Archive dans 21 septembre 2020

Pourquoi avoir implanté un EPR en Normandie? Réponse: pour respecter le « Pacte Electrique Breton »

Un lecteur assidu de l'Etoile de Normandie quelque peu fouineur dans diverses archives quelque peu oubliées a trouvé l'information suivante qui confirmera sans peine ce que nous savions déjà tous ici:

La Normandie coupée en deux des années durant a subi un aménagement de type colonial de la part d'un Etat central arbitrant sur le territoire normand des priorités soi-disant nationales au détriment d'un intérêt général normand qui, en raison de la division normande en deux petites régions trop faibles pour peser et trop antagonistes pour s'organiser ou coopérer, ne pouvait pas exister dans les politiques publiques.

Concrètement, de 1956 à 2015, l'intérêt national en Normandie ce fut, avant tout, l'intérêt de la région parisienne dans l'ex Haute et l'intérêt de la Bretagne dans l'ex Basse.

La Normandie enfin réunifiée et qui affirme, avec une certaine vigueur depuis cinq ans seulement, des politiques publiques régionales au service d'un intérêt général authentiquement normand doit sans cesse démontrer son utilité pour l'intérêt national de la France (la Normandie, première région industrielle et maritime du pays, seconde région agro-alimentaire du pays, troisième région de production énergétique du pays, et aussi: première région française au titre du patrimoine mondial classé à l'UNESCO...) tout en gérant le lourd passif de la division.

Cependant, sur la question devenue essentielle de l'énergie en ces temps d'effet de serre, de changement climatique et de transition énergétique, le fait que la Normandie a été chargée du fardeau électro-nucléaire pour le profit d'une région voisne qui l'avait refusé bruyamment, ne doit plus être considéré comme un inconvénient mais plutôt comme une opportunité:

En effet, la production électrique nucléaire a le double avantage de nous proposer une électricité abondante à un prix modique et totalement... décarbonnée: en conséquence, la Normandie peut devenir LA région française de la transition énergétique en fabriquant abondamment l'hydrogène dont tout le monde va avoir besoin pour décarbonner massivement et rapidement la totalité de notre système de transports qui est le premier responsable de l'émission des gaz à effet de serre et de la pollution atmosphérique.

Reste, cependant, une condition sur laquelle les Normands vont devoir forcer leur nature pour être fermes comme les Bretons:

La Normandie qui est la région de France la plus équipée en réacteurs nucléaires (à Flamanville, Penly et Paluel) qui accueille un EPR prototype raté à plus de... 11 MILLIARD l'unité, qui pourrait en accueillir un second sur le site de la centrale de Penly, qui accueillle tous les déchets nucléaires du pays sur son site de la Hague, qui est censée accueillir quatre parcs d'éoliennes au large de ses côtes, ne peut plus accueillir chez elle TOUS LES INCONVENIENTS de la politique énergétique nationale!

Trop c'est trop!

Précisément, sur la question des déchets nucléaires et sur la question éolienne (une technique qui n'a pas fait la preuve de son efficacité industrielle et énergétique), le fardeau des Normands doit être partagé équitablement avec les autres régions françaises!

Concrètement:

Hervé Morin qui souhaite non sans raison l'implantation d'un second EPR en Normandie devrait assortir ce projet du REFUS de transformer l'usine Cogéma-Orano de La Hague en poubelle nucléaire nationale et du REFUS d'implanter des champs éoliens qui massacrent nos paysages patrimoniaux et qui pourraient aussi détruire notre littoral ainsi que notre pêche artisanale...

Trop c'est trop... Avec un jeu de cartes, on comprendra mieux pourquoi...

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Pourquoi avoir voulu implanter un EPR en Normandie ?

Dans " Les évolutions récentes du système de production d'électricité français : les défis de la transition énergétique "

Michel Deshaies

Dans L'Information géographique 2014/4 (Vol. 78), pages 6 à 26
https://www.cairn.info/revue-l-information-geographique-2014-4-page-6.htm

On peut lire ceci :
" .../...
Le défi des pointes de consommation

Si la production annuelle d’électricité est largement excédentaire par rapport à la consommation, il existe pourtant de plus en plus de situations où le système de production français ne suffit pas à répondre à la demande et en conséquence il est nécessaire d’importer du courant des pays voisins. Les évolutions de la consommation sont à l’origine d’une amplification continuelle des pointes de consommation hivernales et des écarts saisonniers entre l’hiver et l’été.

Depuis 2001, les maxima annuels de consommation sont devenus presque chaque année de plus en plus élevés, passant de 79 590 MW en 2001 au record absolu de 102 100 MW enregistré le 8 février 2012 (tableau 2, RTE, 2013). Si ce dernier record est lié directement à l’une des plus sévères vagues de froid observées au cours des trente dernières années, il n’en reste pas moins vrai que l’amplification des maxima de consommation est une tendance lourde due à la part importante du chauffage électrique dans les logements neufs, ainsi que dans les locaux tertiaires. Il en résulte une forte sensibilité aux variations de température hivernales, en croissance continuelle au cours des années 2000. Selon RTE (2013) cette thermo-sensibilité serait actuellement de l’ordre de 2 400 MW (soit deux tranches nucléaires) supplémentaires par degré Celsius de baisse de température.

Les pointes de consommation hivernales représentent désormais plus de 85 % de la puissance installée totale en nucléaire, thermique et hydroélectricité qui sont seules capables de répondre à la demande au moment voulu. Lors de ces vagues de froid, le système électrique français est alors sous tension et pour répondre à la demande, il est nécessaire d’importer de plus en plus de courant électrique des pays voisins disposant de capacités thermiques (Allemagne) ou hydroélectriques (Suisse, Autriche) disponibles. Il est cependant parfois compliqué de trouver ces capacités supplémentaires, notamment lors d’une vague de froid particulièrement importante, affectant l’ensemble de l’Europe centrale et occidentale.


De plus, la croissance de la consommation dans le résidentiel, qui est pour l’essentiel responsable de cette évolution, a été très marquée dans les régions de l’Ouest, du Sud-Ouest et du Sud-Est, où les capacités de production électrique sont les plus limitées. La Bretagne, dépourvue de toute centrale nucléaire ou de centrale thermique importante et qui ne produit que 10 % de sa consommation, est la plus concernée par ce problème. D’où la nécessité de dispositifs d’effacement de la consommation mis en place par RTE, en partenariat avec certains gros consommateurs industriels et tertiaires, ainsi qu’avec des consommateurs individuels dans les régions les plus menacées par une rupture d’approvisionnement.


Dans le cadre du Pacte électrique breton, RTE a ainsi lancé durant l’hiver 2012-2013, une expérimentation auprès de consommateurs industriels afin qu’ils utilisent leurs groupes électriques de secours pendant les périodes de pointe de consommation. Ce dispositif reconduit durant l’hiver 2013-2014 permet de disposer de plus de 70 MW de capacité d’effacement. À cela s’ajoutent les dispositifs EcoWatt Bretagne (www.ecowatt-bretagne.fr) et Provence Azur, devenus en 2013 Ecowatt PACA (www.ecowatt-paca.fr), qui incitent les consommateurs inscrits et informés par internet ou par les réseaux sociaux, à modérer leur consommation pendant les heures de pointe hivernales, signalées par des alertes orange. Plus de 50 000 EcoW’acteurs sont inscrits en Bretagne et environ 20 000 en région PACA (RTE, 2013).


