Archive dans 4 mai 2020

Téléconsultations : le raz de marée !

85F56300-FB44-4283-880D-574CB6F5CC72En juin 2018, la convention médicale, conclue entre la sécurité sociale et les médecins libéraux, actait le principe du remboursement de la consultation à distance (ou téléconsultation). Répondant à un besoin, du fait de la démographie médicale en berne, cette nouvelle modalité de travail permettait de consulter un médecin à distance grâce aux outils numériques.

Des garde-fous ont été mis en place afin d'éviter que des officines de l'autre bout du monde ne viennent faire de l'argent en consultant à tout va sans gage de qualité. Il ne fallait pas délocaliser notre expertise médicale !

Et puis, un jour de 2020, la covid est arrivée ! Il fallait consulter en restant confiné. Il fallait consulter sans risquer de se contaminer. Il fallait consulter à distance. Tous les opérateurs de téléconsultation ont alors mis gratuitement leurs logiciels à la disposition des médecins pour la durée de l'épidémie. Tous les praticiens ont voulu disposer de cet outil opérationnel immédiatement pour continuer à suivre leurs patients. Toutes les barrières administratives ont été assouplies du jour au lendemain. Ce qui était une voie nouvelle frileusement utilisée par quelques initiés est devenu un standart réclamé par l'ensemble des soignants et des soignés ! De 10 000 consultations hebdomadaires début mars 2020, nous sommes passés à près de 500 000 par semaine à la fin du mois !

En ce qui concerne notre équipe d'anesthésie, nous sommes confrontés à un chiffre redoutable : 1000. C'est le nombre d'opérations reportées à la clinique Saint-Hilaire du fait du confinement, avec autant de patients ayant déjà consulté leur anesthésiste-réanimateur. Or, avec les semaines accumulées, les délais réglementaires ont été dépassés et nous devons actualiser la plupart de ces consultations. Nous avons dû activer la téléconsultation afin de pouvoir réaliser une nouvelle consultation sans déplacer tous ces patients encore confinés.

Bien acceptée par eux, contents d'avoir des nouvelles de l'avancée de leur procédure, ils nous accueillent dans leur domicile. Au lieu de l'anonymat relatif d'un bureau de consultation, nous sommes projetés dans un jardin, un atelier de couture, un appartement modeste ou une grande maison. La caméra permet de saisir l'expression d'un visage, l'interrogation ou l'inquiétude, le sourire ou la grimace. Ici, point de masque qui nous cache le visage : nous nous parlons sans crainte des postillons ! Passé un temps d'adaptation, la parole se libère, les questions fusent. Les documents et ordonnances sont transmis en temps réel. Et il faut raccrocher, avec un petit signe de la main. Les plus jeunes sont habitués à ce mode de communication. Les autres s'y sont adaptés pour échanger avec leurs proches en période de confinement. Pour d'autres enfin, ce ne sera que le téléphone par manque de moyens financiers ou technologiques. Mais là encore, l'appel est source de satisfaction : le docteur nous appelle, il fait attention à nous et ceci nous évite un déplacement fatiguant et stressant.

Bien sûr, il faudra garder la consultation "présentielle", irremplaçable et nécessaire. Je voulais juste relever qu'en médecine aussi, il y aura un "avant" et un "après" covid. Les hôpitaux auront joué leur rôle de tête de pont. Le libéral aura prouvé sa disponibilité, son efficacité et sa complémentarité. Les nouvelles technologies auront fait faire un bond de géant dans la prise en charge des malades au quotidien. Tout le défi sera de garder la relation humaine intacte voire bonifiée avec ces nouveaux outils !

Le système Lubrizol ou le bal (à peine) masqué des acteurs – Une critique de l’organisation politique, urbaine et universitaire du désastre.

Malgré le confinement, c’est une période productive pour le collectif rouennais Échelle Inconnue. Après la sortie de leur docu-fiction Blouma, c’est au tour de leur journal papier de faire parler de lui. Cette neuvième édition traite essentiellement de Lubrizol, de l’Axe Seine et du Grand Paris : « Il est une tentative d’élaboration d’un contre-récit capable …

 Contournement Est » à Rouen : Bétonisaton de 516 hectares de terres agricoles pour une autoroute de 40 km. Entretien avec le collectif NON A133-A134

C’est un projet absurde et destructeur comme les gestionnaires savent en pondre. Comme l’aéroport de Notre-Dame des Landes ,il trouve sa source dans les années 70 et les funestes rêves de modernisation et de bétonisation des trente glorieuses. Ici aussi c’est un monde et une conception de l’aménagement du territoire qui nous fait face et …

Déconfinement: une communication gouvernementale si bête (et infantilisante) ne nous aide en… rien!

