Archive dans 14 novembre 2020

Elections régionales 2021: vers un report au mois de juin.

Elections régionales et départementales:

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Il semble que nous allons vers un compromis entre la majorité des élus locaux qui refusent de tripatouiller le calendrier électoral, par principe, et l'Elysée qui souhaitait pouvoir reporter ces élections locales (dont tout le monde se fout ou presque...) après les prochaines élections présidentielles de 2022 sous prétexte de crise sanitaire du COVID qui pourrait jouer les prolongations à moins qu'il ne s'agisse d'épargner à l'actuelle majorité présidentielle une nouvelle défaite électorale avant la reine des élections de notre république.

Finalement, il pourrait y avoir un report: non pas en 2022 mais en juin 2021, report qui, semble-t-il, satisfait tout le monde ou presque et qui permet d'avoir un peu plus de temps pour organiser un début de commencement de débat public sur des questions régionales et normandes dont on ne parle presque jamais sauf ici sur l'Etoile de Normandie puis c'est notre raison d'être...

Bref! il s'agit d'éviter l'escamotage total des enjeux régionaux par le seul enjeu national parisiano-politicien de savoir qui doit succéder ou non à Monsieur Macron sous les ors de Madame de Pompadour au 57 de la rue du Faubourg- Saint-Honoré dans le 8ème arrondissement de Paris.


 

Lire, ci-après, la réaction du président de la Normandie, Hervé Morin:

https://www.ouest-france.fr/normandie/elections-regionales-herve-morin-favorable-a-un-scrutin-en-juin-7049282

Élections régionales. Hervé Morin favorable à un scrutin en juin

Le président de la Normandie est favorable à un report en juin 2021 mais est opposé à des élections par correspondance, difficiles à organiser avec un scrutin à deux tours.

Deux questions à… Hervé Morin, président centriste de la Normandie.

On s’achemine vers un report des élections régionales prévues en mars, en raison de la crise sanitaire. Quel est votre avis ?

Comme je l’ai dit à Jean-Louis Debré, qui doit remettre ce vendredi au Premier ministre son rapport sur un report, je suis favorable à des élections en juin 2021. Il y a un consensus politique pour des élections à la fin du printemps. Mais en fait, mars ou juin, ça m’est un peu égal. En revanche, je reste opposé à un report en 2022 après la présidentielle.

Seriez-vous favorable à des élections par correspondance ?

Ah ça non. Cela me semble d’ailleurs incompatible avec un scrutin à deux tours. Nous n’aurions pas le temps d’organiser un deuxième vote par correspondance. Les deux tours sont trop rapprochés. Et puis, je n’ose imaginer un mouvement social et une grève à La Poste. On n’en sortirait pas.
Voir aussi:
Report des élections régionales : Jean-Louis Debré rend sa copie.

L'ex-président du Conseil constitutionnel Jean-Louis Debré remet vendredi matin ses conclusions à Jean Castex sur un éventuel report des élections régionales.

Y aura-t-il des élections au printemps? C'est la question soumise à l'ex-président du Conseil constitutionnel Jean-Louis Debré, qui remettra ses conclusions vendredi matin à Jean Castex. Un consensus politique se dessine déjà en faveur d'un report en juin des départementales et régionales, initialement prévues en mars. "Vous me ferez part d'un ou plusieurs scénarios alternatifs, pour le cas où les scrutins ne vous paraîtraient pas pouvoir être tenus en mars 2021", écrivait le Premier ministre le 23 octobre dans la lettre de mission de Jean-Louis Debré. 

Les Français partagés sur le report

Selon un sondage Harris interactive pour Régions magazine, réalisé en ligne du 21 octobre au 2 novembre et publié mercredi, les Français sont partagés à quatre mois de cette échéance : 50% se disent favorables au maintien de la date initialement prévue ; 49% au report des élections à une date ultérieure. Si l'on regarde l'appartenance politique des sondés, on retrouve en tête chez ceux qui défendent le statu quo, à savoir un scrutin en mars, les sympathisants de LREM (56%), du Rassemblement national (55%), d'EELV (54%) et des Républicains (53%). A l'opposé, les socialistes (47%) et la France insoumise (50%).

"Que les élections régionales soient reportées à juin ne changent rien pour nous. Une campagne présidentielle, ça se lance à la rentrée de l'année précédant le scrutin", estime un membre de La Manufacture, le mouvement de Xavier Bertrand, le président de la région Hauts-de-France, qui ne cache pas ses ambitions pour 2022. Si par contre, le scrutin se tenait en octobre ou novembre, ce serait différent. "En termes de timing, ça change tout. Aucun candidat à la présidence de région ne va faire campagne en disant : 'Elisez-moi ; je démissionnerai tout de suite après pour faire une campagne présidentielle!'."

