Archive dans 31 octobre 2020

Rappel de l’évidence: les grands ports maritimes normands ne sont pas concurrents mais complémentaires!

Sur le réseau social Linked In, nous avons vu passer l'information suivante:

Capture d’écran du 2020-10-31 23-37-29

Rappelons l'évidence:

Les GPM de Rouen et du Havre sont complémentaires et ils doivent l'être plus encore dans le cadre d'un grand port de la Seine maritime normande dont le siège sera au Havre. La priorité, sinon l'urgence est de travailler à l'amélioration de la logistique terrestre (report modal) et au désenclavement de nos grands ports normands vis-à-vis d'un axe Seine exclusivement... grand parisien.

Ce désenclavement ferroviaire doit se faire vers le Sud via la rive sud de l'estuaire de la Seine (axe Plantagenêt) , vers la Beauce (route du blé) et vers l'Est (Tergnier-Mannheim), tout axe alternatif croisant le corridor dominant Amsterdam-Marseille...

Rappelons l'évidence: les GPM de Rouen et du Havre sont complémentaires et ils doivent l'être plus encore dans le cadre d'un grand port de la Seine maritime normande dont le siège sera au Havre. La priorité, sinon l'urgence est de travailler à l'amélioration de la logistique terrestre (report modal) et au désenclavement de nos grands ports normands vis-à-vis d'un axe Seine exclusivement... grand parisien. Ce désenclavement ferroviaire doit se faire vers le Sud via la rive sud de l'estuaire de la Seine (axe Plantagenêt) , vers la Beauce (route du blé) et vers l'Est (Tergnier-Mannheim), tout axe alternatif croisant le corridor dominant Amsterdam-Marseille...

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Corridor "Amsterdam-Marseille"... Ci-après, une archive douloureuse pour la communauté portuaire rouennaise:

http://normandie.canalblog.com/archives/2016/11/19/34586525.html

Pluie d’investissements dans la… pharmacie normande!

Il faut savoir faire d'une difficulté, une opportunité, pour reprendre l'esprit d'un mot célèbre de Churchill. L'actuelle crise est d'une grande violence. C'est aussi l'occasion d'investir massivement pour préparer la sortie de la crise et anticiper l'avenir sur des secteurs industriels stratégiques non délocalisables et indispensables pour l'intérêt national.

Puisque nous vivons la plus grave crise sanitaire depuis un siècle et le passage de la grippe dite "espagnole", c'est le moment d'investir dans le secteur clef de la pharmacie, une filière particulièrement présente en Normandie avec un pôle régional d'excellence nationale et internationale à Val-de-Reuil mais aussi avec un réseau d'entreprises présentes sur l'ensemble des cinq départements normands... Par exemple, dans le cas présenté par Claire Garnier qui suit l'actualité économique normande pour le quotidien "Les Echos", des petites villes comme Granville, Brécey ou Bolbec sont concernées par une "pluie d'investissements" en provenance de grands donneurs d'ordres étrangers: c'est une bonne nouvelle pour l'économie régionale et pour l'emploi normand.

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Un bémol cependant: c'est que la Normandie n'a que très peu de sièges sociaux ou de directions stratégiques d'entreprise sur son territoire. Cette situation d'une Normandie "découronnée" en matière de direction industrielle et stratégique est le symptome de la faiblesse métropolitaine normande héritée des longues années passées dans la division régionale et la médiocrité localiste.

Avec la mission Leroy et une politique économique très active et innovante, le conseil régional de Normandie n'a pas démérité, bien au contraire. En revanche, il ne peut pas faire le travail que les autres grandes collectivités normandes ne font pas, à commencer, une politique active, coordonnée et innovante pour combler le retard métropolitain normand en terme d'attractivité:

Bref! on se demande ce qu'ils fabriquent dans leurs hôtels de ville à Caen, Le Havre et surtout... à Rouen!


 

https://www.lesechos.fr/pme-regions/ile-de-france/pluie-dinvestissements-dans-la-sante-en-normandie-1259455

Pluie d'investissements dans la santé en Normandie

EXCLUSIF L'industriel médical Aptar Pharma (du groupe américain Aptar Group) investit 85 millions d'euros dans ses usines de Granville et de Brécey (Manche) pour accroître ses capacités de production de composants en élastomère pour les seringues. En parallèle, elle investit dans la R & D au Vaudreuil (Eure). Servier va aussi investir 100 millions d'euros et recruter 100 salariés sur son site normand de Bolbec.

