Archive dans 4 novembre 2020

Rassemblement dans le cadre de la campagne internationale pour abolir les armes nucléaires

4 novembre - Rassemblement devant la Sous-Préfecture dans le cadre de la campagne internationale pour abolir les armes nucléaires.
Il y a un événement : le Honduras a ratifié le traité d'interdiction des armes nucléaires. C'est le 50e état à le faire. Dans 90 jours selon les règles de l'ONU ce traité pourra entrer en vigueur.
Les ratifications vont se poursuivre.
Il faut désormais chez nous en France et dans les pays détenteur de la bombe atomique agir pour que les puissances nucléaires obtempèrent et (...)

- Actualités /

Trafic de céréales : quand l’axe Seine se dilue dans l’Atlantique…

     La communauté portuaire de Rouen ne manque jamais une occasion de bomber le torse comme un coq depuis que se succèdent les cargos vraquiers très encombrants dans le chenal d'accès à son port fluvio-maritime positionné à 120 km de la mer, approfondi pour la modeste somme de 197 millions d'euros il y a quelques années...

     Une question me brûle les lèvres :

     Comment se fait-il qu'un cargo partiellement chargé de céréales à Rouen à cause de la contrainte de tirant d'eau passe par le port de La Rochelle-La Pallice au lieu de tout simplement faire étape... au GPM du Havre, principal port de l'axe Seine et du GIE HAROPA... regroupant les ports du Havre, de Rouen et de Paris ?...

DEMAIN VOUS AVEZ RENDEZ-AVEC….

En attendant des jours meilleurs n°4

Matéo DEGRUMELLE

Demain jeudi 5 novembre, vous avez rendez-vous avec Matéo DEGRUMELLE, jeune footballeur formé à l’AS Canton d’Argueil et aujourd’hui au centre de formation de l’Amiens SC.

Rendez-vous demain!

Vous souhaitez parler de votre club, de votre sport, présenter un projet… contactez-nous vite et nous le mettrons en lumière à travers une interview. christophe@braysports.fr

Mercredi 4 novembre 2020: l’histoire du château de Caen passe à la télévision ce soir…

Ouest-France l'a repéré pour nous...

La longue histoire du château de Caen fait l'objet d'un documentaire diffusé ce mercredi 4 novembre 2020 à 21h00 sur la chaîne RMC Découverte:

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Une longue et glorieuse histoire du château fort fondé jadis par Guillaume Le Conquérant qu'il faudrait éviter de conclure avec... ça:

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Archives de l'Etoile de Normandie:

http://normandie.canalblog.com/archives/2020/09/18/38540283.html

http://normandie.canalblog.com/archives/2020/09/16/38536124.html

EHPAD ou… mourroir à Louviers… Et si nous en revenions au temps des béguinages?

L'actualité est redevenue tragique... La mort rode partout! On nous dira que c'est de saison. Le 2 novembre, on l'oublie trop souvent, est le véritable jour dédié à la mémoire de nos morts et non pas la Toussaint...

Mais avec l'épidémie du Covid et le risque des attentats terroristes islamistes, la Camarde fait son grand retour!

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Ce qui est à lire ci-après est édifiant du peu de cas que notre société fait de ce qui était autrefois l'une des plus grandes affaires d'une vie humaine normale: se préparer dignement à la Mort...

Comment faisait-on autrefois alors que nos ancêtres ne disposaient pas d'une vie matérielle aussi confortable que la nôtre et n'avaient pas une médecine aussi performante et efficace que la nôtre?

Face à la Mort, autrefois, aucune personne humaine, aucune âme humaine n'était laissée seule, livrée à elle-même comme aujourd'hui.

Et pour s'y préparer, les "vieux" vivaient le plus longtemps possible avec tous les autres, dans les familles, au coeur des maisons et des villages à la campagne. Et en ville, existait, autrefois, des immeubles mixtes où les générations et les classes sociales vivaient ensemble chacune à son étage mais avec la possibilité d'une solidarité quotidienne et pratique. Mais il y avait aussi des communautés de vieux et de vieilles: dans le Nord du royaume de France, notamment dans les Flandres, dans la foulée du vaste mouvement de spiritualisation de la société civile portée par les laïcs aux XII et XIIIe siècles, sont apparus les béguinages qui étaient des communautés monastiques regroupant, notamment, des femmes laïques décidant de vivre individuellement tout en partageant les tâches quotidiennes indispensables.

https://www.beguinagesolidaire.fr/actualites/90-le-beguinage-solidaire-pourquoi-ce-nom.html

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Le Béguinage Solidaire®, pourquoi ce nom ?

