Archive dans 1 mai 2020

Carte jacobine tricolore du Coronavirus au 1er mai 2020: La Normandie désormais totalement dans le vert

Au 1er mai 2020, au dernier point de presse du ministère de la Santé, on a appris ce soir la bonne nouvelle: le département du Calvados jusque-là classé orange vire au vert. La Normandie est donc unifiée dans la couleur qu’il faut, au même titre que la Corse dont l’un des deux départements avait été classé rouge par erreur.

La Normandie est aussi la seule région verte à avoir une frontière directe avec le grand quart Nord- Nord-Est de la France, dont l’Ile-de-France, à être classé rouge…

https://www.lefigaro.fr/sciences/coronavirus-218-nouveaux-deces-en-24-heures-en-france-20200501

normandie dans le vert

Cependant, cette cartographie départementale et son code couleur inquiétant qui rappelle celui des pavillons signalant le danger ou non d’une baignade dans la mer, pose politiquement question:

S’agit-il d’un outil vraiment utile pour les populations et pour celles et ceux qui sont en charge d’une responsabilité dans la situation extraordinaire dans laquelle nous sommes tous plongés?

En quoi est-ce vraiment utile de savoir dès à présent la couleur qui cloue ou non au pilori médiatique du confinement tel ou tel territoire sachant que nous sommes tous nationalement et officiellement confinés jusqu’au 11 mai prochain?

S’il s’agit d’une stratégie de communication pour détourner l’attention et l’agitation médiatique (notamment celle qui court sur les réseaux sociaux) des vrais sujets qui peuvent susciter débats et inquiétudes quant à la gestion de la crise sanitaire et économique par le gouvernement, ce dernier n’aurait pas pu mieux s’y prendre!

La question de savoir la couleur de mon département et de la comparer avec la couleur du département voisin, voilà donc un parfait sujet de conversation pour le café numérique du commerce.

Pour notre part, on se contentera de nous réjouir que la Normandie réunifiée il y a quatre ans, va pouvoir rester unie dans cette épreuve: nous espérons que cette cartographie ne sera pas l’occasion de provoquer d’inutiles divisions alors que nous avons à être plus que jamais solidaires et unis dans tous les territoires de France pour lutter contre la circulation du covid-19 et ses conséquences…


 Voir aussi:

  • Dans les départements de couleur verte, il sera de nouveau possible de profiter des parcs et des jardins. Voilà qui concerne tout particulièrement la Normandie:

https://www.lefigaro.fr/actualite-france/vert-ou-rouge-ce-que-les-francais-vont-etre-autorises-a-faire-a-partir-du-11-mai-20200501

  • Bien évidemment… Mais cela concerne aussi la Normandie: le pavillon est vert mais la baignade en mer reste… interdite! Les Bretons ont donc raison de se mobiliser contre un jacobinisme, par nature, ubuesque!

http://www.leparisien.fr/societe/rendeznouslamer-l-appel-de-milliers-de-bretons-a-retrouver-leurs-plages-des-le-11-mai-01-05-2020-8309442.php

Confiné·e·s : pour renverser le capitalisme, prenons le temps de nous organiser et de nous fédérer !

« On arrête tout et on réfléchit.
On nous dit : Le bonheur c'est le progrès, faites un pas en avant.
Et c'est le progrès… mais ce n'est jamais le bonheur.
Alors si on faisait un pas de côté ! Si on essayait autre chose !
Si on faisait un pas de côté, on verrait ce qu'on ne voit jamais. »
(extrait de L'An 01)

Le 27 Janvier dernier, des collectifs, des associations écologistes et des zones à défendre (ZAD) signaient une tribune qui, en réponse au plan de relance industrielle « choose france », appelaient à des luttes locales et coordonnées contre les projets industriels destructeurs, inutiles et imposés. Le 29 Février, à Nantes, à l'appel du collectif Laisse Béton [1], dont le but est d'aider à coordonner les différentes luttes du grand Ouest contre ce genre de projets, plus de deux mille personnes confluaient pour inviter le grand public à les rejoindre. Fin Mars, un rassemblement interluttes était prévu au Village de la Loire, ZAD en lutte contre le projet de contournement Est d'Orléans, pour poursuivre le mouvement, renforcer les liens entre les luttes locales et préparer une descente de Loire communaliste et antinucléaire.

