Archive dans 9 mai 2020

La Saint Michel 2020 devrait être la fête du déconfinement des Normands…

La fête des Normands qui a lieu chaque année autour de la date de la Saint Michel (29 septembre) aura bien lieu en 2020 cette année si particulière, marquée par une crise sanitaire historique par son ampleur:

Ce sera l’occasion de retrouvailles mais aussi de célébrer une Normandie plus forte, plus résiliente, plus solidaire au moment où la crise économique et sociale mondiale qui s’annonce risque de produire ses premiers effets douloureux: plus que jamais, la Normandie est l’une des rares occasions collectives qui peuvent susciter quelques réjouissances et de la pensée positive.

Mais la Normandie n’est pas qu’un placebo ou une homéopathie: c’est un véritable principe actif qui peut être l’une des principales solutions de sortie de crise pour préparer l’avenir. Plus que jamais, une solidarité régionale normande doublée d’une action régionale normande peuvent constituer le bouclier social des Normands: il s’agit, tout à la fois, de sauver les entreprises et les emplois des Normands tout en étant fiers d’être normand.

Une fête régionale placée sous le haut patronage de l’archange chargé de nous défendre du Mal, le saint patron des militaires, Michel, « celui qui est comme Dieu », voilà qui est fort symbolique: c’est même un symbole très fort!

La préparation de l’édition 2020 de la Saint Michel des Normands, fête des Normands, fête régionale de la Normandie débute dès à présent!

On lira donc le communiqué de presse de l’Association de promotion de la Fête des Normands:

https://fetedesnormands.com/2020/05/06/mobilisation-pour-la-fete-des-normands-2020/

Mobilisation pour la Fête Des Normands 2020

Boujou tertous,

Cette année 2020 restera dans les annales. La crise sanitaire, qui n’est pas encore terminée, est en train de se muer en crise économique et sociale de grande ampleur. Pas le temps, dans ces conditions, de songer à la Fête Des Normands ? Et bien justement ci, il est plus que temps d’y songer…

Après des mois de confinement qui ont entraîné de graves difficultés économiques dans à peu près tous les secteurs : touristiques, culturels, commerciaux, agricoles (à l’image de la filière cidricole qui souffre énormément), la Saint Michel arrivera à point nommé.

À la fin du mois de septembre, nous aurons tous grandement besoin de nous retrouver, de reconstituer du lien social, de ré-oxygéner le tissu socio-économique normand. Et la Fête Des Normands sert précisément à cela : en encourageant les Normands à se réapproprier leur région, en mettant en avant les savoir-faire régionaux, en valorisant les circuits courts, le tout dans une ambiance festive, de partage et d’ouverture, notre grande fête régionale nous offre une belle occasion de repartir de l’avant, sur des bases durables.

Et qui plus est sous la protection de l’Archange Saint Michel en personne ! Que demander de mieux ?

Mais bien entendu, pour que tout cela réussisse, il est indispensable de se mobiliser, individuellement et collectivement, pour porter et déployer notre fête régionale si prometteuse. C’est pourquoi, vous (lectrices et lecteurs) êtes invités à diffuser cette lettre à toutes celles et ceux (élus, commerçants, patrons de bars et restaurants, associations, etc.) qui seraient susceptibles de rejoindre l’aventure…

Dernière chose : les premières festivités commencent à s’inscrire. Nous y reviendrons en détails. Petit florilège en attendant :

  • des festivités cherbourgeoises organisées par les commerçants de la ville
  • le village Viking Ornavik en fête
  • un concours de boules cauchoises à Ecretteville-les-baons
  • un grand jeu d’évasion au Mont Saint Michel
  • des danses et chants normands à Saint-Philbert-sur-Risle
  • des animations normandes à La Mailleraye
  • le retour de Rollon à Rouen
  • etc… (à suivre)

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Relocaliser l’industrie en Normandie c’est construire un bouclier social pour les Normands (sous l’égide de BOISGUILBERT).

Dynamiser l’industrie normande, c’est contribuer à l’indépendance industrielle de la France, c’est garantir un bouclier social pour les Normands.

Retour sur cette décision importante du président Morin de faire étudier, dans une logique d’intelligence économique territoriale normande totalement assumée, toutes les possibilités d’un réarmement industriel stratégique de la Normandie qui reste, malgré la crise actuelle et des décennies de désindustrialisation, la première région industrielle française dont le sort est, il faut le dire, intimement lié à celui de la région parisienne: la Normandie est donc un territoire d’intérêt national et il est temps de démontrer, enfin, que son avenir serait certainement mieux perçu et donc mieux géré depuis la Normandie que depuis le bureau parisien d’une administration de l’Etat central!

