Archive dans 27 avril 2020

Le gouvernement impose la reprise de l’école contre l’avis de son conseil scientifique : en route vers l’inconnue

Le gouvernement va vraisemblablement annoncer dans les heures qui viennent des mesures précises qui vont encadrer la reprise de l’école prévue le 11 mai. Il ne s’agit pas pour l’instant de la fin du confinement même si celui-ci va nécessairement être singulièrement atténué pour des millions d’élèves et pour leurs parents. Comment cela va-t-il se …

APPEL à l’aide! Il faut donner un coup-de-main aux guides de la Baie du Mont-Saint-Michel

La crise frappe durement tous les braves gens. Notamment celles et ceux qui sont dehors dans la Nature et notre patrimoine historique normand pour faire découvrir et partager ce bien commun normand extraordinaire au plus grand nombre. Mais il n' y a plus personne. Nous sommes confinés et la saison estivale s'approche avec beaucoup d'incertitudes qui, pour une fois, ne viendront pas du ciel.

Les guides de la baie du Mont-Saint-Michel passent, en ce moment, un gué dangereux et les lises financières ne sont pas moins redoutables que celles des environs de Tombelaine ou de la croix des grèves pour engloutir totalement une petite entreprise humaine.

Ils ont donc besoin d'un coup-de-main!

L'Etoile de Normandie relaye donc le message suivant:


baiedumot

A cause de cette crise sanitaire sans précédent et qui impacte toute la population française, les traversées de la baie du Mont Saint Michel sont interdites jusqu'à nouvel ordre. Cette décision obligatoire et totalement justifiée met malgré tout en péril mon statut de Guide Attesté Indépendant. Afin de garantir une trésorerie nécessaire au maintien de mon activité, je vous propose une prévente de traversée de la Baie.

Par souci de sécurité sanitaire, je limiterai volontairement les groupes à 20 personnes jusqu'à la fin de cette saison 2020.
 
Le principe est simple :
acheter dès maintenant une (ou plusieurs) traversées de la Baie du Mont Saint Michel et en profiter quand j'aurai de nouveau l'autorisation de vous faire découvrir ou redécouvrir cet espace naturel préservé et authentique.
 
Ces préventes seront valables jusqu'au 1er novembre 2021
 
Et pour également contribuer à offrir un moment de détente et d'apaisement à tous les professionnels confrontés directement (soignants, pompiers, ambulanciers, ...) ou indirectement ( employés de libre service, éboueurs, personnels non soignants de centres hospitaliers, ...), il vous est possible de leur offrir ou de vous offrir une traversée de la baie. Je participerai à cet effort de solidarité en offrant une traversée de la Baie à partir de 3 traversées achetées.
 
Vous pouvez me contacter en utilisant ce lien:
 
Guide attesté en Baie du Mont St Michel et fort d'une expérience de 16 saisons à arpenter la Baie dans toutes les directions, je guide des sorties en Baie conviviales, ludiques, interactives et adaptées à chacun. 
 
En famille, avec les enfants, entre amis ou entre collègues, la Baie du Mont St Michel se découvre au rythme des marées. La Traversée de la baie est une aventure magique et une randonnée atypique loin des sentiers battus. Evoluant au rythme du balancement de la mer, ce site naturel d'exception évolue à chaque moment. Ressemblant à marée basse à une étendue désertique où le regard se perd à l'horizon, la Baie redeviendra quelques heures plus tard ce paysage maritime classé à l'UNESCO.
Plusieurs formules possibles adaptées à chaque participant et suivant vos envies de découverte.
Planning 2020 sur demande par mail.
Tarifs : 10€ par adulte et 5€ par enfant de 6 à 14 ans.
Traversée de la Baie
13 à 14 kms
5h30 à 6h30
Pour les randonneurs et les marcheurs avertis
Enfant à partir
de 10 ans
Promenade en Baie
6 à 7 kms
3h à 3h30
Sortie en Baie familiale et conviviale
Enfant à partir
de 5 ans
Promenade au crépuscule
5 à 6 kms
3h30
Pour prendre son temps et admirer le soleil couchant et le Mont illuminé.
Retour de nuit
Sables mouvants et mascaret
3 à 4 kms
2h
Pour les petits et les grands aventuriers
 
 

CONFINER SANS DECONFINIR

Déconfiner sans déconfinir Tout va aller maintenant très vite …Repartir, rebondir, courir, vaincre, travailler. Enfin s’enivrer du pêcher exaltant de la consommation. Nous avons pourtant tant aimé le confinement des avions, des voitures, l’air pur et...