Ces volumes d’effacement qui peuvent représenter actuellement quelques centaines de MW, soit 2 à 3 % de la pointe de consommation dans les régions concernées, apparaissent encore bien insuffisants. Aussi, RTE va-t-elle mettre en place pour l’hiver 2016-2017, un mécanisme par lequel les fournisseurs d’électricité doivent acquérir des « garanties de capacité », afin de permettre l’approvisionnement de leurs clients lors des pointes de consommation.
Tel qu’il fonctionne actuellement, le système de production électrique présente une situation paradoxale, avec des exportations massives sur l’année, mais une capacité insuffisante pour répondre aux pointes de consommation hivernales. Le système électrique est donc amené à évoluer dans un cadre d’autant plus contraint que les impératifs environnementaux sont de plus en plus pris en compte et ont conduit à la mise en place d’une politique de développement des énergies renouvelables. .../... "

Zoom sur quelques phrases :


1. " la croissance de la consommation dans le résidentiel, ..., a été très marquée dans les régions de l’Ouest, du Sud-Ouest et du Sud-Est, où les capacités de production électrique sont les plus limitées. La Bretagne, dépourvue de toute centrale nucléaire ou de centrale thermique importante et qui ne produit que 10 % de sa consommation, est la plus concernée par ce problème. D’où la nécessité de dispositifs d’effacement de la consommation mis en place par RTE, en partenariat avec certains gros consommateurs industriels et tertiaires, ainsi qu’avec des consommateurs individuels dans les régions les plus menacées par une rupture d’approvisionnement. "

N'y avait-il pas lieu d'implanter un EPR en Bretagne plutôt que de l'ajouter à d'autres centrales nucléaires déjà implantées en Normandie ?!

2. Dans le cadre du Pacte électrique breton, RTE a ainsi lancé durant l’hiver 2012-2013, une expérimentation auprès de consommateurs industriels afin qu’ils utilisent leurs groupes électriques de secours pendant les périodes de pointe de consommation.

Alors qu'on fustige la production d'électricité par des centrales thermiques au charbon et au fuel, pendant les périodes de pointes de consommation, on compte sur des groupes électriques de secours d'industriels (thermiques !)... pendant les pointes de consommation bretonnes...


 

Commentaire de Florestan:

Merci qui?

Merci à la Normandie!

Journal des luttes de l’Ouest #01

La Confluence des luttes de l'ouest s'élargit : Le village du peuple de Donges

Après un we nantais de retrouvailles, un petit convoi s'est rendu en visite de soutien à La Petite Lande de Donges, au Village du peuple.

Dans ce lieu réquisitionné il y a plus d'une année, à la suite de l'Assemblée des assemblées à la maison du peuple Nazairienne, nous avons trouvé un accueil chaleureux plein de surprises.

Un écrin de verdure niché entre 9 sites seveso où une dizaine d'habitants résistent encore et toujours à l'envahisseur : une enième ZAC (zone d'aménagement concerté). Ici, iels essaient de préserver pas moins de 50 hectares abritant des zones humides, des menhirs, blockaus, arbres remarquables etc.

On y trouve une petite ferme pédagogique, un pressoir, un ancien four à pain, une grande maison collective et un lieu d'accueil pour les soutiens de passage.

La CARENE, (société privée) porte ce projet destructeur, un agrandissement des industries gigantesques déjà présentes sous le nom d'éco park. Donges est déjà une zone industrielle très polluante où le taux de cancers est nettement supérieur à la moyenne nationale. Il est urgent de s'opposer à ce rajout de vapeurs toxiques.

Les habitant.es invitent celles et ceux qui entendent préserver la vie et empêcher la bétonisation chaque mercredi à 18h pour les réunions ouvertes.

Iels souhaitent faire de cet endroit un lieu de vie et d'entraide, de production vivrière et d'accueil.

Ce 8 juillet, le tribunal d'instance de Saint-Nazaire a tranché et l'expulsion a été décidée pour octobre 2020. Préparons nous à les soutenir !

Tenez vous au courant via leur site internet : levillagedupeuple.noblogs.org

Le projet de surf park en suspens ?

Entre Nantes et Saint-Nazaire, à Saint-Père-en-Retz, des investisseurs ont le projet de construire un surf park à 10 km de l'océan depuis 2018.

Les chiffres font tourner la tête : piscine de 200m de long sur 85 de large, coût estimé à 15 millions d'euros, 400kWh de consommation énergétique soit l'équivalent en une heure de la consommation d'un foyer moyen en un mois, 50 000 m3 d'eau potable pour remplir le bassin, 9 hectares de terres agricoles bétonnisées, etc...

Face à l'absurdité écologique du projet, l'opposition s'est vite organisée. Le collectif ZAP la vague appelle en juillet 2019 à une semaine d'occupation. Les militant.es se retrouvent attaqué.es par des fachos sans que les gendarmes réagissent et doivent changer de lieu. Cela n'a pas empêché le collectif de rappeler à un week-end de convergence des luttes en Septembre 2019 qui inspirera les week-end de confluence des luttes du collectif Laisse Béton.

Après une semaine de chantiers organisée en octobre 2019, les opposant.es apprennent que le projet est repoussé d'un an : prévu initialement en 2020, il est repoussé alors en 2021. L'occupation n'est plus nécessaire et les modalités d'action changent. A Nantes, des marches pour le climat passent devant le cabinet d'un promoteur du projet en décembre et janvier.

Depuis, le Covid-19 est passé par là et le projet est repoussé à 2022 et les promoteurs se font discrets. Surtout après que le département et le préfet ont demandé des précisions sur un projet encore très flou. Le collectif nantais contre le surf park reste alerte en cas de nouvelles informations. N'hésitez pas à vous abonner à leur newsletter en envoyant un mail à zaplavague [at] protonmail.com.

Squat féministe à Strasbourg : la pigeonne

Mais on a pas dit que c'était les luttes de l'Ouest ? Strasbourg, on ne sait pas vraiment où c'est, certain.e.s la situent de l'autre côté du Rhin, cette frontière qui n'a rien de naturelle (spéciale dédicace aux biorégionalistes !). En fait non, c'est toujours dans ce qu'on appelle la France ou plutôt la fRance ! Peu importe, rien de tel que de créer des ponts géographiques et militants pour nous rendre encore plus fort.e.s ! C'est pourquoi des personnes du squat La Pigeonne de Strasbourg sont venues afin de nourrir les liens déjà existants entre nos luttes et de participer aux réflexions en cours.

A la Pigeonne, ce sont des femmes et personnes queers, féministes, précaires, exilées et marginalisées à plusieurs niveaux qui occupent un bâtiment délaissé depuis plusieurs années. Depuis le 27 février 2020, La Pigeonne est devenue un squat d'habitation et d'organisation en mixité choisie (sans hommes cisgenres, c'est-à-dire sans hommes dont le genre ressenti correspond au sexe assigné à sa naissance). En tant que femmes et personnes queers, nous sommes cibles de violences à la fois physiques, sexuelles, économiques, sociales et administratives. Nous subissons davantage la pauvreté et la précarité. Nous revendiquons notre droit inconditionnel à avoir un toit. Nous trouvons aberrant d'être à la rue, de manquer de soins ou de nourriture tandis que les possédants gaspillent et continuent de s'enrichir. La précarité n'a jamais été un choix pour personne. Elle est le résultat d'une volonté politique, organisée et réaffirmée des dominants pour entretenir une classe exploitable. Ni les institutions ni les patrons ne veulent notre autonomie. Au contraire ils participent quotidiennement à notre précarisation.

