Archive dans 10 mai 2020

Déconfinement : J0 !

0E8F9BFA-09AF-4A6D-A7F2-B2FF5C4A9F2DNous y voilà ! Après huit semaines de confinement, nous retrouvons une certaine normalité. Si celle-ci est toute relative (pas de restaurant ni de grand rassemblement, circulation limitée dans un périmètre de 100 km, maintien strict des mesures barrières), il flotte un sentiment de liberté retrouvée.

Cette épreuve nous aura permis de découvrir de nouvelles solidarités, de comprendre le rôle essentiel des professionnels qui nous permettent d'assurer notre quotidien, de nous retrouver dans un cadre familial. Notre système de santé a tenu bon malgré des couacs tant matériels qu'organisationnels. Nous ne saurions oublier ni les victimes de la covid, ni celles liées au retard de soins.

Dès aujourd'hui, à la clinique Saint-Hilaire, l'accueil des patients continue à se faire avec un passage par un contrôle sanitaire, les circuits de soins ont été modifiés, des mesures strictes d'hygiène et de distanciation sont appliquées. Les programmes opératoires ont été allégés afin de tenir compte des nouvelles contraintes.

Les masques et le lavage des mains vont continuer à s'imposer au quotidien mais le fait de pouvoir retrouver ses amis, ses collègues de travail, ses commerçants, va rendre nos vies plus belles. Alors, hauts les cœurs mais... sortons couverts !

EN ATTENDANT DES JOURS MEILLEURS N°54

TENNIS CLUB NEUFCHÂTEL EN BRAY

Interview Hugo DELACROIX

DANS CETTE PÉRIODE DE CRISE NOUS AVONS BESOIN DE VOTRE SOUTIEN : VOUS POUVEZ FAIRE UN DON 
SI VOUS LE SOUHAITEZ – MERCI

Durant cette période difficile, nous avons souhaitez garder le contact avec les clubs et sportifs de notre région. Pour cette 54ème interview ( par mail ) , nous avons rencontré Hugo DELACROIX, jeune joueur du TC Neufchâtel en Bray.

En attendant prenez soins de vous et de vos proches et surtout respecter les consignes RESTEZ CHEZ VOUS pour revenir au plus vite sur vos terrains de jeux.

Bonjour Hugo, peux-tu te présenter en quelques mots ?
Bonjour je m’appelle Hugo Delacroix, j’ai 15 ans. Je suis licencié au tennis club Neufchâtel depuis l’âge de 4 ans et je suis en seconde générale au lycée Georges Brassens.

Comment vis tu cette période de « covid 19 » ? Et que feras tu en 1ère après le confinement ?
je le vis plutôt bien parce que je fais plein de choses en commençant par aider mes parents, faire des travaux manuels ( bricolage, jardinage, je joue à la console…).
Pour le côté sport j’y passe plus de 2 heures par jour à faire de la musculation, de l’home trainer…).
Avec Gabriel un autre membre du TCN, nous avons déjà prévue de rejouer après le 11 mai en respectant les gestes barrière, mais j’ai très envie de revoir mes amis.

Comment gères-tu cette absence de tennis ?
Le tennis me manque beaucoup, mais je compense le manque de tennis par du sport comme de la musculation, du cardio, de la corde à sauter…Tout ça dans le but d’être meilleur pour la reprise.

Comment t’est venue cette passion pour le tennis ?
A l’âge de 4 ans, ma mère m’a inscrit dans un stage de tennis pour essayer. Ce sport m’a plus, même si au début je n’étais pas très assidue. Ismaël (mon prof de tennis) pourra témoigner que je faisais plus de tours de terrain que de jouer au tennis. Au fil du temps j’ai pris beaucoup de plaisir à jouer au tennis maintenant, je ne peux plus m’en passer.

Qu’est ce tu aime dans ce sport ?
Dans ce sport tout me plaît, et particulièrement la persévérance pour réussir.

Si tu devais résumer ton jeu avec tes points fort et tes points faibles, que dirais-tu ?
Mes points forts sont le coup droit, la défense et mon cardio. Mon point faible est le mental. Le mental m’a fait perdre beaucoup de matches, mon revers et ma volée font aussi partis de mes points faibles. Jérôme et Ismaël me font travailler pour que mes points faibles deviennent mes points forts.