Une des affiches appelant à la manifest'action du 29 février

Depuis, le monde est bouleversé par une pandémie mondiale dont les industries du capitalisme néolibéral sont la cause principale [2]. La stratégie du choc [3] est bien celle qui a été choisie pour maintenir l'ordre économique en place. L'inutile mise en scène d'une politique militariste de confinement généralisé, instaurée dans la plupart des pays occidentaux, n'aurait pas eu lieu d'être si d'autres moyens avaient été pris en amont [4] ou si les services publics n'avaient pas été démantelés ces dernières décennies. Ils ont laissé la pandémie s'installer au moment où de multiples soulèvements à l'échelle mondiale étaient en cours, justifiant ainsi des élans sécuritaires et nationalistes.

Le 8 avril, en plein confinement, malgré l'injonction « Restez chez vous », un violent dispositif répressif est mobilisé pour évacuer la ZAD de la Dune à Brétignolles sur Mer, montrant que le peuple et sa santé mentale comme physique ne comptent pas dans la stratégie du gouvernement et de ses puissants alliés [5].

Nous pouvons donc encore une fois constater l'incompétence d'un pouvoir centralisé ainsi que les risques qu'il nous fait courir. Par conséquent, il est urgent de continuer à s'informer et à informer les autres sur ce qu'il se passe, de réfléchir et de montrer l'importance de sortir de ce libéralisme autoritaire, en allant vers des formes d'autonomies collectives. Nous devons toutes et tous prendre du recul sur nos vies et nous radicaliser.

L'URGENCE DE LIBERER DES ESPACES DE L'EMPRISE CAPITALISTE

Les Zones A Défendre

Le coup d'état pandémique en cours prépare de multiples projets industriels inutiles, imposés et destructeurs pour relancer l'économie à marche forcée après le confinement [6]. Alors préparons nous à créer, réjoindre ou soutenir des Zones A Défendre et à les relier pour résister à la violence de l'attaque.

La stratégie des Zones A Défendre (ZAD) sera plus pertinente que jamais. Elle associe la diversité des pratiques dans la stratégie de lutte, la vie en collectivité, la solidarité ainsi que l'expérimentation de pratiques d'autonomie (cueillette, jardinage, soin des forêts, construction de cabanes, de yourtes, de fours à pain, cuisine collective, conserverie, technologies douces, réparation en tous genres, médecine naturelle, transmission de savoirs et savoir-faire divers et variés... ). Elle seule permettra de résister à la violence de l'offensive industrielle et autoritaire qui se prépare pour l'après confinement.

Le zadisme est à la fois un art de vivre et une forme de militantisme de terrain.Tenir une zone à défendre implique de tisser des liens de confiance sur un territoire, pour comprendre finement les rapports de force existants entre les barons locaux et les habitant.e.s, afin de s'y insérer pour y amplifier les dynamiques de résistance. Cela implique de l'intelligence collective, de la diplomatie, des blocages, du sabotage, de la stratégie médiatique et juridique, des compromis et des alliances de circonstances pour défendre des terres, des rivières... Faisons entendre la voix du vivant que les puissants et leurs politiques aveugles nous obligent à ignorer. Plus que jamais, la stratégie zadiste est une forme d'écologie sociale en prise avec les enjeux de notre époque, en alliant lieu de vie et lieu de lutte, elle ouvre la voie vers un ailleurs tout en mettant des batons dans les roues de la machine industrielle capitaliste.

Les Zones A Défendre, quand elles ne ressortent pas traumatisées par la répression, sont également des espaces de libération psychologique et matérielle, qui permettent de mieux « savoir de quelles façons nous sommes opprimé.e.s, et aussi de quelles façons nous nous auto-réprimons » comme l'écrivait justement en son temps Hakim Bey [7]. Comme dans les TAZ (Zones Autonomes Temporaires) - les free party des années 90 - nous pouvons y expérimenter d'autres formes de temporalités, travailler au corps les formes d'oppression qui nous rongent toutes et tous, de l'intérieur comme de l'extérieur, et bâtir un rapport différent au monde, loin de ce que l'on a connu dans le contexte capitaliste.