Par Claire Garnier

Publié le 27 oct. 2020 à 14:26Mis à jour le 28 oct. 2020 à 11:09

Les grues vont arriver sur les sites Aptar Pharma de Granville et de Brécey, dans la Manche. L'industriel médical, qui réalise 1,1 milliard d'euros de chiffre d'affaires avec 3.500 salariés, a décidé d'accroître la capacité de production de ces deux usines, qui produisent des composants en élastomère pour seringues et flacons. Le siège européen de l'entreprise se trouve à Louveciennes, dans les Yvelines.

« Nous investissons plus de 100 millions de dollars sur cinq ans pour l'extension de nos deux sites de Granville et de Brécey », indique Gabriel Zenker, président de la division injectable d'Aptar Pharma. « Nous avons embauché 150 personnes depuis début 2020 et d'autres recrutements sont à venir. » Cela porte l'effectif de Granville à 431, et celui de Brécey à 340 salariés, sans compter les 300 intérimaires employés sur les deux sites.

Augmentation de la demande

L'objectif est d'accroître la production de protège-aiguilles et de pistons pour les seringues et de bouchons pour les flacons destinés aux médicaments. « Cette décision d'investissement a été prise antérieurement au Covid, car le marché de l'injectable croit tous les ans », indique Gabriel Zenker, « mais elle est renforcée par l'accroissement de la demande en médicaments et vaccins injectables, du fait du Covid ».

Aptar Pharma, entité du groupe américain Aptar Group, a aussi des ambitions au Vaudreuil (Eure), où il conçoit et fabrique des systèmes de diffusion et de pulvérisation (pompes, valves…) pour l'administration de médicaments. L'entreprise compte 1.200 salariés, dont 150 en R&D. Au total, 5 millions d'euros vont être investis dans l'extension du bâtiment de R&D et 10 millions d'euros dans la R&D elle-même, en direction notamment des systèmes de diffusion connectés . Le site est, par ailleurs, engagé dans une « digitalisation profonde », confie Yann Ghafourzadeh, responsable de la division prescription d'Aptar Pharma pour la zone Emea et président de l'agence de développement Rouen Normandy Invest. « Le Vaudreuil sera un site 4.0 d'ici à 2021 ! »

Fournisseurs locaux

Non content de pouvoir s'appuyer sur des clients proches - GSK à Evreux, Sanofi Pasteur à Val de Reuil ou AstraZeneca à Dunkerque - Yann Ghafourzadeh entend aussi continuer à s'appuyer sur un écosystème local. « Nos moulistes sont français, notre plastique est en partie fourni par Exxon Mobil à Notre-Dame-de-Gravenchon, nos machines d'assemblage sont fabriquées localement et nous travaillons avec un réseau de fournisseurs locaux en maintenance et en pièces détachées. »

De son côté, le groupe français Servier a annoncé le 21 octobre aux rencontres du G5 Santé qu'il allait continuer à s'appuyer sur sa filiale normande Oril Industrie, située à Bolbec (Seine-Maritime), qui produit 98 % de ses principes actifs. Pour doubler la production de son Daflon (médicament contre les maladies veineuses), il va investir 100 millions d'euros et recruter 100 salariés sur ce site, qui emploie 800 salariés. Il anticipe une « hausse de la demande mondiale pour ce produit, qui va doubler d'ici à dix ans ».

Ces investissements ont de quoi réjouir Bernard Leroy, président de l'agglomération Seine-Eure. Chargé par Hervé Morin, président de la région Normandie, d'une « mission de réindustrialisation » de la région, il a insisté sur la nécessité de « miser sur les produits de santé ». Ce secteur, selon ses calculs, 180 établissements et 30.000 salariés en Normandie (principes actifs, médicaments, medtech, applications médicales du nucléaire, masques, logistique..). Hervé Morin en a fait une « filière stratégique » de son plan « Normandie Relance ».

Le déplacement hautement symbolique du Premier ministre en l’église Saint-Étienne

Dans un contexte national tendu, le Premier ministre, accompagné de la ministre des Armées, a tenu à se recueillir en l’église Saint-Étienne et honorer la mémoire du père Hamel tout en réaffirmant la volonté du gouvernement de défendre avec fermeté la liberté de culte.

Impressionnant dispositif de sécurité aujourd’hui samedi autour de l’église Saint-Étienne pour la venue du Premier ministre, Jean Castex, accompagné de Florence Parly, la ministre des Armées. Arrivés de la cathédrale de Rouen où les attendait l’archevêque de Rouen, Monseigneur Lebrun, ils ont été accueillis par le maire Joachim Moyse et le député Hubert Wulfranc. Les deux représentants de l’État ont dans un premier temps tenu à se recueillir devant la stèle en hommage au père Hamel. Puis ils ont salué les militaires et les forces de l’ordre déployés sur le site. L’occasion de rappeler les nouvelles dispositions, notamment autour des églises et des écoles, prises par le gouvernement dans le cadre du passage en «Urgence attentat» du plan Vigipirate et de vérifier leur mise en place sur le terrain. L’occasion aussi d’échanger avec les policiers municipaux présents eux aussi sur le parvis.