On n’en dira pas davantage…

Mais nous relayons comme à l’accoutumée le dernier communiqué du réseau citoyen du cercle normand de l’opinion:


 

La caméléon à la rescousse…

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Alors que le Prof Salomon-Tournesol finissait par lasser en débitant, chaque soir, sur le petit écran, d’une voix monocorde, ses vérités contradictoires, mais toujours anxiogènes et que Dame Sibeth nous tenait ses propos lénifiants et ses truismes insignifiants, ces deux commentateurs de la crise virale accentuent maintenant l’infantilisation de l’opinion par la projection de cartes multicolores et changeantes des Départements jugés aptes à sortir plus ou moins vite d’un confinement, nécessaire sans doute, grossier cependant dans son application.

Le Ministre de la Santé, O. Véran, en rajoute une couche aujourd’hui en tançant les citoyens confinés qui, s’ils ne sont pas sages, seront responsables du report de la date de déconfinement, tout en rappelant, qu’à tout moment, des mesures de rigueur pourraient être prises à nouveau…

Tout cela pour masquer – et, là, il s’agit de vrais masques – la totale responsabilité d’un État, de ses gouvernements successifs et d’une haute administration sanitaire qui, le moins qu’on puisse dire, n’ont pas vu venir la pandémie – chose admissible –, mais, surtout, ont désarmé le pays par leur impéritie, leur manque d’anticipation et de précaution.

Au lieu du profil bas qui conviendrait en la circonstance, on devient péremptoire, dirigiste jusqu’à l’absurde, et on tente, en haut-lieu, à refiler la responsabilité de la gestion du déconfinement aux collectivités locales en lesquelles, d’ailleurs, on ne fait pas confiance.

Il y a, en effet, un double paradoxe : pour confiner, on a tout globalisé nationalement, avec les mêmes règles partout, sans nuances, avec et y compris l’obligation de l’humiliante « attestation de déplacement dérogatoire », qui rappelle l’Ausweis d’une certaine période, et le recours à la répression par l’amende pour les négligents.

Est-ce ainsi que l’on éduque un peuple à la notion de responsabilité individuelle ? La crise est suffisamment grave pour que les citoyens prennent conscience de l’utilité des « gestes-barrières » et, même, des mesures intelligentes de confinement. Pour déconfiner, on fait appel aux maires. Bien. En ne leur donnant pas les moyens de rouvrir les établissements scolaires. 12 à 15 millions de personnes à déconfiner « partiellement et progressivement ». À l’initiative des Élus, mais subtilité jacobine, avec la validation a priori des préfets : une façon comme une autre de décentraliser les responsabilités tout en gardant un contrôle tatillon d’une administration faussement déconcentrée.

En Normandie, il est urgent de déconfiner les commerces, les marchés, les filières industrielle et touristique. Il faut libérer les plages, la filière hippique, rouvrir les cimetières et permettre l’exercice des cultes, etc., le tout en prenant les précautions d’usage et en faisant appel au bon sens de chacun.

Sur la carte, définie selon les critères de l’A.R.S., la Normandie est devenue entièrement verte, depuis que le Calvados a été repêché de la couleur intermédiaire. Tant mieux. Mais que nous réservent les semaines à venir : les Élus devront-ils faire pression pour que leurs départements restent verts ? L’A.R.S.- Normandie est-elle plus perspicace que ses consœurs des autres Régions ? Aurons-nous assez de lits disponibles suffisamment de masques et de tests, serons-nous fournis en gel hydroalcoolique ?

La Région, les autres collectivités locales, la mobilisation des entreprises textiles, le système D et le volontarisme des particuliers permettent d’espérer. Que l’État fixe le cadre général et qu’il nous laisse les coudées franches. Le caméléon des cartes de couleurs est une sordide plaisanterie…

Lisieux, le 3 mai 2020

 

C.N.O.

Jeudi 7 mai 2020 14H30: VISIOCONFERENCE « la Normandie d’après »… Inscrivez-vous nombreux!

L’Etoile de Normandie vous informe qu’une visio-conférence exceptionnelle aura lieu ce jeudi 7 mai 2020 à partir de 14h30 sur le thème de définir à quoi pourrait ressembler la Normandie d’après la crise en cours autour des réflexions de trois intervenants de qualité.

A savoir:

Arnaud BRENNETOT, enseignant-chercheur en géographie à l’université de Rouen Mont-Saint-Aignan et membre du collège des personnes qualifiées du CESER de Normandie.

Pascal GROSDOIT, dirigeant de société et président de l’association « la Normandie à la table des chefs ».

Michael RESTIER, directeur de l’Association Nationale des Pôles d’équilibre territoriaux ruraux et des Pays.

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POUR VOUS INSCRIRE à cette visio-conférence exceptionnelle, c’est par ici:

https://www.normandie-axe-seine.com/inscription

Vos coordonnées de connexion à la visio-conférence vous seront confirmées au plus tard, le mercredi 6 mai 2020.

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