Sur quelle surface te sens-tu le plus à l’aise ?
Auparavant je me sentais mieux sur les surfaces dures comme le béton poreux ou greenset.
Mais maintenant en aillant amélioré mon cardio, je prends plus de plaisir sur la terre battue, et comme à Neufchâtel, nous avons de belles terres battues qui sont refaites tous les ans, je prends plaisir à jouer dessus l’été lorsqu’il fait beau.

Parles nous un peu de tes résultats ?
Je suis classé 30. L’année dernière, j’ai fait de bonnes perfs en gagnant le TCM de Belleville Puys Varengeville en 15/16 puis à Rouxmesnil Bouteilles en 15/16 et 17/18 en 2018. J’ai terminé troisième du circuit des goéland et en 2019j’ai fini deuxième. L’année dernière au tournoi de Neufchâtel, j’ai perfé à 15/5 et 15/4.

Quels sont tes objectifs ?
J’aimerai bien passer 15/4 a la fin de la saison prochaine, et de regagner pourquoi pas quelques tournois. J’espère aussi jouer sur les terres battues à la fin du confinement.

Est ce que tu as un modèle, une idole, un sportif préféré ? Et pourquoi ?
Oui, dans le tennis mon idole et modèle est incontestablement Rafaël Nadal. Je le supporte déjà pour sa gentillesse, pour ça façon d’être sur le cour, enfin pour tout. Quand Rafa joue je suis à fond dans chacun de ses matches, quand il perd je suis triste…Je le supporte à un tel point que je suis à ma 6ème tenue de lui. Sinon je supporte aussi Chris Froome dans le vélo.

En dehors du tennis, as tu d’autre centre d’intérêts ?
Alors oui, j’ai d’autres centres d’intérêts, comme le vélo de route, VTT, la course à pied, où encore la salle de musculation. Mais le tennis reste mon centre d’intérêt le plus fort. J’aime beaucoup aussi passer du temps avec mes amis.

Un dernier mot ?
En dernier mot je tiens à remercier le club entier de m’avoir accueilli, merci à Jean-François Harivel, Ismaël, Jérôme, Ludovic Jean et j’en oublie.
Je souhaite à toutes personnes voulant commencer le tennis de tomber dans un club comme celui ci.

Sortie du livre « Te plains pas, c’est pas l’usine – L’exploitation en milieu associatif »

Le collectif Niet !éditions a le plaisir de vous annoncer la sortie de « Te plains pas, c'est pas l'usine », de Lily Zalzett et Stella Fihn.

Le secteur associatif emploie en France 1,8 million de personnes, et il a bonne presse. Quand on travaille dans une association, on est censé y trouver du sens, on est censé être en adéquation avec des valeurs et non avec une logique de profit. Faire corps avec son boulot : une chance inestimable ?

À rebours de cette image, ce livre rend compte de modalités d'exploitation insidieuses, dissimulées derrière l'idéologie du civisme et de l'engagement associatif : rapports hiérarchiques brutaux, chantage à la responsabilité, injonction permanente à ne pas compter ses heures, utilisation sans mesure du bénévolat et des services civiques.

« Mais te plains pas, tu pourrais bosser à l'usine ! »

Extraits :

Ce matin, je suis arrivée en retard. À 9h30. Tout le monde était devant l'asso, à boire des cafés, à fumer des clopes. Personne ne m'a fait de remarques. C'est cool, quand même, je fais un peu comme je veux. Après, j'ai ouvert mes mails. J'ai eu l'impression de subir une avalanche angoissante de choses à faire, de délais à tenir. Je ne peux pas tout faire. Et puis tout est urgent. Si je ne finis pas ce dossier, alors il va manquer à l'association de quoi prolonger un contrat. Et donc ma collègue qui est en CDD devra partir. Et donc j'aurai encore plus de boulot. Mais, ce dossier-là, c'est juste un dossier, celui d'une agence régionale. Et à côté de ça il faut en faire trois autres. Et je ne peux pas hurler ma colère de voir tout ça arriver en même temps sur une seule personne, parce que ce sont quatre interlocuteurs différents, une fondation, deux services territoriaux, une préfecture. Je me sens bloquée. Je peux remplir ces dossiers comme je veux, ou décider que c'est trop, que je ne le ferai pas ; mais l'enjeu de survie de l'association est trop fort. Je fais mes dossiers. Je lutte contre la fatigue. Je regarde l'heure. Il est 21 heures. J'ai mangé devant mon ordinateur. Je suis arrivée en retard ce matin. Je fais ce que je veux. J'ai travaillé onze heures aujourd'hui.