Lire, ci-après, le communiqué de la communauté d’agglomération « Seine-Eure » (Louviers- Val-de-Rueil) présidée par Bernard Leroy qui a donc été missionné par Hervé Morin:


 https://www.agglo-seine-eure.fr/actualites/bernard-leroy-pilote-dun-projet-de-redynamisation-de-lindustrie-en-normandie/

Bernard Leroy, pilote d’un projet de redynamisation de l’industrie en Normandie

Bernard Fraisse, président de Fareva a accueilli Hervé Morin, Bernard Leroy, Marc-Antoine Jamet, maire de Val-de-Reuil et la sous-préfète Virginie Sené-Rouquier sur son site de ValdePharm, ce jeudi 30 avril. La raison de ce déconfinement exceptionnel : la mission que le président de Région confie au président de l’Agglo Seine-Eure de rédiger des propositions pour renforcer les secteurs industriels en Normandie.

Publié le 30 avril 2020

La Normandie, confrontée à une crise sanitaire sans précédent, risque, comme toutes les régions, de payer un lourd tribut. L’industrie représente 19 % des emplois de la région, qui dispose d’un tissu de recherche et de productions pharmaceutiques puissants. Alors même que les épisodes épidémiques sont susceptibles de se reproduire, cette crise révèle les limites de l’appareil industriel normand à fournir des réponses rapides en période d’urgence sanitaire.

Hervé Morin veut arrêter une nouvelle stratégie industrielle et organiser un plan d’actions dont l’objectif majeur est de renforcer le tissu d’entreprises industrielles, et ainsi faire face rapidement et efficacement à d’éventuels futurs épisodes pandémiques ou climatiques. Il a confié cette mission de pilotage et de réflexion à Bernard Leroy, à la tête de l’Agglomération Seine-Eure, l’une des régions les plus industrialisées en France. Son projet est attendu pour le mois d’octobre. Il reposera sur :

–  la proposition d’une nouvelle politique industrielle, identifiant clairement des secteurs et filières à privilégier

une plus grande autonomie de production dans les filières liées à la santé (recherche, production de médicaments, équipements et dispositifs médicaux..)

–  un plan d’actions comprenant des outils communs entre l’Etat et la Région.

Prendre un temps d’avance

 « Nous devons penser à l’avenir dès maintenant, et sur la manière dont nous allons affronter cette période de récession et d’effondrement économique terrible, insiste Hervé Morin, président de Région. Nous devons avoir un coup d’avance. Par l’intermédiaire de Bernard Leroy, les filières industrielles pourront nous proposer des initiatives, de nouveaux investissements, pour conforter la place de la Normandie au niveau national. Nous sommes la première terre industrielle de France : c’est dans l’industrie que se situe l’essentiel du sujet de la relocalisation et de la relance de l’activité économique normande. Nous sommes heureux que ce lancement se fasse ici, chez Fareva. » Hervé Morin encourage les entreprises. « Pendant ces 3 à 4 mois de réflexion, soyez imaginatives, inventives, créatives, ambitieuses ! »

Bernard Leroy s’est dit « honoré que Hervé Morin lui confie cette mission. C’est ici sur ce site qui s’appelait à l’époque Upjohn que j’ai été recruté, à 24 ans comme responsable qualité. C’est ici que j’ai développé cette passion de l’industrie. Elle ne m’a jamais quitté, comme entrepreneur, élu régional, président de l’Agence Régionale de Développement, parlementaire et que je mets tous les jours au service de ce territoire. »

Le président de l’Agglo veut constituer au plus vite un groupe de travail. « Avec Sophie Gaugain, vice-présidente chargée du développement économique à la Région, Alexandre Wahl, directeur de l’ADN, les pôles de compétitivité, nous allons identifier les secteurs stratégiques, croiser les visions des filières en places, étudier le renforcement des outils de souveraineté économique régionale et nationale. Nous prendrons en compte l’écologie, l’économie circulaire et la nouvelle donne managériale et humaine comme le télétravail, et la sécurité sanitaire intégrée. Ils sont désormais des éléments de compétitivité et d’attractivité industrielle. » Selon lui, la crise impose d’imaginer de nouveaux modes d’action pour être efficaces, réactifs et faire émerger de nouveaux projets.

Fareva, un modèle d’industrie

Si cette mission est officiellement lancée chez Fareva, c’est que Bernard Fraisse, son président, incarne cette passion de l’industrie, en particulier l’industrie pharmaceutique, fer de lance sur l’Agglo Seine-Eure. « Vous avez donné ses lettres de noblesse au métier de façonnier, en reprenant 1 à 1 tous les sites industriels que les grands groupes pharmaceutiques ou cosmétiques voulaient fermer ou se défaire, à chaque fois en y ajoutant de la valeur ajoutée créatrice d’emploi et en y investissant des technologies de pointe. Aujourd’hui Fareva c’est 39 sites dans 12 pays sur 3 continents, 12 000 salariés et des dizaines de millions d’euros investis » félicite Bernard Leroy.