Hervé MORIN craint un déconfinement scolaire trop confus et… trop jacobin!

Hervé MORIN, le président de la Normandie, à ce titre, en charge d'une partie du déconfinement scolaire (lycée) fait part dans un entretien donné au magazine Le Point (27/04/20) de ses inquiétudes... concrètes.

index

Le président de la région Normandie et des Centristes fustige une sortie de confinement confuse et illisible. Pour lui, l'ouverture des écoles le lundi 11 mai se heurte à des difficultés matérielles et des risques sanitaires que le pouvoir parisien trop centralisé n'a pas vu venir.

Les cars scolaires, l'exiguïté de la plupart des locaux, l'incertitude de l'ouverture des cantines scolaires, la nécessité de faire cours à des demi-classes empêcheront un retour à la normale avant longtemps. Quant à l'activité touristique, elle vit une incertitude de plus en plus préjudiciable.
 
Propos recueillis par Jérôme Béglé @JeromeBegle, directeur adjoint de le rédaction du magazine Le Point 
 

Morin : « En milieu scolaire,

 

la distanciation sociale

 

est impossible »

 

Face à une sortie de confinement illisible et impossible à mettre en pratique dans les écoles, le président de la région Normandie réclame clarté et cohérence.

 
Le Point : Comment abordez-vous la décision du président de la République de rouvrir les écoles le lundi 11 mai ?

Hervé Morin : Elle crée beaucoup de confusion, voire de défiance compte tenu des conditions de la mise en œuvre de la décision. L'avis négatif du Conseil scientifique sur le retour à l'école n'aide pas. Jules Ferry avait rendu l'école publique, laïque et obligatoire… Elle devient facultative.
Le chef de l'État annonce le retour à l'école le lundi 11 mai sur le motif qu'il faut remettre à l'école les enfants qui, depuis deux mois, font l'école à la maison grâce aux espaces numériques de travail développés par les collectivités pour que nous apprenions 48 heures plus tard que le retour de ces derniers sera à la discrétion des familles. On peut au moins avoir un doute sur le fait que ce sont les enfants les plus déscolarisés qui reviendraient à l'école dès le lundi 11 mai…
 
La crise exige des décisions claires. Dire qu'il faudra retourner à l'école le 11 mai puis indiquer le lendemain que c'est facultatif ramène au premier discours du président qui indiquait que nous étions en guerre à sept reprises sans oser prononcer le mot confinement ! Tout cela illustre les limites sinon l'illusion du « en même temps ».
 
Que pensez-vous des déclarations du ministre de l'Éducation, Jean-Michel Blanquer, qui propose d'abord le primaire avec une priorité sur les CP et les CM2, puis progressivement les collèges et les lycées ?

Son approche est beaucoup trop générale et centralisée : ayant une fille en CP et un garçon en CM2, je mesure à quel point ces deux années sont stratégiques dans la vie scolaire des enfants, mais il y a une vraie erreur de méthode qui donne une réponse incomprise et partiellement adaptée.
 
Il est d'abord curieux d'annoncer une stratégie sans consulter les collectivités locales qui financent et gèrent en grande partie les établissements scolaires et leur environnement : les garderies périscolaires, la cantine, le fonctionnement des internats et le transport scolaire.
Décidément, ce gouvernement a toujours du mal avec l'organisation des pouvoirs liés à la loi de décentralisation et la prise en compte des réalités locales !

La seconde erreur est celle de fixer un schéma national alors qu'il faudrait au contraire un dialogue entre les autorités académiques, les collectivités locales, les chefs d'établissement et les enseignants au cas par cas.
En clair, des maires en Normandie me disent qu'ils sont en capacité de rescolariser, quand d'autres me disent ne pas le pouvoir car les salles de classe sont très contraintes ou parce que la sensibilité du moment des familles ne s'y prête pas.
Il aurait fallu, au contraire, fixer un objectif : rescolariser et, en fonction des règles sanitaires, bâtir, sans schéma précontraint, des solutions au cas par cas.

 
Transports, cantine, salles de classe, comment éviter que les écoles ne deviennent un nouveau foyer de contamination ?

