Archive dans 16 mai 2020

Radio renversée n°4 : renverser l’enfance

Au début du confinement, on nous avait promis l'avènement des jours heureux. À son issue on découvre effaré·es des enfants parqué·es dans des carrés de 2 mètres sur 2 dans la cour de récréation. La maltraitance institutionnelle comme nouvelle société ? Sans façons. Une émission toute entière consacrée aux enfants, à l'école, à l'enseignement.

Télécharger l'émission entière (clic droit, enregistrer sous, licence CC by-nc) : mp3

L'écouter séquence par séquence (le déroulé précis est en dessous du lecteur) :

Lien de téléchargement des séquences sur l'Internet Archive : https://archive.org/details/radiorenversee04

  1. « Bus imaginario » de Chloé Despax et Felix Blume + chronique autour de l'école maltraitante avec évocation de "Réouverture des écoles : les mesures préconisées sont « inhumaines »" de Célia Izoard pour Reporterre, des bracelets électroniques imposés à des enfants de maternelle en Italie et du billet de Pierre Coutil sur Seenthis.
  2. Diffusion de la parole de Gwen, enseignante et mère, qui refuse de remettre ses enfants à l'école (Révolution permanente) + mix de chansons pour enfants sur les "gestes barrière".
  3. 1e partie du plateau sur les consignes sanitaires pour la rentrée des classes post-confinement. Avec Catherine, professeure en collège, Nadine, directrice de maternelle à Petit Quevilly et syndicaliste FSU, et Yacine, père d'élève en primaire et membre d'un collectif de parents mobilisé·es à Fontenay-sous-bois et signataires de la tribune « Non à une rentrée expérimentale le 11 mai : nos enfants ne sont pas des cobayes ». Évocation également de la tribune « Mieux vaut une école fermée que maltraitante » par un collectif de parents d'élèves. Suivi de « Mon préféré poisson » d'Aude Rabillon avec Issa, 5 ans.
  4. 2e partie du plateau école. Suivi de « J'ai un remède » avec Claé, 7 ans, par Chloé Despax et Cabiria Chomel (productrices de la merveilleuse Radio Pandemik, que nous remercions chaudement).
  5. Mini-entretien avec Solenn Huitric sur les lycées du 19e siècle et la discipline des jeunes corps qui y prévalait + virgule boum badaboum + « Dragon feu » d'Aude Rabillon avec des enfants de CP en REP (réseau d'éducation prioritaire).
  6. Entretien avec Nicole de l'association Laia sur l'instruction en famille, avec évocation de l'association Les enfants d'abord, de l'école alternative ardéchoise Coly Colam et des pédagogies Steiner, Montessori, Unschooling..
  7. Rubrique allez écouter une autre émission : Radio Virus sur PFM (99.9 MHz à Arras) + Évocation de l'article « Le gouvernement des playgrounds » de Ferdinand Cazalis et diffusion de « De jeux en places » de Cabiria Chomel, tous deux parus dans Jef Klak n°4, "Ch'val de course".

Diffusions : mercredi 20 mai à 16h sur l'Eko des garrigues (88.5 MHz à Montpellier), vendredi 15 mai à 14h sur ∏node (DAB+ canal 11 à Mulhouse et canal 9 à Paris).

Archives de l'émission : intempestive.net/radio-renversee

Il n’y a pas qu’à Rouen qu’on manifestait lundi 11 mai

De Rouen à Saint-Brieuc et d'Amiens à Marseille, une multitude de rassemblements ont marqué la première journée du « déconfinement ». Les plus importants se sont tenus devant les hôpitaux, en soutien aux soignant·es, parfois eux-mêmes en grève. Leur mobilisation exemplaire contre le Covid-19 autant que le mépris jamais démenti des gouvernements à leur égard préfigurent le rôle prépondérant des personnels médicaux dans les mouvements sociaux qui éclateront tôt ou tard.