A Val-de-Reuil, Valdepharm est dédié aux principes actifs pharmaceutiques (API) et à la fabrication de produits injectables stériles pour la santé de l’homme et de l’animal. Il est spécialisé dans la lyophilisation. Un nouveau bâtiment du pôle chimie (une unité de cristallisation aseptique) est en cours de construction dont les lignes de production doivent démarrer fin 2021 (investissement : 12,5 M€). Deux lyophilisateurs (portant leur nombre à 9), d’un investissement de 7 M€, permettront à terme d’augmenter la capacité de 30% pour deux produits. « Nous retrouvons nos principes actifs dans des médicaments comme l’ibuprofène, le Xanax, les pilules contraceptives, les antidépresseurs, les anticancéreux, l’hydrocortisone… » donne pour exemple Frédéric Baudry, directeur chimie. D’autres molécules sont en développement dans les domaines de la lutte contre la résistance antibiotique, la santé animale, les problèmes intestinaux ou la ménopause.

La forte croissance de la production a incité Valdepharm à tourner 7J/7 et à mettre en place avec la Région et Manpower une formation d’opérateurs de production. Ils étaient 24 en janvier 2019 et passeront à 82 fin 2021 quand la nouvelle unité de fabrication démarrera. Valdepharm emploie aujourd’hui 520 personnes.


Commentaire de Florestan:

Depuis les années 1990, avec l’initiative avant-gardiste du préfet de région Rémy Pautrat alors en poste en Basse-Normandie, la Normandie a réussi à acclimater dans ses élites dirigeantes une authentique culture de l’intelligence économique territoriale: la Normandie sortait d’un cycle redoutable de déclin économique, social et politique en conséquence de l’effondrement de son appareil industriel marqué par le fordisme des belles années de prospérité illusoire des années 1960/1980 au sortir de l’Après guerre et de la Reconstruction.

Avec l’ouverture de la France dans le marché européen et l’ouverture du marché européen dans un marché mondial qui s’opère progressivement à partir de la fin des années 1980, l’appareil industriel normand n’est pas adapté pour affronter le choc car c’est une industrie de main d’oeuvre, certes une main d’oeuvre qualitative mais qui va coûter définitivement trop chère par rapport aux standards mondiaux.

En outre, cette industrie normande n’était pas assez qualitative dans ses productions et elle était largement dépendante (elle l’est d’ailleurs toujours hélas) de donneurs d’ordre extérieurs à la région (donneurs d’ordre situés soit en région parisienne, soit à l’étranger) pour ce qui est des fonctions les plus qualitatives et stratégiques de la chaîne de valeur industrielle (l’innovation, le management, la gouvernance, les services aux entreprises).

En un mot, la Normandie industrielle des années 1990 était, avant tout, un espace servant et passif de la région parisienne: l’enjeu politique de la réunification normande qui est apparu de plus en plus pertinent au cours des années 2000 a donc été celui de construire un pilotage normand de la Normandie industrielle pour qu’il puisse enfin exister un exécutif politique régional normand pouvant arbitrer un intérêt général normand ayant un intérêt national, à la vue du triste bilan d’une Normandie coupée en deux avec une capitale régionale à… Paris.

Depuis quatre ans maintenant, la Normandie est réunifiée et le premier exécutif régional de l’unité normande retrouvée présidé par Hervé Morin s’est concentré, avec raison et efficacité, sur l’urgence de reconstruire une Normandie économique et industrielle beaucoup plus résiliente et efficace qu’autrefois grâce à l’évidence du retour à l’unité normande, au sentiment d’une fierté régionale retrouvée, à l’idée de construire un réseau normand de solidarités régionales qui n’avait jamais été mis en oeuvre depuis la fin de la Seconde guerre mondiale à l’échelle de toute la Normandie: c’est une seconde reconstruction normande qui commence sous nos yeux.

Dans ce contexte, la stratégie d’intelligence économique territoriale choisie dès le début de son mandat par Hervé Morin et son équipe joue un rôle central et certains, notamment ici sur l’Etoile de Normandie, ont même poussé l’enthousiasme jusqu’à évoquer la notion de souveraineté normande en matière de développement économique et industriel: nous assumons cette notion mais il faudrait la préciser…

Bien évidemment, il ne s’agit pas de revendiquer on ne sait quelle autonomie ou indépendance territoriale ou politique pour la Normandie: nous sommes, certes, des régionalistes normands mais nous le sommes de façon sérieuse et responsable.