Je ne sais pas pour quelle association je travaille. Le matin, je vais faire des ménages dans une maison de retraite. Je suis salariée par une association de service à la personne. Le midi, je fais une garderie dans une école. Je suis salariée par une association d'éducation populaire. L'après-midi, je fais le ménage pour une société privée. Le soir, après, je fais la garderie pour une autre association d'éducation populaire, mais dans la même école, mais ce n'est pas le même employeur parce que ce n'est pas le même marché public, le soir, alors, je rentre chez moi. Je m'occupe de mes gamins. Je fais le ménage.

Plus d'infos sur https://niet-editions.fr/catalogue/te-plains-pas-cest-pas-lusine.

Diffuser les bouquins

Si tout cela vous intéresse pour vos distros, infokiosques, bibliothèques autogérées ou tables de presse, n'hésitez pas à nous contacter à notre adresse mail ou à aller voir sur https://niet-editions.fr.

A noter que pour la diffusion militante nous procédons à une ristourne sympathique ;)
Et de toute façon, à très bientôt dans la rue !

Les éditions

Créée début 2016, notre structure éditoriale est basée sur une organisation collective, avec des objectifs clairs : proposer, dans une perspective de lutte de classes, une diffusion large des idées et des pratiques anti-autoritaires et anti-patriarcales, et développer un outil collectif en lien avec les luttes.

Critique sociale et refus de toutes les formes de domination

Nous voulons publier des textes d'analyse de l'actualité ou d'histoire des luttes populaires et autonomes, en privilégiant les écrits issus d'une expérience directe de la réalité sociale : récits, témoignages, entretiens… Nous voulons imaginer une continuité entre l'histoire et le présent, entre la théorie et la pratique, pour aider à penser le monde actuel et la manière dont nous pouvons agir sur lui.

Structure d'édition collective et outil pour la lutte

Niet !éditions repose sur un fonctionnement non hiérarchique et se donne les moyens de proposer des livres pas chers, personne n'étant rémunéré au sein de notre collectif. Nous voulons faire des livres que chacun puisse s'approprier et faire circuler, pour aiguiser colères et nourrir imaginaires.

Pour contribuer au sauvetage du tourisme normand: une bonne idée proposée par Nicolas MAYER-ROSSIGNOL…

Pour une fois, on s’en réjouira: à l’occasion de la crise sanitaire et économique dans laquelle nous allons être plongés pendant longtemps, un bel esprit de responsabilité souffle parmi les élu(e)s du conseil régional de Normandie, du groupe majoritaire « la Normandie conquérante » qui contrôle l’exécutif régional aux principaux groupes des minorités d’opposition (socialistes, écologistes, communistes et frontistes). Pour preuve, les pleins pouvoirs ont été votés à l’unanimité de la commission permanente du 25 mars 2020 pour permettre à Hervé Morin d’agir dans l’urgence sur l’ensemble du champ de compétence du conseil régional…

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Pour preuve de cet esprit politique exceptionnel qui se préoccupe totalement (enfin!) de l’intérêt général de la Normandie et des Normands sans sombrer comme trop souvent en temps ordinaire dans la politique politicienne, nous signalons à nos lecteurs cette lettre de Nicolas Mayer-Rossignol chef de l’opposition socialiste au conseil régional adressée à Hervé Morin et qui lui suggère une idée que nous estimons bonne et intelligente pour venir en aide à la filière touristique normande, une filière majeure de notre économie régionale qui est très sévèrement impacté depuis le début du confinement.