Dès lors, nos priorités sont de nous mettre à l'abri, de construire des solidarités entre nous, de dénoncer ensemble une société patriarcale et un système économique qui sacrifie les plus vulnérables. Pour une transformation sociale et l'émancipation de toutes les femmes et personnes queers, nous privilégions des initiatives faites par nous et pour nous.

Face à l'incompétence de l'État, la violence de ses institutions, et sa répression policière sexiste, queerphobe et raciste de plus en plus violente et systématique, nous nous organisons. Nous occupons l'espace qu'on nous refuse.

Sur les ZAD aussi, nous arrachons aux puissants des espaces qu'ils veulent s'approprier et détruire pour leur unique profit. Sur les ZAD et dans les squats, nous combattons concrètement le principe de propriété privée. Nous reprenons les richesses qu'on nous vole et qui sont nécessaires à notre survie. La vie collective et solidaire s'y organise dans une perspective d'autonomie.

Le capitalisme exploite les femmes et minorités de genre, les personnes racisées, les pauvres et la nature pour le profit de qui ? toujours les mêmes : des hommes cis blancs riches. Sur une ZAD, on lutte contre un projet d'aménagement ET son monde raciste, sexiste, homophobe, transphobe, classiste, validiste, spéciste... On constate néanmoins que même dans ces milieux, les oppressions de tous types perdurent. Les exemples ne manquent pas, des agressions au racisme ordinaire... On peut entendre que les femmes ne devraient pas ouvrir de squat ou participer aux actions et ça passe ! Un mec cis blanc peut prendre l'accent africain et ça passe ! Un mec cis blanc peut agresser une personne trans ou une femme et ça passe ! Sans parler de comportements beaucoup plus « ordinaires » comme ne pas participer aux tâches quotidiennes, prendre beaucoup la parole en réunion et ainsi invisibiliser d'autres personnes et leurs idées ou encore remettre la faute sur les personnes oppressées qui n'ont « qu'à prendre la place »... Beaucoup d'entre nous se disent anarchistes.

L'anarchisme c'est lutter contre tout rapport de domination en fait, c'est pas « juste » ni dieu ni maître. Autant conscientiser les rapports de domination qui se jouent quoiqu'il arrive même au sein de nos milieux et travailler à les combattre. « Pour avoir des privilèges, pas besoin de faire l'aumône, tu nais avec ou sans même si t'es anarcho-autonome » comme dirait le groupe de rap Mosca.

Parce que nous ne détruirons pas le capitalisme sans détruire le racisme, le classisme et le patriarcat, nous continuerons de travailler à créer des ponts entre nos luttes, à décortiquer tous les schémas d'oppression et à se battre contre eux, même si c'est parfois douloureux. L'avenir des luttes est dans la convergence.

Anti Capitalisme Anti Patriarcat
ACAB cependant
ZAD et squats partout

Pierre prend des vacances, pas nos camarades !

Le dernier week end de confluence nous a permis de rencontrer des camarades de la ZAD de Roybon en Isère. Pour les remercier, un petit état des lieux de leur lutte s'impose, particulièrement dans le contexte qui est le leur aujourd'hui !

Cette Zone A Défendre, dont l'occupation physique va fêter son sixième anniversaire en Novembre-Décembre prochains est née et vit dans la forêt de Chambaran depuis 2014. Elle résiste à l'implantation du sixième Center Parcs Français, dont André Vallini, à l'époque président du Conseil général de l'Isère, avait appuyé le projet porté par le groupe « Pierre et Vacances » : Modernité & Développement oblige.

J'suis dans mon Jacuzzi, t'es dans l'autonomie

C'était donc 200 hectares de forêt qui devaient être impactés par un projet détruisant, retournant, creusant, bétonnant la terre sur 123 hectares pour y construire de superbes petits cottages, un bowling, des restaurants ,des commerces et une zone aquatique protégée par une énorme bulle géante maintenue à 29° toute l'année.
On aurait pu bientôt se laisser glisser sur les superbes tobogans-jaccuzis-hydrobétonnés-à-impulsions-électroluminécentes, le tout naturellement à « impact écologique positif » pourrait-on dire aujourd'hui [1]. Bref, l'allégorie de la bulle libérale autocentrée et autosuffisante (type Mall américain), bulle d'asphalte dystopique coulée au milieu d'une forêt classée en tant que Parc Naturel et Zone Naturelle d'Intérêt Ecologique, Faunistique et Floristique (ZNIEFF). Rien que ça, et le tout pour la modique somme de 390 millions d'euros payés par la collectivité.

Prise de terres

Ce bijou d'industrie touristique aurait pu voir le jour si le 30 novembre 2014 de dangereux anarcho-autonomes tout rouges, mangeant des couteaux et tenant des enfants entre leurs dents (ou l'inverse) n'avaient pas eu l'idée de pénétrer illégalement sur les lieux, prenant en plus « La Marquise » (bonjour la symbolique !), maison forestière en dur renommé « La Maquizad » pour l'occasion.

La semaine suivante, les opposant.es empêchèrent la poursuite des travaux et les entreprises retirèrent leurs engins de chantier. Malheur, 40 hectares de forêt avaient été préalablement massacrés.

Rappelons quand même que si les tenants de l'action directe parviennent comme souvent à une efficacité certaine, le contexte d'une bataille légaliste depuis 2007 leur à aussi permis de s'ancrer sur les lieux : la PCSCP [2], association locale émettant des recours contre lesautorisations administratives de la préfecture depuis 2010. La conjonction d'une diversité de tactiques était en vigueur, légales comme illégales [3].

Coté juridique : la fin d'un énième GPII, l'abandon d'un projet destructeur est il une victoire ?

S'en est alors suivi une longue traversée du désert juridique pour les porteur.euses de ce Grand Projet Inutile voulant s'Imposer (GPII), baladé.e.s de tribunaux en tribunaux, essuyant les refus, jusqu'à ce que mercredi dernier, on puisse observer avec admiration le dernier jeté d'éponge de Pierre et vacances, tant la longueur des recours juridiques mêlée à la ténacité des copaines Zadien.e.s était décourageante ! Conséquence ? La lutte acharnée finit par payer : bravo les copaines et ZAD PARTOUT !

Mais l'abandon d'un projet est il suffisant pour crier victoire lorsque l'on tente en même temps d'inventer nos vies hors du système ultra-capitaliste, dont l'impérialisme exige en permanence de transformer chaque parcelle de nature et d'humanité en planche a billets ? Pas si simple : pour certain.e.s Zadien.e.s une victoire ressemblerait plus à l'autonomisation écologique définitive de cette zone occupée, plutôt qu'a un départ immédiat conséquent à l'abandon d'un projet ridicule, départ qui laisserait en plan cinq années d'approfondissements et d'inventions d'une vie expérimentale avec, et à l'intérieur de la nature dans la forêt des Chambaran.