L’idée de souveraineté renvoie à celle, concrète, des marges de manoeuvre, de liberté d’action et d’expérimentation avec les moyens qui vont avec (ressources financières et intellectuelles) que devrait pouvoir obtenir de la part d’un état central (dont l’état profond est de culture jacobine autoritaire) un exécutif régional pour agir sur un intérêt général régional ayant une importance nationale:

La suite de l’aventure de la réunification normande, à l’occasion, par exemple, d’un second mandat régional pour Hervé Morin (ou pour un/une autre qui serait de taille pour poursuivre une oeuvre déjà engagée) sera de construire une souveraineté normande coopérant avec celle de l’Etat qui est le véritable maître de la région parisienne, première région urbaine d’Europe par sa richesse produite mais qui est tout sauf une région…

La DATAR l’un des chef d’oeuvre du dirigisme étatiste français de l’Après guerre n’existe plus et certains regrettent son absence. On rappellera la signification de ce sigle devenu mythique chez les géographes et les décideurs publics et privés: Direction de l’Aménagement du Territoire et de l’Action Régionale.

A la belle époque de la DATAR, la première partie du sigle n’a que trop bien fonctionné pour le meilleur souvent mais parfois pour le pire. Quant à la seconde partie du sigle, jacobinisme et centralisme aidant, il n’aura été que peu mis en oeuvre et il faudra attendre les années 1990 et 2000 avec la décentralisation politique et administrative régionale ainsi que la contractualisation financière planifiée entre l’Etat et les Régions pour voir le début du commencement d’une authentique « action régionale »: on sait qu’en raison de sa division en deux régions et en l’absence d’une métropolisation régionale suffisamment forte, la Normandie est passée à côté de ce moment historique important qui a fait la fortune des actuelles métropoles régionales d’équilibre dans un grand quart Ouest/ Sud-ouest de la France.

Mais déjà avec la crise de 2008 puis celle de 2020, une crise historique par sa gravité, on sent bien que nous sommes à la fin d’un cycle en matière de décentralisation et que la réussite des actuelles métropoles régionales validée par la dernière réforme territoriale de 2015 présente des fragilités structurelles qui risquent d’éclater avec l’actuelle crise:

L’avenir est certainement à des territoires plus… résilients, plus agiles, plus efficaces, intelligents, solidaires. En un mot: des territoires plus authentiques!

L’avenir est donc dans une nouvelle étape de la décentralisation: une coopération approfondie entre l’Etat central qui se doit de maîtriser, plus que jamais, le niveau macro-économique au nom de ses responsabilités régaliennes et de vraies régions, communautés humaines locales, solidaires et fières d’elles-mêmes assises sur de vrais territoires.

Pour le dire autrement, il s’agirait de faire enfin de l’Action Régionale pour un Aménagement stratégique du Territoire car une « ARAT » remontant du terrain (subsidiarité ascendante et démocratique) pourrait être plus efficace que la défunte DATAR (déconcentration descendante) dans le cadre d’une souveraineté plus que jamais partagée entre l’Etat central et ses collectivités territoriales régionales.

La Normandie, première région industrielle française, seule vraie région-province de France (avec la Corse) région d’intérêt national en raison de son lien intrinsèque avec la région parisienne doit donc être un territoire privilégié d’expérimentation: Hervé Morin et Bernard Leroy ont donc parfaitement compris que nous vivions un moment historique…


 La relocalisation industrielle en Normandie est un sujet d’actualité mais le sujet n’est pas pour autant nouveau: en 2014, les médias régionaux et nationaux avaient fait grand cas du retour en France de la société Lucibel après quelques déboires en Chine (malfaçons, corruption, vol de brevets, coût du transport entre la Chine et l’Europe).

Lucibel avait choisi la Normandie et Barentin pour son retour en France… A l’époque c’était perçu comme exceptionnel. Avec la crise actuelle, le mouvement de relocalisation industrielle vers la France pourrait s’amplifier à condition que les territoires concernés y soient préparés: la Normandie est d’ores-et-déjà prête!

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VIDEO. L’Angle éco : Bye-bye China, retour en Normandie, un exemple de relocalisation

Aprés avoir basé sa production en Chine, l’entreprise Lucibel fait le choix de revenir en France pour fabriquer ses LED les plus innovantes. Le signe d’un retour des frontières et du protectionnisme ? Extrait de « l’Angle éco », diffusé sur France 2 et Francetvinfo, lundi à 23h05.

https://www.francetvinfo.fr/replay-magazine/france-2/l-angle-eco/video-bye-bye-china-retour-en-normandie-un-exemple-de-relocalisation-dans-l-angle-eco_726151.html

Bien que l’on parle régulièrement de relocalisation, le mouvement reste timide. Pour dix emplois qui ont quitté le pays, un seul revient aujourd’hui. Cependant, certains font ce pari. Parmi ces entreprises : les vêtements Le Coq sportif, les skis Rossignol, les jouets Smoby, les chaussettes Kindy, les opticiens Atol, et Lucibel. Le fabricant de LED, qui produisait jusqu’à présent en Chine, a décidé d’installer à Barentin, dans la campagne normande, un nouveau site dédié aux dernières innovations de l’éclairage à LED et aux produits haut de gamme. L’Angle éco consacré au retour des frontières et diffusé sur France 2 et Francetvinfo, lundi 27 octobre, à partir de 23h05, a assisté aux premiers pas de cette relocalisation.