Depuis ces luttes de territoire, nous combattons les monstres qui surgissent dans le clair obscur du capitalisme, qui s'effondre actuellement en risquant malheureusement d'emporter l'humanité et le monde vivant avec lui. Les Zones A Défendre doivent continuer d'être des bases arrières vers le monde d'après en même temps que des lignes de front nécessaires au coeur du système. Multiplions les !

Les Zones d'Autonomie Définitive

Cependant, les Zones à Défendre sont des espaces en lutte fragiles et temporaires qui ne sont pas suffisants : il est donc important de pouvoir compter sur un autre type de ZAD : les Zones d'Autonomie Définitive !

Nous pouvons nous appuyer sur ce qui existe déjà dans notre environnement proche, et dès maintenant prendre le temps de nous relier et de nous auto-organiser localement. De nombreux lieux oeuvrent d'ores et déjà de manière diffuse : les jardins partagés, les ateliers vélos, les squats et centres sociaux auto-gérés, les épiceries et cantines solidaires et plus largement toute la culture coopérative, associative et populaire. Prenons le temps d'identifier nos besoins locaux, de faire du lien avec notre entourage afin d'y subvenir, de transmettre nos expériences, et créons des outils qui faciliteront la prise d'autonomie et la mise en place de la solidarité sur le long terme. Ce travail peut aussi se faire à plus grande échelle en fonction de nos situations [8].

Dans le contexte de démantèlement généralisé des services publics, et au vu de la crise économique qui s'annonce, il est nécessaire de tendre vers l'autonomie collective en continuant de faire exister des espaces de solidarité autogérés, hérités de la culture des mouvements sociaux, paysans, ouvriers, féministes et décoloniaux des siècles derniers. Il est nécessaire que nous nous affranchissions des États Nations qui nous oppriment, et du cadre législatif des normes capitalistes (propriété privée, emploi et salariat) qui nous exploitent. Mais les gouvernements et leurs alliés ne nous laisseront pas faire, c'est pour cela qu'il faut se donner les moyens de créer un rapport de force suffisant pour proposer un autre projet de société : il nous faudra être indépendant.e.s, doté.e.s d'outils d'auto-organisation pour être en mesure de nous défendre lorsque cela sera nécessaire.

Pour créer ces Zones d'Autonomie Définitive, nous devons nous entraider concrètement : réquisition de lieux et de terres [9], soutien logistique pour la création de nouveaux lieux, soutien humain quand nous nous retrouvons attaqué.e.s, connaissance des enjeux historiques, écologiques, politiques et économiques de nos villes et de nos campagnes, transmission de nos expériences, de nos échecs, de nos réussites.

SE RELIER, MULTIPLIER LES BRECHES ET RENVERSER LE SYSTEME

Iels ont déjà commencé

A Dijon, dans le quartier des Lentillères, des friches agricoles destinées à l'extension urbaine sont occupées pour se nourrir et permettent même d'alimenter des marchés hebdomadaires non lucratif à prix libre. Des cabanes sont construites, et des ateliers d'échanges de savoirs divers et variés, des concerts ou des fêtes atypiques s'organisent [10].

Dans les environs de Bure, en lutte contre le nucléaire et son monde, les zadistes expulsés de leur zad ont créé une auto-école, une boulangerie, pratiquent l'herboristerie et l'affouage avec les locaux, fabriquent des éoliennes artisanales et sont sur différents projets paysans [11].

Sur le plateau de Millevaches, un syndicat de territoire autonome relie les alternatives existantes à l'échelle de trois communautés de communes : préservation de la gestion de l'eau à l'échelle communale, récupération des logements vacants, sauvetage des services publics essentiels, accueil inconditionnel des réfugiés, cellule de soutien psychologique, entraide administrative et juridique s'organisent pour se renforcer entre elles [12].

Dans le quartier d'Exarcheia à Athènes, où nombre d'immeubles vacants sont réquisitionnés pour s'y loger, les pratiques autogestionnaires sont largement répandues : assemblées populaires, cantines, dispensaire, cours de grec à destination des réfugié.e.s, bars qui servent pour l'organisation collective, etc... [13]

A Barcelone, une ancienne usine désaffectée a été transformée en un immense centre social autogéré et les terrains vagues sont devenus jardins collectifs. Dans les quartiers populaires, les locataires expulsés réquisitionnent des appartements ou maisons vides pour se loger et créent leur propre monnaie non-indexée sur l'euro pour leurs échanges émancipés des taxes étatiques [14].