Cette question nous est souvent posée. Deux réponses en réalité.
La première est historique. Le béguinage est un mouvement né au XIIè siècle, une époque bouillonnante pour l'Europe. Des femmes de conditions très différentes accomplissent des oeuvres extraordinaires. Le béguinage dont l'histoire est encore mal connue s'inscrit dans ce courant. Il est le lieu d'une grande fraternité, d'une véritable ouverture sur la cité même s'il est aussi un lieu de protection. La culture y trouve une véritable place. Ces femmes (puis des hommes) travaillent, vivent et prient ensemble tout en respectant l'intimité de chacune. C'est la révolution française[1] qui met un terme à cette aventure.

Aujourd'hui, le mouvement des béguinages, (begijnhof en néerlandais, beginenhof en allemand) compte des centaines de réalisations, principalement en Europe du nord. Son caractère religieux s'est globalement effacé mais l'esprit demeure : liens forts entre les habitants et le voisinage, sobriété (s'exprimant dans notre démarche écologique), partage.

Nous nous retrouvons dans cette belle histoire. Et il est bon d'avoir des racines pour grandir et se développer .

A vrai dire, nous avons bien imaginé quelques noms originaux pour notre projet. Mais aucun ne nous a convaincus. Et nous rêvons du jour où les habitants des Béguinages Solidaires iront rencontrer ceux des begijnhofs et des beginenhofs ou simplement des béguinages à travers l'Europe pour des échanges riches de rencontres et de découvertes. Voilà pour la première raison.

A la réflexion, la seconde nous est apparue peu à peu. Elle est plus subtile. Employer le mot Béguinage laisse toute sa liberté à l'imagination pour construire son propre rêve et surtout sa propre réalisation. Il est difficile de mettre dans une case un mot dont personne ne connait l'origine exacte.

Tandis que EHPAD, MARPA, résidences seniors ou résidences services, même foyer-logements, sont des appellations qui conditionnent immédiatement la réflexion, tant des futurs habitants que de leurs familles, de leurs amis et même des personnes qui viendront y travailler.

Nous assistons à des tentatives pour catégoriser les projets émergeants d'habitats solidaires. Le mot à la mode est « habitat inclusif ». N'est-ce pas là un essai pour nous mettre dans un nouveau cadre, une nouvelle case ? Et comme la mode, cela ne durera peut-être qu'une saison ou deux.

En ce qui nous concerne, nous voulons libérer l'imagination des habitants, nous voulons les inviter à être acteurs de leur vie et acteurs de celle du groupe des habitants, acteurs de la cité aussi.

Alors, avec « Béguinage Solidaire », tout est possible, tout est à inventer par chaque futur habitant en lien avec ses voisins.

Voilà, vous savez tout ! Nous vous invitons à écrire l'histoire des 8 prochains siècles du béguinage !   

Pour ceux qui voudraient aller plus loin : https://fr.wikipedia.org/wiki/Béguinage


[1] La révolution ferme tous les lieux de confession chrétienne et lorsqu'elle envahit l'Europe, elle en fait de même à travers les pays vaincus.


 

Après la solution, le problème qui confine au tragique!

https://www.paris-normandie.fr/actualites/societe/sept-morts-et-57-cas-de-covid-19-au-sein-d-un-etablissement-korian-a-louviers-FD17411433?utm_source=newsletter_mediego&mediego_euid=d26e742055&utm_campaign=newsactu&utm_medium=email&mediego_ruuid=86eb6691-ca16-4ab2-95e2-a4166351b7f7_0&mediego_campaign=20201031_news_actu&utm_content=20201031

Sept morts et 57 cas de Covid-19 au sein d’un établissement Korian, à Louviers

Santé. Depuis le 14 octobre, 57 résidents de l’établissement Korian, situé sur le boulevard Georges-Clemenceau, à Louviers, ont été testés positifs au Covid-19. Sept sont décédés.

Le deuxième confinement commence dans la difficulté pour l’établissement Korian, situé sur le boulevard Georges-Clémenceau, à Louviers. Sept décès ont été enregistrés depuis le 14 octobre, comme l’a révélé la Dépêche de Louviers. Mais la direction reste très vigilante et se veut rassurante...