Mai 2017, des manifs « ni Macron ni Le Pen » agitent l'entre-deux tours de la présidentielle. Le Front social apparaît. Mai 2018, ça bouge dans les facs et dans les gares. De petits tas de pavés poussent sur la chaussée. Un conseiller de Macron fait le coup de poing. Mai 2019, La Pitié-Salpêtrière rime avec souricière. C'est la fête à Blanquer et les samedis se comptent encore en actes. Mai 2020, les rassemblements supérieurs à dix personnes sont prohibés. L'état d'urgence sanitaire est prorogé, mais çà et là, le printemps social fleurit.

Métro, boulot, conso. Tout ce qui est chiant doit repartir. Pour tout le reste, il y a la police nationale.

Les brigades motorisées du préfet Lallement vrombissent place de la République. Ce lundi 11 mai, les amendes pour « participation à une manifestation interdite » ne tardent pas à tomber. Des Gilets jaunes sont arrêté·es.

La même bande de cognes accusée du passage à tabac d'un ouvrier égyptien rapplique à l'Île-Saint-Denis peu de temps après. La chaîne humaine est brisée. On sait dès lors que les nasses font exception à la fameuse doctrine des gestes barrières.

Sur la Canebière, cinq militant·es d'Extinction Rébellion Marseille sur la cinquantaine mobilisée sont conduit·es en garde à vue. Qu'une faute soit reconnue ou non, leur casier comprend désormais un « rappel à la loi pour attroupement sans arme avec refus de se disperser au bout de trois sommations », dixit la procureure.

Contrairement à Nantes à Toulouse, les Rennais·es n'ont pas eu le droit d'exprimer leur défiance envers le gouvernement dans l'espace public, lundi 11 mai. Au moins 38 procès verbaux ont été dressés par la police, selon le compte rendu d'Expansive.info.

Les Toulousain·es respirent un peu mieux devant leurs hôpitaux. Plusieurs centaines de citoyen·nes rejoignent les troupes de Sud Santé et de la CGT du CHU. Glorifiées pas celleux qui les dénigraient naguère, les blouses blanches réclament leur dû et la fin des coupes franches. La cause est trop sensible pour envoyer les bleus.

Une scène similaire se déroule sur l'Île de Nantes, à ceci près que l'appel n'émane pas de syndicats. Entre 200 et 400 personnes y participent, selon Ouest-France et Nantes Révoltée. « Moment chaleureux. Certain·es improvisent un apéro. Une danse est esquissée sur la voie de tram. L'ambiance est bonne, puisque la police reste à distance », raconte l'influent média « révolutionnaire, anticapitaliste et autonome ».

Au même moment, deux-cents Nazairien·es applaudissent sur le parvis de la cité sanitaire. Le rendez-vous figurait sur l'agenda du site Baslesmasques.co, comme 25 autres à travers le pays. Localement, une suite sera donnée samedi 16 mai, à 13 h, place du Commando.

Devant l'hôpital Purpan de Toulouse, comme devant d'autres établissements publics de la ville, plusieurs centaines de citoyen·es ont rejoint les personnels syndiqués. Crédits Sud CT 31

Les consignes préfectorales sont visiblement plus sévères à Rennes, où les autorités plastronnent avec 38 verbalisations et six interpellations pour des contrôles d'identité. Le rassemblement se tient place de la République, peu avant midi, sans qu'il soit aisé de distinguer les manifestant·es des passant·es. Seuls deux groupes de postièr·es Sud PTT se détachent vraiment. Les « distances de courtoisie covidiennes » rappelées par l'organisation résistent mal au contact rapproché avec les agents.

Dans un communiqué qui s'attaque au déconfinement à visée capitaliste, les Gilets jaunes de Rennes, l'Assemblée générale de l'Hôtel Dieu et le groupe Refusons le retour à la normale évoquent de possibles actions dans un supermarché « pour filer un coup de main aux employé·es », à l'Agence régionale de santé pour « obtenir des moyens humains et financiers », dans un service de la mairie « pour l'occuper jusqu'à ce qu'un centre d'hébergement inconditionnel soit ouvert pour les plus démuni·es et les femmes victimes de violences », ou encore au rectorat, dans une plateforme logistique de colis ou chez Samsic, géant du nettoyage qui repose sur une main-d'oeuvre sous-payée.