Des ouvriers chinois trop chers

Lucibel connaît une croissance à trois chiffres, est entrée en Bourse en juillet 2014 et compte 210 salariés dans le monde. Elle a choisi de rapatrier un tiers de sa production en France. Les raisons de ce retour : les délais de transport (six semaines de bateau depuis la Chine) et le salaire des ouvriers chinois. Pour 50 heures hebdomadaires, le salaire n’est que de 350 euros… mais en quatre ans, il a augmenté de 40%.


https://perspectives-industrie.fr/relocalisation-en-france-le-succes-est-possible-3-4-lucibel-relocalisation-reussie-de-la-chine-vers-la-france/

Lucibel, relocalisation réussie de la Chine vers la France

Lucibel, entreprise française fondée en 2008, produit des luminaires et systèmes d’éclairage. La société est spécialisée dans l’éclairage professionnel à LED. Depuis plusieurs années, Frédéric Granotier, son fondateur et président, faisait face à de nombreuses problématiques dans son usine de production chinoise à Shenzhen : « Ils nous auront tout fait, ces Chinois… », déclare-t-il. Là-bas, Lucibel fait face à de la revente de copies de brevets aux concurrents, à du vol de matériel ou encore à du chantage des fournisseurs aux rétrocommissions. Le PDG estime alors perdre la moitié de son temps à gérer les déconvenues de l’usine chinoise.

En 2014, une opportunité permet à Lucibel de prendre le chemin de la relocalisation. L’usine Schneider Electric, située à Barentin en Normandie, est vouée à la fermeture et revend son site de production. Lucibel s’engage alors à réembaucher une partie des salariés pour pouvoir, en contrepartie, occuper le site. Ainsi, pendant trois ans, Lucibel occupe les locaux gratuitement et rapatrie progressivement la conception et l’assemblage de ses produits à forte valeur ajoutée, la gamme courante étant, dans un premier temps, maintenue chez le sous-traitant chinois. Frédéric Granotier précise : « Sans cette opportunité que Schneider nous a offert, je pense que nous aurions mis notre usine en Europe de l’Est ou au Maghreb. Proche de l’Europe pour pouvoir fournir nos clients en camion, mais pas en France. »

Petit à petit, ce sont toutes les étapes de production qui seront rapatriées, de la petite R&D aux produits finis. Pour ce faire, c’est tout le process qui est revu et corrigé. En optimisant la conception et la fabrication, Lucibel fait alors passer le temps moyen d’assemblage de son produit phare, le Tubular Lucibel, de 30 min en Chine, à 10 min lorsqu’il est fabriqué en Normandie ! Les sous-traitants européens qui fournissent les composants sont désormais choisis avec soin, et les coûts de transports quasiment disparus. C’est grâce à ces optimisations industrielles progressives que Lucibel produit désormais sa gamme Tubular à un prix de revient quasiment équivalent à celui du « made in China ». Le groupe a même étendu sa gamme avec de nouveaux produits et propose désormais des solutions sur mesure à ses clients, ce qui aurait été impossible en produisant à plusieurs milliers de kilomètres. Fin 2016, Lucibel lance sur le marché une innovation, le lifi, ou wifi par la lumière, sans crainte de se faire subtiliser son brevet !

Un retour effectué de manière progressive et qui s’inscrit dans la durée. En avril dernier, Lucibel a cédé une partie de son site de Barentin à un fond d’investissement, s’engageant à louer les locaux pendant au moins 10 ans. A ce sujet, Frédéric Granotier a déclaré : « Nous avons eu l’opportunité de racheter ce site à Schneider Electric en février 2018 pour 1,6 M€ mais il nous semble plus opportun aujourd’hui de consacrer nos ressources financières à des opérations structurantes pour Lucibel, notamment en matière de croissance externe ou de projets de développement. Notre engagement sur 10 ans auprès de M7 FAF France confirme notre volonté d’attribuer au site de Barentin un rôle central dans l’organisation et la stratégie du Groupe, qui passe notamment par le « Made In France », la poursuite des innovations et une grande réactivité et efficacité dans la qualité de service à nos clients ».

Les clés de la relocalisation ne sont pas universelles, mais bien propres à chaque entreprise. On voit que pour Lucibel, cela est passé par :

  • l’opportunité d’une reprise de site industriel en France
  • un gain de productivité via l’optimisation des processus de fabrication
  • la maîtrise de la propriété industrielle de la marque

Ouverture et conclusion

Les exemples tels que ceux de Kusmi Tea ou Lucibel sont de plus en plus nombreux et confirment l’intérêt d’une relocalisation bien pensée.