Sept décès

Interrogé, l’établissement Korian se concentre sur le positif. « Le premier cas de Covid-19 a été découvert le 14 octobre, soit il y a plus de deux semaines. Le pic de l’épidémie a été atteint. Aujourd’hui les chiffres sont à la baisse. » Mais restent toutefois importants.

Au total, sur les 90 résidents de l’établissement, 57 sont positifs. « C’est un chiffre impressionnant, oui, mais 70 % d’entre eux sont asymptomatiques. C’est une bonne nouvelle », précise la direction. Les porteurs du virus ont été regroupés dans une unité afin de les isoler des autres résidents. Malgré tout, sept décès ont été constatés...

Pour le moment, les animations au sein de l’établissement ont été annulées. Durant le premier confinement, le personnel soignant avait redoublé d’imagination pour occuper les personnes âgées : foot couloir, loto couloir, beach-volley couloir, coiffeur à domicile, etc.

Mais rien de cela ne sera possible tant que la situation ne sera pas revenue à la normale. Seuls les appels en visio avec les proches ont été remis en place il y a trois jours. Et les visites, bien qu’autorisées par le président de la République, sont elles aussi interdites depuis le 16 octobre.

Des salariés à l’isolement

Le personnel a lui aussi été testé après l’apparition du premier malade. Et 26 d’entre eux se sont révélés positifs. Ils ont donc été contraints de rester chez eux.

La direction ne cache pas être en recherche d’infirmiers : « Tous les soins sont assurés, mais nous avons besoin de renforts. Qu’ils n’hésitent pas à postuler ! »


 

Commentaire de Florestan:

Le modèle français des EPHAD qui sont des usines à mourir gérées par des promoteurs immobiliers et des groupes privés hôteliers n'en est pas un. L'actuelle épidémie du Covid révèle une fois encore le tragique de notre société et de notre époque.

Il faudra repenser complètement la prise en charge du 3ème, du 4ème voire du 5ème âge: la création d'un nouveau pilier dédié pour la sécurité sociale est à l'ordre du jour mais cela ne sera pas suffisant. Car il s'agit de repenser totalement la vie quotidienne de nos vieux qui sont délaissé par notre société contemporaine individualiste, égo-centrique, matérialiste, narcissique, jeuniste et hygiéniste... Egoïste et nihiliste!

Notre héritage spirituel, notre patrimoine culturel nous offrent des trésors de solutions. A condition de le savoir et de s'y intéresser.

Faisons donc ce rêve:

1) Démantèlement et suppression des EPHAD.

2) Construction immobilière et réhabilitations patrimoniales pour créer en Normandie un réseau régional de "béguinages", d'immeubles et de jardins partagés, d'habitats inclusifs, adaptés et médicalisés en fonction de chaque besoin...

Que nous ayons tous, un petit vieux ou une petite vieille près de chez soi!

Quelques exemples:

http://www.semdo.fr/nos-realisations/construction-vente-dimmeubles/beguinage/

http://www.vivre-en-beguinage.fr/nos-beguinages/beguinage-de-murs-erigne/

https://www.lavoixdunord.fr/679293/article/2019-12-12/cappelle-la-grande-au-coeur-de-la-zac-du-centre-un-nouveau-beguinage-bientot-en

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La choule à crosse: un sport traditionnel normand qui a failli mourir mais qui est en pleine renaissance!

Alors que ce sport collectif normand, ayant des racines millénaires puisqu'il remonte aux Vikings, qui a été longtemps pratiqué dans nos campagnes et nos villages avait interdit en 1850 par les autorités préfectorales de l'Etat central français sous prétexte de troubler ll'ordre public... Alors que les sports ruraux anglais furent à l'origine de la plupart de nos sports modernes encadrés par des règles officielles, des championnats officiels et des compétitions nationales et internationales couronnées par les Jeux olympiques qui permirent, à l'orée du XXe siècle, l'invention du sport professionnel... Alors que la plupart de ces sports et jeux professionnels anglais ont souvent une origine française (pensons au "tennis" dont l'ancêtre direct est notre "jeu de paume"), voire... normande, (merci Guillaume!)  il était plus que légitime que nous cessions d'ignorer ou de mépriser sinon de massacrer notre patrimoine immatériel en matière de jeux et de sports sous prétexte que ces activités sentent un peu trop la... bouze!

Après plus d'un siècle et demi de honte de soi, les Ploukistans français redécouvrent avec bonheur leurs traditions sportives et ludiques locales et enracinées: il n'y a donc pas que la pelote basque ou le palet breton dans nos régions de France!