Sur les transports scolaires : on voit bien que la distanciation sociale est très compliquée. Il est impossible pour des raisons financières, de capacité de transports et de manque de chauffeurs de doubler ou tripler le nombre de bus. La scolarisation doit être sur des groupes d'enfants restreints au minimum à la journée, sinon alternativement sur des demi-semaines.
En effet, la scolarisation par demi-journée est impossible en milieu rural ou semi-rural compte tenu de cette contrainte et j'ajoute qu'elle me semble bien compliquée en milieu urbain si les parents travaillent. On les imagine mal déposer leurs enfants à 8 h 45 et les récupérer avant midi !

S'agissant des cantines, j'entends dix fois par jour des Français me dire ne pas comprendre pourquoi on interdit l'ouverture des restaurants quand dans le même temps on rouvre les restaurants scolaires.
Si on imagine un système dans lequel on espace d'au moins un mètre chaque jeune, il sera impossible, dans bien des endroits, de faire déjeuner même sur des temps plus longs la totalité des publics scolarisés.
Faudra-t-il instaurer, contrairement au principe de non-discrimination dans la restauration scolaire, des jeunes prioritaires pour déjeuner à la cantine ?
 
 
Et pour les salles de classe ?

Il suffit d'emmener ses enfants pour constater que dans nombre d'écoles, notamment dans les centres-villes, leur espace est extrêmement restreint. Je vous laisse imaginer la construction d'un modèle où 8 ou 10 classes, même par demi-groupe, ne doivent jamais se croiser quand ils doivent emprunter le même escalier !
J'ajoute enfin que l'on ne prend pas en compte la scolarisation dans l'enseignement privé qui n'a jamais pu mener les mêmes programmes d'investissements immobiliers, et où l'espace est encore plus restreint.

Pour l'internat, j'ai été interne, j'ai le souvenir des chambrées ! Cela me suffit pour imaginer la simplicité de la scolarisation de jeunes qui sont d'ailleurs parfois issus de zones dont la pandémie n'a pas frappé de la même façon.
Il me semble que face à la souffrance des enfants déscolarisés, il eut été plus simple de trouver une solution adaptée. Je finis toutefois par me dire qu'il eut été plus simple, maintenant que le retour à l'école est devenu facultatif, de faire une croix sur cette fin d'année.

 
Comment éviter que les enfants ne deviennent les agents contaminants de leurs propres familles ?

J'attends le guide des bonnes pratiques du ministère de l'Éducation, mais nous avons déjà eu l'occasion d'alerter le Premier ministre, sur ce point et, de fait, sur la sempiternelle question des masques. Le ministre de la Santé a d'ores et déjà indiqué qu'il ne serait pas obligatoire en élémentaire, mais qu'il faudrait « insister sur les gestes barrières, sur le lavage des mains, sur le fait de tousser dans notre coude ».
Je n'imagine pas ma fille de 6 ans appliquer cette règle rigoureusement sur la totalité d'une journée scolaire !
 
J'ajoute que le nombre de masques pour la totalité des collégiens et des lycéens représente des volumes de plusieurs dizaines de millions par semaine, si on fait appel aux masques jetables. L'industrie française est incapable de fournir, en volume suffisant, des masques tissus et il en faudrait au moins 4 par élèves (compte tenu des règles d'utilisation et des impératifs de nettoyage).
Nous avons posé la question sur l'état des commandes et des livraisons, nous attendons toujours la réponse.

Enfin, le coût des masques ne peut être porté que par l'État. Pour la Normandie, je l'estime à au moins 60 millions d'euros ! On crée un facteur de plus de relance de la contamination alors que la priorité absolue est d'abord la relance de l'activité économique.
 

Mais, alors, comment permettre aux parents qui ont besoin de la scolarisation des enfants de reprendre le travail ?

Beaucoup de Français vont continuer à télétravailler. Les collectivités pourraient aussi être sollicitées pour assurer l'accueil des enfants des parents qui en ont absolument besoin. Elles pourraient y remédier en ouvrant des centres périscolaires et des écoles, comme nous avons su le faire pour les enfants des parents, notamment ceux de la santé, dont la présence au travail était absolument indispensable durant le pic de la crise. Là encore, l'État doit apprendre à ne pas travailler tout seul.
 

Les régions gèrent les lycées, concrètement, qu'avez-vous prévu pour le 11 mai ? Masques, prises de température à l'entrée et à la sortie, tests… ?