Continuités de la lutte et appel à soutien.ne.s

Si jusqu'au 8 juillet 2020, date de la rédaction de cet article, aucune procédure d'expulsion n'était connue des Zadien.ne.s vivant sur les lieux et que les rapports avec la gendarmerie locale étaient relativement inexistants, il est logiquement à attendre que pour les copaines sur zone, les choses risquent de se corser sous peu : une procédure d'expulsion est à attendre, et dans quelques semaines voir jours, l'intervention des bleus à craindre.

Malgré cela et vous l'aurez compris, l'idée d'une zone d'autonomie définitive trotte depuis quelques temps dans leur tête, et de jolies inventions en cours ne demandent qu'a se poursuivre : pour exemple, le potager en permaculture ne souhaite pas autre chose que de continuer à donner ses légumes, les ateliers en tout genre à être tenus, et les cabanes à être construites (d'ailleurs un appel est passé pour la construction en mixité choisie d'une cabane non mixte !). L'idée c'est donc déjà de continuer d'œuvrer à la construction d'une zone propre énergétiquement, dans un confort de vie pas négligeable, à la fraîche entre les grands pins protecteurs.

Alors viendez nombreux.ses pour soutenir les copaines sur zones le plus tôt, et le plus longtemps possible !

ZAD PARTOUT.ES !

Des nouvelles de la ZAD de la Dune au 30/07/2020

Un mégalo, une ZAD, un jardin

Le 6 octobre 2019, après une belle manifestation ayant déambulé dans les rues de Bretignolles-sur-mer en Vendée, ayant rassemblé environ 2500 personnes, des participant.e.s décident de rester sur les lieux après une assemblée de quelques minutes seulement. L'occupation d'un terrain privé voué à l'expropriation ne durera pas moins de six mois, et s'auto-baptisera la « ZAD de la Dune ».

Contexte

Ce projet contre lequel habitant.e.s et Zadien.ne.s se sont battu.e.s, était celui d'un port de plaisance, comprendre : la construction d'une marina de 900 anneaux réservée naturellement, à une élite locale et vacancière. Un port en pleine terre dont la construction allait « artificialiser » une zone naturelle « remarquable » classée ZNIEFF II [4] et loi littoral de 15 hectares. Concrètement, cette « artificialisation » (l'autre mot pour dire saccage environnemental) allait consister à ouvrir une dune en deux sur 600 mètres de long vers les terres, 150 de large et jusqu'à 15 mètres de profondeur. Le tout pourquoi pas à la dynamite [5], et dont les gravas devaient être jetés dans une ancienne carrière remplie naturellement d'eau douce et pleine de vie, à quelques centaines de mètres de la dune. Simple, basique.

Et en plus, entre autres joyeusetés – comme une accélération de l'érosion sédimentaire – un risque assuré de salinisation des nappes phréatiques, dans un département en zone sécheresse un an sur deux, voir en « état de catastrophe naturelle » pour les mêmes raisons...

Mais comme souvent, (sauf depuis l'annonce du gouvernement de 78 Zones A Détruire « Clés en mains » pour l'implantation de gros projets industriels dans toutes les campagnes françaises), l'idée de construire un port de plaisance entre deux communes en possédant déjà un [6], n'est pas qu'une fantaisie du maire de Brétignolles, Christophe Chabot.

Il s'agissait en fait d'un projet de longue date contre lequel des associations comme Surfrider Fondation ou la Vigie, association locale dont le président sait se mettre à l'abri comme il faut, se battent depuis une vingtaine d'années en formulant des recours juridiques auprès du tribunal administratif de Nantes. Recours dits « non suspensifs » n'empêchent en aucun cas l'avancée des travaux.

Si, comme il est nécessaire de le rappeler, la conjonction de plusieurs modes d'action dans une lutte augmente considérablement les chances de victoire [7], la tendance des légalistes et du militantisme « citoyenniste » à monnayer la lutte via une longue culture du compromis [8], peut porter préjudice aux militant.e.s plus radicaux dans les contextes tendus. Cependant, la longueur procédurale générée par les recours de Surf Rider Foundation, a ouvert un espace d'action permettant le lancement d'une occupation physique et déterminée par les copaines de la Dune.

Et justement ! Le 23 septembre 2019, pris d'une frénésie destructrice sans doute très virile, et sous couvert de la communauté de communes dont il était président, le maire de Bretignolles connu pour ses coups foireux et pressions officieuses sur le voisinage, décide de lancer les travaux préparatoires. La dune est ravagée : 9000 m³ de sable sont arasés, et des centaines d'arbres sont arrachés, broyés et laissés en tas comme des trophées le long des routes avoisinantes. On admirera la taille des biceps du bonhomme, ayant outrepassé fièrement le cadre préfectoral pour aller jouer dans une dune avec les pelleteuses de ses potes…

Très mauvais plan cependant : les locaux et activistes sont en rage et leur détermination redouble d'intensité.

Naissance de la ZAD

Le 6 octobre des appels sont lancés pour passer à l'action. Le lendemain, après la manifestation dont est née l'occupation d'un terrain attenant à la dune, quelques motivé.e.s bloquent à 5h30 les engins de chantier. Il leur suffira de s'asseoir sur la route devant l'arrivée des bulldozers pour que, après quelques chamailleries avec les flics, le chantier soit arrêté pour la journée.

Le surlendemain le jeu est à peine différent quoiqu'un peu plus corsé, la mairie ayant pris soin d'embaucher une compagnie de sécurité (Actilium Sécurité, type pseudo-gros bras vidant des boites de nuit), le chantier illégal et « non sécurisé » ne permettant pas aux gendarmes pourtant en nombre d'y pénétrer. Ces derniers se contentant de traîner les opposant.e.s (aussi plus nombreux.ses) par les cheveux, le long de la route menant à la dune à protéger..

D'une dizaine de personnes le premier jour, on passe à 60 le deuxième. Soixante personnes qui deviendront le double, le triple, jusqu'au millier et plus lors des premières portes ouvertes. Effervescence vigoureuse, fourmillement d'âmes rassurant, des locaux et des locales venant apporter nombre de soutiens matériel et logistique. Les cabanes collectives ou individuelles fleurissent avec d'autres structures : Chienville, 8'6, Chatoto, l'ACABaboum, la cuizine, la salle comm(d)une et le PhareOuest,se dressant contre vents et marées, le tout en moins d'un mois.

Bientôt les bâtiments en dur attenant au terrain sont pris à l'abordage et renommés. D'abord l'HP (Haut Potentiel), puis Fuck You, en réponse à l'ancien QG des pros-ports réapproprié par les Zadien.ne.s, Le Porchenil… Plus tard les bâtiments d'une colonie de vacances entière située à quelques centaines de mètres du terrain, cette dernière ayant provoqué la panique de la mairie qui n'attendra pas longtemps avant d'ordonner son évacuation et sa destruction, là aussi à coup de pelleteuse, spécialité locale apparemment.

Précision, les bâtiments avaient été préalablement vidés par les Zadiennes, laissant Chabot et sa clique crier victoire sur un tas de gravas, après avoir expulsé des fantômes. On s'apercevra que dans son empressement, la mairie avait laissé les carottages, échantillons de terre ayant été nécessaire à une étude géologique prise très au sérieux, vu l'endroit où ils se trouvaient stockés.

Ici encore la ténacité et l'acharnement des copaines Zadien.ne.s ayant passé l'hiver dans la boue, sous les tempêtes et les pluies, à payé. C'est bien encore grâce à elleux, à l'occupation nuit et jour de cette zone que les travaux tant rêvés par Chabot et quelques bourges (ou bougres) locaux, ont été laissés en plan.

