Archive dans 26 mai 2020

La Chapelle Darblay est une usine normande d’intérêt national: il faut la sauver!

Puisque l’on parle beaucoup, en ce moment, de reconstruire la souveraineté industrielle de la France, voici un beau sujet pour quelques travaux pratiques urgents avec le cas emblématique du site industriel de la Chapelle Darblay qui doit être mis en vente par un groupe papetier finlandais.

Bien entendu, le sujet est sur le haut de la pile des dossiers industriels normands prioritaires d’Hervé Morin:

https://www.ouest-france.fr/normandie/rouen-76000/la-region-il-faut-sauver-le-soldat-chapelle-darblay-6730055

Mais le sujet est compliqué de l’aveu même du président de région car le donneur d’ordres est à l’étranger. La solution serait de réorienter la dernière grande usine française fabriquant du papier recyclé (notamment le papier journal) vers la fabrication de papier carton d’emballage dont la demande explose avec les achats en ligne. Le problème c’est qu’il faut l’assentiment du propriétaire des lieux qui aimerait bien vendre tout en détruisant le potentiel industriel pour s’épargner le risque d’une éventuelle concurrence future: on a déjà vu ce triste procédé à l’oeuvre dans le dossier de la sucrerie de Cagny possédée par un industriel… allemand.

Si l’on devait pousser jusqu’à son terme la logique d’intelligence économique territoriale normande mise en oeuvre par Hervé Morin malgré les critiques acerbes de certains élus pétitionnaires qui, aujourd’hui, lui demande d’agir, il faudrait aller jusqu’à la nationalisation temporaire du site: une solution extrême qui avait été choisie autrefois par Jean-Louis Destans, le président socialiste du département de l’Eure pour sauver en 2012 de griffes déjà finlandaises le site de l’ancienne papeterie Mac Real d’Alizay pour en faire une base logistique  multimodale idéalement située sur le bord de la Seine.

https://www.usinenouvelle.com/article/le-conseil-general-de-l-eure-rachete-la-papeterie-m-real.N187674

La question est donc de savoir s’il est encore possible ou non de faire à Grand Couronne ce qui avait été audacieusement réussi à Alizay…

Sur ce sujet, il faudrait une union sacrée politique normande pour donner à Hervé Morin les marges de manoeuvre pour agir. Pétitionner pour interpeller un Premier ministre autrefois de droite qui marche dorénavant sur une ancienne aile socialiste c’est bien. Mais soutenir l’action régionale en cours sur le dossier en chassant « en meute » avec une coordination préalable avec le président de région eut été mieux…

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Lire ci-après:

https://www.lefigaro.fr/flash-eco/recyclage-de-papier-appel-a-sauver-le-dernier-site-francais-20200525

Recyclage de papier : appel à sauver le dernier site français

Publié hier à 17:30

Une cinquantaine d’élus dont trois parlementaires et le maire PS de Rouen ont appelé lundi le gouvernement à «sauver» le «seul site français de recyclage papier» qui emploie 230 personnes à Grand-Couronne mais doit fermer prochainement.

«Le seul site français de recyclage papier risque, si rien n’est fait d’ici le 15 juin (date limite annoncée par UPM), de fermer purement et simplement», s’alarment les élus dans un courrier daté de lundi, adressé au Premier ministre Édouard Philippe et signé notamment par le maire PS de Rouen Yvon Robert, le député PS Christophe Bouillon, les sénateurs PS Didier Marie et Nelly Tocqueville.

Le groupe finlandais UPM avait annoncé en septembre la mise en vente de son usine de Grand-Couronne (agglomération de Rouen) communément appelée Chapelle Darblay. Selon les syndicats, les salariés vont être licenciés le 15 juillet.

1000 emplois directs et indirects

Le site emploie 228 salariés et induit au moins 800 emplois indirects, selon le courrier. «Va-t-on laisser 1.000 familles sur le carreau? Faute de recyclage, va-t-on demain être obligé d’enfouir ou de brûler du papier en France? Est-ce cela, la France d’après?», poursuivent les élus.

Les signataires demandent «que la puissance publique intervienne pour imposer à UPM un délai plus long, empêcher la fermeture et sauver le site en facilitant le rachat».

«Le site pourrait devenir recycleur pour des tiers. Des débouchés pour de nouveaux produits, notamment dans le domaine du carton d’emballage et du conditionnement, sont économiquement attractifs. Un repreneur industriel sérieux s’est manifesté», précisent les élus. «Mais les besoins financiers sont importants -le fonds de roulement est estimé autour de 80 millions d’euros- et la crise sanitaire rend les choses bien plus compliquées», admettent-ils.

Selon des représentants du personnel, le groupe belge VPK Packaging notamment était toujours intéressé par le site, même si il n’a pas déposé d’offres dans les délais impartis par le PSE (le 15 mai) car il n’a pas réussi à s’entendre avec le groupe finlandais et en raison de la crise sanitaire. VPK ne voit toutefois pas de concrétisation possible avant fin 2020, début 2021, d’après la même source.

Ce site «unique en France» qui comptait 400 salariés en 2014, a une puissance de recyclage de l’équivalent du tri de 24 millions d’habitants, sa chaudière biomasse peut chauffer une ville de 20.000 habitants et il comprend une station d’épuration pouvant subvenir aux besoins de 400.000 personnes, selon ces sources.