J'attends toujours le guide des bonnes pratiques que j'analyserai à partir des recommandations de l'Académie de médecine et du conseil scientifique.
Très clairement, je ne mettrai en danger ni les 4 000 fonctionnaires de la Région travaillant dans les lycées, ni les familles normandes, ni les enseignants si j'estime que nous ne sommes pas en situation de leur assurer la sécurité.
Et j'effectuerai cette analyse établissement par établissement.

 
Le Premier ministre annoncera mardi les détails du plan de déconfinement, qu'en espérez-vous ? Faut-il différencier le Grand Est, l'Île-de-France et le reste du pays ?

J'avais revendiqué l'idée d'une régionalisation du déconfinement en fonction de l'état de la pandémie qui est très différent d'une région à l'autre. L'exécutif nous a expliqué qu'il y était opposé tout en étant favorable à des adaptations territoriales… Comprendra qui voudra.
Cependant, nous sommes tous convaincus qu'on ne peut pas traiter de la même manière une brasserie à Granville ou un restaurant à Montauban, dans des départements où la circulation du virus est très faible, et une brasserie en Seine-Saint-Denis, où le virus a été beaucoup plus présent.
 
 
Quel est l'état sanitaire de la Normandie ? Estimez-vous que votre région a été épargnée par le coronavirus ?

Nous avons été fort heureusement moins touchés que d'autres régions et l'épidémie y est aujourd'hui en recul sensible.
Le nombre de personnes en réanimation a été réduit de quasiment deux tiers. Nous devons cette amélioration aussi au professionnalisme et au dévouement du personnel de santé.
J'ai eu des contacts avec nombre d'entre eux et je mesure pleinement leur rôle admirable dans la gestion de cette crise sanitaire. Je continue en revanche à être inquiet sur l'évolution de l'épidémie dans les Ehpad puisque je constate que quelques maisons de retraite sont très durement frappées.
 
 
La saison d'été approche. Espérez-vous encore sauver la saison touristique en Normandie ?

Le secteur du tourisme vit clairement l'apocalypse. Il faut favoriser autant que possible sa réouverture en imposant des règles dans l'esprit de celles proposées par l'UMIH. D'autant que les Français passeront leurs vacances en France cet été.
Les préfets ont organisé des réunions de travail avec les maires sur la question de la réouverture des plages et, très franchement, aucune solution ne parait aujourd'hui évidente. Je crains, comme toute la France, un réel désastre, même si la Normandie c'est aussi un patrimoine historique et des paysages de campagne absolument exceptionnels.
 
Source LE POINT - Publié le 27/04/2020
Commentaire de Florestan:

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Tribune du mois de mai : Demain devra être un jour nouveau !

Tribune du Groupe Communiste et Républicain, Front de Gauche de Seine-Maritime

Bulletin départemental du mois de mai 2020

Demain devra être un jour nouveau

A l’heure où nous écrivons ces lignes, nul n’est en mesure de déterminer la fin exacte de la crise sanitaire sans précédant que nous affrontons, ni de déterminer l’ensemble de ses conséquences.

Chaque jour la mobilisation est de rigueur pour, tous ensemble, la surmonter. Mobilisation de chaque foyer soumis au respect des consignes sanitaires. Mobilisation dans les services publics et entreprises dont la production et les services assurent nos moyens de subsistance. Mobilisation des communes et départements dans leurs fonctions de proximité et de solidarité. Mobilisation des personnels de santé, de secours et de sécurité, en première ligne. A tous, nous sommes redevables et reconnaissants.

Et le meilleur moyen de le leur prouver n’est-il pas de mettre un terme (enfin) à toutes les politiques d’inspiration libérale qui ont fragilisé pendant tant d’années nos services publics pressurés au nom du dogme de la rentabilité, de l’austérité ?

Rappelons-nous ces mois où soignants, pompiers, agents des EHPAD étaient dans les rues pour exiger les moyens de faire leur métier. Rappelons-nous ces années où la recherche du profit était préférée à la satisfaction des besoins de première nécessité : se loger, se nourrir, disposer d’un travail, se soigner.

S’il y a un engagement à prendre, c’est de faire le nécessaire pour que tous les enseignements soient vraiment tirés de cette catastrophe.

Pour télécharger la tribune : Tribune mois de mai

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