«Cette visite avait sans aucun doute comme ambition d’envoyer un message de fermeté dans un contexte très tendu», analyse Joachim Moyse, dont les équipes ont eu peu de temps pour organiser ce passage éclair. «Tout l’intérêt du service public communal, c’est que l’on a des agents qui connaissent bien la ville et qui sont réactifs. Que ce soit la police municipale, le service fêtes et cérémonies ou le cabinet du maire, tout le monde s’est mobilisé pour que cette visite officielle, dont nous avons été prévenus ce matin, puisse se dérouler dans de bonnes conditions.»

Jean Castex et Florence Parly sont ensuite entrés dans l’église où les attendaient les proches de Jacques Hamel ainsi que sœur Danièle, présente au côté du prêtre le matin de son assassinat. Un moment d’échange et de recueillement intense et symbolique dans ce lieu chargé d’émotion. «Pour nous, cette église, c’est plus qu’un symbole», assure d’ailleurs Monseigneur Lebrun. «C’est une réalité. C’était la maison du père Hamel, là où il a perdu la vie. Sa famille est devenue la mienne et cette église Saint-Étienne, c’est sans doute pour moi, celle à laquelle je suis le plus attaché.»

Pour Jean Castex, ce déplacement à Rouen et à Saint-Étienne-du-Rouvray avait également pour objectif de rappeler «l’entière détermination du gouvernement de la République pour permettre à tous et à chacun de pratiquer son culte en toute sécurité et en toute liberté». Selon lui, il en va «de l’honneur de la France et de la République».

Une déclaration tenue dans un contexte rendu encore plus particulier puisqu’à l’instant même où Jean Castex arrivait en Normandie, à Lyon un prêtre orthodoxe était pris pour cible et blessé par balles. En quittant Saint-Étienne-du-Rouvray, le Premier ministre a d’ailleurs indiqué prendre la route pour Paris où l’attendait une nouvelle cellule de crise.

L’article Le déplacement hautement symbolique du Premier ministre en l’église Saint-Étienne est apparu en premier sur Ville de Saint-Étienne-du-Rouvray - Site officiel.

Confinement commercial: la fronde des maires des petites villes (exemple à Argentan…)

C'est mon dreit et j'y ti!

Les contours mi-chèvre mi-chou du confinement commercial décidé par le gouvernement mécontente finalement tout le monde et notamment les indépendants, les artisans et les petits commerçants contraints de tirer rideau pendant quinze jours sous prétexte de ne pas être considéré comme commerce de première nécessité. Sauf que sous prétexte  de distribution alimentaire, les grandes surfaces ont obtenu sans peine le droit, elles, de rester ouvertes ainsi que leurs rayons non alimentaires.

Furieux, les libraires ont ouvert la voie de la constestation et ont fini par obtenir la fermeture des rayons culture et livres des grandes enseignes notamment la FNAC: cette magnifique politique de gribouille ravira le grand fauve américain de l'Amazone numérique...

Face à cette situation d'un gouvernement qui, dans l'urgence, a du mal à trouver le bon équilibre entre des intérêts très contradictoires, les élus locaux, notamment les maires, montent depuis deux jours au créneau en édictant des arrêtés locaux autorisant l'ouverture de tous les commerces de leur centre-ville, histoire de rappeler que l'on ne peut "en même temps" faire une politique de redynamisation des "coeurs de ville" (en concurrence avec celle menée par les conseils régionaux, notamment en Normandie, région où l'on trouve une ville de 10000 habitants tous les 20 à 30 kilomètres) et... fermer les commerces de ces mêmes "coeurs de ville" pour raisons sanitaires...

Un certain nombre de maires normands ont, d'ores et déjà, réagi...

Exemple à Argentan dans l'Orne:

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https://actu.fr/normandie/argentan_61006/reconfinement-dans-l-orne-le-maire-d-argentan-prend-un-arrete-pour-maintenir-les-commerces-ouverts_37157141.html

Reconfinement. Dans l'Orne, le maire d'Argentan prend un arrêté pour maintenir les commerces ouverts

La mairie d'Argentan (Orne) a publié un arrêté municipal pour autoriser l'ouverture de commerces malgré le reconfinement.