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L’année 2020 du tourisme normand qui devait rayonner avec une nouvelle édition très attendue du festival Normandie Impressionniste risque d’être une « annus horribilis » qui va rester dans les annales du pire

Mais cette adversité est l’occasion de faire advenir une réalité qui tardait à venir depuis la réunification:

Les Normandes et les Normands ne connaissent pas très bien la Normandie qui présente ce paradoxe d’être parfois et trop souvent plus connue et plus appréciée par tous les horsains du monde entier que par les Normands eux-mêmes.

En raison des restrictions de circulation imposées par le déconfinement sanitaire qui risque d’être plus long que le confinement, le tourisme normand qui est, avant tout, patrimonial et culturel n’aura de salut que si l’on observe un sursaut de la curiosité intellectuelle et affective des Normands pour leur Normandie: il faut donc tout faire pour faciliter et amplifier un mouvement social de réappropriation de leur Normandie par les Normands.

L’outil proposé par Nicolas Mayer-Rossignol dans la lettre suivante permettrait d’y contribuer. C’est une bonne idée: c’est la raison pour laquelle nous la publions sur l’Etoile de Normandie.

https://www.linkedin.com/posts/nicolas-mayer-rossignol-040272100_soutenons-le-tourisme-local-soutenons-le-activity-6664128953118146560-kCmx

On lira ce courrier ci-après en intégralité:

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A revoir aussi après sa diffusion récente sur France 3 ce numéro du magazine « des racines et des ailes » consacré aux paysages normands au printemps: superbe!

https://www.france.tv/france-3/des-racines-et-des-ailes/1420283-passion-patrimoine-ma-normandie-au-printemps.html

Carole Gaessler part à la découverte de la Normandie, le temps d’un printemps. Arnaud Guérin est géologue et photographe. Il profite de la lumière si particulière de cette saison pour saisir, vue du ciel, la floraison des pommiers et des champs de lin. Sur la Côte de Nacre, à Lion-sur-Mer, les propriétaires de maisons de vacances se préparent, avant le début de l’été. Jasmin Derome préserve avec soin un trésor familial : la Villa Louis. Le Parc naturel régional des Boucles de la Seine Normande abrite des maisons à toit de chaume, trésors bâti du XVIIe siècle. Enfin, découverte d’une pêche ancestrale remontant au Moyen Age, encore pratiquée à Agon-Coutainville.

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VERNON: Il filme la Normandie vue du ciel ou plutôt… vue de Paris!

Ci-après une belle carte postale normande d’une Normandie vue depuis… Paris!

Un vieux cliché plutôt…

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On en a l’habitude puisque cette coutume vieille d’au moins 150 ans a fait la fortune de la Normandie patrimoniale, culturelle et touristique comme elle a aussi contribué à son malheur dans certaines représentations dominantes quand il s’est agi, par exemple, de reconstruire et de moderniser une Normandie pantelante dans ses ruines après 1944 depuis l’oeil de Paris:

Une fois de plus, la vallée de la Seine joue dans cette union pour le meilleur et le pire entre la Normandie et Paris, un rôle majeur et si l’on confond comme c’est trop souvent l’usage notamment à Paris mais aussi en Normandie (notamment à Rouen) la vallée de la Seine avec un axe voire un corridor ou pire, un tuyau des commodités d’une Normandie utile à Paris fuyant jusqu’à la mer, nous risquons de faire de ce magnifique trait d’union, une corde de pendaison: la vallée de la Seine normande est, à la fois, romantique, naturelle et patrimoniale mais c’est aussi la vallée industrielle d’une Sévéso-Normandie espace servant en aval de la mégalopole parisienne.

En octobre 2009, nous avions fermement répliqué à Antoine Grumbach promoteur de cette vieille lune d’une fusion mégalopolitaine qu’il avait nommé « Seine métropole » (mais qu’on aurait pu appeler « Paris-Normandie ») qu’il était hors de question « d’avaler la Seine aval sans l’aval des Normands! »

Archive de l’Etoile de Normandie:

http://normandie.canalblog.com/archives/2018/01/19/36062611.html

Faire de superbes images avec la vallée de la Seine normande qui excite la beauté romantique dans l’oeil des artistes depuis Bernadin de Saint-Pierre ou Stendhal c’est bien mais explorer la beauté tout aussi photogénique mais moins connu et reconnu de notre Normandie dans la profondeur géographique des deux rives de la vallée de la Seine ce serait mieux. Beaucoup mieux!