La Bretagne cultive son image rebelle avec plusieurs rassemblements pour la « libération des plages ». La patience des habitant·es du littoral atteint ses limites dans les Côtes-d'Armor. Plusieurs collectifs, parfois soutenus par les élu·es, rassemblent jusqu'à 100 personnes à Pleumeur-Bodou, Erquy, Binic et Trévou-Tréguignec.

Une quinzaine d'habitué·es du rond-point de Kernilien, près de Guingamp (Côtes-d'Armor) ont ressorti leur chasuble fluo à l'heure de la sortie des usines. Crédits : Le Canard réfractaire

Dans certaines communes, marcher sur le sable ne sera bientot plus passible ni n'amende ni d'emprisonnement. Quand les écoles rouvrent mais pas de larges espaces ouverts, l'État risque de voir fondre le consentement à l'autorité. A moins qu'il convienne que la question n'est pas celle des distances physiques, mais de la mise sous surveillance de chaque centimètre carré. La décision revient d'ailleurs aux préfets, aux ordres du gouvernement et jamais avares en menaces. Une tutelle parisienne à même de raviver un régionalisme latent.

Dans le même département, les ronds-points voient refleurir quelques chasubles jaunes, aux entrées de Lannion, Guingamp et Saint-Brieuc.

Ailleurs en France, ce sont encore « celles et ceux qui ne sont rien » qui affrontent en premier les accusations d'irresponsabilité. A Bandol, dans le Var, au Magny, en Saône-et-Loire, à Rouen, en compagnie de la CGT, à Périgueux pour « la fin de leur monde et le début du nôtre », à Angoulême, aux côtés de militants écolos, ou encore à Amiens « pour la protection des libertés publiques », une colère longtemps contenue s'exprime au grand air, au risque d'agacer.

Un peu partout, le mouvement social reprend corps, mais à pas mesurés. La colère s'exprime timidement dehors, chez celleux qui triment sans télétravail, souvent sans masques ni protection adaptée. La longueur de la laisse s'est considérablement raccourcie. Il n'est pas dit pour autant qu'elle ne finisse par céder.

Violences policières - un premier bilan du confinement

« [Les flics] prennent un haut-parleur : "Il y a des femmes et des enfants qui veulent rentrer chez eux, dispersez-vous." Personne n'y croit, et tout le monde les moque. » Compte rendu du rassemblement contre les violences policières à l'Île-Saint-Denis sur Paris-Luttes Info et photo de Madjid Madj Messaoudene

Le confinement a été marqué par une mise sous pression accrue des quartiers populaires. Amnesty international a authentifié une quinzaine de vidéos de violences policières filmées au cours du confinement, et, au 20 avril, au moins cinq morts en lien avec une intervention policière étaient déjà déplorés, plus une liste longue comme le bras de violences diverses et variées, comme le résume cet article de Rebellyon.

[...]

Consultez la suite de La Gazette des confiné·es #14 – Censure du web, éducation numérique et manifs empêchées.

La Gazette des confiné·es est un collectif ouvert d'ami·es basé·es entre autres à Nantes, Tours et Paris qui souhaitent mutualiser la prise d'informations portant sur la crise du Covid-19 sur internet afin de ne pas rester chacun·e de son côté isolé·e face aux écrans et de nous libérer du temps pour faire et penser à autre chose. La Gazette paraît deux fois par semaines sur La Déviation et le réseau Mutu.

Consultez aussi nos précédents numéros et en particulier La Gazette des confiné·es #12 (Autonomie alimentaire, contrôle de l'info et carte tricolore), et La Gazette des confiné·es #13 (La nicotine, les sous de la science et notre présent).

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RECHERCHE EDUCATEURS

ES AUMALE

Saison 2020/2021

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L’ES AUMALE, recherche pour la prochaine saison des éducateurs pour ses équipes jeunes : U7, U9 et U11. Vous aurez comme mission, l’entrainement en semaine et le coaching du samedi.
Si oui êtes intéressé ou souhaiter simplement un renseignement, vous pouvez contacter le responsable du recrutement Mr Cédric JALLAN au 0675164096

CLASSEMENTS DEFINITIFS

LIGUE NORMANDIE

Saison 2020-2021

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SI VOUS LE SOUHAITEZ – MERCI

La ligue de Normandie, vient de diffuser les classements définitifs pour la saison 2019/2020. Pour le district de Seine Maritime, il faudra attendre mi-juin pour connaitre définitivement la situation! encore un mois de suspense!