Expulsion : (Voir la belle tribune de la ZAD de la Dune pour plus d'infos)}}

La ZAD trouvera même des copaines qui y resteront durant la période de confinement, jusqu'à ce que le 8 avril, la mairie main dans la main avec la préfecture de Vendée, prétextent une altercation ayant eu lieu le matin entre deux copains et deux touristes roulant sur une route interdite à proximité de la zone, pour évacuer tout le monde.
200 Gendarmes, un hélico, des drones pour une vingtaine de camarades présent.e.s, des milliers d'euros d'argent publique dépensés, et la stratégie de la vérification d'identité générale imposée à tou.te.s les occupant.e.s et la laissant vide, fut bien appliquée.

« Main dans la main avec la préfecture », parce que cette pseudo vérification d'identité à permis aux flics d'éloigner les quelques personnes pouvant potentiellement s'opposer à sa destruction, destruction perpétrée et officieusement programmée par la maire : environ 70 locaux se rassemblèrent à son appel pour brûler les cabanes, défoncer les camions des Zadien.ne.s et s'emparer de leurs animaux pour en tuer certains par la suite, tous et toutes munies d'une attestation dérogatoire formulée par cette dernière en tant que « Participation à l'intérêt général sur demande de l'autorité administrative ».Méthodes de fachos, donc, motivées par Chabot, sous l'autorité bienveillante de la préfecture.

Abandon

Le 10 juillet 2020, au lendemain d'une réunion de la communauté de communes du pays de Saint Gilles les mairies ont enfin fait leur choix : Christophe Chabot, le petit maire de Bretignolles, à la fois feu président de la com'com' et glorieux entrepreneur d'entreprises de vérandas en plastique et autres spécialités ès béton armé, s'est enfin pris un aller-retour en bonne et due forme : son ambition de cumuler à la présidence de la communauté de communes est stoppée net de même que ses lubies urbanistiques, et les 40 millions d'euros d'argent publique insuffisants à la construction du projet serviront à autre chose.

Un moratoire est prévu par le nouveau président de la communauté de communes, avec éventuellement un référendum. On connaît le vide de sens qui fait le terreau de la novlangue politicienne ainsi que l'obsolescence de leurs outils dits « démocratiques » : François Blanchet ne s'est évidemment pas prononcé clairement contre la construction d'un port à Brétignolles, et le référendum est une vieille technique dont nous ne sommes pas dupes. Quant au moratoire, il pourrait tout aussi bien permettre de temporiser jusqu'à la révision un peu plus capitalo-verte-compatible d'un projet du même type et tout aussi absurde.

Cette novlangue via laquelle on tronçonne le sens des mots et les réalités qu'ils décrivent, comme on tronçonne les arbres centenaires sans aucune considération. Un licenciement massif pour faire du fric s'appelle désormais « un plan social », le « mensonge » n'est plus qu'une « contre-vérité » lorsqu'il concerne des velléités politicardes, une énième histoire de corruption devient une « affaire » comme celles nombreuses des Balkany, et le saccage d'une zone naturelle à la dynamite permettra l'instauration d'un port « sans aucun impact environnemental » (canard 18/09/19).

Non, Chabot et fac-similés, votre logique de compensation écologique est une mascarade, planter des arbres par dessus l'asphalte ne suffit pas pour faire une forêt !

Lignes de fuites : En cendres, tout devient po(u)ssible

Fuir le capitalisme et sa société autophage [9] dans laquelle on nous plonge à grand coups de matraques et autres stratégie du choc, c'est commencer par exemple à (re)construire nos liens avec « la Nature », aussi bien qu' avec – ou entre – nous tout.e.s,et ce très concrètement,contre la logique violente de séparation (d'autres diraient « prédation" ou "dépossession") de ce qui nous fait Humain.e.s et nous force à tendre vers les limbes dématérialisées de l'utopie libérale.

Quelques exemples entre mille : séparation entre nous et la production de notre nourriture, dépossession de nos corps au profit de schémas physiques créés par le monde de l'entreprise, dépossession de l'attention et du soin que nous devons porter à celleux qui nous ressemblent, (responsabilité accaparée par un Etat raciste, sexiste, spéciste...), qu'iels viennent de l'autre bout du monde, du trottoir d'en face, ou de l'abattoir BIO du coin...

En somme une logique qui nous sépare la réalité, de Notre réalité, au profit d'une imagede celle-ci, à la fois spectaculaire et absurde : le monde n'est pas une publicité d'entreprise qui nous propose-impose des « expériences » dans un cadre marchand obligé, narcissique et mortifère.

Bref. Contre le spectacle et son monde, nos mains, nos vies, nos émotions, nos corps, et la mama Tierra ! Enfin… Pour en revenir à Bretignolles, si l'avenir d'une Zad expulsée, brûlée en plein confinement par des imbéciles fascisés à coup de BFM et Zemmour, légitimés par l'appel officieux du maire, le tout sous le regard bienveillant et l'aide matérielle de la préfecture de Vendée devait être quelque chose, ce serait par exemple cela :

Une légende raconte qu'un beau jour de mai, la fin du confinement permettant à nouveau de légaliser au près des flics notre liberté fondamentale de déplacement, un habitant nostalgique serait revenu voir les cendres des cabanes, voir la couleur jaune ocrede cette terre séchée par un printemps presque caniculaire, voir si quelques traces d'une vie grouillante durant les jours d'hiver persisteraient encore : il découvrit avec stupeur que rien de tout cela n'était visible !

Sur la terre déshabillée par des mois de piétinements vivaces, de légumes passés et jetés aux poules, de graines mal digérées par EliZADeth (la truie libérée d'un élevage qui n'hésitait pas une seconde à pratiquer l'auto-réduction animale dans les réserves et les plats des Zadien.nes) de graines encore d'herbes aromatiques à légaliser, tombées des mains de celleux roulant leurs pétards, ou mêmes de quelques pépins échappés subtilement des toilettes sèches, de tout cela était né un jardin. Un jardin ayant poussé de lui même, sauvage et autonome. Comme nous.

Et puis, en quelques semaines, les Brétignollais.es et Bremois.es n'ayant pas perdu de temps, des enchevêtrements de cucurbitacées et de potirons d'un mètre de circonférence, sont nés des pieds de tomates et autres légumes. Et sur les cendres mêmes des cabanes qui avaient elles aussi poussées comme des champignons, un un potager collectif et gratuitest né. (Et Toc !)

Si l'on vient, on pourra se rendre compte des liens et amitiés tissés entre des voisin.e.s qui ne se connaissaient même pas quelques mois auparavant, certain.es s'investissant dans le jardin alors qu'iels n'avaient jamais osé mettre un pied sur la ZAD, on pourra filer deux trois coups de pattes et repartir avec force légumes,on pourra aussi se rappeler des soirées autour du feu à guetter les fafs en refaisant le monde, des après midis passées à jeter de la boue sur les voitures de flics faisant les kékés pendant les phases de ré/pression policières, on pourra discuter manif, radis, patates et autonomie politique...Sortie du capitalisme en fait.