A ce sujet, on notera qu’il est même possible de relocaliser non pas simplement une entreprise, mais bien toute une industrie. C’est que propose Thomas Huriez, le fondateur de 1083 (nommée ainsi en référence au nombre de kilomètres séparant les deux villes les plus éloignées de France). Cette marque propose, au même prix que des produits de grandes marques qui délocalisent, des jeans, baskets et autres vêtements et accessoires produits intégralement en France. La marque possède ainsi la certification « Origine France Garantie », obtenue à condition que 50% de la valeur du produit soit française : elle représente 97% pour 1083. L’industrie du jean avait totalement disparue de France, Thomas Huriez raconte dans son livre sortie en fin d’année dernière, Re-Made en France, comment il a été possible pour lui de la reconstruire sur son territoire d’origine, la ville de Romans-sur-Isère. Le fondateur de cette marque novatrice veut aller encore plus loin en 2020 en produisant, encore une fois en France, son propre coton bio (dernier élément non origine France de ses produits), à partir de vieux jeans recyclés.

Le Made In France/ Normandie est possible !

Après vous, dans le jour d’après

Nous y voilà donc, c'est l'après. Nous allons faire le grand saut officiellement lundi. Le moment tant attendu où plus rien ne pourra être comme avant, s'entasser dans les transports, dans les embouteillages, rejoindre ceux qui ont dû rester en première et deuxième ligne...

On va recommencer, le jour même ou dans les jours à venir, un inexorable retour à « la normale » qui ressemble de plus en plus à une dystopie croisée de tous les romans d'anticipation au fur et à mesure que le plan du déconfinement est devoilé.
« Les jours heureux » ne nous sont définitivement pas destinés.
Reconfiguration de l'organisation sociale : après les appels au sacrifice, à la guerre, nous voilà appelés à la reconstruction, du monde d'avant ou pire, celui d'après. Profitant de la crise sanitaire, le gouvernement français comme de nombreux gouvernements, a utilisé la situation pour réformer le code du travail : travail jusqu'à 60h par semaine, temps de repos réduit et plus de rtt, évidemment. Les rassemblements seront toujours très limités, encore plus qu'avant, le pouvoir policier définitivement renforcé. Les nouvelles technologies sont democratisées et la surveillance est mise à la disposition de tous.

Le déplacement du lieu de travail du bureau à la maison pendant le confinement a permis au capital de se perfectionner, supprimer les postes qu'il juge inutile, optimiser, économiser.
Dans son livre Never Let a Serious Crisis Go to Waste (2013, non traduit), Philip Mirowski, philosophe américain de la pensée économique, explique que les crises focalisent notre attention sur des problèmes urgents de court terme à gérer, permettant aux néolibéraux mieux organisés de mettre en place le modèle de société qu'ils souhaitent : un marché moins régulé, devenu une institution autonome. Interviewé par Libération le 28 avril, il prend également l'exemple de l'éducation : « les néolibéraux ont aussi toujours été hostiles à l'éducation pour tous. Ce confinement général, associé au fait de transférer l'éducation en ligne, fait exactement ce qu'ils souhaitaient : les étudiants sont très inégaux face à l'éducation à distance, certains sont dans de bonnes conditions pour étudier et peuvent se faire aider, d'autres non. Ainsi, seuls ceux qui ont le plus de moyens peuvent avoir accès à une éducation de bonne qualité. »

Ne nous y trompons pas, le capitalisme a continué de se déployer de manière sale pendant cette période alors même qu'on encense les prises de conscience.
Les personnels hospitaliers continuent notamment de recevoir des dons de nourriture de tous les grands noms de l'industrie alimentaire, qui se sont contentés au début de leur distribuer les invendus et qui maintenant imposent aux équipes des hôpitaux de poser avec les produits, il ne faudrait pas laisser tomber le potentiel marketing de l'opération...

Des soignants remercient Ferrero au CHU de Rouen

Une prise de conscience pour un autre monde, après ?

On a envie d'y croire, la prise de conscience a été telle, 200 personnalités/artistes français et américains écrivent une tribune pour le dire (« Non à un retour à la normale » : de Robert De Niro à Juliette Binoche, l'appel de 200 artistes et scientifiques), le monde d'après ne peut pas être le même.

Images du 1er mai 2020

Les textes d'ailleurs se sont multipliés pour dire qu'on respire à nouveau, qu'en fait, la transition écologique c'est pas tant un fantasme, c'est là, on la touche du doigt...
Mais Philip Mirowski nous le rappelle : « Il ne faut pas s'imaginer que les néolibéraux ne croient pas au changement climatique. S'ils ont semé la confusion dans le débat après 2008, c'était simplement pour gagner du temps pour s'approprier les investissements écologistes [...]. Tant que la solution passe par le recours au privé, cela convient à une vision néolibérale de la société. »
Il est donc là le bouleversement écologique qui arrive.