Depuis vingt-ans, dans toutes nos régions ou presque, on assiste à un vaste mouvement de redécouverte et de renaissance de ce patrimoine immatériel qui avait totalement ou presque disparu de nos pratiques sociales et culturelles quotidiennes: à l'instar de la redécouverte de la langue hébraïque qui est redevenue, au XXe siècle, une langue vivante alors qu'elle était devenue au fil des siècles une langue morte historique et liturgique, la renaissance des sports et jeux traditionnels normands nous démontre que les épurateurs, les simplificateurs, les niveleurs infatués de leur bêtise idéologique, n'ont jamais le dernier mot!

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Voir sous le lien suivant, une brève histoire de la choule à crosse ainsi qu'une vidéo présentant ce jeu normand en pleine renaissance...

https://www.francebleu.fr/vie-quotidienne/jeux/jeu-traditionnel-connaissez-vous-la-choule-a-crosse-1569320553

 

 

PATRIMOINE NORMAND EN PERIL/14: Sauvons le « Grand château » de Serquigny et créons une agence régionale du patrimoine normand!

Voici une nouvelle preuve de l'urgence d'avoir une politique publique régionale spécifique, stratégique, efficace et active du patrimoine normand notamment quand des propriétaires, des collectivités territoriales (communes et intercommunalités) ou des associations et des entreprises ont des projets utiles, cohérents et viables pour SAUVER notre patrimoine architectural et artistique régional qui est exceptionnel par sa densité et sa qualité:

On le constate, une fois de plus, l'Etat central, via la DRAC et son directeur régional qui est aux abonnés absents (il somnole en attendant sa mise à la retraite...) ne fait plus rien, ne contrôle plus rien et ne prend quasiment plus aucune initiative: c'est donc à la Région de prendre le relais en proposant l'expertise et les financements nécessaires au portage et à la réussite des projets respectueux et viables qui ont le but de faire vivre au quotidien notre patrimoine qui souffre d'un manque chronique d'entretien mais aussi d'une certaine désaffection tant pour des raisons d'incompétence et d'inculture que pour des raisons idéologiques (haine de l'Histoire dans certains milieux intellectuels):

Le patrimoine normand, répétons-le, c'est le PETROLE DE LA NORMANDIE, une ressource territoriale majeure, une source de création d'emplois non délocalisables qu'il faut cesser de négliger de toute urgence!

https://actu.fr/normandie/serquigny_27622/serquigny-l-avenir-incertain-du-grand-chateau-au-coeur-d-un-imbroglio-juridique_37225436.html

Serquigny. L'avenir incertain du Grand château, au coeur d'un imbroglio juridique

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La sous-préfète de Bernay est venue à la rencontre des élus de Serquigny. Son attention a été attirée vers le Grand château, un patrimoine au cœur d'un imbroglio juridique.

Nommée sous-préfète de Bernay (Eure) au mois de septembre dernier, Corinne Blanchot-Prosper découvre l’arrondissement au fil des semaines. Lundi 19 octobre, elle était de passage à Serquigny.

Pendant plus de deux heures, à pied et sous un soleil automnal, elle a parcouru les rues en compagnie du maire et de plusieurs élus et responsables des services municipaux. « C’est l’occasion de présenter la commune, de remettre au bon souvenir de la sous-préfète des dossiers pour lesquels on aurait besoin de l’aide de l’État », sourit le maire, Frédéric Delamare, en pensant par exemple à un accompagnement administratif pour l’aménagement du Parc Maubuisson. Ce vaste espace arboré au cœur de la ville a été cédé par Arkema il y a deux ans et la municipalité compte l’urbaniser de manière raisonnée.

Un appui serait bienvenu aussi sur la question des gens du voyage, qui viennent régulièrement s’installer aux abords de la salle des fêtes, pour laquelle une restructuration est envisagée, un projet phare du mandat. La sous-préfète a visité aussi l’église, la maison médicale, la médiathèque, les écoles…

Le maire lui a montré le vaste pôle social de Serquigny, riche en emplois, avec la présence de l’ITEP (institut thérapeutique éducatif et pédagogique), l’ATMPE (association tutélaire des majeurs protégés de l’Eure) et la maison relais gérée par l’association Ysos qui accueille des gens en grande difficulté sociale sur de courtes durées.