 Voir aussi:

https://www.ouest-france.fr/normandie/chapelle-darblay-50-elus-ecrivent-au-premier-ministre-6845463

Voir enfin le message de Nicolas Mayer-Rossignol à l’origine de la pétition de plus de 50 élus normands auprès du Premier ministre pour sauver le site de la Chapelle Darblay:

« Je connais bien le site industriel de Chapelle Darblay. Président de la Région Haute-Normandie, je l’avais soutenu en 2014-2015, avec d’autres collègues élus locaux notamment le Député de l’époque mon ami Guillaume Bachelay. Je m’y suis encore rendu en février dernier -sans la presse-, à la rencontre des représentants des salariés.

Alors que la France affiche de hautes ambitions en matière d’écologie, d’économie circulaire, mais croule sous 1,6 million de tonnes par an d’excédent de déchets de papier carton, alors que le développement durable de la vallée de la Seine est censé être une priorité nationale, alors que la crise COVID nous rappelle l’urgence de recouvrer notre souveraineté nationale dans des domaines stratégiques, le seul site Français de recyclage papier risque, si rien n’est fait d’ici le 15 juin (date limite annoncée par son propriétaire finlandais UPM), de fermer purement et simplement.

Dans un territoire industriel déjà largement éprouvé par la fermeture de la raffinerie Petroplus en 2013, l’incendie de Lubrizol et Normandie Logistique en 2019, va-t-on laisser 1000 familles sur le carreau ? Faute de recyclage, va-t-on demain être obligé d’enfouir ou de brûler du papier en France ? Est-ce cela, la France d’après ?

Nous demandons que le Gouvernement se rende enfin sur le site de Chapelle Darblay -ce qu’aucun de ses membres n’a fait jusqu’à présent- et affirme publiquement le soutien de l’Etat au projet de reprise. A l’instar de ce qu’avait réalisé le Département de l’Eure pour sauver le site M-REAL à Alizay en 2013, nous demandons que la puissance publique intervienne pour imposer à UPM un délai plus long, empêcher la fermeture et sauver le site en facilitant le rachat.

C’est pourquoi, avec plus de 50 élus normands, nous avons décidé d’interpeller le Premier Ministre au sujet de l’avenir du site industriel Chapelle Darblay. »


Ci-après, la lettre officiellement envoyée au Premier ministre avec la liste des élus signataires:

 


Commentaire:

La sécurisation de l’industrie normande est une garantie de l’indépendance industrielle nationale. À ce titre, il est essentiel de conserver l’activité de Chapelle Darblay dans une nouvelle configuration. Mais, comment ceux qui ont montré leur inefficacité pour PETROPLUS, sa production et ses salariés peuvent-ils donner des leçons pour Chapelle Darblay? Alors le Premier ministre et les Normands leurs poseront ils en retour les justes questions sur leurs arrogantes et prétentieuses manifestations dont le caractère politicien et opportuniste en campagne des municipales ne peut tromper personne.

 

Souvenirs, souvenirs… ASGARD, l’hirondelle qui a fait le printemps normand.

Asgard… Vous vous souvenez? L’un des tous premiers groupes de folk normand dans les années 1970: une hirondelle qui a fait le printemps normand. Un printemps on le sait bien tardif mais l’hiver normand commencé dans les ruines de la dernière guerre a été si long!

A découvrir ou redécouvrir sous le lien suivant:

https://www.youtube.com/watch?v=WZeU2fDAKj4&feature=emb_share&fbclid=IwAR3BcIYGDo_MrV9ysoX17iE5QoBbkW0x8AoYXgHazdrEJ-dKVCc0A-vZekA

Et à propos des « érondes » normandes (hirondelles) on lira aussi ceci:

https://actu.fr/normandie/paluel_76493/en-normandie-un-printemps-meurtrier-pour-les-hirondelles_791239.html

http://claville-site-perso.fr/oiseaux/hirondelles.html

http://milfontaines.eklablog.com/une-hirondelle-un-11-avril-en-normandie-a82299243

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Visite de Bertrand Bellanger

Le mardi 19 mai Bertrand Bellanger, Président du Département, Pierrette Canu Conseillère Départementale, Jean Delalandre, Maire de Duclair accompagné de Véronique Fermé adjointe en charge des affaires sociales se sont rendus au Village d’enfants des Nids à Duclair.
Ils ont été reçus par le président et l’équipe de direction de l’Association et quelques enfants très contents de faire la visite de leur lieu de vie !
Soixante jeunes de 18 mois à 18 ans y sont actuellement accueillis.
Le Village construit en 1974 est constitué de 13 pavillons individuels dont 10 sont réservés à la prestation d’accueil.
Chaque pavillon a une capacité d’accueil de sept jeunes âgés de 3 à 18 ans, encadrés par une équipe éducative de cinq éducateurs.
Un des pavillons accueille deux enfants de moins de 3 ans accompagnés par une assistante familiale.
Les équipes éducatives sont soutenues par des maîtresses de maison, hommes d’entretien, secrétaires.
Le Département soutient financièrement la Fondation et la ville entretient d’étroites relations.
Cette visite a permis de revenir sur toutes les actions solidaires mises en place pendant la période de confinement, pour les enfants (distribution de pizzas et de boissons par la Cas’a pizzas de Duclair, dons de matériel et des chocolats par l’association du Lion’s Club de Duclair).

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