Cliquez ICI pour connaître votre classement LIGUE!

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Soutien aux entreprises normandes: le localisme départementaliste n’a pas dit son dernier mot!

Grâce à la réunification, la Normandie s’est débarassée du localisme à l’échelle régionale avec une Haute ignorant la Basse et vice-versa. Mais le localisme générant une compétion des territoires alors qu’il nous faudrait la coopération des divers pupitres d’un orchestre sous la direction d’un chef, n’est pas mort avec le retour inespérée à l’unité normande: voici qu’il se loge très sûrement dans la vieille concurrence teintée de défiance entre la collectivité départementale et la collectivité régionale que tout oppose en raison de l’histoire politique et territoriale qui les ont fait naître.

En effet, les départements sont la création de l’affirmation de l’unité nationale jacobine de la Révolution française: ils ont été créés en 1790 pour faire disparaître les anciennes provinces de l’Ancien régime car une meute de 83 petits chiens est plus aisément contrôlable par le maître parisien qu’une dizaine de gros dogues provinciaux. Les départements étaient une nouveauté destinée à effacer une antiquité, celle des provinces accusées d’être les vestiges de la féodalité.

D’abord manifeste enthousiaste de l’unité nationale française issue d’une diversité naturelle rationalisée débarassée de toute identité historique ou culturelle provinciale, le département devint, rapidement, la déclinaison locale du centralisme dans une logique descendante de soumission au pouvoir parisien. Aujourd’hui, les départements ont plus de deux siècles d’existence: ils ont acquis le statut de prestige géo-historique que pouvaient avoir les anciennes provinces en 1790 car, dans la plupart des cas, le « département » (au sens propre: le découpage) a respecté l’identité géo-historique des anciennes provinces ce qui a permis d’en sauvegarder la mémoire dans le nouveau régime jusqu’à nos jours.

Avec la région, l’histoire politique et territoriale est à l’opposée de celle qui a fabriqué le département puisqu’il s’agit de faire renaître, dans une institution aussi jeune que contemporaine, la vieille réalité provinciale  dans le but d’équilibrer les excès politiques et géographiques du centralisme jacobin:

Ces régions sont donc des néo-provinces car la superposition n’est pas exacte entre la carte des provinces historiques et la carte départementale à partir de laquelle 26 régions furent établies en France continentale à partir de 1960: là encore, on peut soupçonner sans peine le pouvoir jacobin parisien dans son refus de faciliter la tâche des régionalistes en permettant une superposition correcte entre la modernité régionale et la géo-histoire provinciale séculaire correspondante: là encore, une approche strictement instrumentale, abstraite et rationnelle d’une idée de région que l’on peine toujours à prendre au sérieux, a prévalu.

La réforme de 2015 n’a fait qu’aggraver les défauts de la géographie régionale française avec l’heureuse exception normande confirmant la triste règle. A l’inverse des départements, les conseils régionaux n’ont eu de cesse d’approfondir la décentralisation pour obtenir une autonomie de gestion et des compétences propres avec l’idée de passer d’une déconcentration par externisation de l’Etat central à une authentique décentralisation régionale par une coopération équilibrée entre l’Etat central et les conseils régionaux.

La loi NOTRe (Nouvelle Organisation Territoriale de la République) de 2015 a donc élargi les compétences des conseils régionaux et surtout a établi un socle de compétences réservées aux seuls conseils régionaux dans des domaines considérés comme les plus stratégiques pour l’avenir des territoires tel que le développement économique: le champ des compétences partagées a donc été réduit par le législateur dans l’espoir d’une saine clarification entre les conseils régionaux et les conseils départementaux qui ont craint, un temps, pour leur avenir.