Alors, sous ces conditions, on peut s'autoriser à crier victoire. On se satisfait de l'abandon d'un autre projet ridicule, et on se rappelle qu'on emmerde le vieux monde et ses angoisses d'exponentialité futile, ainsi que tous les irresponsables qui tentent encore de le faire tenir avec leurs mains mégalomaniaques à grand concours de bite, alors qu'il s'effrite et fuit de partout.
Qu'iels se rappellent qu'on arrêtera jamais le printemps avec quelques pelleteuses. Surtout pas le nôtre. « Tierra y Libertad » comme disent les Zapatistes !

ZAD PARTOUT.E.S

Post-scriptum :

Le journal des luttes a été écrit par des personnes ayant participé au week-end de confluence des luttes des 26-27 juin 2020.

La confluence des luttes de l'Ouest regroupe de nombreux collectifs comme la ZAD de la Dune, Terres Communes, Nantes Contre le Surf Park, Métropole en Lutte, Extinction Rebellion, ZAD Mobile, XR Nantes, réunis le 11 Décembre à la Maison du Peuple de Nantes, etc.

Pour plus d'informations sur la confluence, consultez son site web laissebeton.org et/ou abonnez vous à la liste de diffusion laissebeton[at]lists.riseup.net ici


[2] association Pour les Chambaran sans Center Parcs

[3] Voir Peter Gelderloos, Comment la non-violence protège l'état, Editions Libre

[4] Zone Naturelle d'Intérêt Écologique, Faunistique et Floristique de type II, qui « intègre des ensembles naturels fonctionnels et paysagers, possédant une cohésion élevée et plus riche que les milieux alentours » (site de l'INPN)

[5] Deux bancs de roche primaire très denses empêchant l'entrée des bateaux sur le tracé devaient être dynamités, puis remplacés par des récifs artificiels pour créer un chenal, permettant aux voiliers pas trop gros de rentrer à contre courant, lorsqu'il n'y a pas trop de vent et pas trop de coefficient, sans racler le fond. Enfin pas trop...

[6] Saint-Gilles-Croix-de-Vie et les Sables d'Olonnes

[7] Peter Gelderloos, Comment la non-violence protège l'état, éditions libre

[8] Des positionnements anarchistes divers et critiquables mais qui tentent de s'émanciper de la posture citoyenne (du « citoyennisme ») : on peut lire une brochure sur infokiosques, ou des articles ici et .

[9] Qui se mange (ou consomme - consume) elle même. Pour les curieux.ses voir Anselme Jappe, La société autophage. Capitalisme, démesure et autodestruction, La découverte, 2017
et/ou pour le connecté.e.

Enquêter et agir contre l’intoxication de Rouen (et du monde)

En soutien à la mobilisation nationale pour une Auto-défense populaire face aux dangers industriels, l'équipe de la revue Z et ses invités seront à Rouen le 26 septembre un an après le gigantesque incendie qui a ravagé l'usine chimique Lubrizol et les entrepôts de Normandie Logistique.

« L'événement a eu lieu à Rouen, le 26 septembre 2019, et il y avait de la fumée noire. Est-ce un accident grave ? Pas sûr. A-t-il pollué l'eau et les terres ? Les études le diront. A-t-il intoxiqué les Rouennais·es ? Cela reste à prouver. L'industriel en est-il responsable ? En tout cas, il s'excuse pour le désagrément. »
Voilà comment nous résumions la situation il y a un an, en amorce de notre enquête à Rouen. Aujourd'hui, alors que la catastrophe de Beyrouth commence déjà à passer à l'arrière-plan, on voit se répéter les mêmes mécanismes pour nous faire accepter l'inacceptable. Un an jour pour jour après l'incendie de l'usine Lubrizol, l'équipe de Z, revue annuelle d'enquête et de critique sociale, revient à la rencontre des Rouennais·es pour présenter son enquête. Des zones industrielles de Haute-Normandie arpentées de long en large, du récit, du dessin, de la cartographie pour explorer les rouages de l'industrie pétrochimique et son impunité, décrypter la gestion gouvernementale de la catastrophe, et donner la parole à celles et ceux qui luttent, syndicalistes, gilets jaunes, médecins, habitant·es de l'aire d'accueil, paysann·es et riverain·es.
Que révèle Lubrizol de l'emprise de la pétrochimie sur nos vies ? Qui protège réellement le droit environnemental ? Que nous apprennent les luttes menées par des habitant·es de la Seine-Saint-Denis et de Fos-sur-Mer ? En réponse à l'appel à une mobilisation nationale d'auto-défense populaire contre les risques technologiques, nous vous proposons d'explorer les manières d'établir des savoirs populaires et de tisser des liens entre différents combats contre l'impunité industrielle et l'intoxication du monde. Avec l'équipe de Z, ainsi que Philippe Chamaret, président de l'Institut écocitoyen de Fos-sur-Mer qui mène ses propres enquêtes sanitaires et tente de mettre en place une expertise indépendante, et Thomas le Roux, historien des pollutions industrielles et du droit environnemental.

Au programme : retour sur le numéro 13 de Z : « Fumées noires et gilets jaunes », discussion, table de presse et buffet convivial
Lieu : 26 septembre à 19h, Salle Ostermeyer, 11 avenue Pasteur (à côté de la préfecture), Rouen

© visuel : Maud Martin

Pour découvrir et commander le dernier numéro : http://www.zite.fr/parutions/z13-rouenfumees-noires-et-gilets-jaunes/
Le site de l'Institut écocitoyen de Fos-sur-Mer : https://www.institut-ecocitoyen.fr/
L'appel « Lubrizol : Notre maison brûle et nous ne regarderons plus ailleurs ! »
https://blogs.mediapart.fr/jean-marc-b/blog/090920/appel-notre-maison-brule-et-nous-ne-regarderons-plus-ailleurs

TIRAGE COUPE DE FRANCE

4ème TOUR

Dimanche 4 octobre 2020

Suivez en direct sur cette page à partir de 10h30 le tirage au sort du 4ème tour de coupe de France.
Les rencontres se dérouleront le dimanche 4 octobre 2020 à 15h00. Consultez régulièrement cette page pour connaitre le tirage au sort des différentes coupes Nationales.

  • 4ÈME TOUR COUPE DE FRANCE :
  • .

Calendrier Coupe de France :

  • 1er tour : dimanche 06 septembre
  • 2e tour : dimanche 13 septembre 
  • 3e tour : dimanche 20 septembre 2020 (entrée des clubs de N3)
  • 4e tour : dimanche 4 octobre 2020 (entrée des clubs de N2)
  • 5e tour : dimanche 18 octobre 2020 (entrée des clubs de National)
  • 6e tour : dimanche 1er novembre 2020
  • 7e tour : dimanche 22 novembre 2020
  • 8e tour : dimanche 13 décembre 2020 (entrée des clubs de Ligue 2)
  • 32es de finale : dimanche 3 janvier 2021 (entrée des clubs de Ligue 1)

Linky: une nouvelle phase d’installation en cours

D’ici six mois, 3 000 nouveaux compteurs électriques « intelligents » vont être installés dans les foyers stéphanais. L’arrêté pris par la Ville qui empêchait leur installation a été annulé en 2018.

Depuis quelques semaines, plusieurs habitant·e·s s’interrogent sur le nouveau déploiement de compteurs Linky surla commune. Enedis, qui gère le réseau électrique en France, confirme d’ailleurs, qu’après la période de confinement, une nouvelle phase d’installation s’y déroule. « Depuis 2017, environ 10 000 compteurs ont déjà été déployés sur la commune de Saint-Étienne-du-Rouvray ce qui représente 77 % des foyers. Actuellement, une deuxième vague de déploiement est en cours pour équiper les foyers restants, avec la pose de 3 000 nouveaux compteurs sur la collectivité ; elle sera réalisée sur une durée de six mois.»