Car pour nous autres Normands la rive gauche de la Seine va jusqu’à Cherbourg, Alençon et le Mont-Saint-Michel tandis que la rive droite va jusqu’au Tréport, Aumale et Gisors.

Et si nous devions avoir réellement le point de vue d’un oiseau normand, la rive gauche pourrait aller jusqu’aux Pyrénées (axe Plantagenêt) et la rive droite jusqu’en Allemagne et la Suisse, sans aucune volonté annexionniste, cela va sans dire: on laisse ça à d’autres!


 

https://actu.fr/normandie/vernon_27681/video-rend-hommage-normandie-dans-comme-ciel_33511090.html

Vidéo. Il rend hommage à la Normandie dans « Comme au ciel »

Le photographe et vidéaste Gilles De Caevel, basé à Vernon (Eure), a immortalisé des paysages et monuments entre la Normandie et la capitale.

 

Fruit de deux ans de travail, sa vidéo « Comme au ciel », tournée entre Honfleur (Calvados) et Paris, se veut avant tout un hommage à la Normandie.

Grand passionné de photo domicilié à Vernon (Eure), Gilles De Caevel a capturé quelque 37905 images avec son appareil et pas moins de 4 heures de vidéo en 4K, pour aboutir à ce film de 9 minutes.

Vernon, Giverny…

Y sont consignés quelques-uns des nombreux joyaux dont regorge la région, tels que le Vieux-Moulin de Vernon, la maison et les jardins de Claude Monet, à Giverny (Eure), en passant par la Cathédrale Notre-Dame de Rouen (Seine Maritime), qu’avait d’ailleurs reproduite le peintre dans une série d’œuvres.

Il m’a fallu étudier la météo pour les instants à capturer, les cartes pour trouver les lieux intéressants, résume le Vernonnais. Chaque lieu choisi devait répondre à l’ensemble de ces critères, ce qui explique le travail de longueur pour arriver à un résultat cohérent. »

Lire aussi : Eure. Transports, écoles, masques : tout ce qu’il faut savoir sur le déconfinement à Vernon

Photographe professionnel depuis plusieurs années, Gilles a trouvé avec les réseaux sociaux une véritable caisse de résonance pour promouvoir son travail.

Grâce à eux, la vidéo « Une vie parisienne », qu’il a réalisée il y a dix ans, cumule 1,5 million de vue, tandis que « MontMartre », une autre de ses créations, a été reprise par l’office de tourisme du célèbre quartier parisien.

Hommage à la Normandie

Un joli succès pour celui qui s’est installé dans le quartier de Vernonnet il y a quatre ans avec sa femme, artiste peintre et grande fan de Claude Monet.

Originaires du Nord, nous sommes tombés amoureux de Giverny, où nous nous sommes mariés, et de Vernon, où nous nous sommes installés », raconte Gilles.

Lire aussi : Immobilier. Le secteur de Vernon convoité par les Franciliens?

Les quelques semaines de confinement lui ont permis de mettre la dernière main au montage et d’offrir, en cette période où les déplacements sont restreints, un voyage en images.

« Je suis tellement reconnaissant envers ma région d’adoption qu’il me fallait rendre hommage à cette Normandie chaleureuse, flamboyante et superbe qui a adopté Monet. »

S’il a dû faire l’impasse sur de nombreux plans, le photographe espère les réutiliser plus tard dans le cadre de nouvelles vidéos.

Lien de la vidéo :

 

 

www.youtube.com/watch?v=4Hn2WOfwygs&t=53s

 

 

 

Plus d’infos : manemos.com

Quel avenir pour les grandes friches industrielles ?

La Grande halle de Colombelles (© Rodolphe Corbin).

La fermeture en cascade de nombreux sites industriels depuis le milieu des années 1970, a laissé dans notre région d’innombrables bâtiments gigantesques à l’abandon, ouverts aux quatre vents. C’est notamment le cas de ceux qu’occupait autrefois la Société Métallurgique de Normandie (SMN), situés sur les communes de Mondeville et de Colombelles, aux portes de Caen.

Déserté depuis 1993, après avoir vu passer plus de 100 000 travailleurs en un peu moins de 80 ans d’activité, le site a fait l’objet d’un démantèlement partiel et fut laissé à l’état de friche industrielle.