Mais la concurrence entre les départements et les régions n’a pas été annulée pour autant. Bien au contraire! Car le localisme départementaliste a trouvé un nouvel argument pour prospérer après le désastre territorial de la réforme de 2015 en accusant les nouvelles grandes régions (qui sont, effectivement, trop grandes ou trop artificielles sauf en… Normandie!) de favoriser la montée en puissance soit d’un centralisme régional, soit d’un retour à la féodalité: on peut entendre cet argument dans le cas des absurdies géographiques que constituent le « Grand Est », la « Nouvelle-Aquitaine » ou l’Avernorhodalpie au point que dans ces néo-grands machins, des départements envisagent de fusionner pour ressusciter la province disparue.

En revanche, cet argument est TOTALEMENT inaudible dans le cas exceptionnel normand où la fusion régionale a constitué d’abord à reconstituer une unité territoriale qui n’aurait jamais dû être brisée:

Nous connaissons bien ici les positions départementalistes de Jean- Léonce Dupont le président du Calvados qui a pour lui d’être aussi un girondin qui se méfie du centralisme et de la concentration des pouvoirs par principe: on ne pourra que partager cette lucidité bien normande mais il ne faudrait pas qu’elle s’aveugle elle-même en perdant de vue que le service de l’intérêt général d’une Normandie qui doit faire face aux urgences d’une crise aussi grave qu’inédite, exige une coordination parfaite entre le conseil régional et les autres grandes collectivités territoriales normandes.

Monsieur Dupont le moment est donc bien mal choisi pour faire un couac dans la musique de l’orchestre régional normand!

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Cacophonie institutionnelle et territoriale: une histoire belge…

https://www.paris-normandie.fr/len/collectivites-locales/la-loi-notre-interdit-aux-departements-de-verser-des-aides-directes-aux-entreprises-jean-leonce-dupont-imagine-une-parade-AH16778008

La loi NOTRe interdit aux Départements de verser des aides directes aux entreprises, Jean-Léonce Dupont imagine une parade

Son homologue, Martine Vassal, présidente des Bouches-du-Rhône, a eu beau avoir été rappelée à l’ordre par le gouvernement qui a enterré son «fonds territorial aux entreprises» (à la grande satisfaction de Régions de France jalouse de son pré carré ), brave l’interdit. Bien que la loi NOTRe le proscrive, le président du CD14 entend bien voler au secours des TPE de son territoire.

Pour contourner l’obstacle, il a imaginé non pas une aide directe aux entreprises, disposition interdite, mais une aide sociale «à la personne» destinée aux entrepreneurs. Concrètement, les gérants de TPE ou indépendants, exclus du fonds national de solidarité, pourront donc prétendre à un pécule de 567 euros, équivalent au montant du RSA pour peu qu’ils exercent dans le Calvados. 44 000 professionnels pourraient être concernés par ce dispositif, estime le Département qui a réservé une enveloppe de trois à quatre millions à cette fin. Le CD14, qui invoque «l’urgence sociale», assure ne pas craindre les foudres de la justice administrative. «C’est bordé juridiquement, indique-t-on dans l’entourage du président. Les services ont travaillé de façon à ce que ce soit pas retoqué par le contrôle de légalité». Dont acte.

Nota : Jean-Léonce Dupont, qui en a les moyens, souhaiterait aussi venir en aide aux pêcheurs que le coronavirus menace de noyade. Mais il lui faudra pour cela obtenir le blanc seing de la Région qui détient l’exclusivité de cette compétence en vertu, là encore, de la loi NOTRe. Des discussions seraient en cours avec Hervé Morin.


 

Commentaire de Florestan:

Il ne faudrait pas que le localisme qui est une mesquinerie territoriale ne se traduise par une mesquinerie financière s’il s’agit vraiment de voler au secours des Normands qui vont en avoir besoin avec la crise économique qui vient.

La seule question qui importe est la suivante: l’initiative du président du Calvados est-elle utile aux Normands? Si c’est le cas elle pourrait être ciblée après une concertation avec la Région dans le but de ne pas compliquer la vie de ceux que l’on souhaite officiellement aider…

Question subsidiaire: faut-il instrumentaliser l’urgence en cours pour régler un différend politique et institutionnel?

S’agit-il de défendre les Normands ou de défendre le Calvados… dans le trou normand?

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