L’arrêté de la Ville annulé en 2018

Ces installations questionnent, notamment sur l’utilité de ce changement à l’image de Stéphane qui avait décliné un premier rendez-vous : « Enedis revient à nouveau vers moi. J’aurais donc aimé savoir si je devais accepter le rendez-vous sachant que je ne suis pas très chaud pour changer mon compteur qui a moins de10 ans.»

La municipalité de Saint-Étienne-du-Rouvray avait en effet pris un arrêté le 20 septembre 2017 interdisant la pose des compteurs Linky sur l’ensemble du territoire communal. Un mouvement national puisque près de 1 000 communes avaient entamé des démarches similaires. Mais, à la demande de la préfecture de Seine-Maritime, cet arrêté a été annulé par le tribunal administratif de Rouen fin 2018. Il n’est donc pas possible de s’y référer pour justifier un refus d’installation qui est pris en charge à Saint-Étienne-du-Rouvray par l’entreprise « OK Service SFATD ».

Un compteur remis en cause

En principe, chaque client·e concerné·e doit recevoir un courrier d’information trente à quarante-cinq jours avant l’installation du nouveau compteur. L’entreprise prestataire mandatée par Enedis doit ensuite contacter le·la client·e, au moins vingt-cinq jours avant son intervention. Le jour même, les technicien·ne·s doivent pouvoir présenter une lettre d’accréditation sur simple demande afin de confirmer leur identité. Et à aucun moment un paiement ne doit être demandé. Comme le précise Enedis, « cette installation ne peut donc relever d’un choix personnel dans la mesure où il engage l’intérêt collectif. Les compteurs n’appartiennent pas aux client·e·s : ils sont mis à leur disposition et font partie intégrante du réseau d’électricité ».

Une position que conteste la municipalité, considérant que ces compteurs dits intelligents ont même été mis en cause par la Cour des comptes. Celle-ci, dans son rapport annuel publié le 7 février 2018 a reproché, à propos de Linky, un « dispositif coûteux pour le consommateur, mais avantageux pour Enedis ». La municipalité de Saint-Étienne-du-Rouvray invite donc les habitant·e·s qui le souhaitent à contacter le collectif Stop Linky Rouen agglo pour poursuivre les démarches dénonçant ces compteurs. À noter que prochainement, une opération d’amélioration de géoréférencement des réseaux Enedis sera réalisée sur la commune à l’aide d’un véhicule spécifique qui ne devrait pas passer inaperçu.

 

L’article Linky: une nouvelle phase d’installation en cours est apparu en premier sur Ville de Saint-Étienne-du-Rouvray - Site officiel.

ENTENTE CYCLISTE NEUFCHATELOISE

CHALLENGE TREPORTAIS

3ème manche du Challenge

La troisième manche du challenge Tréportais s’est déroulée le dimanche 13 septembre sur les hauteurs d’Incheville. En poussin, beau doublé de l’ECN avec une belle deuxième place pour Erwan Caron de Fromentel et 3ème place pour Thomas Difftot. Hugo Capron monte sur la 3ème marche du podium des pupilles. En benjamin, Mathys Difftot finit 18ème et en cadet, Kyllian Levasseur arrive 9ème et Jeremy Carpentier termine 24ème. Chez les féminines, Marion Capron se classe 7ème et Clémence Lejeune finit 14ème. En junior, Fabien Carpentier arrive 8ème, Arthur Decampeaux termine 10ème, Antonin Ledoux finit 15ème et Quentin Vue se classe 15ème. En sénior B, Nicolas Fontaine se positionne 7ème, Romain Dumontier finit 37ème et 53ème place pour Benjamin Ferry. Frédéric Capron finit 12ème dans la catégorie vétéran B.

Dimanche 20 septembre, deux équipes ont participé aux 5H VTT de Conty. Quentin Vue et Emilien Bernier se sont classés 9ème de leur catégorie et 77ème au scratch sur 160. Dans la catégorie mixte, victoire de Marion Capron en équipe avec Ludovic Têtu et 23ème place au scratch.

Face à une panne générale de la démographie normande, il faut donner et partager l’envie d’être Normand!

Depuis deux ou trois ans, la panne démographique normande se confirme avec un taux de mortalité supérieur au taux de natalité. La Normandie avait, jusqu'à présent, la réputation d'être une région à natalité dynamique. Ce n'est plus le cas.

Conclusion: plus que jamais, c'est le Normand, d'où qu'il puisse venir, qui fait et fera la Normandie. D'où l'urgence de transmettre ici et maintenant tous les héritages normands avec ce constat souvent fait qu'il vaut mieux pour la Normandie avoir affaire à un bon Horsain qu'à un mauvais... Normand!


 

Lire les communiqués suivants diffusés par le réseau citoyen du cercle normand de l'opinion:

VERS L’HIVER DEMOGRAPHIQUE DE LA NORMANDIE

                « Il n’est de richesses que d’hommes », disait Jean Bodin, économiste du XVIe siècle. La Normandie s’appauvrit donc puisqu’elle perd, année après année, des habitants : plus de 10 000 entre les deux recensements. Jusqu’à la fin des années soixante du siècle dernier, la Normandie figurait parmi les régions les plus dynamiques au plan démographique. Elle avait largement profité du « baby boom » de l’après-guerre, c’est vrai, mais outre un solde migratoire positif, la Normandie avait une population jeune, entreprenante (il fallait reconstruire)  et équilibrée entre le secteur primaire (agriculture) et secondaire (industrie)…Le tertiaire était cependant défaillant à cause de la proximité parisienne qui accaparait les services et cela se traduisait déjà par un retard allant s’accélérant en matière scolaire et universitaire. La mentalité, néanmoins, était « naisseuse », une sorte de compensation par rapport aux pertes cruelles de la guerre n’ayant pas ménagé la population normande…

                Que s’est-il donc passé pour qu’on en arrive à l’atonie démographique d’aujourd’hui qui plombe le dynamisme normand ?

                Baisse des naissances et du taux de fécondité : la Normandie en ce domaine a connu une évolution comparable au reste de la France, sans doute de façon plus marquée : nous verrons poiurquoi. Le monde de l’agriculture a vu disparaître maintes exploitations, les autres ayant grossi tout en perdant une main-d’oeuvre populaire à cause de la mécanisation : le rural n’a pas cessé de se désertifier… Il fallait bien fournir le secteur industriel en ouvriers, plus ou moins qualifiés, et en cadres, lesquels venaient souvent d’ailleurs. Les cols bleus et les cols blancs remplaçaient les foules paysannes : l’équilibre restait précaire et c’est alors que les banlieues de nos villes se développèrent.

                Il eût fallu à ce moment-là que la Normandie ne se contentât point de ce transfert d’activités et qu’elle offrît aux jeunes d’autres perspectives que de servir de main-d’oeuvre subalterne aux donneurs d’ordre que la Capitale gloutonne ne cessait de s’accaparer… Les jeunes Normands diplômés étaient souvent contraints d’aller chercher, sinon la fortune, du moins les professions qui correspondaient à leurs ambitions… ailleurs.

