etat chargé des affaires européennes, était reçu au Havre aujourd'hui au sujet des aménagements mis en place dans le cadre du Brexit. Un Brexit qui hier encore faisant tant peur...
Aujourd'hui tout va bien ! Le port est prêt... les services de l'Etat sont prêts, le Ministre est confiant... Tout va bien...
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- Actualités /

DEP Marc-Antoine Jamet

En raison du confinement, le magazine Dimanche en Politique s'adapte et vous propose une nouvelle formule, avec un seul invité sur le plateau de France 3 Normandie : Marc-Antoine Jamet, Maire de Val-de-Reuil dans l'Eure.
 

INFO TRAVAUX : du 23 novembre au 12 décembre

Dans le cadre d’une opération d’amélioration des cheminements piétonniers dans sa commune, la Municipalité a planifié la création de 4 nouveaux passages piétons protégés adaptés aux mobilités réduites, au niveau des 7 et 15 rue de Fontaine, rue Leblanc et rue de la GareLes travaux sont prévus pour une durée prévisionnelle de 3 semaines, du 23 novembre au 12 décembre, et seront réalisés par l’entreprise Fizet, pour un montant de 31 182€TTC.

Pendant la durée des travaux et pour la sécurité de tous, la circulation sera alternée et adaptée à 30km/h. Le stationnement aux abords des chantiers sera strictement interdit.

« Feu vert pour la réalisation du Contournement Est ! »

Le Conseil d’Etat a rendu hier soir sa décision concernant le Contournement Est de Rouen. Il a ainsi répondu à la saisine de plusieurs associations qui demandaient l’annulation de la Déclaration d’Utilité Publique accordée au projet.

En vingt-deux pages, le Conseil d’Etat a rejeté, sans ambigüité, les 13 requêtes qui avaient été déposées, relevant notamment que les études d’impact environnemental avaient été particulièrement respectées. Catherine Morin-Desailly, sénatrice de la Seine-Maritime et conseillère régionale de Normandie, tient à rappeler que  le ministre de l’époque, Jean-Louis Borloo, porteur des lois Grenelle I et II, y avait particulièrement veillé.

« Cette décision est une satisfaction pour tous ceux et toutes celles qui militent pour ce projet depuis si longtemps», se réjouit Catherine Morin-Desailly. Le Conseil d’Etat a donc conforté le caractère d’utilité publique de ce projet tant attendu depuis plus de 40 ans. Et rajoute : « Le  Contournement Est est plus que jamais une nécessité pour Rouen et sa Métropole.  Les conditions de circulation au sein du territoire métropolitain sont intolérables tant pour les habitants, que pour les entreprises, occasionnant des nuisances de toutes sortes (dégradation de la qualité de vie, santé, ….). Au-delà de l’intérêt pour Rouen, et son désenclavement, la création de cette liaison A28-A13 connectera enfin, la Métropole Rouennaise, et donc toute la Normandie, au reste de l’Europe : une réelle chance pour l’économie de notre territoire métropolitain et pour notre Région. »

Pour Catherine Morin-Desailly, « Nous ne devons plus tergiverser ! Les collectivités se sont engagées sur le financement (Région : 157 M€ ; Département : 22 M€ et Métropole : 66 M€). L’Etat est également partie prenante grâce au plan de relance (245 M€).  Nous devons donc aller de l’avant collectivement pour que ce projet se fasse dans les meilleurs délais ! »

Force est de constater que les municipales à Rouen et les arrangements électoraux entre le Parti Socialiste et Europe Ecologie Les Verts pèsent aujourd’hui sur la position de la Métropole Rouen Normandie. Cet avis devrait permettre au nouveau Président de la Métropole, Nicolas Mayer-Rossignol, de revenir à de meilleures considérations et revenir à sa position initiale sur cette liaison A28-A13 qu’il qualifiait d’« axe indispensable »(janvier 2015) lorsqu’il était Président de la Région Haute-Normandie. La politique politicienne ne doit pas bloquer un tel projet d’intérêt général pour lequel les conditions du débat démocratique ont été pleinement remplies. .

Aujourd’hui, les indicateurs étant au vert, passons enfin à la réalisation !