Au Chiapas, les zapatistes, à travers plusieurs communes, ont depuis plus de 25 ans, pris leur autonomie vis à vis de l'Etat mexicain. Iels s'affranchissent de son cadre législatif, politique et économique pour créer leur propre système de justice, de santé et d'éducation, leurs propres assemblées, où les habitant·e·s discutent et décident elleux-mêmes comment s'organise leur vie quotidienne [15].

Le Rojava, une région kurde sans État souverain, s'inspire du municipalisme libertaire et de l'écologie sociale de Muray Bookchin [16]. Le peuple kurde, privé de territoire, est parvenu dans des conditions géopolitiques extrêmes à faire exister une formidable expérience multi-culturelle, anti-capitaliste et écologique. L'émancipation des femmes de la société patriarcale ainsi qu'un modéle éducatif populaire et inclusif (en plusieurs langues !) sont à l'oeuvre, en pleine lutte armée contre les états turc, irakien, syrien et islamique [17]. Des coopératives paysannes, notamment de femmes, réapprennent des manières de cultiver dans un territoire détruit par les guerres et l'exploitation pétrolière [18].

Organisons-nous et fédérons-nous pour des ZAD partout !

Il y a des mondes à inventer. Des Utopies Concrètes [19] et radicales sont déjà en germes et ne demandent qu'à s'étendre et se relier. 2020 doit être l'an 01 de la sortie du capitalisme, comme la génération précédente l'appelait déjà de ses vœux dans les années 70 dans un film mythique [20]. Nous vous proposons de suivre leur programme : on arrête tout, on réfléchit. Mais aussi, car l'urgence l'impose : on s'informe, on se relie, on crée, on se défend, et c'est pas triste !

Pour faciliter l'organisation dans ce sens, nous avons créé un groupe de réflexion-action pour la sortie du capitalisme. C'est un groupe où l'on prend le temps de mettre en commun nos expériences, nos envies, nos réflexions. On y crée des outils pour renforcer nos alternatives radicales de sortie du capitalisme, par exemple des brochures sur les Zones d'Autonomie Définitive et la sortie de l'emploi. Ainsi, nous faisons partie d'une vaste dynamique de réappropriation collective qui continuera après le confinement, notamment dans les week-ends inter-luttes et inter-zad de Laisse Béton, mais aussi ailleurs !

N'hésitez pas vous aussi à créer ce qui vous semble pertinent ou à nous faire signe [21] si vous souhaitez nous rejoindre ! Préparons-nous dès maintenant à sortir concrètement du capitalisme dans la solidarité. Organisons-nous et fédérons-nous pour que nous soyons plus nombreux.ses à créer, rejoindre ou soutenir des Zones A Défendre et des Zones d'Autonomies Définitives partout dès la fin du confinement !


[1] Consulter notre site internet

[2] Comme l'explique l'article du monde diplomatique

[3] L'article wikipédia sur la stratégie du choc présente bien les idées de Naomi Klein. On peut aussi voir le documentaire réalisé à partir du livre

[5] Comme le dénonce l'article de Reporterre

[6] Pour plus d'informations sur le coup d'état pandémique et climatique, on peut lire l'interview de Mark Alizart

[7] dans la célèbre brochure TAZ : Zone Autonome Temporaire d'Hakim Bey

[10] Pour une présentation universitaire du quartier des Lentillères, on peut lire https://ufr-ssa.parisnanterre.fr/medias/fichier/me-moire-blanchard-pierre-20172018_1537970200008-pdf

[11] Pour une présentation des luttes à Bure : https://expansive.info/CR-des-luttes-de-Bure-Meuse-Grand-Est-2064

[12] Pour plus de renseignements, voir cette brochure de présentation du Syndicat de la Montagne Limousine

[13] Sur Exarcheia, on peut écouter cette émission de France Culture

[15] Cet article du monde diplomatique présente la lutte au Chiapas

[16] La revue ballast a publié une présentation du municipalisme libertaire

[17] Cette table ronde d'arrêt sur images présente la lutte au Rojava

[18] Pour plus d'informations, on peut lire cet article de Reporterre

[20] Si vous ne le connaissez pas,consultez l'article Wikipédia du film

[21] écrivez-nous à laissebeton [at] riseup.net , que vous soyez dans l'Ouest ou non !