La question du vote par correspondance

Mais les élus sont aussi nombreux à demander que la tenue du scrutin avant l'été soit sécurisée même en cas de nouvelle vague de l'épidémie, via le recours par exemple au vote par correspondance. Le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, s'y est toutefois montré hostile cette semaine. Contrairement aux Français, si l'on en croit l'enquête Harris parue mercredi. En effet, 72% d'entre eux se disent favorables à une possibilité de vote par correspondance (33% "tout à fait favorable" et 39% "plutôt favorable"). Idem pour le vote via Internet (41% "tout à fait favorable" et 31% "plutôt favorable").

Lire aussi - Après l'élection américaine, la question du vote par correspondance revient en France

Après la remise du rapport Debré, Jean Castex ne devrait pas se prononcer sur un éventuel report des élections dès ce vendredi. Il doit consulter de nouveau les partis politiques avant de prendre une décision finale. Le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal, avait indiqué mi-octobre que la décision finale d'un éventuel report serait prise avant le début de la campagne officielle, soit "à la fin de l'année, début d'année 2021".


Lire aussi cette lettre ouverte diffusée par sept présidents de conseils départementaux, dont celui de la Seine-maritime:

Pour faire suite à l’annonce du report des élections départementales, je vous invite à retrouver ci-dessous la déclaration des sept Présidents de Conseils départementaux signataires de la tribune du 13 octobre dernier.

« C’est avec satisfaction que nous avons appris que Jean-Louis DEBRÉ, ancien président de l’Assemblée nationale et du Conseil constitutionnel, avait proposé un report en juin 2021 des élections départementales au Président de la République.

En effet, désigné par Emmanuel MACRON suite à notre tribune du 13 octobre dernier, il a mené une série d’auditions auprès de nombreuses personnalités politiques et des chefs de partis afin de poser les bases d’un nouveau calendrier électoral.

Faisant comme nous le constat de l’impossibilité de maintenir les élections locales en mars prochain au regard de la crise sanitaire, sa connaissance des institutions et son indépendance l’ont conduit à la même conclusion : un report en juin, qui permet d’espérer un retour à un meilleur état sanitaire, sans entrer en conflit avec les élections présidentielles 2022.

Conscients qu’il ne s’agit que d’une première étape, nous serons désormais vigilants quant au choix du Président de la République et du Gouvernement et nous les appelons à se prononcer en faveur de cette position sage, équilibrée et respectueuse de la démocratie. »

 

Présidents de Conseils départementaux signataires

Noël BOURGEOIS, Ardennes

Jean-François GALLIARD, Aveyron

Marc GAUDET, Loiret

Nicolas LACROIX, Haute-Marne

Claude LÉONARD, Meuse

Frédéric BIERRY, Bas-Rhin

Bertrand BELLANGER, Seine-Maritime

La Seine Maritime passe en risque élevé de grippe aviaire

Depuis le 23 octobre, le nombre de cas d’influenza aviaire dans la faune sauvage augmente en Europe.

Il s’agit “d’une maladie animale virale infectieuse, très contagieuse, transmissible à tous les espèces d’oiseaux, domestiques ou sauvages.”

Face à cette situation, la Seine Maritime (“département traversé par les couloirs de migration des oiseaux sauvages…”) passe ainsi en risque élevé.

 

Nous informons nos administrés, que des mesures de prévention sont rendues obligatoires pour les professionnels mais aussi les détenteurs d’une basse-cour. (exploitation non commerciale dans laquelle des volailles sont détenues) :

  • claustration ou protection des élevages de volailles par un filet avec réduction des parcours extérieurs pour les animaux
  • interdiction de rassemblement d’oiseaux (exemples : concours, foires ou expositions)
  • interdiction de faire participer des oiseaux originaires de la Seine Maritime à des rassemblements organisés dans le reste du territoire métropolitain
  • interdiction des transports et lâchers de gibiers à plumes.
  • interdiction d’utilisation d’appelant.

Vous trouverez ci joint pour information le courrier de la préfecture.

Pour les particuliers détenteur de volailles, merci de consulter la brochure “renforcement des mesures de biosécurité pour lutter contre l’influenza aviaire”

L’article La Seine Maritime passe en risque élevé de grippe aviaire est apparu en premier sur Doudeville - Capitale du lin.

« l’avenir de l’université s’annonce bien sombre »

"l'avenir de l'université s'annonce bien sombre"L'université du Havre se mobilise contre la loi de "programmation de la recherche". Les enseignant-e-s et enseignant-e-s chercheurs-euses font entendre leurs craintes et leur indignation face aux conséquences de cette loi, qui doit être votée mardi prochain, 17 novembre.

Un représentant du SNES-up FSU s'est d'ailleurs longuement exprimé dans la presse locale.

Du fait de l'état d'urgence sanitaire, les moyens d'action sont limités, bien sûr. Mais les enseignant-e-s veulent expliquer à la population les grands axes de cette loi.

Nous avons été sollicités pour que ce blog soit l'un des vecteurs de cette explication. C'est donc avec plaisir que nous leur donnons la parole et publions ci-dessous un texte signé pour l'instant par 85 membres de la communauté salariée de l'université du Havre.



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Article original rédigé par Ensemble Le Havre et publié sur Ensemble ! Le Havre
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