Une quarantaine de propriétaires

La déambulation s’est conclue par le Grand Château et ce n’est pas l’enjeu le moins complexe. Un ouvrage historique bâti à la fin du XVIIe siècle, élevé sur les fondations d’une précédente construction datant du XIe siècle. Auparavant occupé par l’Adapt (Association pour l’insertion sociale et professionnelle des personnes handicapées), il a été vendu il y a plus de 15 ans à une société qui entendait y créer des appartements et les revendre à des particuliers.

L’entreprise a été placée en liquidation judiciaire et le projet n’a jamais vu le jour. Si le colombier a été restauré (une activité de gîte a existé, avant d’être abandonnée), le bâtiment principal et les pavillons auraient besoin d’une rénovation, avec des problèmes de vandalisme. La végétation est en train d’envahir la façade de briques et de silex, et donne une impression d’abandon…

La bâtisse est divisée en une quarantaine de propriétaires différents, habitants aux quatre coins de la France, voire à l’étranger, et floués financièrement après avoir investi dans ce projet immobilier tombé à l’eau. Des joueurs de football en font notamment partie.

Un pavillon a été mis en vente l’année dernière sur internet pour ce château qui compte de multiples propriétaires. 

En 2018, un promoteur s’est intéressé au site, il voulait racheter le bâtiment et construire des pavillons dans les prairies naturelles qui bordent l’édifice. Mais en zone inondable, ce n’était pas réaliste… L’année dernière, sur Leboncoin.fr, un des deux pavillons avait été mis en vente pour 67 000 €.

« Cela fait mal au cœur », confie Claudine Deriot, conseillère municipale, qui connaît bien l’endroit pour avoir travaillé à l’Adapt. 

« On a entrepris des recherches pour retrouver des propriétaires, certains sont prêts à céder leurs parts, voire à les donner. Mais si sur les 40 propriétaires, 39 acceptent, mais qu'il y en a un qui dit non, on ne peut rien faire. »

Frédéric Delamare
maire de Serquigny

« Il y a un potentiel »

« C’est un patrimoine d’une richesse incroyable au cœur de la commune, il y a un potentiel », ajoute-t-il en regardant ce château qui vaut le coup d’œil. Comment arriver à sortir de ce bourbier ? « Il ne faut pas laisser ce dossier en friche, nous sommes ouverts à toutes les bonnes volontés pour trouver une solution », indique Frédéric Delamare, avec la volonté de régler le problème juridique posé par la multiplicité des propriétaires pour faire émerger un nouveau projet.

« Tout est possible pour ce château, une vocation touristique, un lieu de séminaires, le siège d’une entreprise… », imagine l’élu.

Alors que l’ancien maire, Lionel Prévost, avait déjà interpellé les services de l’État, la sous-préfète de Bernay a promis à nouveau de se pencher sur le sujet.


 

Commentaire de Florestan:

Ce n'est pas les services de l'Etat qu'il faut interpeller... Ils n'en plus rien à foutre!

C'est, au contraire, le conseil régional de Normandie qui devrait prendre le relais de l'Etat central défaillant car il dispose déjà en matière de patrimoine un service ad hoc ainsi que la direction régionale de l'inventaire (depuis la réforme de 2004).

Mais il manque encore à la Région la création d'une agence spécifique comme celle qui existe pour les entreprises (l'ADN), le tourisme et l'attractivité ou, plus récemment, pour l'environnement (ARBDD): le patrimoine ne doit plus être l'impensé du tourisme, de la culture et de l'attractivité régionale, il mérite une attention spécifique et son état général actuel mérite même qu'on s'y intéresse de façon très urgente!

Dans la perspective des élections régionales et la définition d'un projet normand pour les prochaines années, nous suggérons la création d'une agence spécialisée pour la valorisation, la sauvegarde et l'entretien du patrimoine matériel et immatériel de la Normandie qui pourrait regrouper les divers services et outils qui existent déjà (service régional du patrimoine, service de l'inventaire, fabrique des patrimoines, "cluster" Normandie médiévale, partenariat avec l'association sites et cités remarquables...)

L'une des actions possibles de cette agence serait d'assurer le portage d'expertise archéologique, historique, culturelle, technique, juridique et financière des projets de la société civile normande et des collectivités territoriales locales pour faire vivre notre patrimoine normand et, dans de trop nombreux cas, d'assurer sa... survie!

Voir aussi, les dernières nouvelles du pont Colbert de Dieppe:

https://www.tendanceouest.com/actualite-373016-dieppe-c-est-officiel-le-pont-colbert-est-classe-aux-monuments-historiques.html

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