Le muguet du confinement

L’an passé, les Français avaient dépensé 22 millions d’euros pour des brins de muguet. Cette année, c’est la clochette qui cache la forêt. Si en ce 1er mai, certains fleuristes ont pu vendre des brins, cette journée est le symbole d’une perte de chiffre d'affaire de plus.

Un brin pour vous !

CFE6BFEE-CD4A-4F27-8A44-A77705CD4335En ce premier mai bien particulier, surtout pour une fête du travail, que ce petit brin de muguet du jardin vous apporte un grand sourire et une touche d'espoir !

Encore dix jours avant de pouvoir à nouveau se croiser plus librement !

Encore dix jours avant de retrouver nos amis et nos familles !

Mais encore dix jours et nous continuerons à nous protéger du virus dans nos relations sociales et professionnelles !

Un gouvernement compétent est-il possible ? Et même souhaitable ? A propos du désir d’Etat qui s’exprime de toute part

« Incompétent, nul, amateurisme, manquement », les mots ne manquent pas pour qualifier Macron et son gouvernement, tout comme les raisons de le faire. La rage gronde, et avec elle la volonté de leur demander des comptes et de les faire payer. La vengeance est peut-être la moins triste des passions tristes. Tout comme la colère, elle …

DILEMME…

Billet de Florestan

Dilemme.

Soit garder à l’abri du confinement les enfants et les jeunes qui peuvent favoriser la circulation du virus vers les adultes plus fragiles. Soit redémarrer au plus vite l’économie du pays en permettant le retour au travail des parents qui, actuellement, restent à la maison pour garder leurs enfants.

C’est un vrai dilemme et Emmanuel Macron aurait dû avoir le courage d’en informer clairement les Français puisqu’il a eu le courage de le trancher en faveur de la seconde option quitte à obliger tous les acteurs institutionnels publics à l’organisation d’une rentrée extraordinaire des jeunes dans leurs écoles et qui n’aura de scolaire que le nom…

Les contraintes concrètes pour la mise en oeuvre des protocoles sanitaires sont telles que l’on se pose la question de savoir s’il y a un intérêt pédagogique réel à faire entrer à l’école les jeunes, notamment les lycéens, pour quelques jours de cours effectifs sur moins d’un mois (jusqu’au 4 juillet).

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Quant au choix arbitraire de la date du 11 mai, là encore, on aurait aimé de la part du président de la République le début du commencement d’une explication: cette échéance était-elle la conséquence logique d’une planification de crise antérieure?

Poser la question c’est, hélas, y répondre par la négative à l’aune des incertitudes et des flottements dans la communication officielle du gouvernement qui ont suivi l’allocution solitaire d’Emmanuel Macron jusqu’aux annonces plus tardives du Premier ministre le 28 avril dernier.

A la rigueur, si Emmanuel Macron nous avait dit que le début du processus du confinement national commencerait au lendemain d’un week-end consacré à la commémoration de la Libération de notre pays du Nazisme en 1945 et à la célébration du 100ème anniversaire de la canonisation de Jeanne d’Arc, après avoir mis en oeuvre une vraie politique d’union nationale s’appuyant sur une véritable planification générale, transparente, démocratique associant les élus locaux et la société civile pour préparer l’échéance du 11 mai, il eut été réellement à la hauteur du rôle historique qui est le sien au lieu de le jouer comme le mauvais acteur bavard qu’il est…

le plancher des vaches

Le retour sur le plancher des vaches normandes là où pousse aussi le muguet de nos jardins pourra paraître brutal à lire ce qui suit…

https://www.territoires.org/paulericdecle/herv_morin_la_reprise_des_cours_aurait_pu_attendre_septembre

Hervé Morin : « La reprise des cours aurait pu attendre septembre. »

Hervé Morin a accordé une interview au journal Le Figaro sur la méthode employée par l’exécutif pour enclencher la reprise de l’école.