Les luttes n'ont pas pour autant arrêté pendant cette période et ceux qui luttent de s'organiser. C'est sans doute de ce côté alors qu'il faut continuer à s'appuyer pour l'après.
Que les groupes estampillés « COVID-entraide » continuent à être des moyens de s'échanger les informations qui permettent de ne pas juste dépendre de l'Etat, que les collectifs créés pendant le mouvement contre la réforme des retraites et ont perduré pendant cette période étrange du confinement continuent à s'organiser, que les Gilets Jaunes maintiennent un niveau d'offensivité tel que ce qui tente de nous écraser échoue, c'est ce qu'on peut envisager de mieux comme sortie de confinement...
Vous pouvez lire dans La Gazette des confiné.es #12 des pistes pour y réfléchir aussi.

Plusieurs articles en ont déjà parlé ici, il faut dorénavant vivre avec la maladie, sans laisser l'Etat écrire le mythe d'une vie sacrificielle et constamment dangereuse s'Il ne nous sécurise pas.

On sait déjà que les classes ne rouvriront pas le 11 mai, contrairement à ce qui était annoncé (vous pouvez trouver ici une carte créée par les "stylos rouges" des communes où ce n'est pas le cas), le retour au travail n'est donc pas si évident...

C'est l'occasion de revoir La reprise du travail aux usines Wonder, un documentaire du 9 juin 1968 : lorsque des étudiants à l'IDHEC (école de cinéma) se présentent dans la matinée à l'entrée de l'usine Wonder pour filmer son occupation depuis trois semaines par les ouvriers, ceux-ci viennent de voter la reprise du travail. Une jeune femme refuse de rentrer. Elle crie : « Je ne rentrerai pas, non je ne rentrerai pas », « Je ne veux plus refoutre les pieds dans cette taule dégueulasse ». Autour d'elle des ouvriers s'attroupent. Les délégués syndicaux, artisans de la reprise, s'approchent et tentent de la calmer. Un étudiant de passage met de l'huile sur le feu. (Pour plus d'éléments, voir ici)

EN ATTENDANT DES JOURS MEILLEURS N° 52

ES AUMALE TENNIS

Interview Yves-Marie MOLLO

DANS CETTE PÉRIODE DE CRISE NOUS AVONS BESOIN DE VOTRE SOUTIEN : VOUS POUVEZ FAIRE UN DON 
SI VOUS LE SOUHAITEZ – MERCI

Durant cette période difficile, nous avons souhaitez garder le contact avec les clubs et sportifs de notre région. Pour cette 52ème interview ( par mail ) , nous avons rencontré Yves-Marie MOLLO, joueur et éducateur du club de tennis d’AUMALE.

En attendant prenez soins de vous et de vos proches et surtout respecter les consignes RESTEZ CHEZ VOUS pour revenir au plus vite sur vos terrains de jeux.

Bonjour Yves Marie, peux-tu te présenter en quelques mots ?
Yves-Marie, jeune séxagenaire, mais bon pied, bon œil.
Retraité depuis 9 ans après une carrière de facteur dans les communes environnants d’Aumale je suis licencié depuis 15 ans à l’ES Aumale Tennis après l’ASPTTNeufchatel et le TC Foucarmont. C’est un club qui se situe parmi les petits clubs de Seine-Maritime avec un peu plus de 80 licenciés se répartissant d’une moitié d’adultes et d’enfants. J’ai découvert le tennis à 35 ans après avoir pratiqué le foot, comme beaucoup de nos générations.

Comment vis tu cette période de « COVID-19 »? et que feras tu en 1ère après le déconfinement?
Évidemment pour moi, comme pour d’autres la période actuelle n’est pas facile à vivre puisqu’entre l’ES Aumale où je joue en championnat, et participe à l’enseignement avec le groupe du baby tennis (les petits de 3 à 6 ans), le TC Formerie où j’assiste pour les cours le prof diplômé d’État, Franck, et le TC Neufchatel où à 3 d’Aumale nous complétons les équipes pour le challenge 115 (le tennis du 3ème âge qui se pratique les mardi et jeudi en doubles mixtes)…ça fait beaucoup d’heures en moins sur les terrains.

Comment gères-tu cette absence de tennis ?
On est bien obligé de s’adapter, mais il faut aussi relativiser, ce n’est que du sport ; et à côté de ceux qui souffrent et ceux qui soignent, ce n’est pas bien important. Et, comme beaucoup dans le secteur, avec un jardin c’est moins douloureux qu’en ville. Donc, travaux dehors, dedans, vélo sur home- trainer permettent de passer pas trop mal cet épisode extra-ordinaire.

Évidemment le défi sportif, les discussions du genre « on refait le match » et plus généralement le contact avec les autres sont très limités voire totalement absents, mais il faut positiver. Les bonnes, comme les mauvaises choses ont toujours une fin.