La Grande halle de Colombelles ( Rodolphe Corbin).

Intérieur de la Grande halle de Colombelles (© Rodolphe Corbin).

Dépollué, le terrain a été réaménagé par l’architecte Dominique Perrault. Les derniers grands vestiges de l’époque industrielle sont le « chaudron » (ancienne tour réfrigérante) et la Grande Halle (l’ancien atelier électrique). Cette dernière vient de faire l’objet d’une réhabilitation intégrale pour devenir un tiers-lieu, c’est-à-dire un endroit de convivialité et d’échanges. Le projet, baptisé « le Wip » et inauguré en octobre 2019, a été mené par Normandie Aménagement et le cabinet d’architectes Construire.
Au milieu de deux hectares de jardins, 3 000 m2 d’espaces sont désormais à la disposition du public, avec des bureaux et ateliers partagés, des salles de réunion, de formation ou de conférence. La Grande Nef peut, sur 1 100 m2, accueillir banquets, événements professionnels ou salons. On y trouve également sur place un resto-bar.

Tous renseignements sur www.le-wip.com – Tél. : + 33 (0)2 52 56 98 07

Article publié dans Patrimoine Normand n°113, par Stéphane William Gondoin.

Abonnement Patrimoine Normand
 

Le Grand Port Maritime de Rouen échappe à la crise mais pour combien de temps encore?

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Contre toute attente alors que le commerce maritime mondial a été sérieusement ralenti par les conséquences de la crise sanitaire mondiale d’un virus échappé de Chine, le grand port maritime de Rouen qui n’a, justement, pas la Chine et ses conteneurs dans ses lignes commerciales privilégiées, a réussi à maintenir bon gré mal gré son trafic au point que de nouvelles lignes commerciales ont continué à s’ouvrir au départ des quais de la Seine en aval du Pont Flaubert dans le domaine pour l’instant préservé mais stratégique des céréales:

La compagnie nationale algérienne de navigation vient d’ouvrir une ligne régulière entre les ports algériens et le second grand port maritime normand en mettant Rouen dans une boucle où l’on retrouve, bien entendu, les grands ports de la Rangée nord européenne, concurrents frontaux de nos deux grands ports maritimes normands.

Le client algérien est un gros client notamment sur le marché des céréales où le port de Rouen conforte son rôle de quasi leader européen. Et cette liaison algérienne renforce, en outre, la vocation africaine du port normand avec de nombreuses lignes déjà ouvertes avec l’Afrique francophone de l’Ouest avec un potentiel de développement important qui n’est pas, de notre point de vue, assez connu ni valorisé: dans le commerce international maritime, il n’y a pas que la Chine et ses perfides routes de la soie qui ressemblent de plus en plus à une toile d’arraignée!

La vocation africaine du port de Rouen et la vocation sud-américaine du port du Havre sont des alternatives à un monopole chinois qui inquiète de plus en plus…

Revenons en à l’arrivée (ou au retour) du gros client algérien devant les silos à grains du port de Rouen: est-ce finalement une si bonne nouvelle quand on connait le contexte actuel de crise mondiale qui se confirme?

L’Algérie importe massivement des céréales avec les devises que lui fournit sa rente pétrolière pour éviter dans ses villes surpeuplées les conséquences d’émeutes frumentaires: c’est actuellement la grande crainte des militaires au pouvoir à Alger à l’instar de l’empereur de Rome qui avait fait du grenier à blé égyptien son affaire personnelle… Sauf qu’on a vu récemment la forte baisse des cours mondiaux du pétrole en raison de la crise: l’Algérie est un gros client mais aura-t-il longtemps les moyens de payer?

https://www.tendanceouest.com/actualite-361733-rouen-des-cargos-algeriens-en-escale-reguliere-dans-le-port-normand.html?utm_medium=email&utm_source=newsletter&utm_campaign=NL_2020-05-08&utm_content=bloc4

Rouen. Des cargos algériens en escale régulière dans le port normand

Un cargo algérien, le Constantine, inaugure ce vendredi 8 mai une nouvelle liaison portuaire entre Rouen et l’Algérie. Des escales bimensuelles sont désormais prévues à destination des principaux ports du pays.