LE FIGARO. – Quelles annonces du gouvernement espérez-vous pour rouvrir sereinement les établissements scolaires ?

Hervé MORIN – Je m’élève d’abord contre la méthode de l’exécutif. Le chef de l’État a évoqué la reprise de l’école pour lutter contre la déscolarisation avant que son ministre de l’Éducation précise, 24 heures plus tard, qu’elle ne serait pas obligatoire. Depuis Jules Ferry, l’école est obligatoire ! Enfin, les collectivités n’ont pas été consultées avant les annonces du ministre de l’Éducation à l’Assemblée nationale. Nous sommes proches des réalités quotidiennes et nous assurons pourtant le bon fonctionnement des établissements scolaires, des cantines au transport scolaire. Tous les élus sont totalement mobilisés mais il ne faut pas demander l’impossible.

La reprise des cours est-elle précipitée ?

Elle aurait pu attendre septembre prochain. Cette année scolaire est déjà compromise et on est en train de mettre une énergie considérable pour bâtir un modèle bancal pour 12 jours effectifs d’école. Face aux nombreux défis du déconfinement, il n’était pas utile d’additionner les risques. Nous devons déjà nous organiser dans les entreprises et les transports. Fallait-il ajouter un risque de plus? La déscolarisation est une souffrance mais le pire serait d’être contraint de confiner une nouvelle fois pour de longues semaines. Il valait mieux se donner le temps de la stabilisation du déconfinement avant de rouvrir les classes.

Vous pourriez vous opposer à la réouverture des établissements ?

En Normandie, j’ai informé la rectrice que j’examinerai au cas par cas la situation des 144 lycées de la région avant de décider de leur ouverture. Tous ne sont pas conçus de la même manière. Je veux m’assurer de pouvoir mettre en pratique le cadre préconisé par le Conseil scientifique et l’Académie nationale de médecine. Quant aux écoles, je pense que beaucoup de maires vont se décider après la publication des codes de bonne conduite.

Comment allez-vous accompagner les agents des collectivités qui seront au contact des élèves ?

Depuis le début de cette crise, la région a mis en œuvre un ensemble de mesures afin d’assurer une protection maximale à ses agents qui, pour une partie d’entre eux, continuent à se rendre sur leur lieu de travail afin d’assurer l’accueil des enfants des personnels soignants, l’entretien des locaux et la maintenance informatique. Ces mesures resteront en vigueur et seront renforcées en cas de réouverture des établissements. Tous les agents de la Région seront également équipés de masques au 11 mai.

Le retour à l’école n’est-il pas un préalable indispensable à la reprise de l’économie ?

Je suis témoin de l’immense perplexité des parents. La rescolarisation de leurs enfants se fera à l’aune de la contrainte économique. Les milieux favorisés qui resteront en télétravail voudront s’organiser pour l’éviter tandis que les plus précaires y seront contraints. On aurait pu solliciter les communes pour garder les enfants des parents qui n’ont pas le choix de reprendre le travail, comme cela existe pendant les vacances d’été. Des cours particuliers auraient pu être dispensés pour ceux qui ont été détectés comme ayant souffert d’une déscolarisation durant le confinement.

Source : Le Figaro.

RECRUTEMENT ES TOURVILLE

Saison 2020-2021

ES TOURVILLE U18

DANS CETTE PÉRIODE DE CRISE NOUS AVONS BESOIN DE VOTRE SOUTIEN : VOUS POUVEZ FAIRE UN DON SI VOUS LE SOUHAITEZMERCI

Dans le cadre de la prochaine saison, l’ ES Tourville est à la recherche de son futur éducateur pour son équipe U18.

Notre équipe U18 évoluera tout comme cette saison en Régional 3, elle vient de terminer 5eme dans son championnat.

Les matchs ont lieu en championnat le samedi après midi (à domicile) et parfois le dimanche matin ou midi à l’extérieur.

Profil recherché :
Titulaire du CFF3 (ou désirant le passer au cours de la saison à venir, ce diplôme étant nécessaire à ce niveau)
Une expérience d’encadrement de la catégorie serait un plus mais pas obligatoire.

Contact :
David DUFOUR (Responsable seniors et coach général) au
06 05 01 26 32

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