Est ce que tu as un modèle, une idole, un sportif préféré? et pourquoi?
Si je n’ai pas d’idole ou de modèle, j’ai un peu passé l’âge de cela…la seule idole que j’ai pu avoir quand j’étais beaucoup plus jeune était Leny Escudéro un chanteur, pas des plus connus, qui a eu son heure de gloire entre les années 60 et 70. Ceux qui sont de ma génération connaissent sans doute «Pour une amourette, Qui passait par là, J’ai perdu la tête, Et puis me voilà… », mais c’est de 1962 !

On devrait prochainement pourvoir rejouer au tennis, en respectant les gestes barrières, comment vois tu cette reprise?
En ce qui concerne le déconfinement, nous attendons les instructions pour ce mercredi et pour une reprise sans doute à partir du 11 mai. Cela semble prendre la forme de : en plein air, en simple uniquement, sans utiliser les vestiaires et avec la possibilité de jouer avec des balles marquées pour ne conserver que les balles qui nous appartiennent ; faudra-t-il jouer avec des gants, un masque ? le président de notre club, Bruno Driencourt, en saura plus dans deux jours lors de la visio-conférence organisée par la ligue de Normandie.Devrait être également abordé les aides financières éventuelles par la fédération et l’organisation des tournois.
Bon, on a quand même quelque part la chance de ne pas être logé à la même enseigne que les clubs de foot, hand et judo où l’attente va être plus douloureuse.

Pourrez vous organiser votre tournoi ?
A Aumale, nous sommes trois à gérer le tournoi d’été qui se déroule normalement du 8 au 28 juin prochain : c’est un moment intense avec environ 150 participants sur les trois semaines. Quatre tableaux : séniors hommes, séniors femmes, + de 35 ans hommes et doubles masculins. Du boulot, mais aussi des rencontres, du jeu et quelques moyens financiers pour la caisse du club et là, on ne va pas rêver : on ne sait pas encore mais on ne compte pas dessus pour juin prochain, à moins qu’il soit possible de mettre en place une formule allégée en supprimant le double. Donc, les moyens financiers, essentiellement inscriptions, buvette et un peu de partenariat, il faudra soit les trouver ailleurs, soit limiter la voilure la saison prochaine. Patrick Loquette, le trésorier, va devoir être créatif !

Tu as eu la chance de côtoyer de nombreuses stars du tennis, peux tu parler de ces différentes rencontres?
Mais grâce au tennis, j’ai quand même eu la chance de vivre deux moments comme l’a titré à ce moment Le Réveil « Chauffeur de stars ». L’an passé lors de la demi-finale France-Roumanie de la Fed Cup au Kindaréna de Rouen, j’étais dans l’équipe des chauffeurs bénévoles ce qui donne l’occasion de fréquenter les joueuses, l’encadrement et toute la logistique de la compétition et de voir l’envers du décor. Tout ce monde est comme dans la vie, sympa ou désagréable, prêt à causer ou complétement fermé. Je n’étais pas trop mal tombé en étant presque le chauffeur exclusif de Caroline Garcia qui est communicative ; et voir un entrainement c’est quelque chose… ; même si elle a un peu baissé dans le classement mondial, elle a été récemment dans les 10 premières. Le plus fou, c’est sans doute Yannick Noah. C’était il y a 3ans au même endroit. Il était capitaine de l’équipe de France de Coupe Davis lors de la demi-finale également contre la Grande-Bretagne. Et cerise sur le gâteau, cela permet aussi de conduire des véhicules pas donnés à tout le monde : Jaguar uniquement il y a 3 ans et Jaguar et Range Rover l’an passé…il y a pire !

Ceci étant, tout cela c’est du bonus et si c’est agréable à vivre, quoique astreignant (on pouvait voir des bouts de match, mais par moment il fallait être à une heure du matin à Roissy ou dans une gare pour aller chercher un joueur, un officiel, ou un journaliste ; ce n’est pas ça qui me fait réellement avance dans la vie, l’engagement associatif, notamment au tennis, et municipal : je clôture définitivement, avec un peu de rab de quelques semaines, toutefois, un sixième mandat à Vieux Rouen sur Bresle. Le bien et mieux vivre ensemble me semblent des valeurs essentielles, surtout dans les circonstances actuelles, tout comme les valeurs du sport que je veux inculquer aux enfants avec la devise : « le tennis est un jeu, qui dit jeu dit plaisir ».

Pourquoi la ville de Caen a-t-elle été surnommée « l’Athènes normande »?

Albert Camus disait de la bêtise qu’elle insistait toujours.

Notre ami Landry Lefort fondateur et directeur des éditions de « l’Athènes normande » piqué au vif par une manifestation assez parfaite de cette bêtise satisfaite d’elle-même qui se balade sans vergogne sur Internet, a tenu à expliquer sur son blogue pourquoi la ville de Caen avait été, justement, surnommée « l’Athènes normande »:

ATHÈNES NORMANDE

Pour lire la suite, suivre le lien suivant:

https://www.athenesnormande.com/post/pourquoi-caen-porte-t-elle-le-surnom-ath%C3%A8nes-normande

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