                Ce fut le début de l’écrémage systématique des jeunes Normands et, depuis, il n’a pas cessé.

                Voilà la cause principale du désastre démographique actuel. La responsabilité des dirigeants de la Normandie d’avant la réunification est écrasante : en refusant, au nom d’un localisme égoïste, d’avoir une vision globale de la société normande, ils n’ont pas voulu voir que l’exode des jeunes diplômés à flots constants pendant quatre à cinq décennies ne permettait plus la constitution de familles normandes.

                Les mêmes dirigeants, en acceptant la mondialisation sans contrôle, ni limites, n’ont pas vu venir la désindustrialisation accélérée d’une Normandie, locomotive industrielle. Les perspectives du monde ouvrier se sont amenuisées et nombre de techniciens sont partis ailleurs… vers la région parisienne principalement.

                On fonde beaucoup d’espoirs, paraît-il, en haut-lieu sur la « silver economy », c’est—à-dire l’accueil des retraités et du quatrième âge. Ce n’est certes pas à négliger, mais ce n’est pas un indice de redressement démographique…

                La situation est-elle sans issue ?

                                                                                                              C.N.O. - Rouen – centre, le 20 septembre 2020

Commentaire de Florestan:

La solution est dans le renforcement de l'offre de formation supérieure en Normandie. L'enjeu est vital pour l'avenir de notre région et cela a été perçu par l'actuel président de région. Hervé Morin a, en effet, annoncé  l'objectif suivant: l'ouverture d'une école supérieur en Normandie par an lors de son prochain mandat à la tête de la région. Mais la région ne peut tout faire toute seule: il lui faudra s'appuyer sur les initiatives coordonnées entre les trois capitales de la jeunesse normande, c'est-à-dire Caen, Rouen et Le Havre.

Or, il faut déplorer l'absence de toute vision politique commune et de toute coopération entre les trois principales villes normandes pour s'entendre sur une politique volontariste en faveur de la jeunesse normande: le localisme et l'esprit clochermerleux continuent de régner stupidement en maître.

Et du côté de la région, malgré un réel dynamisme et une belle volonté d'agir, Hervé Morin reste persuadé que la bonne solution serait dans la fusion des universités normandes pour n'en faire qu'une seule alors qu'il faudrait, au contraire, renforcer les activités et le réseau d'un fédéralisme universitaire normand.

Faire enfin exister une authentique politique régionale de la jeunesse normande voilà le véritable enjeu!


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                                LES VOIES POUR QUE « TOUT RENAISSE A L’ESPERANCE »

                La chanson de F. Bérat est un hymne au retour des Normands expatriés vers le pays natal. Elle ne date pas d’hier, pas plus que l’exode rural et l’émigration des Normands les plus dynamiques vers des cieux plus accueillants à leurs légitimes ambitions… Aujourd’hui, la problématique démographique se pose différemment : comment éviter que les jeunes Normands partent ? Comment faire en sorte que des forces vives viennent s’installer en Normandie ? Comment redonner une mentalité optimiste à une population normande, confiante dans l’avenir au point de fonder des familles ?

                I – DEVELOPPER L’ATTRACTIVITE DE LA NORMANDIE

                Ce n’est pas qu’un slogan : c’est une politique. Elle semble l’obsession du Conseil régional et se décline selon diverses directions : renforcement du sentiment d’appartenance et promotion de la fierté normande ; offre accrue de carrières professionnelles de qualité (encouragement du retour des sièges sociaux des entreprises dont les unités de production se trouvent en Normandie – développement, par l’apprentissage notamment, des carrières professionnelles s’appuyant sur les vocations et spécificités de la région – relocalisations des entreprises tentées par le mirage des bas salaires d’ailleurs – promotion de l’innovation et des « start-up »...etc.)

                S’appuyer à tout moment sur le potentiel culturel et touristique d’une région qui, depuis 2016, se redécouvre. S’appuyer sur un genre de vie que beaucoup nous envient : gastronomie, multiples A.O.C., hippisme, nautisme… La Normandie doit mieux se faire connaître et, en priorité, des Normands eux-mêmes.

                A titre d’exemple, nous n’avons pas été choqués que des responsables du département de la Manche viennent recruter des techniciens, des cadres, des familles dans les départements de la Basse-Seine….

                La Normandie doit « faire savoir ses savoir-faire ». C’est l’affaire de la Région et c’est l’affaire de tous.

                II.- DEVELOPPER LES SOLIDARITES ET MIEUX CONSEILLER CEUX QUI REVIENNENT OU ARRIVENT

                La « silver economy », puisque c’est une perspective crédible dans les années à venir, implique un développement des établissements spécialisés (plus adaptées que les EPHAD d’ailleurs) et un encadrement médico-social renforcé… Cela passe aussi par une revitalisation administrative et commerciale des bourgs ruraux : on sait faire, mais c’est une politique délibérée à mettre en place.

                Bien entendu – et c’est valable pour toute la société normande – il faut urgemment une amélioration des mobilités. L’État (i-e : la SNCF) a des dettes envers la Normandie. A l’échelon intra-normand et périurbain, la gratuité des transports ou la modicité des tarifs ne sont pas une option à rejeter, d’autant que l’aspiration des familles à vivre hors des villes est prépondérante.

                Une politique de logements intermédiaires est à promouvoir si l’on veut accueillir des cadres de l’extérieur et, bien entendu, l’offre scolaire et universitaire doit permettre à la Normandie de rattraper des retards inadmissibles.

                III.- LA NOUVELLE DONNE DE LA CRISE

                Le travail à distance est une opportunité à saisir et à organiser : il peut contribuer à la revitalisation de nos bourgs .

                Mais rien ne serra décisif si l’on ne redonne pas un horizon à la communauté normande : la mer, une politique maritime dynamique et l’ouverture au monde sont l’A.D.N. de la nouvelle Normandie!

                                                                                              C.N.O. - Rouen – Rive-gauche, le 20 septembre 2020

 

Commentaire de Florestan:

L'enjeu est bien perçu en terme d'attractivité territoriale: il faut donner l'envie aux Horsains notamment ceux qui fuient la région parisienne devenue invivable et, parfois, inhabitable, de venir habiter en Normandie car derrière un ex-Francilien ou un ex-Parisien, on a souvent un Normand dont la famille s'était exilée à la génération précédente ou mieux, un jeune Normand qui ayant fait ses études et sa situation en région parisienne, souhaite vivre une vie plus épanouissante en retournant dans sa Normandie natale tout en continuant ses activités professionnelles par le truchement des nouvelles technologies.

L'urgence absolue est donc à la couverture intégrale du territoire normand avec un réseau 4G (c'est le minimun) avec l'achèvement du désenclavement numérique de toutes nos campagnes et de tous nos bocages.

Problème: il n'y a aucune coordination apparente entre ce que fait la région en matière d'attractivité et ce que font les départements dans ce domaine avec, parfois, des initiatives hasardeuses prises par les conseils départementaux qui risquent de ne pas être très efficace. On pensera, par exemple, à une récente campagne de promotion de l'Orne dans la presse hebdomadaire nationale parisienne qui n'avait pas peur de friser le ridicule.

Faire la manche à Paris pour promouvoir la Manche, ça ne marche pas et se priver de l'appui de l'évidence normande quand on souhaite faire connaître et apprécier son territoire c'est se tirer une balle dans le pied pour finir définitivement... Manchot!

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