Le Constantine, cargo de 138 mètres de long, est en escale sur le port de commerce de Rouen, ce vendredi 8 mai. Il inaugure une nouvelle liaison entre le grand port maritime et l’Algérie. La Compagnie nationale algérienne de navigation (CNAN) a décidé d’inclure Rouen comme escale régulière bimensuelle dans sa rotation avec l’Europe du Nord, où elle dessert les ports d’Hambourg et Anvers.

Les cinq navires de la CNAN chargeront au terminal conteneurs et marchandises de Grand-Couronne, des colis conventionnels, des véhicules et des conteneurs, à destination notamment d’Alger, Oran, Annaba, Bejaia ou Skikda en Algérie. Le Constantine sera suivi d’un autre navire, le Sedrata, le lundi 25 mai.

« La CNAN avait comme port principal européen Rouen à l’indépendance de l’Algérie« , rappelle la société Promaritime International, agent maritime des escales.


 

Par ailleurs, sur l’actualité récente concernant les ports normands:

https://france3-regions.francetvinfo.fr/normandie/emissions/jt-1920-haute-normandie

Il y a 18 ans, l’attentat de Karachi: l’Etoile de Normandie n’oublie pas.

Le 8 mai dernier c’était aussi le 18ème anniversaire de l’attentat de Karachi (Pakistan) qui avait tué 14 personnes dont onze salariés normands des chantiers navals de la DCN de Cherbourg qui supervisaient dans le cadre d’une coopération technique entre la France et le Pakistan la construction sur place de sous-marins nucléaires d’attaque: un contrat très sensible…

Trop sensible semble-t-il au point de coûter ce qui, en principe, n’a pas de prix du moins dans un état de droit démocratique ayant un fonctionnement normal…

https://www.tendanceouest.com/actualite-361727-cherbourg-en-cotentin-il-y-a-18-ans-onze-ouvriers-etaient-tues-dans-l-attentat-de-karachi.html?utm_medium=email&utm_source=newsletter&utm_campaign=NL_2020-05-08&utm_content=bloc3

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Le 8 mai est une triste date pour les habitants de Cherbourg-en-Cotentin. Il y a 18 ans, en 2002, quatorze Français, dont onze salariés des chantiers navals DCN perdaient la vie dans l’attentat de Karachi, au Pakistan. Douze personnes étaient blessées.

Contrairement à d’habitude, aucune cérémonie n’était prévue ce matin devant l’entrée de l’Arsenal, en raison de l’épidémie de Covid-19. Selon les informations de La Manche Libre, le directeur de Naval Group a écrit aux familles des victimes pour dire sa compassion. Dans l’après-midi, le maire Benoît Arrivé et le sénateur Jean-Michel Houllegatte ont procédé à un dépôt de gerbe au niveau de la stèle hommage, près de la Cité de la Mer. Deux proches de victimes étaient également présentes.


 Commentaire de Florestan:

On ne sait toujours pas, 18 ans plus tard, quelles sont les raisons véritables de cet attentat. Sur l’Etoile de Normandie nous avions commis plusieurs billets ou articles sur ce triste sujet:

Le premier coup de gueule du collectif Bienvenue en Normandie:

http://normandie.canalblog.com/archives/2009/06/25/14199823.html

Il ne savait peut-être pas que la fermeture d’un robinet pouvait avoir des conséquences aussi tragiques…

http://normandie.canalblog.com/archives/2019/09/26/37665228.html

En matière de sous-marins, Camberra c’est moins risqué que… Karachi!

Le monde du sous-marin par principe est plutôt discret alors que la Démocratie exige la transparence.

http://normandie.canalblog.com/archives/2016/04/28/33732336.html

Iskander Safar… Vous connaissez?

http://normandie.canalblog.com/archives/2016/03/15/33519274.html

Sur les traces d’Edouard Balladur en Normandie…

http://normandie.canalblog.com/archives/2012/10/12/25320758.html

Va-t-on enfin savoir la vérité?

https://www.20minutes.fr/justice/2739359-20200313-affaire-karachi-apres-rejet-cassation-edouard-balladur-juge-cour-justice-republique

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