 

Le maire d’Argentan (Orne) Frédéric Leveillé a suivi d’autres maires de l’Ouest et de France, comme celui de Barneville-Carteret (Manche) et celle de Fresnay-sur-Sarthe (Sarthe), en prenant un arrêté municipal autorisant les commerces non-alimentaires du centre-ville à rester ouverts malgré le reconfinement

À lire aussi

Il stipule : 

Les commerces non-alimentaires du centre-ville d'Argentan sont autorisés à rester ouverts à compter du 31 octobre 2020 - 00h00 et ceci jusqu'à ce que l'égalité de traitement entre les commerces soit rétablie.

À lire aussi

Le voici dans son intégralité : 

arrete-munic

L’insurrection imminente

Insurrection imminente, Education rémanente dans les recoins du dictionnaire historique d’Alain Rey… Alain Rey écrit dans son dictionnaire historique: Insurrection, du bas latin insurrectio est l’action de s’élever ». L’insurrection, c’est se mettre debout...

PORT fusionné de l’Axe Seine: « Le choix du Havre n’était pas cornélien. »

La rédaction de l'Etoile de Normandie vous donne à lire le dernier communiqué du réseau citoyen du cercle normand de l'Opinion au sujet de la très mauvaise polémique qui monte depuis Rouen en raison du choix du Havre comme siège de la future autorité portuaire unique sur l'Axe Seine.

La question est posée:

Y a-t-il une vision normande partagée, un projet normand pour prendre en charge l'intérêt national

de développer l'Axe Seine?

 

LA REPONSE EST NON!

 

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Capture d’écran du 2020-10-31 12-11-30

 

LE CHOIX DU HAVRE COMME SIEGE D’HAROPA N’ETAIT PAS CORNELIEN

 

 

Les Cercles de Rouen et du Havre se sont concertés pour évoquer le choix fait – enfin ! - par le Gouvernement pour désigner le site du siège de l’ensemble portuaire HAROPA (coopération étroite des deux Grans Ports Maritimes du Havre et de Rouen avec le Port Autonome de Paris).

Le Havre l’a emporté. Cela écarte fort heureusement la candidature de Gennevilliers qui aurait constitué une provocation à l’égard de la Normandie et un non-sens pour les ports de la Basse Seine largement dominée par le caractère maritime et non fluvial du trafic des frets des navires. Cela étant, il convient de ne pas négliger le trafic fluvial : c’est une des solutions au désenclavement de la Normandie et l’allègement indispensable des modes de transport routier et ferroviaire.

Rappelons quelques idées simples :

- Les Grands Ports Maritimes du Havre et de Rouen ne sont pas en concurrence, chacun ayant ses spécialités (Rouen, grand port céréalier, par exemple). Ils se complètent tout en restant attachés l’un et l’autre à leurs trafics particuliers (toujours exemple de Rouen, port lié aux lignes avec l’Afrique).

- Evidemment, le poids du Port du Havre l’emporte largement sur celui de Rouen. Le Havre peut accueillir des supertankers et des porte-conteneurs géants, inimaginables à Rouen, port de fond d’estuaire.

- Le Port du Havre a des perspectives de développement que celui de Rouen n’a pas la prétention d’avoir, même si ce port, avec ses annexes de Saint-Wandrille, Radicatel, Honfleur peut avoir des ambitions légitimes

Dans le concert des trois grandes villes normandes (Rouen, Caen, Le Havre), la Porte Océane fait figure de parente pauvre en matière de centre tertiaire et il nous paraît justifié que le Pôle métropolitain du Havre rejoigne en importance administrative la Métropole de Rouen – Normandie, chef-lieu de la Région, et le Pôle métropolitain de Caen – la Mer, siège du Conseil Régional.

On peut comprendre l’amertume de Rouen. C’est en termes de compensation qu’il faut désarmer les irritations rouernnaises. Or, suite à la catastrophe de Lubrizol, le Président de la République a estimé légitime d’accorder à Rouen des avantages qui, par exemple, conforteraient le statut de métropole de la capitale historique de la Normandie. Pour l’instant, on n’a rien vu venir et la crise ne doit pas servir d’alibi pour ne rien faire.

Quelques suggestions :

 

- Aider à promouvoir Rouen, capitale européenne de la culture.

- Faire de Rouen une cité spécialisée dans la culture du risque Seveso.

- Sauver la Chapelle – Darblay comme plate-forme de transformations des déchets – papiers.

- Poursuivre prioritairement le désenclavement ferroviaire par une avancée significative de la Ligne Nouvelle Paris-Normandie. Etc.

 

 

La Région et la métropole de Rouen – Normandie doivent s’unir pour obtenir ces compensations.

 

 

Cercles C.N.O. du Havre et de Rouen, 31 octobre 2020